"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, mars 29, 2006

THEATREINFO



"DOUTE"


Au Théâtre Hébertot à Paris
à partir du 31 mars 2006
à 20h 30




Pièce de John Patrick Shanley
Mise en scène par Roman Polanski


Avec Thierry Frémont , Dominique Labourier , Félicité Wouassi , Noémie Dujardin



La rumeur gronde, s'amplifie quand deux certitudes s'affrontent, mais laquelle presque toujours s'impose : celle du pouvoir d'Etat, judiciaire, religieux ou sectaire, contre l'individu dans sa solitude abyssale.
Le ouï-dire a des perceptions trompeuses ancrées dans les consciences, il perdure, laisse sa victime innocente cruellement sans défense.

mardi, mars 28, 2006

PASSERELLE

Source : lemonde.fr daté du 28 mars 2006 23h

ELECTIONS LEGISLATIVES
ISRAELIENNES



Kadima remporterait une victoire
plus courte que prévue


Selon les premiers sondages à la sortie des urnes communiqués par les chaînes de télévision israéliennes, mardi 28 mars, au soir des élections législatives, le partid'Ehoud Olmert arriverait en tête, sans toutefois remporter la nette victoire que beaucoup lui prédisaient.
Kadima, la formation centriste fondée par Ariel Sharon, aurait remporté, selon les projections, entre 29 et 32 sièges. Le parti travailliste s'impose comme la deuxième force politique du pays, avec 20 à 22 sièges. Le Likoud, qui pendant de nombreuses années a dominé la vie politique en Israël, subit quant à lui un grave revers.

En effet, selon certaines projections, il serait dépassé par le parti russophone d'extrême droite Israël Beiteinou (13 à 14 sièges) et ne ferait pas mieux - selon ces résultats provisoires - que le parti orthodoxe sépharade Shass (10 à 11 sièges)
Déjà, des commentateurs parlent d'"échec personnel" du premier ministre par intérim Ehoud Olmert, qui envisage de procéder à de nouveaux retraits de colons en Cisjordanie. "Nous sommes malgré tout le premier parti d'Israël", a déclaré Tzipi Livni, la ministre des affaires étrangères. "Notre ambition est de constituer une coalition stable pendant quatre ans afin de mener à bien nos initiatives politiques", a-t-elle ajouté.
Cette élection s'est également caractérisée par un taux d'abstention record, autour de 40 %, le plus haut dans l'histoire d'Israël. Cette apathie du corps électoral est probablement due au sentiment, largement partagé pendant la campagne, d'une hégémonie du parti Kadima.

Avec AFP, Reuters et AP





DERNIEREMINUTE


ELECTIONS LEGISLATIVES
ISRAELIENNES


Premières tendances :
record historique d'abstentions selon les observateurs et :



Victoire étriquée du Kadima d'Ehud Olmert


-Le parti Kadima d'Ehud Olmert a remporté mardi une victoire étriquée aux élections législatives israéliennes qui va rendre compliquée la formation d'une coalition gouvernementale, selon des sondages "sortie des urnes" donnés par la télévision publique.
mardi 28 mars 2006 - 22:04



Le Likoud a subi un coup très dur (responsable)


-Le Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu a reconnu une défaite cuisante mardi aux élections législatives israéliennes, a indiqué un responsable de ce parti, Youval Steinitz.
mardi 28 mars 2006 - 21:52




Les Palestiniens appellent le prochain cabinet israélien à négocier


L'Autorité palestinienne a appelé le prochain gouvernement israélien issu des élections législatives de mardi à reprendre les négociations en vue d'un règlement du conflit israélo-palestinien.mardi 28 mars 2006 - 22:16


source : www.liberation.fr




lundi, mars 27, 2006

MILLEFEUILLES



Pour diasporablogj.

L'AVIS d'ALAIN SUIED



EXIL ET POESIE


"WALTER BENJAMIN,
L'ANGE ASSASSINE"
de Tina RUDEL

Editions MENGES
205 p (illustrées)



"ETRE ET EXIL"
de Michaël BEN ZVI

Les Editions Les PROVINCIALES
(dist Cerf)
415 p



"ETRE POETE"
de Claude VIGEE

Editions PAROLES ET SILENCE
290 p



Dans une collection vouée aux biographies, Tilla Rudel propose un texte sans prétention sur un philosophe universellement désormais reconnu et commenté autant par les poètes que par les sociologues, autant par les penseurs de l'Esthétique que par les spécialistes de Littérature : Walter BENJAMIN. 3La pureté de l'échec", l'éloge du "fragmentaire" étaient-ils les bonnes formules d'aapproche d'une vie et d'une oeuvre devenues légendaires?
Peut-être, mais une place plus importante aurait pu être laissée à l'aspect quasi-prophétique d'une pensée qui ne cesse de nous surprendre, de nous diriger d'une main ferme vers les questions les questions les plus urgentes de notre modernité malade : l'impact de la pensée Biblique et Talmudique (pourtant "niée" ou ignorée) sur nos valeurs et nos juridictions; l'interrogation d'un "Marxisme" qui a perdu son âme et cédé à ses "maladies infantiles", la présence de la Barbarie au coeur même des institutions et des "discours" de la Raison!
On ne peut qu'adhérer à l'émotion du texte, à sa valeur documentaire. Et les photographies nous happent -un "effet" très "Benjaminien"!
Les circonstances du "suicide" de l'auteur de "Sens unique" sont évoquées avec talent et lucidité.

Spécialiste du "Sionisme", M. Bar -Zvi propose au Editions "Les Procinciales", un nouvel ouvrage
tourné vers la pensée juive; "filiation, appartenance, exil, souci, noblesse, royauté" -en même temps une analyse des thèmes qui constituent
la "nation juive" que l'auteur revisite avec lyrisme. Crainte de Dieu, figure du Messie ("fils de Joseph") comme symbole de cette "nation juive", appel
à la Rédemption -l'approche de M. Bar-Zvi, entre dispersion et unité, se veut vision globale, philosophique, pouvant lier Judaïsme et Christianisme
autour de la pérennité d'Israël. La "royauté" d'Israël (Malkhout, selon la mystique) est-elle "terrestre" ou "spirituelle"? Chaque lecteur aura son point de vue.
Mais il faut lire ce livre courageux, hors des sentiers battus -même si sont point de vue n'est pas le vôtre.

Poète juuif, partageant sa vie entre Paris et Jérusalem (et son Alsace natale); Claude Vigée nous
offre un bouquet d'essais littéraire écrits entre 1950 et 2005. Entre deux siècles et deux sources de la Culture Occidentale. "Pour que vivent les hommes", ne faut-il pas s'ouvrir à "l'autre"...qui est en nous? La leçon de l'Exil est aussi la vérité du Poème! De BAUDELAIRE à GOETHE, Vigée
nous le rappelle avec sa vigilante douceur.


Alain SUIED

dimanche, mars 26, 2006

DEBATTONS


Dans une récente newsletter du CRIF, l'interview qu'a donné Ariel Goldmann, l'un de ses membres, à l'hebdomadaire ACTUALITES JUIVES est résumé ainsi :
"Ariel Goldmann, membre de l’Exécutif du CRIF et Vice-Président du FSJU en appelle dans un billet à Actu J à la responsabilisation des responsables des organisations juives de France pour qu’ils s’efforcent de parler d’une seule voix et qu’ils maintiennent entre eux la répartition des tâches qui incombent à leur structure, ainsi que ce fonctionnement a prévalu pendant plusieurs dizaines d’années.Cette façon de faire dépend de la volonté de chacun et n’est soumise à aucun aléas politique ou médiatique. Chaque juif, ajoute Ariel Goldmann, " sait que dans l’histoire de notre peuple, c’est la dispersion et la dissension qui a fait triompher ses ennemis".


Que pensez-vous de la prise de position d'Ariel Goldmann sur l'unité de la communauté juive française?
Quelle image vous faites-vous de cette communauté et de ses responsables?
Faites-nous connaître votre point de vue. Nous les publierons sur notre blog, diasporablogj.
PASSERELLE

Source : lacroix.com daté du 27 mars 2006


LES ELECTIONS EN ISRAEL


Les élections législatives israéliennes se tiennent lundi 27 mars dans tout le pays. Les candidats de tous les partis insistent en fin de campagne sur les problèmes sociaux


Benny Katsover se souvient de ce jour de 1985 où, participant à une rencontre avec Ehoud Olmert, actuel premier ministre par intérim, leader du parti Kadima, celui-ci lui dit : « Si je pouvais être sûr qu’au moins un million de juifs viendront en Israël, je reconnaîtrais votre droit à vivre ici à Elon Moreh. » Cette phrase est restée gravée dans la mémoire de Benny Katsover. Cinq ans plus tard, plus d’un million de juifs de l’ex-Union soviétique arrivaient en Israël et aujourd’hui, celui qui a succédé à Ariel Sharon annonce un plan de retrait de plusieurs implantations de Cisjordanie, dont Elon Moreh, au profit d’autres grands blocs de colonies qui seront renforcés.« Ehoud Olmert a perdu la foi en Israël », assène Benny Katsover. Debout sur le balcon de sa maison bâtie sur une colline, il embrasse « les frontières du pays, à l’ouest la Méditerranée, à l’est la Jordanie, au sud Jérusalem ». À droite, en contrebas, le regard plonge sur la grande ville palestinienne de Naplouse, Shekhem pour les juifs, selon le nom biblique. Pour Benny Katsover, père de sept enfants, tous installés dans des colonies, la présence des juifs dans ces collines de Cisjordanie, ou Samarie, est attestée par les textes bibliques.Cinquante-huit ans, haute silhouette ascétique, yeux verts, barbe poivre et sel, son pistolet dans la ceinture, Benny Katsover n’a rien perdu de sa combativité. Le cendrier devant lui déborde de mégots, les élections législatives israéliennes le rendent nerveux. « C’est Olmert qui me met dans cet état. S’il est élu premier ministre et persiste à vouloir nous évacuer, je crois que nous serons capables de mobiliser suffisamment de gens comme à Amona et alors il réfléchira à deux fois avant de mettre son plan à exécution. » Amona est une colonie sauvage qu’Ehoud Olmert a fait évacuer en février dernier. Les affrontements entre les soldats israéliens et les colons religieux sous l’œil des caméras ont été violents et ont fait de nombreux blessés ; neuf bâtiments ont été détruits. Toutefois, bravant les ordres d’évacuation, une trentaine de familles irréductibles résistent toujours dans l’idée qu’une fois la tension apaisée, elles rebâtiront leurs maisons.
"La rédemption complète du peuple juif"Benny Katsover est un disciple du rabbin Kook, un extrémiste religieux pour qui «la rédemption complète du peuple juif ne peut intervenir que lorsque les exilés auront regagné l’intégralité de la terre biblique». De leur point de vue, l’actuelle Cisjordanie est au cœur des frontières de la promesse. Partisans du Grand Israël et donc de la conquête des Territoires, avec ou sans l’accord du gouvernement, les partisans du rabbin Kook se sont donc lancés dans la colonisation de la Judée (sud de la Cisjordanie) avec d’abord la création en 1967 de Kfar Etzion, à une vingtaine de kilomètres au sud de Jérusalem, devenu plus tard le Goush Etzion, en 1968, l’implantation de religieux juifs en plein cœur d’Hébron, puis Elon Moreh, première colonie de Samarie, à quelques encablures de Naplouse.Il a fait partie de ces « pionniers » religieux convaincus que le peuple juif devait revenir en Samarie. En 1973, la décision est prise d’installer des familles à Elon Moreh, « nom qui figure dans la Torah ». « Selon la Bible, dit encore Benny Katsover, c’est le premier endroit où Abraham s’est arrêté dans le pays de Canaan, et où Dieu lui apparut et lui a dit : “C’est à ta postérité que je donnerai ce pays” ». Une vingtaine de familles juives et de célibataires sont prêts à suivre. Mais le gouvernement de l’époque est contre. Entre-temps la guerre du Kippour a éclaté. Loin de s’arrêter dans leur projet, Benny Katsover et ses partisans cherchent des soutiens politiques qu’ils trouvent auprès d’un militaire : Ariel Sharon.
La colonisation des Territoires palestiniens par le "fait accompli"Un premier noyau s’installe en 1974, mais Yitzhak Rabin, alors premier ministre, envoie l’armée les déloger. Les colons résistent déjà. Un large mouvement nationaliste religieux, Goush Emounim, se joint aux colons. Après plusieurs démonstrations de force, Elon Moreh prend forme et devient la colonie la plus au nord de la Cisjordanie, « un véritable front pour résister à toute invasion arabe », explique Benny Katsover qui dirigera le conseil régional de Samarie de 1980 à 1992. Ariel Sharon assurera l’édification de la colonie et de toutes ses infrastructures. Une route a été tracée il y a huit ans pour relier Elon Moreh à la vallée du Jourdain, mais elle n’a jamais été goudronnée.Elon Moreh est l’exemple de la colonisation des Territoires palestiniens par la méthode bien rodée du « fait accompli », appuyée simultanément par un fort lobbying. Aujourd’hui la colonie compte 240 familles, réparties sur quatre collines dont l’une est occupée par des petites industries car, ici, il n’y a pas d’agriculture. La plupart des colons exercent des professions libérales ou vont travailler et étudier à Tel-Aviv. Un bataillon de l’armée israélienne posté
"Pourquoi donner plus de terre aux Palestiniens ?"A quelques mètres de la colonie assure leur sécurité. « Ce n’est pas suffisant. Nous devons organiser nos propres patrouilles et payer des gardes de sécurité à l’entrée », explique Benny Katsover. Il y a deux ans, un Palestinien de Naplouse s’est introduit dans la colonie et a assassiné quatre membres d’une famille d’Elon Moreh. « Pourquoi donner plus de terre aux Palestiniens ?, s’emporte-t-il. Pour qu’ils continuent de nous tuer ! Ils ont 22 pays où ils peuvent aller s’installer. Nous, nous n’avons que cette terre. Regardez la taille de la Samarie, c’est 75 kilomètres de large seulement ! Qui dans l’histoire a jamais parlé de leur donner un État ? C’est le plus grand mensonge de notre siècle. Avant nous, la Samarie était sous domination jordanienne, Gaza était égyptienne ! »À l’approche des élections, sa colère semble vaine. Les familles d’Elon Moreh sentent la menace d’expulsion se préciser. Après l’évacuation de Gaza l’été dernier, le départ de certaines zones de Cisjordanie semble inévitable. Comme si le mouvement lancé par Ariel Sharon, pourtant le père de la colonisation, ne pouvait plus s’arrêter. « C’est très difficile de mobiliser les familles pour ces élections, convient Benny Katsover. Les gens ne semblent plus croire en rien, ni dans le Parlement, ni dans les hommes politiques, beaucoup me disent qu’ils vont s’abstenir de voter. La démocratie israélienne est en danger ! »Reste que dans ce bastion de la colonisation idéologique, le Parti national religieux (PNR), le Likoud de Benyamin Netanyahou et Israël Beytenu d’Avigdor Lieberman, pourraient faire de bons scores. Mais cela suffira-t-il pour sauver Elon Moreh ?


Agnès ROTIVEL, à Elon Moreh (Cisjordanie)
LEVEEDERIDEAUX


CHALEUREUSEMENT RECOMMANDE
PAR DIASPORABLOGJ.


AU THEATRE DU ROND-POINT*
JUSQU'AU 15 AVRIL 2006

"BOULEVARD DU BOULEVARD du boulevard"
Mise en scène de Daniel Mesguich

avec :
Odile Cohen, Frédéric Cuif, Antoine Dayres,
Sarah Fuentes, Gaëlle Häusermann, Christian Hecq
Sarah Mesguich, Laurent Montel, Florence Muller, Eric Verdin



LE VAUDEVILLE ENCHANTEUR



Daniel Mesguich nous avait habitué à décortiquer la tragédie shakspearienne ou à dévisser les opéras wagnériens, aujourd'hui c'est au vaudeville qu'il s'attaque. Ce genre de comédie qui comporte l'immuable rituel, le mari, la femme et l'amant et toujours les mêmes portes qui claquent.
Dans le spectacle qui se joue au Théâtre du Rond-Point depuis le 3 mars, "Boulevard du Boulevard du Boulevard", Daniel Mesguich revient, avec des comédiens qui se démènent comme des diables, sur son établi favori, mais cette fois en s'en prennant à la comédie qui a fait depuis la fin du 19è siècle les beaux jours des grands théâtres parisiens des beaux quartiers. Un théâtre bourgeois diront certains. Un théâtre qui, pourtant, dénonçait sous sa forme légère les petits travers de la société française de son temps.Dans la continuité du théâtre de Molière. Faisant souffler ainsi un air plus vif sur les scènes de la capitale tout en préservant les ressorts de la comédie de meurs d'antan.
Faydeau, Courteline, et quelques autres, seront les chefs de file, les maîtres à penser de cette catégorie de théâtre. Théâtre de Boulevard ou plus communément appeler vaudeville.
Bien sûr, le spectacle de Mesguich ne faillit pas à la règle du vaudeville. Les personnages et les situations y sont, jusqu'à la carricature. Ils permettent, au metteur en scène et à ses comédiens, avant tout, d'en prendre toutes les libertés, de faire exploser leur imagination débordante, leur inventivité créatrice. Un véritable oktail de jeux, d'effets spéciaux, de mots drôles! Empruntant aussi bien au cabaret, qu' au cirque, qu'au cinéma burlesque américain du début du 20è siècle. On rit continuellement. C'est rythmé, virevoltant, bourré de malices et d'inattendues. Sans que cela soit une comédie musicale -on y est presque-, c'est du théâtre multiforme, pluridisciplinaire. Pas d'espace scénique inoccupé. Pas de star, car tous pourraient être des têtes d'affiche. Mesguich réinvente le théâtre total. A l'anglo-saxonne.
Du vaudeville enchanteur. Du bonheur.


Bernard Koch




*Théâtre du Rond-Point
Salle Renaud/Barrault
2bis, avenue Franklin Roosevelt
75008 Paris

du mardi au samedi à 20h 30
Dimanche matinée à 15h


Réservation 0892 701 603
www.theatredurondpoint.fr

INFOCOM





Pierre-Christian TAITTINGER
Maire du XVIème arrondissement
Ancien Ministre

serait heureux de votre présence à la


Présentation du dernier ouvrage
duProfesseur Maurice-Ruben HAYOUN


« Ecoute Israël, Ecoute France »*





MARDI 28 MARS 2006

à 18 H 00




La présentation sera suivie d’une dédicace du livre


Mairie du XVIème arrondissement
71, avenue Henri Martin


M° : Rue de la Pompe



Maurice-Ruben Hayoun est bien connu de nos internautes. Il est l'un des plus fidèles collaborateurs de diasporablogj. Germaniste réputé, écrivain, philosophe, biographe, historien des Religions, Maurice-Ruben Hayoun est aujourd'hui sans conteste le mieux placé pour une réflexion distante, mesurée,sur le fait religieux, sans pour autant se départir de l'essentiel : mettre en exergue la puissante universalité du judaïsme et son irrigation à travers les peuples, à travers les civilisations, à travers les âges. Bien que sur ses gardes, il diffère de la plupart des "nouveaux" philosophes se refusant à toute polémique qui mettrait à mal les fondations mêmes du judaïsme universel. Il s'éloigne donc des joutes médiatiques qui font le miel de nos contemporains, pour se réfugier dans une réflexion et une analyse précises et précieuses des textes produits par des hommes qui à partir des sources naturelles bibliques ont tenu à apporter, au judaïsme, un éclaircissement, une rationalité, certains diront un "renouveau".

Cette attitude d'une étude sereine de la pensée juive et de ses multiples imbrications dans la sphère sociétale se révèle évidente dans l'un de ses derniers ouvrages paru l'an dernier "ECOUTE ISRAEL, ECOUTE, FRANCE" avec un sous-titre qui en dit long sur son amertume de juif et de français, "Sachons préserver notre héritage commun...".
C'est dans son avant-propos que Maurice-Ruben Hayoun trouve les raisons de son amertume, qui l'ont conduit à publier la compilation de ses récentes interventions dans la presse nationale, la presse internationale et la presse juive : "La réponse est claire, écrit-il,pendant cette récente période de résurgence d'actes antisémites, d'une ampleur et d'une gravité variables, les juifs de France, partie intégrante de la communauté nationale, se sont sentis menacés et incompris. Menacés, car victimes d'actes mettant en danger la sécurité et leurs personnes et de leurs lieux de culte....et incompris, car n'ayant pas trouvé l'écoute nécessaire, ni l'élan de solidarité qui s'était manifesté une décennie plus tôt, après la profanation du cimetière de Carpentras....."
Ce cri d'alarme au début de ce livre publié en juin 2005 nous revient commun écho quelques semaines après la manifestation d'hommage au jeune Ilan Halimi, mort d'avoir été juif et rend "ECOUTE ISRAEL, ECOUTE, ECOUTE, FRANCE" de Maurice-Ruben Hayoun plus actuel que jamais. Nous reviendrons prochainement sur cet ouvrage.

Bernard Koch




*"ECOUTE ISRAEL,
ECOUTE, FRANCE"

Editions Armand Collin, Juin 2005



vendredi, mars 24, 2006

DANSLALUCARNE


SUR


VIP


20h 40
du 20 au 26 mars 2006

Invité :

MAREK HALTER



L'AVIS DE DIASPORABLOGJ.
______________________




Il y a dans ce personnage haut en couleur, plein de verves et de malices, un personnage biblique. Du ghetto de Varsovie où il a réussi à s'échapper, il a gardé le goût du combat. Il sera de toutes les batailles depuis les années 70, où aux côtés des nouveaux philosophes, André Glucksman, Bernard-Henri Lévy, il mit toute sa force de conviction et de détermination à extraire les Juifs d'URSS de l'ex-Union Soviétique et les dissidents opposés au régime. Ce sera l'un de ces premiers combats.
Né d'une mère poétesse, d'un père imprimeur, syndicaliste, cette filiation où le verbe est au centre d'une vie culturelle et professionnelle, va tout naturellement le conduire vers sa vocation première : écrire. C'est en conteur né qu'il exercera ses talents d'écrivain. LA MEMOIRE D'ABRAHAM paru aux Editions Robert Laffont, qui raconte sous la forme d'une saga, l'histoire du peuple juif, ferra de lui un auteur populaire, puis proléfique (une dizaine de romans et de récits inspirés par les figures de la Bible, traduits dans une ciquantaine de langues).
Sa passion pour les mots qu'il sait se servir à merveille est un outil précieux pour cette homme de paix, parrain associé de toutes les luttes contre le racisme et l'antisémitisme. Il sera l'ami et le confident des hommes d'état qui ont su bouleverser le monde par leur courage et leur dévouement et qui ont marqué ce siècle : David Ben Gourion, Mosché Dayan, Golda Méïer, Anouar El Sadate, Hosni Moubarak, Nelson Mandela, Jean-Paul II. Il n'hésita pas aussi à rencontrer ceux, à l'inverse, qui mettent des barrières au processus de paix, Yasser Arafat pour ne pas le citer.

C'est dire combien Marek Halter reste dans le paysage du judaïsme français et dans le microcosme médiatique une personnalité emblématique. Une voix écoutée. Incontournable.

La chaîne KTO en diffusant une série de courtes rencontres, de fort bonnes qualités, entre Emmanuelle Dancourt et le Moïse des temps modernes, forme d'émission qui rappelle par certains côtés LE DIVAN d'Henri Chapier de célèbre mémoire, fait oeuvre de chaîne publique dont pourraient bien s'inspirer celles qui le sont mais qui n'en ont pas l'air.


Bernard Koch

jeudi, mars 23, 2006

ALIRE sur...


www.liberation.fr daté du 23 mars 2006




Israël avant les élections du 28 mars (1/2)

Bulle d'air high-tech

Au pied du mont Carmel, le Matam abrite les labos des cadors mondiaux de l'informatique. Ce filon de matière grise, qui attire une ruée d'investisseurs occidentaux, place Israël en troisième position derrière les Etats-Unis et le Canada, pour ses cotations au Nasdaq.
INFODERNIERE


FRANCOIS HOLLANDE
INVITE AU P'TIT DEJ DU CRIF



"Savoir reconnaître qu'un acte est antisémite"



"Chaque fois qu'il y a acte antisémite, il faut le reconnaître comme un acte antisémite, de même pour un acte à caractère raciste, comme celui qui a été commis contre un maghrébin à Oullins. On ne peut séparer, a-t-il ajouté, l'antisémitisme du racisme". En répondant aux premières questions de la journaliste à Europe 1, Esther Lenneman, c'est par ces mots, que le Premier Secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, invité du second petit déjeuner politique du CRIF, a entamé sa rencontre avec des responsables de la communauté juive, ce mercredi.

C'est dans une atmosphère détendue, mais emprunte, toutefois, d'une certaine inquiètude palpable dans le public que s'est déroulé cet échange. Inquiétude traduite notamment par les interrogations des intervenants lors des questions-réponses entre l'invité et l'assistance, mesurant ainsi le fossé d'incompréhension qui sépare la communauté juive de l'approche du PS sur les véritables sujets qui la préoccupent (antisémitisme, Israël, Islamisme). Mais aussi, ce court dialogue a permis de faire le point sur les discussions et les divergences souvent vives entre la communauté juive et les partis de gauche qu'ils soient démocratiques ou oppositionnels. Des désaccords vus par l'un des camps comme un divorce ou comme un abandon.

Et l'on voit bien là, les erreurs qu'ont pu être commises, par le passé, dans l' appréciation des évènements, à travers les réactions de François Hollande aux questions qui lui ont été posées.

François Hollande a admis que "l'antisémitisme s'est élargi à un antisémitisme ethnique, un antisémitisme des banlieues, d'origine différente, mais qui reprend les mêmes thématiques, le même processus" Il a aussi reconnu qu'"il n'y avait pas que l'antisémitisme d'extrême-droite, mais que cet anitismétisme pouvait également provenir des couches populaires". Sur le communautarisme :"Nous sommes d'abord français. Le risque de certains citoyens seraient de se croire français à partir des particularismes liés aux origines religieuses ou des traditions ethniques. Je ne souhaite pas l'éclatement des communautés"

"Oui, dit-il, il faut poursuivre l'aide aux Palestiniens. A l'Europe de décider de la forme. C'est vrai, avoue-t-il aujourd'hui. l'Europe n'a pas assez contrôlé les fonds qu'elle a versé à l'Autorité Palestinienne".

A propos de l'Iran, François Hollande demande "à l'Europe de faire quelque chose. Le problème de l'Iran est, poursuit-il, un problème d'ordre mondial. Le premier pays visé par le comportement de l'Iran, c'est Israël. Il faut donc, conclue-t-il sur ce sujet, proposer aux instances internationales, des sanctions, des comdamnations. Prendre la mesure de ce qui est en oeuvre. Ne jamais cesser de faire pression".

Enfin, l'annonce d'une visite de François Hollande en Israël après les élections du 28 mars prochain, accompagnant, pourquoi pas, une délégation de l'Internationale Socialiste.

En résumé, quelques bonnes intentions, une légère remise en question, mais peu ou pas de propositons concrètes. Une tentative de rassurer la communauté juive de la bonne disposition du PS à son égard à quelques mois de la présidentielle. Bien maigre échange, en somme.

Bernard Koch




dimanche, mars 19, 2006

INFODERNIERE



LE PATRICK BRUEL NOUVEAU EST ARRIVE.


Lundi 20 mars 2006, le cru Patrick Bruel va débarquer dans les bacs des rayons disques. Titre du nouvel album "des souvenirs devant" (sony music). La machine Bruel est en marche. Tournées, émissions de télé, interviews tous azimuths.

C'est dans l'une d'entre elles, Le Parisien daté du Samedi 18 mars, en répondant aux questions d'une sélection de lecteurs du Quotidien de St Ouen, que Patrick Bruel s'est exprimé pour la première fois sur des sujets d'actualité qui le tiennent à coeur : le racisme, l'antisémitisme et sur son Algérie natale.



"Pour un artiste, s'engager c'est un droit"

A propos du racisme qui progresse, que compte-til faire contre ce phénomène, lui demande-t-on :
" Ce que j'ai toujours fait.Je prends la parole avec ou sans micro, quand c'est utile. Que l'artiste s'engage? Je pense que c'est un droit. Je ne sais pas si c'est pas u devoir.Il fait ce qu'il veut. Moi, je suis là. Je ne regrette rien.Pourtant, j'ai été très seul quand j'ai annulé mes concerts en 1995 dans trois villes du Front National. Je me suis senti très isolé par le reste des artistes, la presse. Je n'ai pas compris. Plus tard, j'ai su que j'avais eu raison de tenir bon. En 2002, j'ai consacré beaucoup de mon temps à convaincre des dizaines de proches à alller voter Jospin parce que je savais que le premier tour allait se jouer dans un mouchoir de poche".



"Ce n'est pas la communauté juive qui est en danger, mais la République qui est en danger".

Comment vit-il l'antisémitisme qui existe toujours, comme le prouve le meurtre d'Ilan Halimi :
"Quand j'ai entendu dire que ce n'était pas un crime antisémite, j'étais meurtri. Cet acte a fait appel aux valeurs les plus ancestrales, les plus diaboliques de l'antisémitisme qui consistent à dire que le Juif a de l'argent, et que s'il n'en a pas, sa communauté est assez forte pour le soutenir et payer.
Ce que les gens ne savent pas, c'est que le seuil de pauvreté de la communauté juive de France est en desous de celui de la moyenne nationale. Il y a des juifs qui vient à 7 dans un un 50 m2, dans les cités, ce ne sont pas les seuls, mais eux, leurs enfants, quand ils descendent dans pour jouer, ils se font esquinter.
C'est une catastrophe de transférer le conflit israélo-palestinien ici, dans nos murs, dans nos écoles, dans nos banlieues.
Il faut faire appel aux communautés pour calmer le jeu et je suis d'ailleurs très choqué qu'à la manifestation en hommage à Ilan Halimi, 90% des gens de confession juive, en tout cas pour les artistes. Ce n'était pas la commauté juive qui était en danger, mais la République.



"Il faudra que ce soit symbolique, pour un concert"

Sur son retour dans sa ville natale, Tlemcen, en Algérie, le ton est nostalgique, mais laisse planer l'espoir : "Ni à Tlemcen, ni ailleurs en Algérie.J'ai souhaité y retourner une ou deux fois, mais c'était compliqué. Maintenant, j'ai décidé que cela ne sera pour des vacances. Il faudra que ce soit symbolique, pour un concert. Ce serait beau."

vendredi, mars 17, 2006

THEATRENPIECES


Le grand dramaturge israélien, Hanokh Levin, revient à l'affiche. C'est le Théâtre de la Colline à Paris qui, cette fois, met à son programme l'une de ses pièces "L'ENFANT-REVE" à partir du 25 avril 2006.

A quelques semaines des premières representations de "L'ENFANT REVE", une association d'amateurs de théâtre, ANETH, qui anime un site www.aneth.net, entièrement consacré aux nouvelles formes d'écriture du théâtre contemporain, se propose de mieux nous familiariser avec l'oeuvre de Hanokh Levin, auteur de théâtre et de nombreux sketchs de cabaret, qui, aujourd'hui, occupe en France, comme à l'étranger, une place centrale dans la création théâtrale contemporaine. Non loin d'un néo avant-gardisme. Ecriture incisive, peinture au vitriol d'une société en voie de déclin, esquisses d'individus en marge, réduits à leur strict instinct animal. Hanokh Levin porte en lui, comme un fardeau, une force inquiète, toute la désillusion d'un peuple, éternelle victime de son Histoire, en lutte, sans fin, pour sa survie.
Si le propos d'Hanokh Levin plonge dans la noirceur du coeur et l'abîme des êtres, c'est toujours sur le ton humoristique, humour dérision, humour provocateur, que son théâtre fait resurgir les maux de notre époque.
Du grand art, en somme.

Bernard Koch


ANETH

Hanokh Levin


Un lundi, un auteur :
autour de l'oeuvre
d'Hanokh Levin


lundi 27 mars à 20h30

Théâtre National de la Colline
15, rue Malte Brun
75020 Paris

Renseignements : 01 44 62 52 52
Réservation : 01 44 62 52 52
Courriel : aneth@aneth.net



En regard de la création de L'Enfant rêve d'Hanokh Levin au Théâtre National de la Colline (25 avril au 20 mai )
durée : environ 1h30soirée animée par Nurit Yaari

avec débat metteurs en scène :
Nurit Yaari
Stéphane Braunschweig
François Rancillac
Michel Dydim


lectures en français :Christine Murillo, Charlie Nelson
lectures en hébreu :Laurence Sendrowicz

La plupart des oeuvres traduites en français
ont été publiées par les Éditions Théâtrales
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TOUS AU SALON DU LIVRE 2006!

17 - 22 mars
INFODERNIERE

De sérieux incidents à caractère antisémite ont eu lieu, la semaine dernière, dans une faculté tunisienne (voir l'information que nous reproduisions en début de semaine, provenant de la newsletter du CRIF).

Nous publions la réaction, à ces incidents, de l'Assiociation du manifeste des libertés menée par Tewfik Allal, intellectuel d'origine algérienne. Cette association qui milite pour un islam "ouvert", "libéré", regroupe des centaines de membres venant de tous bords, de tous horizons. Nombre d'entre eux sont issus du monde de l'immigration.





Antisémitisme
à la faculté de la Manouba (Tunis)


Le 10 mars dernier, un événement très grave s¹est déroulé à la faculté de la Manouba, un des principaux établissements universitaires de Tunis, à l¹occasion d¹une cérémonie en l¹honneur de feu Paul Sebag.Paul Sebag, mort en 2004, est un sociologue juif tunisien qui a consacré sa vie à la Tunisie. Membre du Parti communiste dès sa jeunesse, militant de la lutte pour l¹indépendance, il a fait de son pays son objet d¹études, et ses livres font encore référence aujourd¹hui.Bien qu¹ayant émigré en France à la fin des années 1970, il avait exprimé son désir de faire don de sa bibliothèque à l¹université de la Manouba. C¹est donc l¹inauguration du Fonds Paul-Sebag que l¹on célébrait le 10 mars, en présence de sa fille, de quelques-uns de ses amis juifs tunisiens et de nombreux collègues.C¹est à cette occasion que la faculté a été le théâtre d¹un déchaînement antisémite de la part d¹un groupe d¹une cinquantaine d¹étudiants. Barrant le passage aux invités, ils ont crié des insultes à l¹adresse des participants et de la famille de Paul Sebag : "Sionistes !", "Amis des juifs !" Malgré les propos racistes qui fusaient, la cérémonie a suivi son cours, mais les étudiants sont restés devant la salle durant trois heures, continuant à manifester. Un professeur, essayant de les calmer, a même été giflé pendant que d¹autres personnes continuaient d¹être insultées.Ce déchaînement antisémite de la part de jeunes étudiants, à l¹intérieur même de leur faculté, révèle la gravité d¹un problème que les Tunisiens ont longtemps essayé d¹occulter sous le masque d¹une Tunisie accueillante et tolérante. Si elle a pu jadis avoir quelque réalité, cette image est depuis longtemps obsolète. Comme les autres opinions arabes, l¹opinion tunisienne est travaillée par la virulence des discours nationalistes xénophobes et par la rhétorique de l¹islam politique. Elle est, en outre, aujourd¹hui à l¹écoute des chaînes arabes les plus farouchement racistes comme "El Manar", chaîne très regardée du Hezbollah libanais. Ces courants instrumentalisent le très réel drame des Palestiniens, qui sert de justification à toutes les dérives antijuives.Des personnes ont certes dénoncé depuis plusieurs années chaque manifestation d¹un antisémitisme qui n¹a cessé de gagner du terrain, sans pour autant être suivis. Plus fréquemment, le silence, l¹indifférence et la politique de l¹autruche ont prévalu chez la plupart des intellectuels qui ont refusé de voir les ravages d¹une pathologie antisémite se développant particulièrement dans la jeunesse. Leur passivité a ouvert un boulevard aux offensives des discours xénophobes, qui n¹ont trouvé aucun contre-discours capable de les arrêter. Ainsi, comme ailleurs dans le monde musulman, les intellectuels tunisiens, qui ont négligé leur devoir de transmission de l'histoire de leur pays, portent une lourde part de responsabilité dans ce qui arrive aujourd¹hui.Les événements du 10 mars suscitent l¹indignation du corps enseignant tunisien, qui se mobilise pour exprimer ­ enfin ­ son refus de la dérive. Il faut espérer que ce réveil tardif mais important inaugure une véritable prise de conscience chez des secteurs plus larges de l¹opinion.Dénonçant depuis sa création l¹antisémitisme qui se répand dans le monde arabe et musulman, le Manifeste des libertés apporte son soutien à cette mobilisation.



ASSOCIATION DU MANIFESTE DES LIBERTES,

Paris, le 15 mars 2006


manifeste@manifeste.org

INEDIT

L'écrivain francophone, d'origine camerounaise, Gaston Kelman, a fait partie de la délégation emmenée par les dirigeants de l'Union des Etudiants Juifs de France pour une mission d'informations et d'échanges autour du génocide rwandais. Ce voyage fut aussi un exercice poignant sur le regard croisé des mémoires.

Pour Diasporablogj., Gaston Kelman nous fait part de son témoignage. Bouleversant, mais avec une verve d'écrivain qui donne à ce récit toute la dimension du drame humain qui le sous-tend.





VERS LE RWANDA COMPLIQUE
par Gaston Kelman*


Vers le Rwanda compliqué, je voulais partir avec des idées simples. Un objectif noble : l’Union des Etudiants Juifs de France va à la rencontre de la jeunesse rwandaise pour qu’ensemble, ils disent, plus jamais ça. J’ai l’impression que c’est en réponse au message de mon dernier livre, Au-delà du Noir et du Blanc. Une délégation de rêve : Kouchner, chevalier des temps modernes, créateur de Médecins sans frontières, inventeur du droit d’ingérence humanitaire, plusieurs fois ministre. Il ne pourra pas faire partie du voyage à cause d’une autre urgence, mais nous assiste durant toute la préparation. Taubira, grande dame, candidate à la présidentielle 2002, députée dont la loi sur la Traite, crime contre l’humanité porte le nom ; Sopo, président de SOS racisme ; Pocrain ; des hautes personnalités juives, des journalistes de nom (De Saint-Exupéry) et de renom, Souad la beurette de service et votre humble serviteur.

Puis vint le temps de l’anxiété. Kouchner nous dresse un tableau édifiant de la barbarie humaine à travers l’interminable litanie des génocides et les massacres dont il a été le témoin oculaire et nous avertit que l’on ne revient pas indemne du Rwanda. L’on pense aux victimes avec la larme à l’œil, mais la lucidité de Judith la psychanalyste nous ramène à la réalité, nous rappelle qu’il faut aussi penser aux bourreaux, car en pensant à eux, nous circonscrivons mieux la nature du bourreau qui sommeille en chacun de nous, à côté de la victime. Comme en écho, me revient en mémoire cette lettre d’une lectrice de l’hebdomadaire Jeune Afrique – on y annonce ma participation à ce voyage – qui me met en garde contre une prise de position hâtive en faveur des Tutsis, dont elle me dit que la nouvelle virginité qu’on leur prête ne résisterait pas à un léger décapage rétrospectif. Qu’importe si Hervé, jeune Tutsi de la délégation, dépeint la misère des survivants qui doivent vivre avec le trauma des massacres des leurs dans leur mémoire, des viols et du sida dans leur chair, alors que, nous dit-il, le monde se préoccupe des coupables en prison, bénéficiaires de soins - sinon d’égards -, dont les trithérapies.

Vers le Rwanda complexe, pouvais-je partir avec des idées simples ? Pourtant ce matin brumeux du 14 février, je suis parti. Je m’en suis allé à cheval sur ma naïveté et avec mon humanisme pour viatique. Je suis parti pour écouter, voir, percevoir les rancoeurs rancies, les haines macérées, les traumas destructeurs, l’inouï assourdissant des exhalaisons de rage stérile. Je suis parti pour lire dans les yeux, les gestes, les paroles et les silences, l’inhumain, l’inimaginable. Peut-être ici ou là, un regard furtif de gène, sinon de honte ou de remord, un balbutiement d’humanité, de reconstruction.

Et puis j’ai vu.

Et mon âme meurtrie, arc-boutée sur ses illusions naïvement humanistes refuse d’entendre le crescendo de l’horreur que distille la voix impersonnelle de notre guide au mémorial de Kigali. Comment peux-tu raconter l’innommable avec ces accents du quotidien ? Et les images succèdent aux images ; plaies à jamais prostrées dans la béance. Images d’enfants – tel, 6 ans, aimait le foot, tel autre 4 ans, les bonbons, celui-là 12 ans, le rap - souriant au-delà de la mort. Et mon esprit est monté d’un cran dans son refus de croire en la barbarie humaine : vous, bon dieu de Tutsis de malheur, que leur avez-vous donc fait pour les transformer en brutes ?

J’eusse tant aimé que la victime se transformât un tout petit peu elle aussi en coupable, partageât cette culpabilité, pour me réconcilier avec le bourreau. Mais me revenait toujours lancinante cette prophétie de Golda Meir que ne cessait de nous répéter Richard Prasquier, vice président du CRIF et membre de notre délégation : « Les Allemands ne nous pardonnerons jamais le mal qu’ils nous ont fait». Et à la sortie du mémorial, l’esprit perturbé, ne sachant plus où j’étais, ni où j’en étais, à Yohan notre jeune caméraman qui voulait recueillir mes impressions et qui me demandait ce que j’avais retenu de cette visite, j’ai balancé un «Rien» insipide, caverneux, sombre, inhumain, puis j’ai pu verser des larmes d’humanité, de tristesse et d’impuissance. Jouissance ultime, unique. Et ce soir, parce que la vie devait continuer, comme si nous devions nous laver de ce que nous avions vu, nous nous en sommes allés noyer notre chagrin dans les vapeurs enfumées et alcoolisées de la boîte de nuit du Kigali Business Center, au son de la fête africaine et de la voix suave des belles locales qui vous promettaient les délices de la vie qui doit continuer.

Demain sera un autre jour.

Et après-demain.

Que voudriez-vous que je ressentisse au mémorial de Murambi devant ces corps passés à la chaux et déposés sur des étagères, à ces touffes de cheveux, à ses lambeaux de chairs desséchées, sur des squelettes ; devant ses squelettes comme de la viande boucanée, où l’on pouvait deviner le nourrisson d’une cinquantaine de centimètres à côté d’un adulte, pour une éternité de l’indicible. Me permette mon âme que je ne franchisse point un certain seuil de l’honneur, que mon esprit naïf se barricade quand un spectacle n’a plus de nom.

Puis nous sommes partis à la rencontre de la vie ; brisée, en miettes, en lambeaux. Le mot espoir a-t-il encore du sens, quand on ne peut plus poser à un enfant, à une jeune étudiante, des questions aussi simples, aussi banales, aussi rituelles que : où sont tes parents ? Puisque la réponse fusera toujours la même, harassante, comme agaçante : mais je suis la seule, le seul survivant de ma famille. Quand Elise, 9 ans en 1994 pendant le génocide, qui riait l’instant d’avant, vous entraîne sans transition et sans préavis pour un voyage en enfer en vous racontant son histoire. Et de camp d’orphelins en associations de veuves, nous avons arpenté les couloirs de la vie hantée par la mort passée, toujours présente ; par la mort présente que fait encore planer la menace de ces bourreaux tapis dans l’ombre et qui empêchent de témoigner sinon sous le couvert de l’anonymat.

J’ai pleuré, j’ai prié, j’ai interpellé le destin afin qu’il me fasse voir un juste. J’ai voulu croire que gaçaça, ces tribunaux populaires de la réinitialisation et du repentir ne soient pas vains. J’ai rencontré un juste qui avait sauvé, « par la seule grâce de Dieu », avoue-t-il avec modestie, quatre cents personnes. J’ai même rencontré des rescapés qui croient encore en Dieu, dont la foi s’est renforcée au fur et à mesure que l’homme devenait monstre.

Le voyage du Rwanda restera à jamais l’une des plus puissantes parmi mes expériences d’homme. Je sais que la brute qui sommeille en l’homme reparaîtra tôt ou tard pour reproduire une copie conforme de la Shoah, du Rwanda, de l’Arménie, du Cambodge…

Mais j’ai aussi compris que la flamme humaine reprendra toujours le dessus pour que la vie l’emporte toujours sur la mort. Je sais que l’humanisme qui a conduit cette jeunesse sur les chemins du Rwanda pour une rencontre fraternelle avec l’autre, l’emportera toujours sur l’obscurité de la mort. Et je pense à Benjamin, Arielle, Loïc, à Léa, à Raphaël, Joseph, Déborah, 3 fois David, Béa, Alain, Harold, Arthur, Marco, Mais aussi à, Thierry, Jeanne, Aicha, Hervé, Etienne. Et je dis merci et je dis ma foi en la jeunesse.

D’un Rwanda complexe, je suis revenu, avec vos fantômes, sans mes rêves, mais convaincu que la vie émergera toujours des cendres et des larmes, car le bois d’un cercueil peut servir à faire deux berceaux.


Gaston Kelman


ouvrages publiés :

"Au-delà du Noir et du Blanc"
Max Milo Editions


"Je suis noir et je n'aime pas le manioc"
Max Milo Editions
10/18

mercredi, mars 15, 2006

INFOCOM


A BORDEAUX


Inauguration des expositions


« Le soldat Tolkatchev aux portes de l'Enfer »
et « Ce ne sont pas des jeux d'enfants »


Jeudi 16 mars 2006
à 17 h
au Centre Jean Moulin*


Ces expositions sont réalisées
par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem

« Le soldat Tolkatchev aux portes de l'Enfer », exposition conçue par Yad Vashem Jérusalem présente la libération des camps de Maïdanek et d'Auschwitz à travers les tableaux de l'artiste russe Zinovii Tolkatchev. Ces œuvres sont un véritable témoignage de l'indescriptible. Il dépeint l'ultime horreur sur le mode mineur du dessin au crayon. La précarité des matériaux utilisés, opposés à la puissance émotive éveillée, n'est pas sans rappeler « les Désastres de la Guerre », cette série de gravures réalisées au début du XIXème siècle par l'artiste espagnol Francisco Goya.

« Ce ne sont pas des jeux d'enfants », exposition de l'Institut Yad Vashem Jérusalem ouvre une fenêtre sur le monde des enfants pendant la Shoah. Contrairement à d'autres expositions sur la Shoah, celle-ci entre dans l'univers des enfants à travers leurs jouets, leurs dessins, leurs poèmes pendant cette période tragique. Pour certains de ces enfants, l'ours en peluche était la seule chose qui leur restait, c'était un compagnon, une source de réconfort. Cette exposition raconte des histoires de rescapés, de leur combat pour la survie


Centre Jean Moulin
48, rue Vital Carles
33000 Bordeaux

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Centre Yavné
http://www.centre-yavne.com


lundi, mars 13, 2006

DEBATTONS

Et si les écoles françaises enseignaient le Coran?

Faites-nous connaître votre point de vue. Donnez-nous votre avis.




PASSERELLE

Souce : lefigaro.fr daté du 13 mars 2006



Querelle sur le Coran à l'école en Italie
par Richard Heuzé



En proposant d'enseigner aussi le livre saint de l'islam dans le cours de religion, le cardinal Martino s'est heurté à une vive opposition.

FAUT-IL ENSEIGNER le Coran dans les écoles publiques en Italie
? Le cardinal italien Raffaele Renato Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, a déclenché une controverse en avançant cette idée. Pour lui, ce serait un «signe de respect» envers l'islam et un moyen de défendre l'enseignement du catéchisme : «Attendre la réciprocité pour les minorités chrétiennes dans les pays musulmans veut dire se mettre sur le même plan que ces pays.»
La proposition du cardinal s'est heurtée à une forte opposition en Italie, qui est en pleine campagne pour les élections générales du 9 avril. D'autant qu'elle survenait quelques jours après une série de revendications avancées par une organisation intégriste liée aux Frères musulmans, l'UCOII. Cette dernière a demandé l'ouverture d'écoles coraniques, un contrôle des manuels scolaires par les imams et la création de banques islamiques en Italie. La «Consulta» regroupant les associations musulmanes modérées n'a pas repris ces exigences à son compte. Cette structure de consultation créée sur le modèle du Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé au contraire à faire barrage au fondamentalisme. «Ce qui manque en Italie, ce n'est pas la liberté religieuse, mais l'intégration, a dit Magdi Allam, commentateur écouté sur l'islam. Le cas des musulmans qui sont pour 98% étrangers est radicalement différent de celui des catholiques et des juifs, qui sont italiens de tout temps.»




Silence significatif


Le monde catholique, lui, a réagi avec froideur à la proposition du cardinal Martino. L'organe de la conférence épiscopale, Avvenire, a observé un silence significatif. Le président de la conférence, le cardinal Camillo Ruini, un proche du pape Benoît XVI, a fait comprendre que le prélat s'était exprimé «à titre personnel». L'archevêque de Milan, le cardinal Dionigi Tettamanzi, a pris du recul en exhortant à «la patience et à la sagesse».
Pour le biographe de Jean-Paul II Vittorio Messori, «mieux vaudrait abolir l'heure de religion» à l'école plutôt que de l'ouvrir à l'islam. Le concordat entre l'Italie et le Vatican, renouvelé en 1984, stipule l'enseignement facultatif d'une heure de religion catholique par semaine dans toutes les écoles publiques, de la maternelle à la fin du secondaire.
Pour le laïc Marcello Pera, président du Sénat et promoteur d'un manifeste pour «la défense de l'Occident», enseigner le livre saint de l'islam à l'école serait une «absurdité» : «D'abord, quel Coran ?, demande-t-il en faisant allusion aux différentes tendances de l'islam. Et puis, par quel imam ?» Ce sénateur de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, s'est déclaré «stupéfait» des propos du cardinal Martino, qui nient selon lui le principe de réciprocité avec l'islam défendu par Benoît XVI.
INFODERNIERE


Source : crif.org daté du 13 mars 2006



INCIDENTS ANTISEMITES
DANS UNE UNIVERSITE EN TUNISIE





Roger Cukierman, le président du CRIF a écrit à Raouf Najar, l’ambassadeur de Tunisie en France pour demander que des sanctions soient prises contre les auteurs d’un incident antisémite, qui s’est produit le 10 mars à Tunis.Une cérémonie s'est déroulée vendredi dernier à la faculté des Lettres de Manouba à l'occasion de la remise à l'Université tunisienne par la famille du professeur Paul Sebag, historien des Juifs de Tunisie décédé en 2004 d'une partie de la bibliothèque de ce dernier, l'autre partie ayant été remise à l'Alliance israélite universelle. Un colloque scientifique sur l'oeuvre de Paul Sebag et une réception à l'Ambassade de France devaient constituer les temps forts de cet évènement. Des étudiants ont lancé des cris tels que : "Les Juifs à la mer, Vive la Palestine, Vive le Hamas, destruction d'Israël, nous ne voulons pas de la bibliothèque de Paul Sebag un communiste stalinien, pas de Juifs à l'Université, nous tuerons tous les Juifs". Les perturbateurs ont essayé de bloquer l'entrée de l'amphithéâtre. Quelques professeurs qui protégeaient la fille de Paul Sebag et Claude Nataf le président de la société d'histoire des Juifs de Tunisie l'un des orateurs du colloque, ont été frappés. Les autorités universitaires tunisiennes ont présenté des excuses.
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Walter Benjamin, l’ange assassiné
de Tilla Rudel

Editions Mengès
Collection Destins

Parution : le 9 mars 2006
208 pages

25 E



Quand Walter Benjamin se suicide le 26 septembre 1940 à Port-Bou, à lafrontière franco-espagnole, c’est, à bien des égards, la pensée qu’onassassine… S’il meurt inconnu ou presque, Walter Benjamin, né à Berlin en1892, connaît à titre posthume une gloire qui fait de lui un véritableSocrate des temps modernes.Celui que Susan Sontag présente comme « le dernier Européen », « le dernierIntellectuel » est à la fois fils de Moïse et de Marx, ami de Brecht, Scholem, Arendt et Adorno en même temps que frère de cœur de Kafka. Il «invente » la modernité tout en cultivant la mélancolie. On lui doit uneœuvre exceptionnelle qui récuse les systèmes, abroge les frontières entreles disciplines, explore nombre de formes, donne au fragment, à l’inachevé,à la citation ses lettres de noblesse.Le destin hors du commun de ce « héros de notre temps » mérite d’être écrit: rejeté par l’Université de son temps, hanté par des figures de suicidés,d’exilés, dévoré par d’impossibles passions féminines, collectionneur fou,rattrapé par la pauvreté, Benjamin le juif apatride connaît finalementl’exil et la solitude. Il a la passion de Paris où il vivra si longtemps, dela littérature française dont il est un traducteur exceptionnel. Il nes’installera jamais en Palestine ni en Union soviétique, même si son cœur etsa raison balancent souvent entre Jérusalem et Moscou. ll voyage, vit etécrit dans cette Europe qu’il se refuse à quitter quand le chaos s’annonceavec la Seconde Guerre mondiale.L’ange qui était à ses côtés à la naissance a fini par être assassiné.Benjamin est devenu aujourd’hui une icône. Sa vie, comme son œuvre, ledistingue. Une vie et une pensée faites de malentendus aussi magnifiques quetragiques. Walter Benjamin incarne ainsi, pour des générations, « la pureté et la beauté de l’échec ».



L'auteur Tilla Rudel

Juriste de formation, née à Toulouse, élevée à Jérusalem, Tel-Aviv et Paris,Tilla Rudel a suivi les traces de Walter Benjamin depuis une vingtaine d’années et rencontré témoins et spécialistes de l’œuvre. Elle publie ici le premier essai biographique en langue française consacré à cet auteur.

jeudi, mars 09, 2006

INEDIT

DIASPORABLOGJ. publie une information qui, à ce jour, n'a été diffusée dans aucun média à caractère juif et pourtant, aurait bien mérité une attention toute particulière dans un climat particulièrement pesant en France.
Nous la devons à Guershon NDUWA.







UN RABBIN
CHEZ LAURENT GBAGBO








"Le président ivoirien Laurent Gbagbo a reçu jeudi en audience un représentant de la communauté juive en Afrique sub-saharienne, venu le "remercier pour son aide dans la capture" de Youssouf Fofana, ont annoncé vendredi les médias nationaux.

M. Gbagbo s'est entretenu avec Shlomo Bentolila, Grand rabbin de la communauté juive en République démocratique du Congo (RDC) et pour toute la région de l'Afrique centrale. "Je tenais à remercier le président Gbagbo, au nom de la communauté juive, pour toute son aide et toute la force qu'il a mis afin de trouver et capturer l'assassin d'Ilan Halimi", a déclaré M. Bentolila, à l'issue de l'entrevue.

"Il est important de savoir que l'Afrique ne sera pas un asile pour des tueurs. J'ai félicité le président, et j'ai reçu toutes ses assurances qu'il avait déjà tout mis en oeuvre afin de livrer et rapatrier" M. Fofana en France, a-t-il ajouté.

La justice ivoirienne a rendu jeudi un avis favorable à l'extradition vers la France de Youssouf Fofana, 25 ans, chef présumé du gang qui a enlevé et torturé à mort un jeune Français de confession juive dans la banlieue parisienne.

Le président Gbagbo a signé le soir-même le décret d'extradition du suspect, faisant désormais de son prochain rapatriement en France une question d'heures. Venu se réfugier mi-février en Côte d'Ivoire, M. Fofana, Français d'origine ivoirienne, avait été interpellé par la police judiciaire ivoirienne le 22 février dans un quartier populaire d'Abidjan"
.
PASSERELLE

Source : lemonde.fr daté du 7 mars 2006




Des barbarismes à la barbarie,
par Barbara Lefebvre


Les tortionnaires d'Ilan Halimi, meneurs, rabatteuses, conseillers, exécutants, tous sont de jeunes Français d'origines diverses. Ils ont un point commun : s'être connus à l'école. Alors tournons-nous vers cette école de la République, lieu de transmission culturelle pour les uns, mais aussi terreau de la haine verbale pour tant d'autres.

La violence verbale est le lot quotidien des acteurs du monde éducatif, et notamment dans ce coeur fondamental de la sédimentation identitaire, le collège, où l'adolescent bataille avec la délicate question de l'intégration au groupe. C'est là que se forgent ces langages meurtriers, cette barbarie verbale du quotidien qui conduit certains - et pas les plus fragiles, au contraire - au passage à l'acte. Il faut vivre au quotidien ces laboratoires de la haine de l'Autre que sont devenus beaucoup de nos établissements scolaires - qu'il s'agisse de ZEP ou d'écoles de centre-ville. Pour que soient abolies les barrières morales empêchant le passage à l'acte meurtrier, il faut déshumaniser l'Autre. Cela commence par les mots. Ce langage de rejet et de haine est radical, il ne fait pas dans la nuance, il est ce "noyau de condensation redoutable où de furieuses énergies s'accumulent" (Jean-Pierre Faye).

La fille est une "pute", une "salope", une "tas-pé". Certains de ceux qui s'expriment de la sorte au quotidien sont des adolescents amateurs de films pornos et de chanteurs aux textes "engagés" d'une exquise poésie ; les mêmes prétendent par ailleurs veiller au respect de leur mère et soeurs. Un jour, un des leurs va plus loin en s'adressant à une adulte, son enseignante enceinte à qui il déclare "j'vais te lécher le... ça va te faire descendre ton enfant". Celui qui, en octobre 2002, a brûlé vive Sohane dans un local à poubelles parce qu'elle avait osé dire "non" a été applaudi par ses supporteurs lors de la reconstitution. Barbarismes et barbarie se rejoignent : les mots ont participé à réduire l'humain à une chose. Le jeune collégien qui découvre la différence de son identité sexuelle ne joue pas le jeu de la violence machiste adolescente, préfère la compagnie des filles à celle de ses congénères masculins, c'est le "pédé" harcelé, stigmatisé. Un jour de février 2004, Sébastien Nouchet est vitriolé au bas de son immeuble car les homosexuels sont des sous-hommes.

Inutile de s'étendre sur l'usage du mot "juif" dans les couloirs de nombre d'écoles depuis de nombreuses années. Il est une insulte en soi qui ne nécessite même pas de lui accoler d'adjectif dépréciatif. Cela expliquant que certains des acteurs éducatifs n'y voient pas d'antisémitisme : "C'est leur façon de parler, ils ne l'entendent pas dans le même sens que nous." C'est bien là tout le problème. Cette fracture linguistique qui s'aggrave n'a pas fini de venir tarauder nos sociétés. Il faut aussi savoir ce que subissent les "bons" élèves ou en tout cas ceux qui jouent le jeu de l'école. Un collégien d'origine chinoise, coréenne ou du sous-continent indien peut se voir traiter de "juif", ce qui signifie dans l'imaginaire antisémite traditionnel qu'il est hypocrite et joue double jeu pour s'en sortir.

Ne pas se dire en toute occasion victime des discriminations (sociales, religieuses, ethniques), décider que l'école est le seul moyen de réussir, bref, faire le pari de la modernité même si elle est "occidentale" : autant de raisons pour être stigmatisé par les petits tyrans peuplant les rangs des exclus du système. Ces "faibles" dont on n'a jamais voulu exiger le meilleur n'ont de fait qu'une obsession : la thune, à leurs yeux seul vecteur de reconnaissance sociale.
Bienvenue dans le ghetto scolaire fabriqué par nos élites progressistes, adeptes de la contre-culture, surtout quand elle ne vient pas se frotter de trop près à leurs enfants à l'abri dans des établissements prestigieux ou privés. Merci à l'angélisme pédagogique des chercheurs des années 1980 et autres sociologues qui ont contribué à ringardiser la fonction d'éduquer en expliquant que l'école est d'abord "un lieu de vie" où nous sommes tous, adultes comme élèves, des égaux. Bienvenue dans l'école de Babeuf !

Les barbarismes langagiers préparent le terrain conduisant aux crimes les plus barbares. La cristallisation opérée par la pression du groupe, la présence d'un meneur charismatique, l'inculture et une pincée d'idéologie faisant l'apologie de la violence au nom de valeurs transcendantes, et le tour est joué : le "gang des barbares" est prêt à mettre ses "idées" en pratique. Ignorer le terreau sur lequel pousse cette haine irréductible de l'Autre, c'est continuer de s'aveugler. Et qu'on ne vienne pas nous parler de communautarisme : cette barbarie-là nous interpelle tous. Ma fille n'est pas une jeune Française d'origine maghrébine vivant à Vitry, mon frère n'est pas homo, mon cousin n'est pas juif, ça ne me concerne pas. Pas encore...

A sa secrétaire, Hitler avait dit un jour : "La parole jette des ponts vers des horizons inconnus." Le mécanisme du Sprachregelung (les "règles de langage" dans le vocable nazi) qui permit d'encoder le crime et de maintenir l'ordre mental nécessaire à sa perpétration se prolonge quand une société tolère que sa jeunesse vive au quotidien, à l'école même, dans la barbarie verbale. Cette société n'est-elle pas ensuite hypocrite lorsqu'elle s'indigne de compter des barbares dans ses rangs ?

PASSERELLE


Source : lemonde.fr daté du 8 mars 2006
via l'AFP



Washington pointe les violences antisémites
et antimusulmanes en France


Le département d'Etat américain publie depuis 1977 un rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans le monde. Dans le document diffusé mercredi 8 mars, il dresse en 28 pages un état des lieux de la situation en France et met à mal l'image de la "patrie des droits de
l'homme".

Le rapport concède que le gouvernement français "respecte généralement les droits de l'homme", mais relève des violations dans "certains secteurs". "Incidents antimusulmans, antisémites, la violence sociétale contre les femmes, le mauvais traitement des enfants et des femmes, le trafic des personnes et la discrimination fondée sur l'origine ethnique" sont notamment relevés.


Concernant l'antisémitisme, le département d'Etat souligne néanmoins une baisse de 48 % des incidents en 2005, due en partie "à un meilleur dialogue avec la communauté juive". Le nombre des agressions physiques, des attaques contre des biens, des profanations de cimetière, des insultes, et des menaces serait passé de 974 en 2004 à 504 en 2005.


"USAGE EXCESSIF DE LA FORCE DE LA PART DE LA POLICE"

"La violence contre les immigrés, indique également le rapport, continue d'être un problème, particulièrement en Corse". Avant de détailler : les attaques "ont provoqué le départ de certaines familles vers le continent ou le retour à leur pays d'origine", "des membres de la communauté arabo-musulmane ont souffert de harcèlement et d'actes de vandalisme, et le gouvernement enquête sur au moins 26 sites Internet anti-islamiques qui seraient liés à des attaques anti-musulmanes".

Le système policier et judiciaire fait également l'objet de longs développements : le rapport vise en particulier "l'usage excessif de la force de la part de la police, la surpopulation des prisons, les longues périodes de prison préventive, les délais interminables de la procédure judiciaire". Concernant les violences urbaines d'octobre et novembre 2005 dans les banlieues, le rapport indique qu'"en général, les forces de l'ordre ont répondu de manière positive et avec retenue pendant les émeutes et aucun décès directement attribuable à leurs actions n'a été rapporté".
Toutefois, il note que "huit officiers de police ont été suspendus pour avoir frappé un jeune homme de 19 ans" et "des rapports occasionnels de force excessive et de violences contre des prisonniers".



mercredi, mars 08, 2006

DERNIEREMINUTE


SUR FRANCE2

Jeudi 9 mars 2006
20h 50

ENVOYE SPECIAL


L'itinéraire du gang des barbares












Enquête


Qui sont ces jeunes qui ont enlevé, séquestré, torturé et tué Ilan Halimi ?Caïds de quartiers, ont-ils flirté avec le grand banditisme ?En 4 ans, comment sont-ils passés de petits trafics au racket et à la barbarie ?
DERNIEREMINUTE


SUR FRANCE2

Jeudi 9 mars 2006
20h 50

ENVOYE SPECIAL


L'itinéraire du gang des barbares


Enquête


Qui sont ces jeunes qui ont enlevé, séquestré, torturé et tué Ilan Halimi ?Caïds de quartiers, ont-ils flirté avec le grand banditisme ?En 4 ans, comment sont-ils passés de petits trafics au racket et à la barbarie ?

mardi, mars 07, 2006

INFODERNIERE


"Ilan a été torturé, ils lui ont infligé des horreurs gratuitement. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient trop contents d'avoir entre les mains un petit juif'." dit Didier Halimi, le père d'Ilan dans un long récit que publie lemonde.fr et qui sera sans doute repris dans sa version papier cet après-midi.

Il s'agit de son premier témoignage public.


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-748197@51-736249,0.html
SURLABOBINE



Jacques Audiard, après sa pluie de César cette année,
tournera "LE PROPHETE"


-Auréolé du succès du sublime film De Battre Mon Cœur S'Est Arrêté, le cinéaste français Jacques Audiard s'attelle à un nouveau projet intitulé Le Prophète qui est actuellement en fin d'écriture. Le Prophète, long-métrage coécrit par le réalisateur, Nicolas Peufaillit, Francis Panama et Thomas Bidegain, aura pour contexte les émeutes en banlieue. L'histoire retracera l'ascension d'un jeune orphelin d'origine maghrébine, grand habitué de la prison. Avec l'aide de la mafia corse et la protection d'un imam influent, il deviendra le parrain de toutes les cités de France. Le tournage devrait débuter à la fin de l'année.

______________________________


Retour à l'écran du dernier "dinausaure" d'Hollywood :
Kirk Douglas


Découvrez sur le net la bande-annonce d'Illusion, un film de Michael Goorjian avec Kirk Douglas, Ted Raimi, Kevin Weisman et Evan Arnold… Le film nous raconte l'histoire d'un célèbre réalisateur hollywoodien, Donald Baines (Kirk Douglas), prêt à mourir et dont la vie fut remplie de gloire et d'argent, mais pas d'amour. Il est également hanté par le souvenir de son fils Christopher qu'il a abandonné et n'a jamais connu. => Voir la bande-annonce d'Illusion


Source : commeaucinema.com


lundi, mars 06, 2006

CHRONIC
d'ALAIN SUIED



L'ERE DU FAUX


Les programmes télévisés, les "subventions" aux "branchés" sans
qualités, le goût dela facilité, les mises en scène ringardes
d'opéras ou de "classiques", la presse et la critique
"idéologisées"...Tout concourt en France et plus largement en
Europe à privilégier le FAUX,l'absence de pensée,lemédiocre
consensuel...

NOUS VOILA AU FOND DU FAUX : L'ANTISEMITISME SANS ANTISEMITES!
Les "casseurs" et les "antisémites" ne sont plus...
ce qu'ils sont...Ce sont des "victimes"...Ce sont surtout
des êtres qui ne respectent plus les lois Françaises (ah,les
sifflets du STADE DE FRANCE au moment de la Marseillaise!)
et qui considèrent les non-musulmans comme des DHIMMIS,
des cibles à LAPIDER (sens de l'intifada) ; ils ne "sont" pas
"antisémites": le "juif" n'EXISTE pas ..socialement,
ni religieusement...

FAUX aussi l'intolérable campagne anti-israélienne permanente:
pendant ce temps le massacre continue au DARFOUR sans émouvoir
la presse et les idéologues pseudo-Révolutionnaires.
DES FAUX TROTSKISTES?

................


Faux Trotskystes? Krivine s'en va,Besancenot soutient
les rappeurs qui insultent la France...Comment nommer
ces "intellos"-idiots utiles, qui croient entraîner les Jeunes
vers des "lendemains meilleurs"?
Il faudrait plutôt les appeler des STALISLAMISTES.
Leur discours "libertaire" mène....à la victoire de l'UOIF
et des bandes antisémites de banlieue...

...............

Mais tout avance si vite...
Interrompant avec ses nervis une soirée à la Mairie du
3ème à Paris qui lui était consacrée,Dieudonné ...ne s'en est
pas pris cette fois-là aux Juifs (fantasme oedipien habituel)
mais à la FRANCE.

LA REVOLUTION EST EN MARCHE....ARRIERE....


ALAIN SUIED


A NOTER.

Une terrible nouvelle - la disparition de Janine Chasseguet-Smirgel, psychanalyste.
Epouse de BELA GRUNBERGER , disparu voici un an.
Elle avait abordé les thèmes les plus urgents.

Rappelons : L'univers contestationnaire (In Press)
La sexualité féminine (Payot)
Les deux arbres du jardin (éditions des Femmes)

Un esprit vigilant et droit nous a quittés.

smirgel