"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

jeudi, juillet 31, 2008

LAFFAIRE
SINE
Source : la dépêche de l'AFP diffusée le 31 juillet



Charlie Hebdo:
l'affaire Siné enflamme les intellectuels et la toile



PARIS (AFP) — Taxé d'antisémitisme (ce qu'il réfute), le caricaturiste Siné se retrouve au centre d'une vive polémique dans les milieux intellectuels et l'internet, partagés entre partisans du dessinateur ou du directeur de la publication de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui l'a licencié.
Toute l'affaire est partie d'une chronique de Siné publiée le 2 juillet. Dans celle-ci, il ironisait sur l'éventualité de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage avec la fille du fondateur des magasins Darty, déclarant notamment qu'il "fera son chemin dans la vie".
La chronique n'a d'abord pas provoqué de remous, jusqu'à une émission de RTL et un article de Claude Askolovitch dans le Nouvel Observateur, annonçant le départ de Siné de Charlie Hebdo, figure historique de l'hebdomadaire.
Philippe Val justifie alors le départ du caricaturiste en expliquant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale". "Ni acceptable ni défendable devant un tribunal", ajoute-t-il.

Le caricaturiste porte plainte à la mi-juillet contre le journaliste Claude Askolovitch pour diffamation, pour l'avoir "traité injustement d'antisémite". La première audience aura lieu le 7 octobre. Siné, lui, n'a de cesse de se défendre de tout antisémitisme.
Depuis, rares sont les journaux à ne pas y avoir mis leur grain de sel et les intellectuels à donner leur point de vue.
Le sujet s'est déplacé de la conversion de Jean Sarkozy au judaïsme (rumeur démentie par l'entourage du fils du Président) à l'antisémitisme ou pas de Siné et à la liberté d'expression en général. Chacun choisit son camp.

Ainsi dans Le Monde, vingt intellectuels et hommes politiques, dont Bertrand Delanoë, Robert Badinter et le prix Nobel de la paix Elie Wiesel viennent de prendre position pour Philippe Val, "le démocrate, le défenseur et le garant des principes". Contre Siné, qui a "franchi la barrière qui sépare l'humour de l'insulte et la caricature de la haine". Lundi, c'était la ministre de la Culture Christine Albanel qui apportait son soutien à Val.

Pendant ce temps, la pétition de soutien à Siné a recueilli sur l'internet 8.800 signatures d'anonymes et de personnalités dont des dessinateurs, écrivains et humoristes, de Pétillon à Philippe Geluck en passant par Gilles Perrault, Guy Bedos et jusqu'à l'architecte Jean Nouvel.
Pour Charb, le rédacteur en chef adjoint de Charlie Hebdo, "l'ampleur que prend cette polémique est délirante".
"On a tout fait à l'intérieur de Charlie pour qu'il n'y ait pas de procès, or à l'extérieur, Siné est condamné pour antisémitisme sans même avoir été jugé", déplore Charb. "Siné, je le connais, il n'est pas antisémite", affirme-t-il à l'AFP.

L'avocate Gisèle Halimi, qui a participé à la création de Charlie Hebdo, compte parmi les soutiens du caricaturiste. Et pour elle, au vu de la chronique incriminée, "un procès pour antisémitisme n'aurait guère de chances d'aboutir".
"Cette opération participe des procès en sorcellerie qui se multiplient pour maintenir une psychose du juif persécuté", juge-t-elle.
"Aujourd'hui, Charlie Hebdo porte à la liberté d'expression un coup terrible en tentant de museler Siné-le-libertaire", ajoute-t-elle.

Le débat continue donc de s'élargir à la liberté d'expression et au communautarisme. A l'image de l'écrivain Jean-Marie Laclavetine dans Le Monde, selon lequel "on ne respire plus dans ce pays". Fustigeant "les replis communautaristes", il affirme que "nous avons besoin des outrances (...) d'un Siné".
LAFFAIRE
SINE
Source : lemonde.fr en ligne le 31 juillet



TITRE DE LA REDACTION
DE DIASPORABLOG :

"L'AFFAIRE SINE N'A FINI PAS D'ENFLAMMER
LES PASSIONS"



Point de vue
Pour Philippe Val, "Charlie Hebdo"

et quelques principes


De Siné, nous voudrions rappeler quelques fulgurances passées, que ni ses menaces, ni ses rodomontades, ni son agitation médiatique ne parviendront à effacer. En 1982, quelques jours après l'attentat de la rue des Rosiers, Siné déclarait sur les ondes de la radio Carbone 14 : "Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer, je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs... je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est propalestinien. Qu'ils meurent !"

Le 2 juillet 1997, Siné écrivait à propos de la GayPride : "Loin d'être un empêcheur d'enculer en rond, je dois avouer que les gousses et les fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d'en être me hérissent un peu les poils du cul... Libé nous révèle leurs chanteuses favorites : Madonna, Sheila et Dalida... On ne peut que tirer la chasse devant un tel goût de chiottes probablement dû au fait que c'est l'un de leur lieu de plaisir préféré."
Le 8 octobre 1997, Siné écrivait à propos de la communauté harkie : "Traîtres à leur patrie, ils ne méritent que le mépris !... Quant aux enfants de ces harkis, les pauvres, ils n'ont guère le choix ! Soit 1) ils en sont fiers ou 2) ils en ont honte. Dans le premier cas, qu'ils crèvent ! Dans le second, qu'ils patientent jusqu'à ce qu'ils deviennent orphelins !"
Le 2 juillet 2008, enfin, il y eut cette fameuse phrase sur la prétendue conversion de Jean Sarkozy au judaïsme afin d'épouser "sa fiancée juive", cela étant supposé lui permettre de "faire du chemin dans la vie".

Las de ces dérapages, Philippe Val et sa rédaction ont condamné ces propos, comme ils avaient condamné les précédents, et ont réclamé à leur auteur des excuses. Celui-ci s'y est refusé et le voilà, au terme d'un invraisemblable retournement de situation, métamorphosé en martyr d'une liberté d'expression qui, si les mots ont un sens, consisterait donc à pouvoir librement tenir des propos homophobes, antisémites et racistes.
Certains ont pétitionné et pris position en faveur d'un homme qui n'en est pas à son coup d'essai en matière de dérapage. Une partie de la presse, en particulier sur Internet, a préféré imaginer que ce sont de sombres complots qui ont conduit à l'éviction de Siné. Entre autres outrances, nous avons été attristés de voir Plantu dans L'Express se distinguer en croquant Philippe Val en nazi. Pourquoi ne pas admettre l'évidence - à savoir qu'une fois de trop, Siné venait de franchir la barrière qui sépare l'humour de l'insulte et la caricature de la haine ?

Pour notre part, nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable. C'est pourquoi nous entendons apporter notre entier soutien à Philippe Val et à la rédaction de Charlie Hebdo pour la constance de leur engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination. Lorsque la raison aura repris ses droits, quand on acceptera de lire et entendre, vraiment lire et entendre, ce qu'a écrit et dit Siné depuis trente ans, alors chacun pourra constater que le seul tort de Philippe Val aura été de ne plus supporter ce qui, en réalité, n'était plus supportable depuis longtemps.



Alexandre Adler (historien) ;Elisabeth Badinter (philosophe) ;Robert Badinter (sénateur) ;Pascal Bruckner (écrivain et philosophe) ;Hélène Cixous ;Bertrand Delanoë (maire de Paris) ;Jean-Claude Gayssot (vice-président de la région Languedoc-Roussillon) ;Blandine Kriegel (philosophe) ;Claude Lanzmann (cinéaste) ;Daniel Leconte ;Pierre Lescure (directeur du Théâtre Marigny) ;Bernard-Henri Lévy ;Daniel Mesguich (directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique) ; Ariane Mnouchkine (metteur en scène) ;Elisabeth Roudinesco (historienne) ;Joann Sfar (dessinateur) ;Dominique Sopo (président de SOS-racisme) ;Fred Vargas (écrivain) ;Dominique Voynet (sénatrice) ;Elie Wiesel (Prix Nobel de la paix).
Article paru dans l'édition du 01.08.08.
UNSADDAMHUSSEIN
ISRAELIEN
TRIOMPHE
SURLEPETITECRAND

Source : lemonde.fr en ligne le 31 juillet
à 20h 31
sur Diaporablog à 22h 30



Plus vrai que nature, un Saddam Hussein israélien
triomphe dans un feuilleton de la BBC


Faut-il s'en étonner ? Saddam Hussein est devenu un héros de téléfilm. The House of Saddam, une coproduction entre la BBC et l'américain HBO, vient de lui être consacrée, dont le premier épisode a été diffusé en Grande-Bretagne, mercredi 30 juillet. Le plus étonnant, sans doute, réside dans le choix d'un acteur israélien, Igal Naor, pour interpréter le dictateur irakien, ancré dans toutes les mémoires pour son hostilité à l'Etat hébreux. Fidèle jusqu'au bout à l'original, ce comédien ne joue pas seulement Saddam : il "est" Saddam.

Sur le plateau du film Rendition, un acteur signale un jour à Igal Naor que la BBC et HBO sont à la recherche d'une "gueule" pour interpréter l'ancien despote irakien. Pour convaincre le directeur du casting, Igal Naor lui fait parvenir plusieurs photos le montrant déguisé en Saddam Hussein avec moustache et couvre-chef. La ressemblance est telle qu'il est engagé sur-le-champ. Lors du tournage en Tunisie, des passants, visiblement non informés de la mort du tyran, sont même venus lui serrer la main en l'appelant "Saddam".
"Je saisis mieux ce rôle qu'un acteur américain ou britannique. C'est mon monde, c'est le Proche-Orient. Je comprends le poids de ce que veut dire l'honneur et l'orgueil", déclare cet Israélien d'origine irakienne. S'il réussit à "vampiriser" son personnage, Igal Naor garde la tête froide : comment oublier en effet que, lors de la première guerre du Golfe, en 1991, un missile irakien lancé sur Tel-Aviv était tombé à 50 mètres de son domicile ?



PORTRAIT NUANCÉ

La décision de la BBC de confier le rôle de Saddam Hussein à un Israélien a provoqué de vives réactions dans le monde arabe. "Il reste une sorte de gêne chez mes fans", déclare l'acteur égyptien Amr Waked, qui joue le général Hussein Kamal, neveu et gendre peu fiable de l'ex-président, assassiné en 1996 à son retour d'exil en Jordanie. Comme au personnage qu'il interprète, Saddam Hussein ne lui a apporté que des ennuis. Sitôt la distribution connue, Amr Waked a été la cible d'attaques véhémentes du syndicat des acteurs égyptiens, comme des médias de son pays, pour avoir accepté de jouer aux côtés d'un ressortissant israélien.
Le script se focalise sur la période 1979-2006, qui va de l'accession de Saddam Hussein au sommet de l'Etat jusqu'à son exécution par pendaison. Le réalisateur-scénariste de ce "docu-drama" haut de gamme, Alex Holmes, a voulu à tout prix éviter de tomber dans la caricature d'une brute ténébreuse assoiffée de sang. Ce téléfilm palpitant brosse un portrait nuancé du dictateur, insistant sur sa cruauté mais aussi sur ses peurs, ses faiblesses et parfois ses remords. "Cette saga a tous les ingrédients d'une tragédie shakespearienne ou d'un film de gangsters. Je n'ai pas eu besoin d'embellir la vérité", souligne Alex Holmes.



Marc Roche
LAFFAIRE
SINE
Source : massorti.com via
le blog de Thierry Savatier en ligne le 30 juillet



http://savatier.blog.lemonde.fr/2008/07/30/les-dangers-de-laffaire-sine/
LAFFAIRE
SINE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 31 juillet
à 13h 35
sur Diasporablog à 13h 45



Vingt politiques et intellectuels apportent
leur soutien à Philippe Val contre Siné



19 réactions



Sous le titre "Pour Philippe Val, Charlie Hebdo et quelques principes", Bertrand Delanoë, Robert Badinter, Elie Wiesel ou encore BHL affirment notamment: "Nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable".

Vingt intellectuels et hommes politiques, dont Bertrand Delanoë, Robert Badinter et le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, ont signé un texte publié dans le Monde daté du vendredi 1er août en soutien au directeur de la publication de Charlie Hebdo Philippe Val, au sujet de l'affaire du caricaturiste Siné."Pourquoi ne pas admettre l'évidence, à savoir qu'une fois de trop, Siné (a) franchi la barrière qui sépare l'humour de l'insulte et la caricature de la haine", interrogent les vingt signataires de la tribune, intitulée "Pour Philippe Val, Charlie Hebdo et quelques principes".

"Nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable", écrivent les auteurs de ce texte en soutien à Philippe Val et après avoir énuméré des "dérapages" du caricaturiste."Nous entendons apporter notre entier soutien à Philippe Val et à la rédaction de Charlie Hebdo pour la constance de leur engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination", ajoutent-ils.BHL, Adler, Vargas, Bruckner...

Parmi les signataires figurent Alexandre Adler, Elisabeth Badinter, Bertrand Delanoë, Jean-Claude Gayssot, Claude Lanzmann, Bernard Henri-Lévy, Ariane Mnouchkine, Fred Vargas, Pascal Bruckner, Blandine Kriegel ou Dominique Voynet.Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur l'éventualité de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage, annoncé par la presse, avec la fille du fondateur des magasins Darty.Philippe Val avait justifié la fin de la collaboration avec le caricaturiste dans Charlie Hebdo en expliquant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal".Siné s'était défendu depuis à plusieurs reprises de tout antisémitisme et décidé de porter plainte contre "tous ceux" qui le traiteraient de la sorte.

VACHEMENT
SPORT
Source : lequipe.fr en ligne le 31 juillet
à 10h 27
Diasporablog à 10h 13



Basket - Bleus

- T. de Bormio :

Israël en apéritif

C'est une équipe de France largement remaniée qui fait ses débuts face à Israël jeudi dans le tournoi de Bormio en Italie, comme le développe L'Equipe dans son édition de jeudi. Aux commandes de la sélection pour la première fois depuis 1995, Michel Gomez espère voir une équipe offensive dès le match contre Israël et sa star Tapiro. «Je veux voir les joueurs en situation face à des équipes dures comme Israël ou l'Italie, a t-il déclaré. Il faut partager le ballon. Je souhaite avoir sept joueurs au minimum à plus de 10 points sur un match. Au poste de pivot, je veux que les trois réunis mettent 25 points.»

Ce tournoi de préparation à la campagne de qualification pour l'Euro 2009 sera aussi l'occasion de voir comment se débrouillent trois meneurs tricolores "surprise" qui devront faire oublier l'absence de Tony Parker et pallier les défections d'Aymeric Jeanneau, Yohann Sangaré et Joseph Gomis. Pour ce poste, Michel Gomez a appelé deux novices en équipe de France, le joueur de Roanne Marc-Antoine Pellin, 20 ans, et le Choletais de 27 ans Steed Tchicamboud, ainsi que le revenant Yannick Bokolo (29 sélections), remplaçant lors du Mondial 2006. Pellin, 6,6 points et 4,3 passes décisives en Pro A, est en tout cas ravi de cette responsabilité : «C'est une satisfaction (...) Il y a des joueurs majeurs qui ne sont pas là. Cela a libéré les espaces et j'espère en profiter.»Que penser de cet improbable trio ? «On va être surpris de l'adresse de Marco. Et s'il ne shoote pas alors que son défenseur est à cinq mètres, il sort, prévient Michel Gomez qui sera intraitable avec ceux qui ne prendront pas leurs responsabilités jeudi soir face aux Israéliens d'Halperin. Tchicamboud est en pleine montée, il a une grosse adresse mais il doit diriger et contrôler le tempo.
Il ne doit pas foncer tête baissée, de même que Yannick qui doit canaliser son énergie.»Pour plus de détails, retrouvez jeudi dans L'Equipe toutes les informations sur les nouveaux meneurs de jeu de l'équipe de France


La sélection française :
Meneurs : Bokolo, Pellin, Tchicamboud
Arrières-ailiers :Cazalon, De Colo, Dubiez, Gradit, Kirksay
Intérieurs : P. Badiane, Issa, Larquis, Soliman, Turiaf


Le programme du tournoi de Bormio :

Jeudi
France - Israël à 17h00
Pologne - Italie à 20h00

Vendredi
France - Pologne à 17h00
Israël - Italie à 20h00

Samedi
Pologne - Israël à 17h00
France - Italie à 20h00
CAMPAGNE
ELECTORAL
AMERICAINE
Source : lefigaro.fr en ligne le 30 juillet



Obama et McCain dans un mouchoir de poche


Renaud Girard,


envoyé spécial à Washington


L'opinion publique américaine est particulièrement volatile : 50 % des électeurs disent ne pas avoir fait encore de choix définitif.
L'écart entre le candidat démocrate et son rival républicain se limiterait à trois points.

Réduisant à trois points l'avance d'Obama (47 %) sur McCain (44 %) chez les électeurs régulièrement inscrits, le dernier sondage Usa Today-Gallup n'a provoqué ni inquiétude chez les démocrates ni réjouissance chez les républicains. Les états-majors de campagne savent que l'opinion publique américaine est particulièrement volatile ; que 50 % des électeurs disent ne pas avoir fait encore de choix définitif ; que, dans une présidentielle, la décision finale ne se remporte qu'à l'issue des débats télévisés nationaux où les deux candidats se retrouvent face à face. Chacun se souvient que, lors de l'élection de 1980, Reagan n'avait convaincu l'électorat qu'à la faveur de son dernier débat télévisé contre Carter, où le candidat républicain avait su faire preuve de modération, montrant qu'il ne serait pas, en politique étrangère, le fou furieux que présentaient les caricatures démocrates.

La majorité des électeurs sondés par Usa Today-Gallup estiment que McCain ferait un meilleur commandant en chef de l'armée qu'Obama. En revanche, ils pensent que le candidat démocrate serait meilleur dans les relations avec les pays étrangers.


Publicités négatives

Partenaires associés de la firme de consultants McLarty, Nelson Cunningham et Richard Burt, un démocrate et un républicain, s'accordent pour penser que l'élection prend la forme d'un «référendum» sur la personnalité d'Obama. «Les Américains connaissent bien McCain, son passé, son caractère, le travail qu'il a réalisé au Sénat. En revanche Obama leur apparaît comme une personnalité exotique. Tout le monde s'accorde pour dire que c'est un politicien extrêmement doué, capable de séduire intellectuellement n'importe quel interlocuteur. Son message, fondé sur la nécessité d'un changement de cap, est le plus efficace politiquement aujourd'hui. Mais il lui reste à démontrer à l'électeur moyen américain, qui a toujours peur d'une mauvaise surprise, qu'il sera à la hauteur de la fonction», expliquent-ils au Figaro.
La campagne de McCain multiplie les publicités négatives contre Obama sur le thème de son opportunisme, de ses fréquents changements de position, et donc de son manque de caractère. McCain a l'avantage d'avoir montré par le passé une grande indépendance d'esprit. Il a, contre son camp, fait passer en 2002 une loi au Congrès limitant les abus dans le financement des campagnes électorales. Grâce à cette législation, avoir les milieux d'affaires de son côté ne sert plus à grand-chose dans une campagne nationale.

Pour rebondir, Obama compte sur l'efficacité de son programme économique. Alors que McCain colle encore à la vieille idéologie républicaine «l'État, c'est le problème, pas la solution» , Obama préconise la rénovation des infrastructures, l'amélioration de la couverture santé pour tous les citoyens, un contrôle accru du secteur financier, une réduction drastique du déficit budgétaire, creusé au cours des six dernières années par les dépenses militaires.
Le défi d'Obama est désormais clair : persuader les Américains qu'il sera, à la Maison-Blanche, un aussi bon administrateur économique que le fut, de 1992 à 2000, le président démocrate Bill Clinton.



» Quiz : connaissez-vous Barak Obama et John McCain ?

LEDEBAT
INTERELIGIEUX
Source : journalchretien.com en ligne le 31 juillet



Judaïsme -
Eglise orthodoxe : La Vérité vous rendra libre

Entretiens avec le Patriarche Œcuménique Bartholoméos Ier jeudi 31 juillet 2008, par Olivier Clment


Après avoir publié le discours prononcé par le patriarche orthodoxe Bartholoméos 1er au mémorial de la Shoah à Washington, nous vous proposons cette semaine une réflexion sur les relations entre Juifs et chrétiens par le célèbre théologien orthodoxe Olivier Clément.



Un peuple de témoins

Depuis 1972, l’Église orthodoxe a établi un dialogue académique du plus haut niveau avec le Judaïsme. Le but est simplement de mieux se comprendre. Chrétiens et Juifs, dit le Patriarche, nous sommes enracinés dans le même sol, nous obéissons au même Décalogue. Cette révélation de la loi au Sinaï fut une étape décisive dans l’histoire de l’humanité. La loi se ramène en effet à deux interdictions fondamentales : celle de l’idolâtrie et celle du meurtre. Elle humanise l’homme, le protège contre les magies et les violences. Certes, elle n’arrachait pas de son destin l’aiguillon de la mort, mais elle préparait le moment où Dieu, par la résurrection, transformerait son « cœur de pierre » en « cœur .de chair. ».
Lors du procès de Jésus, tous les acteurs du drame, les juges mais aussi l’accusé, sa mère et ses disciples, tous étaient Juifs. Les Actes des Apôtres parlent à plusieurs reprises de la conversion à Jésus de milliers de Juifs. C’est pourquoi, dans l’Evangile de Jean, rédigé tardivement, donc après la nette séparation du judaïsme et du christianisme, le mot « juif » désigne non l’ensemble du peuple, mais ceux de ses responsables qui rejetaient Jésus. Saint Paul lui, écrivait : « Une partie d’Israël s’est endurcie jusqu’à ce que soit entrée la totalité des païen et ainsi tout Israël sera sauvé... Car les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance(1) ».
On a parlé de « peuple déicide ». Mais, répète le Patriarche, une très grande partie de ce peuple, s’était ralliée au Christ. : Qui donc a tué Jésus ? C’est nous, qui, chaque jour, massacrons l’amour. Seulement cette pensée est insupportable. Mieux vaut donc accuser les autres, accuser les Juifs : Ainsi s’est produit un affreux renversement : au lieu que les sociétés dites chrétiennes laissent transparaître aux Juifs le visage du Christ, elles les ont crucifiés. Le visage du Serviteur souffrant n’est-il pas alors devenu aussi - car nous n’oublions pas, certes, nos martyrs et nos saints - le visage de tant de Juifs humiliés, bafoués, massacrés, depuis le temps de l’empereur de Constantinople Héraclius, qui voulut les contraindre au baptême, jusqu’à la première croisade, aux pogroms du début de notre siècle et, finalement, la shoah.
Le peuple juif a été un peuple de témoins, par là même un peuple de martyrs, les deux mots, en grec, sont identiques ; si tant de fois, au cours de l’histoire, ce peuple fut l’objet de cruelles persécutions, allant pour finir jusqu’à la volonté hitlérienne de l’anéantir, c’est peut-être que sa seule présence historique, sa seule et irréductible survie, rappe1aient la relation « verticale » de Dieu et de l’homme, qui s’est manifestée pour la première fois dans la vocation d’Abraham. Ce rappel fut et reste insupportable pour les sociétés enfermées dans l’immanence de la race, du fanatisme, de la puissance. Nous venons de commémorer le cinquantième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, de la fin de la shoah. Cet anniversaire a mis à vif, dans les consciences, la colère, l’indignation, le repentir aussi. Nous, chrétiens orthodoxes, devons rejeter les erreurs du passé, faire pénitence, changer notre cœur. Nous devons établir avec les Juifs une relation nouvelle, une relation de justice, de respect, d’amour, à la limite de sainteté.


En faveur des Juifs...

Il nous faut rappeler aussi certaines interventions du clergé et des laïcs en faveur des Juifs, soit à l’époque des pogroms, en Russie, soit durant la Seconde Guerre mondiale. A Tomsk, en 1905, un jeune moine s’interpose : « Pourquoi frappez-vous mon frère ? » A Kiev, la même année, l’évêque Platon organise une procession solennelle et, tombant à genoux, s’offre aux coups de la foule déchaînée. Les philosophes religieux russes de cette époque sont nourris de spiritualité juive. Soloviev apprend l’hébreu chez un rabbin, et affirme qu’il n’y a pas « une question juive » mais une « question chrétienne » car, dit-il, « les chrétiens n’ont pas encore appris à se comporter chrétiennement à l’égard Juifs (2) ». Aux années 10 de notre siècle, Serge Boulgakov, avec La Lumière sans déclin et Nicolas Berdiaev, avec Le Sens de la créativité, puisent sans cesse dans le Zohar et expliquent par la notion de l’Adam Kadmon - l’homme primordial et universel- le mystère des deux Adam... Des intellectuels chrétiens de Russie viennent de rappeler ces textes et bien d’autres dans un recueil intitulé L’Église orthodoxe et les Juifs : XIX et XX siècles.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il y avait à Paris, dans l’émigration russe, deux grandes personnalités, amies justement de Berdiaev : une moniale sans cloître, Marie Skobtsov, et un prêtre Dimitri Klépinine. Tous deux se sont dépensés sans compter pour sauver des vies juives et la Mère Marie a aujourd’hui son arbre, à Jérusalem, dans la forêt des justes. Tous deux ont été arrêtés et sont morts dans les camps. Or le Père Dimitri, quand la Gestapo l’interrogeait sur son intérêt pour les Juifs, se contenta de montrer sa croix pectorale en disant : « Et que faites-vous de ce Juif-là ? » Les orthodoxes grecs, serbes aussi, eux-mêmes victimes de la tempête qui voulut engloutir le peuple juif, se sont tenu à ses côtés, lui ont offert leur aide. En particulier, le métropolite de Zante, en Grèce, le métropolite, (alors archimandrite) Chrysostomos (Tsitos) à Vienne et d’autres prélats grecs ont beaucoup aidé les Juifs.


Convergences

La tradition orthodoxe recèle un sémitisme très profond. Elle a repris bien des prescriptions bibliques, son clergé constitue une véritable caste lévitique avec prêtres mariés et, longtemps, dans certains pays, de véritables dynasties sacerdotales. Dans la liturgie dite « byzantine », en réalité écrite par des Sémites linguistiquement hellénisés, on trouve la crainte et le tremblement d’Israël devant la transcendance. La tradition orthodoxe connaît une ontologie semblable à celle du judaïsme. Le décalage qui existe entre la perspective ontologique juive et celle des confessions chrétiennes occidentales est de même nature que celui qui distingue l’Orthodoxie de ces mêmes confessions. Au point de départ de l’ontologie, en effet, nous trouvons, dans le Judaïsme et l’Orthodoxie, la primauté de la personne et non de l’essence intelligible. L’homme existe à l’image de Dieu, c’est-à-dire comme une existence, elle aussi personnelle, dans la mesure où il est nommé, appelé par Dieu.
Dans les deux traditions, le Nom divin porte l’énergie divine. Car il existe une étonnante convergence entre la conception juive des Séphiroth et de la Shékinah et la théologie palamite des énergies divines. Pour les mystiques juifs comme pour les mystiques orthodoxes, les attributs divins apparaissent comme le jaillissement de la vie de Dieu elle-même. La distinction patristique de la (268) Suressence inaccessible et des énergies participables se retrouve dans la tradition juive : « Il faut savoir, disait Rabbi Lévi Isaac, qu’il y a dans le Saint (béni soit-il !) pour ainsi dire deux aspects : loin et près. Loin [...] car il est impossible à la pensée d’embrasser Celui qui est absolument premier, et il n’est ange ni archange qui puisse l’embrasser, car il est au-delà de toute conception. Près, car nous croyons que le Créateur (béni soit-il !) remplit tous les mondes [...], la terre est pleine de sa gloire. Et pour nous, fils d’Israël, il nous faut croire à l’un et à l’autre de ces deux aspects : loin et près(3). »

Dans les deux traditions Dieu n’est pas considéré seulement comme cause de la création, mais comme la Présence qui, tout en restant toujours au-delà, « racine cachée » disent les cabbalistes, la porte et la pénètre. Présence donc énergétique, diront les orthodoxes, séfirotique, disent les spirituels juifs. Les séphirot sont les principaux Noms divins qui se disposent en deux colonnes, celle de la rigueur et celle de la clémence, finalement unies dans les séphirot de la beauté et de la miséricorde. Arbre du monde, homme universel, homme céleste, et l’on songe au Christ, Homme universel en effet et dans lequel le monde devient un « buisson ardent » disait Maxime le Confesseur.
Une autre notion circule entre les deux traditions : celle de la Sagesse. La Sagesse, c’est la Shékhinah, la présence divine exilée dans le monde déchu, arrachée à sa Source transcendante par le mal de l’homme. Pour Serge Boulgakov, si nous le comprenons bien, il existe une véritable « sophianité » du créer. Et l’homme doit permettre la réunion de Dieu et de sa Sagesse, pour la transfiguration de l’univers.

Ainsi le thème de la Sagesse rejoint le thème chrétien de la médiation. Dans le judaïsme, la médiation se fait quand Israël libère la Shékinah et manifeste l’Adam Kadmon, qui est une personnalité corporative » (comme dirait le métropolite Jean de Pergame) englobant toute l’humanité. Entre cet Homme céleste et l’arbre séphirotique l’identité est presque complète, semble-t-il. Ici le Patriarche rappelle que, dans les Évangiles synoptiques, Jésus ne se donne pas d’autre titre que celui de « Fils de l’Homme », une expression qui renvoie à l’Homme céleste du Livre de Daniel.
Pour la spiritualité juive, le rôle de l’homme, donc, est de libérer les étincelles de la Shékinah, d’ « élever les parcelles saintes », par là de sanctifier toute existence. La tradition orthodoxe, plus cosmique que les traditions chrétiennes d’Occident, parle du devoir de déceler et d’offrir les logoï des choses, leurs essences spirituelles. Les deux traditions partagent ainsi le sens de la sainteté de la matière, la mission de bénir la vie. N’est-ce pas décisif aujourd’hui où les catastrophes écologiques exigent plus que jamais de nous une véritable alliance avec la nature ?

Enfin le moment créateur, dans le judaïsme, implique, à peu près comme dans la théologie orthodoxe, une sorte de « retrait » de Dieu, le tsimtsum (pour reprendre le beau concept élaboré par -270-les cabbalistes galiléens du XVIè siècle). Quand on aime vraiment, on ne s’impose pas, on se retire pour laisser à l’autre toute sa liberté de choix. En même temps, on lui offre sa vie. Où l’on retrouve le thème orthodoxe de la kénose, on pourrait dire : de la souffrance de Dieu. « Nos prières ne doivent pas être pour nos seuls besoins propres, mais d’abord pour les souffrances de Dieu », disait Rabbi Jehuda Leib de Polna(4).


Une espérance en partie commune

Des convergences dans la vie quotidienne et dans la pensée, mais aussi une espérance partiellement commune. L’attente eschatologique a toujours été particulièrement forte dans la sensibilité et la pensée orthodoxes. C’est pourquoi nous devons souligner le caractère providentiel de l’espérance gardée par Israël. Israël veut dire : celui qui conteste avec Dieu. Aprement, pour la justice : qu’on pense au marchandage sublime d’Abraham. Les Juifs sont des destructeurs d’idoles, ils veulent une justice humaine, charnelle, dans l’histoire même. Ils empêchent la chrétienté de s’immobiliser, de se clore, de remplacer la tension eschatologique, soit par une sacralisation statique, soit par une évasion dans le céleste, le liturgique. Plus largement, ils empêchent l’histoire de se refermer sur elle-même, dans sa seule immanence. Ils se sont trouvés présents partout où elle a tenté de se totaliser dans du totalitaire. Ils l’ont fait voler en éclats, à travers la persécution même qu’elle leur infligeait. Assurant, dans la culture aussi, les nécessaires changements de niveau. Présents et incarnés, mais avec une ouverture à la transcendance, blessant ainsi irrémédiablement l’histoire comme d’une blessure d’espérance.
Certes, cette espérance juive diffère de l’espérance chrétienne en ce qu’elle est seulement un pas encore, tandis que pour les chrétiens existe une tension entre un déjà secret et un pas encore où ce déjà se manifestera ouvertement. Les Juifs nous empêchent de nous complaire en des chants de triomphe et d’amour alors que la justice n’est pas faite. Il est vrai que pour nous toute justice s’accomplit sur la Croix, qu’elle ne peut être que celle de Dieu, c’est-à-dire l’amour. Ne peut être que la résurrection. Mais Rabbi Elimelek ne disait-il pas que « les tsaddikim - les saints - transmuent la vertu de Justice en vertu de Miséricorde (5) » ?


Un mystérieux échange de destins

Il faut signaler enfin, entre Judaïsme et Orthodoxie, un mystérieux échange de destins. Je pense à la simultanéité, et peut-être à la relation, entre la renaissance de l’hésychasme et celle du hassidisme, dans la seconde moitié du XVIIIè siècle et la première du XIXe. A cette époque en effet, c’est dans la même aire privilégiée, subcarpatique, englobant la Pologne méridionale, le nord des pays roumains et la Russie occidentale, que cette double renaissance s’est réalisée. Elle l’a fait de part et d’autre autour de témoins charismatiques, le starets du côté orthodoxe, le tsaddik du côté juif. Les plus grands, les pionniers pourrait-on dire, furent le Baal Shem Tov, le « maître du Nom » divin, et Païssy Vélitchkovski, le maître de la prière du Nom divino-humain, celui de Jésus. Païssy était d’ailleurs d’ascendance juive, sa grand-mère maternelle était une Juive de Poltava. Peut-être des rapports secrets se sont-ils noués entre les maîtres des deux traditions. Le peuple roumain et ukrainien, souvent hostile, pour des raisons économiques, à ceux qu’on pourrait appeler - intermédiaires entre les grands propriétaires terriens, souvent polonais, et les paysans orthodoxes -, des compradors juifs, vénérait sincèrement les tsaddikim. Néo-hésychasme et néo-hassidisme ont constitué, assez semblablement, une sorte de mutation spirituelle pour adapter la tradition aux temps nouveaux, ceux de la raison et de la technique. De part et d’autre, des connaissances et des méthodes spirituelles jusqu’alors plus ou moins secrètes, réservées, ont été communiquées aux simples dans un langage simple. De part et d’autre dominaient le thème de la lumière et celui du cœur, ce cœur qui « prend feu », disent les hésychastes et que les tsaddikim assimilent au char d’Élie, au trône de feu du Seigneur.

De part et d’autre la séparation statique du sacré et du profane se trouvait dépassée, le but étant la sanctification des gestes les plus quotidiens, des choses les plus simples, non sans une certaine « folie ». Dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres, à la veille de la tragédie, Gustav Landauer disait qu’on doit tout faire avec religion et non par religion. Et Martin Buber, lui aussi dans la mouvance du hassidisme dont il recueillait sentences et paraboles, élaborait la philosophie, pour nous si familière, du je et du tu.


Un État à l’épreuve de l’histoire

Franz Rosenzweig, qui définissait les Juifs comme les fils aînés du Père et les chrétiens comme les frères cadets chargés de diffuser chez tous les peuples du monde les valeurs bibliques, estimait - il mourut en 1932 ! - que les Juifs constituaient un peuple anhistorique (6). Or, avec la shoah, l’histoire a failli les engloutir, puis, avec la création de l’État d’Israël, ils sont devenus partie prenante de l’histoire. Dans la civilisation de la modernité qui est la nôtre et qui, par tant d’aspects, semble sans repères, l’État d’Israël est le seul dont les institutions et le fonctionnement se fondent sur une tradition morale et religieuse, tout en assimilant fructueusement les principales conquêtes de cette modernité. Il n’empêche que l’histoire, avec le problème palestinien, met aujourd’hui Israël à l’épreuve. L’alliance de Dieu, du peuple et de la terre ne peut être qu’une alliance de paix et de justice. Respecter les conditions éthiques de cette alliance est source de bénédictions. Les compromettre ou les rejeter entraînerait les vrais dangers, ceux qui mettent en cause une vocation spirituelle. Comment ne pas remercier Dieu, alors, d’avoir fait surgir parmi les Israéliens et les Palestiniens des hommes sages et braves, qui malgré la folie sanglante des extrémistes et les crispations actuelles, ont choisi la vie et la paix et tenteront finalement de poser les bases d’une coexistence dans la réconciliation et la justice.
Chrétiens et juifs nous nous rejoignons dans l’attente, dans l’obligation commune d’une eschatologie active, créatrice. Ils attendent une venue, nous le retour de notre « Messie à l’envers » : mais il ressuscite, authentifiant la Parole d’Israël en lui donnant la force de vaincre la mort ! Chaque instant alors devient décisif. « Chaque seconde, écrivait Rosenzweig, est la porte étroite par laquelle pourrait passer le Messie » Venant, ou revenant comme un voleur au milieu de la nuit, dit l’Evangile.



(1)Rom 11,25-26 et 29

(2)Le Judaïsme et la Question chrétienne, œuvres complètes, Tome IV, p.135(3)Quedoushat Lévi p.101(4)Horod.I p.137(5)Noam Elimelek p.59(6)Dans Der Stern der Erlösung (l’Etoile de la Rédemption), Francfort sur le Main, 1921

Source : Marabout n°3656 Quatrième partie, Chapitre 2Sur le Judaïsme, p.263- 274
LADEMISSION
DEHUDOLMERT
Source : lenouvelobs.com en ligne le 31 juillet
à 9h 18
sur Diasporag à 9h 43


Netanyahu exclut toute alliance avec Kadima



"Ce gouvernement a achevé sa mission. Peu importe qui sera à la tête de Kadima", déclare le chef de l'opposition israélienne (Likoud), donné favori dans les sondages dans la course à la présidence du Conseil.


Benjamin Netanyahu, le chef de l'opposition israélienne de droite (Likoud), a exclu jeudi 31 juillet dans l'immédiat toute alliance avec le successeur d'Ehoud Olmert à la direction du parti Kadima (centre), tout en appelant à de nouvelles élections."Ce gouvernement a achevé sa mission. Peu importe qui sera à la tête de Kadima", a déclaré Benjamin Netanyahu à la radio publique au lendemain de l'annonce de la démission prochaine du Premier ministre."Série d'échecs""Tout le monde est responsable dans ce gouvernement d'une série d'échecs. Il faut laisser le peuple décider avec de nouvelles élections. C'est un gouvernement de personnes qui s'accrochent à leurs fauteuil", a ajouté l'ancien Premier ministre (1996-1999)."Si je suis élu, je constituerai un gouvernement d'union, et non pas un gouvernement issu de combines", a-t-il conclu.Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, affaibli par des affaires de corruption, a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas la direction de son parti Kadima mi-septembre et qu'il renoncerait alors au pouvoir."J'ai décidé de ne pas me présenter aux primaires du Kadima. Je n'ai pas l'intention de me mêler de ce scrutin. J'en accepterai volontiers les résultats", a déclaré Ehoud Olmert au cours d'une allocution télévisée.


Favori

Benjamin Netanyahu est donné favori dans les sondages dans la course à la présidence du Conseil.Les deux candidats les mieux placés pour prendre les rênes du Kadima, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et le ministre des Transports Shaoul Mofaz se sont récemment exprimés en faveur d'un gouvernement d'union nationale avec le Likoud, un parti dont ils étaient membres avant la constitution du Kadima par Ariel Sharon fin 2005. Pour Shaoul Mofaz, "le Premier ministre a pris une décision courageuse qui va dans le sens de l'intérêt de l'Etat"."Je pense que tous les partis qui forment la coalition actuelle resteront dans le futur gouvernement et que d'autres partis se joindront au gouvernement d'union nationale que je souhaite constituer", a-t-il dit jeudi à la radio publique à Washington, où il doit entamer des discussions dans le cadre du dialogue stratégique avec les Etats-Unis.


"Réelles difficultés"

Eytan Cable, secrétaire général du parti travailliste, a estimé que "le prochain chef du Kadima aura de réelles difficultés à constituer un autre gouvernement"."Former un gouvernement alternatif n'est pas une chose évidente", a-t-il dit à la radio publique.Le numéro deux du gouvernement, Haïm Ramon, issu du Kadima, a également estimé que les chances de voir des élections anticipées "sont beaucoup plus élevées que celles de voir se constituer un nouveau gouvernement mené par le prochain dirigeant de Kadima". "Il va être très difficile de faire voter le budget dans l'atmosphère actuelle qui favorise les propositions les plus populistes", a-t-il dit à la radio militaire.Haïm Ramon s'est refusé à préciser quel candidat il comptait soutenir au sein de Kadima.
ISRAELIENS
PALESTINIENS
Source : dépêche AFP diffusée le 31 juillet



Etats-Unis, Israël et Palestiniens s'entendent
sur les objectifs d'un accord de paix



WASHINGTON (AFP) — Les Etats-Unis, Israël et les Palestiniens sont tombés d'accord mercredi pour s'efforcer de parvenir à un accord de paix complet au Proche-Orient, sans "griller d'étape", a indiqué un négociateur palestinien, Saeb Erekat.
"Nous n'opterons pas pour une solution d'accord partiel, (qui ferait) griller des étapes, ou quelque chose qui serait éloigné d'un accord complet sur tous les sujets", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre de la délégation palestinienne avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni pour faire le point sur le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

"Et, que tout le monde comprenne bien que nous négocions des sujets tels que Jérusalem, les frontières, les réfugiés, la sécurité, les prisonniers et l'eau et que nous voulons parvenir à un accord sur tous ces points, ou (il n'y aura pas) d'accord", a ajouté le négociateur palestinien.
"Et ceci a été entendu," a assuré M. Erekat.
Les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées en novembre dernier à Annapolis, près de Washington.
Mme Rice avait reconnu mardi qu'il serait difficile de parvenir à un accord de paix avant la fin de l'année mais avait relevé qu'il était de plus en plus admis que cette question devait être réglée rapidement pour la sécurité de la région.
LADEMISSION
DEHUDOLMERT
Source : french.xinhuanet.com

en ligne le 31 juillet à 8h 22
sur Diasporablog à 9h 27



JERUSALEM, 30 juillet (Xinhua)



Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a affirmé avoir décidé de démissionner après l'élection d'un nouveau dirigeant du parti Kadima (au pouvoir), suscitant immédiatement différentes réactions, notamment en Israël, aux Etats-Unis et dans les territoires palestiniens.
"J'ai décidé de ne pas me présenter aux primaires de Kadima. Je n'ai pas l'intention de me mêler de ce scrutin", a indiqué M. Olmert, dans un message téléivé adressé mercredi soir à la nation.
"Après l'élection de mon successeur, je démissionnerai pour permettre la formation d'un nouveau gouvernement rapidement et efficacement", a-t-il dit.
Accusé de corruption, M. Olmert fait l'objet d'enquêtes criminelles depuis plusieurs mois. La police a récupéré des informations substantielles indiquant que M. Olmert avait reçu des sommes importantes de l'homme d'affaires américain Morris Talansky, et non quelques centaines de dollars comme cela avait été dit.
Morris Talansky a avoué avoir remis à M. Olmert 150 000 dollars de sa poche, suggérant qu'une partie de cet argent avait satisfait les goûts de M. Olmert.
M. Olmert, qui a reconnu avoir reçu de l'argent de M. Talansky, a nié toute infraction, affirmant que cet argent avait servi pour la campagne électorale et déclarant qu'il démissionnerait s'il était mis en examen.

Des responsables politiques israéliens qui s'étaient attendus à l'annonce de M. Olmert de renoncer au pouvoir, ont considéré cette décision comme le signe de la fin de la carrière politique de M. Olmert, a rapporté le quotidien local Ha'aretz.
L'annonce de M. Olmert intervient un jour après que Kadima eut annoncé la date du scrutin destiné à élire sa direction. Mardi, le comité électoral du parti a décidé de fixer le 24 août comme date limite pour l'enregistrement des candidats au scrutin, prévu le 17 septembre.
M. Olmert a annoncé sa décision au moment où ses principaux adversaires politiques, le ministre de la Défense Ehud Barak, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et le ministre des Transports Shaul Mofaz, séjournent aux Etats-Unis.
Mme Livni, grande favorite pour la présidence de Kadima, a déclaré que le Premier ministre Olmert avait pris "une décision personnelle qui n'était pas simple, mais bonne. Kadima doit continuer à agir d'une manière qui préserve son unité et sa capacité de diriger (le peuple)".
M. Mofaz, un autre successeur probable de M. Olmert, s'est félicité de la décision de ce dernier, la qualifiant de "courageuse".
"Cela montre qu'en dépit de sa situation personnelle, il sait toujours ce qui est bon pour le pays et qu'il a pris la décision correcte dans ce contexte difficile", a indiqué M. Mofaz.
Le ministre israélien de la Sécurité publique Avi Dichter a également salué la décision de M. Olmert, affirmant qu'"elle est correcte et courageuse pour Israël, le mouvement Kadima et lui-même".

Quant au Parti travailliste, partenaire de coalition principal de Kadima, il a fait remarquer par l'intermédiaire d'Ehud Barak que la décision de M. Olmert était "correcte et appropriée".
Le Likoud (opposition) a considéré l'annonce de M. Olmert comme une raison suffisante pour organiser une élection générale, après laquelle le président de la formation, Benjamin Netanyahu, aurait l'intention de former un gouvernement d'union nationale.
Car le successeur de M. Olmert au poste de dirigeant de Kadima ne pourra pas automatiquement entrer en fonction en tant que Premier ministre du pays. Si il est capable de former une coalition, l'Etat hébreu disposera d'un nouveau gouvernement au mois d'octobre. A défaut, une campagne électorale commencera et durera plusieurs mois.
Le porte-parole de la Maison Blanche Gordon Johndroe a déclaré que le président George W. Bush avait parlé mercredi avec M. Olmert avant l'annonce de sa décision de démissionner en septembre.

M. Bush compte travailler étroitement avec M. Olmert jusqu'à sa démission et souhaite qu'il fasse de même, a ajouté M. Johndroe.
"Nous continuerons à oeuvrer en commun pour la conclusion d'un accord avant la fin de cette année", a affirmé M. Johndroe, invité à répondre à la question si le départ de M. Olmert affecterait le processus de paix fragile entre les Israéliens et les Palestiniens.
Parallèlement, le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié la décision de M. Olmert d'"affaire interne israélienne" et s'est engagé à travailler avec son successeur, a déclaré son porte-parole Nail Abu Rdineh.
Les Israéliens et les Palestiniens ont relancé leurs négociations de paix en suspens depuis la conférence internationale sur la paix au Moyen-Orient qui s'est déroulée en novembre à Annapolis, aux Etats-Unis. Ils se sont fixés l'objectif de parvenir à un accord de paix fin 2008.
Le président Bush a promis aux deux parties qu'il contribuerait à la conclusion d'un accord. Cependant, M. Olmert a déclaré lundi qu'il était impossible pour les Israéliens et les Palestiniens de parvenir en temps voulu à un accord de paix qui comporte une solution à leur dispute sur Jérusalem.

mercredi, juillet 30, 2008

LART
ISRAËLIEN



http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/07/30/israel-quinquagenaire-1/
ISRAËL
PAYSARABES
Source : israelvalleys.com en ligne le 30 juillet


MER :
Les routes commerciales du Maroc
avec Israël existent.
Le dialogue méditerranéen
permettra de les officialiser.




REVUE DE PRESSE.


Lefigaro.fr : “Le nouveau port de Tanger est un maillon de la chaîne économico- commerciale qui relie le Maroc à l’Europe. Initialement prévu sur la côte atlantique, le projet s’appelait Tanger Atlantique, ce port, baptisé Tanger Med, a été implanté, en 2003, sur le cap marocain le plus proche de l’Espagne (14 km).
«Sur l’Atlantique, on faisait perdre 4 heures à tout navire venant charger ou décharger en Europe», explique Anouar Alasri, le directeur marketing et commercial de Tanger Med.
Ce port sert de plate-forme logistique : les conteneurs arrivant de Chine par le canal de Suez sont reroutés sur d’autres navires vers les différents ports européens, Gènes ou Rotterdam, sans entrer sur le marché marocain.

Sur cet énorme couloir maritime entre les détroits de Suez et Gibraltar, l’idée est de brancher des «autoroutes de la mer» pour relier en continu les différents ports de la Méditerranée.
Le port de Tanger, qui est idéalement positionné pour redistribuer les conteneurs de marchandises sur de plus petits navires, a déjà signé en juin dernier un accord avec Barcelone. Mais pour que d’autres autoroutes soient ouvertes, «il faut une volonté politique, explique Anouar Alasri, car il faut libérer de la place sur les ports et subventionner des bateaux qui, au début, ne seront pas pleins».

«On est pour le maximum d’échanges.» Voilà la réponse d’Anouar Alasri à la question du commerce avec Israël. Le processus de Barcelone, ce qui a d’ailleurs contribué à son essoufflement, comme demain l’UPM demeurent les seules enceintes où Arabes et Israéliens se retrouvent. Mais, plus que la question du commerce avec l’Algérie, c’est celui avec Israël qui demeure un tabou pour l’opinion arabe.
Les diplomates et les chefs d’entreprises marocains conviennent, en privé, qu’on frise le ridicule, d’autant que les routes commerciales avec Israël existent. Le dialogue méditerranéen permettra peut-être un jour de les officialiser”.


Première diffusion le 18 Juillet 2008.
DEMISSION
DEHUDOLMERT
Source : lefigaro.fr en ligne le 30 juillet
à 20H 55
sur Diasporablog à 21h 07


Israël :
Olmert jette l'éponge



Embourbé dans des affaires de corruption, le premier ministre israélien quittera le pouvoir dès que son parti aura désigné son successeur en septembre.


Ehoud Olmert démissionnera en septembre. Soupçonné d'être impliqué dans plusieurs scandales de corruption et lâché par les membres de son parti, le premier ministre israélien a annoncé mercredi soir qu'il quittera son poste dès que son successeur à la tête de son parti, le Kadima (le centre), sera élu le 17 septembre. «J'ai décidé de ne pas me présenter aux primaires du Kadima. J'en accepterai volontiers les résultats», a assuré le politicien au pouvoir depuis janvier 2006. «Lorsque le prochain dirigeant du parti sera élu, je démissionnerai de mes fonctions pour lui permettre de constituer un autre gouvernement rapidement et efficacement», a-t-il poursuivi. Si son successeur à la tête de Kadima parvient à former une coalition, le nouveau gouvernement pourrait effectivement voir le jour au mois d'octobre.
«Je pense qu'un tel gouvernement jouira d'une base populaire et sera en place rapidement», a estimé Ehoud Olmert, âgé de 62 ans. «Je quitterai mes fonctions comme il le faut, honorablement, (de manière) juste et de façon responsable, comme j'ai agi durant tout mon mandat», a souligné le chef du gouvernement. Dans sa brève allocution, l'ancien maire de Jérusalem a dénoncé les enquêtes de police dont il fait l'objet.



Soupçonné d'avoir reçu 100.000 dollars de pots-de-vin

«Je prouverai ensuite mon innocence», a-t-il martelé, en faisant allusion aux scandales qui l'éclaboussent, admettant toutefois «avoir fait des erreurs et le regretter». Le chef de gouvernement le plus impopulaire et le plus inquiété par la justice de l'histoire d'Israël est mis en cause dans cinq affaires de corruption. La plus grave concerne les pots de vin que le premier ministre aurait reçus d'un riche homme d'affaires américain. Morris Talansky a ainsi affirmé avoir versé au total à Ehoud Olmert plus de 100.000 dollars en liquide pendant une quinzaine d'années.

L'annonce de son retrait met fin à plusieurs semaines de luttes intestines au sein du parti au pouvoir, qui a vu la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni et Ehoud Olmert s'entre-déchirer. Comme elle, plusieurs dirigeants de Kadima, créé par l'ancien premier ministre Ariel Sharon, toujours dans le coma, ont multiplié les appels pour qu'Ehoud Olmert ne se présente pas aux primaires, de crainte que son impopularité n'entraîne un désastre électoral pour Kadima.
Tipzi Livni qui a annoncé mardi briguer le poste de premier ministre est donné gagnante des primaires par les sondages mais elle est talonnée par le «Faucon» Shaul Mofaz, le ministre des Transports. La ministre des Affaires étrangères a néanmoins déjà commencé à préparer le terrain en cas de victoire aux primaires, en appelant à la composition d'un gouvernement d'union nationale qui pourrait lui permettre d'obtenir la majorité parlementaire nécessaire pour gouverner. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà annoncé être prêts à travailler avec tout nouveau gouvernement israélien.


LEFLASH
DINFOLIVETV


Ehoud Olmert annonce sa démission

Dans une allocution spéciale diffusée en direct à la télévision israélienne, le Premier ministre Ehoud Olmert a annoncé mercredi soir qu'il ne se présenterait pas aux primaires de son parti Kadima le 17 septembre prochain, laissant entendre qu'il renonçait au pouvoir. "Après l'élection de mon successeur je démissionnerai pour permettre la formation d'un nouveau gouvernement rapidement", a ainsi déclaré Ehoud Olmert.
Le discours du chef du gouvernement a confirmé les informations ébruitées dans la presse en fin d'après-midi qui annonçaient une dissolution imminente de la Knesset ou la non participation de ce dernier aux "primaires" de son parti Kadima. Une telle annonce constitue quoiqu'il en soit une surprise.

Ces dernières semaines, de nombreux responsables politques israéliens, y compris au sein de sa formation Kadima, avaient appelé à la démission d'Ehoud Olmert, impliqué dans une compromettante affaire de corruption. La justice l'accuse notamment d'avoir reçu de l'argent du riche homme d'affaires américain Mooris Talansky.
Jusqu'ici, Ehoud Olmert a nié toute malversation mais reconnu avoir reçu des fonds destinés à financer ses campagnes électorales avant sa prise de fonctions comme premier ministre en janvier 2006, notamment à la mairie de Jérusalem en 1999 et 2003.

LAFFAIRE
SINE
Source: lenouveobs.com en ligne le 30 juillet
à 13h 01
sur Diasporablog à 13h 20


Siné :
Philippe Val répond aux polémiques


2 réactions



Le directeur de la publication de Charlie hebdo revient sur le départ du chroniqueur. Pour lutter contre "les rumeurs les plus aberrantes", il retrace les "faits simples et vérifiables" qui ont amené la polémique et répond à trois questions soulevées par les lecteurs dans leurs nombreux courriers.



Le directeur de la publication de Charlie hebdo, Philippe Val, revient dans l'éditorial de l'hebdomadaire publié mercredi 30 juillet sur la polémique liée au départ de Siné de Charlie et répond aux nombreux courriers reçus par l'hebdomadaire après les accusations d'antisémitisme à l'encontre du chroniqueur. Dans une chronique publiée le 2 juillet, Siné ironisait sur l'éventualité de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage, annoncé par la presse, avec la fille du fondateur des magasins Darty.


"Antisinétisme"

Dans un texte intitulé "Antisinétisme", Philippe Val revient sur les "faits simples et vérifiables" qui ont amené cette polémique, assumant avoir "commis une erreur" en ne relisant pas la chronique de Siné. Il justifie sa réaction en affirmant avoir été directement contacté par un collaborateur de Jean Sarkozy qui lui a certifié que ce dernier et sa fiancée "envisageaient de faire un procès".Philippe Val a alors demandé à Siné de "lever les ambiguïté sur ces propos". "Siné, après avoir accepté", indique Val, "a finalement refusé de le faire en arguant que lui avait des couilles". "Il a préféré partir, et depuis alimente la rumeur selon laquelle je l'ai viré", affirme le directeur de la publication de Charlie hebdo.


Point par point

Dans la "montagne d'injures antisémites qui s'abat" sur le journal, Philippe Val, a décidé de répondre à trois questions qui sont soulevées: "Peut-on tout dire des arabes et rien des juifs?",
"Pourquoi Charlie Hebdo n'a pas tenté d'aller jusqu'à un procès?" et "Pourquoi sanctionner Siné qui tape sur toutes les religions?"Pour répondre à la première question, Philippe Val différencie les attaques contre les personnes de "quelque origine que ce soit", que Charlie Hebdo ne publie pas, et "les attaques contre les religions en tant qu'elles veulent se substituer aux lois démocratiques", que l'hebdomadaire relaie.Or, pour Val, le texte de Siné "ne s'attaquait pas à l'idéologie d'une religion", mais "attaquait une personne, Jean Sarkozy, pour en stigmatiser les liens supposés avec le judaïsme".
Et le directeur de la publication de Charlie dénonce "la liberté de proférer des insultes machistes, antisémites et homophobes" qui régnait "à "l'époque bénie" de la jeunesse de Siné", "une liberté paradoxale dont le prix est l'absence de liberté des autres" que Val qualifie de "forme molle de fascisme".Laïcité ou prétexte Concernant la deuxième question, Philippe Val affirme avoir eu "nulle envie" de gagner un procès intenté par les familles Sarkozy-Darty. "Procès ou pas procès, il fallait que Siné s'excuse et lève l'ambiguïté. C'était une question de principe", affirme-t-il".

Enfin, Philippe Val répond au troisième point sur la laïcité en arguant qu'elle "ne doit pas servir de prétexte pour insulter ceux qui entretiennent un lien avec telle ou telle religion".En conclusion, il rappelle être un opposant politique à Nicolas Sarkozy, nie avoir, en prenant la défense de son fils, avoir "fait allégeance" au père et dénonce la "gauche pourrie, celle de Jules Guesde, anti-dreyfusarde parce que Dreyfus était un militaire bourgeois". S'adressant aux lecteurs de Charlie, il assure être resté "fidèle aux valeurs communes" qui les lient à l'hebdomadaire.

mardi, juillet 29, 2008

GUERRE
CIVILE
AGAZA?

Source : lenouvelobs.com en ligne le 29 juillet
à 22h 47
sur Diaporablog à 23h 23



Explosion dans un camp d'entraînement
du Hamas à Gaza: plusieurs blessés



Une importante explosion a fait plusieurs blessés mardi soir dans un camp d'entraînement du Hamas dans le sud de la Bande de Gaza, selon des sources palestiniennes.
Des ambulances se rendaient sur l'ancien site d'une implantation de peuplement israélienne.
On ignorait dans l'immédiat ce qui a provoqué cette explosion.
Le Hamas, qui a pris le contrôle de la Bande de Gaza en juin 2007, a conclu un cessez-le-feu avec Israël il y a plus d'un mois. Les tensions entre le Hamas et les membres du Fatah rival ont cependant augmenté ces derniers jours à Gaza.
ELECTIONS
AKADIMA
Source : lefigaro.fr via l'Agence France-Presse
en ligne le 29 juillet


Israël:
Livni veut être premier ministre


La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a pour la première fois publiquement affirmé ce soir qu'elle brigue les fonctions de chef du gouvernement."Je veux être premier ministre, et j'agis en ce sens, afin de procéder à des corrections et à des changements (...) car l'opinion ne fait plus confiance aux politiciens, et il faut restaurer cette confiance", a-t-elle déclaré à la Chaîne-10 privée de la télévision israélienne."L'opinion veut savoir que pour sa direction politique, c'est avant tout le bien et l'intérêt du pays qui priment et que la loi doit être appliquée", a-t-elle encore dit. Mme Livni a ainsi fait allusion notamment à une série de scandales de corruption impliquant le Premier ministre Ehud Olmert, qui dirige actuellement le parti centriste Kadima.Cette formation doit tenir à la mi-septembre des élections primaires pour désigner son nouveau chef, et Mme Lvni est la plus en vue des candidats pressentis, Shaoul Mofaz (ministre des Transports), Avi Dichter (Sécurité intérieure) et Méir Sheetrit (Intérieur).Selon la procédure, les candidatures à la direction du Kadima doivent être soumises d'ici la mi-août.
ELECTIONS
AKADIMA
Source : lespress.fr en ligne le 29 juillet à 21h 07
sur Diasporablog à 22h 55



Election en Israël,
pour la tête de Kadima, le 17 septembres



Le parti centriste Kadima, au pouvoir en Israël, confirme qu'il organisera le 17 septembre une consultation interne pour choisir sa direction, à la suite des ennuis judiciaires de son actuel chef de file, le Premier ministre Ehud Olmert.

Plusieurs personnalités du parti, dont la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, sont sur les rangs pour remplacer éventuellement Olmert, qui a dit qu'il ne démissionnerait que s'il était inculpé.
On ignore pour l'instant si Olmert sera effectivement candidat à sa propre succession à la tête du parti.
"Il est impossible de continuer comme ça. Nous devons réparer les dégâts, avant tout à l'intérieur du parti, et ce processus exige qu'il y ait un autre Premier ministre", a déclaré pour sa part Livni à la chaîne de télévision Channel 10.
Si le scrutin interne du 17 septembre ne désigne aucun vainqueur, un deuxième tour sera organisé sept jours plus tard, a précisé Kadima dans un communiqué.
Olmert a accepté le principe d'une renouvellement anticipé de la présidence de sa formation dans le cadre d'un accord conclu avec le Parti travailliste, qui menaçait de se retirer de la coalition gouvernementale pour protester contre la mise en cause du chef du gouvernement dans une affaire de corruption.
Le vainqueur du vote de septembre serait tenu de former un nouveau gouvernement d'ici novembre, dit-on de source informée.

Lundi, Livni avait accentué ses attaques contre la façon dont le Premier ministre a conduit le parti centriste depuis qu'il a succédé à son fondateur Ariel Sharon en janvier 2006.
Ehud Olmert est impliqué dans plusieurs scandales de corruption qui menacent de lui coûter son poste et la ministre des Affaires étrangères est la favorite des sondages d'opinion pour le remplacer.




D'ANCIENS CONSEILLERS DE SHARON AVEC LIVNI

Ehud Olmert et Tzipi Livni ont tous deux participé à la fondation de Kadima mais Livni en conteste la direction au Premier ministre depuis qu'il a été mis en cause il y a un an par une commission indépendante au sujet de sa gestion contestable de la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah au Liban.
Depuis, Ehud Olmert a été encore un plus affaibli politiquement par divers scandales qui ont amené la police à l'entendre à plusieurs reprises, notamment sur des enveloppes généreuses reçues depuis des années d'un homme d'affaires juif américain.
Lundi soir, la chaîne de télévision israélienne Channel 2 a rapporté que trois anciens proches collaborateurs de Sharon avaient accepté de conseiller Livni dans sa tentative de prendre la tête du parti.
Mais la ministre des Affaires étrangères pourrait trouver sur son chemin un rude adversaire en la personne de Shaul Mofaz, actuel ministre des Transports et ancien chef d'état-major, qui s'est illustré dans la répression de la seconde intifada palestinienne après septembre 2000.
Quoi qu'il en soit, si Ehud Olmert doit céder la place, son successeur devra convaincre les travaillistes de rester au sein de la coalition actuelle, faute de quoi le pays s'acheminerait vers des élections législatives anticipées.
Un tel scénario politique en Israël risquerait de porter un coup d'arrêt au processus de paix avec les Palestiniens, que le président George Bush aurait souhaité voir se conclure avant son départ de la Maison blanche, en janvier, un délai dont Olmert a estimé qu'il ne serait sans doute pas respecté.



Ari Rabinovitch,


version française
Guy Kerivel
LESIMAGES
DINFOLIVETV
Source : la newsletter d'Infolive.TV
diffusée le 29 juillet


http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-26587-israelnews-voyage-au-coeur-de-la-terreur-gaza
DIASPORABLOG
accueille...



LA FRATERNITE JUDEO-NOIRE EN FRANCE



Un « OULPAN » bientôt à la portée
de tous nos membres
Par Guershon Nduwa

Les membres de la "Fraternité des Juifs Noirs en France" auront bientôt droit à un "oulpan "classe d’hébreu moderne élémentaire".



L’hébreu, oui, mais pour quoi faire ?



lire la sute

http://www.fjn.123.fr/spip.php?article49
LAFFAIRE
SINE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 29 juillet
à 18h 58
sur Diasporablog à 20h 54



"Affaire Siné" : la Licra décide de poursuivre
le chroniqueur de Charlie Hebdo en justice



59 réactions



La Licra, qui a déjà poursuivi Jean-Marie Le Pen et Dieudonné pour des propos racistes et antisémites, justifie son recours devant les tribunaux en qualifiant les propos du chroniqueur de "poncifs de l'antisémitisme le plus éhonté".

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a décidé, mardi 29 juillet, de porter l'affaire "Siné" en justice. Dans un communiqué, la Licra, qui a déjà poursuivi Jean-Marie Le Pen et Dieudonné pour des propos racistes et antisémites, justifie son recours devant les tribunaux en qualifiant les propos du chroniqueur de Charlie Hebdo de "poncifs de l'antisémitisme le plus éhonté". La Licra tient à rappeler qu'elle a déjà, dans le passé, dû intenter un procès contre Siné, après qu'il avait avoué sur les ondes d'une radio libre être antisémite et qu'il avait menacé de "faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs", ajoutant qu'il voulait que "chaque juif vive dans la peur sauf s'il est pro-palestinien". Selon le même communiqué, le chroniqueur de Charlie aurait même déclaré "qu'ils meurent", avant de présenter ses excuses.


Courrier à Christophe Barbier

La Licra a par ailleurs fait part de son indignation, dans un courrier adressé à Christophe Barbier, rédacteur en chef de l’Express, pour le dessin de Plantu paru le 24 juillet, représentant Philippe Val en petit chef nazi. "La LICRA s’étonne que le talent et le crayon de Plantu aient pu s’égarer au point de représenter Philippe Val comme il représentait Jean-Marie Le Pen naguère. Cette confusion des genres n’honore pas le successeur de Tim", affirme le communiqué. "Pour la LICRA, Philippe Val est l’honneur de la presse française par son engagement contre toutes les formes d’intolérance et d’atteinte à la dignité de l’être humain."Joints par nouvelobs.com, le dessinateur et Christophe Barbier n'ont pas souhaité réagir pour le moment.
LAFFAIRE
SINE
Source : le site de Jean-Marc Morandini
via l'Agence France-Presse en ligne le 29 juillet
à 9h 06
sur Diasporablog à 11h 35


Siné:
La Ministre de la Communication
soutien Charlie Hebdo


La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel a déclaré lundi souhaiter "apporter son soutien" à Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, dans le cadre du licenciement du dessinateur Siné, indique un communiqué de la ministre.
Christine Albanel "souhaite apporter son soutien" à Philippe Val "dont personne ne peut douter de l'indépendance d'esprit et de son attachement à la liberté d'expression".

"Le dessin et les propos de Siné renvoient à des clichés et caricatures d'un autre temps que l'on aimerait voir disparaître à jamais", conclut la ministre.
Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur l'éventualité de la conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage, annoncé par la presse, avec la fille du fondateur des magasins Darty.
Le caricaturiste avait été renvoyé de l'hebdomadaire.
Philippe Val avait justifié le départ du caricaturiste dans Charlie Hebdo en expliquant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal".
Siné s'était défendu à plusieurs reprises de tout antisémitisme. Il a décidé de porter plainte contre ceux qui en le traitant "injustement d'+antisémite+ et d'+ordure+ ont provoqué son licenciement par Charlie Hebdo.
Une pétition de soutien au caricaturiste a déjà rassemblé au moins 2.000 signatures dont celles de dessinateurs, humoristes, écrivains ou philosophes.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) avait jugé "indignes" mi-juillet les propos de Siné. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont apporté lundi leur soutien à Philippe Val.

ISRAËL
SYRIE
Source : lefigaro.fr en ligne le 28 juillet



Damas esquisse une ouverture
en direction d'Israël



L'ambassadeur syrien à Washington tend la main à l'État hébreu, alors que les négociations indirectes entre les deux pays doivent reprendre cette semaine.

La Syrie fait patte de velours avec Israël sur le front diplomatique. «Voyons grand, asseyons-nous (à la table des négociations), faisons la paix et mettons fin une fois pour toutes à l'état de guerre», a lancé Imad Moustapha, l'ambassadeur syrien à Washington. Ce diplomate, qui a l'oreille du président Bachar al-Assad, a tenu ces propos exceptionnellement conciliants lors d'une interview accordée à une organisation juive américaine de gauche. Signe du grand intérêt qu'ils ont suscité en Israël, la radio de l'armée israélienne s'est empressée hier de les diffuser.
Détail important : la main tendue de l'ambassadeur précède de peu le quatrième round, prévu cette semaine à Ankara, des négociations indirectes entre Israël et la Syrie. Ces discussions entamées au mois de mai, que les deux parties s'accordent à présenter comme «positives», sont menées par l'intermédiaire de diplomates turcs qui effectuent la navette entre les deux délégations.

« Il y a une occasion historique pour Israël de faire la paix non seulement avec la Syrie et le Liban mais aussi avec l'ensemble du monde arabe », a souligné Imad Moustapha. Les experts israéliens ont souligné le caractère novateur de ces déclarations. «L'ambassadeur n'aurait pas pu les tenir sans le feu vert de son président, sinon il aurait été limogé sur-le-champ», estime le professeur Moshé Mahoz, un expert de la Syrie de l'université hébraïque de Jérusalem. «Damas teste l'option modérée qui réunit les Américains, les pays arabes, le monde sunnite et Israël face à l'option iranienne», ajoute cet universitaire. Les responsables officiels israéliens affirment eux aussi, en privé, qu'il faut «prendre le geste de Damas au sérieux».



Ehoud Olmert au cœur d'un scandale financier

Cet optimisme tranche avec le constat d'échec dressé hier par Ehoud Olmert sur le volet palestinien. Pour la première fois, le chef du gouvernement israélien a admis qu'il ne serait pas possible de parvenir cette année à un «arrangement global comprenant Jérusalem».
Le président américain, George W. Bush, qui poussait à la roue pour parvenir cette année à un accord de principe israélo-palestinien et finir en beauté son dernier mandat, ne pourra pas réaliser son rêve. Une fois de plus, la question de l'avenir de la partie arabe de la Ville sainte, où vivent environ 270 000 Palestiniens, aura fait capoter les discussions, alors que, sur les frontières du futur État palestinien ainsi que sur l'avenir des réfugiés palestiniens notamment, «les divergences n'ont rien de dramatique», selon l'expression d'Ehoud Olmert.

Le premier ministre mise désormais sur la carte syrienne. Cela ne signifie pas que la paix avec Damas soit pour demain. Il est difficile d'imaginer qu'un chef de gouvernement empêtré dans un scandale financier qui risque de lui coûter son fauteuil dans les prochaines semaines soit en mesure de faire la moindre concession. Même s'ils arrondissent les angles, les Syriens ne sont pas décidés à lui faire de cadeau. Ils continuent à exiger un retrait total du plateau du Golan conquis par Israël sur la Syrie durant la guerre des Six-Jours de juin 1967. Or quelque 20 000 Israéliens sont installés dans cette région et plus des deux tiers des Israéliens sont, pour le moment, hostiles à une restitution de cette région stratégique qui surplombe le nord du pays et le lac de Tibériade, la principale réserve en eau douce de l'État hébreu.
ISRAËL
MEDIA
Source : Israelvalleys.com en ligne le 29 juillet


Israel Today,
le quotidien israélien gratuit de Sheldon Adelson
a plus de lecteurs que le Maariv

Par Mickael Finkelstein


Un sondage réalisé par TGI sur les douze derniers mois montre qu’Israel Today, le quotidien gratuit du milliardaire Sheldon Adelson, est le deuxième journal le plus lu d’Israël, juste derrière le Yédiot Aharonot mais bien devant le Maariv.
Maariv a occupé la seconde place pendant de nombreuses années avant d’être rejoint par le quotidien gratuit.

TGI affirme qu’Israel Today continue à gagner en lecteurs, avec un taux d’exposition de plus de 20% entre janvier et juin, comparé à 17.4% pour la même période de l’année dernière.
Israel Today est aujourd’hui distribué à 255 000 exemplaires.
Pourtant, en dépit de cette popularité, le lecteur type d’Israel Today ne lit généralement pas les autres quotidiens, c’est pourquoi l’augmentation des parts de marchés d’Israel Today ne se fait pas au dépend d’une perte sèche de client chez ses concurrents, c’est plutôt le marché qui s’agrandit.
Notons que les 5 plus gros quotidien (Yédiot, Israel Today, Maariv, Haaretz et Globes) atteignent à eux 5 plus de 58% du marché israélien.

A la tête de 26 milliards de $, Adelson trouve le journalisme israélien monolithique, antipatriotique et morose. Adelson s’est donné pour mission d’instiller un nouveau souffle, un nouveau dynamisme pour améliorer la distribution.
Son immense fortune, tirée des casinos situés de Las Vegas à Macao, va lui permettre de bouleverser le journalisme local, et son intention est d’aller au-delà des seules frontières d’Israël.


M.F
ISRAËL
SYRIE
Source : le nouvelobs.com en ligne le 29 juillet



Les négociations indirectes entre Israel
et la Syrie reprennent à Ankara

La Turquie sert d'intermédiaire. L'Etat hébreu et Damas sont en état de guerre depuis 1948. Ils avaient annoncés le 21 mai dernier une reprise du dialogue.

Israël et la Syrie devaient entreprendre mardi 29 juillet à Ankara un quatrième tour de négociations par l'intermédiaire de la Turquie, a indiqué à l'AFP un responsable israélien."Deux conseillers du Premier ministre (Ehud Olmert), Shalom Turjeman et Yoram Turbowitz, vont se rendre dans la journée en Turquie pour poursuivre les discussions", a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat.


Sur place, des diplomates turcs devaient continuer à faire la navette entre les deux délégations.La reprise du dialogue indirect entre la Syrie et Israël, après un gel de huit ans, avait été annoncée simultanément le 21 mai par Israël, la Syrie et la Turquie.Israël et la Syrie sont formellement en état de guerre depuis 1948 mais ont signé des accords d'armistice ou de cessez-le-feu.Négociations bilatérales directes"La volonté de paix d'Israël est très sérieuse, c'est pourquoi nous espérons que le processus qui a été engagé débouchera le moment venu sur des négociations bilatérales directes afin de pouvoir arriver à des résultats significatifs", a poursuivi le responsable.Le 12 juillet, le président syrien Bachar al-Assad avait toutefois estimé que des négociations ne pourraient pas avoir lieu avant la prise de pouvoir du prochain président américain au début de l'an prochain.
NOUS REPUBLIONS CETTE PAGE A L'OCCASION DU DECES DE NOTRE AMI, ALAIN SUIED, L'UN DES PLUS FULGURANTS POETES JUIFS DE SA GENERATION.

NOUS REVIENDRONS AUSSI TOUTE LA SEMAINE SUR SES ARTICLES QU'IL PUBLIAIT DANS NOS PAGES DEPUIS LA CREATION DE DIASPORABLOG EN SEPTEMBRE 2005. IL EXPOSEE A TRAVERS SES ECRITS, DE SA POESIE, TOUTE SA FRAYEUR, TOUTE SA HANTISE A L'EGARD D'UN MONDE IMPITOYABLE QUI LAISSE PLACE, IMPUNEMENT, A LA NEGATION DE L'AUTRE. QUI TENTE D'EXTRAIRE L'AUTRE DE SA NORMALITE. L'AUTRE QUI POURRAIT ÊTRE LE JUIF. A NOUVEAU CRUCIFIE SUR L'AUTEL DES CRIMES QU'IL NA POURTANT PAS COMMIS. C'EST CETTE BARBARIE HUMAINE QU'IL NE CESSAIT DE COMBATTRE AVEC OPINIÂTRETE, SANS JAMAIS LÂCHER PRISE SUR SES CONVICTIONS. AU RISQUE PARFOIS DE PARAÎTRE EXCESSIF DANS SA FACON DE CROQUER LE PAYSAGE HUMAIN, EN MARGE DU REEL.

NOUS REVISITERONS SES POEMES, SA PENSEE TOUT AU LONG DE CE MOIS.

VOUS CONNAISSIEZ LE POETE, VOUS CONNAISSIEZ SES OEUVRES. FAITES NOUS PART DE VOTRE TEMOIGNAGE.

MERCI.

Bernard Koch


PoEtIc





Vient de paraître, aux Editions Arfuyen, le nouveau recueil de poèmes de notre ami et collaborateur, Alain Suied, "LAISSER PARTIR". Poète de l'absolu. Sondeur, jusqu'à l'extrême, du malaise de notre humanité. Guide de notre inconscience. Une voix unique à entendre.



Sortie en librairie :
juin 2007

ALAIN SUIED

LAISSER PARTIR


Editions Arfuyen
Collection « Les Cahiers d’Arfuyen »
116 p – 13 euros


Ce recueil est depuis près de vingt ans le neuvième livre d’Alain Suied que publient les Éditions Arfuyen. Rappelons les titres précédents : Le corps parle (1989), Face au mur de la Loi (1991), Ce qui écoute en nous (1993), Le premier regard (1995), Le pays perdu (1997) L’Ouvert, l’Imprononcable (1998), Rester humain (2001), L’Éveillée (2004).

On se souvient que L’Éveillée, dernier recueil paru, était placé sous le signe de la quête de l’origine familiale et spirituelle : la figure de la mère et le Nom de Jacob en étaient les témoins. Les thèmes de ce nouveau recueil, tout en poursuivant cette recherche, nous rappellent aussi combien Alain Suied a toujours nourri sa recherche personnelle de l’expérience des grands psychanalystes. En témoigne par exemple, dans la quatrième partie, Entendre, écouter, comprendre, ce poème : « Entendre, écouter, comprendre : / de pays en pays, je traverse / le monde inexploré de ton regard. / Les lieux, les sources, les seuils / se confondent et se reflètent / dans notre histoire commune. / Je touche ta blessure et j’ouvre // l’horizon de ton destin. » Ou bien, un peu plus loin : « Tu te bats contre des ombres et voilà :/ ta colère, ton cri , tes craintes / sont les seules lueurs qui te guident !/ Non , il ne peut revenir , le temps illusoire / où tu te confondais avec le désir / – tu dois chanter dans la nuit sans écho. »


Le livre

Laisser partir est composé de 80 poèmes, répartis en huit suites de dix poèmes. Les titres de ces huit suites sont révélateurs de la tonalité de l’ouvrage : De la perte au manque – Obscur est le cœur – Le blessure la plus lointaine – Entendre, écouter, comprendre – Apnée dans le vraie vie – Sortir de la fausse mort – À l’arraché – Sous le masque de la chair. En ouverture l’auteur a placé ce texte, comme une clef de lecture possible : « Je plongeai dans l’espace invisible. / La langue humaine disparut. / Une seule matière / ou peut-être un seul songe / se découpait, se refermait / à la croisée / de mon regard. / Ombres lointaines, lueurs perdues / présences, tremblantes présences / je vous ai confondues...
Une plongée dans l’inconscient de l’homme qui nous mène cependant là encore bien au-delà de l’individu : dans un passé commun, toujours à redécouvrir pour que l’homme reste homme. Il y a une fidélité à avoir, un message à transmettre, par-delà de tout ce qui nous est connu : « Quelque chose existe et transparaît. / Cela traverse le Temps. / Cela traverse toute perte. / Dans les visages, dans les regards / dans les absences, dans les cœurs / cela revient, ô fusion // dans les reflets, dans les clairières de l’amour. »
C’est ce sentiment profond d’un souvenir et d’un appel qui rend si poignante la tension que l’on sent dans l’écriture d’Alain Suied, tout à la fois comme une nécessité psychique et comme une exigence spirituelle. Écoutons ainsi les derniers mots du livre : « Nous traversons l’exil d’un autre / nous portons le masque d’un oubli // à nous même inaccessible. // Non, tu n’as pas trahi / tu saignes la blessure d’un passé / sans parole et sans retour / alors que tu dois / chanter au diapason d’un rêve // à nous-même inconnu. »


L’auteur

Alain Suied est né le 17 juillet 1951 à Tunis. Ses parents appartiennent à l’ancienne communauté juive de cette ville. Il n’a que huit ans lorsque sa famille part s’installer à Paris.
Un de ses poèmes est publié en 1968 dans la revue L’Éphémère. Plusieurs recueils suivent : Le silence, en 1970, puis C’est la langue, trois ans plus tard. En 1979 paraît un recueil de traductions de poèmes de Dylan Thomas, N’entre pas sans violence dans cette bonne nuit (Gallimard). Il traduit Updike, Pound, Faulkner, Keats, Blake, Muir, etc.
Il étudie les philosophes de l’École de Francfort et s’intéresse aux grands psychanalystes contemporains. Il entre lui-même en analyse. Secrétaire de l’association musicale Le Triptyque et membre de l’Académie Charles-Cros, il a reçu le Prix Nelly Sachs pour l’ensemble de ses traductions. Travaillant en prise directe avec la misère de notre temps – chômage et exclusion –, Alain Suied poursuit une œuvre poétique d'une densité et d'une singularité qui la rangent parmi les plus fortes de sa génération. Le n° 31 de la revue Nu(e) lui a été consacré.


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Lac Noir,
68370 Orbey

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