"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

lundi, février 28, 2011

ISLAM
ETLAÏCITE
UNDEBAT
MORT-NE
Source : dépêche AFP diffusée le 28 février




Le débat sur l'islam suscite
de nouvelles réserves à droite



PARIS


Le débat sur la laïcité et la place l'islam, qu'organise l'UMP en avril à la demande de Nicolas Sarkozy, a suscité lundi de nouvelles réserves à droite, notamment de François Fillon qui a jugé que s'il "devait conduire à stigmatiser les musulmans", il s'y "opposerait".

"Si ce débat devait être centré sur l'islam", s'il "devait apparaître comme un débat qui, d'une manière ou d'une autre, conduit à stigmatiser les musulmans je m'y opposerais, je le dis très clairement je m'y opposerais", a déclaré le Premier ministre sur RTL.

"En revanche, si le débat (...) est un débat qui vise à rénover le concept de la laïcité, à adapter la laïcité française à une situation nouvelle (...) alors oui, je pense c'est un débat qui est utile, mais seulement dans ce cadre-là", a-t-il ajouté.

"Et donc je veillerai, à la place qui est la mienne, à faire en sorte que ce débat ne dérive pas", a assuré le chef du gouvernement.

La question du financement des lieux de prière "est une question qui mérite d'être posée et qui ne doit pas être taboue", a aussi expliqué M. Fillon. Celle de "la formation des imams" est également "sur la table". Elle n'a à ce jour "pas été correctement traitée".

Après Alain Juppé, Gérard Larcher ou encore Patrick Devedjian ces derniers jours, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), a adressé à son tour une mise en garde sur ce débat, appelant à éviter "la stigmatisation" des musulmans.

"J'aurais préféré une réflexion plus longue et plus profonde avant le lancement" de ce débat, a-t-il souligné dans un entretien publié mardi dans Les Echos.

"Il s'agit d'éviter la stigmatisation de la religion de plusieurs millions de nos compatriotes. Un tel débat doit être centré sur la laïcité, le respect des droits et devoirs de tous les citoyens, y compris dans la pratique de leur culte", a-t-il exhorté avant d'estimer que la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat est "l'un des piliers de notre République laïque".

"Il n'en faut pas moins trouver des solutions aux besoins de financement des lieux de culte. Les lois de la République n'ont pas à être changées. Mais des marges de manoevre existent au niveau local: elles doivent être privilégiées", souligne-t-il encore.

Enfin, le porte-parole du PS Benoît Hamon a accusé lundi le président Nicolas Sarkozy de parier sur "la stratégie de la peur" en utilisant les thèmes de l'immigration et de l'islam, et de vouloir entrer en compétition avec le FN en vue de la présidentielle.

"La réalité, c'est qu'à chaque fois que le président de la République use de cette méthode consistant à faire peur aux Français (...), le résultat est le même. C'est Marine Le Pen qui prospère. C'est le Front National qui prospère", a-t-il dit.
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LESETATS-UNIS
PRÊTSAENFINIR
AVECKADHAFI
Source : lefigaro.fr en ligne le 28 février



Washington veut porter
le coup de grâce à Kadhafi

Par Laure Mandeville


La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a appelé au départ immédiat de Kadhafi, lundi, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à Genève.
Les États-Unis et leurs alliés envisagent des pressions militaires sur le régime.



L'Amérique veut faire chuter Kadhafi et garde ouvertes «toutes les options» pour y parvenir, y compris l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne qui empêcherait le régime d'envoyer ses avions réprimer les populations. Tel est le message qu'a porté lundi la secrétaire d'État Hillary Clinton à la communauté internationale à Genève, dans le but de définir dans l'urgence, avec ses alliés européens, arabes et africains, une stratégie musclée qui permette de protéger la population libyenne de la répression orchestrée par le régime et de porter le coup de grâce à Kadhafi. La veille, elle n'avait pas exclu «toute forme d'aide» à l'opposition libyenne en révolte.

Mouammar Kadhafi recourt à «des mercenaires et des voyous» pour éliminer son propre peuple, a dénoncé Clinton devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, appelant à son départ immédiat. Le dictateur et son entourage «devront rendre compte pour ces agissements», a-t-elle martelé, en référence à la Cour pénale internationale.

Le fait que le Pentagone annonce au même moment qu'il allait «repositionner» certaines forces, aériennes et navales, à proximité de la Libye «pour avoir la flexibilité nécessaire le jour où les décisions seront prises» en dit long sur le coup d'accélérateur que les États-Unis entendent donner sur la crise libyenne, maintenant qu'ils ont mis leurs ressortissants à l'abri. Il ne s'agit pas de se lancer, dès demain, dans une intervention militaire proprement dite, comme s'est empressé de le souligner Washington, excluant «une action militaire impliquant ses navires». Mais tous les moyens à disposition sont passés en revue dans le but d'isoler Kadhafi et de le priver de ses derniers soutiens. «La zone d'exclusion aérienne est une option que nous considérons activement… J'ai consulté nos alliés sur ce sujet», a dit Clinton, évoquant des «mesures supplémentaires» aux sanctions déjà adoptées à l'ONU. Celles-ci comprennent un embargo sur les armes, le gel des avoirs des dirigeants libyens et une interdiction de visas.


La «possibilité» de l'exil

L'Amérique entend coordonner son effort avec les Européens, acteurs clés de l'équation libyenne. L'UE a entériné lundi le régime de sanctions, en ajoutant d'autres. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a indiqué qu'une nouvelle idée en discussion était «de geler tout paiement à la Libye pendant soixante jours» pour stopper «la tuerie».

Clinton n'a pas caché que parallèlement à ces efforts, l'Administration planchait déjà sur l'après-Kadhafi. «Nous prenons activement des contacts avec ceux qui en Libye travaillent à mettre sur pied un gouvernement respectant les droits du peuple libyen», a dit lundi le porte-parole présidentiel, parlant de l'exil de Kadhafi comme «d'une possibilité». Les sénateurs républicain John McCain et démocrate Joseph Lieberman, poussent à armer l'opposition et à instaurer immédiatement une zone d'exclusion aérienne. Mais l'Administration se contente pour l'instant d'en brandir la possibilité théorique, en espérant qu'elle suffira. Les zones d'exclusion aériennes sont souvent impuissantes à influencer le rapport de force de manière déterminante et comportent le risque de se faire aspirer par le conflit au sol. Dans l'esprit des Américains, l'Europe serait en première ligne pour une telle mission en Libye. Un mandat de l'ONU serait en outre indispensable. Or la Chine et la Russie pourraient brandir leur veto.
LIMPACT
DESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
SURLOPINION
PUBLIQUEISRAELIENNE

Source : israelvalley.com en ligne
le 28 février



CHIFFRES ET ANALYSE :
"L'INDICE MENSUEL DE LA PAIX"
DE L'UNIVERSITE DE TEL AVIV.


L’impact des bouleversements intervenus en Egypte sur les états d’âme des citoyens


Par
Mati Ben-Avram


L’indice mensuel de la paix du mois de février, publié sous l’autorité des professeurs Ephraïm Yaar et Tamar Hermon, mesure plus particulièrement l’impact des bouleversements intervenus en Egypte sur les états d’âme des citoyens israéliens, juifs d’une part, arabes d’autre part. Et bien, en ce qui concerne le futur à court et moyen termes du grand voisin africain, 70 % des israéliens juifs estiment faibles les chances d’y voir instaurer un régime démocratique tandis qu’ils se divisent quant à la possibilité de l’instauration d’un pouvoir islamique radical : 49% le craignent, 41% n’y croient pas.

Le résultat s’inverse du côté des arabes israéliens : 74 % se déclarent convaincus que la démocratie l’emportera et, dans la foulée, seuls 28% estiment élevée la possibilité de voir l’islam radical s’imposer.

Et qu’en sera-t-il du traité de paix israélo-égyptien ? Là, le scepticisme est général. 47% côté juif et 40% côté arabe sont d’avis que la révolution au pays des pyramides n’augurent rien de bon sur ce point. 19 %, ici et là, se déclarent convaincus que les choses demeureront en l’état.

Et le Hamas dans tout ça ? 49% des arabes israéliens pensent que ces évènements ne modifieront pas la donne, 39% voient le Hamas consolider sa position de trouble-fête et seuls 4% envisagent un affaiblissement du Hamas. Ils sont un peu plus de 50%, côté israéliens juifs, à estimer que le Hamas sortira renforcé du chambardement en Egypte, contre 18% qui ne voient en quoi la révolution des bords du Nil devrait influer le cours des évènements ici et un même pourcentage qui n’a pas d’opinion…Oui !

Et pourquoi pas en Israël ? 90% sont d’avis à estimer faible, sinon très faible, la possibilité d’un développement à l’égyptienne. Pourquoi ? Parce qu’Israël est une démocratie, que des élections permettent à la société de faire entendre sa voix (37%), que le public est indifférent (25%), que de toute façon rien ne changera quant au fond (20%), que la situation économique n’incite pas aux vagues de protestation (11%). Même son de cloche dans la communauté arabe, avec quelques nuances : 67% estiment quasiment nulle la chance de voir un soulèvement à l’imitation de l’Egypte, parce qu’Israël est une démocratie (47%), qu’un changement radical de régime soit un bien (14%), que l’indifférence règne (10%), que la situation est, somme toute satisfaisante et n’incite pas à descendre dans la rue (9%).

Tout va donc très bien, madame la marquise ? Oui, répondent en chœur les israéliens, pour 80% côté juif, et 64,5% du côté arabe. La divergence porte sur la situation économique : si 54% des israéliens juifs se disent contents, voire très contents, ils sont 56% d’israéliens arabes à la juger néfaste, sinon très néfaste.



ISRAELVALLEY PLUS

L’indice de la paix est un outil développé en commun par l’université de Tel-Aviv et l’Institut israélien pour la Démocratie. Il est chapeauté par le programme Owens d’études sur la résolution des conflits.
LAVISITE
ENISRAËL
DESMINEURS
CHILIENS
Source : repotage infolive.tv diffusée
sur youtube le 28 février



REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEPEUPLELIBYEN
AUXPORTES
DETRIPOLI
Source : lemonde.fr en ligne le 28 février




"Tout le monde attend
la chute de Tripoli"


Comment organiser une alternative politique durable dans un pays en proie au chaos, sans partis, sans syndicats et sans Constitution ? C'est la question qui divise aujourd'hui les leaders de l'opposition au colonel Kadhafi, alors que la capitale est toujours aux mains du Guide de la révolution libyenne.


Dimanche 27 février, à Benghazi, fief de la contestation situé dans l'est du pays (voir la carte des villes libyennes désertées par les pro-Kadhafi), des dirigeants du mouvement insurrectionnel ont annoncé la formation d'un Conseil national indépendant de transition représentant les villes tombées aux mains des insurgés. Sa composition et son mode de fonctionnement n'ont pas été arrêtés. Selon son porte-parole, Abdelhafez Ghoqa, l'instance est surtout chargée d'incarner "le visage politique de la révolution". Elle ne constitue en aucun cas un gouvernement provisoire.

En cela, l'initiative se distingue de celle lancée la veille par l'ancien ministre de la justice, Moustafa Abdel-Jalil. Premier membre du gouvernement à avoir démissionné pour protester contre les violences du régime, ce dernier a évoqué samedi la création d'un gouvernement transitoire à Benghazi, sur décision "des membres des conseils locaux dans les régions de l'est libyen". En place pour trois mois maximum, l'entité composée "de personnalités militaires et civiles" devrait être chargée principalement de préparer des "élections justes" dans le pays.


"NOTRE CAPITALE EST
TOUJOURS ASSIÉGÉE"

Ambitieux, ce projet pourrait s'avérer viable à condition qu'il fédère. Or, pour l'instant, il est loin de faire l'unanimité. A en croire le porte-parole du Conseil national indépendant, l'ancien ministre originaire de Benghazi "ne représente personne sauf lui". Non seulement son idée de gouvernement transitoire relève de "vues personnelles", mais il est "prématuré d'évoquer des élections", estime Abdelhafez Ghoqa. "Notre capitale est toujours assiégée", rappelle-t-il.


"En somme, tout le monde attend la chute de Tripoli", résume Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, de Genève. "Les initiatives nées ces derniers jours à Benghazi sont des ballons d'essai. Les opposants s'efforcent de jeter les bases de ce que pourrait être l'après-Kadhafi, mais la centralisation du pouvoir a créé un vide immense", précise le chercheur. D'une ville à l'autre, le mouvement n'est pas coordonné (lire A Benghazi, libérée, la création d'un gouvernement transitoire fait débat, en édition Abonnés). "Les opposants veulent à tout prix l'éviter", affirme Hasni Abidi, mais il est trop tôt encore pour envisager une stratégie globale de reconquête du champ politique.


UNE ARMÉE AFFAIBLIE

Une tâche d'autant plus difficile que l'opposition est éclatée à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. La plupart des adversaires historiques au régime de Kadhafi vivent en exil à l'étranger. Installés pour l'essentiel aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Suède et en Allemagne, ils ont relayé les appels des insurgés sur leurs sites Internet et continuent d'entretenir des contacts avec les opposants sur place. Certains sont même rentrés, mais ils ont perdu l'influence acquise dans les années 1970-1980 depuis la réhabilitation du Guide sur la scène internationale (lire Libye : une opposition disparate et déstructurée). "Mis à part les islamistes, ils sont devenus inaudibles. C'est une opposition de personnes, d'état d'âme, pas de partis", précise Hasni Abidi.

L'armée elle-même est divisée. Si certains militaires ont rejoint les insurgés, notamment à Benghazi, des troupes fidèles au Guide tiennent toujours plusieurs places fortes du pays. Contrairement à leurs homologues égyptiens, les militaires libyens ne constituent pas un corps uni et solide.

"Longtemps marginalisée par les comités révolutionnaires [des milices apparues en 1977 avec l'instauration de la Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et chargées de protéger la révolution verte], l'armée est destructurée et affaiblie, note Hasni Abidi. Tant que la situation ne s'est pas stabilisée dans les villes libérées, elle doit tenir les places conquises par les insurgés. Il reste des poches, comme Syrte et Sedha, où le pouvoir est toujours fort. Pour faire chuter Tripoli, seuls les militaires en poste à l'ouest de la capitale peuvent agir."

Elise Barthet
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEPOINT
SURLASITUATION
ENLIBYE
Source : leparisien.fr en ligne le 28 février
à 18h 45
sur Diasporablog à 19h 56



EN DIRECT.


Libye :
les Etats-Unis envoient
des forces militaires


En Libye, des milliers de personnes tentent de fuir les affrontements, qui ont fait plusieurs centaines de morts. 100.000 personnes ont déjà quitté le pays. Malte a déjà accueilli plus de 8.000 étrangers depuis le début de la crise libyenne et s'inquiète d'un nouvel afflux de migrants. Le Canada mais aussi l'Angleterre ont estimé que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi devait quitter ses fonctions.

Ce dernier continuait dimanche de soutenir que son pays était «complètement calme». La France, elle, a décidé d'envoyer de l'aide et du personnel humanitaire. Ailleurs, dans le monde arabe, la contestation se poursuit.



18h30.
L'opposition libyenne s'apprête lundi soir à reprendre les exportations de pétrole à partir de l'est du pays qu'elle contrôle, avec le départ d'un bateau à destination de la Chine, selon un responsable du comité local de Tobrouk, cité par l'AFP.


18h20.
L'armée américaine positionne des forces navales et aériennes autour de la Libye, annonce lundi le Pentagone, au moment où les puissances occidentales envisagent la possibilité d'une intervention militaire contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi.


18h15.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé lundi que ses équipes d'aide puissent accéder immédiatement et en toute sécurité à l'ouest de la Libye, dont elles sont absentes depuis deux semaines en raison des violences.


18 heures.
Aucune action militaire n'est prévue en Libye impliquant des navires américains, affirme à Genève la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.


17h50.
Les Etats-Unis vont envoyer deux équipes humanitaires aux frontières de la Libye avec la Tunisie et l'Egypte, annonce la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

17h35.
Le Tchad, qui entretient de bonnes relations avec le leader libyen Mouammar Kadhafi, a appelé lundi «à la retenue» et «au dialogue» par la voix de son ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat. Celui-ci a démenti une nouvelle fois «catégoriquement que des Tchadiens soient partis du Tchad ou recrutés quelque part pour servir de mercenaires en Libye».
LAFRANCE
DESARTISTES
PERDLAPLUS
GRANDECOMEDIENNE
DETOUSLESTEMPS
Source : lexpress.fr en ligne le 28 février



Annie Girardot,
passionnément



Par
Olivier Rajchman


Annie Girardot avait reçu le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Les Miserables de Claude Lelouch, en 1996


Il faut aller au-delà des dernières années, terribles, pour se souvenir du talent et du charme incomparables de la plus populaire des actrices françaises des années 1970, décédée le 28 février 2011. Aussi drôle qu'émouvante, Annie Girardot, demeure, malgré les aléas, intense et familière.

Nous l'avons tant aimée. Cheveux courts, oeil qui frise, sourire enjoué. Effervescente ou simplement touchante. Dans une poignée de bons films et d'autres plus mauvais qu'elle parvenait, par sa seule présence, à sauver. Nous l'avons aussi perdu de vue, avant qu'elle ne se perde. Par passion, manque de discernement et, finalement, rongée par une maladie qui lui aura retiré une mémoire dont elle avait su se faire une précieuse alliée.

Annie Girardot s'était d'abord illustrée sur les planches avant de s'imposer au cinéma. Pourtant, elle vivait plus qu'elle ne composait ses rôles. Mais sa volonté faisait loi. Même si celle-ci, bien souvent, était guidée par l'amour. Le premier, indéfectible et le plus fort, malgré les hommes dont elle s'éprit, eu le visage de sa mère. Lorsqu'elle donne le jour à Annie, le 25 octobre 1931, à l'hôpital Saint-Louis de Paris, Raymonde Girardot n'a pas de père à offrir à son enfant. Déjà maman d'un petit Jean, âgé de 5 ans, cette sage-femme a suffisamment de force de caractère pour ne pas subir le déshonneur d'ordinaire attaché aux filles-mères. Quittant la capitale, Raymonde s'installe en Normandie, à Caen, mais, par manque d'argent, se voit forcée de se séparer d'Annie. Laquelle ne la retrouve qu'à 7 ans.

L'école ne lui convenant guère, Annie décide, à 16 ans, de préparer une école d'infirmière. A la même époque, se souvenant du plaisir éprouvé à se déguiser enfant et aux opérettes vues avec sa mère à Caen, l'adolescente s'inscrit aux cours de comédie d'Henri Bosc. Ce dernier se montre impressionné par le talent naturel d'Annie. Prise au jeu, la jeune fille pousse la porte du Centre d'Art Dramatique de la rue Blanche. Trois ans plus tard, elle passe, avec succès, le concours d'entrée du Conservatoire.

Afin de payer ses études, elle chante à la Rose Rouge, récite des poèmes au Lapin Agile, avant de rejoindre la troupe des «Branquignols» et de faire ses premières figurations au cinéma. Le double premier prix de comédie, classique et moderne, reçut à sa sortie du Conservatoire, en 1954, renforce son appétit. Girardot veut tout jouer, tout expérimenter. Engagée à la Comédie-Française, elle écume le répertoire et, en compagnie de camarades comme Jean-Paul Belmondo.

Figure tutélaire des arts, Jean Cocteau l'aide à s'émanciper. L'ayant remarquée, il voit en elle «une nouvelle Réjane», l'engage pour créer sur scène La Machine à écrire et lui fait, au passage, couper ses cheveux, donnant à la comédienne un look, piquant et androgyne, qu'elle allait conserver.

Au même moment, l'artiste explose sur grand écran. Dans l'Homme aux clés d'or, elle incarne une redoutable manipulatrice. Un emploi qu'elle reprend face à Jean Gabin dans le Rouge est mis et Maigret tend un piège. (...) Mais sommée de choisir entre la Comédie-Française et sa liberté, elle claque la porte de la maison de Molière et rencontre, pour son bonheur, Luchino Visconti.

Le patricien milanais lui fait jouer, sur scène, «Deux sur la balançoire», au côté de Jean Marais, puis il l'engage pour incarner Nadia, la prostituée sacrifiée, à la fois mythomane et sincère, de Rocco et ses frères. (...) L'observant, en coulisses, un débutant américain du nom de Robert de Niro lâche à un copain: «C'est la plus belle femelle mec que je connaisse». Il faut pourtant attendre la fin de la décennie pour que Girardot s'impose, définitivement.

Entre émotion et comédie, Girardot traverse les années 1970 en état de grâce. Face aux critiques lui reprochant de délaisser le cinéma d'auteurs, elle affirme marcher aux coups de coeur. Comme dans son métier, Annie a besoin de vibrer et d'affirmer ses convictions. Ainsi bouleverse-t-elle les spectateurs en Vieille fille, puis en professeur victime de son amour pour un jeune élève dans Mourir d'aimer, avant d'incarner une femme de son temps conjuguant métier, sentiments et lutte contre la maladie, avec Docteur Françoise Gailland. Un film qui lui vaut un César.

Pour autant, la comédienne, jamais aussi juste que dans le registre doux-amer, aime à renouer avec la légèreté, de l'épatant Tendre poulet, au côté de son cher Noiret, à la moins savoureuse Zizanie, où elle tisse, néanmoins, une belle relation avec De Funès.

Une autre raison explique sa boulimie de cinéma et, parfois, ses mauvais choix. Plus cigale que fourmi, l'actrice, fréquemment endettée, dépense sans compter. Pour ses amis. Et les hommes de sa vie. Il fut ainsi reproché à Bob Decout, son compagnon des années 1980, de l'avoir entraînée dans de ruineuses productions et discréditée, par la même, aux yeux de la profession. D'autres dépendances, notamment à l'alcool et à la drogue, pourraient expliquer l'injustifiable; sa disparition, passée la cinquantaine, du grand écran. Désespérée de ne plus être l'objet du désir des scénaristes et des cinéastes, se repliant au théâtre sur son personnage magnifique de «Madame Marguerite», Annie Girardot doit attendre le milieu des années 1990 pour ressusciter symboliquement grâce au petit rôle réservé par son complice Lelouch dans les Misérables.

Depuis, sans être régulièrement sollicitée, l'actrice aura illustré son déclin de la Pianiste à Christian, répétant ses ultimes dialogues par l'intermédiaire d'une oreillette. Attristant ceux qui l'avaient connue si pleine de vie. Comme si l'Alzheimer pouvait effacer le souvenir d'Annie...
GAINSBOURG
20ANSDEJA
QUETUNOUSAQUITTE
Source : israelvalley.com en ligne le 28 février



SERGE GAINSBOURG :
Etonnante, l’histoire de la chanson « Le Sable et le Soldat », qu’il a écrite et composée en soutien à l’Etat d’Israël pendant la Guerre des 6 jours, en 1967.


Difficile d’y échapper : la France entière célèbre tous azimuts le 20e anniversaire de la disparition de Serge Gainsbourg. Éditions de livres, publication d’une nouvelle intégrale audio enrichie d’inédits d’intérêts divers, programmes spéciaux sur les ondes… L’homme à tête de chou se cuisine à toutes les sauces. Indigeste (Michel Drucker et sa soirée moins «hommage» que «dommages à Gainsbourg») ou raffinée, la tambouille commémorative a toutefois le mérite de réveiller l’intérêt public.

Biographe officiel du grand Serge, Gilles Verlant signe avec Loïc Picaud un colossal ouvrage, « L’Intégrale Gainsbourg » (éd. Fetjaine, 610 pages, 19,90 €), qui recense, explique et commente toutes les chansons écrites et composées par Gainsbourg, de « Notre premier baiser », déposé à la SACEM en 1954, jusqu’à « Unknown Producer », ultime chanson créée fin 1990. (…)

Interview de l’auteur du livre : Question : Etonnante, l’histoire de la chanson
« Le Sable et le Soldat », que Serge Gainsbourg a écrite et composée en soutien à l’Etat d’Israël pendant la guerre de 6 jours, en 1967. C’est sa seule chanson concrètement ancrée dans l’actualité politique ? Ah oui, c’est une bonne histoire, ça. Et oui, c’est un cas unique dans l’histoire de Gainsbourg.

Réponse : A l’époque, la chanson n’avait fait qu’un entrefilet dans « L’Express ». J’ai eu des explications en lisant des lettres que le père de Gainsbourg avait envoyées à la sœur de Serge qui vivait à Casablanca, au Maroc.

Comme elle vivait dans un pays arabe et que venait de commencer la Guerre des Six Jours (dont personne ne savait qu’elle ne durerait que six jours), au début du conflit, le père de Gainsbourg lui a écrit que Serge avait composé, « à la demande de l’ambassade de Bretagne, un chant à la gloire des marins bretons ». C’était un message codé pour expliquer qu’Israël avait demandé à Gainsbourg de composer un chant patriotique !

Cela ne signifie pas que Serge était sioniste ou que cette guerre l’intéressait particulièrement. Je ne crois même pas qu’il ait, comme d’autres ont pu le faire, envoyé de dons importants pour soutenir l’état d’Israël. D’ailleurs, il n’a jamais eu envie de s’y rendre et n’y est, à ma connaissance, jamais allé. Les origines juives de sa famille ont été la source de tellement de malheurs et de souffrances pendant le seconde guerre mondiale qu’ils ont voulu oublier qu’ils avaient porté l’étoile jaune.

« Le Sable et le Soldat » :


Source: http://musique.blogs.sudouest.fr/archive/2011/02/25/gilles-verlant-gainsbourg-m-a-fait-un-cadeau-incroyable.html
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
KADHAFI
L'"AMI"INDEFECTIBLE
DESOCCIDENTAUX


L'ANALYSE
DE
MAÎTRE GILLES-WILLIAM
GOLDNADEL


REFLEXIONS
SUR LA QUESTION KHADAFI


BLOG-NOTE DU 28/02/11



Je le dis d'emblée, ce concert international de diabolisation du libyen désormais mis au ban de la société humaine indispose particulièrement mes oreilles fatiguées. Comment entendre sans grimacer les bruyants cuivres onusiens qui ont 20 ans de retard sur une partition qui aurait du être jouée dans le tempo. Au lieu de cela, l'aréopage divin accueillit à la tête de l'encensée Commission des Droits de l'Homme, le représentant de Tripoli.

Ce même représentant, Ali Triki, qui avait impunément chanté les louanges d'Adolf Hitler sur les rives de l'Hudson.

Qui donc osa s'en plaindre, sinon quelques occidentalistes plus honnis que Kadhafi ?

Comment entendre sans grimacer les chœurs français entonner à l'unisson polyphonique et politique, la poitrine gonflée, des hymnes vengeurs, eux, qui jusqu'alors avaient traité le « bouillant colonel » avec une obséquiosité à peine ironique.

Depuis des années, à la télévision comme dans les journaux, j'ai tenté vainement d'interpeller les responsables nationaux pour leur demander s'il était digne d'un pays civilisé qui prétend vouloir défendre la sécurité de ses ressortissants et son honneur de continuer d'avoir des relations avec un régime qui protégeait un criminel. Mais qui se souciait, en dehors des familles victimes françaises de l'attentat contre l'avion d'UTA, de ce que le beau-frère du colonel, Ahmed Senoussi , fut condamné par contumace à la prison à vie par la justice française, tout en coulant des jours heureux dans son pays ? Certainement pas, Jacques Godfrain, envoyé spécial de Jacques Chirac à Tripoli pour commémorer l'anniversaire de la proclamation de la Jamarya et qui côtoyait ledit beau-frère dans la tribune présidentielle.

On voudra bien comparer cette démission de l'ensemble des prétendues élites françaises avec l'acharnement des Américains pour faire condamner l'auteur de l'attentat contre le Boeing de la PanAm qui s'écrasa sur Lockerbie, jusqu'à ce que le gouvernement écossais l'élargisse lors d'un méchant bargain qui ne fit sursauter personne.

Qu'on me cite également la moindre voix intellectuelle ou médiatique qui haussa le ton d'une octave, ou même poussa le moindre soupir, lorsque le gouvernement français décida de fermer son ciel aux avions de Ronald Reagan, envoyés pour châtier le tyran pour un attentat terroriste en Allemagne. Ce qui au demeurant fut suffisant pour le calmer incontinent.

Il faut dire que nos intellectuels si clairvoyants ont toujours su davantage se dresser sur leurs ergots de gallinacés indépendants à l'encontre de l'Amérique placide qu'envers la radicalité arabo-islamique.

Lorsque la Suisse, qui dans quelques jours gèlera les avoirs de la famille tripolitaine, s'excusa platement l'an dernier pour avoir cherché mauvaise querelle judiciaire à l'un des avortons du tyranneau, coupable d'un seul petit crime, qui s'en est ému dans les chancelleries, les salles de rédaction ou les salons parisiens ?

Car c'était encore comme cela, il n'y a pas 15 jours.

Tant que Kadhafi faisait assassiner des Français ou des Anglo-Saxons, prenaient en otage ou torturaient des infirmières bulgares, l'Occident coupable, forcément coupable, se taisait, le monde arabe complice se taisait, les Africains tétanisés se taisaient, et l'ONU, qui parle à présent de crimes contre l'humanité, automatiquement, le couvrait.

Il n'aurait vraiment pas du s'en prendre à des non occidentaux.

Entre la question Kadhafi et ma question blanche, il n'y a qu'un seul pas à accomplir : celui d'affronter la réalité : celle d'une idéologie sournoise et mortifère qui depuis quatre décennies fait le malheur des enfants du Couchant et des enfants d'Orient.

Lorsque la dépouille du vieux dictateur sera exhibée au bout d'une pique, puissent ceux qui n'ont rien dit depuis 40 ans se taire encore un peu.




Gilles William Goldnadel

http://blognadel.over-blog.com/
CHUTE
DESMEDIASJUIFS
ENFRANCE
Source : la newsletter de jforum.fr
diffusée le 28 février



La mort brutale de l’Arche
pose d’autres questions.


Le président du FSJU, Jacques Benichou vient d’adresser un courrier à l’équipe du mensuel l’Arche. "Il nous semble opportun d’amorcer une réflexion sur le rôle de ce média auprès de ses abonnés et lecteurs, de son positionnement et de sa ligne éditoriale." écrit-il.

En fait, l’Arche doit mettre la clé sous la porte car il n’est pas rentable.... Tous les destinataires de ce courrier s’indignent notamment de la manière plus que cavalière dont aura procédé le FSJU pour infliger le licenciement du comité de rédaction.


Cette mort brutale, pose bien des questions sur la manière dont on entend aussi gouverner les hommes et les politiques communautaires.

Le Fond Social était jusqu’à présent à l’abri des polémiques. Le départ prématuré de David Saada n’était pas un bon signe, surtout avec la manière dont les choses se sont passées. Comme à leur habitude certains avaient cru bon ne pas faire de vague, et au prétexte fallacieux du "Chalom" qui est la forme convenue de l’omerta communautaire, avaient rangé leur courage bien au fond de leurs poches avec un bon gros mouchoir par dessus.

La gouvernance communautaire dans son ensemble mérite mieux, que la Communauté spectacle, et le mépris des principes les plus élémentaires que sont le respect des hommes, de leur travail, et de ce qui fonde notre patrimoine génétique à savoir l’impérieuse nécessité de dignité, ce que les arabes découvrent peu ou prou, et ce que certains tendent chez nous à oublier.


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Réponse sans équivoque
de Raphaël Draï.


A mes amis et amies de L’ Arche ,

Chers amis et amies ,

Ce dimanche matin j’éprouve le besoin de faire le point avant de prendre une décision.

Ces dix derniers jours, les uns et les unes après les autres, nous avons appris avec consternation que L’Arche en était à son dernier numéro et qu’au fond tous ceux et celles qui devaient y écrire à l’occasion le feraient à titre nécrologique.

Cette consternation s’est redoublée du fait qu’aucune concertation n’avait été entreprise en temps utile par les responsables actuels du FSJU qui ont par là même notifié leur congé pur et simple à Meir et à Myriam auxquels nous lient une amitié née parfois depuis des décennies. Chacune et chacune de nous les ont assurés de la constance d’un pareil sentiment.

Et puis ce vendredi nous avons reçu, ex-post facto, une lettre-circulaire de la nouvelle direction du FSJU qui nous signifiait collectivement cette décision, confirmant par là même l’absence de toute concertation à ce propos mais qui, au surplus, nous prenait pour des benêts en tentant de rassurer la cantonade qu’il ne s’agissait que d’une « pause réflexive ». Le style bureaucratique associé au management manipulatoire venait de pousser une nouvelle fleur d’anthologie.

Car ensuite, dés samedi soir, nous apprenions par « Kesharim » ( « Les liens » – sic - ) qu’en réalité, un nouveau projet était en cours, toujours non concerté, qui bénéficierait cette fois des moyens miraculeusement recouvrés d’un FSJU se faisant fort d’assurer la métamorphose « up to date » de L’ Arche ; L’ Arche qui est devenue un bien public communautaire et qui ne se réduit pas à une nue propriété, matérielle et morale, de cette institution dont ses nouveaux dirigeants pourraient disposer de manière discrétionnaire. Il apparaît aussi que les pigistes aient des droits à faire valoir mais que ces droits resteront lettre-morte.

Toutes ces pratiques paraissent dénoter un manque de respect, individuel et collectif, inadmissible pour les hommes et les femmes de pensée et d’écriture que nous sommes, et au regard de ce que nous représentons en d’autres lieux encore.

Elles font preuve vis-à-vis de nos amis Meir et Myriam d’une brutalité qui n’est plus de mise, fût-ce à France-Télécom.

Elles conduiront à faire de L’ Arche, où Meir depuis prés de vingt ans a su constamment nous réunir, en dépit parfois de nos divergences déclarées sur d’autres scènes, une « publication – maison » à visée « pédagogique ». Nous savons en effet parfaitement ce que signifie cette épithète, sorti du domaine de l’enseignement, pour l’exercice de la pensée. L’expérience montre enfin qu’un titre traumatisé de la sorte ne survit pas longtemps.

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’est mise en cause la distorsion dans nos institutions entre les valeurs proclamées et les comportements, lesquels par leur cynisme et leur brutalité démonétisent ces valeurs complaisamment affichées. C’est pourquoi j’ai pris pour ma part la décision de ne collaborer d’aucune manière au projet qui semble se mettre en place après cette inconvenante manœuvre et ne ferai aucune proposition dans ce cadre.

Je suis disponible pour tout échange qui permettra de ne pas raréfier d’avantage l’espace éditorial dans la communauté juive de France, qui y préservera notre exigence de liberté et garantira que le fait accompli ne fasse plus loi de soi.

Avec toute mon amitié

Raphaël Draï




Questionnement
et réflexions de Laurent Worms



À l’attention de M. Jacques Bénichou

Monsieur,

J’accuse réception de votre mail qui soulève quelques réflexions.

Vous nous annoncez que la parution de l’Arche est « suspendue » car il vous semble opportun d’amorcer une réflexion sur le rôle de ce média. Comment comprendre votre urgence d’interrompre la parution de l’Arche, alors que depuis plusieurs mois le Proche Orient et le monde arabe traversent une crise sans précédent dont l’issue, plus qu’incertaine, risque d’avoir de graves conséquences sur la place d’Israël dans le monde ?

La première réflexion n’aurait-elle pas plutôt suscité le désir de soutenir ce magazine, l’unique à assurer un contre poison face à la désinformation généralisée en France sur cette question.

L’Arche est le seul media de la presse écrite qui ait apporté de la lumière grâce au travail d’investigation professionnel, sérieux et objectif de Meïr Waintrater et de son équipe, au moment de l’offensive sur Gaza ou de l’arraisonnement de la flottille - dite de la paix - alors que la presse française se faisant l’écho des islamistes se déchaînait contre Israël. Et tant d’autres fois auparavant.

Dans votre brève missive, vous ne nous informez pas des raisons profondes et si urgentes qui ont fait prendre au FSJU cette décision brusque. Des raisons financières ? Dans ces conditions toutes les démarches ont-elles été réalisées pour trouver un équilibre financier, ou de nouveaux mécènes ? Est ce pour des raisons « rédactionnelles » ? l’Arche ne correspondant plus à certaines tendances idéologiques d’une partie de la communauté Juive au sein du FSJU ? La communauté devra-t-elle se contenter pour toute information et analyse de l’actualité des bulletins sommaires des différentes communautés religieuses ?

À ces interrogations légitimes, aucune ébauche de réponse ou d’explications dans votre lettre. Ce qui est bien regrettable. À plus forte raison quand il s’agit d’un titre de la qualité de l’Arche, unique porteur en France de la grande tradition de la pensée intellectuelle Juive.

En arrêtant l’Arche, une décision radicale - ne soyons pas naïfs, derrière votre langage patelin, il s’agit bien d’un arrêt définitif – Le FSJU prend une décision inopportune et semble-t-il, hélas, irréfléchie.

À l’heure actuelle, l’Arche est un outil indispensable pour assurer et diffuser une véritable information sur Israël et pour lutter contre l’antisémitisme actuel repeint d’anti-sionisme. Par ailleurs, en arrêtant l’Arche, vous privez la communauté Juive du dernier média de réflexion intellectuelle dont l’éthique est basée sur une pensée éclairée, l’ouverture d’esprit, si chères au judaïsme français issu de ses grands penseurs.

Que restera-t-il à la communauté juive pour s’informer ?

Avec désapprobation et regrets,

Cordialement,

Laurent Worms
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LAREVOLTE

PALESTINIENNE
REVUE
ETCORRIGEE


L'ANALYSE
DE

JACQUES BENILLOUCHE


Révolutions arabes:
le germe palestinien


Les Palestiniens ont été les premiers à combattre dans les rues et à chercher un modèle démocratique arabe.




Cela peut paraître surprenant, mais les émeutiers qui ont envahi les rues de Tunisie, d’Egypte et de Libye en réclamant la liberté et la démocratie ont été précédés par les Palestiniens. Mêmes s'ils n'ont pas un Etat, ils ont été les premiers à exprimer ce désir de liberté dans les rues et aussi, relativement librement, dans les urnes. Il faut aussi noter que pour une fois dans les rues de Tunis, du Caire et de Tripoli, Israël était pratiquement absent des slogans et des revendications. D’ordinaire, les frustrations politiques et économiques des sociétés arabes trouvaient un exutoire facile, dont ont usé et abusé tous les régimes, avec les deux Satans, Israël et les Etats-Unis.


Lire la suite de l'article :


http://www.slate.fr/story/34809/revolutions-arabes-palestine-germe


Jacques BENILLOUCHE
http://benillouche.blogspot.com/
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
ISRAËL
AUPIEDDUMUR
Source : israelvalley.com en ligne
le 28 février



L'ISOLEMENT POLITIQUE D'ISRAËL
POURRAIT AVOIR
DES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES:


boycott européen, aide économique américaine, etc


Par
Jacques Bendelac



La Realpolitik appliquée par les pays occidentaux est aussi à l’origine de la révolte qui gronde dans le monde arabe: pour des raisons d’intérêt national, les occidentaux ont fermé les yeux sur les frasques des dictateurs, comme Kadhafi, en échange d’un approvisionnement énergétique régulier.

Israël aussi souffre de l’hypocrisie des grandes puissances: l’Europe et les Etats-Unis s’empressent souvent de condamner l’Etat juif pour défendre leurs intérêts dans d’autres pays arabes. Sans compter que les derniers événements du Proche-Orient risquent d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale: l’Egypte post-Moubarak pourrait s’éloigner d’Israël, les pays européens condamnent les constructions israéliennes dans les territoires palestiniens, tandis qu’aux Etats-Unis, la Maison Blanche réclame la reprise des négociations de paix.

Dans l’immédiat, les conséquences financières d’un tel isolement pour l’Etat d’Israël sont doubles: certains pays européens boycottent déjà les produits israéliens alors que le gouvernement des Etats-Unis pourrait remettre en cause son aide annuelle à Israël.


La menace de boycott européen

Dans quelques jours, la « Semaine contre l’apartheid israélien » aura lieu dans plus de 40 villes dans le monde. Il s’agit d’une série annuelle d’événements internationaux qui se déroulent, depuis 2005, dans le but de « faire connaître le système d’apartheid sur lequel est fondé Israël et de bâtir des campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions ». De Londres à Johannesburg, d’Amsterdam à Montréal, d’Adelaïde à Boston, les manifestants vont réclamer le boycott de tout ce qui vient d’Israël. Cette année, les soulèvements populaires en Tunisie, en Égypte et en Libye vont donner un nouvel essor aux mouvements anti-israéliens.

Dorénavant, les appels au boycott ne concernent pas seulement les marchandises israéliennes; ils s’étendent à d’autres domaines d’échanges, comme les investissements, les universités et leurs chercheurs, la culture, le sport, etc. Parmi les récents appels au boycott, on peut mentionner le boycott culturel et universitaire en Angleterre (2007), le boycott des investissements dans les sociétés israéliennes en Suède (2010), le boycott de l’agroalimentaire israélien aux Etats-Unis et en France (2010), la menace de rupture commerciale et militaire proférée par la Turquie (2010), etc. Il y a quelques jours, les pays européens membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, qui ont approuvé la résolution palestinienne condamnant les constructions israéliennes en Cisjordanie, ont pris le risque d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale; ce qui se traduira vraisemblablement pas des conséquences financières, notamment par le biais du boycott. D’ailleurs, le boycott ne concerne plus que les produits fabriqués par des firmes israéliennes dans les territoires palestiniens: il couvre également les produits fabriqués en Israël même.

La « Semaine contre l’apartheid israélien » apporte aussi son soutien à une autre campagne de boycott lancée contre Israël en 2005, dite « Boycott Désinvestissement-Sanctions » (BDS) qui s’étend progressivement dans le monde. Du Canada à l’Australie en passant par l’Afrique du Sud, les Etats-Unis, l’Amérique latine et l’Europe, ce mouvement international se développe en réponse à un appel émanant de la société civile palestinienne. L’objectif avoué est d’exercer une réelle pression sur l’Etat d’Israël, en développant un boycott économique, et diplomatique, ainsi qu’un boycott des institutions académiques, sportives et culturelles israéliennes.


La remise en cause
de l’aide américaine

A en croire la proposition de budget du Président Obama pour l’an prochain, l’aide que le gouvernement de Washington accordera à ses principaux alliés restera sans changement. Au cours de l’année fiscale 2012 (qui commence le 1er octobre 2011), Israël recevra du gouvernement américain une aide militaire d’un montant de 3,075 milliards de dollars, soit 75 millions de plus qu’en 2011. Selon un accord intervenu en 2007 entre les deux pays, l’aide militaire devrait augmenter encore de 25 millions de dollars en 2013 pour se fixer à 3,1 milliards de dollars; ce niveau de l’aide restera stable jusqu’en 2018, sauf changement de programme. Dorénavant, l’aide des Etats-Unis finance le quart des dépenses militaires israéliennes.

Israël n’est pas le seul bénéficiaire des largesses américaines dans la région. En 2012, l’Egypte devrait recevoir 1,55 milliard de dollars d’aide économique et militaire, la Jordanie 660 millions, l’Autorité palestinienne 400 millions de dollars; même le Liban devrait recevoir 200 millions de dollars de l’Oncle Sam l’an prochain, sous réserve de l’accord de la secrétaire d’Etat d’Hillary Clinton.

Seulement voilà: de plus en plus de voix se font entendre à Washington pour réduire, voir supprimer totalement, l’aide financière au pays du Moyen-Orient, et à Israël en particulier. C’est ainsi que Rand Paul, un sénateur républicain de l’Etat du Kentucky, vient de proposer l’arrêt de l’aide américaine à Israël. Raison invoquée: la nécessité de restreindre la croissance des dépenses fédérales. Au cours d’une interview télévisée, Rand Paul a déclaré: « 71% des Américains sont d’accord avec moi pour dire que quand on est juste au niveau financier, quand on ne peut pas payer ce dont on a besoin dans notre pays, on ne devrait surement pas envoyer notre argent de l’autre coté de l’océan ». Et tout en reconnaissant sa « sympathie pour Israël en tant que nation démocratique », il a déclaré vouloir mettre fin au versement annuel de 3 milliards de dollars des États-Unis à l’État juif.

Certes, ces déclarations ne sont pas passées inaperçues: le lobby juif “JStreet”, qui œuvre pour la paix israélo-palestinienne, s’est déclaré inquiet de la proposition du sénateur Paul; de son côté, le National Jewish Democratic Council (NJDC) a qualifié la proposition de Rand Paul de « négligeable, manquant de vision sur le long terme, et complètement fausse ». Il n’empêche que l’aide américaine à Israël n’est plus un sujet tabou, y compris de l’autre côté de l’Atlantique.


Jacques Bendelac (Jérusalem)
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEPEUPLEREVOLTE
DELIBYE
ALASSAUTDETRIPOLI
Source : liberation.fr en ligne le 28 février



Libye:
l'opposition se prépare
à marcher sur Tripoli


Forte du contrôle de l'est et de plusieurs villes de l'ouest, l'opposition veut marcher sur la capitale, que contrôle toujours Kadhafi. L'ONU craint une reprise des violences.

•L'opposition se prépare à marcher sur Tripoli. Elle contrôle déjà l'est du pays et plusieurs villes à l'ouest.



11h30.
Les prix des aliments s'envolent à Tripoli. Selon l'agence AP, dans la capitale retranchée, les aliments de première nécessité commencent à coûter une fortune. Le prix du riz aurait augmenté de 500%, le kilo vaudrait l'équivalent de 8 dollars.


11h15.
Un reporter du Guardian est arrivé à Zawiyah, ville à 40km de Tripoli, qui est tombée sous le contrôle des insurgés. La vidéo en lien ici montre la joie des manifestants.


11 heures.
L'opposition libyenne, forte du contrôle de l'est et de plusieurs villes de l'ouest, se prépare à marcher sur Tripoli.


10h30.
Quand Mireille Mathieu chantait pour Kadhafi (et Poutine). Le dictateur libyen, ami des stars, épisode 42.
KADHAFI
SUPERSTAR
VUPARDES
ARTISTESISRARLIENS
Source : la newsletter d'Israel-info.net
diffusée le 28 février








ISRAËL






Zenga, Zenga :
un clip israélien sur Kadhafi
visionné 500 000 fois dimanche


par
Gérard Fredj


"Zenga Zenga", un clip israélien remixé sur un des discours du dictateur libyen, Mouammar Khadafi, fait "un tabac" sur Youtube après près d'un demi million de visionnages dimanche après midi.

"Zenga, Zenga", c'est le nettoyage "allée par allée" que Kadhafi a promis aux manifestants libyens.

Le clip est un remix du discours mis en musique, avec des danseuses orientales discrètement incrustées dans les images, réalisé par Noy Aloshe, du groupe "Hovevei Tzion" (connu pour son titre Rotsé Banot).

"J'ai reçu énormément de soutien de gens du monde arabe qui ignoraient mon identité et m'ont affirmé que ce mixage était devenu une sorte d'hymne de ralliement des contestataires", a affirmé le musicien à l'AFP.

"Un internaute a même écrit que quand Kadhafi tomberait, ils danseraient sur mon mixage dans les rues de Tripoli, ce qui serait vraiment génial", a-t-il ajouté.





dimanche, février 27, 2011

REVOLTES
DESPEUPLESARABES
CONTREKADHAFI
UNEEUROPE
TETANISEE

ETFRILEUSE
Source : lemonde.fr via l'AFP



L'UE hausse le ton
mais n'appelle pas
au départ de Kadhafi



Faisant preuve d'une certaine circonspection, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a prévenu dimanche 27 février que la répression de l'insurrection en Libye aurait "des conséquences" pour les dirigeants du pays, sans toutefois appeler clairement au départ de Mouammar Kadhafi.


L'Union européenne est actuellement en train de finaliser des sanctions contre le régime similaires à celles adoptées samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU. "Je souligne la nécessité de faire en sorte que les responsables des attaques contre les civils rendent des comptes et salue la décision du Conseil de sécurité de l'ONU" de saisir le procureur à la Cour pénale internationale (CPI) au sujet de la situation dans le pays, a souligné Mme Ashton dans un communiqué.

DES CONSÉQUENCES POTENTIELLEMENT DRAMATIQUES

Dans le même temps, la Haute représentante de l'Union européenne aux affaires étrangères s'est gardée d'aller aussi loin que les Etats-unis ou la France qui ont appelé sans détour au départ immédiat du pouvoir du colonel Kadhafi, à la tête d'un régime autoritaire depuis près de 42 ans. "Je l'exhorte une fois de plus à œuvrer en vue d'une solution pacifique de la situation, qui soit acceptable pour le peuple libyen. Le peuple libyen a parlé et le colonel Kadhafi doit écouter", a-t-elle dit.

Certaines capitales européennes militent en effet encore pour la retenue à l'égard de Mouammar Kadhafi, par crainte de répercussions sur les citoyens européens encore présents en Libye ou, dans le cas de l'Italie ou de Malte, d'un afflux de réfugiés d'Afrique sur les côtes européennes en cas d'effondrement de l'Etat. L'Italie est en outre fortement dépendante des approvisionnements libyens en hydrocarbures.


"NOTRE POSITION EST CLAIRE"

Le président américain Barack Obama a estimé pour sa part que Mouammar Kadhafi avait perdu toute légitimité à la tête du pays et qu'il devait "partir maintenant". Son homologue français Nicolas Sarkozy a aussi jugé vendredi depuis Ankara que le dirigeant libyen devait "partir". "Bien sûr il est temps que le colonel Kadhafi s'en aille", a pour sa part déclaré le ministre des affaires étrangères britannique, William Hague, sur les ondes de la BBC dimanche. "La nuit dernière, j'ai signé une directive révoquant son immunité diplomatique au Royaume-Uni, mais également l'immunité diplomatique de ses fils, de sa famille, de son foyer, donc notre position sur son statut de chef d'Etat est très claire", a-t-il ajouté.
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LESLYBIENS
FUIENT
LATERREUR
Source : dépêche ADP diffusée le 27 février



Libye/exode:
une "crise humanitaire"


Plus de 10.000 personnes, en majorité des Egyptiens, ont fui hier la Libye vers la Tunisie par le principal point de passage frontalier de Ras Jedir, a indiqué le Croissant-Rouge local qui parle d'une "crise humanitaire" et appelle à l'aide. "Plus de 10.000 personnes sont passées hier par Ras Jedir", a déclaré dimanche à l'AFP le président du comité régional du Croissant-Rouge de Ben Guerdane, première ville après la frontière, Monji Slim.

Plus de 40.000 personnes ont franchi ce poste-frontière en une semaine, dont plus de 15.000 Egyptiens. Le flux se poursuivait dimanche. "C'est la crise humanitaire, les capacités d'accueil sont dépassées, les gens dorment dehors, je lance un appel pressant pour que tout le monde aide à résoudre ce problème. Le monde entier doit se mobiliser pour aider l'Egypte à rapatrier ses ressortissants", a ajouté M. Slim.

L'exode de Libye, où le dirigeant Mouammar Kadhafi affronte une contestation sans précédent en 42 ans de pouvoir, avait commencé le 20 février. Il s'est accentué tout au long de la semaine, en particulier après que le fils du dirigeant libyen, Seif Al-Islam, eut accusé lundi des éléments extérieurs d'avoir fomenté la révolte et accusé les Egyptiens et les Tunisiens d'être derrière ce complot.

samedi, février 26, 2011

CONTRELAMONTEE
DURACISME
ENISRAËL
Source : lefigaro.fr via l'AFP
en ligne le 26 février



Manifestation anti-raciste
à Jérusalem



Quelque 2.000 Israéliens ont manifesté samedi soir dans le centre de Jérusalem-Ouest "contre le racisme", après le meurtre d'un Palestinien et des appels de rabbins à ne pas louer des appartements à des Arabes. Les manifestants, dont beaucoup jeunes, ont brandi des pancartes fustigeant le racisme, à l'appel de diverses organisations de gauche.

Ils ont réclamé la démission du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, leader du parti ultra nationaliste Israël Beitenou, accusés d'entretenir un climat de xénophobie.

Hussein al-Rouwidi, le père du Palestinien de 24 ans tué à coups de couteaux début février, a dénoncé à la tribune le meurtre de son fils et réclamé que les "coupables, mais les coupables seuls" et non tous les Israéliens, en paient le prix.

La police israélienne a arrêté quatre jeunes juifs israéliens, dont deux colons, sous le soupçon d'avoir commis cette agression anti-arabe. D'après un voisin de la victime, M. Rouwidi avait été attaqué sans motif alors qu'il revenait de son travail au marché central de Jérusalem-Ouest.
GUILAD
SHALIT
DESDONNATEURS
ESCROQUES
Source : la newsletter d'israel-infos.net
diffusée le 25 février



Une possible fraude
dans les collectes de fonds
en faveur de Gilad Shalit


par
Gerard Fredj


Alors qu'un projet de campagne, finalement annulée, en faveur de Gilat Shalit aurait du donner lieu au remboursement des donateurs qui y avaient contribué, il semble qu'un collecteur de fonds ait conservé, par devers lui, une partie des sommes collectées.

Il semblerait qu'un activiste impliqué dans la campagne en faveur du soldat, Yoel Marshak, ait engagé un homme déjà condamné pour fraude et escroquerie, pour travailler sur la collecte des dons; il n'aurait pas restitué la totalité des dons collectés et aurait même lancé une "collecte parallèle".

Mise au courant, la famille a indiqué aux organisateurs du projet qu'ils devaient arrêter de travailler avec cet homme.

"La campagne de dons pour sauver Guilad a été mise en place uniquement via des organismes que nous avons personnellement listés, et sous la surveillance d'un comptable" a déclaré à la radio militaire israélienne la famille Schalit.

Ronen Bar-Shira, le collecteur mis en cause, nie les faits qui lui sont reprochés.
RACISME
ZEMMOUR
LANOUVELLE
COQUELUCHE
DELADROITE

Source : 20minutes.fr via l'AFP
en ligne le 26 février à 20h 47

sur Diasporablog à 20h 53



SOS Racisme s'inquiète
après l'invitation de Zemmour
à un débat de l'UMP


L'association SOS Racisme a dénoncé samedi «l'inquiétante dérive» de l'UMP qui a invité le polémiste Eric Zemmour, récemment condamné pour provocation à la discrimination raciale, à participer mercredi à un débat sur le trop-plein de normes. Par cette invitation, le secrétaire général adjoint de l'UMP, Hervé Novelli, «envoie un signal manifeste: la condamnation d'Eric Zemmour est infondée et la pensée raciste ne doit pas être interdite dans notre pays», a estimé SOS Racisme dans un communiqué.

«Une partie de l'UMP, fort heureusement contestée par une autre partie, se situe dans une inquiétante dérive, fort peu compatible avec l'esprit de la République», a ajouté l'association, estimant que «la lutte contre le racisme n'est pas un débat mais un combat». En marge d'un point de presse de l'UMP mercredi, Novelli avait affirmé que cette invitation avait été lancée avant la condamnation du polémiste. Le 18 février, Eric Zemmour a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 2.000 euros d'amende avec sursis pour avoir affirmé sur Canal+ que «la plupart des trafiquants (étaient) Noirs et Arabes« et avoir défendu sur France Ô le «droit» des employeurs à refuser des Arabes ou des Noirs.
POLANSKI
DIEU
DESCESARS2011
Source : parismatch.com en ligne
le 26 février


César 2011:
la revanche de Polanski

par
Marie Desnos



Malgré son César du Meilleur film, c’est certainement la déception qui l’emporte dans l’équipe du film «Des hommes et des dieux». Parti ultra-favori de la 36e cérémonie des César, qui s’est tenue vendredi soir au théâtre du Châtelet, le chef d’œuvre de Xavier Beauvois n’est reparti qu’avec trois trophées: celui de Meilleur second rôle pour le grand Michael Lonsdale, qui n’avait jamais eu cet honneur, et en était très ému; celui de la Meilleure photo, pour Caroline Champetier, et donc celui tant convoité de Meilleur film. Le malheur des uns fait le bonheur des autres… Et c’est le long-métrage du débutant Joann Sfar, «Gainsbourg Vie Héroïque», qui a créé la surprise, en raflant quatre prix: ceux du Meilleur premier film, du Meilleur son, et… du Meilleur acteur pour un Eric Elmosnino certes épatant dans le rôle du célèbre chanteur, mais non moins inattendu face à Lambert Wilson ou Gérard Depardieu.

Finalement, c’est encore un autre film qui est reparti le plus récompensé: «The Ghost Writer» de Roman Polanski. Meilleure adaptation, Meilleure musique, Meilleur montage et Meilleur réalisateur… Cette cérémonie sonne comme une belle vengeance pour le réalisateur franco-polonais qui n’a franchement pas vécu une année facile, mais qui en a la confirmation, encore une fois: le monde du septième art le soutient, et adore son cinéma. C’est d’ailleurs ce qui est principalement ressorti de la bouche de tous les intervenants, ce soir: l’ambiance du tournage, leur passion commune et les difficultés extérieures qui n’ont fait, au bout du compte, que les stimuler.

Pour le reste, Sarah Forestier a eu la belle surprise d’être élue Meilleure actrice face à Catherine Deneuve pour «Potiche» ou encore Kristin Scott-Thomas pour «Elle s'appelait Sarah». La jeune actrice de 24 ans, qui avait déjà reçu le César du meilleur espoir féminin pour «L'Esquive» en 2005, n’a d’ailleurs pas caché sa surprise. «Je n’ai rien préparé !», a-t-elle lâché sur la scène, avant de se laisser emporter par l’émotion. «Je ne devrais sans doute pas dire ça, mais ce qui est amusant, c’est que dans "Le Nom des gens" (de Michel Leclerc, ndlr) je joue une pute politique, pourtant, je ne connaissais rien à la politique, et j’étais vierge !», a-t-elle lancé sous les rires de l'assemblée. Le Meilleur second rôle féminin a été décroché par Anne Alvaro pour «Le Bruit des Glaçons», lemmeilleur espoir masculin est Edgar Ramirez pour «Carlos», et son pendant féminin est Leila Bekhti pour «Tout ce qui brille».
LESPROPOSANTISEMITES
DUCOUTÛRIERGALLIANO
SANCTIONNES
PARLAMAISONDIOR
LALICRAETLECRIF
APPROUVENT

Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne
le 26 février


Le Crif et la Licra félicitent Dior


Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) ont salué la décision de Dior de suspendre John Galliano, soupçonné de propos racistes, de ses fonctions dans la maison de couture. Dans un bref communiqué diffusé, le Crif écrit: "Devant les insultes antisémites et racistes qui auraient été proférées par John Galliano, le Crif constate avec satisfaction la réaction sans équivoque de la maison Dior qui a suspendu le couturier de ses fonctions, à titre conservatoire, dans l'attente des résultats de l'enquête".

De son côté, la Licra "tient à saluer cette décision emprunte d'éthique et de fermeté, un message de tolérance zéro face au racisme et à l'antisémitisme". John Galliano, chargé de la création chez Dior, a été interpellé jeudi dans la soirée à Paris (IIIe) pour "violences légères" et "insultes à caractère antisémite et racial". Il a été laissé libre sur instruction du parquet. La maison de couture a annoncé vendredi qu'elle le suspendait de ses fonctions dans l'attente des résultats de l'enquête.
LAFFAIREAL-DURA
LAFFAIRE
QUINENFINITPAS
DEFAIREMONTER
LATENSION
Source : le site come4news en ligne

le 26 février



Bientôt les conclusions
sur l’affaire Al-Dura ?


Le 8 février a eu lieu un procès opposant le père du petit Mohamed au journaliste de France 3, Clément Weill-Raynal qui prétend que le reportage de la mort de Mohamed, le 30 septembre 2000, est bidonné. Le journaliste Charles Enderlin est pour Clément Weill-Raynal à l’origine de cette désinformation. Selon que l’on soit pro-israélien ou pro-palestinien, on a une opinion différente de cette affaire. Pour les uns, Charles Enderlin est un « misérable », pour les autres, Clément Weill-Raynal est « un corbeau au service du lobby israélien ». On voit bien que la raison ne saurait l’emporter et que chacun campera sur ses positions. La vérité, on s’en moque ! Cela fait plus de 10 ans que ça dure et on peut douter que le verdict qui sera rendu le 29 mars ne marque la fin de cette affaire. Pourtant, et j’en parle d’autant plus à l’aise que je n’appartiens à aucun des deux camps, la vérité existe et on peut la découvrir, à condition de ne pas se voiler la face. Cette affaire pose aussi la question de l’engagement d’un journaliste du service public.

Monsieur Weill-Raynal a tenu des propos sur son blog qui ont conduit un groupuscule d’extrême-droite à faire une descente plutôt musclée à France-Inter. Cette information que j’ai obtenue dans Télérama va sans doute me valoir des volées de bois vert dans les commentaires, mais tant pis, j’assume. J’ai horreur de l’obscurantisme d’où qu’il vienne. Charles Enderlin a plusieurs fois essayé de tendre la main à Clément Weill-Raynal, sans résultat. Pourquoi l’accuse-t-on d’avoir triché ? Quel intérêt aurait-il à monter ce faux ? Il est lui-même de confession juive. Il vit et travaille en Israël depuis longtemps. Les autorités israéliennes ne lui ont pas retiré sa carte de presse depuis cette affaire.

Le petit Mohamed n’est certes pas le premier ni le dernier enfant qui meurt dans ce conflit. Ce que l’on reproche au reporter de France 2, c’est d’avoir provoqué une très forte émotion dans le monde entier en montrant ces images. Depuis, il est harcelé et il tente de répondre à ces attaques en publiant un livre intitulé « un enfant est mort ». Ses adversaires accusent les journalistes de faire du corporatisme en le défendant. S’il a triché, alors il est vraiment méprisable mais quelque chose me dit que ce n’est pas le cas.
MARINELEPEN
LESRAISONS
DUNECHECPOSSIBLE...
ETSOUHAITABLEAUX

ELECTIONS
PRESIDENTIELLES 2012
ENFRANCE
Source : lepost.fr en ligne le 26 février



http://www.lepost.fr/article/2011/02/26/2418076_pourquoi-marine-le-pen-va-perdre-en-2012.html
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
LATUNISIE
BAIGNE
DANSLANARCHIE
Source : point.fr via l'AFP en ligne

le 26 février



Scènes de chaos à Tunis


La capitale tunisienne est le théâtre d'affrontements violents entre policiers et manifestants.


Tunis a connu, samedi, une véritable bataille rangée entre forces de l'ordre et manifestants dans le centre de la capitale, théâtre de scènes de chaos et d'une chasse à l'homme tous azimuts, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des dizaines de rafales d'armes automatiques, des tirs incessants de gaz lacrymogènes, des tirs de sommation, des sirènes de voitures de police et d'ambulances, des hurlements de policiers et de manifestants résonnaient depuis plus de quatre heures dans le coeur de Tunis, où une multitude d'arrestations très musclées étaient opérées en fin d'après-midi.

Des soldats ont également effectué des tirs nourris de sommation pour disperser des manifestants, qui se sont ensuite enfuis dans des rues latérales à proximité de l'avenue centrale Habib Bourguiba. La circulation, même celle des piétons, a d'ailleurs été interdite à partir de samedi 18 heures jusqu'à dimanche minuit sur l'avenue. Alors que des flammes s'échappaient d'un immeuble, deux blindés de l'armée ont remonté l'artère sous les invectives de policiers nerveux et fatigués. Des Tunisiens, pour la plupart âgés de moins de 20 ans, encagoulés ou portant des masques, ont harcelé et nargué les forces de l'ordre depuis 14 heures.

Dispersés une première fois devant le ministère de l'Intérieur, les manifestants s'étaient regroupés dans l'avenue Habib Bourguiba et les rues adjacentes pour attaquer de nouveau les policiers avec des pierres et des barres de fer. Aux cris de "Nous voulons faire tomber le régime", ces jeunes se présentent comme "les lionceaux de la révolution". Ils ont lancé au moins deux attaques contre la police, contraignant cette dernière à se replier vers le ministère de l'Intérieur. D'autres manifestants scandaient "les policiers ont réprimé, violé, torturé" nos proches, et maintenant on augmente leur salaire".


"Je vais vous apprendre
ce que c'est la démocratie !"

Auparavant, des policiers des unités antiémeute et d'autres en civil, la plupart cagoulés, ont tenté de faire barrage à des manifestants, qui continuaient de leur jeter des pierres à la hauteur de l'avenue de Paris, perpendiculaire à l'avenue centrale Habib Bourguiba et toute proche de l'ambassade de France, qui, selon un responsable, "n'a enregistré aucun signe d'agressivité". La police avait déjà procédé en début d'après-midi à de nombreuses arrestations musclées et demandé des renforts. Des manifestants ont, de leur côté, arraché des panneaux publicitaires et des bancs pour tenter de freiner la progression des fourgons de police. De jeunes femmes participaient également aux affrontements, l'une d'entre elles a été brutalement arrêtée.

Pour la plupart des Tunisiens, la police symbolise toujours la répression sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir le 14 janvier. L'avenue Bourguiba, où des cafés ont été saccagés, était enveloppée dans un épais brouillard mordant de gaz lacrymogènes et jonchée de pierres, de bancs et de poubelles arrachées et de barrières métalliques. La veille, policiers et manifestants s'étaient déjà affrontés autour du ministère de l'Intérieur. Trois commissariats du centre-ville avaient été incendiés ou saccagés. Un nombre important de voitures de police circulaient également dans le centre, où l'entrée des rues était bloquée par des policiers.


Sous une fine pluie, des manifestants couraient en direction du souk, situé à proximité. Furieux, certains étaient armés de bâtons, de matraques, de barres de fer et pestaient contre les passants. "Rentrez chez vous, je vais vous apprendre ce que c'est la démocratie", s'écriait l'un des policiers, pris ,lui aussi, dans un nuage de gaz lacrymogène. En fin de journée, le gouvernement de transition n'avait toujours pas réagi à ces violences.
UNAIR
JUDEO-MUSULMAN
POURFÊTER
LAREVOLTEDESJASMINS
DUPEUPLETUNISIEN









La révolution des jasmins

D'un corp enflammé a jailli la révolte
Mon cœur saigne dans la foule qui s'emporte
Connaîtrons- nous un jour la liberté chérie
Qui de Sidi Bouzid à Tunis nous sourit
Ton regard m'a saisi comme une question
Quelle sera l'issue de cette révolution?
Comme le vert de tes yeux et le brun de ta peau
Sensuel dans le ciel se dresse le drapeau

Seras- tu la demain
Pour écrire notre histoire
Nous donneras-tu l'espoir
Pour entendre ces refrains
Ces cris de liberté que l'on chantera sans fin
Ceux de la révolution
Des jasmins

En arabe( traduction):

Nos femmes dans la rue
Prêtes a donner leurs vies
A clamer leur amour pour leur mère patrie
Dieu Laisse nous profiter de ce moment de liaisses
Après ces siècles de pouvoirs qui opresse


La conscience du peuple sur les e-mails
S'éveille
La toile solidaire où la bataille se freille
Même si les tyrans d' hier ont vidé les caisses
Il nous reste la mer comme plus belle caresse

Seras- tu la demain
Pour écrire notre histoire
Nous donneras-tu l'espoir
Pour entendre ces refrains
Ces cris de liberté que l'on chantera sans fin
Ceux de la révolution
Des jasmins


La révolution des jasmins

Auteur - Compositeur :
Jean-Pierre Hadida

Production :
Francine Disegni

Interprète :
Myriam Cheikh
FRANCE
PRESIDENTIELLES
2012
ÊTREJUIF
ETPRESIDENT
EST-CE
COMPATIBLE?
Source : slate.fr en ligne le 23 février




Peut-on élire un Président juif
en France?



La question que certains sous-entendent dans la polémique lancée par Christian Jacob est, hélas, une vieille rengaine française.-
.


Dimanche 13 février 2011, sur Radio J, Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a déclaré que Dominique Strauss-Kahn n'incarnait «pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché». Au mieux, cette phrase, largement commentée depuis, est maladroite; au pire, carrément nauséabonde.

Depuis, le responsable UMP a précisé ses propos en expliquant qu'à ses yeux, DSK incarne davantage «les bobos» que la «France rurale». Mais la strauss-kahnie, elle, les a interprétés autrement, dégainant illico le point Godwin. Sortie «profondément malsaine» pour Pierre Moscovici qui craint d'y retrouver «un peu une rhétorique de l'extrême droite de l'entre-deux-guerres». Déclaration «indigne» pour Jean-Christophe Cambadélis, estimant que «dire que DSK n'est pas à l'image de la France, c'est sous-entendre qu'il est un étranger, un apatride, membre du “parti de l'étranger”, voire malheureusement bien autre chose».

Au-delà de la polémique politique, l'affaire Jacob-DSK soulève une interrogation indirecte: les Français votent-ils pour un candidat en tenant compte de ses origines, juives dans le cas de Dominique Strauss-Kahn? Difficile de répondre clairement tant la question a toutes les caractéristiques du tabou. Une chose est sûre: à ce jour, aucun président de confession juive n'a été élu sous la Ve République. Si la question d'une éventuelle incompatibilité semble avoir peu de sens en 2011, elle en a eu pendant longtemps. Directrice de recherche au CNRS-Cevipof et spécialiste de l'extrême droite, Nonna Mayer rappelle que «la possibilité qu’un président de la République soit juif (...) paraissait choquante à un Français sur deux en 1966».

Durant l'entre-deux-guerres, le débat a été encore plus violent et les exemples politiques nombreux, surtout à l'encontre de figures de la gauche attaquées par l'extrême droite de l'époque. En 1936, Xavier Vallat, député nationaliste et antisémite, futur «commissaire général aux questions juives» sous le régime de Vichy, déplorait notamment qu'avec la nomination de Léon Blum à la présidence du conseil, «la France, vieux pays gallo-romain, soit désormais dirigée par un juif». Plus tard, Pierre Mendès-France, figure de la gauche morale, se verra lui aussi reprocher de n'avoir «pas assez de terre française à la semelle de ses souliers». Que dire enfin de la sortie en 2010 de l'ancien baron socialiste de l'Hérault Georges Frêche contre la «tronche pas catholique » de Laurent Fabius?


Une réalité française

L'antisémitisme en France est-il vraiment de l'histoire ancienne? Pas sûr, si l'on se réfère à une étude commandée en 2009 par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) sur «la circulation des préjugés» dans notre pays. Selon ce sondage qui fait un tour d'horizon de préjugés types concernant différentes minorités (les arabes et le vol, les femmes et la compétence professionnelle, les noirs et la force physique...), 42% des personnes interrogées estiment «pas grave» de déclarer que «les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias». Elles sont même 18% à estimer que ce n'est «pas du tout grave», de quoi accréditer l'idée d'un noyau dur d'environ 20% de Français prompts à nourrir des réflexes antisémites.

Dominique Strauss-Kahn lui-même semble avoir envisagé par le passé ses origines juives comme un possible frein pour sa carrière politique. Dans un article du Monde paru en octobre 2006, il expliquait avoir «longtemps pensé qu'être juif serait un handicap dirimant. Aujourd'hui, je crois que si être juif est un handicap, cela ne l'est qu'auprès de la frange très marginale des électeurs de gauche antisémites».

L'hostilité serait désormais cantonnée à une marge de l'électorat dépassant le clivage droite-gauche classique. Au printemps 1991, DSK qui est alors ministre délégué à l'Industrie dans les gouvernements Cresson puis Bérégovoy, donne une interview à la revue de géopolitique Passages. Dans cet entretien publié en pleine guerre du Golfe et des menaces de Saddam Hussein contre Israël, le socialiste déclare:

«Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël.»

Ces cinq phrases ne cessent depuis d'être commentées sur internet, et les attaques sont multiples: forums, sites ou blogs d'extrême droite comme d'extrême gauche, islamistes comme altermondialistes... Ceux-là y voient la preuve du communautarisme juif du leader socialiste français et celle d'un complot de la finance mondialisée et cosmopolite, vieilles thématiques du discours antisémite.


La fin d'un phantasme

Mais d'autres études pondèrent ce niveau général inquiétant d'un antisémitisme de France et développent au contraire l'idée d'une plus grande tolérance de la société. Chaque année, le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sur «le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie» pointe un recul constant des opinions ouvertement hostiles aux minorités, y compris à la minorité juive.

Dans celui publié en 2009, la CNCDH précise même que «90% de la population (soit +2 points par rapport à 2008) considère que les Français juifs sont des Français “comme les autres”». Ce «niveau le plus bas» des opinions antisémites s'expliquerait par «le renouvellement générationnel, la hausse du niveau d’études et la diversité croissante de nos sociétés».
Le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste des extrêmes droites, confirme «une normalisation du fait juif dans la vie politique française». «Cette question ne se pose plus, mais elle se posait encore jusque dans les années 1980 avec par exemple la personne de Simone Veil qui appartient à la dernière génération politique victime d'antisémitisme de la part d'une fraction de la population», précise le chercheur.

Le préjugé négatif concernerait davantage aujourd'hui la minorité musulmane. «Pour beaucoup de Français, voter pour un candidat musulman fait plus débat que voter pour un candidat juif», explique Nonna Mayer, qui cite le rapport de la CNCDH selon lequel «de toutes les religions, (la religion musulmane) serait celle qui suscite le plus d'images négatives» dans l'Hexagone.

A l'inverse, si la judéité n'est plus un handicap politique, elle pourrait être, à l'instar d'autres «marqueurs» de minorités, un atout.

Jérôme Sainte-Marie, de l'institut de sondage CSA, y voit «un possible effet valorisant pour le candidat». «D'un côté, c'est quelque chose de bon pour l'estime de soi de l'électeur qui peut se prévaloir de voter pour un candidat issu d'une minorité –juif, noir ou femme par exemple– même si en privé, il développe des comportements antisémites, racistes ou machistes. De l'autre, c'est un élément de protection pour le candidat lui-même, avec un effet bouclier contre d'éventuelles basses attaques», explique le sondeur.

En ce sens, les propos de Christian Jacob contre DSK sont du pain béni pour le responsable du FMI. Ils le victimisent au point même d'obliger l'ensemble du PS à faire bloc derrière lui.


L'effet Sarkozy

L'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 semble avoir été un pas de plus en avant. Même s'il n'est pas juif au sens religieux du terme –il n'est pas né de mère juive ou ne s'est pas converti au judaïsme– le chef de l'Etat a néanmoins mis en avant durant la dernière campagne électorale ses origines familiales hongroises et juives par son grand-père paternel, allant jusqu'à se présenter comme un «petit Français de sang mêlé». Dans une interview au quotidien israélien Haaretz en 2006, Christian Estrosi, l'un de ses soutiens, l'a même présenté comme «le candidat naturel des électeurs juifs».

Cette élection aurait fait bouger les lignes, y compris dans son propre camp. Dans leur biographie fouillée de Jean-François Copé, publiée en 2010, les journalistes Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin expliquent que la victoire de Nicolas Sarkozy a levé sur ce point comme sur beaucoup d'autres, les doutes de «l'homme pressé» de la droite et désormais patron de l'UMP (et chroniqueur sur Slate.fr). Avant de s'appeler Copé, la famille du député-maire de Meaux s'appelait jusqu'aux années 1950 «Copelovici». Des racines juives au double patrimoine ashkénaze et sépharade: la Roumanie et la Bessarabie (actuelle Moldavie) du côté de son père; l'Algérie, la Tunisie et le Maroc du côté de sa mère.

Selon ses biographes, l'ancien ministre du Budget a toujours fait part de la plus grande pudeur, voire d'une certaine gêne, à l'égard de ses origines.

«Jean-François Copé, élevé dans l'univers très bourgeois – et très largement catholique – des VIIe et VIIIe arrondissements de Paris, est longtemps resté discret sur sa judéité, quand il ne l'a pas carrément tue.»

Peu après l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé se serait confié à un ami, cité dans le livre. «Tu sais, l'élection de Sarko a brisé pas mal de tabous...», lui aurait-il dit. «De quoi veux-tu parler?» lui demande son proche. «Il avait un grand-père juif», aurait répondu Copé.



Bastien Bonnefous
Journaliste indépendant
REVOLTES
DESPEUPLESARABES
ETSI
NOUSSOUTENIONS
LESPEUPLES
ENREVOLTE?
Source : le site dqu quotidien ouest-france
En ligne le 26 février


L'EDITORIAL
DE OUEST-FRANCE



Aider les peuples
à prendre leur essor



Monsieur Kadhafi est une vieille connaissance de la France. Il l'avait déjà visitée, en novembre 1973, pour rencontrer le président Georges Pompidou. Alors déjà quelques cris avaient fusé : « Kadhafi nazi ! ».

Monsieur Kadhafi est aussi un vieux et bon client de la France. En 1969, il nous achète quatre-vingt-deux avions Mirage, modifiés pour conduire des attaques au sol. Puis, en 1973, trente-deux Mirage supplémentaires et, par la suite, bien d'autres armes et munitions. Nous préférions une Libye armée par nos soins, plutôt que par l'URSS, même si l'on courait le risque de voir ces avions utilisés contre nous, au Tchad par exemple...

1982 : à peine un mois après l'instauration de l'état de guerre en Pologne, inspiré par Moscou, alors que celle-ci est en pleine lutte pour retrouver son indépendance, la France signe ce que le gouvernement socialiste de Monsieur Mitterrand appelle « un bon contrat gazier avec l'URSS »...

Janvier 2011 : la France décide de fabriquer quatre navires de guerre Mistral pour la marine russe. Ce qui, bien sûr, inquiète en particulier les pays baltes, ex-républiques soviétiques, de même que la Géorgie. Ces peuples ont en mémoire la déclaration du chef d'État-major de la marine russe, l'Amiral Vissotsky : « Ces navires auraient permis à notre flotte de la mer Noire de faire, en quarante minutes, ce que nous avons fait en vingt-six heures en Géorgie »...

Hésitation de la diplomatie française : le président François Mitterrand se rend à Berlin-Est en décembre 1989, où « il choisit d'apporter son soutien à un pays plus vacillant que jamais » (1). Le Mur de Berlin était pourtant tombé un mois plus tôt : « La diplomatie française et le président de la République n'avaient non seulement pas perçu la force du mouvement engagé dans l'Est de l'Europe et exprimaient ainsi leur réticence de voir une Allemagne réunifiée. » (2)

Ces quelques rappels nous montrent combien notre politique étrangère est faite de contradictions et d'incertitudes, surtout quand, tout à coup, l'Histoire accélère sa marche et surprend tout le monde : les acteurs comme les spectateurs.

Que les démocraties respectent leurs propres valeurs

Nous ne sommes pas particulièrement fiers, aujourd'hui, d'avoir armé un Kadhafi, dont on voit ce qu'il fait des armes qu'il détient. Mais pour éviter de tels errements, il existe un remède radical que nous avons rappelé ici à maintes reprises : suspendre nos ventes d'armement. Ainsi, il y aurait quelques tonneaux de poudre en moins autour du monde et nous ne risquerions pas d'être indirectement impliqués dans des répressions populaires que, bien sûr, nous réprouvons.

Cependant, les démocraties ne sont pas toutes exemplaires en ces domaines sensibles. Ainsi, durant la guerre d'Irak, les États-Unis n'ont-ils pas sous-traité prisons secrètes et interrogatoires sous tortures à certains pays alliés plus ou moins dictatoriaux d'Europe ou du Moyen-Orient ? Et qu'en est-il des démocraties qui font systématiquement fi des motions de l'Onu qui ne leur conviennent pas, par exemple en ce qui concerne Israël et la Palestine ?

Par ailleurs, faudrait-il, comme certains l'imaginent, que les démocraties se gardent de toute relation avec les pays dont les gouvernements sont de type autoritaire, dictatorial, avec tous ceux qui ne respectent pas les droits de l'homme ? Cela paraît plus qu'hasardeux, car ce serait se couper de plus de la moitié des 180 pays du monde.

Mais pour traiter avec ces pays non démocratiques et ceux qui ne respectent pas les orientations de l'Onu, les démocraties doivent se montrer exigeantes, éviter les hypocrisies et les connivences qui conduisent aux petites ou aux grandes compromissions. Elles doivent affirmer leurs valeurs, en commençant par les respecter elles-mêmes. Et puis, bien évidemment, elles doivent être attentives à ce qui monte des peuples asservis, les soutenir autant qu'elles le peuvent dans leur marche vers la liberté, anticiper si possible les conséquences de ces évolutions pour elles-mêmes et pour la paix du monde ; et bien sûr accueillir ces pays libérés, en les aidant à prendre leur essor dans une coopération constructive et pacifique.



(1) Ouest-France du 21 décembre 1989.

(2) François Mitterrand et 1989 : la compréhension incomplète d'une Europe en bouleversements, de Pauline Joris, mouvement Nouvelle Europe, 2008.