"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, février 28, 2009

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lemonde.fr en ligne le 28 février


Les Antilles se préparent
à une rude sortie de crise


Pointe-à-Pitre, Fort-de-France (Envoyés spéciaux)



Cette grève? "Celle des dockers, il y a six ans, c'était bien pire. Elle avait duré trois mois; là on avait eu de graves difficultés", assure Sylvère, 47 ans, ce vendredi 27 février dans la proche banlieue de Pointe-à-Pitre, après six semaines de gel de l'activité économique. Le chauffeur-livreur de la Saba, qui fournit en matières premières les boulangeries, les pâtisseries et les restaurants, explique qu'on peut stocker de l'essence, limiter les déplacements, grouper les commandes. "Un mauvais moment à passer pour la bonne cause", résume-t-il.Beaucoup sont loin de partager son optimisme.

Selon une note établie par un cabinet de consultants de Pointe-à-Pitre, la destruction nette d'emplois pour l'année 2009 pourrait s'élever à 17000 personnes en Guadeloupe, portant le taux de chômage de 23,5% à 33, 5%. Plus de 900entreprises pourraient être mises en redressement judiciaire et 543 liquidées. Pour l'instant, le greffe du tribunal de commerce est fermé, interdisant toute vérification, mais les chefs d'entreprise ne cachent pas leur inquiétude. Même si la grève engagée par le LKP peut produire un "effet canicule", accélérant la disparition d'entreprises vouées à sombrer.Amaury de Foucauld, un quadragénaire négociant en vins, alcools et liquides, juge la situation catastrophique. Du bras, il montre son entrepôt rempli de camions : "Ici, il devrait y avoir des dizaines de palettes avec du vin." Il fait toujours le meilleur de son chiffre de décembre à mars. Pourtant, au début de ce deuxième trimestre, il évalue : "J'ai perdu en six semaines ce que j'avais gagné en deux ans." Depuis des années qu'il est ici, il a aussi été bouleversé d'avoir été traité de "sale Blanc".

Chez Fabien Maure, 25 ans, directeur de Troc.com, la chanson Z'avez pas vu Mirza, de Nino Ferrer, accompagne les premiers visiteurs qui reviennent timidement dans ces 1200 m2 chercher leur bonheur : un canapé, un meuble aquarium avec filtration, où trône un nain de jardin. Le jeune patron témoigne que le service d'ordre du LKP est venu lui demander de fermer plusieurs fois, mais nuance : "Ça me fait mal au cœur qu'ils s'y prennent comme ça, mais, franchement, je les comprends. On en a marre de payer un paquet de Chocapic 7 euros." En Martinique aussi, alors que le conflit a duré deux fois moins longtemps, les patrons s'inquiètent des suites de la grève générale. "Les conséquences vont être rapides et foudroyantes, pronostique Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef de Martinique. Nous allons perdre la confiance de nos banques, de nos assurances-crédit et, probablement, de nos fournisseurs."


"ON VA COMPTER LES MORTS"

Après plusieurs années d'embellie, avec des taux de croissance approchant 4% et un taux de chômage en baisse de 31% à 21%, l'économie locale donnait des signes d'essoufflement, à l'aune mondiale. Les entreprises martiniquaises étaient aussi fragilisées par le plafonnement des niches fiscales et celui des exonérations dont elles bénéficiaient.Alors le long conflit a incité des chefs d'entreprise à jeter l'éponge. "Je connais déjà quelques noms d'entreprises qui vont déposer le bilan, affirme M. Lecurieux-Durival. Après une année 2008 médiocre, la hausse des salaires compromet toute chance de redressement."
"On ne va pas tarder à compter les morts, prévient aussi Pierre Marie-Joseph, président de l'Association martiniquaise pour la promotion de l'industrie. Même si on obtient un moratoire sur les cotisations, il faudra deux ou trois ans pour s'en remettre." Le tourisme est le secteur le plus directement touché par le conflit. Le secteur réalise 60 % de son chiffre d'affaires sur les quatre premiers mois de l'année. "Nous devrions être à 95% de taux de remplissage en ce moment, assure Benoît Le Cesne, président de Ziléa, le club des professionnels du séjour en Martinique. Or, nous allons terminer février avec un chiffre de 55 %. Le mois de mars sera identique. Les annulations continuent de tomber. Nous avons maintenant huit mois creux à passer. Des hôtels ne tiendront pas le choc."

La profession s'apprête à demander au ministre du tourisme de mettre en œuvre des mesures d'urgence comme lors de la crise du chikungunya à La Réunion.Autre grand secteur de l'île, la production de bananes. Les fruits pourrissent sur les arbres, en attendant que le port soit débloqué. "Nous avons déjà perdu trois semaines d'expédition au plus mauvais moment, à une époque où le fruit est le plus demandé par les consommateurs français, c'est vingt millions de bananes par semaine qui ne partent pas", explique Frédéric de Reynal, président de Banamart, qui regroupe les producteurs de l'île. Mais à choisir entre deux maux, le patron préfère encore cette grève à un cyclone. "Là, je perds ma récolte, pas mon outil de travail."



Béatrice Gurrey et Benoit Hopquin
CINEMA
ENFOLLIE
Source : eparsa.fr en ligne le 27 février



Festival "Zoom Arrière"
à la Cinémathèque de Toulouse


Du 3 au 15 mars, la Cinémathèque de Toulouse présente la 3ème édition du Festival Zoom Arrière. Un festival unique en France, entièrement consacré au patrimoine cinématographique, à son histoire, sa restauration, et à sa transmission au public d'aujourd'hui.

Rencontre cinématographique. A travers plus de 50 films programmés, des colloques, des rencontres et des expositions, le festival Zoom arrière propose au public de revoir ou découvrir sur grand écran des films oubliés, revivre le cinéma muet et marier le plaisir du cinéma, le spectacle et l'exigence d'un regard scientifique sur le 7ème Art. Pour cette troisième édition, la Cinémathèque de Toulouse affirme sa volonté d'aller à la rencontre d'un large public. Du 3 au 15 mars, Zoom Arrière se déroule dans plusieurs quartiers et lieux de Toulouse, de la Haute-Garonne et de Midi-Pyrénées. Une partie de la programmation sera reprise à Paris, Grenoble, Nice et Perpignan et trouvera même un écho au prochain Festival de Bologne en Italie


Magie et Cinéma : de Méliès à nos jours. La Cinémathèque de Toulouse a choisi de mettre à l'honneur la fantaisie et l'imaginaire, effectuant un zoom arrière sur l'origine même du cinéma. Cette édition consacrée à "Magie et Cinéma" sera présidée par le réalisateur Jean-Pierre Jeunet. Le festival s'ouvrira par une séance exceptionnelle de films de Méliès, cinéaste français pionnier du 7ème Art, inventeurs des trucages. De Méliès à nos jours, une programmation riche avec des films de Murnau, Ingram, l'Herbier, Clair, Burton, Gilliam, Gondry... Les 6 et 7 mars, Jean-Pierre Jeunet présentera ses films : Delicatessen, la Cité des enfants perdus, Alien IV, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles. Le 7 mars, il animera une master class accompagné de sa créatrice de costumes Madeline Fontaine et des réalisateurs d'effets spéciaux de ses films « Les Versaillais ».


L'Image des juifs dans le cinéma de Russie et d'Union soviétique : Kinojudaica. L'archive invitée du Festival sera le Gosfilmofond de Moscou, 3ème archive mondiale, créée en 1948. En présence de son responsable et de la directrice des Archives Russes du film documentaire, Zoom Arrière propose une importante rétrospective de films à thématique juive produits entre 1910 et 1960. A travers 31 films, Kinojudaica est l'occasion de découvrir tout un pan méconnu de la culture juive d'Europe centrale et orientale. Inédits en France voire même en Russie, certains films de la Gosfilmofond sortent directement des archives du KGB et n'ont jamais été projetés. Les 12 et 13 mars, un colloque international, permettra de replacer cette production dans une perspective historique.


3 expositions, 3 temps fort du festival Zoom Arrière.Du 2 février au 16 mars, la Cinémathèque de Toulouse propose une présentation d'affiches américaines et française de cinéma d'avant 1914. Ces affiches, extrêmement rares, couvrent une période riche et encore mal connue de l'histoire du cinéma : la première partie des années 1910.Du 6 au 13 mars, Pierrick Sorin, artiste vidéaste, investira le TNT-Théâtre de la Cité pour une exposition-parcours « Méliès » : installations vidéo, films, théâtre optiques, créations interactives. Pierrick Sorin met tout en oeuvre pour apparaître comme par magie dans l'espace, sous forme de petit hologramme...Du 4 mars au 26 avril, Eric Rondepierre, photographe plasticien, exposera à la Fondation Ecureuil pour l'Art Contemporain. Autour de ses oeuvres qui mobilisent plusieurs registres : texte, peinture, cinéma et photographie, l'artiste rencontrera le public de la Cinémathèque le 5 mars.
LESANTILLES
ENCOLERE
Source : leparisien.fr avec l'AFP en ligne le 28 février
à 22h 57
sur Diasporablog à 23h 35


Syndicaliste tué en Guadeloupe :
5 mises en détention requises



Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre a indiqué samedi avoir requis cinq mises en détention pour les personnes mises en cause dans la mort du syndicaliste Jacques Bino. Deux juges d'instruction ont été désignés et ils auditionnaient toujours, samedi en fin d'après-midi, les cinq personnes mises en cause. «Le placement en détention de ces cinq personnes sera requis», a indiqué au cours d'une conférence de presse le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre.

Son réquisitoire introductif vise les cinq personnes mises en cause pour association de malfaiteurs, violences aggravées et entrave délictuelle à la circulation, et l'une d'elles seulement pour meurtre et tentative de meurtre. L'homme incriminé, un Guadeloupéen de 34 ans, déjà condamné à trois reprises pour violences avec armes, s'était présenté de lui-même aux enquêteurs après une perquisition à son domicile et le placement en garde à vue de sa compagne. Il est incriminé par «des témoignages multiples et concordants», selon le procureur.

Ce dernier a indiqué que des munitions du même type et de la même marque, des balles à ailettes de type Brenneke et de calibre 12, avaient été saisies en trois lieux différents, «dont un grand nombre au domicile» du principal suspect. «L'arme n'a pas été retrouvée et est toujours recherchée», a précisé le magistrat. «Des éléments concordants laissent à penser que celui qui a tiré était persuadé de le faire sur une voiture de patrouille de la brigade anti-criminalité» de la police, a encore indiqué le procureur. Il a précisé que des témoignages recueillis au cours de l'enquête décrivaient «une personne en train de tirer, très posément, en épaulant son arme».

Selon M. Prêtre, trois des quatre autres personnes déférées devant les juges d'instruction avaient déjà fait l'objet de condamnations pour des violences et voies de fait, le quatrième étant inconnu de la justice. Ces quatre hommes, âgés de 30 à 39 ans, étaient sur les lieux au moment du meurtre du syndicaliste et, selon le magistrat, impliqués dans la mise en place de barrages dans la nuit du 17 au 18 février à Pointe-à-Pitre. C'est en se présentant en voiture devant l'un de ces barrages que le syndicaliste Jacques Bino, membre du collectif intersyndical LKP, avait été tué.
PASDE
GOUVERNEMENT
DUNIONNATIONAL
ENISRAËL
Source : le site de Ouset-france en ligne le 28 février


Netanyahu renonce à s'allier avec Livni

Benjamin Netanyahu, chargé de former le gouvernement israélien a renoncé à ses efforts visant à s'allier avec le parti centriste Katima de Tzipi Livni. Cette décision, prise à l'issue de l'échec, la veille, d'une seconde série de pourparlers avec Kadima, accroît les chances d'un gouvernement de coalition avec les petits partis de droite et religieux hostiles à toute concession territoriale dans lesnégociations de paix avec les Palestiniens. Livni, ministre sortante des Affaires étrangères, accuse Netanyahu d'être trop tiède à l'égard d'une solution, d'inspiration américaine, à deux Etats - un Etat palestinien couvrant la Cisjordanie et la bande de Gaza, coexistant pacifiquement avec Israël.

ISRAËL
ADEUX
FACES
Source : lefigaro.fr en ligne le 27 février


Deux Israël dos à dos



La chronique d'Alexandre Adler.



«Berechit bara Elohim », « Au commencement Dieu créa… » Comme chacun le sait, la Bible et plus précisément la Genèse ne commence pas par un A, mais par un B, pas par un aleph, mais par un beit. Or comme chacun sait que les lettres hébraïques sont aussi des chiffres, voici le destin d'Israël marqué par le signe du 2 et non du 1.

Si l'unité est réservée au Créateur, plus humblement Israël, et les Juifs d'aujourd'hui, en simples mortels, sont évidemment placés sous le signe de la dualité. Il y a eu deux dynasties, celle de Saül, puis celle de David, deux temples, à l'époque moderne des Ashkénazes et des Séfarades, pour ne pas parler d'Israël (l'État) et de la Diaspora.
Ainsi, il y a toujours eu également deux Israël : le premier, essentiellement laïque, tourné vers la modernité, qu'elle fût socialiste et soviétique dans les années 1950 ou néolibérale et américaine dans les années 1990, a toujours en tout cas tenté de mettre le messianisme traditionnel en marge, pour se concentrer sur la création d'un État viable, complexe, porté au compromis avec la communauté internationale, dont Theodor Herzl, le fondateur du sionisme politique, avait voulu faire un art.

L'autre Israël, même s'il a rejoint en cabine de troisième classe le projet sioniste, a pour lui de dévoiler les fondements véritables du projet, la fidélité à la parole de Dieu, l'ambition de rassembler sur une même terre tous les Juifs aujourd'hui dispersés à sa surface et la sauvegarde de l'intégrité d'un territoire peu ou prou défini par les frontières du dernier État juif indépendant, celui d'Hérode et de ses fils, qui pourtant ne brillaient pas par l'intensité de leur piété.
Car, il faut bien le comprendre, entre ces deux Israël, le clivage n'est pas entre religieux et laïques, bien que la divergence d'origine soit effectivement d'ordre religieux. Nombreux sont en effet les croyants qui sont aujourd'hui d'accord avec l'existence d'un État palestinien à côté d'Israël et dans des frontières viables et décentes, nombreux sont hélas les laïques qui ont suffisamment intériorisé le messianisme territorial pour le proposer aujourd'hui coupé de ses racines autrefois théologiques.

À quelque chose malheur est bon, le parti ethnocentrique russe Israël Beitenou d'Avigdor Lieberman a tout le moins pour avantage de montrer l'existence d'une force politique intransigeante qui n'a rien de religieux : les ouailles de Lieberman continuent à se demander pourquoi Poutine, qu'ils admirent tous, a pu régler le problème tchétchène par les moyens que l'on sait et pourquoi les Israéliens doivent tolérer chez eux des « culs noirs » qui les narguent. Élevés dans leur grande majorité dans la défunte Union soviétique, ils en ont gardé des talents artistiques et intellectuels considérables, mais une ignorance quasi totale des règles démocratiques, qui leur semblent aussi factices qu'elles le semblent aussi à la quasi-totalité des Arabes palestiniens.

Ces deux Israël s'affrontent à présent, une moitié contre l'autre presque exactement si l'on considère qu'à la gauche et au parti centriste Kadima de Tzipi Livni doivent aussi s'ajouter quelques élus religieux modérés et quelques députés arabes qui se considèrent réellement comme Israéliens. Pour peu que ce dualisme s'aggrave, comme entre 1940 et 1945, entre Ben Gourion et les nationalistes impénitents du Etzel et du Groupe Stern, et le danger s'accroît pour tout le peuple juif.

Il est incontestable que Nétanyahou a parfaitement compris les enjeux du moment actuel : bien qu'il existe une majorité parlementaire arithmétique pour un bloc des droites, qui refuse effectivement la création d'un État palestinien et son imparable conséquence, l'évacuation des deux tiers des implantations en Cisjordanie, Nétanyahou se refuse pour l'instant à le constituer, et marque sa préférence pour un gouvernement d'union nationale, avec le centre de Kadima certainement, peut-être même avec les travaillistes de Barak, dans le but évident de s'empêcher de réaliser son propre programme et de placer ainsi Israël en position d'accusé devant la communauté internationale, et surtout devant les États-Unis d'Obama.

En face, Tzipi Livni et le chef de l'État Shimon Pérès se demandent s'il ne vaut pas mieux placer le premier ministre désigné devant ses contradictions et lui faire assumer l'irresponsabilité des positions qu'il a cru devoir prendre dans la campagne électorale, quitte à repasser devant les urnes en catastrophe d'ici à un an ou un an et demi. Cette position a ses mérites logiques en temps de paix, mais dans une telle situation de tension régionale créée par la menace nucléaire iranienne et l'avancée politique du Hamas au sein de l'État palestinien en construction, cette posture est extrêmement dangereuse.

Mieux vaut un Israël confus, un peu hystérique, contradictoire mais uni dans une circonstance aussi grave. Il sera temps alors de voir si Nétanyahou doit s'avérer un souverain idéologue, dépressif et méfiant comme le fut Saül, ou bien un chef de guerre pragmatique, menteur, moderne et glorieux comme le fut le roi David qui, se reniant souvent, conduisit à la fin son peuple à bon port.
DURBANII
Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne le 27 février


Pas d'USA au sommet sur le racisme


Les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme, qui doit se tenir fin avril à Genève, a indiqué un responsable du département d'Etat sous le couvert de l'anonymat."Nous ne nous engagerons pas plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré à l'AFP ce haut responsable du département d'Etat.

La Conférence "Durban II" sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s'était déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s'était terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.Le département d'Etat américain avait envoyé à Genève une délégation chargée de prendre part aux discussions préparatoires, en soulignant qu'aucune décision n'était encore prise quant à la participation ou non des Etats-Unis à la conférence.

vendredi, février 27, 2009

ISRAËL
HAMAS
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France en Israël
diffusée le 27 février


Israël aurait transmis au Hamas
une nouvelle liste de prisonniers


Les pourparlers de « réconciliation nationale » entre treize organisations palestiniennes, dont le Hamas et le Fatah, se sont ouverts hier au Caire par une déclaration conjointe en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale, rapporte le Haaretz. Selon les chefs des délégations du Fatah et du Hamas, Ahmed Qoreï et Moussa Abou Marzouk, les organisations sont parvenues à un accord de principe sur la création d’un gouvernement de transition qui siègera jusqu’en décembre 2009 et sera chargé de préparer les élections présidentielles et législatives. De plus, cinq comités conjoints seront mis en place pour débattre de tous les sujets de désaccord entre les parties. Le travail de ces comités débutera le 10 mars prochain pour se terminer dix jours plus tard.

Selon Ahmed Qoreï, les organisations n’ont pas encore convenu de la constitution du gouvernement transitoire, qui pourrait aussi bien être composé de fonctionnaires que d’hommes politiques. Les organisations ont par ailleurs convenu de mettre fin à l’incitation à la haine entre elles ainsi qu’aux arrestations politiques en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

L’émissaire du Premier ministre Ehud Olmert, Ofer Dékel, s’est rendu hier au Caire où il a rencontré le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Suleiman, à l’heure où une délégation de dirigeants du Hamas se trouvaient eux aussi dans la capitale égyptienne. Le Haaretz rapporte que M. Dékel a remis aux Egyptiens la nouvelle offre israélienne concernant un échange de prisonniers. Selon cette offre, Israël libèrera deux cent vingt prisonniers ayant « du sang sur les mains » sur les quatre cent cinquante que compte la liste dressée par l’organisation islamiste et permettra au Hamas de choisir deux cents noms supplémentaires sur une liste de quatre cents élaborée par Israël. Selon des sources palestiniennes, le désaccord entre les deux camps ne concernerait que quelques dizaines de noms.

Selon le Yediot Aharonot, Ofer Dékel a proposé à Omar Suleiman « un marathon de pourparlers indirects entre Israël et le Hamas au Caire » afin d’achever les négociations sur l’échange de prisonniers et la libération de Guilad Shalit. Le journal rappelle que ces deux dernières années, Israël a déjà fait à deux reprises une offre semblable qui, dans les deux cas, a été rejetée par le Hamas, qui craint d’avoir à prendre des décisions sous la pression. En Israël on attend maintenant la réponse du Hamas qui devrait être donnée ce week-end, et on espère que cette fois-ci elle sera positive, le Hamas ayant intérêt à obtenir un accord avant la fin de mandat d’Ehud Olmert.

Le journal rapporte par ailleurs que deux roquettes Qassam se sont abattues hier dans la région de Sdérot, l’une d’entre elle a endommagé une maison de la ville. L’armée de l’air a riposté en bombardant sept tunnels servant à la contrebande d’armes sous la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Dans ce contexte, le journal cite des responsables du commandement militaire de la région sud qui mettent en garde contre un retour progressif à la situation qui prévalait avant l’opération « Plomb durci ». « Le Hamas tente de nous habituer à une portion quotidienne de roquettes qui ne fait que grandir de jour en jour », s’indigne un de ces officiers. Selon lui, la dissuasion israélienne obtenue grâce à l’opération « Plomb durci » subit un processus d’érosion graduelle. En effet, depuis que le cessez-le-feu a été proclamé, il y a quarante jours, une centaine de roquettes et d’obus de mortier se sont abattus sur le territoire israélien, faisant quatre blessés légers.
LENEGATIONNIS%E
DANSLEGLISE
Source : lefigaro.fr en ligne le 26 février


Williamson demande pardon
après ses propos négationnistes


Jean-Marie Guénois


Expulsé d'Argentine en raison de ses thèses négationnistes, l'évêque britannique est arrivé mercredi à Londres. Dans une lettre au Vatican, l'évêque intégriste demande «pardon devant Dieu» pour ses déclarations, sans revenir explicitement sur ses propos négationnistes.

Le feuilleton Williamson continue. L'évêque lefebvriste, expulsé d'Argentine à la suite de ses propos négationnistes, vient d'écrire une lettre à la commission Ecclesia Dei, le service du Vatican chargé du dossier intégriste, pour «demander pardon devant Dieu à toutes les âmes qui se sont senties honnêtement scandalisées par ce qu'[il a] dit».
Ce qu'il a dit est internationalement connu. Le 21 janvier, jour où Benoît XVI faisait officiellement signer le décret de levée des excommunications frappant les quatre évêques ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre en 1988 - dont Mgr Ri­chard Williamson - une interview de ce dernier était diffusée par une télévision suédoise. Il y minimisait le nombre de victimes de la Shoah et niait que des Juifs aient été tués dans des chambres à gaz. Ce qui provoqua une polémique mondiale.
Dans le document diffusé jeudi, l'évêque britannique qui est arrivé mercredi à Londres, ne répond toujours pas sur le fond. «Non-historien» il reconnaît simplement avoir fait part d'une «opinion» qu'il s'est forgée «il y a vingt ans, sur la base de preuves alors disponibles mais rarement exprimées en public».


«Regrets sincères»

Il ne dit pas non plus avoir changé d'avis. Déjà sommé de revenir sur sa position, il a effectivement prévenu qu'il se donnait le temps de se documenter et changerait de vue s'il trouvait des éléments probants à ses yeux. «Le Saint-Père et mon supérieur (Mgr Bernard Fellay, NDLR) m'ont demandé de reconsidérer les déclarations que j'ai faites à la télévision suédoise», a-t-il écrit.
Le propos de cette lettre revient donc à «regretter» une seconde fois ses affirmations. Non en raison de leur contenu mais pour leurs «graves conséquences». Il ne se serait pas exprimé, assure-t-il «s'il avait su à l'avance le mal et la douleur qu'elles ont provoqués, surtout à l'Église» et, mention nouvelle, «aux survivants et aux familles des victimes qui ont subi les injustices du IIIe Reich».

Autre nouveauté, l'évêque dit assumer toute «la peine» provoquée par cette affaire. «Les événements des dernières semaines et le conseil des supérieurs de la Fraternité Saint Pie X m'ont convaincu d'être responsable de la douleur qui s'est ensuivie, écrit-il. Comme a affirmé le Saint-Père, tout acte de violence injuste contre un homme blesse toute l'humanité.»

Curieusement, ce document n'a pas été diffusé par le Vatican mais par l'agence de presse Zenit - contrôlée par le réseau laïc des Légionnaires du Christ - à qui le cardinal Castrillon Hoyos, responsable de la commission Ecclesia Dei, aurait remis la lettre. Il est vrai que le directeur de la salle de presse du Saint-Siège - le canal officiel d'information - le jésuite Federico Lombardi, avait publiquement critiqué la gestion de cette affaire par le cardinal Castrillon Hoyos. Le père Lombardi a d'ailleurs indiqué jeudi soir ne pas être informé de cette lettre. Il la considère, au nom du Saint-Siège, comme un simple «courrier privé».
LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 27 février


Guadeloupe : accord trouvé sur les salaires


8 réactions

Seuls 15 à 17.000 salariés sur 85.000 sont concernés par l'accord qui prévoit une augmentation de 200 euros, en raison du refus du Medef et de sept autres organisations patronales de rejoindre la table des négociations.


Un accord a été signé en Guadeloupe dans la nuit du jeudi au vendredi 26 février, pour une augmentation des bas salaires mais seuls 15 à 17.000 salariés sur 85.000 sont concernés à ce stade en raison de l'absence du Medef et d'autres organisations patronales aux négociations, a annoncé le préfet de Guadeloupe."Un certain nombre d'organisations patronales ont signé avec le LKP un accord qui prévoit une augmentation de 200 euros avec une participation de l'Etat à hauteur de 100 euros", a déclaré le préfet Nicolas Desforges à la presse après une nouvelle journée marathon de près de huit heures et qui s'est achevé vers minuit (heure locale).
15 à 17.000 salariés sur 85.000Mais cet accord a une "base étroite" et "il faut l'élargir", a ajouté le préfet car "toutes les organisations patronales ne l'ont pas signé"."Pour le moment il ne concerne que 15 à 17.000 salariés sur 85.000 salariés", a-t-il précisé"Cet accord, c'est une avancée mais sa base mérite d'être élargie", a insisté le préfet précisant que les médiateurs du gouvernement s'y emploieront "dès demain" vendredi à la reprise des discussions à 14h00 (locales)."Il s'agit d'intégrer ou de réintégrer à la table de négociations un certain nombre d'organisations patronales qui n'étaient pas présentes aujourd'hui", a-t-il conclu.


"Un premier pas" pour le LKP"

Aujourd'hui, on peut dire que c'est un premier pas. Il y a des organisations patronales qui ont fait le choix de ne pas participer aux négociations mais dès lundi nous allons demander l'extension des dispositions de cet accord à l'ensemble des entreprises de Guadeloupe", a déclaré à la presse Elie Domota.Il compte saisir pour cela le ministère du travail. "Il y a plus de 45.000 personnes qui vont toucher 200 euros" avec l'extension à toutes les organisations patronales "qu'aucune disposition juridique ne peut empêcher", a-t-il affirmé. "C'est un accord qui vaut son pesant d'or".Interrogé sur un appel à la fin de la grève générale, Elie Domota a répondu: "non, demain (vendredi) nous avons rendez-vous avec le préfet à 15h00 pour négocier sur différents points" dont "la baisse des prix de première nécessité, de l'eau et des transports". "Nous sommes dans un combat", a-t-il ajouté.


Le préfet dément le Medef

Le Medef et sept autres organisations patronales ont refusé de rejoindre jeudi la table des négociations en raison d'un "climat d'intimidation et de violences" entretenu, selon elles, par le collectif intersyndical LKP qui mène la mobilisation depuis plus d'un mois sur l'île.Le préfet de la Guadeloupe, Nicolas Desforges, a déclaré jeudi qu'il "s'inscrivait en faux" contre les affirmations du Medef selon lesquelles son président, Willy Angèle, aurait été physiquement menacé par le leader du LKP, Elie Domota, durant les négociations de la veille.



jeudi, février 26, 2009

RETRAITDESTROUPES
AMERICAINESENIRAK
Source : dépêche AFP diffusé le 26 février à 22H
sur Diasporablog à 23h 12


Etats-Unis:
Obama annoncera vendredi ses plans
de retrait d'Irak



WASHINGTON (AFP) — Le président Barack Obama annoncera vendredi ses plans pour un retrait des soldats américains d'Irak, a dit son porte-parole Robert Gibbs jeudi à la presse.
"Je sais que le président présentera demain une stratégie (qui appliquera) la décision de retirer nos forces d'Irak, comme il l'a promis tout au long de la campagne" présidentielle, a dit M. Gibbs.
M. Obama doit prononcer vendredi un discours à la base de Marines de Camp Lejeune en Caroline du Nord (sud-est).

M. Gibbs n'a pas précisé en combien de temps M. Obama comptait rapatrier les soldats américains. Il a seulement laissé entendre que M. Obama laisserait, comme prévu, une force résiduelle pour entraîner les forces de sécurité irakiennes, combattre les extrémistes et protéger les intérêts américains.
M. Obama penche pour un retrait de la plupart des unités de combat étalé sur 19 mois, c'est-à-dire d'ici à la fin de l'été 2010, a déclaré mercredi un responsable sous couvert d'anonymat.

Cela ferait trois mois de plus que ce que M. Obama promettait pendant sa campagne.
M. Obama, un des rares opposants de la première heure à la guerre en Irak, n'en honorerait pas moins un de ses grands engagements en commençant à mettre fin à une guerre qui va entrer dans sa septième année et qui a profondément divisé l'opinion.

M. Gibbs a souligné que M. Obama avait demandé dès son entrée en fonctions à ses généraux et à ses conseillers des recommandations sur la manière dont il devait tenir sa promesse de retrait "responsable", c'est-à-dire qui ne mettrait pas en danger les soldats américains et ne risquerait pas de déstabiliser un pays situé dans une région stratégique et pétrolifère au voisinage de l'Iran.
"Le président a aussi dit durant la campagne qu'une force resterait en Irak pour des missions limitées d'entraînement et de combat contre le terrorisme. Le président parlera de cela de façon plus éloquente demain et présentera un plan", a-t-il dit.
Il y a actuellement plus de 140.000 soldats américains en Irak.
UNELEGENDE
DELAMUSIQUESOUL

RECU
ALAMAISONBLANCHE
Source : le site chorus via l'AFP en ligne le 26 février



Le chanteur Stevie Wonder à la Maison Blanche


Le concert, premier événement culturel majeur depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche le 20 janvier, a réuni plusieurs invités autour de Stevie Wonder, dont le ministre de la Justice Eric Holder, le chanteur Will.i.am et des élus américains.

Les chansons du roi du groove et légende de la musique noire ont constitué "la bande son de ma jeunesse" et m'ont aidé à trouver "la paix et l'inspiration, particulièrement dans les temps difficiles", en présentant Stevie Wonder, qui s'est vu décerner le second prix Gershwin pour l'ensemble de sa carrière par la Librairie du Congrès.
La Première Dame a raconté comment elle avait grandi en écoutant la musique de Stevie Wonder avec son grand-père. Des années plus tard, elle "a compris ce que Stevie voulait dire quand il chantait l'amour": "Barack et moi avons choisi la chanson +You and I+ comme chanson de mariage", a-t-elle dit.

Wonder, aveugle de naissance, natif du Michigan en 1950, a été récompensé par 22 Grammy awards au cours de sa carrière.
Le chanteur a assisté à de nombreux meetings de Barack Obama pendant la campagne électorale et s'était produit lors de la Convention nationale démocrate de Denver et lors des cérémonies d'investiture du premier président noir des Etats-Unis.

Il a dit espérer qu'Obama pourra réunifier le monde "pour qu'avant de mourir je puisse écrire des chansons sur l'amour, l'unité et des vraies chansons pleines de passion".



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LESANTILLES
ENCOLERE
Source : http://infos-antilles.over-blog.com/


LES ANTILLES? PAS SEULEMENT TOURISTIQUES
MAIS AUSSI SOCIALES
par

DANIEL THEAULT
DEBATTONS


Une nouvelle espèce

Sayed Kashua


Traduction :
Gérard pour La Paix Maintenant


Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir de vous informer que les 15 minutes de célébrité des citoyens arabes israéliens ont été inaugurées officiellement cette semaine. Je vous le dis, ces derniers jours, les Arabes se vendent comme des petits pains. Ils sont devenus le produit le plus demandé sur le marché international du loisir. Toute cette semaine, j'ai été contacté par des dizaines de journalistes étrangers, tous me suppliant de leur accorder une interview. Radios, télévisions, journaux, sites web, tout.

L'occident découvre le phénomène naturel connu sous le nom de citoyens arabes israéliens et, sauf erreur de ma part, le brevet est enregistré sous le nom d'un scientifique russe du nom de Lieberman. Le slogan « Pas de citoyenneté sans loyauté » a, semble-t-il, semé la confusion dans les médias étrangers. "Attendez", se sont demandé les rédacteurs en chef en Europe e taux Etats-Unis, "de quelle citoyenneté parle-t-il ? Depuis quand lesPalestiniens ont-ils une citoyenneté ?" Des anthropologues et des zoologues ont été appelés à la rescousse pour fournir des explications.

Après de longues et délicates expériences en laboratoire, ils sont parvenus à la conclusion qu¹il s'agissait d'un phénomène bien connu, auquel un petit groupe d'historiens ont parfois fait référence sous le terme scientifique de « Arabes israéliens ». D'autres chercheurs, qui ont noté le phénomène, les ont appelés « citoyens palestiniens d'Israël ». D'autres encore ont préféré les cataloguer en utilisant des chiffres ; ils se nomment alors les « Arabes de 48 ».

Certains représentants des médias étrangers ayant accumulé des années d'expérience en Israël étaient déjà au courant de l'existence des citoyens arabes du pays, mais pour des raisons internes, ils ont choisi, jusque récemment, de cacher ce phénomène à leurs lecteurs, pour ne pas semer chez eux la confusion et le désarroi. Toute cette histoire d'Israéliens et de Palestiniens était déjà assez compliquée, et l'introduction d'éléments nouveaux comme des Arabes israéliens ne ferait que compliquer les choses. Le consensus s'est donc fait autour de l'idée qu'il était préférable de s'entenir aux deux camps, les Palestiniens et les Israéliens.

Au début, je n'ai pas compris pourquoi j'étais soudain submergé de demandes d'interview. Et puis, j'ai tapé sur Google la requête « Arabes israéliens » et découvert que mon nom apparaissait dans Wikipedia en tant qu'exemple vivant du phénomène. J'étais mentionné en même temps que deux autres écrivains : le grand et regretté Emile Habibi, et Anton Shammas, qui a quitté le pays il y a des années et qui, depuis, gagne (bien) sa vie en donnant des conférences dans de prestigieuses universités américaines pour tenter d'expliciter le concept. Ce qui me donne l'occasion, du moins selon Google, d'être le premier choix si l'on veut préparer un article sur « lesArabes israéliens ». "Vous voyez ?", me trouvai-je en train de me tordre la mâchoire pour parler anglais avec le journaliste de la BBC envoyé tout spécialement depuis Londres pour s'entretenir avec moi. "Vous comprenez ?", demandais-je régulièrement, ne recevant en retour qu'un regard hébété et perdu dujournaliste, "Der ar deefreent kayndes off Erabs." (1)

Bien entendu, je faisais de mon mieux pour dire du mal de l'Etat d¹Israël. "Ray-cee-zem"(2)était l'un des mots que je m'entendais insérer toutes les deux phrases. J'essayai de lui décrire le statut du citoyen arabe, la discrimination et l'abandon, et lui offris un long rapport sur toutes les terribles difficultés dont souffraient les localités arabes.­ "Attendez", demanda un journaliste d'un journal américain très connu, "lesArabes israéliens ne vivent pas dans les villes israéliennes ?"­ "Non non, vous n'y êtes pas du tout. Les Arabes habitent des villes et desvillages arabes, très à l'abandon, vous savez, ray-cee-zem, tout ça. Il y a quelques villes mixtes, mais dans la plupart des endroits, il y a une séparation nette entre les quartiers arabes et juifs."Dees-kreem-ee-nay-shun. (3)"­

"Alors, ce que vous dites en fait, c'est que la plupart des Arabes en Israël vivent dans des camps de réfugiés", résuma le journaliste.Ya'allah, comment expliquer ça à cet imbécile ? Je repris depuis le début.­ "Vous savez, der ar deefreent kayndes off Erabs."­ "Dites-moi, s'il vous plaît", demanda une journaliste venue d¹Allemagne,"avec tout ce que vous m'avez dit, je n'arrive pas à comprendre comment voushabitez un quartier juif."­ "Comment ? Euh ...Eh bien ..."Je commençai à bégayer. Après avoir sorti tous ces ray-cee-zem et cesdees-kreem-ee-nay-shun, habiter un quartier juif devait lui paraître suicidaire. ­ "C'est pour une recherche", me retrouvai-je en train de lui expliquer."Oui, c'est pour un livre que je suis en train d'écrire. Une enquête sur leray-cee-zem dans la société israélienne, j'ai dû déménager du village très très à l'abandon où j'ai grandi pour m'installer dans un quartier juif."­ "Alors, comment avez-vous fait pour survivre", me demanda-t-elle avecempathie. "Comment vos voisins ont-ils réagi ?"­ "Il est évident que le ray-cee-zem sera la conclusion de mon étude."

Je me calai au fond du canapé. "Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que nous subissons ici. Un cauchemar. Veuillez m'excuser, je dois aller voir qui està la porte", dis-je, en faisant un gros effort pour m'ébrouer et me débarrasser de toute cette souffrance. Je me levai d'un air las pour aller voir qui avait sonné. C'était mon voisin, un type vraiment très bien, qui voulait savoir si j'avais envie de me faire une toile avec lui.­ "OK. Laisse-moi juste le temps de me débarrasser de cette Allemande etj¹arrive."Je retournai au salon et m¹assis face à la journaliste, horrifiée.­ "Qui était-ce ?"­ "Le voisin."­ "Et tout va bien ? Que voulait-il ? Pouvez-vous me le dire ?"­ "Oh, toujours la même chose", répondis-je avec une expression angoissée."Tous les jours, c'est la même histoire. Il frappe à la porte et quand j'ouvre, il me crache dessus et s'en va."Je levai la main comme pour m'essuyer le visage, et la journaliste allemande versa une larme.



(1) "Il y a toutes sortes d¹Arabes", en anglais phonétique drolatique dansle texte (ndt)

(2) "Racisme" (idem)

(3) "Discrimination" (idem)
UNE
HISTOIRE
JUIVE
Source : le site de la Tribune de Genève
en ligne le 26 février à 20h 48
sur Diasporablog à 21h 06


Israël:
divorcée à 14 ans après un mariage "pour rire"


Jérusalem

Une adolescente de 14 ans est la plus jeune divorcée jamais enregistrée en Israël. Elle avait épousé son petit ami de 17 ans "pour rire", mais les parents du couple a fait pression pour qu'ils mettent un terme à leur union.

Une adolescente de 14 ans est la plus jeune divorcée jamais enregistrée en Israël. Elle avait épousé son petit ami de 17 ans "pour rire", mais les parents du couple a fait pression pour qu'ils mettent un terme à leur union.

L'adolescente, qui refusait à son époux le divorce, a en fin de compte accepté de le lui accorder en échange du versement, par les parents du garçon, d'une somme de 2000 euros, selon l'acte du tribunal rabbinique de Jérusalem. Il n'y a pas en Israël de législation civile sur le mariage et le divorce.

La loi juive stipule qu'un mariage est valide à condition qu'un homme offre à une femme une bague devant témoins, lui déclare qu'elle est son épouse, avant de consommer cette union. Or, ce très jeune couple avait très précisément rempli les trois conditions, au grand dam de leurs parents.
ISRAËL
LATURQIE
LAREPRISE
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 26 février


Le président turc pourrait se rendre
en Israël en 2009


Le président turc, Abdullah Gul, envisage de se rendre en Israël en visite officielle dans les prochains mois afin de mettre fin à la crise diplomatique entre les deux pays, rapporte le Haaretz. Un responsable de la communauté juive turque qui se trouvait en Israël la semaine dernière a remis au président Shimon Pérès une lettre personnelle de M. Gul, dans laquelle ce dernier fait part de sa volonté d’effectuer une visite officielle en Israël en 2009. Il y indique en outre qu’il espérait effectuer cette visite en janvier 2009, mais que cela n’a finalement pas été possible.

Des responsables israéliens estiment que le report de la visite est lié à l’opération « Plomb durci » menée par Israël dans la bande de Gaza et que la visite du président turc aura lieu au cours du deuxième semestre de 2009, les préparatifs intensifs en vue de la visite du Pape, en mai prochain, ne permettant pas de l’organiser plus tôt.

En Israël on considère la lettre adressée par M. Gul à M. Pérès comme un signe positif en vue d’une réconciliation entre les deux pays. Le journal rappelle que MM Pérès et Gul entretiennent des relations amicales et ont gardé le contact tout au long du conflit à Gaza, afin d’essayer de contenir l’intensité de la crise entre les deux pays. Dès le début du conflit à Gaza, le président turc a eu une attitude plus modérée que son Premier ministre, Recep Tqayyip Erdogan, même s’il a appuyé ce dernier après son altercation médiatisée avec Shimon Pérès, à Davos.
DIFFICILE
ACCOUCHEMENT
DUGOUVERNEMENT
ISRAELIEN

Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 26 février


Guidon Saar :
« Le pays a besoin qu’un gouvernement
soit formé le plus vite possible »



L’équipe de négociation du Likoud, dirigée par Guidon Saar, a rencontré hier les représentants des partis Israël Béteinou, Shas et Yehadout Hatora. Les pourparlers en vue de la formation du prochain gouvernement se poursuivent aujourd’hui avec les partis Ha’ihoud Haleoumi et Habayit Hayehoudi.

Selon le Yediot Aharonot, à l’heure actuelle il semble que les chances que Kadima ou le parti travailliste rejoignent la coalition soient faibles et l’objectif de Netanyahu est de présenter son gouvernement d’ici deux semaines. « Le pays a besoin qu’un gouvernement soit formé le plus vite possible », a déclaré hier Guidon Saar. Néanmoins, Binyamin Netanyahu rencontrera vendredi la présidente de Kadima, Tzipi Livni, et le président du parti travailliste, Ehud Barak.

Le seul véritable obstacle à la formation d’un gouvernement de droite reste les divergences des parti Shas et Israël Béteinou en matière de rapports entre religion et Etat. Toutefois, il semble lui aussi sur le point d’être surmonté. Ces derniers jours, écrit le journal, les deux partis mènent discrètement des négociations intensives afin de trouver une base commune qui leur permettra de siéger ensemble dans la coalition. Ces négociations sont dirigées par les députés David Rotem d’Israël Béteinou et Yaakov Mergui de Shas.

Une fois que les différentes formations se seront mises d’accord sur la plateforme du gouvernement, viendra l’étape de la répartition des portefeuilles. Binyamin Netanyahu devrait alors intervenir et négocier personnellement cette question face au président d’Israël Béteinou, Avigdor Lieberman, et celui de Shas, Eli Yishaï.

Selon le Haaretz, Israël Béteinou réclame notamment que l’actuel ministre de la Justice, Daniel Friedmann, reste à son poste dans le prochain gouvernement. Il s’agit d’une demande problématique de la part d’un parti dont le président fait l’objet d’une enquête judiciaire pour fraude fiscale et blanchiment de fonds. Toutefois, de hauts responsables du Likoud estiment que si Binyamin Netanyahu doit former un gouvernement restreint de droite, il devra se plier à cette exigence. De même, M. Netanyahu pourrait décider de détacher la Direction générale des impôts du ministère des Finances afin de permettre, malgré l’enquête, la nomination d’Avigdor Lieberman à la tête de ce ministère. Israël Béteinou réclame également le portefeuille de la Sécurité intérieure.

Shas devrait réclamer les portefeuilles de l’Intérieur et du Logement tandis que Yehadout Hatora demandera la présidence de la commission des Finances de la Knesset et un poste de vice-ministre du Logement.
Lors d’une réunion interne du Likoud, Binyamin Netanyahu a affirmé que lors de leur rencontre de demain il s’adressera à Tzipi Livni d’une manière « raisonnable, directe et sincère » et lui fera une « offre véritable », mais qu’il n’a pas l’intention de déclarer qu’il soutient une solution de deux Etats pour deux peuples, comme le réclame Livni. « Nous allons former un gouvernement efficace et stable, je ne sais pas encore dans quelle mesure il sera large. Contrairement à ce que pensent certains, il ne sera pas dénué de programme politique. Les pourparlers diplomatiques que je mènerai seront réalistes et porteront sur une paix économique, le renforcement de la sécurité et ils obtiendront des résultats », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, écrit le journal, Tzipi Livni bénéficie d’un calme relatif dans les rangs de son parti et, officiellement, tous les députés soutiennent sa décision de ne pas rejoindre la coalition formée par le Likoud. Selon un haut responsable de Kadima, les membres du parti craignent en effet d’entrer en conflit avec Livni qui, si le parti finit par entrer au gouvernement, sera celle qui décidera de la distribution des portefeuilles. Toutefois on estime que si la rencontre de demain avec Netanyahu ne donne pas de résultats, certains hauts responsables de Kadima, comme, par exemple, le numéro deux du parti Shaul Mofaz, pourraient réclamer un nouveau débat et la création d’une équipe de négociation avec le Likoud.
SAUVEZLECAMP
DAUSCHWITZ
Source : lemonde.fr en ligne le 25 février


Auschwitz, lieu de mémoire en péril


AUSCHWITZ, VARSOVIE (POLOGNE)
ENVOYÉE SPÉCIALE

Une inscription sur une dalle noire se détache sur l'épais tapis de neige. "Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfants, en majorité des juifs de divers pays d'Europe, soit à jamais pour l'humanité un cri de désespoir et un avertissement." Cette résolution, écrite dans vingt et une langues, est gravée au pied du mémorial sur le site d'Auschwitz-II-Birkenau.

Bientôt, la neige fondra et la terre dégèlera. Les ruines des baraques en bois et des chambres à gaz et crématoires seront alors, une fois de plus, soumises aux mouvements du sol. Il faut les protéger pour éviter, à terme, qu'elles ne s'effondrent.
Ce n'est qu'un des nombreux travaux indispensables à la préservation de l'ancien camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. En janvier, le Musée d'Etat Auschwitz-Birkenau, qui gère les anciens camps, les visites et les expositions, a rendu publics ses besoins : 60 millions d'euros pour parer au plus urgent, 120 millions pour le financement total de la conservation. Si rien n'est fait, le site est tout simplement menacé de disparition.
Or le budget du musée s'élevait en 2008 à 6,8 millions d'euros. C'est juste assez pour des "rafistolages", comme l'explique Jacek Kastelianec, responsable de la collecte des fonds. De cette somme, seuls 400 000 euros arrivent de l'étranger. Le reste provient pour moitié des revenus du musée (livres, publications - l'entrée du site est gratuite) et pour moitié du gouvernement polonais.

Car le musée est une institution d'Etat, financée depuis sa création, en 1947, par le ministère de la culture. Ce n'est qu'après l'ère communiste, dans les années 1990, qu'il a bénéficié d'aides étrangères ponctuelles pour sa restauration.
Le musée vient donc de créer une fondation chargée d'accueillir un fonds doté, dans l'idéal, de 120 millions d'euros à récolter, et dont les dividendes annuels (entre 3 et 5 millions) permettraient de subvenir aux besoins de restauration.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ? "Peut-être en raison de l'imprévoyance de l'ancienne direction", avance Serge Klarsfeld, vice-président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et nouveau membre du conseil de la Fondation Auschwitz-Birkenau. "Mais aussi du manque d'intérêt des gouvernements polonais. Ils ont pris conscience de cette nécessité récemment, avec l'augmentation du nombre de gens qui viennent." Wladyslaw Bartoszewski, ancien déporté, secrétaire d'Etat chargé du dialogue international et directeur du Conseil international pour Auschwitz (IAC), conseil consultatif qui veille sur le devenir du site, offre une réponse complémentaire. "La génération des déportés arrive à la fin de sa vie. Il faut protéger cet endroit, le seul des camps inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. C'est une obligation pour ceux qui partent."

Dans l'atelier de conservation du site, financé par la Fondation Lauder, une équipe de dix personnes veille depuis 2003 à préserver objets et lieux. Sur une table, deux piles de feuilles jaunies attendent. Ce sont les rapports de l'institut d'hygiène SS, dans lesquels sont consignées les expériences médicales pratiquées sur les déportés. La restauration de ces feuilles, payée par le Land allemand de Rhénanie-du-Nord- Westphalie, coûte 600 000 euros et prendra trois ans. Le travail des conservateurs est difficile. Il ne s'agit pas de rendre beau, comme dans un musée d'art. Il s'agit de "conserver en l'état", explique l'une d'eux. "Le but n'est évidemment pas de construire Disneyland, résume M. Bartoszewski. On veut garder le lieu authentique." C'est aussi le travail du spécialiste chargé de la conservation végétale : sur la base d'archives, il fait en sorte que le paysage ressemble autant que possible à ce qu'il était à l'époque.

Dans une autre salle, des blocs rouges et blancs sont numérotés. Ce sont des essais pour reproduire à l'identique les sols de certains bâtiments. Car dans les baraques en brique aux murs décolorés, le sol est abîmé. Il y a des trous. Il faut donc recréer les matériaux utilisés dans les années 1940. Parfois, il faut aussi remplacer des planches de bois gonflées d'humidité ou usées par le temps.
Ailleurs encore, on tombe sur une reproduction du portail "Arbeit macht frei", qui remplaçait l'original pendant sa restauration ; ou sur une grande fresque qui se trouvait, à l'origine, dans l'ancienne cantine des SS.

Parmi les premières tâches à effectuer, le conservateur Rafal Pirio cite la sauvegarde des baraques en bois et en brique de Birkenau et des onze bâtiments d'Auschwitz-I qui abritent l'exposition principale. Cette dernière, qui conduit les visiteurs à travers onze baraques, doit aussi être rénovée. Car elle est inchangée depuis... 1947. Dans ces salles, où l'affluence est grande, sont montrées, derrière des vitres, des tonnes de cheveux de déportés et des chaussures d'enfants. Les chaussures seront restaurées, mais le musée a choisi de laisser les cheveux tomber en poussière.

Le site comprend 155 bâtiments et 300 ruines sur près de 200 hectares. En arrivant à Birkenau, le visiteur reste sidéré par l'étendue des lieux. Les vestiges des baraques-dortoirs, encadrés de fils barbelés qui rouillent et de leurs poteaux en béton qui s'érodent, s'étendent à perte de vue. Les ruines des baraques en bois ponctuent le long quai où arrivaient les trains.
La préservation d'un lieu de mort n'est bien sûr pas dénuée d'ambivalence. "J'ai souvent eu un sentiment un peu mitigé devant l'idée qu'il fallait restaurer un lieu comme celui-ci, dit Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et membre du Conseil international pour Auschwitz. D'un autre côté, si l'on ne restaure pas, cela disparaîtra. Auschwitz est un signal pour l'Europe et pour le monde. Il ne peut pas disparaître physiquement."

Au fil des ans, le statut d'Auschwitz a changé. Il est devenu le symbole par excellence de la folie nazie. Les chiffres de fréquentation le confirment : jusqu'en 2003, le nombre annuel de visiteurs tournait autour du demi-million. Ils étaient en 2008 1,3 million. Piotr Cywinski, le directeur du musée, relate une anecdote qui illustre cette évolution. "Fin avril 2008, un homme est venu, un juif qui, enfant, avait survécu aux camps. Son père était mort. Il m'a dit : "Je devais venir à Auschwitz, parce que mon père a été tué à Bergen-Belsen." Pour lui, Bergen-Belsen était symboliquement inscrit à Auschwitz."

Il paraît impensable que la communauté internationale refuse de participer à la conservation d'Auschwitz-Birkenau. Pourtant, Piotr Cywinski reste prudent. "En général, je dis que ce qui arrive de l'étranger, ce sont surtout des bons conseils", plaisante-t-il. Pour Richard Prasquier, il n'est pas normal que ce soit la Pologne qui finance le site : "Je trouverais tout à fait choquant que l'ensemble des pays d'Europe ne paient pas."
Le site vient d'obtenir 4 millions d'euros de fonds européens, pour la conservation de deux baraques d'Auschwitz-I. Les Allemands se sont déjà manifestés auprès de la Fondation.
Wladyslaw Bartoszewski est optimiste. "Quand j'étais au collège, dans l'entre-deux-guerres, il me semblait que Verdun, c'était une histoire fermée, qui n'intéresserait rapidement plus personne. Il s'est écoulé exactement soixante-dix ans depuis mon bac. Les gens s'intéressent toujours à Verdun."



Clara Georges
ISRAËLROUVRE
SAFRONTIERE
AVECGAZA
Source : israelvalley.com via l'Agence Xinhuatnet
en ligne le 26 février


Des camions chargés de viande congelée,
couches, fruits, blé, fourrage, gaz, fioul
entrent à Gaza


Israël a ouvert mercredi les points de passage commerciaux avec la bande de Gaza pour permettre aux camions transportant de l’aide humanitaire et du carburant d’entrer dans le territoire palestinien.

Israël laissera également l’aide jordanienne entrer par le point de passage de Kerem Shalom ainsi que 29 camions appartenant à des entreprises privées, chargés de viande congelée, de couches pour les bébés et dix autres camions transportant des fruits.

Par ailleurs, Israël ouvrira également les points de passage de Karni et de Nahal Oz dans l’est de la ville de Gaza pour les camions transportant du blé, du fourrage pour les animaux, du gaz de cuisson et du fioul destinée à la seule centrale électrique de l’enclave côtière.
DIALOGUE
Source : sudouest.com en ligne le 26 février



On va chanter au cinéma l'Eden


Le Cinéma Eden et Ciné Passion 17 inaugurent
des soirées intitulées « 1 récital + 1 film ».


Ainsi, un cycle Israël- Palestine se déclinera le premier volet concernant Israël aura lieu le lundi 16 mars.

À 20 h 30, sera donné un récital yiddish par la chanteuse Jacinta. Elle reprend les chants d'enfants, d'amour et de mariage et autres chants religieux, chants d'artisans et d'ouvriers des juifs d'Europe Centrale.
Elle chante en yiddish ou en judéo-espagnol. Jacinta a obtenu deux distinctions pour son apport à la culture yiddish. En 2003, le prix Yiddel-Korman et en juin 2008, le prix Max-Cuckierman.

Suivra le film « Mes plus belles années », Reshef Levy qui raconte Israël, début des années 80.
Au sein de la grande famille Levy, le jeune Erez a tout pour être heureux. Partageant son temps entre le lycée, les copains, et les fêtes, il va être troublé par l'arrivée en ville de la belle Neta...
Film de l'année 2008 en Israël, « Nos plus belles années » a remporté 4 Israeli Film Academy.

Comme à l'accoutumée, un petit grignotage oriental sera proposé entre le récital et le film. Le deuxième volet avec la Palestine aura lieu le vendredi 8 mai.

La soirée du lundi 16 mars, à 20 h 30, « 1 récital + 1 film ».


Tarif unique de 10 euros.
Réservation au 05 46 26 21 40

et par courriel :
cinema-eden@orange.fr
FINDECRISE
ENVUE
ENGUADELOUPE

Source : lenouvelobs.com en ligne le 26 février à 9h
sur Diasporablog à 9h 49



Négociations :
un accord sur une hausse de 200 euros
sur les bas salaires en bonne voie



5 réactions



C'est ce qu'assure un dirigeant de l'intersyndicale, tandis que le préfet indique pour sa part qu'un accord définitif "n'est pas signé et les débats ne sont pas terminés". Le leader du LKP Elie Domota se veut "prudent".

Elie Domota porte-parole du LKP lors d'une conférence de presse L'Etat, le patronat et le collectif LKP qui mène la grève en Guadeloupe depuis le 20 janvier sont parvenus dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 février à un accord non définitif sur une augmentation de 200 euros des bas salaires, selon l'un des dirigeants de l'intersyndicale."Les 200 euros c'est OK. L'Etat va garantir les 200 euros", a déclaré à la presse l'un des dirigeants de l'intersyndicale Rosan Mounien après plus de dix heures de discussion qui avaient débuté à 16H00 locale (21H00, heure de Paris) et qui ont été suspendues à 02h30 (07H30 à Paris)."On est habitués aux revirements du patronat, on se méfie, la grève continue", a toutefois déclaré le leader du LKP Elie Domota.


Le LKP ne cède pas sur les 200 euros

Le préfet Nicolas Desforges a indiqué pour sa part qu'un accord définitif "n'est pas signé et les débats ne sont pas terminés". "Nous n'avons pas totalement abouti, les discussions sont suspendues et reprendront à 14H30" ce jeudi, a-t-il ajouté.Les différentes parties ont négocié à partir du montage du gouvernement qui prévoyait approximativement: 80 euros de l'Etat, 50 euros des entreprises et 50 des collectivités locales, soit 180 euros de hausse des bas salaires.Mais le LKP a toujours revendiqué une augmentation de 200 euros.Finalement, selon Rosan Mounien, l'Etat ajoutera 20 euros pour les petites sociétés de moins de 20 salariés. Le préfet est resté plus évasif sur ce point évoquant cela comme une possibilité.


Le LKP prudent

Au delà de 20 salariés, les chefs d'entreprises prendront la différence à leur charge, certaines allant au delà de 200 euros d'augmentation.Restent à régler le problème de la date de prise d'effet de cette mesure, la durée de l'accord (2 ou 3 ans), le salaire de base (brut nu ou avec les primes).Jean-Marie Normertin du LKP, a déclaré : "on a avancé, on a eu les 200 euros, mais le problème qui reste le plus important est la pérennité du système au delà de 3 ans". "On attend de connaître la position du Medef à 14H30, pour reprendre les négociations", a-t-il dit. Rosan Mounien a prévenu aussi qu'un accord définitif sur les 200 euros ne signifierait pas la fin des négociations. "Cela permettra de débuter les discussions sur les 19 derniers points à débattre", a-t-il dit.Parmi ces points, figure la question du paiement des jours de grève.Le LKP appelle à un rassemblement à Baie-Mahault, non loin de Pointe-à-Pitre jeudi à 08H00, heure locale.Mercredi, l'Etat avait proposé un "revenu supplémentaire temporaire d'activité" en réponse au montage mis sur la table par le collectif intersyndical. Le compte serait presque bon.

A Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le gouvernement a proposé d'ajouter 80 euros aux contributions accordées par le patronat. Au total, il ne manquerait que 20 euros sur la somme réclamée par les grévistes. L'augmentation de salaires atteindrait ainsi 180 euros par mois.
Jusqu'en 2011Mercredi, juste avant le début de la réunion, Matignon a proposé un Revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) avec 80 euros mis par l'Etat jusqu'"à l'horizon 2011" avant un retour au revenu de solidarité active (RSA).A cela viendrait s'ajouter un "bonus" des entreprises de 50 à 90 euros exonérées de toutes charges salariales et patronales et enfin une participation autour de 50 euros des conseils général et régional pour arriver "à peu près" aux 200 euros réclamés par le LKP depuis le début du conflit.45.000 salariés gagnant jusqu'à 1,4 fois le Smic seraient concernés indépendamment de leur situation familiale.Pour ceux qui ont un salaire supérieur à 1,4 Smic et qui auraient dû bénéficier du RSA, soit environ 1.000 à 2.000 salariés, l'Etat garde une "petite enveloppe".L'exécutif, qui redoute une extension des revendications à la métropole, ne veut pas entendre parler d'une exonération de la CSG et de la CRDS, servant au financement de la sécurité sociale. Une proposition a été faite en ce sens par l'UCEG, l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (UCEG), organisation patronale proche de l'intersyndicale.


La pression maintenue par les grévistes

Des grévistes maintenaient la pression, après un mois de manifestations, rassemblés tard mercredi soir, devant la capitainerie du port autonome de la Guadeloupe, où se déroulaient les discussions.Mais le leader du LKP (Ensemble contre la surexploitation), Elie Domota a immédiatement rétorqué qu'il était encore trop tôt pour dire si cette nouvelle offre serait acceptable. "C'est une proposition, mise sur la table, que nous allons examiner."Les représentants du gouvernement avaient quitté la table des négociations lundi soir, précisant qu'ils ne pourraient répondre à la demande de hausse de 200 euros mensuels, pour les salaires de 900 euros.

A Fort-de-France, en Martinique, la police patrouillait dans les rues, tard mercredi soir, au lendemain d'une nuit agitée, alors que la mobilisation contre la vie chère se poursuit et que le gouvernement craint que l'instabilité guadeloupéenne ne se propage à la Martinique.Près de 30 personnes ont été arrêtées dans la capitale martiniquaise dans la nuit de mardi à mercredi, avait précisé la police: des dizaines de manifestants s'étaient rassemblées près de l'Hôtel de Ville, exigeant les résultats des négociations en cours. Vers minuit, certaines personnes avaient alors lancé des pierres et des bouteilles contre la police, qui a répondu par des gaz lacrymogènes. Au moins cinq voitures ont été brûlées, ainsi que des poubelles et une petite épicerie, plusieurs magasins pillés, selon la police.

mercredi, février 25, 2009


APRESARTHUR,
LHUMORISTE
ANNEROUMANOFF
Source : le site de la tribune de Genève en ligne le 25 février
à 22h 55
sur Diasporablog à 23h 05



INFO
DERNIERE



Roumanoff annule sous la pression


«C’est le signe qu’une réelle pression peut être efficace.»
L’humoriste a été assaillie d’e-mails anti-Israël et pro-palestiniens.

Tobias Schnebli, membre du Collectif Urgence Palestine est satisfait: Anne Roumanoff, star d’une soirée privée de soutien à Tsahal et aux victimes israéliennes d’attentats, ne participera pas au gala prévu lundi prochain au Théâtre du Léman, selon la Tribune de Genève.
L’humoriste française, qui aurait été assaillie d’e-mails menaçants, a annulé sa participation. Le directeur du théâtre a également reçu 87 courriels incendiaires en provenance de l’Hexagone. Les organisateurs de la soirée n’ont pas souhaité réagir.


Anne Roumanoff donnera toutefois un spectacle public, d’ores et déjà complet, au même endroit, vendredi 3 avril.
COUPDESEMONCE
DHILLARYCLINTON
AISRAËL
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël distribuée le 25 février


Hillary Clinton à Israël :
Cessez de freiner l’aide à Gaza



Selon le Haaretz, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, aurait transmis cette semaine à Israël plusieurs messages dans lesquels elle exprime sa colère face aux obstacles imposés par Israël au transfert d’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Selon un haut responsable israélien, dans l’entourage de Mme Clinton on affirme que cette question sera au cœur de la visite de la secrétaire d’Etat en Israël, mardi prochain. L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, qui se rendra en Israël demain, devrait adresser aux autorités israéliennes une vive protestation à ce sujet.

Cette réprimande américaine intervient suite à la visite dans la bande de Gaza de John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, la semaine dernière. M. Kerry a en effet été stupéfait d’apprendre qu’Israël empêchait l’entrée à Gaza de camions transportant des pâtes, « les pâtes n’étant pas considérées par Israël comme un besoin humanitaire, à la différence du riz ». M. Kerry a interpellé à ce sujet le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le passage de ces convois a finalement été autorisé.

La question de l’aide humanitaire, écrit le journal, est un sujet de discorde entre le ministère israélien des Affaires étrangères, favorable à une augmentation de cette aide, et le ministère de la Défense, qui affiche des positions très fermes à ce propos. Le directeur des affaires politiques et de sécurité au ministère de la Défense, Amos Guilad, a dressé une liste des « produits humanitaires » dont il refuse de dévier.

Le journal rappelle qu’Israël a également essuyé des critiques de la part de l’Union européenne. Quatre responsables européens ont adressé aux dirigeants israéliens une lettre dans laquelle ils protestent contre le retard dans les livraisons d’aide humanitaire vers Gaza et exigent qu’Israël mette en place une politique claire à ce sujet. Israël a répondu que les retards sont dus notamment à l’absence de solution concernant Guilad Shalit, mais qu’Israël œuvre à améliorer la situation.

Hier, Amos Guilad a publié un communiqué qui contredit les rapports de l’Union européenne quant aux quantités d’aide humanitaire transitant vers la bande de Gaza. Selon M. Guilad, « contrairement aux informations publiées par l’Union européenne, quelques 116 400 tonnes d’aide ont été livrées à la bande de Gaza depuis que le cessez-le-feu a été décrété, le 18 janvier dernier ». En outre, Israël affirme! que les Palestiniens ont réclamé moins de céréales que ce qu’Israël avait proposé, ce qui semble indiquer qu’il n’y a pas de pénurie de denrées de base à Gaza.
LAPEUR
SINSTALLE
AGAZA
Source : lacroix.com en ligne le 25 février


Le Hamas traque les « collaborateurs »


Au moins trente-deux Palestiniens ont été tués pendant et après la période de la guerre par des paramilitaires ou par les forces de sécurité du Hamas

Terrée dans le sous-sol de l’immeuble voisin pendant que les avions F16 israéliens bombardaient Gaza, le mois dernier, la famille A. pensait avoir surmonté l’épreuve. Quelques jours après le cessez-le-feu, des hommes de main du Hamas ont frappé à la porte de cette famille gazaouie, connue pour ses liens avec le Fatah, forçant Younes A., 37 ans, à les suivre. « Ils se sont présentés comme des policiers, mais ils étaient habillés en civils, avec des cagoules et des armes. Ils ont mis un sac sur la tête de Younes et l’ont emmené, sans explication », raconte son épouse. Younes A. sera retrouvé agonisant, sur un terrain vague. Battu à mort, il est décédé à la suite de « fractures multiples infligées à l’aide d’un objet contondant », selon le rapport du médecin légiste.


Le Hamas renforce la répression

« Ce n’est pas la première fois que nous avons des problèmes avec le Hamas, soupire son frère, Saïd, emprisonné pendant soixante jours après le coup de force de juin 2007. Les choses s’étaient calmées, mais avec la guerre, ils sont devenus comme fous. » Ses proches n’ont même pas cherché à porter plainte. « Se plaindre à qui ? À ceux qui l’ont tué ? La police sait parfaitement ce qui s’est passé et personne n’est venu nous voir », enrage le jeune homme.Désir de vengeance ou règlements de comptes ? L’après-guerre prend des airs d’épuration dans ce territoire.

Le Hamas s’en prend aux partisans du Fatah, accusés d’avoir collaboré avec Israël pendant l’offensive du 27 décembre au 18 janvier. Le simple fait d’avoir été vu avec un téléphone portable près d’un bâtiment bombardé peut coûter la vie. « Des officiers et des membres des services de sécurité de Ramallah ont chargé leurs agents (à Gaza) de surveiller les mouvements de la résistance dans la bande de Gaza, a affirmé le porte-parole du ministère de l’intérieur du Hamas, Ihab Al Ghossein, pour expliquer les exactions de ces dernières semaines. Ces informations ont été envoyées à Ramallah, puis transmises à l’ennemi (Israël) qui a visé des cibles sur la base de ces renseignements collectés avant et pendant la guerre », a-t-il ajouté.


32 palestiniens exécutés par le Hamas

Pendant l’offensive, les forces israéliennes s’étaient félicitées de la grande précision des informations fournies par les services de renseignements. Selon le quotidien Haaretz, des officiers israéliens chargés du renseignement se sont ensuite inquiétés d’un « manque de précaution » dans l’utilisation de ces informations par le commandement militaire, qui a pu conduire à ce que des agents palestiniens soient « interceptés » par le Hamas.D’après un rapport du Centre palestinien des droits de l’homme, un organisme indépendant, au moins 32 Palestiniens ont été tués pendant et après la guerre par des paramilitaires ou par les forces de sécurité du Hamas. Des dizaines d’autres ont été battus ou blessés par balles, le plus souvent dans les genoux et les membres inférieurs. Une pratique rappelant les méthodes des groupes armés nord-irlandais et jusque-là rarement utilisée dans les Territoires palestiniens. « Cela marque une augmentation très nette des violences entre Palestiniens. Dans nombre de cas, en particulier celui des collaborateurs supposés, les forces du Hamas ont admis en être les auteurs », constate Hamdi Shaqqura, l’un des auteurs du rapport.

Des centaines de personnes ont également été sommées pendant la guerre de ne pas quitter leur habitation, dans le cadre d’arrestations à domicile. À cette échelle, c’est sans précédent dans la bande de Gaza », ajoute le militant des droits de l’homme, qui blâme également « la destruction systématique par Israël des infrastructures des forces de sécurité, prisons et postes de police », l’une des sources du chaos.


Les "fatahouis" ne se sentent en sécurité nulle part

« Ces accusations de collaboration ne sont qu’un prétexte pour nous éliminer », peste S., un ancien officier des services de renseignements de l’Autorité palestinienne, qui insiste pour conserver l’anonymat, persuadé d’être sur la « liste noire » des personnes à abattre du Hamas.
« Beaucoup de maisons ont été détruites par les bombardements dans le quartier et, maintenant, les gens du Hamas disent que c’est de ma faute », explique-t-il. Allongé sur un lit, dans sa maison du camp de Jabaliya (nord), ce partisan du Fatah a reçu neuf balles dans les jambes. Les assaillants ont méticuleusement visé les articulations. Malgré l’étendue de ses blessures, il n’est resté que deux jours à l’hôpital, de peur d’être repéré par les miliciens islamistes.Principal hôpital de Gaza, « l’hôpital Shifa est une véritable caserne militaire, dit-il. Les hommes du Hamas sont partout. Nous ne sommes pas en sécurité là-bas. »
S. se fait soigner, discrètement, par les médecins d’une organisation internationale, loin du regard des islamistes.

Dans ce camp de réfugiés, où les hommes du Hamas patrouillent en permanence, les « fatahouis » ont le sentiment d’être traqués. « Tous les jours, ils passent dans le quartier et demandent aux voisins comment je vais, raconte S. J’ai reçu des coups de téléphone. Ils m’ont dit : “Tu as de la chance d’être encore en vie. Ne sors pas de chez toi.” »


Karim LEBHOUR à Gaza
LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lacroix.com en ligne le 25 février



Les Guadeloupéens gagnés par la lassitude


Les familles cachent de moins en moins leur « ras-le-bol » face à un éventuel prolongement de la grève générale


A l’heure où les négociations sur l’augmentation des bas salaires devaient reprendre mercredi à Pointe-à-Pitre, la Guadeloupe vivait une seconde journée traditionnellement chômée, avec celle du mardi gras, pour laisser libre cours au carnaval. Mais, cette année, comme en Martinique, la fête n’a pas eu lieu : elle a été interdite par les maires dans toutes les localités afin d’éviter de nouvelles flambées de violence. Une certaine torpeur régnait donc dans l’île, même si le réseau routier était libéré de tout barrage, le passage s’avérant notamment fluide sur le pont qui relie la Grande-Terre (où se situe Pointe-à-Pitre) à la Basse-Terre, la ville chef-lieu de l’île.Après avoir fait quelques courses dans de rares épiceries ouvertes, on est resté plutôt chez soi, en famille ou entre amis, avec la télévision allumée pour suivre l’évolution des événements.

Aux abords de Capesterre, au sud de la Basse-Terre, Maud, dix fois mère et vingt fois grand-mère, reste pensive sur le balcon de sa petite maison de bois, où elle héberge deux de ses filles : « Cela devient dur, lâche- t-elle, nos provisions s’amenuisent et les enfants n’ont toujours pas pu retrouver le chemin de l’école. »Menuisier retraité (700 € mensuels de pension), habitant le même lotissement modeste, Ernest, tout en approuvant les revendications du LKP, marque son désaccord avec les menaces de nouveaux barrages routiers : « C’est inadmissible, ça entrave la liberté des gens. Et puis il y a des exactions. Je connais une policière du quartier qui a eu sa voiture brûlée. Une infirmière a subi la même chose ailleurs. » Tristan, un béké qui vit pauvrement, comme un certain nombre de descendants de colons, abonde dans le sens de ses voisins : « Il ne faudrait pas que ça s’éternise car c’est l’économie du pays qui va en pâtir. À part ça, personnellement, je n’ai pas de problème ici parce que je suis blanc. J’ai beaucoup d’amis noirs. Je ne rencontre pas de racisme. »


« cinq semaines, ça suffit »

La grogne anti-LKP a gagné du terrain. Vers la mi-février, un collectif antigrève avait appelé à manifester dans Pointe-à-Pitre, mais avait finalement annulé son mot d’ordre faute – apparemment – de « combattants ». Désormais, si la grève générale – qui entre dans sa sixième semaine – se poursuit, ce mouvement de ras-le-bol pourrait prendre forme. Du moins si l’on en croit Bruno. Âgé de 34 ans et habitant Basse-Terre, ce patron d’une petite entreprise de jardinage (neuf employés) a décidé de ne plus cacher ses opinions. Dans le café qu’il fréquente, il ne se gêne pas pour marteler que « cinq semaines, ça suffit » et qu’« il faut savoir arrêter une grève qui gêne en priorité les personnes défavorisées ». « Je ne vais pas pouvoir payer mes employés à la fin du mois, poursuit-il, et je doute de retrouver le niveau d’activité d’avant la crise, compte tenu de l’appauvrissement général.

La raison commanderait de prendre les premiers acquis et de reporter à plus tard la discussion sur les salaires. C’est aller trop loin que de vouloir tout, tout de suite. La Guadeloupe a surtout besoin de se mettre au travail. Je suis prêt à le clamer dans la rue s’il le faut. »À Pointe-à-Pitre, les tambours, costumes et masques sont donc restés sagement rangés dans les maisons. Les groupes carnavalesques, qui avaient répété dans les rues durant la première quinzaine de février, se sont tus. Les cœurs n’étaient pas vraiment à la fête. On s’est bousculé, l’air inquiet, dans les boulangeries et les épiceries où se vendait France-Antilles, seul quotidien, qui titrait à la une à propos des négociations : « Dialogue de sourds ». En soirée, seule la Marina était animée, mais sans avoir retrouvé sa foule habituelle. Sur les quais, les tables des restaurants – qui ne faisaient pas le plein – étaient essentiellement occupées par des métropolitains résidant dans l’île. « Heureusement, nous avons pu rouvrir et retrouver de l’activité. Mais jusqu’à quand ? » s’interrogeait un restaurateur.


Antoine FOUCHET à Pointe-à-Pitre
LAGAUCHE
DECOUSUE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 25 février


Jack Lang est à Cuba en tant
qu'"émissaire spécial" de Sarkozy


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L'ancien ministre socialiste Jack Lang se trouve actuellement à La Havane en tant qu'"émissaire spécial" de Nicolas Sarkozy pour tenter de relancer le dialogue politique et la coopération entre la France et Cuba, a-t-on appris, mercredi 25 février, auprès de l'Elysée.Nicolas Sarkozy "a demandé à Jack Lang d'être son émissaire spécial pour Cuba pour explorer avec les autorités cubaines les modalités d'une reprise du dialogue politique et de la coopération entre la France et Cuba", a-t-on indiqué à l'Elysée.Au cours de son séjour à La Havane, le député socialiste du Pas-de-Calais doit avoir "une série d'entretiens" avec des "responsables cubains", a ajouté la même source, sans plus de détail.


Une "cible" pour l'ouverture

Selon son entourage, Jack Lang est "porteur d'un message du président" Sarkozy. "Chaque fois qu'il se déplace à l'étranger, il représente aussi la France", a fait valoir la même source. Jack Lang, qui est régulièrement cité comme l'une des "cibles" probables de la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy, avait évoqué en décembre dernier comme l'un de ses "projets" une mission exploratoire à Cuba.Il avait déclaré le 15 décembre dernier qu'il n'avait "aucune raison" de refuser une mission à Cuba si le président Nicolas Sarkozy le lui demandait."Pour l'instant, je ne suis pas encore parti à Cuba, c'est un de mes projets" mais "si j'y vais et si le président pense utile que je contribue à réchauffer les rapports entre Cuba et la France, s'il advient qu'on me le demande, je n'ai aucune raison" de refuser, avait expliqué le député du Pas-de-Calais.
FATAHHAMAS
LESFRERESENNEMIS
DIFFICILEMENT
RECONCILIABLES

Source : lefigaro.fr en ligne le 25 février à 9h 09
sur Diasporablog à 10h 15


Hamas et Fatah se reparlent au Caire


Tangi Salaün,
au Caire


En dépit des tensions grandissantes entre les deux principaux mouvements palestiniens rivaux, l'Égypte tente de renouer le dialogue.

Sauf coup de théâtre de dernière minute, le Hamas et le Fatah devraient enfin se retrouver mercredi au Caire pour tenter de mettre fin à leurs divisions, avec en toile de fond la formation d'un gouvernement d'union nationale. Cela fait des mois qu'Omar Suleiman, le chef des services de renseignements égyptiens, maintient coûte que coûte les canaux de négociations ouverts. Ni les rebuffades du Hamas, qui a fait capoter une première réunion en novembre et tenté d'imposer de nouveaux médiateurs - notamment le Qatar -, ni la guerre à Gaza n'ont découragé l'Égypte, déterminée à percer l'abcès du terminal frontalier de Rafah. Le Caire conditionne en effet sa réouverture permanente au retour à Gaza de représentants de l'Autorité palestinienne, conformément à l'accord signé en 2005 lors du retrait israélien.


«Israël peut dormir tranquille»

L'Égypte œuvre aussi en faveur d'une réconciliation interpalestinienne pour ne pas avoir à regretter a posteriori d'avoir manqué une occasion de relancer le processus de paix après la désignation de George Mitchell comme émissaire de Barack Obama dans la région. Quitte, d'ailleurs, à laisser cette responsabilité au futur gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou… Pour Hosni Moubarak, les divisions entre Hamas et Fatah éloignent toute solution politique. Or, insiste le Raïs, «le Proche-Orient ne connaîtra ni paix, ni sécurité et ne se débarrassera pas du terrorisme tant que les droits légitimes des Palestiniens ne seront pas respectés». Des propos qui font écho à ceux du président palestinien Mahmoud Abbas, accusant à la télévision égyptienne le Hamas de «dissiper le rêve d'un État palestinien indépendant».
Au début du mois, des émissaires du Hamas et du Fatah se sont rencontrés pour la première fois depuis longtemps au Caire dans une atmosphère qualifiée de «positive». Mais ce week-end, le mouvement islamiste a fait monter les enchères en réclamant à l'Autorité palestinienne la «libération immédiate de tous ses prisonniers politiques» détenus en Cisjordanie.

La tâche d'Omar Suleiman s'annonce d'autant plus ardue que l'Égypte cache mal son hostilité envers le mouvement islamiste. Une médiation asymétrique qui suscite des interrogations dans les milieux diplomatiques occidentaux au Caire. «Israël peut dormir tranquille : le Hamas n'obtiendra jamais un accord à son avantage tant que Suleiman sera le seul maître à bord», souligne un bon connaisseur du dossier.

Pour l'Égypte, il s'agit pourtant d'obtenir des résultats, si possible avant la conférence sur la reconstruction de Gaza qui se tiendra dans une semaine à Charm el-Cheikh. Car si la présence annoncée de Nicolas Sarkozy ou Hillary Clinton a donné du poids politique à cette réunion, un responsable du département d'État américain a prévenu que seules «les conditions sur le terrain permettront aux États-Unis et aux autres membres de la communauté internationale de fournir au peuple de Gaza de l'aide à des niveaux substantiels».