"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, novembre 30, 2005

INFOCOM





ELECTIONS AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS



RESULTATS DEFINITIFS






COMMUNIQUE DE PRESSE





ELECTIONS CONSISTORIALES





En date du 27 novembre 2005, conformément a ses statuts, le Consistoire de Paris a procédé au renouvellement de la moitié de ses élus, soit de 13 membres sortants. 49 candidats étaient en lice pour 13 sièges à pourvoir pour 8 ans sur les 26 que compte le Conseil d’ Administration.
A Paris 13 bureaux et 34 en Banlieue étaient ouverts de 9 h à 17 h.
Le dépouillement des urnes a été effectué immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, en présence d’une assistance nombreuse.
Le nombre de votants a été de 6.174 avec 5.968 suffrages exprimés sur les quelques 34.000 électeurs potentiels, ce qui représente un taux de participation un peu plus élevé que celui de 2001.


Les résultats sont les suivants





1. Joël MERGUI avec 2.742 soit 45,95 % des voix exprimées
2. Michèle ROTMAN avec 2.667 soit 44,69 %
3. Sammy GHOZLAN avec 2.636 soit 44,17 %
4. Gil TAÏEB avec 2.552 soit 42,76 %
5. Murielle SCHOR avec 2.121 soit 35,54 %
6. Elie KORCHIA avec 2.015 soit 33,76 %
7. André BENAYOUN avec 1.996 soit 33,45 %
8. Yves-Victor KAMAMI avec 1.861 soit 31,18 %
9. Daniel VANICHE avec 1.847 soit 30,95 %
10. Haïm NISENBAUM avec 1.829 soit 30,65 %
11. Philippe MEYER avec 1.801 soit 30,18 %
12. Françoise ATLAN avec 1.720 soit 28,82 %
13 Alberto GABAÏ avec 1.702 soit 28,52 %
INFOCOM





ELECTIONS AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS



RESULTATS DEFINITIFS






COMMUNIQUE DE PRESSE





ELECTIONS CONSISTORIALES





En date du 27 novembre 2005, conformément a ses statuts, le Consistoire de Paris a procédé au renouvellement de la moitié de ses élus, soit de 13 membres sortants. 49 candidats étaient en lice pour 13 sièges à pourvoir pour 8 ans sur les 26 que compte le Conseil d’ Administration.
A Paris 13 bureaux et 34 en Banlieue étaient ouverts de 9 h à 17 h.
Le dépouillement des urnes a été effectué immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, en présence d’une assistance nombreuse.
Le nombre de votants a été de 6.174 avec 5.968 suffrages exprimés sur les quelques 34.000 électeurs potentiels, ce qui représente un taux de participation un peu plus élevé que celui de 2001.


Les résultats sont les suivants





1. Joël MERGUI avec 2.742 soit 45,95 % des voix exprimées
2. Michèle ROTMAN avec 2.667 soit 44,69 % « «
3. Sammy GHOZLAN avec 2.636 soit 44,17 % « «
4. Gil TAÏEB avec 2.552 soit 42,76 % « «
5. Murielle SCHOR avec 2.121 soit 35,54 % « «
6. Elie KORCHIA avec 2.015 soit 33,76 % « «
7. André BENAYOUN avec 1.996 soit 33,45 % « «
8. Yves-Victor KAMAMI avec 1.861 soit 31,18 % « «
9. Daniel VANICHE avec 1.847 soit 30,95 % « «
10. Haïm NISENBAUM avec 1.829 soit 30,65 % « «
11. Philippe MEYER avec 1.801 soit 30,18 % « «
12. Françoise ATLAN avec 1.720 soit 28,82 % « «
13 Alberto GABAÏ avec 1.702 soit 28,52 % « "

mardi, novembre 29, 2005

CULTURELLEMENT VOTRE


MARDI 28 NOVEMBRE 2005
20h30



CENTRE MEDEM




DEBAT




LES SIECLES AVEUGLES
DE LA GAUCHE PERDUE




d'après le livre de Claude Berger




"Au commencement, au XIXè siècle, la gauche était antisémite. Après la faillite du capitalisme d'Etat, donc du salariat d'Etat, tant totalitaire que démùocratique, la gauche est aujourd'hui sans projets, volontiers antisioniste et laxiste devant l'islamisme radical, se retrouvant avec lui dans une certaine convergeance "anti-impérialiste"


Claude Berger précisera ce soir sa pensée.




Centre Medem
52, Rue René Boulanger
75010 Paris
Tél : 01 43 02 17 08




www.centremedem.org



__________________________________________


CITE DE LA MUSIQUE*






Musique et cinema





Du samedi 3 au dimanche 18 décembre 2005






La Cité de la musique présente un cycle de cinema en concert qui constitue une occasion exceptionnelle de découvrir sous un jour nouveau de grands films du répertoire classique…
...mais aussi d'assister à des rencontres inédites faisant une large place à la création contemporaine...
...enfin, en clôture de ce festival, ne manquez pas la première française de la trilogie Qatsi de Philip Glass et Godfrey Reggio!




Dans la nuit, de Charles Vanel / musique de Louis SclavisÀ la demande de Bertrand Tavernier, pour qui il avait déjà écrit la musique de Ça commence aujourd’hui, le clarinettiste Louis Sclavis s’est lancé avec passion dans l’écriture d’une bande-son originale pour ce film restauré récemment …
Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein / musique de l’ArfiLe collectif de jazz et de musiques improvisées, Arfi, donne une lecture musicale profondément originale de ce chef-d’œuvre incontournable du septième art….
La Nouvelle Babylone de Kozintsev et Trauberg / musique de ChostakovitchLa Nouvelle Babylone, film muet sur le thème de la Commune de Paris est également la première des partitions de Chostakovitch qui écrira toute sa vie pour le cinéma…
¡Qué Viva Mexico! d’Eisenstein / musique du nlf3 TrioAfro-jazz, rock, hip-hop et rythmes brésiliens font partie de l’univers du nlf3 Trio, qui met ici son talent au service d’une relecture du chef-d’œuvre inachevé d’Eisenstein…
D'Est en musique -

ChaplinOperas, 3 films muets de Chaplin / musique de Benedict MasonDans cette approche originale du compositeur britannique Benedict Mason, la musique, les voix et même les sous-titres créent un véritable contrepoint dramatique aux films de Chaplin…
Traffic Quintet, création vidéo d’Ange Leccia / Traffic Quintet Ce parcours en hommage aux musiques de films de la Nouvelle Vague est accompagné des projections abstraites d'Ange Leccia, créant une passerelle entre cinéma et art contemporain…
D'Est en musique, images du film d’Est de Chantal Akerman / récital Sonia Wieder-Atherton- Laurent Cabasso Le film d’Est a éveillé des échos insoupçonnés chez la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton qui a étudié au conservatoire de Moscou et interprétera sur scène des sonates de Rachmaninov, Schnittke, ou encore un adagio de Prokofiev…





Trilogie Qatsi : films de Godfrey Reggio / musique de Philip GlassAprès l’immense succès rencontré par l’opéra-concert La Belle et la Bête de Jean Cocteau, interprété en 2003 par l’ensemble Philip Glass, la Cité de la musique présente, pour la première fois en France, la trilogie Qatsi.
Cette fresque musicale devenue culte, se compose de trois films : Koyaanisqatsi (1983), mot de la langue des Indiens hopis signifiant à peu près « la vie déboussolée », Powaqqatsi (1988) ou « la vie qui se transforme », et Naqoyqatsi (2002), « la vie comme guerre ». A très bientôt à la Cité de la musique !


TARIFS-FORMULES-REDUCTIONS
- Formule 2e concert*Vous réservez pour un des concerts de la saison au tarif plein et vous bénéficiez de 30% de réduction pour le second concert de votre choix.
- Abonnement Parcours concerts*En réservant simultanément 5 spectacles minimum, vous bénéficiez de 30% de réduction, de 20% pour l’accompagnateur de votre choix et de nombreux avantages pendant toute la saison.
- Jeunes de –27 ans : 8 €* la place pour tous les concerts grâce au Carnet musique jeunes de la Cité de la musique
- Groupes et collectivités : 20% de réduction (10 personnes et plus)
*Formule soumise à conditions




Renseignements - Réservations : 01 44 84 44 84
www.cite-musique.fr (billet à plein tarif uniquement)




__________________________________________

BIBLIOTHEQUE MEDEM*





Mercredi 7 décembre 2005

à 18h 30





Rencontre avec Joann Sfar*



Rencontre littéraire tous publics






A l'occasion de la sortie de son nouvel album :
"Klezmer, la conquête de l'Est"
aux Editions GallimardEn françaisMercredi 7 décembre 2005 à 18h30





Né en 1971, Joann Sfar obtient une maîtrise de philosophie avant de se consacrer à la Bande dessinée, avec Pierre Dubois ou Baudoin comme accompagnateurs. Erudit, curieux des cultures et des idées Joann Sfar a développé en une dizaine d'année une oeuvre étonnamment prolixe et enthousiasmante qui est parvenue à atteindre d'autres publics que celui de la bande-dessinée traditionnelle. On ne compte plus les ouvrages dont cet infatigable conteur, dessinateur et scénariste, est signataire. Citons les séries Donjon, qu’il co-anime avec Lewis Trondheim, et le Chat du Rabbin. Qui ne connaît pas ce chat doué de paroles qui dans un décor oriental coloré raconte la vie d'une communauté juive d'Alger au début du siècle dernier. Klezmer, la conquête de l'Est, le nouvel album de Joann Sfar peut être considéré comme la réponse ashkénaze au Chat du Rabbin en racontant les aventures d'une bande de musiciens juifs sans argents qui traînent leurs instruments dans les steppes d’Ukraine, à Odessa, dans des campements gitans.




Entrée libre



*Réservation souhaitable au : 01 47 00 14 00



lundi, novembre 28, 2005

PASSERELLE





Traces juives en Afrique :
Tombouctou





Mise en ligne le 23/11/2005
sur www.ccjl.be







En 1492, la communauté juive de Touat, dans le Sahara du sud algérien, est l’objet de massacres importants(1). Qu’advient-t-il des rescapés?
L’hypothèse avancée par Jacob Oliel, spécialiste du sujet, est qu’une partie de la diaspora touatiennne se dirige vers le sud et tente de trouver refuge sur l’autre rive du Sahara, au Mali actuel, dont Tombouctou et environs. Différents témoignages en attestent le bien-fondé. Dès la fin du XVe siècle, on signale la présence de Banou Israël dans la région de la boucle du Niger, où des Juifs se seraient rendus célèbres par les puits qu’ils avaient creusés et dont les parois étaient enduites de beurre de karité, ainsi que par la qualité de leurs légumes arrosés d’eau. Bien plus tard, en 1865, le rabbin Mordekhaï abi Serour raconte avoir rencontré des Daggatoun, au cours de ses déplacements le long du Niger, qui lui auraient déclaré : Nous sommes des Juifs et nos ancêtres étaient originaires de Tamentit (au centre de Touat). Malgré leur islamisation, les Banou Israël ont continué à entretenir la mémoire de leurs origines juives et même, pour quelques-uns, leurs patronymes. Au cours de son voyage au Mali en 1996, Jacob Oliel a rencontré des Al Ihudi (Jehudi signifiant Juif en hébreu) et des Al Kuhin (provenant vraisemblablement de Cohen, prêtre en hébreu). Certains Juifs (ou descendants de Juifs) du Mali continuent à accompagner leur signature d’une Etoile de David (étoile à 6 branches) ou d’un Sceau de Salomon (étoile à 5 branches). Partant à la recherche des Daggatoun dont parlait Mordekhaï abi Serour, Jacob Oliel en retrouve la trace au nord du Mali, dans la région de Tombouctou, où des gens se déclarent sans ambages d’origine juive et touatienne. Pour exprimer dans leur langue la notion de «connaissance», ils utilisent le mot «Talmud» (qui est effectivement dérivé de l’hébreu limoud, étude). A l’ouest de Tombouctou, Oliel découvre qu’une tribu touareg utilise des prénoms comme Eli ou Izariyel et des patronymes comme Lewi. Dans son ouvrage La Politique culturelle, la fin d’un mythe (Gallimard, Paris, 2005), Jean-Michel Djian parle de Tombouctou, cité qui fut le siège d’une intense vie intellectuelle où des milliers de livres ont été écrits à la main, puis abandonnés à la poussière du désert. Actuellement, plus de 15.000 de ces documents ont été exhumés et répertoriés par l’Unesco; une passionnante histoire de l’Afrique, jusqu’à présent ignorée, émerge ainsi de la nuit de l’oubli. Certains de ces manuscrits remontent au XIIIe siècle. La plupart de ces précieux témoignages écrits du passé appartiennent à des personnes privées. Pour en connaître le contenu, il faut approcher ces propriétaires. L’un d’entre eux, M. Ismaël Diadé Haidara, a publié en 1999, aux Ed. Donniya, Bamako, un ouvrage qui s’intitule : Les Juifs à Tombouctou - Recueil de sources écrites relatives au commerce juif à Tombouctou au XIXe siècle. Il apparaît que les Juifs ont joué un rôle important dans la montée de l’or du Soudan vers l’Espagne chrétienne. C’est par eux qu’un des pères de la cartographie, Abraham Cresques (1325-1387)(2), établi aux Baléares, eut connaissance de Tombouctou, qui était reliée à l’Afrique du Nord par des chemins, dont les ports étaient habités par des Juifs. 1 Voir dans le Regards 603, p.6 : «Traces juives en Afrique : les Foggaras, un système d’irrigation original». 2 Son Atlas Catalan se trouve actuellement à la Bibliothèque Nationale à Paris.


Michel Laub
MILLEFEUILLES





UN MONUMENT D'ERUDITION ET DE SAVOIR SUR L'HISTOIRE DES CULTURES JUIVES. UN COLOSSAL TRAVAIL DE SAVANTS REALISE PAR LES PLUS HAUTES AUTORITES, DANS CE DOMAINE, DU MONDE UNIVERSITAIRE.
UN BEAU LIVRE A S'OFFRIR. A OFFRIR.
Bernard Koch

LES CULTURES DES JUIFS

AUX EDITIONS DE L'ECLAT

www.lyber-eclat.net/nouveautes

24 auteurs (français, américains, israéliens), 2 traducteurs, 1 éditeur, près de 1200 pages sur un papier ivoire et un ouvrage relié de 2kg 600 parcourant trois millénaires d’histoire et de cultures juives, depuis les origines méditerranéennes jusqu’aux carrefours de la modernité.

En librairie depuis le 24 novembre.

Plus d’informations sur www.lyber-eclat.net

Achetez-le! Offrez-le! Faites-le vous offrir! demandez-le à votre bibliothèque, parlez-en à vos amis... (Quoi d’autre?)

RECOMMANDE
PAR DIASPORABLOGJ



MILLEFEUILLES


SANS CONCESSION
de Philippe MEYER

Antisionisme – Antisémitisme – Désinformation
Chroniques de temps orageux




Chroniques parues dans Guysen News
et le Jerusalem Post en langue française


2è EXTRAIT



22 octobre 2003



France – Israël : où va-t-on ?







Une simple brouille diplomatique de plus ou l’accentuation d’un malaise déjà profond ? La dégradation des rapports entre la France et Israël vient de franchir une nouvelle étape avec l’affaire du communiqué de l’UE visant à condamner les propos violemment antisémites du sinistre Premier ministre malais et dans laquelle les autorités française auraient joué un rôle ambigu, déclenchant ainsi les foudres des autorités israéliennes. Il n’est pas question ici de faire la lumière sur ce triste épisode, ni de disséquer les étapes diplomatiques ayant conduit à cette nouvelle passe d’armes, ni de chercher à savoir si les réactions exprimées de part et d’autre étaient justifiées ou excessives, mais plutôt de replacer cet épisode dans un contexte plus global et d’analyser les manifestations, les raisons et les conséquences de ce fossé qui semble se creuser inexorablement entre les deux pays.
Le conflit israélo-palestinien constitue clairement une écharde majeure qui infecte à la fois les rapports politiques entre Israël et la France, et les rapports citoyens entre la communauté juive et la société française. Cette double situation, mais qui n’en devient plus qu’une, s’inscrit dans une double évolution politique de la France : au niveau extérieur, il s’agit bien sûr d’une certaine politique arabe mise en place de longue date mais qui connaît un renforcement incontestable depuis une dizaine d’années ; au niveau intérieur, il s’agit d’un développement rapide de l’extrême gauche au sein du paysage politique national et qui reste fidèle à un antisionisme profondément ancré en elle. A cette double situation politique il faut ajouter l’impact évident sur elle, même s’il est officiellement rejeté, du poids croissant de la communauté arabe vivant en France.
De cette combinaison diplomatique, politique et sociologique, est né au sein de la société française un sentiment de plus en plus critique à l’égard de la politique israélienne, lui même cause et conséquence d’un traitement de ces questions manifestement partisan de la part d’une grande partie des médias français. Prenez tous ces ingrédients, mélangez les pendant plusieurs années et vous obtiendrait le cocktail d’antisionisme et de défense du peuple palestinien qui est quotidiennement servi dans la France d’aujourd’hui. Mais à force de boire cette liqueur amère sans modération, un nombre croissant de politiques, de journalistes, d’intellectuels, ou de simples citoyens finissent par adopter un discours de plus en plus véhément à l’encontre d’Israël. Et c’est à ce moment précis que le risque monte de voir l’antisionisme politique revêtir les habits neufs d’un antisémitisme certes masqué, mais pourtant bien réel. Qui du diplomate, du journaliste ou du politique national alimente le sentiment de l’autre ? Peu importe. Le résultat est doublement grave.
D’une part, le fait est que le conflit israélo-palestinien est désormais omniprésent dans les débats politiques, la presse, les forums des sites internet des principaux médias et les plateaux de télévision. Outre que cette omniprésence est difficilement justifiable en soi, au regard d’autres foyers de tensions internationales totalement mis de coté et pourtant souvent d’une gravité au-moins égale, elle ne bénéficie que trop peu d’une analyse partiale et objective.
Dans la très grande majorité des cas, le doigt accusateur est pointé sans hésitation et sans ambiguïté du coté des autorités israéliennes en occultant totalement une réalité bien plus complexe et bien plus douloureuse pour le peuple israélien. D’autre part, ce matraquage politico-médiatique aussi systématique que peu objectif, conduit à façonner une opinion publique qui avale sans réfléchir ce qu’on lui fait ingurgiter à longueur de journées et qui n’éprouve d’ailleurs pas le besoin fermer la bouche tant le sirop semble être à son goût.
Face à cette situation (particularité ?) française dont l’image dépasse désormais largement nos frontières, il n’est guère étonnant que la société israélienne ait un jugement mêlé de méfiance et de rejet. Une communauté francophone pourtant très importante en son sein n’y change rien. Dans un pays où la défense pour sa survie fait partie du quotidien, qui n’est pas avec lui est contre lui. Un schéma stratégique certes direct par rapport à nos subtilités diplomatiques européennes, mais nécessaire au vu de la situation politico-militaire sur place. Impossible de transiger avec l’essentiel, et la défense de ses intérêts est précisément l’essentiel. Plus le temps de disserter. D’où les réactions de plus en plus violentes de la classe politique et de la presse israélienne aux prises de positions jugées dangereuses de leurs équivalents français. Ce sont donc bien deux sociétés et deux Etats, aux intérêts divergents, aux choix politiques opposés et aux modes de fonctionnement différents, qui s’affrontent par communiqués officiels et articles de presse interposés. De ces différences de fond est née une incompréhension mutuelle, qui elle-même génère des comportements hostiles. Un cercle vicieux qui sera difficile à casser.




RECOMMANDE PAR DIASPORABLOGJ




MILLEFEUILLES






Frédéric Viey est une passionné d'Histoire. Depuis plusieurs années, il suit minutieusement, pas à pas, les traces qu'ont laissé derrière eux les Juifs d'ici ou d'ailleurs. Mais pas seulement. Son autre fierté, c'est de mettre en lumière, la vie des Juifs dans les contrées les plus lointaines ou tout simplement méconus ou oubliés. Ceux de Chine, de Bulgarie, de Tchéquie.


Cette année, Frédéric Viey a consacré un ouvrage passionnant sur les Juifs de Seine-et-Marne. Il y a une dizaine d'année, il avait fait découvrir au public, dans un précédent ouvrage, l'histoire peu connu de Fontainebleau.



Nous vous présentons un résumé du livre : "LES JUIFS DE SEINE-ET-MARNE". TOME 1







Cette étude est une recherche sur l’existence des Communautés Juives du Moyen Âge à nos jours sur ce qui devint la Seine et Marne pendant la révolution de 1789 . Ce travail relate le quotidien des fils d’Israël en Champagne, en Brie et en Gâtinais jusqu'à expulsion de 1394 puis ensuite explique la vie des Juifs à partir du XVIIIème dans l’un des plus grands départements de France. Entre les deux grandes guerres mondiales (1914-1918 / 1939-1945) de nombreux juifs immigrés d’Europe Orientale venaient villégiaturer en Seine-et-Marne. De 1940 à 1944, la déportation des Juifs de France sous le régime de Vichy a décimé les Communautés ashkénaze et séfarade de France. Il a fallu l’indépendance de la Tunisie, du Maroc et de l’Algérie et le rapatriement de ces communautés Juives pour en voir naître et renaître d’autres dans bien des villes de Seine-et-Marne : Fontainebleau, Melun, Meaux et Chelles. Entre les années 1975-90, la seconde génération inaugura les synagogues de Roissy-en-Brie, Torcy, Bussy-St-Georges et Combs-la-Ville. La vie religieuse est intense dans ces communautés.La Seine-et-Marne est un vivier d’expression artistique et de mouvements politiques, littéraires, picturaux et musicaux, animés par de nombreux juifs.





LES JUIFS DE SEINE-ET-MARNE
de Frédéric VIEY
Editions Amattéis



130 illustrations, broché
Tirage limité
Disponible dans quelques bonnes librairies
INFOCOM




ELECTIONS
AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS





LA LISTE AJC CONDUITE PAR JOEL MERGUI EN TETE





LE CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS :
UNE ELECTION POUR UN JUDAISME REUNIFIE?






Bien que cette élection ne concerne que près de quatre mille membres cotisants du Consistoire, elle n’en reste pas moins, avec celle du Président du CRIF, un des moments forts de la vie des institutions juives de France. Elle permet de mesurer l’état moral de la communauté juive. C’est aussi l’un des rares moments où ses membres actifs peuvent s’exprimer et faire connaître leurs revendications pour réformer, la vie juive, dans un sens ou dans un autre. L’heure est au bilan, pour les uns –l’équipe sortante-aux projets novateurs pour les listes qui se présentent. Enfin, ces élections internes à la communauté juive, permettent aux uns et aux autres de compter leurs forces.Cette année, l’élection, pour renouveler les treize sièges au Conseil Administratif du Consistoire de Paris et d’Ile de France, présente, il faut bien le reconnaître, bien des particularités. Moins de listes présentes que lors des dernières élections. Ce qui rendra vraisemblablement la campagne moins âpre et le scrutin plus lisible au moment des résultats. Peut-être bien que la communauté juive, sur ce plan, est arrivée à maturité dans sa pratique de la démocratie interne. Autre particularité, le rajeunissement des colistiers et de leur chef de file. On peut noter une vraie volonté de bonifier, de secouer, de dépoussiérer, cette bonne vieille institution née, il y a plus de deux siècles sous l’impulsion de Bonaparte.Objectifs communs, dans cette campagne électorale ? Rendre le Consistoire accessible à tous, rassembler toutes les sensibilités religieuses de la communauté juive et un attachement sans faille à l’Etat Israël. Une institution solide sur ses bases et ouverte vers l’extérieur. Se dirige-t-on, cette fois, vers un judaïsme réunifié, plus en phase avec la société française? C’est l’un des enjeux de cette campagne et sans doute l’une des principales tâches qui attend la liste élue.Pour la première fois, deux têtes de liste, deux hauts responsables de la communauté juive de France, sur l’une desquelles, dit-on, repose l’avenir du Consistoire de Paris et de l’Ile de France, ont accepté de publier leurs premières déclarations publiques sur le Net. En l’occurrence sur diasporablogj. Cela fait partie des nouveautés et nous en sommes fort honorés.





BERNARD KOCH
INFOCOM




INEDIT




ELECTIONS
AU CONSISTOIRE
ISRAELITE DE PARIS





LISTE DES ELUS




1 Joël MERGUI



2 Michèle ROTMAN



3 Sammy GOZLAN



4 Gil TAIEB



5 Murielle SCHOR



6 Elie KORCHIA



7 André BENAYOUN




8 Yves KAMAMI



9 David VANICHE



10 Haïm NUSENBAUM



11 Philippe MEYER





12 Françoise ATLAN




13 Alberto GABAI





La liste AJC a obtenu 8 sièges, la liste ACIP'HAI 3 sièges, la liste Pour Le Rassemblement 2 sièges.
SCOOP





NOUVELLE OPERATION MOISE :

SAUVETAGE PAR L'AUJF
DE 60 FALLASHMOURAS


Dan Weinblum et plusieurs membres du Comtié d'Action de l'AUJF sont partis en Ethiopie pour se rendre compte du travail effectué par l'Agence Juive dans le cadre de l'Alyah des Fallashmouras: Ces Juifs éthiopiens convertis de force au Christianisme au milieu du XIXème siècle.
Ce staff de l'AUJF visitera les centres de regroupement d'Addis Abbéba et de Gondar. Ils renviendront ensuite avec un groupe de 60 olim qu'ils accompagnerons jusqu'à leur Merkaz klita.
INFOCOM





LES ELECTIONS
AU CONSITOIRE DE PARIS




PREMIERS RESULTATS





LA LISTE AJC CONDUITE
PAR JOEL MERGUI EN TETE





Religion-juifs Consistoire de Paris:
les opposants de l'actuel président en tête




PARIS, 28 nov 2005 (AFP)








Joël Mergui, opposant au président du Consistoire de Paris, Moïse Cohen, est arrivé en tête des élections qui ont renouvelé dimanche la moitié du conseil d'admnistration de cette institution du judaïsme en Ile-de-France, a-t-on appris auprès de responsables consistoriaux. M. Mergui, membre sortant du conseil d'administration (CA) et vice-président du Consistoire central, est suivi de Michèle Rotman, également membre de la liste AJC (Avenir du Judaïsme Communautaire). Sammy Gozlan, membre de la liste menée par l'avocat André Benayoun, président de la communauté juive de Créteil et de l'Union des conseils de communautés juives, est arrivé en troisième position, suivi de Gil Taïeb, vice-président sortant du CA du Consistoire de Paris. Quarante-neuf candidats se disputaient treize sièges à pourvoir pour huit ans, sur les 26 que compte le CA renouvelable par moitié tous les quatre ans. Même s'il s'agit d'un scrutin uninominal à un tour, la plupart des candidats s'étaient regroupés par listes. Quelque 6.174 personnes ont voté, avec 5.968 suffrages exprimés, sur les quelque 34.000 électeurs potentiels, un taux similaire à celui de 2001. "Il y a eu de la part de la communauté un appel fort, une volonté de renouveau, nous avons la responsabilité de l'entendre", a déclaré à l'AFP Joël Mergui, qui a déjà tenté deux fois de ravir la présidence du Consistoire de Paris à Moïse Cohen. De son côté, M. Cohen a "regretté que la campagne ait été atone et que les vrais débats de fond n'aient pas été traités, à savoir le problème de la cacherout (nourriture conforme aux préceptes religieux) nationale, celui du Beth Din (tribunal rabbinique) national, l'absence de grandes voix religieuses et le dialogue interreligieux". Un projet de cacherout nationale du Consistoire central irrite le Consistoire de Paris, principal opérateur actuellement et qui en tire près de la moitié de ses recettes. M. Cohen a également rappelé que "les véritables résultats n'apparaîtront qu'au mois de janvier" lors de l'élection d'un nouveau président du CA.
DEVOUSAMOI





LA POLEMIQUE FINKIELKRAUT :
L’ARBRE PLIE MAIS NE ROMPT PAS






Difficile, en effet, d’être en phase avec certains termes employés dans les propos tenues par le philosophe Alain Finkielkraut dans un numéro du quotidien israélien de gauche HAARETZ paru au milieu de la semaine dernière, au sujet de la flambée de violence dans les banlieues françaises. Difficile, si l’on devait s’en tenir qu’à la mise en page des extraits telle que l’a présentée l’auteur du vacarme autour des déclarations de l’auteur du « JUIF IMAGINAIRE », Sylvain Cypel dans le MONDE. Mais, c’est bien ce que reproche l’intéressé lui-même. Cette polémique révèle, d’abord, la profondeur du malaise, l’atmosphère nauséabonde, qui s’installe en France depuis quelques années. Une atmosphère délétère, de suspicion, d’inquisition. Tout est bon pour accuser l’autre de malfaisance ou de nuisance. Rentrer dans le rang ou sinon on vous fusille.


Ce brouhaha soulève encore d’autres réflexions. Dans un premier temps, tournons-nous vers la victime de cette coupe en règle. Sur le fond, Finkielkraut n’a pas complètement tord dans l’analyse qu’il fait de cette poussée de fièvre dans les banlieues, lorsqu’il parle des écoles saccagées, des bâtiments de la république endommagés et ce qu’il dit de leur signification dans l’esprit de certain de ces jeunes. Il n’a pas tord non plus de rappeler que lors d’un match de football, on a sifflé les bleus de la France multicolore et La Marseillaise. Il y a certainement dans la relation de ces faits une volonté de rejet, de la part de ces jeunes, de l’identité française, puis qu’elle ne l’offre plus rien. Mais, dit ainsi, cela pourrait supposer que ces jeunes issus de l’immigration représente l’ensemble de cette immigration, parents compris. Hors, on le sait, il n’en est rien. D’où cette impression de généralité dans ces propos. On peut lui donner raison, lorsqu’il observe que le débat sur l’histoire, la mémoire brisée de la France a dévié vers une « Shoasition » à outrance des mémoires. Ce n’est pas tout. Le langage philosophique d’Alain Finkielkraut aurait avantage, pour mieux se faire entendre, de le rendre plus audible ou plus lisible. Le parler philosophe n’est pas plus compréhensif que le parler « banlieue » dans le sens opposé. Le public des médias n’est pas une classe de Polytechnique. Le message qu’il veut véhiculer doit être à la portée de tous. Le lecteur, le spectateur, l’internaute doivent aujourd’hui, pouvoir saisir l’événement sans filtre, sans filet. La réflexion ce sera pour plus tard. Plus de pédagogie que de discours codé. Autre reproche qui pourrait être fait au philosophe incriminé, ces propos étaient-ils utiles de les prononcer maintenant, alors que les plaies qu’ont laissé ces violences restent encore profondément ouvertes. Oublie-t-il qu’à de nombreux endroits des associations de toutes cultures, de toutes sensibilités religieuses oeuvrent en faveur du dialogue entre les communautés sans passer par les fourches caudines des associations anti-racistes qu'il dénonce. Une telle attitude pourrait ruiner leurs efforts.


Autre réflexion. Cette fois, elle s’adresse à la méthode qu’emploient actuellement certains médias pour capter leur proie, la jeter en pâture au public, s’en débarrasser le plus cruellement possible et se livrer à un vrai lynchage, à un vrai jeu de massacre. Et il est vrai que le MONDE depuis le lancement de sa nouvelle formule, se délecte, comme au bon vieux temps d’Edwy Plénel, en reprenant sa soi-disante bonne vieille méthode qui mit alors à mal le monde politique et ébranla jusqu’aux dorures des couloirs des ministères. Le résultat tomba quelques années plus tard : baisse des ventes et du volume publicitaire.
LE MONDE renouvelle son dispositif d’hier et vise, cette fois, le débat d’idées.
Le choix du souffre-douleur n’est pas innocent : il est juif et connu de la communauté juive. Il faut savoir que le public de cette communauté est l’un des plus gros consommateurs de médias. Tous médias confondus.



Reste le surprenant comportement de cette communauté . Elle fait preuve d’un total manque de lucidité et de discernement dans cette affaire. En faisant croire qu’elle vient au secours de Finkielkraut , c’est plus le média, le journaliste, ici Sylvain Cypel, qui est l’unique objet de son ressentiment, de son procès. Une réaction à chaud, épidermique, passionnée et passionnelle, mais pas la moindre trace d’analyses affinées, pointilleuses. Juste une réaction de parti-pris à tout prix. Seulement voilà, deux jours après ce tremblement de terre qui ébranla l’intelligentsia parisienne, oh ! Surprise! L’accusé, Alain Finkielkraut, rencontre son procureur Sylvain Cypel pour une nouvelle interview dans LE MONDE. D’explications, cette fois qui se résume en substance ainsi: «oui, j’ai des regrets sur certains des termes que j’ai prononcés, qui ont pu être mal interprétés, mais j’assume. En voici les raisons ! ». Et puis, il y a cette phrase redoutable, dans cette interview datée du dimanche 27 et lundi 28 novembre, qui a échappé à ses défenseurs : « J’ajoute que certains juifs succombent aussi à cette tentation . Je leurs réponds : « Si votre présence ici relève de l’utilité, soyez honnêtes avec vous-même : vous avez Israël ». Mais où était la communauté juive lorsqu'Alain Finkielkraut bataillait alors seul contre ses adversaires pour avoir signé un manifeste contre la France "anti-France", lorsqu'Alain Finkielkraut était jeté à la vindicte populaire par un Dieudonné et mise en cause par le quotidien Libération, il y a une quinzaine de jours?


Journées de dupes et d’attrapes nigauds en quelque sorte pendant lesquelles le MRAP en profite pour retirer sa plainte en diffamation contre l’accusé, ne voyant rien de raciste dans ses propos.



L’authentique débat d’idées, qui perd des plumes dans cette affaire, est une denrée de moins en moins consommable en France.




Bernard Koch

dimanche, novembre 27, 2005

CONFRATERNEL



Coup d'oeil sur nos confrères. Promenade-lecture autour des médias juifs ou non-juifs qui introduisent au centre de leur sommaire ou de leurs préoccupations tel ou tel sujet qui fait débat dans la communauté juive. Comment la presse de l'intérieur ou de l'extérieur scrute ou dissèque cette communauté ?





AFRICA
INTERNATIONAL
France




JUIFS - NOIRS :



UN RETOUR A LA SAGESSE






Le dernier numéro du mensuel AFRICA INTERNATIONAL, dirigé par Marie-Roger Biloa, journaliste d'origine camerounaise, tiré à 50 000 exemplaires, publie, à nouveau, un dossier sur "Dieudonné, Mythes et Réalités" qui fait le point sur ce phénomène, à la lumière du livre d'Anne-Sophie Mercier "La vérité sur Dieudonné" aux Ed. PLON dont il reprend des extraits. Comme l'a fait diasporablogj à la veille de la sortie de cet ouvrage.



A la lecture de ce dossier, on note que la revue africaine, même si, elle consacre une large place à une interview du triste sire dans laquelle, rien de nouveau sous les tropiques, il persite et signe et même aggrave son cas, reste très légèrement en retrait sur ses engagements à ses côtés, comme si une partie de la communauté noire en France -qui vient de se consituer en Fédération, ce samedi 26 novembre 2005-reprenait conscience qu'elle ne devait plus s'appuyer sur des accusations sans fondement d'un hurluberlu de bas étage cherchant à attiser l'affrontement, mais plutôt rechercher à créer ou à recréer les bases d'un dialogue fraternel tout en conservant sa propre spécificité.




AFRICA INTERNATIONAL reprend ce chemin en rappelant les mauvaises fréquentations de Dieudonné et surtout la revue se félicite que des associations naissent en faveur du dialogue entre Juifs et Noirs, comme l'association des Amitiés Judéo-Noires dont le cinéaste Cheick Doukouré est le co-Président, Edouard Gnuwa, congolais, converti au judaïsme, le vice-Président , ou celle de l'association JUAF*, né il y a près de dix ans d'une initiative d'un africain du Burkina-Fasso, professeur de Philosophie à l'université de Poitiers, aujourd'hui conseiller économique, fortement imprégné de judaïsme, Abdoulaye Baro.



AFRICA INTERNATIONALE fait oeuvre de bon sens et permet ainsi de revenir à un peu plus de sérénité entre deux communautés plus proches l'une de l'autre qu'on se l'imagine, à l'inverse de ce que voudraient nous faire croire certains oiseaux de mauvaises augures.



Un numéro à lire avec beaucoup d'attention.



Bernard Koch




*Retour, prochainement, dans les librairies
de la revue de l'association JUAF, ALEPH BETH,
sous la Direction de Maurice Dorès,
auteur de "LA BEAUTE DE SHAM"
Editions Balland
Réalisateur d'un excellent documentaire
"BLACK ISRAEL" consacré aux liens
qu'entretiennent les Noirs avec le judaïsme


samedi, novembre 26, 2005

POLEMIQUE


Dans une interview donnée sur Europe1, jeudi matin 25 novembre 2005, le philosophe Alain Finkielkraut* a présenté ses excuses pour les propos que lui a prêté le quotidien israélien "HAARETZ".





PARIS, 25 nov 2005 (AFP) -






Le philosophe Alain Finkielkraut contre lequel le Mrap a décidé de porter plainte pour incitation et provocation à la haine raciale après des propos publiés dans le quotidien israélien Haaretz, a présenté ses "excuses" vendredi, déclarant avoir été "victime d'amalgames". "Je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessé (...) la leçon, c'est qu'en effet je ne dois plus donner d'interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas ou je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction", a déclaré M. Finkielkraut sur Europe 1. "Je n'ai en moi aucun mépris ou de haine à l'égard de quelque collectivité que ce soit. Je me sens solidaire par vocation des nouveaux immigrés en France et notamment des immigrés de la deuxième ou troisième génération", a-t-il ajouté. Le secrétaire général du Mrap, Mouloud Aounit, avait annoncé mercredi son intention de porter plainte contre le philosophe. Selon M. Aounit, l'entretien publié le 18 novembre par Haaretz est "un texte d'une violence raciste inouïe, qui se fait le porte-voix des clichés du Front national et participe à mettre sur le terrain ethnique et religieux cette insurrection sociale de Français qu'il nomme noirs ou arabes". Dans cet entretien, M. Finkielkraut avait estimé que la crise des banlieues était "une révolte à caractère ethnico-religieux". "Un arabe qui incendie une école, c'est une révolte, un blanc c'est du fascisme", ajoutait-il. " Bien sûr qu'il y a une discrimination, et il y a certainement des Français racistes, des Français qui n'aiment pas les arabes et les noirs et ils les aimeront encore moins maintenant quand ils prendront conscience de la haine qu'ils leur vouent (...) L'idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L'antiracisme sera au 21ème siècle ce qu'a été le communisme au 20e".



Dernier ouvrage paru :

*"NOUS AUTRES, MODERNES" Ed. Ellipses



d'autres infos sur www.infoweb-j.net


lire aussi l'excellente analyse que fait, sur son blog, notre confrère Sylvain Attal sur cette affaire.
Voir la liste des liens


lire l'interview qu'Alain Finkielkraut a accordé au quotidien LE MONDE daté du 27 novembre 2005, interrogé par Sylvie Kaufmann et...Sylvain Cypel, celui par lequel le scandale arriva.

vendredi, novembre 25, 2005


Moïse Cohen
Président
du Consistoire Israélite
de Paris









INFOCOM





DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005




Elections au Consistoire Israélite de Paris





Interview de Moïse Cohen
Président du Consistoire Israélite de Paris





Moïse Cohen est à la tête, depuis douze ans et trois mandats, de la plus prestigieuse et de la plus ancienne institution de la communauté juive de France, le Consistoire Israéliste de Paris. Dimanche 27 novembre 2005, moins de 4000 inscrits vont voter pour le renouvellement de la moitié du conseil administration de cette grande maison, qui emploie, à travers tout l'hexagone, près de 1000 personnes, soit treize nouveaux entrants.
Plusieurs listes sont en présence, et quelques candidats solitaires. Nous vous avons présenté depuis une quinzaine de jours, les déclarations de deux têtes de liste, André Benayoun (ACIP'HAI) et Joël Mergui (AJC). Leurs interviews sont en ligne.
Dans un but d'équité, nous avons interrogé Moïse Cohen qui en plus de sa fonction de Président, soutient la liste UNION CONSISTORIALE d'Armand Amsellem (www.union-consistoriale.com ).
Bilan de la mandature, gestion, vision sur la communauté juive. Tour d'horizon à moins de 48 heures du scrutin. Un scrutin qui pourrait bien changer la donne au sein de cette noble institution.



Dimanche 29 novembre, plusieurs milliers de Juifs, vont se rendre aux urnes, pour renouveller une partie du Conseil d'Administration du Consistoire de Paris, pour vous, Moïse Cohen, c'est l'heure du bilan.
Quel bilan tirez-vous de vos douze années passées à la tête du Consistoire de Paris?


Mon mandat a été marqué par le signe de l'ouverture.
Ouverture aux institutions communautaires (FSJU, par exemple), dans le cadre de la TSEDAKA. Ouverture à la modernité en ouvrant un bureau de réflexion, nommé THORAH et SOCIETE, dirigé par le Rabbin Gilles Bernheim. Ouverture à la présence des femmes au sein des instances du Consistoire, nommées à des postes de responsabilités. Actuellement nous en comptons 7. Ouverture aux autres religions. Nous avons créé le tour en bus de l'Amitié Judéo-Muslmane avec le Rabbin Serfaty. J'entretiens d'excellents rapport avec le Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur et un certain nombre d'Imams. Nous avons fait venir au Consistoire de Paris, le nouvel Archevêque de Paris, Monseigneur André Vingt-Trois.
Je voudrais souligner le fait que nous portons une particulière attention à la mémoire juive. Nous avons entrepris un certain nombre d'actions pour commémorer la Shoah ou faire diffuser son enseignement. L'édition d'ouvrages sur le sujet, voyage en groupe à Auschwitz et 'impression d'un rituel de la mémoire. Nous avons introduit dans le calendrier juif 4 temps forts : Yom Hashoah, Yom Hazikaron, Yom Hatzmaout, Yom Yeroushalaïm.



Y a-t-il dans votre bilan des choses que vous regrettez de n'avoir pas mis en place, pour une raison ou pour une autre et que vous réaliseriez aussitôt si les électeurs juifs vous donnaient un 4è mandat?


Oui! La réforme des statuts. Je n'ai pas pu la mettre en place en raison des nombreuses divergences avec les administrateurs actuels.
-La décentralisation en créant le Parlement des communautés, différent des CCJ
-La présence des femmes dans les fonctions de hautes responsabilités. Nous n'avons pu en inclure davantage en raison de l'oppositon d'une majorité de rabbins.



Comme vous le savez, le Consistoire de Paris bénéficie d'un difficite d'image dans la communauté juive. Comment l'expliquez-vous? Et comment y remdier?


C'est inexact! Il ne s'agit pas de faire constamment de la pub sur ce que nous faisons. Nous, c'est un travail au quotidien.
Il y a des gens qui font parti du conseil d'administration qui ont distribué des documents, des dossiers pour nous enfoncer. Cela a nui à notre image.
Il faudrait pour y remédier que cesse cette "schionara".



Vos adversaires jugent de façon négative votre gestion? Que leur répondezz-vous?


Contrairement à ce qu'on rapporte, les salaires sont réglés tout à fait normalement. On est dans une socité où les hommes ont des difficultés. La France a du mal à joindre les deux bouts.. On a des problèmes comme ailleurs. Il y a un enjeu. La majeure partie des membres de la communauté juive est tournée vers Israël. Sur 100 euros, elle donne 80 euros à Israël.
Le Consistoire, c'est une entreprise qui emploie 1000 personnes.



On dit aussi que vous êtes éloigné de la base de la communauté juive?


Ce n'est pas vrai. Venez avec moi Rue des Rosiers, vous vous rendrez compte que les gens me reocnnaissent et me soutiennent. L'autre jours, dans un supermarché, je me pe promenais avec mon cadi, plusieurs personnes m'ont reconnu, l'un d'eux m' a dit : "On votera pour vous". D'autres voulaient savoir pour qui voter, je leur ai donné mon point de vue.

Si c'est cela être éloigné de la communauté?!



Vous suivez la communauté juive depuis plusieurs années, quel regard portez-vous sur elle?


Je sens une effervescence, une excitation générale
Il faut que les gens se calment. Déjà, au moment des agressions antisémites; ils auraient du se calmer. Il faut que les gens prennent la mesure des choses. Il faut qu'ils se calment.
La plupart sont motivés pour prendre le pouvoir au Consistoire.
Ils se servent du Consistoire, au lieu de le servir.
Propos recuillis
par Bernard Koch

INFOCOM





DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005



ELECTIONS
AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS






INTERVIEW
DE JOEL MERGUI

TETE DE LA LISTE AJC




Rappelons que Joël Mergui est dermatologue, Vice-président du Consistoire Central, Président de la communauté de Montrouge, Président des CCJ des Hauts-de-Seine, Fondateur du Forum Franco-Israélien des villes jumelées.


Votre parcours de militant dans la communauté est assez éloquent. Vous avez par conséquent une riche expérience de la vie communautaire. Si votre liste est élue dimanche prochain qu’apporterez-vous de cette expérience dans vos nouvelles responsabilités ? Qu’est-ce qui est transposable et que vous conserverez. Le Consistoire israélite de Paris gère la vie religieuse de plus de trois cent mille personnes.


J’apporterais mon expérience de terrain et de proximité acquise durant vingt ans de militantisme, de responsabilités communautaires et en tant que président de communauté, mais aussi l’expérience acquise dans la réalisation de nombreux projets touchant différents domaines du judaïsme : mémoire des déportés, éducation, rabbinat, cacherout, construction d’école et de centre communautaire, relations avec Israël et Jérusalem…
J’ai prouvé, à travers ces nombreuses réalisations, que je ne faisais pas que proposer. J’ai tenu mes engagements et agi avec réussite ; ceci avec 2 remarques :
- J’ai toujours agi avec et pour le Consistoire, sans jamais créer de structure concurrente au consistoire ;
- j’ai toujours travaillé en équipe, et ces personnes avec lesquelles j’ai réalisé effectivement ces projets concrets constituent la liste AJC ; Cette équipe a déjà obtenu des sièges lors de la précédente élection il y a quatre ans et peut désormais prétendre à une majorité solide et soudée lors du scrutin du 27 novembre. Seule une telle majorité, basée sur une complicité et une solidarité sans faille, pourra demain s’attaquer avec efficacité et rapidité aux chantiers majeurs qui sont devant nous.
Ce que nous avons réussi à l’échelon local, départemental et national, nous l’appliquerons demain avec fierté et détermination à l’ACIP.


Sous votre impulsion, quelle place comptez-vous donner à cette institution, vieille de plus de deux siècles ? Et la communauté juive, aujourd’hui éloigné de cette structure, comment comptez-vous la ramener vers elle ?



Le Consistoire doit revenir au cœur de notre communauté, il en est le maillon central. Notre projet est destiné à changer en profondeur le fonctionnement, le rôle et l’image du Consistoire de Paris : lui rendre sa force et son dynamisme, lui redonner son aura, lui permettre de regagner la confiance de la communauté juive. Le Consistoire doit faire de la proximité avec les communautés et de l’écoute des fidèles son credo permanent.
Notre priorité avant le bicentenaire du Consistoire est de rassembler l’ensemble des communautés — 70% ne sont pas consistoriales — autour d’un projet fort et ambitieux et des grands axes définis par le Consistoire. Les communautés ne pourront pas vivre sans le consistoire, tout comme le consistoire ne pourra pas exister sans les communautés.
Aujourd’hui, la communauté juive de France est, de fait, liée au Consistoire par le biais du Beth-Din de Paris, du Talmud-Thora, du service des mariages, des divorces, des enterrements, et de la cacherout délivrée à un réseau de restaurants et de boucheries le plus important au monde. De même, le Rabbinat est au service de tous les juifs, quelles que soient leurs options religieuses ou leur synagogue. Il faut tout mettre en œuvre pour rapprocher cette base élargie par l’adhésion de plusieurs dizaines de centres communautaires, synagogues et oratoires. Tous les courants religieux reconnaissant l’autorité du Beth-Din de Paris et du Grand Rabbin de Paris doivent pouvoir se retrouver dans la grande famille consistoriale.
Le meilleur moyen pour y parvenir est de décentraliser et de donner plus d’autonomie aux communautés, en impliquant et en faisant participer, par l’intermédiaire de leurs dirigeants, toutes les communautés à la vie, aux directives et à la politique générale de la maison mère, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.


Le Consistoire Israélite de Paris semble souffrir, comme vous le savez, d’un déficit d’image auprès de la communauté, et ailleurs. Comment allez-vous combler ce déficit ?


La crise de confiance dont souffre le Consistoire de Paris et l’image négative qu’il offre ainsi aux communautés a plusieurs origines, essentiellement internes, qui affectent profondément sa représentativité et sa crédibilité. Pour rétablir la confiance, il faut une équipe à la hauteur des enjeux et des défis qui doivent être relevés immédiatement. Une équipe aux talents et aux compétences complémentaires, composée de Présidents de communautés, d’experts financiers, d’avocats, d’architectes et de chefs d’entreprises.
Avant tout, le Consistoire doit s’engager à cesser immédiatement les divisions internes et les querelles avec les autres institutions, et notamment avec le Consistoire central et le Grand Rabbin de France qui sont des partenaires naturels et complémentaires. Il faut également mener une politique globale visant à améliorer l’accueil et la communication du Consistoire. C’est par la compétence, le projet, l’ouverture et le chalom que la confiance sera de retour.
Il convient également que le Consistoire développe les relations avec les pouvoirs publics, élus régionaux ainsi qu’avec les préfets, dans les domaines de la sécurité ou des travaux. Les Conseils de Communautés Juive de chaque département d’Ile-de-France ont commencé à tisser de tels liens. Ils doivent être renforcés, et ces antennes départementales devront être encouragées à aller dans ce sens à la fois pour représenter le consistoire ou lui apporter l’aide nécessaire en terme d’information et d’organisation. Nous avons édité un résumé en 36 pages de propositions concrètes qui sera notre base de travail commun avec les élus en place pour l’avenir du Consistoire

Dans le texte que vous avez publié sur diasporablogj, la semaine dernière, vous disiez vouloir retrouver le « chalom » entre les Juifs dès votre prise de fonction. Cela signifie-t-il, d’une part, que la communauté vous paraît diviser aujourd’hui ? Sur quels points ? Quels sont les remèdes — vous êtes médecin, rappelons-le — que vous souhaitez lui administrer ? En d’autres termes, comment allez-vous recontruire ce « chalom » auquel vous tenez tant ?



Les querelles et les désaccords permanents portés sur la place publique ou vécus en interne contribuent fortement à la crise de confiance et à l’affaiblissement qui affectent l’ACIP depuis quelques années. Nos fidèles, nos adhérents, la communauté juive attend de nous une attitude responsable et plus harmonieuse, un message positif de concorde. Il nous faut reconstruire l’unité, notamment avec le Consistoire Central et avec les CCJ.
Le conflit qui oppose le Consistoire de Paris et le Consistoire Central depuis bien trop longtemps n’a aucune raison d’être et demeure incompris du plus grand nombre. Il faut recréer les conditions du respect mutuel, du dialogue ouvert et de la coopération la plus étendue.
Parallèlement, les relations entre l’ACIP et les CCJ de chaque département de la région sont loin d’être optimales, altérant l’efficacité de chacun et mettant à mal nombre de projets. L’unité, le dialogue et le rapprochement entre ces trois niveaux de responsabilité et d’action doivent être retrouvés au plus vite pour le bon fonctionnement et l’avenir de l’ensemble de la communauté. Unis, ces trois acteurs représentent une force irremplaçable au service de la communauté et des fidèles. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Notre équipe AJC 2005, à travers ses 13 candidats, s’engage à travailler prioritairement et de toutes ses forces au service du Consistoire.



Lorsque vous serez élu, quelles sont les trois mesures urgentes que vous comptez prendre et pourquoi ?



1 - Finir les constructions en cours qui ont assez traîné. Une communauté vivante a besoin de s’étendre, de grandir, de disposer d’espaces nouveaux répondant à des besoins nouveaux.
2 - Décentraliser pour rapprocher et impliquer toutes les communautés. Le Consistoire doit savoir se détacher de sa base pour mieux l’élargir, la renforcer et la rapprocher.
3 - Rétablir l’éducation juive et développer la cacherout du Beth Din de Paris.Une éducation juive de qualité, dispensée par les structures consistoriales, est à nos yeux une éducation à la fois fidèle à ses racines, tournée vers l’avenir et ouverte au monde, mais également performante et exigeante dans l’enseignement global prodigué.
Le Beth-Din de Paris est responsable de l’un des plus grands et plus beaux réseaux de cacherout au monde. Outre l’impact positif recherché pour le consommateur, le renforcement et la pérennité du Beth-Din de Paris véhiculent des enjeux financiers considérables pour l’existence même de l’ensemble de la communauté. Tous les moyens pour parvenir à solidifier le Beth-Din de Paris seront utiles. A cette égard, une coopération efficace et intelligente avec tous ceux souhaitant défendre le Beth-Din de Paris sera recherchée, que ce soit avec le Consistoire Central ou avec le Grand rabbinat de France et plus généralement avec tous les courants religieux.


On sait les relations conflictuelles qui ont eu lieu dans le passé, entre le Consistoire, celui de Paris compris, et le CRIF ? Si vous êtes dans le fauteuil de Président du Consistoire israélite de Paris, dimanche, quelles relations souhaitez-vous avoir avec cette autre institution de la communauté juive ?

Je souhaite que le Consistoire retrouve la place centrale et la représentation qui lui reviennent au sein du Crif. Nous devrons trouver d’urgence les solutions qui permettront d’y parvenir.
Il faudra également faire preuve de plus d’unité avec le CRIF dans toutes nos actions face aux pouvoirs publics.

Propos recueillis

par Bernard Koch

jeudi, novembre 24, 2005

SCOOP


LE BARON DAVID DE ROTSCHILD DEMISSIONNE DE SA PRESIDENCE DU FONDS SOCIAL JUIF UNIFIE.
IL EST REMPLACE PAR PIERRE BESNAINOU, QUI EST AUSSI PRESIDENT DU CONGRES JUIF EUROPEEN, ACTIONNAIRE PRINCIPAL DU MENSUEL TRIBUNE JUIVE.
ANDRE BENAYOUN
Tête de la liste ACIP'HAI

INFOCOM


DIMANCHE 27 NOVEMBRE 2005


ELECTIONS
AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS
et de l'ILE DE FRANCE




AVERTISSEMENT
NOUS PUBLIONS LES DEUX INTERVIEWS DES DEUX PRINCIPAUX LEADERS DE LA COMMUNAUTE JUIVE EN LICE POUR LES ELECTIONS AU CONSISTOIRE ISRAELITE DE PARIS ET DE L'ILE DE FRANCE PROGRAMME CE DIMANCHE.
UN QUESTIONNAIRE QUASI-IDENTIQUE LEUR A ETE ADRESSE PAR MAIL, IL Y A 48H. SIMULTANEMENT, SEPAREMENT. NOUS AVONS RECU LES REPONSES DE L'UN D'ENTRE EUX. POUR DES RAISONS D'EQUITE BIEN COMPREHENSIBLE AUCUN DES DEUX NE CONNAIT LES REPONSES DE L'AUTRE.
L'AUTRE REGLE ETAIT DE PUBLIER LES REPONSES DES DEUX CANDIDATS AU MÊME MOMENT. DES IMPERATIFS DE TEMPS, NOUS OBLIGENT A PUBLIER LA PREMIERE INTERVIEW QUI NOUS EST PARVENUE. DES QUE NOUS PARVIENDRA, LA SECONDE, ELLE VOUS SERA AUSSITÔT COMMUNIQUEE.
ENFIN, NOUS AVONS DEMANDE A MOISE COHEN, ACTUEL PRESIDENT DU CONSISTOIRE DE PARIS DE NOUS FAIRE UN BILAN DE SA MANDATURE. CETTE DEMANDE A ETE ADRESSEE A Mme PEGUY LEVY, SON BRAS DROIT. EN RAISON DES TENSIONS QUE CELLE-CI SOUHAITENT ENTRETENIR AVEC VOTRE SERVITEUR, IL N'EST PAS CERTAIN QUE NOUS PUISSIONS AVOIR UNE CONTRIBUTION SUR CET EVENEMENT COMMUNAUTAIRE IMPORTANT DE Mr MOISE COHEN. NOUS LE DEPLORONS.

Bernard Koch



Voici donc les réponses qu'a faites Maître André BENAYOUN, à la tête de la liste ACIP'HAI, à nos questions.
Rappelons que Maître Benayoun est avocat à la cour, Prsident de la Communauté de Créteil, Président des CCJL du Val-de-Marne.




Vous présidez depuis de nombreuses années l’une des plus importantes communautés de la région parisienne, qui a beaucoup évolué au fil du temps. Si votre liste est élue dimanche prochain qu’apporterez-vous de cette expérience dans vos nouvelles responsabilités ? Qu’est-ce qui est transposable et que vous conserverez ?
Le Consistoire israélite de Paris gère la vie religieuse de plus de trois cent mille personnes.


J'ai appris à travailler en équipe et toujours au plus près de tous ceux et de toutes celles qui font la Communauté.
Il est évident que ce mode de fonctionnement est transposable au sein du Consistoire.




Sous votre impulsion, quelle place comptez-vous donner à cette institution, vieille de plus de deux siècles ?

Le Consistoire de Paris, institution vieille de plus de deux siècles a besoin de s'adapter aux nouvelles exigences sociologiques de la Communauté Juive francilienne.
Il doit devenir une référence normative pour la Communauté Juive et pour la Société Civile.





Le Consistoire Israélite de Pairs, semble souffrir, comme vous le savez, d’un déficit d’image auprès de la communauté juive, et ailleurs, à tous points de vue. Comment allez-vous combler ce déficit ?



Force est de constater que le Consistoire de Paris n'est plus aujourd'hui l'institution éthique qui répond aux questions de notre temps.
Par son incapacité à donner des réponses juives et à fournir des services de qualité, une grande partie de population juive qui se reconnaissait dans le Consistoire va ailleurs.







Dans votre première déclaration que vous avez publié, la semaine dernière, sur diasporablogj, vous désiriez voir, dès votre prise de fonction, un Consistoire Israélite de Paris « destiné à tous les juifs franciliens », « sans autre forme d’exclusion » ajoutiez-vous,. Cela signifie-t-il, pour vous, que la communauté juive vous paraît être exclue de cette institution ? Comment l’expliquez-vous ? Comment allez-vous procéder –vous êtes avocat, rappelons-le- pour attirer cette partie de la communauté exclue vers cette structure qui donne une impression d’opacité, aujourd’hui, vue de l’extérieur? En d’autres termes, comment allez-vous reconstruire
cette unité à laquelle vous tenez tant ?



Le Consistoire de Paris et d'Ile de France doit :

D'une part se rénover de l'intérieur par la décentralisation
D'autre part assurer la formation permanente de ses salariés, cadres, dirigeants communautaires et Rabbins ; condition sine qua non pour agir efficacement dans tous les domaines de compétence du Consistoire
Enfin faire savoir le travail exécuté au fur et à mesure ; et écouter les réactions de ceux et celles qui font la Communauté.

L'unité communautaire passe obligatoirement par des projets renouvelés chaque année et répondant aux attentes de notre communauté. Ce sont les projets qui permettent de fédérer le plus grand nombre.






Lorsque vous serez élu, quelles sont les trois mesures urgentes que vous comptez prendre concrètement et pourquoi ?



Les premières mesures qui s'imposent :

Aller à la rencontre de tout le personnel
Faire un audit sur le fonctionnement interne de la maison consistoriale pour cibler les points faibles et les points forts
Mettre en place un bureau avec des hommes et des femmes avisés pour suivre le travail au quotidien assuré par le personnel et en même temps préparer le calendrier des réformes dictées par l'audit



On sait les relations conflictuelles qui ont eu lieu dans le passé, entre le Consistoire, celui de Paris compris, et le CRIF ? Si vous êtes dans le fauteuil de Président du Consistoire israélite de Paris, dimanche, quelles relations souhaitez-vous avoir avec cette autre institution de la communauté juive ?


Le Consistoire de Paris, s'il est centré exclusivement sur ses domaines de compétence n'a aucun motif de susciter des situations conflictuelles avec aucune institution. En revanche, le Consistoire de Paris, institution éthique, doit adopter une attitude de respect à l'égard de toutes les institutions et de développer des liens fructueux et complémentaires avec elles.




Quelles importances attacherez-vous aux dialogues inter-religieux dans vos nouvelles attribution ? Comptez-vous prendre des initiatives dans ce domaine ?

Le dialogue inter- religieux est une des priorités. Je suis intimement convaincu que les traditions religieuses ont à s'exprimer sur tous les problèmes de société.
Elles devraient prolonger leurs dialogues par des actions communes sur le terrain et à titre d'exemple, agir contre l'exclusion sociale.





André Benayoun, en responsable et observateur attentif de la communauté juive, quels regards avez-vous sur l’avenir de cette communauté ?


La Communauté Juive se trouve dans la même situation que la société civile. Elle est en quête de repères et de valeurs fondamentales.

Le Consistoire de Paris avec toutes les institutions éducatives, culturelles et sociales de la Communauté Juive doivent mener un travail sur le terrain pour diagnostiquer les véritables maux rencontrés et mettre en place les réponses à court, moyen et long terme.

Notre peuple a connu tout le long de son histoire des difficultés diverses.
Et, il a su les surmonter grâce à l'authenticité et à la force de notre tradition.
Nous traversons aujourd'hui une crise morale et économique qui trouvera assurément un dénouement heureux.


propos recueillis
par Bernard Koch