"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, septembre 30, 2012

JOHNNYHALLYDAY
SAPASSION : ISRAËL
Source : le site de Jean-Marc Morandini
en ligne le 30 octobre 2012



Johnny Hallyday:
"J'ai failli venir en Israël au moment
de la Guerre des Six Jours"



Pour sa première visite en Israël, Johnny Hallyday a confié lundi qu'il avait "failli" venir soutenir l'Etat hébreu au moment de la Guerre des Six Jours en juin 1967, mais que le temps qu'il arrive, le conflit était fini.

"J'ai beaucoup d'amis ici. J'ai failli venir au moment de la Guerre des Six jours, mais c'était fini avant que j'arrive", a raconté le rockeur français à la chaîne privée 10, à la veille de son premier et unique concert en Israël.

"C'est une occasion formidable de venir ici. Je regrette de venir si tard mais mieux vaut tard que jamais", a ajouté le chanteur.

Lundi après-midi, des centaines de fans l'ont acclamé lors d'une réception à la résidence de France à Jaffa, près de Tel-Aviv.

"Demain, je peux mourir en paix", a assuré Philippe Coubard, 56 ans, un admirateur du chanteur "depuis plus de 50 ans", venu de France pour le concert de mardi à Tel Aviv. "Mon fils s'appelle Jean-Philippe (le prénom de naissance du chanteur) et mon chien Johnny... C'est l'un de mes dieux".

Johnny Hallyday fait escale pour la première fois de sa carrière en Israël dans le cadre d'une tournée mondiale. "L'Elvis français" --comme l'a surnommé la télé israélienne-- est arrivé en Israël, accompagné de son épouse Laetitia, après un concert enflammé samedi au Kremlin.

Le chanteur de 69 ans s'est rendu au Mur des Lamentations à Jérusalem, lieu sacré du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, et a été reçu par le président israélien, le très francophile Shimon Peres.

Après avoir lancé en avril une tournée d'adieux, Johnny Hallyday avait dû être hospitalisé durant cinq jours aux Antilles, officiellement à cause d'une gêne respiratoire. Il est finalement remonté sur scène cinq semaines plus tard à Montréal.

Depuis ses débuts en 1960, il a vendu près de 100 millions d'albums et rassemblé 28 millions de spectateurs en concert.



ISRAEL/IRAN
LEPREMIERMINISTREISRAELIEN

FAITDURERLEPLAISIR

Diasporablog
accueille...

JACQUES BENILLOUCHE


NETANYAHOU :
 POLITIQUE SPECTACLE OU DRAMATISATION



Benjamin Netanyahou s’est servi, à l’étonnement général, du dessin d’une bombe à la tribune de l’ONU. Élevé aux États-Unis, il en utilise tous les ressorts, même la politique spectacle, quitte à dramatiser la situation à outrance. Le problème de l’Iran est certes le problème le plus aigu auquel Israël doit faire face mais nous étions habitués à des premiers ministres israéliens discrets qui traitaient les affaires dans le secret du Cabinet de sécurité d’où rien ne transpirait et qui ont permis à Israël de lancer ses attaques surprises, avec à la clef, un succès absolu.




CLIQUER ICI POUR LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE


http://benillouche.blogspot.fr/2012/09/bibi-politique-spectacle-ou.html



Jacques BENILLOUCHE

http://www.benillouche.com/

samedi, septembre 29, 2012


UNEGRANDEEQUIPE
DEFOOTMET
LESTERRORISTESDUHAMAS
ENFUREUR
Source : lci.lci.fr en ligne le 29 septembre 2012



Le FC Barcelone invite Gilad Shalit, le Hamas "offensé"



Israël a libéré 550 Palestiniens, dont le franco-palestinien Salah Hamouri

"Nous appelons tous les médias musulmans, arabes et palestiniens à ne pas retransmettre ce match si le club maintient son invitation", a déclaré un porte-parole du mouvement islamiste palestinien à Gaza, Sami Abou Zouhri. "L'invitation du FC Barcelone au criminel Shalit pour lui rendre hommage est une offense aux sentiments du peuple palestinien et des Arabes et des musulmans parce que Shalit est un soldat israélien qui se trouvait à bord d'un char qui participait au meurtre de civils palestiniens quand il a été enlevé par la résistance palestinienne" en juin 2006, a-t-il ajouté.

Le club catalan avait indiqué mercredi avoir accédé à une demande d'invitation pour l'ex-soldat, passionné de sport, détenu au secret par le Hamas à Gaza pendant plus de cinq ans, jusqu'à sa libération en octobre 2011 en échange de 1.027 prisonniers palestiniens d'Israël, à assister au match en tribune.


5 ans aux mains du Hamas

Face aux réactions d'associations pro-palestiniennes, le Barça a annoncé jeudi dans un communiqué avoir également invité le président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, l'ambassadeur de Palestine en Espagne et le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak, libéré en juillet à Gaza au terme de près de trois ans de détention sans jugement par Israël.

"Je n'ai pas encore reçu d'invitation. Quand je la recevrai et si Shalit est toujours invité, je déciderai si j'assiste ou non au match", a déclaré Mahmoud Sarsak. Gilad Shalit avait été capturé en territoire israélien à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, dont les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche militaire du Hamas.



NOUVELLESDONNES
POURL'OPPOSITIONIRANIENNE
LESETATS-UNISONTEXCLU
DELEURLISTENOIRE
LESMOUJAHIDINESDUPEUPLE


DIASPORABLOG
accueille...

LE CONSEIL NATIONAL
DE LA RESISTANCE IRANIENNE




Les Iraniens célèbrent le retrait de l’OMPI de la liste noire au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise


· Maryam Radjavi : cette radiation renverse l’équilibre politique en défaveur du régime des mollahs et bouleverse l’enjeu régional, international et intérieur en Iran.
· Les Etats-Unis n’ont plus de prétexte pour ne pas assurer les droits des habitants d’Achraf et de Liberty. Ils doivent demander l’appellation de camp de réfugiés pour Liberty et exiger de l’Irak qu’il lève leurs limitations de liberté de mouvement, d’accès aux avocats et sur leurs biens meubles et immeubles.




Le 29 septembre, les membres, sympathisants et soutiens de la Résistance iranienne ont célébré la victoire éclatante et historique de la justice sur le marchandage et la fin de 15 années d’étiquette injuste de terroriste contre les Moudjahidine du peuple d’Iran, en présence de Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, au siège du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) à Auvers-sur-Oise, en région parisienne.

Une exposition de photos a rendu hommage aux martyrs des deux massacres d’Achraf, des prisonniers politiques exécutés et d’autres Moudjahidine qui durant cette période ont été tués par le régime des mollahs et le gouvernement irakien sous couvert de cette étiquette. Les participants ont également lancé une pluie de fleurs sur l’emblème des Moudjahidine pour marquer dans la joie cette grande victoire de la résistance iranienne.

Maryam Radjavi était la principale oratrice de cette cérémonie. A ses côtés des représentants de diverses délégations parlementaires et de personnalités politiques de France, de Belgique, d’Italie, de Grande-Bretagne, de Suisse, du Danemark, de Suède, d’Islande, des Pays-Bas, d’Egypte, d’Algérie ont aussi pris la parole.

Les orateurs se sont réjouis de l’annulation de l’étiquette de terroriste et de la fin du plus grand obstacle sur la voie de la résistance du peuple iranien. Ils ont rendu hommage à Mme Radjavi pour ses efforts inlassables et son leadership vigilant à la tête de cette campagne, qui a connu de nombreux passages ardus et pénibles. Ils ont souligné que sans la ténacité et le sacrifice des Achrafiens, cette victoire n’aurait jamais pu être remportée, et qu’ils sont les meilleurs symboles de la quête de la liberté de cette époque.

Pour les participants, le temps est venu d’abandonner définitivement la politique de complaisance, et avec la reconnaissance du CNRI, s’ouvre la voie d’un changement démocratique, de l’instauration de la liberté et de la souveraineté populaire en Iran.

Mme Radjavi a adressé ses félicitations à l’ensemble du peuple iranien, en particulier aux femmes, aux jeunes, aux prisonniers politiques, aux familles des martyrs ainsi qu’aux Moudjahidine de la liberté à Achraf et à Liberty. C’est la victoire de la justice et du droit sur l’injustice et la diabolisation, et un mobile de fierté historique pour tous les Iraniens. C’est la plus grande défaite du régime du guide suprême dans sa confrontation avec le peuple iranien et sa résistance de ces trente dernières années. L’annulation de cette étiquette renverse l’équilibre politique en défaveur du régime du guide suprême et annonce un bouleversement des enjeux régionaux, internationaux et à l’intérieur de l’Iran.

Elle a estimé que cette victoire était le fruit d’une vaste campagne juridique et d’un mouvement international de défenseurs de la démocratie et des valeurs humaines dans le monde d’aujourd’hui qui s’est dressé contre cette inscription sur la liste noire. Un mouvement de parlementaires, de politiciens, de juristes et de défenseurs des droits humains sur les cinq continents, pour qui la solution pour l’Iran réside dans un changement démocratique réalisé par le peuple iranien et sa résistance, et non pas dans la complaisance avec le régime iranien.

Exprimant sa reconnaissance à la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui malgré un barrage d’oppositions a pris la décision de radier l’OMPI de la liste noire, Mme Radjavi a déclaré : c’est à cause de l’échec de la politique de complaisance que le régime des mollahs et ses soutiens lancent des attaques hystériques contre cette décision. Ils redoutent avec raison que la diabolisation de la résistance n’ait plus rien sur quoi s’appuyer. Désormais les peuples du monde et en particulier aux Etats-Unis vont découvrir que notre mouvement, contrairement à la désinformation du fascisme religieux est très éloigné de ses accusations et qu’il ne fait que se battre pour la liberté et la démocratie en Iran.

Taxer l’OMPI de terroriste, a poursuivi Mme Radjavi, a créé une grave déviation dans la politique de la communauté internationale, car lorsqu’on taxe de terroriste le plus important mouvement antiterroriste et anti-intégriste dans le monde, le résultat c’est qu’on oublie la menace du parrain du terrorisme et de l’intégrisme.

Elle a ajouté : Il est temps de changer cette politique. Nous appelons la communauté internationale à reconnaitre l’aspiration du peuple iranien à un changement de régime, à adopter une politique appropriée et à reconnaitre la résistance du peuple iranien pour la liberté et la démocratie.

Mme Radjavi a souligné qu’après la radiation de la liste noire, les USA n’ont plus de prétexte pour ne pas assurer les droits lésés des Moudjahidine au camp Liberty. L’Irak doit lever toutes leurs restrictions de liberté de mouvement, de leur accès aux avocats et de leur droit de propriétés de leurs biens meubles et immeubles. Les USA et l’ONU doivent demander que le camp Liberty soit qualifié de camp de réfugiés.

La présidente élue de la Résistance iranienne a déclaré : nous voulons une république fondée sur le suffrage populaire et des élections libres, la séparation de la religion et de l’Etat, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’abolition de la peine de mort, le pluralisme, le rétablissement des droits des minorités opprimées, l’égalité des chances, une justice indépendante et équitable, et un Iran non nucléaire. Et c’est pour cela que nous nous battons.



Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 septembre 2012















 
LAPARTIE
DECACHE-CACHE
ENTREISRAËLETL'IRAN
SEPOURSUIT
Source :euronews via Youtube en ligne
le 29 septembre 2012


vendredi, septembre 28, 2012

ISRAEL/IRAN
DESSINERUNEBOMBE
ESTCEFAIRELAGUERRE?
Source : lefigaro.fr vial'AFP en ligne le 28 septembre 2012
à 11h 13
sur Diasporablog à 12h 08



Israël:
le dessin de Nétanyahou fait débat


Elimine-t-on la menace nucléaire iranienne avec un dessin de bombe à la mèche allumée ? La question taraudait les médias israéliens aujourd'hui, un jour après que le premier ministre Benyamin Nétanyahou a arboré un tel croquis à la tribune des Nations unies à New York.

Tous les médias israéliens affichaient aujourd'hui en une la photo de Benyamin Nétanyahou traçant une ligne au feutre rouge sur le croquis d'une bombe atomique iranienne, symbolisant la limite à ne pas franchir par Téhéran. Mais ils s'interrogeaient sur l'efficacité d'un tel artifice, notamment vis-à-vis de l'allié américain. "Il n'y a rien de mal à recourir à des gadgets à l'ONU. Mais le programme nucléaire iranien est un problème sérieux", souligne le commentateur vedette Nahum Barnéa dans le quotidien populaire Yédiot Aharonot.

Pour le Yédiot et la radio militaire, le premier ministre israélien, malgré tous ses efforts, n'est toujours pas parvenu à convaincre Barack Obama de fixer lui aussi des "lignes rouges claires" que l'Iran ne doit pas dépasser dans son programme nucléaire, faute de s'exposer à une attaque militaire. "On n'élimine pas la menace nucléaire iranienne avec des "gimmicks" et des discours. On le fait en déployant des efforts conjoints avec Washington et avec le président américain, ce même président que Netanyahu voudrait tellement voir pleurer et reconnaître sa défaite face à son rival républicain (Mitt Romney)" en novembre, estime Eitan Haber, un autre éditorialiste du Yédiot Aharonot.

Le quotidien anglophone Jerusalem Post (droite) juge au contraire que l'image de "Bibi" Netanyahu armé d'un feutre rouge "restera dans les esprits longtemps après que ce qu'il a dit aura été oublié". "C'est un bon moyen d'attirer l'attention des gens".



LEFRANCAIS
RACISTEOUPAS?
Source : huffingtonpost.fr en ligne le 27 septembre 2012




Le racisme aujourd'hui,
une vue d'ensemble


Pierre-André Taguieff.
Philosophe, politologue
et historien des idées




Il serait risqué de se déclarer aujourd'hui "raciste" dans l'espace public. Nul citoyen ne se dit "raciste", sauf à titre de provocation ostentatoire, dans une société démocratique occidentale où le rejet du "racisme" est la norme. Mais rares sont ceux qui pensent que "le racisme" a disparu.
Certains responsables politiques, désireux de calmer les esprits, croient cependant devoir déclarer, de temps à autre, pour prendre l'exemple français, que "la France n'est pas raciste" ou qu'elle "n'est pas antisémite". Ce qui n'est ni totalement vrai, ni entièrement faux. La vérité est autre, plus complexe, plus subtile. Et surtout, étrangère aux dogmes idéologiques et aux passions politiques. Pour la découvrir, il faut commencer par s'interroger sur le sens du mot "racisme", et reconnaître qu'il n'a cessé de varier selon les contextes historiques. On ne saurait donner une définition unique, fixe et invariable du "racisme". Oublions provisoirement les guillemets, qui marquent le doute et la distance critique, et argumentons comme si "le racisme" était un phénomène bien connu, clairement reconnu, mais qui gagnerait à être mieux connu.

Partons du présent. Le racisme n'est pas mort, il s'est métamorphosé. Ce diagnostic lapidaire doit bien sûr être précisé, expliqué et commenté. Tout d'abord, le racisme peut se manifester de façon non explicite ou d'une manière indirecte, il peut même parfois n'exercer tous ses effets qu'à la condition d'être voilé ou symbolique, et nié par ceux qui le pratiquent. Ensuite, nous nous trouvons souvent aujourd'hui devant des modes d'exclusion illustrant un racisme qui, pour ne pas se fonder sur des caractéristiques dites raciales (soit des traits somatiques visibles), n'en est pas moins virulent. Le nouveau racisme est un racisme sans "races". Il s'agit le plus souvent, du moins dans les sociétés démocratiques occidentales, d'un racisme intégré dans le nationalisme xénophobe, visant spécifiquement l'immigration ou certaines catégories d'immigrés. Le rejet peut se fonder classiquement sur l'apparence physique, notamment sur la couleur de peau, mais il tend aujourd'hui à privilégier les caractères culturels, au premier rang desquels on trouve la religion.



•"Racisme anti-blanc":
l'expression qui embarrasse l'UMP
C'est pourquoi il convient de reconnaître comme des formes émergentes de "racisme", même si le terme semble mal convenir aux phénomènes désignés, les passions idéologiquement organisées que sont l'islamophobie, la judéophobie et la christianophobie, qui s'opposent ou se combinent diversement. Ces trois derniers termes fonctionnent le plus souvent sans être définis précisément, et leur indistinction en favorise les usages polémiques : il va de soi que "traiter" d'islamophobe ou de judéophobe, par exemple, un individu ou un groupe, c'est le stigmatiser, donc le délégitimer. Et bien sûr, dans les pays où existe une législation antiraciste, l'exposer à des poursuites et à des sanctions.

Mais l'on peut construire des pseudo-races, et les hiérarchiser, sur la base de traits culturels, qu'il s'agisse d'une langue ou d'un système de croyances. C'est ainsi que les islamistes traitent les chrétiens ou les Juifs comme des quasi-races distinctes, inférieures et dangereuses. La question du racisme est devenue en grande partie celle de la racialisation de n'importe quel groupe humain. Ce qui complique le tableau, c'est le fait qu'aux fanatismes religieux s'ajoutent désormais les fanatismes antireligieux. Au nom de la "laïcité", dont on oublie qu'elle appelle à respecter toutes les croyances, certains, des agnostiques ou des athées mus par une haine spécifique, dénoncent, insultent, rejettent des groupes humains en tant que communautés de croyants. Cette dérive de l'athéisme et du laïcisme est regrettable, certainement difficile à reconnaître dans les sociétés sécularisées, mais il faut partir de ce qui est observable, à savoir le rejet haineux de catégories d'individus en raison de leurs croyances religieuses.

Enfin, le racisme apparaît désormais souvent sans référence non plus à la thèse d'inégalité, il ne présuppose donc plus nécessairement une classification hiérarchique des "types raciaux" ou des groupes humains identifiés. Il substitue l'affirmation de la différence des cultures ou des civilisations au dogme de l'inégalité entre les races, mais il fatalise et absolutise les différences culturelles. D'où un nouveau type d'argument racisant, qui consiste à justifier le rejet des différents en ce que leurs cultures propres seraient incompatibles avec la nôtre. Cet argument est lié à un autre : pour garantir la paix civile, pour prévenir les conflits culturels, il faut fermer les frontières. Ces arguments ne sont pas dénués de justifications empiriques : on observe en effet des phénomènes inquiétants liés aux différences culturelles, allant de la non-intégration sociale aux conflits inter-communautaires. Les antiracistes aveugles ne veulent pas en parler, ni en entendre parler. Les nouveaux racistes en exagèrent l'importance, et les transforment en thèmes mobilisateurs.

Au cours des trente dernières années du XXe siècle, on a assisté au surgissement d'un racisme centré sur l'identité culturelle plutôt que sur les catégories raciales classiques, sur la différence groupale plutôt que sur l'inégalité racialement déterminée. Je l'ai baptisé naguère, au début des années 1980, "néo-racisme différentialiste et culturel". La question du racisme s'est ainsi décrochée de la vieille question raciale. Et les idéologues racistes, ou plus exactement néo-racistes, ne sont plus voués à répéter les thèses des théoriciens de "l'inégalité des races humaines". C'est pourquoi la délégitimation scientifique de la catégorie de "race humaine" n'a plus rien à voir avec la nouvelle question raciste. Elle constitue une simple survivance d'une forme d'antiracisme savant qui, après avoir été conçue pour disqualifier les modes de légitimation racialistes des nationalismes expansionnistes et des impérialismes coloniaux, a trouvé sa pleine justification dans les années 1930 et 1940, dans le cadre de la lutte intellectuelle contre le nazisme, dont les idéologues avaient la prétention d'élaborer un "racisme scientifique".

L'antiracisme de l'époque post-nazie et post-colonialiste reste à inventer. Il s'est enlisé jusqu'ici dans un discours commémoratif empêchant de considérer la nouveauté des défis à affronter et favorisant les amalgames polémiques (la réduction de l'adversaire à Hitler ou à Pétain), et embourbé dans le marécage des arguties juridiques liées au politiquement correct, qui pousse à l'interprétation paranoïaque du moindre "dérapage" lexical ou sémantique. D'où l'apparition d'antiracistes visionnaires, victimes d'hallucinations répétées, qui crient au "retour des années trente", du pétainisme ou du nazisme face à de simples constats concernant par exemple les liens entre immigration et délinquance.



ISRAËL/IRAN
GUERREOUPAS?
LESFRANCAISD'ISRAËL
DOUTENT
Source : lefigaro.fr en ligne le28 septembre 2012
à 9h 46
sur Diasporablog à 10h 52


Les Français d'Israël ne voient pas
la guerre arriver



Par
Gary Assouline


Refusant de céder à la panique face aux menaces d'un conflit avec l'Iran, les Français installés en Israël déplorent le manque d'information de la part des autorités françaises et israéliennes.

Alors que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou adressait jeudi à l'ONU ses mises en garde contre la menace nucléaire iranienne, des ressortissants français résidant en Israël affirment ne pas avoir été préparés aux risques d'un conflit potentiel. À Tel-Aviv, deuxième ville du pays, les Français interrogés par Le Figaro expliquent ne pas être affectés au quotidien par les menaces de guerre. «C'est une situation étrange, on entend parler tous les jours de la situation avec l'Iran mais il n'y a pas de panique ici», explique Emma Costi, une Parisienne qui a fait son alyah, son émigration en Israël, il y a trois ans. Dans cette ville, qui a encore enregistré cet été la venue de nombreux touristes français, des ressortissants vivants sur place s'étonnent du manque de communication des autorités françaises. «L'ambassade de France, où sont enregistrés 75.000 Français, ne nous a pas contactés», ajoute Emma qui a obtenu la nationalité israélienne il y a quelques mois. Pareil pour Marc Cohen et Rebecca, la vingtaine, installés depuis quelques années dans la «ville qui ne dort jamais», surnom donné à Tel-Aviv. «Je ne suis pas persuadée que le consulat nous contacterait s'il se passait quelque chose. Nous sommes Israéliens maintenant mais on reste Français», déclare Rebecca. Au consulat, seules des «fiches réflexes», dont l'une intitulée «Que faire en cas de tir de missile», ont été mises en ligne. Sur son site internet en français, Tsahal, l'armée israélienne, a lancé une page de conseils en cas d'attaque.

Lors d'une réunion de sécurité du 30 avril 2012 à l'ambassade de France en Israël, un plan d'évacuation des 200.000 ressortissants aurait été mis au point en cas d'attaques simultanées du territoire israélien par l'Iran, par le Hezbollah depuis le Liban et par le Hamas depuis Gaza, affirmait au début du mois d'août La Tribune. Ce scénario prévoirait leur départ sur des navires de guerre français au large du port de Jaffa, au sud de Tel-Aviv. Une réunion dont l'ordre du jour a été mal interprétée selon Vincent Floréani, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, qui déclare au Figaro que cette séance entrait dans le cadre d'une procédure habituelle en cas de crise. «Actuellement, il n'y a pas de dispositions particulières pour les ressortissants français en Israël, explique-t-il. Mais nous suivons la situation d'un œil très attentif». Selon Dan, qui vit à Ashdod, une ville du sud du pays régulièrement visée par les roquettes du Hamas depuis la bande de Gaza, une majorité des ressortissants se refuse à céder à la panique. «Pour rien au monde je ne quitterai Israël s'il y a une guerre, assure-t-il. À l'éclatement de la guerre des Six Jours en 1967, des dizaines de juifs français avaient rejoint le pays pour apporter leur soutien», rappelle-t-il.

Des abris pas aménagés
Pour Marc Cohen, les Français qu'il côtoie ne savent pas quel comportement adopter lors d'un bombardement. «Nous n'avons pas été préparés aux procédures d'urgence dans mon université», explique l'étudiant. Tout au sud, dans la station balnéaire d'Eilat, Shirel, étudiante, s'inquiète du manque d'aménagement des abris. «Au sifflement de la sirène d'alerte, nous avons moins de 15 secondes pour nous réfugier, et je ne sais toujours pas dans quelle direction courir!, s'exclame-t-elle. J'ai visité un refuge anti-aérien dernièrement, il était vide». Selon la presse israélienne en effet, les infrastructures d'accueil d'urgence ne seraient pas encore au point pour une partie de la population, notamment au nord, région où le risque d'attaques aériennes est le plus grand. «Mais nous avons gardé les réflexes de la guerre avec le Liban en 2006, explique Daniel Darom, retraité français dans un village du nord. Cependant, j'imagine que les missiles de l'Iran ne sont pas les mêmes que ceux du Hezbollah».

Devant le manque d'information, les ressortissants font d'eux-mêmes les démarches pour obtenir des instructions des municipalités. «Inquiète, j'ai appelé un centre de distribution de masques à gaz à Tel-Aviv après avoir lu un article dans la presse francophone. On peut se faire livrer du matériel à nos frais ou aller s'en procurer gratuitement. Mais on m'a fait comprendre que ce n'était pas la panique dans les centres», déclare Emma Costi. À Jérusalem, un porte-parole de la Poste israélienne en charge de la distribution des kits de survie affirme, sur France Info, qu'au contraire, les centres ouverts depuis 2010 après la dernière menace de guerre chimique avec l'Iran sont pris d'assaut et que les chiffres de distribution ont doublé. «J'ai reçu un avis de la poste il y a quelques mois pour aller récupérer mon matériel mais je n'y suis pas allé, explique Jonathan qui vit à Jérusalem. J'irai quand la guerre ne sera plus une rumeur». Concernant la procédure d'alerte aux missiles par l'envoi de SMS sur les téléphones portables, «on n'a toujours rien reçu», lance Marc Cohen.



jeudi, septembre 27, 2012

PRESIDENTIELLES
AMERICAINES2012
ROMNEYPEUT-ILPERDRE?
Source : la newsletter de nouvelobs.com diffusée
le 27 septembre 2012



L'Ohio sera-t-il le Waterloo de Romney ?



Mitt Romney n’a pas fini de sillonner les petits patelins et les champs de maïs de l’Ohio avec son autocar de campagne. Il peut se retrousser les manches. Il va lui en falloir, des meetings, des breakfasts, des réunions dans des églises et des fast-foods pour tenter de remonter la pente : les sondages se suivent, et ils sont de plus en plus accablants.

Mercredi matin, selon celui du "Washington Post", Obama le menait par huit points d’avance. L’équipe de Romney a beau rappeler en permanence la marge d’erreur de ces sondages, à ce niveau là, il a pas mal de souci à se faire. Car c’est bien connu, celui qui gagne l’Ohio gagne les élections. CQFD. Rappels des résultats dans cet Etat clé qui a basculé tantôt côté démocrates, tantôt côté républicains :


2008 : 52% Obama, 47% Mc Cain.
2004 : 51% pour Bush, 49% pour Kerry
2000 : 50% pour Bush, 47% pour Gore
1996 : 47% pour Clinton, 41% pour Dole

Une tribune destructrice
Pas étonnant que le moindre comté de l’Ohio fasse l’objet de toutes les attentions des candidats…et du président. Barack Obama en est en effet à sa 29e visite en quatre ans, un record, et il n’a pas ménagé sa peine pour y maintenir sa côté de popularité.

Aucun Etat n’a été aussi chouchouté : avalanche de crédit d’impôts, développement à marche forcée des énergies vertes, aides aux PME… Surtout, l’Ohio est l’un des grands bénéficiaires du plan de sauvetage de l’automobile qui emploie ici quelques 150.000 personnes.

Impossible pour les électeurs de l’ignorer, les spots TV des comités de soutien du Président le rappellent à longueur de journée. Elle rappellent aussi, à ceux qui l’auraient oublié, la grande tribune de Romney, en 2008, dans le New York Times : "Laissons Détroit aller à la faillite !"

Les chômeurs ne demandaient qu'à changer
Pas étonnant qu’ici encore plus qu’ailleurs, le candidat républicain, distancé dans tous les swing states, soit à la ramasse. Ici sans surprise, les 2/3 des électeurs plébiscitent ce plan de sauvetage. Et quand on leur demande qui, des deux candidats, est le plus à même de régler les problèmes de la classe moyenne, devinez ce qu’ils répondent ?

Cela dit, la situation est loin d’être rose en Ohio. Le taux de chômage reste élevé, les faillites personnelles et les expulsions sont alarmantes, le marché immobilier reste sous l’eau. Les chômeurs, les déclassés, les déçus d’Obama ne demanderaient qu’à se laisser tenter par le candidat républicain… si celui ci avait quelque chose à leur vendre. Pas sûr que son leitmotiv sur les baisses d’impôt fasse l’affaire ! Reprocher à Obama sa faiblesse vis à vis de la Chine ne suffira pas non plus. Ici, plus qu’ailleurs, même ceux qui ne sont à priori pas favorables à Obama reprochent au candidat républicain son absence de message et de projet. A 42 jours des élections, il serait temps qu’il s’en trouve un.



mercredi, septembre 26, 2012

ISRAËL
ETLESMAUX
DEL'IDENTITEJUIVE
Source : rue89.com en ligne le 26 septembre 2012



Trop juif ou pas assez :
le conflit israélo-palestinien leur pourrit la vie




Régis, 32 ans, se sent juif autant que Français. Il fête Noël comme Yom Kippour – célébrée ce mercredi – fréquente la synagogue aux grandes occasions et passe parfois ses vacances d’été en Israël, où habite une partie de sa famille.

Les trois-quarts du temps, il ne se pose aucune question existentielle sur son identité. Mais, de temps en temps, un malaise étrange l’envahit. Une sorte de « poussée de schizophrénie », comme il l’appelle.

« C’est comme si j’étais trop juif ou pas assez, suivant mes interlocuteurs. »

Elément déclencheur de sa pathologie : Israël.

Auto-censure sur Facebook
La dernière fois, c’était en revenant de vacances :

« Nous étions allés en Israël, en famille. De retour en France, ma femme a voulu mettre des photos sur Facebook. Je lui ai dit : “Mais ça va pas la tête ? Ils vont se dire quoi les gens ? Qu’on est des sionistes purs et durs ?”

Résultat, on a sélectionné des photos de plages, sans mettre “ voyage en Israël ” en légende. Après coup, je me suis senti un peu con de ma réaction. »

A l’inverse, quelques jours plus tôt, lors d’un repas dans sa belle-famille, Régis s’est retrouvé dans la situation inverse. Celle du « Juif qui ne se sent pas assez... juif ».

« Chez les cousins de ma femme, quand on regarde le JT et qu’il y a des infos sur Israël, personne ne pipe mot. On ne commente pas la politique de l’Etat hébreu. Pourquoi ? Parce qu’on est juifs. C’est comme ça.

Ma belle-famille sait que je suis critique vis-à-vis de la politique du gouvernement israélien, des colonies. Pour eux, si je critique Israël, c’est comme si je reniais ma judéité. Avec l’idée que si nous ne soutenons pas cet Etat, qui le fera ? »

Ni Français, ni Juif
Cette sensation de devoir se justifier et de s’auto-censurer, Régis préfère la prendre avec auto-dérision, tout en ajoutant qu’il la voit comme un cercle vicieux, qui titille parfois son identité :

« Je suis français sans aucune réserve, mais simplement attaché à Israël, parce que j’y ai de la famille, des souvenirs, une partie de ma culture. Pourtant, dans les conversations avec les potes, si le sujet dévie sur le conflit israélo-palestinien, on en vient quelquefois à me demander de justifier le comportement du gouvernement israélien, comme si je n’étais pas vraiment français.

Et inversement : si je critique Israël, je me sens comme un mauvais juif pour une partie de ma famille. A chaque fois, c’est comme si la politique de cet Etat devait forcément jouer un rôle fondamental dans mon identité ! »

« Bah Israël, c’est pas l’étranger pour vous »

Et des Régis, il y en a plus d’un parmi les juifs français. Après l’affaire Merah, l’avocat Philippe Brunswick avait d’ailleurs signé une tribune sur Slate.fr, intitulée « Pour que l’arbre franco-israélien ne cache pas la forêt juive française ».

Dans un tout autre genre, les humoristes se sont aussi emparés du sujet. Dernière en date, l’émission-canular « A votre écoute, coûte que coûte », sur France Inter, où deux pseudos médecins répondaient à un faux auditeur à gros coup de clichés racistes, sexistes, homophobes, nous laissant deviner nous-mêmes – ou pas – qu’il s’agissait d’humour.

En février dernier, quand Zabou Breitman et Laurent Lafitte, les deux « thérapeutes » s’en prennent à Séverine, qui hésite à partir en Israël rejoindre son mari, la polémique éclate. Les uns saluent l’initiative, quand d’autres la déplorent, au premier rang desquels le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).


http://www.franceinter.fr/emission-a-votre-ecoute-coute-que-coute-la-fem...  

La femme qui hésitait à s’installer en Israël

27 février, « A votre écoute, coûte que coûte », France inter

Dans la séquence, après avoir fait dire à Séverine qu’elle était juive, les faux psys lui lançaient, entre autres poncifs sur l’argent et la victimisation :
« – Du coup c’est quoi le problème ?
– Je suis Française moi. Alors quitter mon pays, pour m’installer à l’étranger c’est...
– Bah c’est pas l’étranger pour vous, Israël !
– Si, c’est un pays que je ne connais pas...
– Oui mais, vous vous battez – enfin, si je puis dire – suffisamment pour avoir ce pays, alors si c’est pas pour y aller, c’est dommage. »

Si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous

Pour Régine Azria, sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste du judaïsme :

« On observe la résurgence d’une forme d’antisémitisme différent de l’antisémitisme traditionnel, en grande partie attisé par le conflit du Moyen-Orient, même s’il est difficile de le qualifier – s’agit-il d’antisémitisme, d’antisionisme, d’antijudaïsme ? – et d’en mesurer l’ampleur réelle.

En réaction, les institutions juives de France relayées par une partie des juifs adoptent une attitude de revendication ferme, qui passe entre autres par un soutien de plus en plus affirmé et inconditionnel à Israël.

Mais cette “ visibilité ” masque l’attitude de la majorité silencieuse des juifs de France, qui vivent leur judéité de façon plus discrète et non militante. Elle peut même être source de tensions externes mais aussi internes, avec des discours du type : si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous. »

« Maman se fait une crise de parano »

Géraldine, qui se définit comme une juive laïque, ne défend pas la politique israélienne à tout prix. Mais au quotidien, elle ressent elle aussi les conséquences de l’importation du conflit. Et comme Régis, elle est parfois sujette à des crises inopinées de doute. Le dernier épisode en date, c’était au supermarché :

« Mon fils de 6 ans, qui sautillait à droite à gauche dans les rayons, s’est mis à lancer de très sonores “ shalom, shalom ” à chaque fois qu’on croisait un caddie !

J’ai eu un temps d’arrêt. Pour lui, bien sûr, cela revenait à lancer des “ Hello, hello ” après une initiation à l’anglais ; mais j’ai senti un malaise m’envahir. Je voulais lui demander d’arrêter, de ne pas nous afficher comme ça.

Mais qu’est-ce que je pouvais bien lui dire : Arrête de chanter ça, maman se fait une crise de parano, elle a peur que les gens se disent qu’on est juifs, et avec le conflit israélo-palestinien, tu comprends mon chéri, on pourrait prendre ça pour de la provocation ? »

Des anecdotes d’autocensure, Géraldine en a à la pelle. Elle sait aussi que pour certains juifs religieux, elle est sûrement considérée comme une « juive honteuse ». Mais elle a pris le parti d’en rire :

« On dit que les juifs sont paranos. C’est peut-être vrai, après tout. Mais au fond, c’est l’histoire de la poule et de l’œuf... »



L'AFFAIREMERAH
PLUSIEURSCOUPSDETHEÂTRE
DANSL'ENQUETE
Source : lci.tf1.fr en ligne le 26 septembre 2012



Affaire Merah :
perquisition chez le frère,
Squarcini entendu



Les policiers perquisitionnaient mercredi la maison d'Abdelkader Merah au sud de Toulouse après l'avoir extrait de prison pour l'emmener sur place à la recherche de nouveaux éléments sur les tueries de son frère. L'ex-directeur central du renseignement intérieur a par ailleurs été entendu "cette semaine".

Une perquisition était en cours mercredi matin à Auterive, en Haute-Garonne, au domicile d'Abdelkader Merah, le frère aîné du tueur au scooter, selon des sources policière et proche de l'enquête. Cette opération, menée par la sous-direction antiterroriste, a été effectuée en présence d'Abdelkader Merah, qui a été extrait de sa prison pour être emmené sur place à la recherche d'éventuels nouveaux indices et complicités.

Ces sources n'ont pas précisé ce que les hommes de la police judiciaire et les enquêteurs antiterroristes cherchaient au domicile de Merah, déjà perquisitionné au moment de son arrestation en mars. Mais les investigations ont rendu nécessaire de retourner à la recherche d'éléments "complémentaires" dans le petit pavillon de plain-pied qu'Abdelkader Merah occupaient avec sa compagne depuis 2011 dans cette petite commune à quelques dizaines de kilomètres au sud de Toulouse, a dit l'une de ces sources, interrogée sur l'éventualité que la perquisition fasse suite à la récente audition du suspect par le juge.


La présence d'un troisième homme
Seul mis en examen dans les tueries de Toulouse et Montauban, Abdelkader Merah a été entendu pour la première fois par le juge antiterroriste le 10 septembre sur les faits de complicité d'assassinats terroristes qu'il nie (lire notre article).



Depuis la mort de Mohamed Merah, l'enquête vise à déterminer s'il a bénéficié éventuellement de soutiens, notamment de la part de son frère. Les juges veulent savoir dans quelle mesure il agissait ou non pour le compte d'un réseau. Au cours de cette première audition, Abdelkader Merah a reconnu la présence d'un troisième homme lors de l'achat du blouson de motard que portait son frère Mohamed lors des tueries de Toulouse et Montauban, selon une source proche du dossier.



L'ex-patron du renseignement entendu par un juge



L'ex-directeur central du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini a été entendu "cette semaine" par un magistrat parisien pour lui expliquer la façon dont son service avait travaillé sur l'affaire Merah, selon des sources proches du dossier. Interrogé mercredi par l'AFP, Bernard Squarcini a "confirmé" cette audition, "pendant une demi-journée, comme témoin" information révélée par l'hebdomadaire L'Express, mais s'est refusé à tout autre commentaire.



Il a expliqué au magistrat le travail effectué par son service et lui a commenté la majeure partie des 24 notes entièrement ou partiellement déclassifiées de la DCRI, dont le travail de surveillance de Merah avant ses crimes a fait l'objet de multiples critiques. Selon les sources, Bernard Squarcini a notamment relevé n'avoir obtenu les éléments techniques de l'ordinateur utilisé par Mohamed Merah que le dimanche 18 mars en début d'après-midi, soit trois jours après l'assassinat de deux parachutistes à Montauban et la veille de la tuerie de l'école juive de

Toulouse.

Il a expliqué au magistrat les avoir transmises après dépouillement à la police judiciaire en début de soirée, quelques heures avant l'irruption de Merah dans l'école où il a froidement abattu trois enfants et un père de famille. En revanche, il a nié que son service ait obtenu avant les meurtres quelque information d'un service étranger (américain, selon ces sources), quant à la venue de Merah dans les zones tribales pakistanaises, ont précisé les sources.




LENORDDUMALI
SOUSLACOUPEDESDJIHADISTES

TRANSFORME
ENVASTECAMPDECONCENTRATION
Source : la newsletter de rue89.com distribuée
le 26 septembre 2012




Charia au Nord-Mali :
« Il a coupé ma main
comme s’il tuait un mouton »


Human Rights Watch



Alors que la France se dit prête à soutenir une intervention au Mali, dont près de la moitié du territoire est aux mains d’Aqmi (Al Qaeda au Maghreb islamique), Human Rights Watch publie un document sur les exactions dont est victime la population.

L’ONG a interrogé une centaine de témoins qui ont fui les régions tenues par les groupes islamistes, ou y sont restés. L’organisation humanitaire suit au plus près la situation depuis des mois, s’efforçant de recueillir la parole de la population sans parti pris.

Nous publions de longs extraits de ces témoignages, qui ont valeur de document, non d’article ni de tribune. Et vous invitons à lire l’intégralité du travail fourni par l’organisation.

Les trois groupes rebelles [qui contrôlent le nord du Mali, ndlr] – Ansar Dine, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Al Qaada au Maghreb islamique (Aqmi) – ont enrôlé plusieurs centaines d’enfants dans leurs forces, perpétré des exécutions, des flagellations et au moins huit amputations en guise de châtiment, et ont détruit systématiquement de nombreux sites religieux d’une grande importance culturelle et religieuse. En avril 2012, les groupes rebelles ont renforcé leur contrôle sur les régions de Kidal, Tombouctou et Gao, dans le nord du pays.

« Les groupes armés islamistes sont de plus en plus répressifs alors qu’ils resserrent leur emprise sur le nord du Mali », a expliqué Corinne Dufka, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch :

« Les lapidations, les amputations et les flagellations sont devenues courantes dans une tentative évidente de forcer la population locale à adopter leur vision du monde. Pour imposer leur interprétation de la charia, ils ont également organisé une parodie de justice tragiquement cruelle et ont recruté et armé des enfants dont certains n’avaient que 12 ans. »



1Amputations

Les amputations à Ansongo et Gao ont été réalisées à l’issue de ce que les victimes ont décrit comme un « procès islamique ». Almahmoud, dont la main a été coupée le 8 août, a décrit son supplice à Human Rights Watch :

« Je suis marié et j’ai trois enfants, âgés de 6 ans, 4 ans et quelques mois. Je viens d’un village proche d’Ansongo. En juillet dernier, un pick-up rempli d’hommes armés est arrivé chez moi. Les hommes ont expliqué qu’ils enquêtaient sur un vol de bétail et que leur enquête avait révélé des traces de moto près de l’endroit où les animaux avaient été volés et qui conduisaient à ma maison.

Ils m’ont ordonné de partir avec eux. Ils m’ont installé, moi et ma moto, sur un camion avec cinq hommes armés. Ensuite, ils m’ont placé dans leur prison à Ansongo où je suis resté pendant deux semaines. Pendant ma détention, je n’ai jamais été interrogé, pas une seule question sur l’affaire.

Le 8 août, vers 10 heures du matin, ils m’ont emmené dans un bâtiment de bureaux qui leur sert de palais de justice. J’y ai trouvé une dizaine d’hommes non armés assis en cercle sur des tapis. Ils m’ont demandé de m’asseoir au milieu et de leur raconter les faits. J’ai dit que j’étais innocent et j’ai expliqué ma version des faits.

Le chef du Mujao à Ansongo, a annoncé qu’ils devaient appliquer la charia, après quoi ils ont discuté de mon cas entre eux. Ils parlaient en arabe, mais leurs propos étaient traduits en grande partie en tamashek afin que je puisse comprendre. Aucun d’entre eux n’a présenté de preuve solide. Sur les dix hommes, trois étaient contre l’application de la charia, mais les autres ont gagné.

Vers 15 heures, ils m’ont conduit sur la place publique, qui était pleine de monde. Ils m’ont lié les mains, les pieds et le torse fermement à une chaise ; ma main droite était attachée avec un cordon en caoutchouc. Le chef a lui-même coupé ma main comme s’il tuait un mouton. Il a mis deux minutes environ pour me trancher la main, en criant “Allah akbar” [Dieu est le plus grand, ndlr].

Je n’ai reçu aucun médicament avant, seulement quelques pilules dans la cellule, une fois l’amputation terminée, données par l’homme qui a fait mon pansement.

Je suis resté dans la cellule pendant une semaine sans voir un médecin. Je partageais la cellule avec deux autres hommes accusés de vol... Les islamistes ont dit que leur jour arrivait.

Plus tard, ils m’ont donné de l’argent pour réparer ma moto et pour acheter du thé, du sucre et des vêtements, et ils m’ont ramené à la maison. Je suis innocent : je n’ai pas volé ces animaux. »

Sur les cinq amputations réalisées le 10 septembre à Gao, une avait lieu sur la place de l’Indépendance alors que les quatre autres avaient eu lieu quelques heures plus tôt dans un camp militaire à plusieurs kilomètres de là.

Le Mujao a indiqué aux médias que le crime supposé des suspects, banditisme de grand chemin, exigeait de couper la main droite et le pied gauche. Un sage ayant eu connaissance de l’incident a raconté à Human Rights Watch :

« Ils ont été jugés et condamnés le même jour qu’ils ont été amputés. Il y avait cinq juges, y compris des étrangers et un Arabe mauritanien du nom de Hamadi. Aucun avocat n’était présent au procès. Les juges ont posé des questions avant de rendre leur verdict.

Dans cette affaire, le jugement a eu lieu le matin et ils ont immédiatement procédé à l’amputation. Hamadi lui-même a publiquement prononcé la sentence sur la place. »

Un autre témoin de l’amputation a raconté :

« Vers 13h20, alors que je travaillais au marché, j’ai entendu le Mujao appeler la population à se rassembler sur la place. Environ 60 personnes se sont réunies et quelques minutes plus tard, le Mujao est arrivé à bord de dix Land Cruiser. A l’intérieur de l’un des véhicules se trouvaient le commissaire de police, Aliou Mahamar Touré, et un jeune homme.

Vers 13h45, Aliou a demandé à un islamiste de fixer une chaise à un pilier en béton à l’aide d’une corde. Alors que le jeune homme était encore dans la voiture, il a reçu deux injections. Dix minutes plus tard, Aliou a demandé au jeune homme de se couvrir le visage, puis deux de ses gardes du corps l’ont fait descendre de la voiture et l’ont attaché à la chaise. D’abord la main droite, puis le pied gauche et enfin le torse.

Aliou a pris deux couteaux de boucher, les a placés sur une pièce de caoutchouc noir et a clamé “Allah akbar”, que les autres islamistes ont répété. Puis il a posé un couteau, et avec l’autre, a coupé la main du jeune homme : cela lui a pris dix secondes. Il a soulevé la main pour que tout le monde la voie. Un autre islamiste avec une barbe a saisi le second couteau, a crié “Allah akbar” et a coupé le pied.

Les membres du Mujao ont commencé à prier et ont dit qu’ils faisaient ce que Dieu leur demandait de faire. Aliou a ordonné de détacher l’homme et en même temps, il a demandé qu’on lui apporte un sac de sa voiture. Le sac contenait les quatre pieds et les quatre mains amputés aux autres voleurs. Il y a placé le pied et la main tout juste coupés et tous ont crié “Allah Akbar”.

Plusieurs islamistes ont transporté le jeune homme jusqu’à l’hôpital. Le Mujao, dont environ 40 membres étaient présents, avait confisqué les téléphones portables pouvant prendre des photos et des vidéos aux spectateurs avant l’opération et les leur ont rendus après. Personne n’a osé parler. Nous étions choqués et ils étaient lourdement armés. »

A deux reprises au moins, les résidents du nord du Mali ont protesté contre les amputations planifiées. A Gao, ils ont d’abord obtenu gain de cause. Un témoin a décrit comment le 5 août, la police islamique conduisant plusieurs hommes vers la place pour des amputations a été prise à partie par « des centaines de résidents leur criant d’arrêter et leur jetant des pierres. Ils ont complètement bloqué l’accès à la place de l’Indépendance. Les islamistes ont tiré plusieurs fois en l’air mais la foule était trop nombreuse. Elle a pu contrecarrer les projets des islamistes ».


2Flagellations et passages à tabac

Cigarettes

Plusieurs témoins ont décrit avoir vu des hommes et des jeunes hommes battus pour avoir fumé ou vendu des cigarettes. Le 13 août, selon les propos d’un témoin, un forgeron qui fumait à l’intérieur de sa maison, a été « battu sérieusement par un groupe d’islamistes qui l’a vu alors qu’ils passaient en voiture. Ils sont descendus de voiture, ont pénétré dans la maison et l’ont fouetté. Mais suite à l’intervention des voisins, ils l’ont seulement conduit au poste de police et, à la fin de la journée, ils l’ont libéré. »

Un vendeur sur le marché a expliqué qu’un homme âgé et malade pris en train de fumer sur le marché et frappé par un adolescent membre de la police islamique « s’est uriné dessus au bout de cinq coups ; le châtiment pour avoir fumé est dix coups, c’était trop pour lui. »

Depuis juillet, un professeur de Gao a vu dix hommes battus en public sur la place publique de Gao pour avoir fumé. Un autre témoin a décrit les coups et la détention arbitraire en juin d’un homme âgé de plus de 60 ans qui avait refusé de jeter sa cigarette :

« Ils lui ont ordonné de jeter sa cigarette, mais il a refusé en disant : “J’aime fumer. Je fume aujourd’hui, je fumerai demain... En fait, je fumerai jusqu’au dernier jour de ma vie. Est-ce la volonté de Dieu de battre des personnes qui fument ?”

Ils sont devenus si furieux qu’ils ont commencé à lui donner des grands coups et un islamiste de 15 ans l’a traîné jusqu’au poste de la police islamique, où il a été forcé de passer la nuit.

Imaginez, faire cela devant son petit-fils ! J’ai vu le vieil homme le jour suivant ; il fumait toujours. »


Alcool

Un maçon qui avait été accusé de boire de l’alcool à la mi-juin dans une ville du Nord a été menotté et détenu jusqu’au lendemain au poste de la police islamique avant d’être, plus tard, soumis à 40 coups avec un fouet en peau et poils de chameau. Il a insisté en disant qu’il était victime d’un ennemi travaillant pour le compte des islamistes, mais il a dit :

« J’ai finalement accepté [les coups] parce qu’ils n’étaient pas près de renoncer. Ils ont appelé les personnes présentes dans le camp pour qu’elles regardent ; c’est le chef qui a administré les coups de fouet. Il m’a frappé 40 fois, en comptant en arabe, en remontant des jambes vers le haut du corps. C’était terriblement douloureux, j’ai eu de nombreuses zébrures. »


Voile

Près de quinze résidents de Tombouctou, Goundam et Gao ont vu des femmes se faire battre pour avoir refusé de se couvrir la tête de manière adéquate. Un marchand ambulant qui travaille sur le marché de Tombouctou a vu « beaucoup, beaucoup de fois » la police islamique flageller des femmes sur le marché parce qu’elles refusaient de se couvrir. Il a expliqué à Human Rights Watch :

« Par exemple, en juillet, j’ai vu trois membres de la police islamique frapper une vendeuse de poisson parce qu’elle n’était pas suffisamment couverte. Parmi eux, il y avait un Sénégalais, un homme important dans la police, qui l’a frappée plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle se couvre la tête, jusqu’à ce qu’elle pleure.

A peu près au même moment, ils ont dit à une femme d’âge moyen qui vendait des mangues de se couvrir, mais elle a refusé. Ils ont commencé à la frapper ; elle a essayé de se protéger le visage, tout en répétant sur un ton de défi : “N’y comptez pas... Vous avez pris le village et vous avez fait décliner nos activités, c’est vous qui devriez être soumis à la charia.” Ils l’ont frappé cinq, dix, vingt fois, mais elle n’a pas cédé. »


Musique

Les autorités islamiques ont interdit, sous peine de châtiments sérieux, aux résidents d’écouter tout type de musique à la radio, en concert ou sur les sonneries de téléphones portables, en insistant sur le fait que les résidents doivent uniquement écouter des enregistrements des versets du Coran.

Un jeune homme qui vit près du siège de la police islamique à Tombouctou a raconté comment un jeune homme a été battu jusqu’au sang pour avoir répondu avec insolence aux autorités islamistes qui lui avaient demandé de leur remettre son téléphone portable après que la sonnerie jouant de la musique malienne a retenti :

« Il a désespérément tenté d’appuyer sur le bouton “décrocher” dans sa poche. Ils lui ont dit de venir mais le jeune a répondu avec insolence ; deux islamistes l’ont fouetté jusqu’à ce qu’il saigne, en disant : “Si nous faisions partie de l’armée malienne, tu ne nous parlerais pas comme ça !” »


Téléphone

Certains résidents ont affirmé que la police islamique jetait les téléphones des résidents sur le sol ou retirait les cartes SIM et les leur rendait quelques jours plus tard chargées de versets du Coran. Un ancien organisateur de voyages a confié à Human Rights Watch :

« Un après-midi, je buvais du thé en écoutant de la musique ivoirienne avec six amis. On a toujours fait ça : discuter des événements de la journée autour d’un thé.

Soudain, un pick-up avec des hommes armés de la police islamique a freiné brusquement et quatre d’entre eux sont descendus. L’un d’eux, parlant arabe, a dit que la musique était condamnée par Dieu. Nous étions effrayés, ils avaient des pistolets et étaient agressifs. Ils ont retiré la carte mémoire du lecteur audio et, trois jours plus tard, ils me l’ont rendue. Ils avaient effacé la musique et enregistré des versets du Coran. »


Foot

Plusieurs autres résidents du Nord ont parlé des restrictions concernant les rassemblements publics. Un homme a confié :

« En mai, nous étions assis dehors pour regarder la demi-finale de l’UEFA Champions League à la télé. Nous nous amusions, chacun encourageant son équipe et hurlant des “Allez !” Mais les islamistes sont venus et nous ont dit qu’il était interdit de regarder la télé en public. »


Jeux d’enfants

Les autorités islamistes ont même interdit à beaucoup d’enfants de jouer. Un homme a expliqué que, le 4 août, plusieurs parents en colère ont fait irruption dans le poste de la police islamique de Gao pour se plaindre du fait que leurs enfants âgés de 8 à 13 ans avaient été battus pour s’être baignés dans la rivière : « Les islamistes disent que maintenant c’est interdit, en particulier si les garçons et les filles sont ensemble », a conclu l’homme.

Un homme qui a fui Tombouctou avec sa famille au début du mois d’août a raconté qu’en juin, les autorités islamistes lui ont ordonné de rentrer deux tables de babyfoot car « elles ont une mauvaise influence sur les enfants. Les garçons doivent prier au lieu de jouer dans la rue. »


Parfum, bijoux

Des femmes de Gao, Kidal, Aguelhoc et Tombouctou ont mentionné les restrictions subies dans le Nord. Une femme de Tombouctou a été arrêtée et interrogée par une patrouille de la police islamique car elle portait du parfum. Un officier lui a demandé si elle était mariée et l’a réprimandée :

« Si tu es mariée, pourquoi cherches-tu à attirer d’autres hommes ? »

Plusieurs témoins ont décrit comment la police islamique intimide, flagelle ou frappe les femmes pour leur manière de s’habiller, pour le port de bracelets, de bagues ou d’autres bijoux. Plusieurs résidents ont précisé que la lapidation à mort du couple à Aguelhoc a entraîné la fuite de nombreuses femmes enceintes non mariées du Nord par crainte d’un destin similaire



DEBATTONS
ANTISIONISME=ANTISIONISTE
RETOURSURUNAMALGAME
Source : leplus.nouvelobs.com en ligne le 26 septembre 2012



Antisémitisme et antisionisme :
une confusion malsaine qu'il faut dissiper



Par
Pascal Boniface*

Directeur de l'IRIS


L'antisémitisme se définit comme le racisme à l'encontre des juifs. L'antisionisme, comme l’opposition au "mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un Etat juif en Palestine". Or un amalgame est parfois fait - voire entretenu ? - entre ces deux termes. Pour Pascal Boniface, directeur de l'Iris, cette confusion doit cesser.



Édité par
Hélène Decommer
Auteur parrainé par Maxime Bellec


Lors des vœux adressés aux responsables communautaires pour le nouvel an juif dimanche 23 septembre à la Grande synagogue de la victoire, Manuel Valls a dénoncé "un nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade" qui, selon lui, aurait pris racine dans notre pays.

Le ministre de l’Intérieur a mis le doigt sur une réalité. Mais il en a occulté une partie.

Une confusion lourde de sous-entendus
Il est vrai que dans certains discours, le terme de "sioniste" a remplacé le terme de "juif" pour des raisons qui n'ont rien de saines. Afin d'échapper à la législation qui pénalise les propos antisémites, certains entretiennent une confusion volontaire entre juifs et sionistes, espérant échapper aux foudres de la loi en utilisant le second terme à la place du premier. On ne parle plus de complot juif mais de complot sioniste. Le terme sioniste est devenu péjoratif, disqualifiant et même injurieux. On entend même parfois "sionnard".

Cette confusion est lourde de sous-entendus, de confusion intellectuelle et de conséquences politiques.

On peut être sioniste et favorable à la reconnaissance des droits du peuple palestinien
On peut être sioniste sans être favorable à l'occupation des Territoires occupés palestiniens. Abraham Burg est aussi sioniste qu'Avigdor Liebermann. Ils sont à l'opposé sur l'échiquier politique de la conception de l'État d'Israël, de son insertion dans la région et des relations que l'État d'Israël doit entretenir avec les Palestiniens et les autres peuples arabes. Avigdor Liebermann, même s'il représente une option politique plus importante que celle d'Abraham Burg, n'est pas le dépositaire légitime du sionisme. Abraham Burg l’est tout autant, si ce n’est plus.

On peut être sioniste et favorable à la reconnaissance des droits du peuple palestinien. On peut également être favorable à la reconnaissance de ces droits, estimer que les Palestiniens subissent depuis trop longtemps des injustices, mais reconnaître à l'État d'Israël le droit d'exister dans des frontières sûres et reconnues. Au final ceux qui sont favorables à la solution des deux États ne peuvent pas être antisionistes.

Il y a une confusion malsaine entre sionisme et hostilité à la reconnaissance des droits du peuple palestinien. Or ils ne sont pas incompatibles. Cette confusion doit cesser. Manuel Valls a raison sur ce point. Mais il ne fait que la moitié du chemin.

Une façon d'importer le conflit israélo-palestinien

Car de nombreux responsables institutionnels et intellectuels juifs français qui exhortent tous les juifs à être inconditionnellement solidaires du gouvernement d’Israël ont une grande part de responsabilité dans cette confusion. L'accusation récurrente d'antisémitisme opposée à ceux qui ne font qu'émettre une critique politique du gouvernement israélien crée un amalgame tout aussi funeste et contribue à l’importation du conflit israélo-palestinien en France.

Il aurait été pertinent que le ministre de l'Intérieur fasse également ce rappel. De même qu'il est légitime de condamner les appels à la haine anti-juif, il ne serait pas malvenu de cesser d'ignorer les messages haineux qui sont émis par les plus inconditionnels supporters de l'actuel gouvernement israélien sur les réseaux sociaux et parfois même les radios communautaires.

Comment par exemple justifier l’inexplicable impunité de la Ligue de Défense juive, régulièrement mise en cause pour des actes de violences à l’égard de personnes qui n’ont pour seul défaut de se déclarer solidaires de la cause palestinienne et dont beaucoup sont par ailleurs juifs ?

L’accusation du "deux poids, deux mesures", est délétère pour le vouloir vivre-ensemble dans notre société. Elle gagnerait à être combattue dans les faits. Il y a sur ce point encore du chemin à faire.



*Pascal Boniface vient de publier
"Comprendre le Monde, les relations internationales pour tous",
aux Editions Armand Colin.



LESCOMEDIENS
DUFILMDELASEMAINE
LANCEUNSLOGAN

"NOUSSOMMESTOUSDESMUSUL-JUIFS"
Source : cinema.nouvelobs.com en ligne le 25 septembre 2012



« Les Seigneurs » en promo



Par
Fabrice Pliskin


Retour avec Omar Sy, Gad Elmaleh et les autres dans l'île bretonne où Olivier Dahan a tourné sa farce footballistique, qui va cartonner.

A 41 ans, Gad Elmaleh devient philosophe et songe à la mort : « Si l'avion s'écrasait, demain, TF1 diffuserait « Intouchables » ou « La Vérité si je mens ! » ? En tout cas, certainement pas « la Tour Montparnasse infernale. » » Vous êtes dans le vol Paris-Brest, à bord d'un Embraer ERJ 145, en promo, avec l'équipe des « Seigneurs » : Gad Elmaleh, Omar Sy, Franck Dubosc, José Garcia, JoeyStarr et… Ramzy, coauteur de « la Tour Montparnasse infernale ».

Le spectacle est dans la carlingue. Ambiance colonie de vacances pour quadragénaires. Tandis que Franck Dubosc joue les stewards en fermant les compartiments à bagages, JoeyStarr, debout dans l'allée, en teeshirt Laurel et Hardy Block-Heads, singe les démonstrations de sécurité de l'hôtesse en siflant sa bouteille de rhum, puis s'embrouille avec Ramzy comme un garnement de CM2 : « Je parle pas ta langue, moi », grogne le rappeur au comique qui vient d'employer un mot arabe. « Je vais te convertir à l'islam, répond Ramzy. A partir de maintenant, tu t'appelleras Youssef. » Omar Sy, venu de Los Angeles où il vit désormais, loin des affres de la célébrité, s'insurge plaisamment : « Si c'est Ramzy qui s'occupe des conversions, il n'y aura bientôt plus un seul musulman dans le monde. » JoeyStarr : « Je me convertirai seulement à la condition que je me tape tes filles… » Ramzy : « Vous savez ce qu'il me souhaite à moi ? Que mes fils soient « dep » [pédés]… » « Du moment qu'ils sont heureux », dit JoeyStarr avant de bondir sur Ramzy pour lui frapper le crâne à coups de poing, avec « effet maillet ». Après une nouvelle gorgée de rhum, le rappeur accueille le passage du steward Franck Dubosc par ces mots : « Enfin un Français, au moins, on sera deux… » Dubosc l'alerte malicieusement : « Tu sais que Claire Chazal, l'autre soir, t'a présenté comme un « comique », au 20-heures. Désormais, tu es un pitre. Tu vas perdre toute ta crédibilité dans le milieu du rap. »

« Les Seigneurs » est une farce sociale réalisée par le cinéaste de « la Môme », Olivier Dahan, fils d'un postier de La Ciotat, et produite par Isaac Sharry (« Neuilly sa mère ! »), fils d'un coiffeur de Fès. Alcoolique et ruinée, une ancienne vedette du football (José Garcia) se délocalise sur une île bretonne pour entraîner l'équipe de foot locale, qui n'a d'autre choix que de gagner trois matchs de Coupe de France pour sauver la conserverie de l'île.

Retour à l'île de Molène, au large de Brest, où le film a été tourné en avril 2011. D'un Zodiac à l'autre, Ramzy, selon lequel « nous sommes tous « musuljuifs » », souhaite un sonore « Shana Tova » à Isaac Sharry. Puis la troupe en gilets de sauvetage entonne en choeur, dans la mer d'Iroise : « Je suis allé à Kinshasa, j'ai trop souffert. » A Molène, un flot de petits garçons et de petites filles dévale la cale du port pour fêter l'arrivée des comédiens. « On les a tous conçus pendant le tournage », plaisante Gad Elmaleh.

Bienvenue à Molène, avec ses 200 habitants, son terrain de football en pente, fertile en entorses et en « mines antipersonnel », dit le Comte de Bouderbala qui incarne un footballeur molénais nommé Le Pen. « Avant d'aller sur l'île, on s'est entraînés au stade de Malakof avec l'ancien entraîneur adjoint de Lille, explique Dubosc. On est tous nuls. Pour les scènes de foot, on n'est pas doublés, on est triplés ! » « Souvent, on faisait des matchs à trente contre trente avec les Molénais », se souvient José Garcia. JoeyStarr, mélancolique : « Ici, certains d'entre nous sont redevenus alcooliques. Le soir, il n'y avait pas grand- chose d'autre à faire que boire au bar d'Erwan. » Erwan Masson, vice-président du fan-club Bretagne de Johnny.

Bienvenue à Molène, avec son unique supérette, « un Huit à Huit, où il y avait deux bouteilles d'huile, trois bouteilles de vin et trois tubes de dentifrice quand nous sommes arrivés avec notre équipe de cent personnes. Un défi logistique », raconte le producteur des « Seigneurs ». La plupart des artistes dormaient chez l'habitant. « Dans le lit d'une très vieille dame », précise Ramzy. Les insulaires acclament les vedettes de Paris. « Y a de la meuf sur Molène », s'amuse Dubosc, couvert de Molénaises, en mangeant des frites à la mayonnaise.

Projection du film dans la salle des sports, en exclusivité mondiale. Ramzy prend la parole : « Nous sommes heureux d'être de retour parmi vous. Et je suis content de voir que vous êtes tous d'accord pour construire une mosquée à Molène. » « Je ne suis pas d'accord ! » répond avec bonne humeur un retraité moustachu de la construction navale. Qui a vu Molène reste zen.



mardi, septembre 25, 2012

MALI
LAFRANCEPRÊTE
AAPPORTERSONSOUTIEN
AUNEFORCEARMEEAFRICAINE
Source : le site de France 24 en ligne le 25 septembre 2012



Mali :
la France espère des avancées




Interrogé lundi à New York sur les chances de voir une force africaine être déployée rapidement au Mali, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est voulu optimiste: «Cela fait des mois et des mois qu'on travaille là-dessus; pour la première fois, il y a une espérance qui se lève». Bamako, a-t-il affirmé a appelé officiellement à l'ONU dans une lettre au secrétaire général de l'organisation.

Les dirigeants maliens souhaitent selon lui que le Conseil de sécurité autorise l'intervention «immédiate» d'une «force militaire internationale afin d'aider l'armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées». D'ores et déjà, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, réunira mercredi en marge de l'Assemblée générale une conférence internationale sur le Sahel

Un dossier sensible pour Paris
Depuis juillet, le Nord du Mali est tout entier aux mains de groupes islamistes qui y font régner, selon Amnesty International, la terreur, sur fond de trafics en tout genre. Une situation «intolérable», pour l’Elysée, qui pointe le risque d’une déstabilisation régionale, du Mali jusqu’au Sénégal. Mais ce dossier est doublement sensible pour la France. Ancienne puissance coloniale du Mali, elle compte aussi les otages détenus dans la région par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a menacé la semaine dernière de les exécuter en cas d'intervention militaire dans le nord du Mali.




FRANCE 24 - EN DIRECT par france24
UNRABBININTEGRISTE
COMDAMNELEMODERNISME
Source: tempsreel.nouvelobs.com en ligne
le 25 septembre 2012



 



Israël:
un rabbin ultra-orthodoxe
appelle les fidèles à brûler leur iPhones





JERUSALEM


Un influent rabbin ultra-orthodoxe israélien, Chaim Kanievsky, vient de demander aux fidèles de ne pas acquérir d'iPhone ou de le brûler s'ils en possèdent déjà un.

Le journal religieux "Yated Neeman" a publié cette décision du rabbin en "une" cette semaine, au moment où la majeure partie de la presse israélienne était absorbée par la sortie du très attendu iPhone 5, dernier modèle d'Apple.

Cette décision du rabbin a été prise avant la fête de Yom Kippour, la plus importante du judaïsme, qui commençait mardi. Elle illustre les efforts de la minorité ultra-orthodoxe israélienne, qui prend de l'ampleur, pour préserver son mode de vie traditionnel. Beaucoup d'ultra-orthodoxes évitent la télévision et l'ordinateur pour ne pas tomber sur des images qui ne respecteraient pas leurs valeurs.



lundi, septembre 24, 2012

ANTISEMITISME
LELANGAGECLAIRE
ETSANSAMBIGUITE
D'UNMINISTREDEL'INTERIEUR
EXERMPLAIRE

Source : lemonde.fr en ligne le 24 septembre 2012 



Manuel Valls défend "la liberté de porter la kippa"




Par
Stéphanie Le Bars



Une véritable ovation. Le discours de Manuel Valls à la grande synagogue de la Victoire, à Paris, dimanche 23 septembre, lors des voeux adressés aux responsables communautaires pour le Nouvel An juif a confirmé, aux yeux de nombre d'entre eux, le "sans-fautes" effectué depuis quatre mois par le ministre de l'intérieur, selon les termes du grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim. Après des années de défiance entre la gauche et la communauté juive, la tonalité semble avoir changé. "La confiance débute. Espérons qu'elle soit pérenne", a lancé le grand rabbin de France, Gilles Bernheim.

Pour ce faire, M. Valls n'a omis aucun dossier. En réaction aux propos de Marine Le Pen, qui a suggéré d'interdire le port du voile islamique et de la kippa dans l'espace public, le ministre a tenu à rassurer des fidèles partagés entre incrédulité, inquiétude et mépris pour des propos jugés "antirépublicains". "Chaque religion a ses rites et ses traditions ; la liberté de croyance, c'est la liberté de porter la kippa, de manger casher, de réaliser la circoncision", a assuré le ministre chargé des cultes, sans faire allusion au voile islamique. "Je me méfie de ceux qui, comme Marine Le Pen, se disent avocats de la laïcité et sont en fait des incendiaires du débat public. La laïcité n'est pas faite pour jeter les uns contre les autres. Les juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa, a-t-il insisté. C'est la responsabilité des politiques de ne pas répondre à ces provocations."

M. Bernheim a aussi dénoncé les tentatives du "Front national pour diviser les religions". Elles "pervertissent les idées nobles de laïcité et d'égalité", a-t-il affirmé, regrettant que les attaques de la dirigeante de "ce parti xénophobe" contre "l'islam et le judaïsme" visent à "réduire la laïcité au christianisme". "Des juifs circoncis, mangeant casher et portant kippa ont contribué à la modernité de ce pays, a martelé le président du Consistoire, Joël Mergui. Tout ceci est compatible avec la citoyenneté et la République." Dans l'assistance, beaucoup se sont aussi inquiétés d'être "une nouvelle fois les victimes collatérales" de questions liées à l'islam.

"Forces obscures"
En présence du rabbin Samuel Sandler, père et grand-père des victimes toulousaines de Mohamed Merah, M. Valls a aussi évoqué une année "marquée du sceau de l'horreur pour les juifs et la France". Il a rappelé la réunion prochaine d'un comité interministériel consacré au racisme et à l'antisémitisme. "Un nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade a pris racine dans notre pays, aussi bien à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite. Il ne faut pas nier ce problème", a ajouté M. Valls, reprenant une analyse développée dans la communauté juive depuis plusieurs années.

Dans ce contexte, il a souligné "la sagesse des représentants de l'islam" lors des tensions liées à la publication de dessins sur Mahomet par Charlie Hebdo. Comme le ministre, M. Bernheim s'est félicité que les musulmans aient su "ne pas offrir de prise aux caricatures".

Enfin, devant l'ambassadeur d'Israël en France, M.Valls a rappelé que "la France est attachée à l'existence d'Israël, à sa sécurité" et appelé à "la vigilance" face "aux forces obscures qui se mobilisent", allusion aux menaces de l'Iran sur l'Etat hébreu.



POLEMIQUE
AUTOURDESCARICATURES
DECHALIEHEBDO
UNSAGEMUSULMAN
PROTEGELESCARICATURES
Source : lemonde.fr en ligne le 24 septembre 2012




 Mahomet lui-même ignorait la provocation


    Par Ali Gomaa,
Grand mufti d'Egypte


Il va sans dire que toute violence, qu'elle soit inspirée par des sentiments religieux ou des raisons laïques, doit être condamnée sans équivoque et avec la plus grande fermeté. Cela est conforme au meilleur de la tradition musulmane, qui abhorre les querelles confessionnelles, les conflits interethniques et les violences interreligieuses.

Cette leçon s'inspire de l'exemple du prophète Mahomet lui-même, qui, alors que ses ennemis le soumettaient aux pires traitements, dédaigna toujours ces insultes et choisit à chaque fois la voie du pardon, de la miséricorde et de la compassion. C'est pour cette raison que les musulmans du monde entier l'appellent "la Miséricorde pour les mondes". En vérité, cet exemple est résumé par le Coran lui-même, qui exhorte ainsi les croyants : "La bonne action et la mauvaise action ne sont pas identiques. Repoussez la mauvaise action par une action meilleure."

Le monde a grand besoin de telles leçons, qui représentent l'authentique enseignement du Coran et du Prophète de l'islam. Il est important de distinguer ces nobles messages de ceux brandis par des gens qui n'ont aucune compétence en matière d'interprétation religieuse, d'herméneutique coranique ou d'histoire de la pensée islamique.

Malheureusement, la situation actuelle du monde musulman est telle que les institutions et structures porteuses d'autorité légitime sont si affaiblies que les discours enflammés ont remplacé l'analyse réfléchie comme moyens d'incitation à l'action et comme guides du sentiment religieux.

Aujourd'hui, nous avons un besoin urgent de dirigeants religieux sérieux qui affrontent la réalité du monde moderne - avec tous les défis et les difficultés qu'elle comporte - afin de créer un environnement dans lequel les hommes puissent coexister. Cela doit être un effort commun déployé par les membres de toutes les cultures et de tous les groupes religieux.

Le désir sincère de comprendre ce qui sous-tend la révérence des musulmans à l'égard du Prophète est un élément indispensable à un tel effort. Pour plus d'un milliard de musulmans à travers le monde, le prophète Mahomet représente l'exemple suprême. Il est leur point de référence et, comme l'explique le Coran, "plus cher à leurs yeux que leur propre personne".

Dans la conception islamique du monde, les prophètes sont les moyens par lesquels les hommes ont reçu l'enseignement de Dieu. Cela est tout aussi vrai de la succession des prophètes antérieurs à l'islam - parmi lesquels Abraham, Moïse et Jésus - que cela l'est du prophète Mahomet lui-même. Ce sont des maîtres révérés qui nous ont enseigné la nature même de la réalité, le but de notre existence et la façon de nous mettre en relation avec Dieu. C'est pourquoi les musulmans s'efforcent d'imiter l'exemple du Prophète dans tous les aspects de leur vie. Ils cherchent à assimiler profondément ses valeurs.

Celles-ci comprennent, entre autres, la capacité d'accueillir les provocations avec patience, tolérance et miséricorde. Ce sont là, pour les musulmans, des valeurs spirituelles de la plus haute importance, que la vie du prophète Mahomet lui-même illustre avec grande clarté.

Une anecdote le concernant est connue des musulmans du monde entier. Un de ses ennemis était une femme qui vivait dans une rue qu'il empruntait chaque jour et dans laquelle elle jetait des ordures avant son passage. Un matin, passant devant chez elle, il remarqua qu'elle s'était abstenue de le provoquer. Inquiet qu'elle ait renoncé à sa routine quotidienne, la seule réaction du Prophète, aussi difficile que cela puisse être pour lui, fut de s'enquérir de la santé de la femme. Les exemples du Prophète priant pour ses ennemis et affichant une fermeté inébranlable face aux insultes et aux provocations abondent dans la littérature islamique.

Cela, sans nul doute, devrait être un idéal islamique. Malheureusement, tout le monde n'est pas capable de vivre en accord avec son idéal. Ce qui est clair, c'est que l'attachement des gens au personnage du Prophète n'est en rien diminué, même quand ils sont incapables, pour des raisons qui leur sont propres, de suivre les enseignements qu'il leur a dispensés.

Les musulmans considèrent les insultes contre le Prophète comme pires que des insultes qui seraient proférées envers leurs propres parents, leur famille, et même contre eux-mêmes. Le Prophète est un personnage sacré qui a enseigné aux musulmans comment vivre en ce monde, et dont la venue fut un don divin.

Aussi, les récents documents qui visent manifestement à offenser les sentiments les plus profonds de plus d'un milliard d'êtres humains dans le monde ne font que contribuer à l'aggravation des tensions, et ne profitent à personne. Les musulmans doivent soit ignorer de telles provocations, soit y réagir de manière non violente, dans les limites instaurées par leur religion. Ces limites ont de toute évidence été franchies au cours des derniers jours, c'est pourquoi les instances religieuses musulmanes ainsi que l'Eglise copte d'Egypte ont joint leurs voix pour appeler au calme et ne pas permettre que la situation s'aggrave.


Traduit de l'anglais par Gilles Berton



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COUPDETHEÂTRE
ENISRAËL
LEMINISTREISRAELIEN
PRÊTASEDEBARASSER
DESTERRRITOIRESOCCUPES
Source :tempsreel.nouvelobs.com  via Sipa presse
en ligne le 24 septembre 2012


Israël: Ehoud Barak propose
un retrait de Cisjordanie






JERUSALEM


Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, souhaite un retrait unilatéral de la plus grande partie de Cisjordanie si l'effort de paix reste bloqué entre Israéliens et Palestiniens.

Dans un entretien publié lundi par le journal "Israel Hayom", Ehoud Barak appelle au démantèlement de dizaines de colonies mais affirme qu'Israël conserverait des implantations importantes surtout près de son propre territoire et maintiendrait une présence militaire le long de la frontière avec la Jordanie.

Pour le ministre de la Défense, il serait préférable d'obtenir un accord avec les Palestiniens. Mais après quatre années de blocage, Israël doit prendre des "mesures concrètes", estime-t-il.

Les Palestiniens entendent obtenir la totalité de la Cisjordanie pour la création de leur futur Etat souverain, dans le cadre d'un accord négocié. La position d'Ehoud Barak devrait également se heurter à une forte opposition des radicaux israéliens.

dimanche, septembre 23, 2012


MALI
LESPAYSAFRICAINS
PRÊTSASAUVER
L'INTEGRITEDUMALI
Source : fr.euronews. com via l'AFP en ligne
le 23 septembre 2012



Mali: accord entre Bamako et la Cédéao
sur le déploiement d’une force africaine



Le Mali et la Communauté économique des pays de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont finalement trouvé dimanche un “accord” sur les conditions de déploiement d’une force africaine, en vue d’une éventuelle opération de reconquête du Nord contrôlé par des islamistes depuis près de six mois.

Une mission de la Cédéao est attendue dans les prochains jours à Bamako pour formaliser cet “accord” annoncé à l’AFP par les ministres ivoirien et malien de la Défense, à Bamako, à l’issue d’un entretien avec le président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré.

Les détails de cet accord n’ont pas été dévoilés mais au moins un point essentiel a été clarifié: si des soldats de la Cédéao intervenaient au Mali, leur quartier général serait “bien entendu, à Bamako”, a précisé le ministre malien de la Défense, Yamoussa Camara.

“Il faut saluer l’accord que nous venons d’obtenir avec nos frères maliens. Aujourd’hui, on peut dire que le Mali et la Cédéao sont en phase pour des opérations de troupes sur le territoire malien”, a déclaré son homologue ivoirien, Paul Koffi Koffi.

“Quand on parle de troupes, ce sont des troupes de la Cédéao, et non étrangères.Et là, le Mali est d’accord”, a ajouté M. Koffi Koffi, venu d’Abidjan à Bamako avec le ministre ivoirien de l’Intégration africaine, Ally Coulibaly

Début septembre, Dioncounda Traoré avait officiellement demandé son aide à la Cédéao, le Mali étant trop démuni pour “libérer”, à lui seul, les deux tiers de son territoire occupé par des groupes islamistes armés proches d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Mais la Cédéao s‘était irritée de certaines exigences maliennes et avait demandé à Bamako de revoir sa position.

Le président malien s‘était notamment opposé au déploiement de “forces militaires combattantes” à Bamako même.

“Toute force qui se déploie a besoin d’avoir une base”, a commenté dimanche M. Koffi Koffi, ajoutant que “tout le monde” était à présent “d’accord”.

Samedi soir, Yamoussa Camara avait rencontré à Abidjan le président Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao.

Le ministre malien avait alors assuré que le déploiement de forces ouest-africaines à Bamako était possible à condition qu’il se déroule avec “discrétion” pour ne pas choquer la population.

La force ouest-africaine pourrait positionner son état-major dans la capitale malienne, mais n’aurait pas pour mission d’assurer la sécurité des institutions de la transition.


Accord à “mettre au propre”

“Il fallait harmoniser les positions. Cette visite rapide a été utile”, a déclaré à l’AFP une source proche de la présidence malienne, selon laquelle une mission de la Cédéao est “très rapidement” attendue à Bamako, “pour mettre au propre” ce qui a été accepté par toutes les parties.

La Cédéao, qui prépare depuis plusieurs mois le déploiement de 3.300 soldats au Mali, attend de se mettre définitivement d’accord avec le Mali pour transmettre à l’Union africaine (UA) un projet de résolution qui devrait, ensuite, être examiné par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Dans la foulée du coup d’Etat militaire du 22 mars qui a renversé le président Amadou Toumani Touré, tout le Nord du Mali est passé, en avril, sous le contrôle des islamistes armés qui imposent aux populations leur interprétation de la loi islamique.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU avait exprimé “sa profonde inquiétude devant les violations des droits de l’homme commises” par les islamistes dans le nord” qui multiplient les exactions, de l’exécution par lapidation d’un couple non marié aux amputations de présumés voleurs.

Dans son message à la Nation, le président malien avait souhaité une libération du Nord par “la négociation ou par la force”.

Il avait appelé les groupes armés à entamer des “négociations sincères”, tout en déclarant “puisque nous la préparons, nous ferons la guerre s’il ne nous reste plus d’autre choix”.