"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, juillet 27, 2013

FORMIDABLE : ISRAËL PARLE AUX ETATS ARABES PUBLIQUEMENT

Source : lemonde.fr en ligne le samedi 27 juillet 2013



Israël ouvre une ambassade virtuelle
dans le Golfe



Par
Laurent Zecchini
(Jérusalem, correspondant)



L'ambassade d'Israël dans les pays du Golfe a ouvert ses portes pour la première fois, lundi 22 juillet. C'est une petite révolution, même si elle n'est que virtuelle, puisque cette nouvelle représentation diplomatique n'existe que sur un compte Twitter. Sur le portail d'entrée, les intentions sont affichées : "Lien officiel avec l'ambassade israélienne virtuelle auprès du Conseil de coopération du Golfe, destiné à promouvoir le dialogue avec les habitants de la région."

L'engouement est encore relatif, puisque, jeudi, le ministère israélien des affaires étrangères avait dénombré 19 tweets et 630 "suiveurs", mais ce n'est sûrement qu'un début. Les diplomates israéliens tablent sur un surcroît d'intérêt avec la publication d'articles sur l'"ambassade virtuelle" dans deux journaux du Golfe, Gulf News et The National. L'enjeu est important : les six pays concernés (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Oman, Koweït et Bahreïn), avec lesquels l'Etat juif n'a pas de relations diplomatiques – mais une préoccupation commune : l'Iran – représentent près de 46 millions d'habitants.

"Nous savons qu'il y a des gens dans cette région qui souhaitent dialoguer avec Israël, qui veulent échanger des opinions sur des sujets divers, explique Yigal Palmor, porte-parole du ministère des affaires étrangères, et ces échanges peuvent profiter aux deux parties." Il reconnaît que le climat des relations entre Israël et les pays du Golfe ne favorise pas des liens très étroits, mais, ajoute-t-il, "il fallait bien commencer quelque part".

L'idée vient de Gary Koren, un diplomate qui suit le dossier des pays du Golfe, et c'est un autre diplomate, Yoram Morad, chargé de la diplomatie publique, qui supervisera le compte Twitter.

Toutes les directions du ministère pourront, en fonction du sujet, répondre en anglais aux messages postés sur le portail de l'ambassade virtuelle.


UN DIALOGUE AVEC LES MONARCHIES ARABES

Le ministère des affaires étrangères dispose déjà d'un site Web en arabe et d'une page Facebook, utilisée essentiellement par des Egyptiens, des Jordaniens et des Palestiniens. Israël a suivi l'exemple des Etats-Unis, qui ont depuis plusieurs années une "ambassade virtuelle" (en fait, un simple site Web) en Iran, où l'on peut envoyer des messages en persan, via Twitter, Facebook et YouTube, et d'une autre embassy, tout aussi désincarnée, en Syrie.

Israël a été obligé de fermer ses bureaux de représentation à Oman et au Qatar, respectivement en 2000 et 2009, mais cela n'empêche pas des contacts discrets de se nouer entre diplomates, notamment en Jordanie et à Dubaï, deux pays où transite un commerce indirect (les diamants notamment) entre l'Etat juif et les monarchies du Golfe.

Les diplomates israéliens espèrent que cette ambassade virtuelle va permettre d'ouvrir un dialogue politique et culturel avec les monarchies arabes. Mais ils devront attendre un peu : les premiers tweets sont des messages de "bonnes fêtes" adressés aux Arabes israéliens... pour le ramadan

vendredi, juillet 26, 2013

ISRAËL : UNE SOCIETE FACE A L'AUTRE

Le Royaume de Juda et le Royaume d’Israël

 
 
Dans la Bible, livre des Rois :
C’est David qui à force de guerres unifia le Royaume des 12 tribus d’Israël. C’est sous son règne que la Nation Juive fut véritablement créée. Il passa le flambeau à son fils Salomon qui construisit le Temple de Jérusalem,  Résidence de Dieu sur Terre, et fit de ce Royaume une puissance régionale rayonnante.
Dés la fin du règne de Salomon, la révolte populaire grondait et le Royaume unifié ne tarda pas à se scinder en deux. Au nord, rassemblant 10 tribus, se trouvait le Royaume d’Israël avec Sichem comme capitale. Et au Sud les tribus de Juda et Benjamin formaient le Royaume de Juda avec Jérusalem comme capitale.
Il est acquis que le Royaume d’Israël au Nord fut beaucoup plus ouvert vers le monde de cette époque, quand le Royaume de Juda renfermé sur lui-même ne faisait aucune concession aux paganismes à la mode. Le monde juif actuel serait descendant des deux tribus du Royaume de Juda.


Lorsqu’on observe l’Israël moderne :
Le sionisme laïc et socialiste principalement des pionniers a fait long feu. On ne peut passer à côté du fossé qui sépare le « bastion occidental » qui règne dans le centre du pays avec Tel-Aviv comme capitale, et « l’autre Israël » qui se situe dans les territoires disputés et à Jérusalem principalement.


Du côté de Tel-Aviv
Peu de différences entre la vie à Tel-Aviv et celle que nous connaissons à Paris, New-York, Barcelone ou Londres. Les gens que vous croiserez dans les rues ne sont pas différents de ceux que nous sommes en occident.
Business is business avec le soleil, la mer et les grosses bagnoles en toile de fond. Société libérale par excellence dévolue au Dieu Argent, une trentaine de familles israéliennes tiennent l’économie et se placent parmi les premières fortunes mondiales. A côté, des classes populaires qui ont du mal à boucler les fins de mois.
Ces centaines de milliers d’israéliens bossent et vivent à l’occidentale. Ouverts sur le monde capitaliste ces israéliens là regardent les mêmes séries TV que les anglais ou les français, ils votent pour la nouvelle star et consomment les mêmes produits.
Parfois ils se disent qu’Israël est trop petit ou trop isolé dans ce Proche-Orient et décident de partir vers des Cieux qu’ils imaginent meilleurs.
Dans le centre d’Israël, dans les banlieues de Tel-Aviv,  les startups fleurissent  et font preuve d’un dynamisme et d’une audace exacerbés dans les nouvelles technologies. Cet Israël dépose des milliers de brevets. C’est celui de nombreux chercheurs et des nobélisés. C’est aussi un bouillon de culture exceptionnel d’où émergent un théâtre exceptionnel, un cinéma qui s’exporte partout dans le monde, des écrivains traduits dans des dizaines de langues, des musiciens, des artistes de toutes sortes.
C’est aussi une vie nocturne endiablée, effrénée et sans tabous. Tel-Aviv est la capitale mondiale des homosexuels qui  y sont les bienvenus 365 jours par an.
Tel-Aviv, c’est cette ville centenaire qui ne dort jamais avec des bâtiments sans architecture et des tours comparables à celles du quartier de La Défense.
Pas de traces du passé à Tel-Aviv, tout est dirigé vers un avenir radieux promis par la société de consommation. Pour les habitants de Tel-Aviv, le conflit avec les arabes est territorial et sera réglé par la politique. C’est l’Israël que les occidentaux apprécient,  ils s’y sentent chez eux, c’est le Royaume d’Israël.


Du côté de Jérusalem
A Jérusalem ou à Hébron, on vit dans le berceau de la civilisation. Au cœur de l’Histoire du Monde. On participe du projet divin. On marche sur les traces des pas des anciens judéens, Hasmonéens, romains, byzantins arabes, mongols, mamelouks, turcs.
Les Juifs que nous croisons sont religieux (à des degrés divers) et arborent kippa et tsitsit. Les arabes sont aussi des croyants. Ils sont musulmans, catholiques, arméniens, orthodoxes et d’autres encore. Dieu est omniprésent. La vie est rythmée par les religions
Eglises, mosquées, temples, synagogues à tous les coins de rue.
Chaque pierre témoigne du rapport de l’Homme avec Dieu.
Les israéliens juifs qui vivent dans cette région que la Bible nomme la Judée et la Samarie, sont à cet endroit pour témoigner de la propriété de cette Terre au peuple juif.  C’est la promesse de Dieu faite à Abraham, confirmée à Isaac, Jacob, Moïse et les autres.
Les musulmans se revendiquent héritiers de cette même promesse divine. Une histoire d’héritage en quelque sorte. Les chrétiens, en retrait dans ce conflit depuis 100 ans,  comptent les points et se souviennent d’un Temps pas si lointain où ils pensaient encore être le Verus Israël. Mais c’est bien fini.   
Les juifs ici,  pensent que la renaissance nationale juive sur sa Terre est le signe de la prochaine venue du Machiah’, le Libérateur qui fera entrer l’Humanité dans une nouvelle ère.
Si vous sortez de Jérusalem en direction du désert de Judée, la Foi est nationale. La conquête de la Terre et son occupation relèvent de l’obéissance à Dieu. Chaque colline est baptisée d’un nom biblique.
C’est dans cette Israël que les juifs et les arabes ont le plus de points communs et vivent « ensemble ». Il y a beaucoup plus ressemblances entre un arabe palestinien et un juif religieux qui vit dans les « colonies » qu’entre ce même arabe et un gauchiste palestiniste de Tel-Aviv.
Chacun de son côté, chacun dans son quartier, mais chacun priant le même Dieu Un. Tous sont des croyants. Les femmes sont pudiques.  C’est cet Israël là qui s’enracine dans l’orient. C’est cet Israël là qui rappelle et témoigne au Monde du lien entre les juifs et ce pays. Si ce lien n’est pas réel, que quelqu’un se lève et explique pourquoi les juifs du monde entier depuis 3000 ans se tournent vers Jérusalem pour prier ?
Ici chacun sait parfaitement que le conflit n’est pas politique, c’est Thora contre Coran, c’est une histoire de famille,  comme toujours très compliquée. Dans cette Israël, se trouve la racine du conflit.
C’est le Royaume de Juda.


Tout le monde veut la Paix, comme tout le monde veut respirer.
Deux décisions récentes ont « heurté » la sensibilité de certains soutiens à l’Etat d’Israël.
La première décision est cette directive prise par l’Europe d’exclure les « territoires occupés » depuis 1967 des accords de coopération entre l’Union européenne et Israël. Les territoires occupés incluent Jérusalem, la Cisjordanie, et le Golan.

D’aucun s’étonne de ces décisions alors qu’elles sont parfaitement conformes à l’idéologie occidentale depuis plus de cent ans.
Sous la pression des européens et des américains, demain s’ouvriront des pourparlers de Paix.
Nul ne sait s’ils aboutiront. Peut-être que les dirigeants israéliens et palestiniens, sous la contrainte signeront un traité, comme à Oslo. Un accord fondé sur un retrait de territoires, mais qui n’aura aucun effet fondamental.
Comment faire entendre à des laïcs cartésiens en occident que ce conflit en orient est existentiel et mystique ?
La source de la coexistence pacifique entre juifs et arabes n’est pas entre les mains de politiques mais  dans le camp des docteurs du judaïsme et de l’Islam.



Bernard darmon

vendredi, juillet 12, 2013

RAMADAN

DIASPORABLOG PRESENTE SESVOEUX

DE BON RAMADAN 2013

A TOUS LES MUSULMANS

PRATIQUE DANS LA SERENITE, L'AMOUR, ET LA SANTE


dimanche, juillet 07, 2013

EGYPTE/TUNISIE : DES FRERES AUX VOIX DIVERGENTES

EGYPTE/TUNISIE
MÊMEFRERES
STRATEGIESDIFFERENTES


DIASPORABLOG
accueille...


JACQUES BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps





LA TUNISIE N’EST PAS L’ÉGYPTE



En Tunisie on scrute les évènements d’Égypte avec beaucoup d’intérêt car la révolution d’Égypte du 25 janvier 2011 a suivi de près celle de Tunisie qui a éclaté le 14. Les deux révolutions ont permis l’arrivée des islamistes au pouvoir mais ont conduit les dirigeants vers une impasse à la suite d’un échec économique. Il est donc légitime de spéculer sur le risque de contagion qui pourrait toucher la Tunisie après la chute du président Morsi.



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Jacques BENILLOUCHE
http://www.benillouche.com/

MAROC : PLACE TOURNANTE ET INEVITABLE DU VIVRE-ENSEMBLE

LEDIALOGUEINTER-RELIGIEUX
PLUSQUEJAMAIS
SOUTENUPARLEMAROC
Source : lematin.ma en ligne le samedi 6 juillet 2013



Interculturalité


Du dialogue, de la tolérance
et de la paix,
ou comment vivre ensemble ?



Alors que s’achève Le Forum de la Fondation des législateurs des États américains, «Transatlantic Leadership Forum», qui s’est tenu à Marrakech réunissant quelque 25 législateurs siégeant dans les instances législatives d’une vingtaine d’États US, s’ouvrent aujourd’hui, à l’Unesco à Paris, les Assisses de la lutte contre l’islamophobie organisées par l’Emisco (Européan Muslim Initiative for social cohésion).




Le dialogue interculturel
est un vecteur de paix et d’entente.


Par
Farida Moha,
LE MATIN


L’Emisco est une ONG internationale qui réunit des experts d’une quinzaine de pays européens, qui travaillent sur les questions de citoyenneté et de lutte contre les discriminations. Quel est le lien qui unit ces deux événements ? Le dialogue interreligieux et interculturel : Un dialogue des plus complexes et des plus difficiles dans un contexte de mondialisation qui, tout en permettant une ouverture, crée de nouvelles menaces qui prennent la forme de tensions interétatiques, interethniques et interreligieuses, résultat d’un sentiment de perte d’identité et de crise économique. Dans un climat de montée en puissance des partis d’extrême droite en Europe et d’exacerbation religieuse qui conduit un peu partout dans le monde à de terribles dérives, l’objectif que se fixe le Maroc est de combattre l’image négative de l’Islam véhiculée par les médias en montrant le visage modéré de l’Islam tel que pratiqué au Maroc.

Le président de la Fondation des législateurs des États américains, Stephen Lakis, a rappelé à Marrakech que le forum était «une opportunité historique pour rapprocher davantage les États-Unis du Maroc, à travers son histoire et sa position unique en tant que terre de rencontres et de brassage des cultures». Une idée reprise par le secrétaire général de la Rabita Mohammadia des oulémas, Ahmed Abbadi, qui estime à son tour que «la coopération entre le Maroc et les États-Unis sur des questions concrètes est à même de jeter les ponts entre les civilisations, les cultures, l’histoire et l’avenir des deux pays», soulignant que «le Maroc aspire à davantage d’échanges civilisationnels en vue d’enrichir ceux déjà existants et de promouvoir le dialogue entre les religions» mettant en avant «le caractère modéré de la pratique religieuse au Maroc» et l’apport de la Constitution marocaine qui a consacré la diversité identitaire et culturelle du Royaume, «ce qui érige le Maroc en exemple de coexistence et de tolérance».

Mettre en avant cette exemplarité n’est pas faire œuvre de «propagande», comme le montrent les différentes initiatives prises depuis l’indépendance.


Préparer les générations de demain

Le Maroc continue à baliser ce chemin, comme le souligne à son tour le président de l’Université Al Akhawayn, qui avait accueilli en 2004 le dialogue entre imams et rabbins, Driss Ouaouicha, pour qui «le futur de nos relations (entre les civilisations) repose sur les jeunes que nous formons aujourd’hui», soulignant d’emblée le rôle important de l’éducation dans la promotion du dialogue interculturel qui prend tout son sens à travers la multiplication des échanges et des partenariats d’Al Akhawayne avec plusieurs institutions universitaires étrangères, ainsi que la mise en place d’une formation portant sur les religions et certaines langues comme l’hébreu, le grec et le latin.



En instaurant et en renforçant le dialogue pour lutter contre toutes formes d’incompréhension, de méfiance et de désaccords qui génèrent des tensions, le Maroc s’est tracé son chemin, se réappropriant les concepts mis en évidence par l’Unesco qui a signé, en 2008, un Mémorandum d’accord avec l’Alliance des civilisations : «tolérance» (1995), «culture de la paix» (2000), «dialogue entre les civilisations» (2001), «dialogue interculturel et interreligieux» (2007) et, plus récemment, «rapprochement des cultures» (2010)… Autant de concepts transformés en politique active avec pour seul objectif «le vivre ensemble en paix».





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Le Maroc,
promoteur du dialogue interreligieux
et interculturel

Le Maroc a lancé un appel pour la dissémination de la culture de tolérance et de compréhension mutuelle par les voies de dialogue, car il a depuis toujours été une société multiculturelle et une terre d’accueil ouverte aux autres civilisations, cultures et religions, comme peut l’attester la cohabitation pacifique séculaire (14 siècles) entre les Marocains de confessions musulmane et juive.

Cette tradition s’est perpétuée après l’indépendance du Maroc en 1956 et continue de constituer une des particularités du Royaume. La position géostratégique du Maroc, au confluent des continents africain et européen, comme étant le berceau des trois religions monothéistes, a fait du Royaume un catalyseur du dialogue des civilisations. L’engagement inlassable du Maroc en faveur du rapprochement entre les différentes cultures et religions s’est manifesté par une implication dynamique au sein des instances internationales (Organisation des Nations unies, Organisation de la conférence islamique, Ligue des États arabes). Sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, le Maroc balise ainsi sa voie. En effet, après son adhésion à l’ONU, le Maroc a contribué à plusieurs initiatives de dialogue entre les civilisations et les religions. Ainsi, durant la Seconde Guerre mondiale, le Maroc a non seulement protégé les citoyens juifs marocains vivant sur son sol, mais a offert l’asile à ceux fuyant les affres de la guerre mondiale. La relation privilégiée du Maroc avec les autres religions monothéistes se reflète dans la liberté de culte dont jouissent les personnes de foi chrétienne et juive qui résident sur le territoire marocain.

En outre, le Maroc a initié des relations très étroites avec le Saint-Siège (Vatican), pour discuter de la gestion pacifique des différends (le statut de la Ville sainte de Jérusalem et le conflit israélo-palestinien), ainsi que la nécessité de rapprocher les religions monothéistes. Rappelons, à cet effet, la visite de Sa Majesté le Roi Hassan II au Vatican en 1980 et celle du Pape Jean Paul II, au Maroc, en 1985, ainsi que les messages de paix véhiculés par Sa Majesté le Roi à la Réunion interconfessionnelle sur la «Paix de Dieu dans le monde». Souligons par ailleurs que l’actuel chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s’est rendu au Vatican, le 20 mars 2013, où il a été reçu par le pape François.

Le Royaume du Maroc a participé à une gamme de conférences relatives au dialogue interreligieux :

• Conférence mondiale islamo-chrétienne (Vienne en 1997).

• Conférence sur le dialogue entre les trois religions monothéistes (Rabat, février 1998).

• Réunion interconfessionnelle de Bruxelles sur la paix de Dieu dans le monde (décembre 2001).

• Première et deuxième édition du Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix (Bruxelles, janvier 2005, et Séville, mars 2006).

Sur le Plan onusien, le Maroc agit à un double niveau : d’abord en contribuant, de manière active, au débat des divers organes de l’ONU sur cette question et en participant au processus d’élaboration et d’approbation des résolutions pertinentes des Nations unies sur ce sujet :

• Résolution 52/15 du 20 novembre 1997 par laquelle l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé l’an 2000, «Année internationale de la culture de la paix».

• Résolution 53/25 du 10 novembre 1998 par laquelle la période 2001-2010 a été proclamée «Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde».

• Déclaration de Bali (22 juillet 2005) sur la construction de l’harmonie interconfessionnelle au sein de la communauté internationale.

• Résolution de l’Assemblée générale 63/22 de l’ONU sur la promotion du dialogue de l’entente et de la coopération entre les religions et les cultures au service de la paix.

La deuxième forme de contribution du Maroc réside dans son implication active dans les difficultés



ISRAËL : CRISE POLITIQUE A VENIR?

ISRAËL
UNGOUVERNEMENT
SOUSSURVEILLANCE



DIASPORABLOG
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JACQUES BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps





LE POINT DE VUE ÉCONOMIQUE
DE MAX SEMORY





ALTERNATIVES
AUX MESURES FISCALES
DE YAIR LAPID


Max SEMORY, économiste vivant en Israël, ancien conseiller économique à la direction du Trésor, nous adresse son premier article pour le site. Nous lui souhaitons la bienvenue.


Nissan Slomiansky, député de Habayit Hayehudi et nouveau président de la commission des Finances de la Knesset, part en guerre contre le budget de 2014, déjà approuvé par le gouvernement Netanyahou et, en première lecture, par la plénière de la Knesset.



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Jacques BENILLOUCHE
http://www.benillouche.com

samedi, juillet 06, 2013

PAS D'ANTISEMITISME DANS LES UNIVERSITES FRANCAISES

DIASPORABLOGAPPORTE
SONTOTALSOUTIEN
AUPROFESSEUR
MICHELGOLDBERG

Source : la page d'Hélène Massé sur Facebook
le samedi 6 juillet 2013  



"Je vous invite à soutenir ce mouvement! J'espère que cette pièce de théâtre ne sera pas présentée au Québec. Nous sommes tous responsables de la haine véhiculée par l'antisémitisme, le racisme. La paix ne peut passer que par la vigilance face à de tels messages sournois... Cette pièce de théâtre devait aussi ensuite être exportée au Québec. Intitulée "Le rôle de vos enfants dans la reprise économique mondiale", la pièce a été écrite dans le cadre d'un atelier d'écriture animé par un auteur québécois, Eric Noël.


Aujourd'hui, Michel Goldberg songe à quitter son université où il doute de pouvoir continuer à travailler en toute sérénité. C'est pourquoi nous appelons tous ceux pour qui la lutte contre l'antisémitisme exhalé par cette pièce de théâtre ne saurait être le combat d'un seul homme à apporter publiquement leur soutien à Michel Goldberg et à exiger que des engagements forts soient pris par l'Université de La Rochelle pour qu'une telle situation ne puisse plus se reproduire à l'avenir".



https://www.facebook.com/SoutienMichelGoldberg



Soutien à Michel Goldberg

Groupe de soutien à Michel Goldberg



DANIEL MERMET : VA VOIR LA-BAS SI J'Y SUIS

DANIELMERMET
SURFRANCE-INTER
LEMASQUEESTTOMBE
Source : la newsletter de rue89.com diffusée
le samedi 6 juillet 2013



http://www.rue89.com/2013/07/06/harcelement-moral-chez-mermet-emoi-ligne-embarras-a-radio-france-243990

LE BOYCOT D'ISRAËL EST UN ACTE ANTI-PALESTINIEN

BOYCOTTERUNARTISTE
PARTANTPOURISRAËL
ESTUNEPUREINEPTIE
Source : huffingtonpost.fr en ligne le vendredi 4 juillet 2013




Julien Clerc,
Israël et
les pressions du BDS




Brigitte Sitbon.
Écrivain, philosophe,
chercheure au CNRS



Si Julien Clerc était un barde antique, il n'aurait peut-être pas pu chanter dans l'agora athénienne, muselé par Platon et sa milice qui, pour bâtir sa République idéale, préconisait de "chasser les artistes de la cité". Juju sera pourtant bien sur la scène de l'opéra de Tel-Aviv pour un concert symphonique le 7 juillet 2013, malgré les pressions qu'il a subies de la part du BDS ("Boycott, Désinvestissement, Sanctions"). Cette organisation palestinienne créée en 2002 semble apparemment appliquer les préceptes platoniciens, en stigmatisant tous les artistes venant se produire en Israël et en appelant au boycott culturel et économique contre ce pays, sur le modèle de celui qui fut en vigueur contre l'Afrique du Sud en 1961. Mais leurs mobiles sont loin d'être philosophiques: si "lutter contre le régime d'apartheid israélien" peut en théorie être légitime, les moyens pour y parvenir sont très discutables, moralement et philosophiquement.

Deux questions se posent immédiatement. La première concerne l'équation simpliste: Israël = Afrique du Sud. Si on se passe de réflexions et d'analyses géopolitiques, on peut admettre ce qu'on veut et tomber dans le relativisme absolu. Cela nous entraînerait dans un trop long débat que de démontrer avec Marx qu'un pays est lié à ses conditions socio-économiques et historiques, et ne ressemble à aucun autre. En revanche, la deuxième question, qui concerne l'essence et la finalité du boycott culturel vaut la peine d'être posée. Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre?


Le boycott culturel, c'est ringard

À l'heure de la mondialisation, de l'ouverture des frontières, de la libre circulation des biens et des idées, à l'heure de la protection grandissante des droits et de la diversité culturels reconnus et garantis par la déclaration de l'Unesco de 2001, le boycott culturel ne donne-t-il pas l'image d'une lutte réactionnaire et ringarde?

De nombreux acteurs, près d'une cinquantaine en deux ans, comme Ken Loach, Dustin Hoffmann, Steevie Wonder, Lenny Kravitz, Mireille Matthieu, et plus récemment Vanessa Paradis, sont passés par les fourches caudines du BDS et ont refusé de venir en Israël. Il n'est pas certain que tous ces artistes réprouvent la politique et les institutions israéliennes, ou bien, plus probable, se sont-ils fait un avis après-coup en dénigrant celles-ci, sans rien comprendre au conflit. Si on connaît les positions idéologiques de Ken Loach ou le combat contre l'apartheid de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, qui sont a priori en cohérence avec leur soutien au BDS, cela est moins certain pour Mireille Matthieu ou Vanessa Paradis, qui n'ont jamais eu le moindre avis sur la question, du moins publiquement. La réciproque n'est pas vraie non plus. Il serait manichéen de penser que les artistes qui bravent les interdictions du BDS et se produisent en Israël, comme Paul Mc Cartney, Madonna, Johnny Hallyday, Hindi Zara, Patrick Bruel ou Julien Clerc, sont forcément de farouches défenseurs de ce pays ou des héros, notre Johnny national n'a jamais dit un mot sur "l'occupation israélienne".

Ce qui semble primer dans un cas comme dans l'autre, c'est plutôt la résistance plus ou moins grande des artistes face aux méthodes "non violentes" et les moyens de pression plus ou moins convaincants et intimidants du BDS. Christophe Deghelt, agent d'artistes de Jazz et manager du « Red Sea Jazz Festival » en décembre 2012, ou David Stern, producteur du spectacle de Julien Clerc, qui eux aussi n'ont pas échappé à l'appel au boycott, racontent: "les artistes sont férocement pris à parti dans les réseaux sociaux dont les murs deviennent des champs de bataille entre faux et vrais "fans", pro et anti-israéliens, envoi en masse de lettres, mails, coups de fil, menaces, manifestations physiques devant les salles de concert, occupations de celles-ci, pressions psychologiques, etc." Il n'y a qu'un pas de l'injonction "pacifique" au harcèlement moral et au chantage. Nombreux sont ceux qui, de guerre lasse, ont déclaré forfait.

Julien Clerc, par ailleurs ambassadeur de bonne volonté au HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) depuis octobre 2003, s'est vu pris à parti au nom de quatre millions d'exilés palestiniens représentés par le BDS : « Le rôle que vous assumez comme ambassadeur n'est-il pas aussi celui de porte-parole pour les droits de ces millions de personnes déracinées par la force ? ». La réponse de Julien Clerc, qui sera accueilli à bras ouverts par la ministre de la culture Mme Limor Livnat, mais aussi par les milliers de français vivant en Terre Promise, remet les pendules à l'heure, et pose la question implicite à toute cette campagne: peut-on utiliser la culture à des fins non culturelles?

C'est bien là où le bât blesse, le BDS veut à tout prix faire des artistes les acteurs d'un combat qui ne les concerne pas directement, et Juju, modeste, de rappeler: "Pourquoi demander à un chanteur français de prendre partie dans un conflit que les chefs d'Etat des plus grandes nations n'ont pas réussi à régler?".


Effets pervers du boycott

Un des effets pervers du boycott culturel est de léser autant les artistes israéliens que palestiniens. Du côté d'Israël, qui est une démocratie, la liberté d'expression et la tolérance de la société civile et artistique font qu'il y a de nombreux événements où sont invités des artistes de Palestine ou d'ailleurs ; ceux-ci ne viennent pas en Israël, par peur des représailles. Aucun mélange n'est possible. Toute tentative de rapprochement est vouée aux gémonies et le boycott culturel finit par prôner le nihilisme.

La salle du dernier festival du court métrage de Clermont-Ferrand en est une illustration ; elle a été occupée par les militants bédésiens, appelant au boycott du projet de la réalisatrice israélienne Yael Perlov, impliquant des étudiants palestiniens et israéliens autour du sujet très sensible de l'eau (http://www.formatcourt.com/2013/02/water-projectprojet-eau/). Pour elle, la réalisation de films permet pourtant un dialogue entre réalisateurs "ennemis", qui "au fur et à mesure de leurs rencontres ont tissé des liens véritables, dans ce contexte de lutte permanente et source de violence du conflit israélo-palestinien". Dialogue qui tourne court quand ses interlocuteurs sont surveillés par la censure du BDS. Big Brother is Watching you.

Autre incohérence: faire preuve de "discrimination positive", si l'on peut dire, et laisser faire parfois lorsque des artistes arabes participent à des performances soutenues par des fonds israéliens: comme ce fut le cas pour "Five Broken Cameras", documentaire réalisé par le palestinien Emad Burnat et l'israélien Guy Davidi, et jugé "non-boycottable" par le BDS.

La liste des exemples de cet ostracisme qui frôle le racisme est tristement longue, car on peut y ajouter les noms de chercheurs scientifiques et d'intellectuels frappés par les sanctions palestiniennes. La pire, sans doute, et qui fait froid dans le dos, tant elle évoque des souvenirs peu glorieux de l'histoire de l'Humanité, fut celle de Mona Baker. Dans une lettre ouverte signée par 125 universitaires et publiée par The Guardian, cette professeure de l'Université de Manchester, a exigé, en 2002, la révocation de deux professeurs israéliens (Miriam Shlesinger et Gideon Toury) de la revue dont elle est directrice. En réponse à la critique de Tony Blair, sa réponse est édifiante: "En réalité, je ne boycotte pas les Israéliens, je boycotte les institutions israéliennes. Je suis convaincue que longtemps après que tout cela soit fini, comme ça a été le cas avec l'holocauste des juifs, les gens commenceront à admettre qu'ils auraient dû faire quelque chose, que c'était déplorable et que le milieu universitaire est si lâche qu'il n'avait rien fait".

Drôle d'amalgame qui sent le soufre: "Israéliens, Intellectuels, Boycott, Juifs, Holocauste". Les mots sont les mots, mais ils ont tous un signifié, qu'on ne peut pas s'empêcher de laisser résonner dans notre esprit. L'inconscient collectif n'a pas besoin de se forcer pour faire tout seul des associations hasardeuses et pourtant révélatrices de sens.

Pourquoi condamner les institutions israéliennes à travers les Israéliens? Comment par l'Individu sanctionner le Collectif? Comment à travers le Singulier toucher l'Universel? Le boycott culturel frise l'irrationnel et l'absurde.

La culture peut-elle être une arme de guerre efficace? Pas sûr, si l'on est dans cette contingence là. On voit mal comment des artistes, qui ne connaissent rien au conflit israélo-palestinien, ou qui seraient même "pro-palestiniens" ou "pro-israéliens", étant privés de parole, pourraient se faire entendre. À quoi sert un artiste s'il est désarmé?


Woodstock contre BDS

Les effets désastreux de cette campagne n'ont pas échappé au gouvernement israélien qui s'est mobilisé en février 2013, à l'initiative de la députée centriste Ronit Tirosh: la commission de l'Education, de la Culture et des Sports de la Knesset s'est réunie à Jérusalem afin de proposer un projet de loi visant à défendre et protéger les producteurs de spectacle. Surréaliste! Encore quelques boycotts et le BDS deviendra la meilleure agence de com' des artistes et de leur managers sur la scène israélienne. "Qui veut faire l'ange fait la bête", comme dirait Pascal.

En définitive, si les mobiles bédésiens peuvent certes être légitimement discutés, il reste que les moyens employés révèlent bien des ambiguïtés latentes faciles à décrypter: ségrégation, discrimination, haine de l'autre, etc. Pas de réponse d'ailleurs lorsqu'on pose au BDS les questions classiques du genre: « Si chaque artiste devait être en accord avec les politiques des états où ils jouent, dans quel pays irait-il encore jouer ? ». Ou encore : « Pourquoi ne pas boycotter les 153 pays recensés par Amnesty International où l'on pratique la torture, l'apartheid (le vrai), où l'on soumet les femmes, les violent, les exécutent, les mettent en taule, les mutilent pour délit d'expression, etc »?

Allez, amis du BDS, trouvez quelque chose de moins ringard, de moins raciste, de plus "in", que le boycott culturel. Pourquoi pas plutôt une grande scène idéale et pacifiste, façon Woodstock, où se produiraient ensemble artistes ou intellectuels israéliens et palestiniens?

Ne boudez pas votre plaisir, faites un petit saut à Tel-Aviv (par ailleurs élue first capitale gay et festive du monde) pour écouter Juju vous sussurer : « Même si c´est moi qui chante/À n'importe quel coin de rue/Je veux être utile/À vivre et à rêver ».



vendredi, juillet 05, 2013

EGYPTE : MORSI DECHU, LES REGRETS D'ISRAËL

EGYPTE
ISRAËLRESTE
SOUSLECHARMEDEMORSI
Source : lalibre.be en ligne le vendredi 5 juillet 2013 




Prudence en Israël,
où l’on craint de regretter Morsi




Renée-Anne Gutter,
correspondante à Jérusalem



Israël reste circonspect. Le gouvernement Netanyahou et l’état-major de Tsahal suivent les événements en Egypte de très près, mais s’abstiennent pour l’heure de tout jugement ou pronostic officiel.


Officieusement, toutefois, certains à Jérusalem craignent que l’instabilité actuelle en Egypte ne devienne chronique, pouvant virer à la guerre civile. Ce qui risquerait alors d’accaparer l’armée égyptienne au point de ne plus lui laisser le temps et les effectifs pour veiller au grain dans le Sinaï aux portes d’Israël, où le chaos pourrait de nouveau s’installer.

Mais d’autres rappellent que l’armée égyptienne a toujours été intéressée au maintien du calme à la frontière israélienne et au respect du traité de paix signé en 1979 avec Israël. Ne fût-ce que pour sauvegarder ses propres intérêts auprès des Etats-Unis et garder le robinet financier de l’Oncle Sam ouvert.

Onde de choc

Par ailleurs, selon les analystes ici, le coup infligé aux Frères musulmans égyptiens enverra une onde de choc à travers toute la région, sapant le prestige de cette confrérie qui se veut le pilier du monde musulman. Et le premier à s’en trouver entaché pourrait être le gouvernement anti-israélien du Hamas à Gaza, qui est une émanation des Frères musulmans.

Dans le même ordre d’idées, Ephraïm Halévy, ancien chef du Mossad, voit dans la nomination d’Adly Mansour à la présidence intérimaire de l’Egypte un bon signe. Car M. Mansour est proche des dirigeants saoudiens et sa nomination représentera aux yeux du monde arabe un renforcement de l’axe panislamique modéré.

L’issue des événements actuels reste cependant incertaine. Et beaucoup en Israël craignent que la nouvelle révolution ne soit finalement récupérée par des éléments ultra-extrémistes. Selon Anschel Pfeffer, chroniqueur du quotidien "Ha’aretz", Israël pourrait encore regretter Mohamed Morsi. Car tout en ne portant pas l’Etat juif dans son cœur, comme tout Frère musulman qui se respecte, sur le terrain il a servi les intérêts objectifs d’Israël.

En effet, alors que les Frères musulmans appelaient au réexamen du traité de paix égypto-israélien, la présidence de M. Morsi s’est caractérisée par le maintien, voire le renforcement de la coordination frontalière entre responsables sécuritaires égyptiens et israéliens, ainsi que par une poigne de fer bienvenue de la part de l’armée égyptienne dans le Sinaï contre l’émergence de cellules d’al Qaeda anti-égyptiennes et anti-israéliennes.

Les tunnels vers Gaza contrôlés

Par ailleurs, M. Morsi n’a pas octroyé au gouvernement du Hamas à Gaza l’appui militaire que les islamistes palestiniens espéraient. Le régime Morsi n’a pas bronché devant l’offensive israélienne à Gaza en novembre dernier, qui a durement touché les infrastructures du Hamas. Il a, au contraire, contribué à la conclusion d’un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël qui se maintient jusqu’à ce jour. Et au grand dam du Hamas, le régime Morsi a également pris le contrôle des tunnels d’approvisionnement creusés par les Palestiniens entre Gaza et le Sinaï, en détruisant un grand nombre.

Enfin, alors qu’Israël craignait un rapprochement du régime Morsi avec l’Iran, le fossé s’est au contraire approfondi entre l’Egypte sunnite et l’Iran chiite.




EGYPTE : ISRAËL FAIT CONFIANCE A L'ARMEE EGYTIENNE

EGYPTE
ISRAËLSESENTPROTOGE
PARL'ARMEEEGYPTIENNE
Source : liberation.fr en ligne le vendredi 5 juillet 2013



Israël compte
sur l’armée égyptienne
pour contrer les islamistes




Israël compte sur l’armée égyptienne pour réprimer les groupes islamistes dans le Sinaï et assurer la stabilité du pays après la destitution de l’islamiste Mohamed Morsi, premier président civil de l’Egypte, selon la classe politique et les médias.

Du côté officiel, la consigne de mutisme donnée aux ministres par le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu continuait à être respectée. Mais Tzahi Hanegbi, un député proche de M. Netanyahu, s’est félicité de la destitution de Mohamed Morsi, premier président issu des rangs des Frères Musulmans.

«L’intérêt clair d’Israël, c’est que l’Egypte reste stable, orientée vers l’Occident et les Etats-Unis et ne se laisse pas entraîner par une vague d’extrémisme religieux», a estimé M. Hanegbi, ancien président la commission de la Défense et des Affaires étrangères de la Knesset (Parlement).

«Durant l’année de pouvoir de Morsi, nous avons constaté des évolutions inquiétantes, c’est pourquoi le retour à une position dominante de l’armée et d’un pouvoir laïc capables d’assurer la stabilité du pays constituent de bonnes nouvelles pour Israël», a ajouté M. Hanegbi.

Un ancien ambassadeur d’Israël en Egypte, Yitzhak Levanon, a lui aussi insisté sur le rôle positif de l’armée. «Les autorités égyptiennes connaissent la sensibilité d’Israël pour tout ce qui se passe dans le Sinaï, or l’armée égyptienne se sent désormais un peu plus libre d’agir avec fermeté contre les éléments islamistes», a ajouté l’ex-diplomate.

Le quotidien Yédiot Aharonot affirme pour sa part que la «coopération de sécurité» entre les deux pays s’est renforcée ces derniers jours. Selon le journal, quelques heures seulement après la destitution du président Morsi, un «représentant officiel israélien est arrivé secrètement au Caire pour des rencontres avec des responsables des services de sécurité et de renseignement égyptiens». Le journal n’a pas donné d’autres précisions.

«Les liens sécuritaires étaient bons durant la période Morsi et devraient être encore meilleurs désormais», prédit le Yédiot Aharonot.

Le Sinaï, une région aux confins de l’Egypte, de la bande de Gaza contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas, et d’Israël, connaît depuis 2011 une recrudescence d’activité des mouvements islamistes radicaux, jihadistes et salafistes. Les enlèvements et les attaques visant les forces de sécurité égyptiennes se sont multipliés, ainsi que les tirs de roquettes vers le sud d’Israël.

Cette tension s’est traduite vendredi par la mort d’un soldat égyptien, tué lors d’attaques simultanées de militants islamistes qui ont tiré à la roquette et à la mitrailleuse sur des postes de police et militaire au Sinaï, a-t-on indiqué de source médicale égyptienne.

Un poste de police et un bâtiment du renseignement militaire dans la ville frontalière de Rafah, à la limite de la bande de Gaza, ont également été attaqués à la roquette, ont ajouté des sources de sécurité.

Plusieurs islamistes ont publiquement menacé de commettre des violences en représailles à l’éviction de Mohamed Morsi mercredi.

L’armée israélienne a «autorisé» mardi le déploiement de renforts militaires égyptiens dans le Sinaï.

«L’activité militaire égyptienne dans le Sinaï est coordonnée avec les responsables de sécurité israéliens et autorisée aux plus hauts niveaux en Israël, afin de faire face aux menaces contre la sécurité dans le Sinaï, visant à la fois Israël et l’Egypte», a expliqué l’armée israélienne dans un communiqué.

L’accord de paix entre Israël et l’Egypte conclu en 1979 prévoit une limitation de la présence militaire égyptienne dans le Sinaï.

Oded Granot, commentateur de la télévision publique, a souligné que l’armée égyptienne «a toutes les chances de rester au centre de l’échiquier politique». «Il faudra beaucoup de temps avant qu’un dirigeant égyptien puisse imiter Recep Tayyip Erdogan (le Premier ministre turc d’obédience islamiste) qui a réussi à mettre au pas l’armée turque», a ajouté le commentateur.

Un autre analyste, Udi Segal, a estimé que l’armée égyptienne, «en position de force», devrait continuer à mener une politique hostile au Hamas, en bouchant notamment les multiples tunnels entre la bande de Gaza et le territoire égyptien «afin d’empêcher l’infiltration de combattants islamistes palestiniens en Egypte».



EGYPTE : LES FRERES MUSULMANS HORS D'ETAT DE NUIRE

EGYPTE
NOUVELLEPAGE
DESONHISTOIRE
Source : lemonde.fr en ligne le vendredi 5 juillet 2013
à 11h 39
sur Diasporablog à 12h 20



Egypte :
"L'armée sauve les islamistes
en les chassant du pouvoir"





Jean-Yves Moisseron* 


Ce qui se passe en Egypte n'est pas qu'un retour à la case départ mais l'interruption d'un processus fragile qui commençait à ancrer le pays dans une logique de transition démocratique. Celle-ci est interrompue malgré le soutien de ce coup d'Etat et l'adhésion des autorités religieuses. La fin de partie pour Mohamed Morsi n'annonce rien de bon.

La déclaration d'Abdel Fattah Al-Sissi, chef d'état-major des armées et ministre de la défense, la séquestration de Mohamed Morsi, la probable arrestation des principaux responsables des Frères musulmans et la fermeture de leurs moyens de communication représentent tous les ingrédients d'un coup d'Etat militaire qui vient briser l'espoir d'une transition pacifique.

La nature de ces événements a beau être dissimulée par les cris de joie des manifestants de la place Tahrir, et euphémisée par de nombreux commentateurs, il reste qu'il s'agit bien d'un coup d'Etat militaire contre un régime démocratiquement élu et qui vient suspendre une Constitution validée par un référendum populaire.


UN RETOUR EN ARRIÈRE

Sauf à considérer que ce début de transition pacifique n'était que pure mascarade, ce coup d'Etat signifie un retour en arrière et la destruction des espoirs mis dans le processus démocratique. Il ne s'agit pas ici de défendre le bilan déplorable des Frères musulmans qui ont réussi à créer un large consensus contre eux, il s'agit des principes revendiqués par l'Union européenne et par les Etats-Unis qui devraient conduire à condamner ce coup d'Etat.

Imaginons qu'un pareil processus se soit produit n'importe où dans le monde. Imaginons que, dans un pays qui connaît de graves difficultés économiques, l'armée ait lancé un ultimatum au régime en place et séquestré son président ? Avons-nous une autre idée de la démocratie, dès qu'elle porte au pouvoir des forces inspirées par des courants islamistes pour qui nous n'avons guère de sympathie, sauf quand elles contribuent à financer les clubs de football, investir dans les palaces parisiens ou dans les entreprises du CAC 40 ?

Tandis que l'exercice du pouvoir obligeait bon an mal an les islamistes à jouer le jeu de la démocratie et les forçait à accepter un cadre commun de règles où les conflits d'intérêts se résolvaient dans l'expression politique exprimée par le vote plutôt que la violence, le coup d'Etat détruit la confiance dans la démocratie elle-même.

Il serait illusoire de penser que les Frères musulmans vont disparaître de la scène politique. Ils demeurent la force politique dominante du pays, incrustée dans les structures sociales et soutenue par une large part de la population, qui n'est pas visible dans les dernières manifestations. Le déni démocratique les projette à nouveau dans une opposition sans moyen de s'exprimer, qui conduira à plus de radicalisation.

En face d'eux, quel projet alternatif, quel homme d'Etat a pu émerger dans les deux dernières années dans les rangs de l'opposition ? Mohammed AlBaradeï, même s'il est porté par le tout récent mouvement du 30 juin, n'a pas réussi à construire un mouvement porteur d'aspirations profondes.


L'OPPOSITION N'EST PAS ENCORE ORGANISÉE

L'opposition démocratique ou progressiste n'est pas encore organisée et ne représente qu'une portion congrue de la population. Enfin, l'armée prétend ne vouloir être qu'un arbitre garantissant le processus démocratique sans intervenir dans les affaires de l'Etat. Mais elle fait exactement le contraire.

L'armée a surtout commis une erreur de timing. Elle vient interrompre trop tôt un processus qui conduisait à terme les Frères musulmans à une forme de faillite qui aurait réduit leur influence à long terme. L'armée vient d'en faire des victimes. Les Frères musulmans pourront se dédouaner de leur incompétence ou de leur incapacité à résoudre les problèmes de pauvreté.

Leurs échecs seront occultés par le coup d'Etat, ce qui contribuera à préserver leur légitimité. Car l'armée est incapable elle aussi de trouver les solutions à ce qui motive les manifestations : la dégradation de la situation économique, l'inflation, les pénuries d'essence, les coupures d'électricité. Après les scènes de liesse de la nuit du 3 juillet, le réveil sera douloureux dans la période de jeûne du ramadan. Les probables arrestations des Frères musulmans seront mal ressenties dans cette période.

A plus long terme, lorsque l'armée aura elle aussi déçu et que le mécontentement populaire se sera retourné à nouveau contre elle, les Frères musulmans pourront sortir blanchis par le coup d'Etat et, qui sait ?, retrouver démocratiquement la place que l'armée vient de leur enlever par un coup de force.



*Jean-Yves Moisseron
Chercheur à l'Institut de recherche
pour le développement,
rédacteur en chef de la revue "Maghreb-Machrek"

jeudi, juillet 04, 2013

ISRAËL-MORSI : LA PAIX DES BRAVES

SURPRENANT
L'EXPULSION
D'UNFREREMUSULMAN
ENEGYPTE
NEPROVOQUEPASDEFRAYEUR
ENISRAËL




DIASPORABLOG
accueille...


JACQUES BENILLOUCHE
copyright © Temps et Contretemps






ISRAËL N’A RIEN À REPROCHER À MORSI



Nouveaux acteurs en Egypte

En Israël des instructions strictes ont été données par Benjamin Netanyahou à ses ministres pour ne pas se prononcer sur la situation en Égypte. Les commentaires de la classe politique sont aussi très discrets dans l’attente de l’évolution des évènements. Il n’y a ni triomphalisme et ni sentiment d’inquiétude.



CLIQUER ICI POUR LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE



Jacques BENILLOUCHE

http://www.benillouche.com/

mercredi, juillet 03, 2013

L'ESPAGNE ET LE TEMPS DES CALIFES

ISRAËL : OUBLIE L'OPERATION MOÏSE


ISRAËL
FINDERÊVE
POURLESFALASHAS
Source : jeuneafrique.com en ligne le mercredi 3 juillet 2013




Juifs mais Éthiopiens,
Israël ne veut plus d'eux




Nouveau tour de vis dans la politique israélienne en matière d’immigration. À compter du 28 août 2013, les autorités de Tel-Aviv n’accepteront plus l’entrée collective des Juifs éthiopiens sur leur territoire, laquelle était jusqu’alors autorisée sous certaines conditions, a annoncé un responsable de l'Agence juive.

C’est la fin d’une époque pour les Juifs d’Éthiopie, en majorité des Falashas dont la judéité a été reconnue par les autorités israéliennes en 1975. L’agence juive pour Israël, sous la pression de Tel-Aviv, a ainsi annoncé, dans une lettre de son délégué en Éthiopie, Asher Seyum, signalée sur le site du journal Haaretz, que les deux derniers vols collectifs de « retour » (Aliyah) des Juifs éthiopiens vers les territoires israéliens décolleraient le 28 août 2013. Ces deux derniers voyages effectués, seules les demandes individuelles d’immigration seront examinées, avec attention, indique le document.

Voilà déjà quelques années que Tel-Aviv tente de durcir sa politique en matière d’intégration des Juifs étrangers, en particulier éthiopiens, redoutant une immigration économique africaine alors que la conjoncture n’est guère favorable. En 2010, Benyamin Netanyahou avait ainsi annoncé le renforcement des mesures de contrôle concernant l'entrée sur le territoire des migrants. Surtout, en décembre 2012, une révélation des journaux israéliens faisait scandale. Selon eux, des femmes venues d'Éthiopie et appartenant à la communauté falasha, avaient été obligées de se soumettre à une contraception obligatoire et durable pour avoir l'autorisation de s'implanter en terre promise. En une décennie, le procédé, qualifié de crime inconcevable par la presse, aurait réduit le taux de natalité de la population juive éthiopienne de 50%.


Des Juifs à part

Cette minorité a pourtant longtemps bénéficié, officiellement, de la politique d’immigration israélienne. Les Juifs éthiopiens seraient aujourd’hui 120 000 sur le sol israélien dont 80 000 nés en Israël, la plupart descendant des populations arrivées à la fin des années 80, puis dans les années 90, alors que l’Éthiopie était en proie à la famine. La plus importante opération aura notamment lieu en 1991, quelque 14 400 juifs éthiopiens ayant été secrètement emmenés par voie aérienne en Terre promise en moins de 48 heures.

L’intégration est néanmoins loin d’être parfaite, les nouveaux venus souffrant quotidiennement de discriminations et de racisme au sein de la société israélienne. Selon l’ONU, environ 52% des familles juives éthiopiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté, contre 16% de la population juive israélienne dans son ensemble, et une grande majorité de la communauté éthiopienne vit dans des quartiers aux allures de ghetto. Si les Falashas se considèrent comme les descendants du fils du roi Salomon et de la reine de Saba, pour Israël, ils n’en sont pas moins, et de plus en plus, des Juifs à part et des immigrés.



Définition
Aliyah est un mot hébreu signifiant littéralement « ascension » ou « élévation spirituelle ». Ce terme désigne l'acte d'immigration en Terre sainte par un Juif. Qui peut alors être appelé Olim.







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EGYPTE : LES FRERES MUSULMANS DEGAGENT

EGYPTE
VICTOIREDEL'ARMEE
CONTRELESFRERESMUSUMANS
Source : francetvinfo.fr en ligne le mercredi 3 juillet 2013



Egypte :
l'armée destitue
le président Mohamed Morsi

Le général Al-Sissi s'est exprimé mercredi à la télévision.



Mohamed Morsi n'est plus le président de l'Egypte. Ainsi en a décidé l'armée, qui a annoncé, mercredi 3 juillet, la "feuille de route" promise après l'expiration de l'ultimatum de 48 heures lancé lundi.

Le chef d'Etat-major, Abdel Fattah Al-Sissi, qui s'est exprimé à la télévision, a annoncé la suspension de constitution, mettant fin au mandat de Mohamed Morsi. Le président de la Cour constitutionnelle, Adly Mansour, devient le chef de l'Etat par intérim. Il est chargé de nommer un gouvernement de technocrates et de former une commission chargée d'écrire une nouvelle Constitution.

L'armée a annoncé la tenue prochaine d'une élection présidentielle anticipée à l'issue de cette période de transition.

Dans les rues, la foule en liesse
A l'annonce du chef d'état-major des armées, une immense explosion de joie a retenti dans les rues du Caire, où les opposants à Mohamed Morsi rivalisent de feux d'artifice et de rayons laser.

UNEEXPOSITION
ALONDRES
RENDHOMMAGE
AUXJUSTESMUSULMANS



mardi, juillet 02, 2013

Egypte : Fin de règne des Frères musulmans

EGYPTE
FINDEREGNE
DESFRERESMUSULMANS
Source : lemonde.fr via les Agences AFP et Reuters
en ligne le mardi 2 juillet 2013 à 14h 27
sur Diasporablog à 14h 51


Egypte :
démissions en cascade
à la tête de l'Etat


Sous la pression de la rue, les démissions se succèdent au sein du gouvernement égyptien, ébranlant chaque heure davantage le régime de Mohamed Morsi. Mardi 2 juillet, le porte-parole de la présidence, Ehab Fahmi, et le porte-parole du gouvernement, Alaa Al-Hadidi, ont démissionné, dans la foulée de plusieurs ministres la veille.

Depuis lundi, cinq ou six ministres du gouvernement, selon les sources, ont démissionné. Le dernier en date, Mohamed Kamel Amr, détenait le portefeuille des affaires étrangères. Aucun des ministres démissionnaires n'est membre des Frères musulmans, le mouvement islamiste dont est issu Mohamed Morsi.

Rumeurs sur une démission du gouvernement

Ces nouvelles démissions isolent encore un peu plus le chef de l'Etat, auquel l'armée a donné lundi soir quarante-huit heures pour "satisfaire les revendications du peuple", au lendemain de manifestations massives à travers tout le pays pour exiger le départ du président issu des Frères musulmans, élu il y a tout juste un an.

Selon une information d'Al-Arabiya, non confirmée pour l'heure, le premier ministre Hicham Qandil aurait lui aussi remis sa démission. Mais le ministre de la justice a peu après démenti une information de la chaîne selon laquelle le gouvernement avait présenté collectivement sa démission au président Morsi. Selon l'agence officielle MENA, deux autres poids lourds du gouvernement – défense et intérieur – n'ont pas assisté au conseil des ministres mardi. Un compte à rebours pour Mohamed Morsi a été mis en ligne anonymement sur Internet.


Morsi rejette l'ultimatum de l'armée

Dos au mur, la présidence égyptienne a rejeté implicitement dans la nuit de lundi à mardi l'ultimatum lancé par l'armée au chef de l'Etat lui laissant deux jours pour satisfaire les "demandes du peuple", faute de quoi elle imposerait une feuille de route. Déterminée "à poursuivre dans la voie qu'elle a choisie pour mener une réconciliation nationale globale", l'administration note que "la déclaration des forces armées n'a pas été soumise" à la présidence avant sa diffusion et contient "des signes pouvant causer la confusion".

"L'Etat démocratique égyptien civil est une des plus importantes réalisations de la révolution du 25 janvier" 2011, qui a renversé le président Hosni Moubarak, poursuit le communiqué, affirmant que "l'Egypte ne permettra absolument aucun retour en arrière quelles que soient les circonstances". Le Parti pour la liberté et la justice, aile politique des Frères musulmans, dont M. Morsi est membre, a été beaucoup plus direct, demandant aux Egyptiens de "se rassembler pour défendre l'ordre constitutionnel et pour exprimer leur refus de tout coup d'Etat".


L'opposition n'est pas favorable à un "coup militaire"

L'opposition, incarnée par le Front du salut national (FSN), a pris ses distances avec la ligne de l'armée, affirmant qu'elle ne soutiendrait aucun "coup d'Etat militaire" et soulignant que l'ultimatum ne signifiait pas que les militaires voulaient jouer un rôle politique. Khaled Dawoud, porte-parole du FSN, a d'ores et déjà annoncé qu'aucun dialogue avec M. Morsi n'était possible, "car nous considérons qu'il n'est plus légitime".


Lundi soir, le commandement militaire avait affirmé dans un message lu à la télévision que "si les revendications du peuple ne sont pas satisfaites, [les forces armées] annonceront une feuille de route et des mesures pour superviser sa mise en œuvre". Les opposants au président Morsi, mobilisés en masse depuis dimanche, notamment sur l'emblématique place Tahrir du Caire, ont explosé de joie à cette annonce.