"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, novembre 30, 2011

ISRAELIENS
PALESTINIENS
PENDANTLACRISE
ILSSERENCONTRENT

Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne
le 30 novembre 2011




Proche-Orient:
Abbas rencontre Livni



Le président palestinien a affirmé aujourd'hui que le futur gouvernement transitoire de réconciliation serait tenu par les accords signés avec Israël, le choix de la paix et la renonciation à la violence, lors d'une rencontre à Amman avec la chef de l'opposition israélienne Tzipi Livni. "L'option de la paix et de la négociation est la seule voie pour parvenir à une solution à deux Etats sur les frontières de 1967 et résoudre toutes les questions du statut final", a déclaré le président Mahmoud Abbas lors de cet entretien, selon un communiqué de son bureau cité par l'agence officielle palestinienne WAFA.

Les discussions ont également porté sur l'accord de réconciliation entre son mouvement, le Fatah, et le Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, Mahmoud Abbas précisant que le gouvernement transitoire prévu par cet accord "s'en tiendra à ses principes (de M. Abbas, NDLR), à savoir le respect des accords signés, le principe de deux Etats, et l'engagement au choix de la paix et à la renonciation à la violence", selon le texte. Tzipi Livni a appelé Mahmoud Abbas à "revenir aux négociations avec le gouvernement d'Israël", en se déclarant opposée aux "mesures unilatérales", en référence aux démarches pour obtenir l'adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière de l'ONU et de ses agences, selon un communiqué de son parti, le Kadima (centre)." Ne laissez pas le Hamas vous imposer son programme par la formation d'un gouvernement conjoint. Avec eux, vous n'avez aucune chance de paix+", lui a-t-elle dit, selon le texte.

Mahmoud Abbas et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, ont annoncé jeudi avoir conclu un "partenariat" lors d'un sommet au Caire pour finaliser la réconciliation palestinienne, en panne depuis plus de six mois. Ils ont approuvé un document qui prévoit de se "concentrer sur la résistance populaire pacifique" et entérine un "accord clair sur l'établissement d'un Etat palestinien sur les territoires occupés depuis 1967", c'est-à-dire à côté et non à la place d'Israël, comme le prône le programme officiel du Hamas.
AVOIRS
PALESTINIENS
ISRAËLCEDE

Source : lemonde.fr avec l'AFP en ligne
le 30 novembre 2011



Israël débloque les fonds dus
à l'Autorité palestinienne



Cédant à la pression internationale, Israël a décidé, mercredi 30 novembre, de débloquer les fonds dus à l'Autorité palestinienne dont le versement était suspendu depuis un mois, lors d'une réunion du fdorum des huit plus importants ministres du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
Le gel des fonds, décrété le 1er novembre pour sanctionner l'adhésion comme membre à part entière de la Palestine à l'Unesco, avait été dénoncé par les Etats-Unis, l'ONU et la France notamment.
Ces fonds d'un montant de 100 millions de dollars proviennent des taxes douanières et de la TVA prélevées sur les marchandises destinées aux Palestiniens transitant par les ports et aéroports israéliens.


M. Nétanyahou "a approuvé la reprise du transfert des produits des taxes, pour le moment, à l'Autorité palestinienne. Cette décision a été prise au terme de la réunion des huit ministres après l'arrêt par l'Autorité palestinienne de ses mesures unilatérales", a indiqué le bureau du premier ministre. Un seul des huit ministres, le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, s'est déclaré opposé à la décision de débloquer les fonds, a précisé la radio publique.

PAS DE MESURES UNILATÉRALES

"Si l'Autorité palestinienne recommençait ses mesures unilatérales, le transfert des fonds serait réexaminé", a-t-il averti dans un communiqué, en allusion aux démarches pour obtenir l'adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière de l'ONU et de ses agences, auxquelles Israël s'oppose. L'Autorité palestinienne n'a pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.

Selon la radio israélienne, le forum a pris sa décision à la suite d'un rapport qui lui a été présenté d'après lequel les Palestiniens auraient pour le moment renoncé à leurs démarches à l'ONU pour l'adhésion d'un Etat de Palestine. En outre, le récent rapprochement entre les islamistes du Hamas et le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas ne constituerait pas vraiment une réconciliation, selon ce rapport.

Les ministres israéliens ont toutefois prévenu que le versement de cet argent pourrait être en partie gelé s'il était avéré qu'une partie des fonds alimentait le Hamas ou "d'autres éléments terroristes".
APRES
LAGUERREENLYBIE
BHLENROUTE
VERSLAPAIX
AUPROCHE-ORIENT

Source : laregledujeu.org en ligne
le 30 novembre 2011 à 10h 40
sur Diasporablog à 11h 43



Israël-Palestine :
et si la paix était à portée de main ?


Bernard-Henri Lévy


Genève.

C’est ici que, voilà huit ans, fut lancé le fameux plan de Genève élaboré et signé, avec l’appui de Suisses et de Français, par des personnalités des deux sociétés civiles palestinienne et israélienne.

Et c’est ici que, dans la même université, peut-être face aux mêmes gens, se retrouvent aujourd’hui, 22 novembre, tels que, dans les deux camps, le gel de toute négociation ne les a, semble-t-il, pas changés, les principaux acteurs de l’époque.

Discours de la présidente de la Confédération helvétique, Micheline Calmy-Rey, disant pourquoi elle a voulu, à quelques semaines de son départ, cette soirée de commémoration et de relance.

Intervention de Yossi Beilin, parrain israélien de l’initiative, expliquant, une fois de plus, qu’il n’y a pas d’autre choix, pour s’extraire de la mauvaise spirale du fanatisme et de la haine, que d’accepter, d’un côté comme de l’autre, le douloureux sacrifice d’une part de son rêve.

Renfort du rabbin Yitzhak Vaknin, responsable du parti religieux Shas et vice-président de la Knesset, rappelant que la seule alternative à la paix serait la transformation d’Israël en un État binational renonçant, par le fait même, à ce caractère juif qui est au cœur de son projet.

Belle envolée de Yasser Abed Rabbo, le partenaire palestinien de Beilin, répondant à une étudiante qui lui reproche d’avoir abandonné le « droit au retour » des réfugiés de 1948, de leurs enfants, de leurs petits-enfants, et d’avoir bradé, ce faisant, les intérêts sacrés de son peuple : « c’est l’inverse, s’exclame-t-il ! c’est très exactement l’inverse ! cette renonciation à un droit irréaliste était, et demeure, la seule façon d’éviter une nouvelle Nakba, autrement dit une nouvelle catastrophe ! ».

Quant à moi, j’essaie de cerner les différents moyens, non seulement de commémorer, mais de poursuivre, enrichir, voire faire aboutir un jour la belle initiative de 2003.

Quand on a fait ce que vous avez fait, dis-je en substance à Beilin et Rabbo, quand on est à l’origine d’un tel trait de courage et de génie politique, quand on est les auteurs d’un plan qui est le seul jamais conçu attestant que la – coexistence entre les deux peuples est, mieux que désirable, possible, bref, quand on a entre les mains cette idée d’un accord dont on a dessiné jusqu’au moindre contour, il y a trois manières de faire – il n’y en a pas quatre, il y en a trois.

Il y a la voie kantienne ou, peut-être, prophétique : une Idée, oui ; une grande et magnifique idée surplombant de sa hauteur les confuses et incertaines tentatives de lui donner un débouché ; une référence ; un étalon ; une idée statufiée, ou une statue du Commandeur des idées, permettant de juger, jauger, j’ai presque envie de dire évaluer, les efforts des politiques, leurs tâtonnements plus ou moins sincères, leurs approximations.

Il y a la voie apostolique ou, si l’on préfère, démocratique : faire sortir l’Idée de son mausolée ; la propager ; la diffuser ; vouloir qu’un maximum de gens, en Israël, en Palestine, dans le monde, prennent connaissance d’un projet où il n’y a pas un bout de désert, un bouquet d’oliviers, un caillou qui n’aient été âprement négociés ; l’obliger, en d’autres termes, à descendre du ciel sur la terre et y convertir, dans la durée, un nombre croissant de femmes et hommes de bonne volonté.

Et puis il y a la voie où vous vous engageriez, amis auteurs du plan, si vous choisissiez de vous mettre dans la main des rois, c’est-à-dire dans le rôle de ceux que l’histoire des idées appelle les saint-simoniens : à la recherche du roi de l’Idée ; en quête de celle ou celui qui s’en fera le porte-parole le mieux éclairé ; la lui confiant ; la lui laissant en héritage et en dépôt ; comptant sur lui, ou sur elle, pour l’incarner et, l’incarnant, la faire entrer, un jour, dans la lettre d’un traité.

Est-il nécessaire de préciser que j’opte pour la combinaison des trois options et que c’est cela que, ce jour-là, je recommande ?

Option n° 1 : d’autres réunions comme celle-ci, où l’on se contentera (mais ce sera déjà beaucoup – et plus encore si elles se tiennent à Tel-Aviv ou Ramallah) d’entretenir la flamme.

Option n° 2 : porter la bonne parole pour, de visage à visage, bien sûr, mais aussi à travers les médias, les réseaux sociaux, la Toile (tous ces outils de propagation dont on a vu, aux premières heures des révolutions arabes, la prodigieuse efficacité), aider à se lever le bon vent d’un printemps de la Paix.

Solution n° 3, enfin : chercher, convaincre et, peut-être, décider le Gédéon, le Saül, le nouveau Sadate ou le nouveau Begin, le responsable américain, européen, arabe, onusien, capable d’adopter l’idée (et, l’adoptant, se l’appropriant, la faisant sienne, de la faire un jour triompher).

Il faut tout tenter. Tout lancer. Car c’est à la croisée de ces trois voies que nous avons, fidèles à l’esprit de Genève, rendez-vous avec la paix.
COUP
DEPOUCE
A...



MARCIO FARACO


Installé en Europe depuis 1992, le musicien et compositeur brésilien Márcio Faraco a conquis un large public dès son premier album Ciranda (Universal Jazz 2000).

Il présente sur scène aujourd’hui un sixième album : O Tempo (Le Chant du Monde / Harmonia Mundi), une merveille d’équilibre.

Avec sa voix au timbre suave, ses mélodies originales et ses arrangements sophistiqués, Marcio Faraco nous amène les rythmes brésiliens en passant par des nuances jazz et folk. Il a conquis aujourd’hui un espace de qualité dans le monde de la musique et nous présente son dernier opus, “O Tempo”- Le Temps, qui évoque la nostalgie primitive de la musique portugaise mâtinée des sons de l’Afrique et de Cuba. Les thèmes des chansons sont toujours très autobiographiques, et font ici l’objet d’un voyage très intime.


VENDREDI 2 DECEMBRE

à 20h 30

SUR LA SCENE
DU NEW MORNING

7-9 rue des Petites Ecuries
75010 Paris

Infoline :
01 42 00 51 33


Marcio Faraco: Chant-viola , (),
Hervé Morisot: guitare acoustique
Hatyla Gabriel: cavaquinho
Percussions : Inor Sotolongo et Julio Gonçalves

Vidéo:
> Vidéo Live :
http://youtu.be/NnC_zPkqdpA
> Lien vidéo portrait live : http://www.youtube.com/watch?v=OfKdnyzFyCU <http://www.youtube.com/watch?v=OfKdnyzFyCU&feature=related>

Dans la presse :
- Un bijou de sensibilité - Le Parisien
- Marcio Faraco possède une voix qui enveloppe son auditeur, le calfeutre dans une paix intérieure qu'il ne veut plus quitter - World
- Sa musique, en descendance de João Gilberto, et donc toutes en mélodies délicates et harmonies pastel, y a enfin trouvé un public fidèle qui sait sans doute déjà par coeur les chansons -
Le Nouvel Observateur

mardi, novembre 29, 2011

JUSTICESERAFAITE
POURLESDEUXJEUNES
JUIFSFRANCAISQUIONT
COMMISUNACCIDENT
MORTEL
SUR
UNEROUTED'ISRAËL

Source : le site ejp en ligne
le 29 novembre 2011




Lee Zeitouni :
le maire de Paris en visite en Israël
promet son aide pour poursuivre
les responsables de la mort
de la jeune israélienne



Le maire de Paris est sorti de la résidence de l'ambassadeur à Jaffa et s'est adressé à la famille et aux amis de Lee Zeitouni: "Tout d'abord, je tiens à exprimer ma solidarité avec la famille de la victime, debout ici en dehors". "Je pense que ce délit de fuite choquant et honteux qui a conduit à la mort d'une jeune femme n'est pas seulement douloureux, mais totalement intolérable."


TEL AVIV

Le maire de Paris Bertrand Delanoë, en visite en Israël, a promis de poursuivre en justice les deux Français qui ont renversé en voiture et tué une jeune femme de 25 ans, Lee Zeitouni, qui se rendait à son travail à Tel Aviv.

Elle avait été heurtée le 16 septembre dernier par un 4X4 BMW qui roulait à très vive allure, et le chauffard et son passager, des touristes français, ont aussitôt pris la fuite sans porter assistance à la victime et ont immédiatement fui Israël pour rejoindre la France.

L’affaire avait soulevé une vive émotion en Israël où plus de 300 personnes avaient manifesté le 21 septembre devant l’ambassade de France à Tel Aviv pour exiger que justice soit rendue contre les deux Français.

Des membres de la famille et des amis de la victime s’étaient rendus dimanche devant la résidence de l’ambassadeur de France en Israël Christophe Bigot, située à Jaffa, au moment où Bertrand Delanoë s’y trouvait. Arborant des portraits de la jeune victime, ils protestaient contre l’impuissance des autorités face à la fuite des deux responsables, Eric Rubi et Claude Isaac.

Le maire de Paris est sorti de la résidence et a improvisé une conférence de presse en compagnie de l’ambassadeur. «Tout d'abord, je tiens à exprimer ma solidarité avec la famille de la victime, debout ici en dehors", a-t-il déclaré.

"Je pense que ce délit de fuite choquant et honteux qui a conduit à la mort d'une jeune femme n'est pas seulement douloureux, mais totalement intolérable."

Il a ajouté qu’il allait tenter d'utiliser son influence pour accélérer le processus visant à exercer toute la rigueur de la loi contre les responsables.

"Je demande à la police et la justice française de prendre toutes les mesures nécessaires pour que ces personnes soient arrêtées, jugées et punies de telle sorte que justice soit faite à la famille", a-t-il dit.

Les deux fuyards se trouvent toujours à Paris en dépit des efforts menés par la famille Zeitouni et ses amis pour les retrouver et les extrader en Israël afin qu'ils soient jugés.
ISRAËL
N°1DELARECHERCHE
SURLECANCER

Source : liberation.fr via l'AFP en ligne
le 29 novembre 2011



Israël:
la lutte anticancer,
priorité de la recherche
en nanotechnologies



TEL-AVIV


Israël, un des pays à la pointe de la recherche dans les nanotechnologies, veut s'investir dans leurs applications aux sciences de la vie, notamment dans la lutte contre le cancer.

"Israël a connu de grands succès ces dernières années dans le domaine de la nanomédecine, application de la nanotechnologie à la médecine", rappelle Simon Benita, directeur de l'Ecole de pharmacie de l'Université hébraïque de Jérusalem.

Spécialiste mondial de la nanoencapsulation, un système permettant de faire entrer dans une capsule des molécules minuscules, le professeur Benita affirme que "si l'on investissait davantage d'argent dans la recherche sur les nanoparticules, on pourrait sauver plus de vies".

La nanotechnologie est appliquée aux sciences de la vie depuis 15 ans afin de développer des méthodes nouvelles de traitement dans l'organisme humain.

Et la lutte anticancer est l'un des objectifs prioritaires des chercheurs en nanomédecine.

Selon M. Benita, cette dernière a permis notamment d'améliorer la qualité de vie de patients atteints de maladies incurables et d'augmenter le nombre de femmes soignées pour des cancers du sein.

La possibilité de traiter une tumeur en visant directement les cellules malades sans conséquences sur le reste de l'organisme pourrait permettre d'optimiser la chimiothérapie.

"L'un des buts de l'application de la nanotechnologie à la médecine est d'avoir le moins d'effets collatéraux pendant les traitements en atteignant uniquement les cellules touchées", explique François Piuzzi, chargé de mission au ministère français de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en marge d'un congrès consacré aux applications de la nanotechnologie aux sciences de la vie.

Lors de ce colloque organisé la semaine dernière à Tel-Aviv, des chercheurs français et israéliens se sont rencontrés afin d'accélerer la coopération entre les deux pays dans ce secteur.

"La France veut accroître cette collaboration dans la nanotechnologie appliquée à la santé, l'énergie et l'environnement", souligne M. Piuzzi.

Cet ancien chercheur précise que "les très bons résultats obtenus par les chercheurs israéliens ouvrent des portes vers des résultats concrets dans l'avenir".

"Le combat n'est pas gagné, mais l'utilisation de nanoparticules comme nanovecteurs pour traiter des organes abîmés et aussi pour détecter des maladies peut à long terme bouleverser le domaine de la santé", pronostique-t-il.

"Par ailleurs, nous comprenons de mieux en mieux comment fonctionne l'ADN grâce à la nanotechnologie qui nous permet de manipuler le tout petit, ce qui implique des conséquences proches parfois de la science-fiction", poursuit-il.

"La possibilité d'injecter dans le sang des nanoparticules est susceptible de soigner des inflammations, détruire des tumeurs cancéreuses et avoir des implications dans le domaine génétique", précise son collègue israélien, qui pense qu'"Israël est une super puissance dans ce domaine".

Le professeur Benita est le fondateur d'une start-up pharmaceutique dans le domaine de l'ophtalmologie, Novagali Pharma, qui a développé une technologie appelée nano-émulsions cationique, qui permet d'utiliser des molécules thérapeutiques et de les délivrer dans des zones du corps difficiles d'accès par des moyens classiques.

Pour M. Piuzzi, dont le rôle au ministère de l'Enseignement et de la recherche est de mettre des chercheurs en contact, "il y a de plus en plus d'applications dans le domaine de la santé à partir des nanoparticules et le dynamisme des chercheurs israéliens est un signe encourageant pour l'avenir".

L'an dernier, Israël a présenté à un millier de chercheurs venus du monde entier les dernières innovations dans le cadre du salon Nano Israël.
LEMAL-ÊTRE
DESJUIFSENFRANCE
ETLAPOLEMIQUE
AUTOURDESPROPOS
DUPRESIDENTDUC.R.I.F
DEBATTONS

Source : liberation.fr en ligne
le 28 novembre 2011



Maintenant, le Crif liste les juifs !

Par DAVID KESSLER
Ancien Président
du Mouvement juif libéral de France (MJLF)



L’application commercialisée par Apple «juif ou non juif», qui permettait d’identifier la religion de personnalités de différents milieux, a suscité un tel tollé qu’Apple l’a retirée. On se demande quelle mouche a piqué Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), d’avoir prolongé en quelque sorte le travail de «juif ou non juif» en désignant nommément comme juifs, le 17 novembre, les députés socialistes concernés par l’accord Parti socialiste Europe Ecologie-les Verts !

Outre que la compétence du président du Crif pour commenter un accord politique entre deux formations est totalement étrangère aux missions de cet organisme, le texte signé par Richard Prasquier laisse pantois. Les députés touchés seraient juifs : on ne le sait que par leur patronyme (sic) qui permettent de les citer nommément sans s’interroger sur le fait qu’ils peuvent ou non, à leur choix, se revendiquer tels. S’il a la prudence de se garder de l’accusation directe d’antisémitisme, c’est pour se faire le relais (malgré lui, donc !) de cette accusation et souligner qu’un tel accord priverait l’Assemblée nationale d’hommes et de femmes au passé spécifique.

On pourrait en rester là si cet argumentaire n’était à la fois consternant et détestable. Pour qui a la moindre connaissance de la vie politique française, l’engagement de tous ceux qui y participent, à droite comme à gauche, s’est toujours fait au-delà des préoccupations communautaires. Ce sont les antisémites qui ont désigné comme juifs Léon Blum (qu’on se souvienne de l’apostrophe de Xavier Vallat : «Pour la première fois, notre pays sera gouverné par un juif») ou Pierre Mendès France (d’où la violence des attaques dont il fut l’objet). Récemment encore, celui qui s’apprêtait à être candidat à la présidence de la République disait la crainte que suscitaient en lui des mises en cause éventuelles de sa judéité. Tous ces hommes et toutes ces femmes se sont toujours engagés au nom d’une vision de la société (à droite ou à gauche) et d’un sens de l’intérêt général, en aucun cas pour représenter une communauté. Ils sont au service de la France et de la République. Les candidats à une élection doivent être jugés sur leur engagement, leurs convictions, leur apport. Selon le président du Crif, ils devraient maintenant l’être en fonction de leur origine ?

Cette approche est détestable parce qu’elle exprime, au-delà même de ce qu’elle dit, une dérive d’un organisme créé pour représenter les juifs de France auprès des pouvoirs publics vers un judaïsme sectaire, communautaire, qui compte les siens et vérifie qu’ils restent bien en place. Quitte à fournir sur un plateau des arguments de choix à l’antisémitisme toujours prêt à renaître : chacun sait que des libelles antisémites font la liste des juifs présents dans la politique, les médias, la culture… Ce n’est plus nécessaire aujourd’hui : le Crif le fait lui-même !

Un dernier mot, enfin. On croit lire à la fin de cette intervention du président du Crif la vraie raison de cette prise de position : on remplacerait ainsi des juifs par des verts pro-palestiniens. De cela, les juifs devraient tenir compte lors des prochaines élections. Quoi que l’on pense des positions des uns et des autres, quoi que l’on pense politiquement de l’accord ainsi passé, réduire les enjeux de la prochaine élection présidentielle dans une Europe en crise et confrontée à des choix drastiques à la seule question qui compte apparemment aux yeux du Crif (qui est le plus proisraélien des candidats ?) atteste de l’étroitesse du champ de vision où se complaisent désormais certaines institutions juives.

Elle traduit hélas la dérive droitière d’une très large partie des institutions communautaires à laquelle on assiste depuis des années : alors que les juifs de France installés dans un pays où vit une très importante communauté musulmane pourraient être les têtes de pont d’un dialogue intercommunautaire, ils choisissent l’enfermement et le repli sur soi. L’exemple de l’intervention de Richard Prasquier est saisissant : un accord entre deux formations politiques où, j’en suis convaincu, la question d’Israël n’a pas joué le moindre rôle, devient le seul prisme de lecture. C’est simplement consternant.

Au-delà, elle donne à penser sur l’évolution d’une communauté - ou du moins de ses représentants - dont l’histoire en France fut celle d’une participation large et enthousiaste à la vie nationale dans tous ses domaines et qui semble désormais vouée à mettre cette nation sous tension. On aimerait voir un Crif œuvrer pour la compréhension et contre la violence. Qui peut penser un instant sérieusement que ces circonscriptions liées à des équilibres politiques aient été abandonnées par le Parti socialiste en raison de la religion des députés ? Pour qui connaît le fonctionnement du Parti socialiste, c’est particulièrement risible. Le Crif semble dire que les juifs de France sont élus pour apporter leur bagage communautaire et défendre Israël. Ceux qui se sont engagés au service de la France l’ont toujours fait pour défendre des valeurs communes aux Français et chères à la République. Ubu devient roi : le Crif raisonne en miroir avec les antisémites. Dépêchons-nous d’arrêter ces dangereuses dérives.
LESISRAELIENS
FAVORABLES
ALAPEINEDEMORT

Source :lanewsletter de Guysen
International News diffsusée
le 29 novembre 2011



70% des Israéliens
pour la peine de mort
pour les assassins de la famille Fogel



Selon un sondage réalisé par l'institut Pirsoumei Israël, 70% de l'opinion publique se prononce en faveur de la peine de mort pour les assassins de la famille Fogel d'Itamar. 20% s'y sont dits opposés, et 9,8% sans opinion. L'enquête a été menée auprès de 20 521 habitants de tout Israël, issus de tous les secteurs de la population.

lundi, novembre 28, 2011

TROIS
PERSONNALITES
QUIONTMARQUE
LAVIEJUIVEENFRANCE
VIENNENTDEDECEDER

Source : la newsletter du C.R. I. F.
diffusée le 28 novembre 2011



Une génération qui part



Ils se connaissaient tous les trois, avaient longtemps milité ensemble pour une certaine idée du judaïsme et de l’Homme.

Ils nous ont quittés ce week-end.

Henry Bulawko, Roger Ascot et David Susskind viennent de disparaitre. Ils avaient connu le judaïsme d’avant guerre, traversé la Shoah et participé à la reconstruction de leurs communautés.

Né le 25 novembre 1918 à Lida, alors située en Lituanie, Henry Bulawko, dont le père était rabbin, était arrivé à Paris en 1925 avec sa famille. Très tôt, il adhéra du mouvement de jeunesse Hachomer Hatsair. Dès le début de la guerre, il fit partie du comité Amelot, qui venait en aide aux Juifs menacés. Arrêté en novembre 1942, il fut interné à Beaune-la-Rolande, puis Drancy, avant d’être déporté par le convoi 57 à Auschwitz. Il réussit à survivre à cette épreuve effroyable. En 1945, il retrouva Paris. Il s’engagea dans une action soutenue pour rebâtir la communauté juive et témoigner. Président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz, président de l’Hachomer Hatsair, fondateur du Cercle Bernard Lazare, conférencier, journaliste, écrivain, Henry Bulawko était devenu une figure incontournable du judaïsme français. Leader du CRIF, il présida pendant de très nombreuses années la commission du souvenir du CRIF, qui organise des commémorations de la Shoah. Il accéda à la vice-présidence du CRIF avant d’être nommé vice-président honoraire à vie.

Roger Ascot, né en 1928 à Paris, s’etait caché avec sa famille dans le sud de la France pendant la guerre. De retour à Paris à la libération, après avoir fait de nombreux métiers, il travailla pour l’Alyat Hanoar. Il commença une carrière de journaliste, dirigea AMI, la Terre Retrouvée et l’Arche. Pilier du FSJU, il était l’auteur de nombreux livres. Secrétaire général d’Avoda France, proche de Shimon Peres, il participa à la prise de conscience politique de la communauté juive de France et mena de pair sa fonction de journaliste romancier et son action militante.

Né à Anvers en 1925, David Susskind avait fondé en 1959 le Centre culturel et sportif juif de Bruxelles qui allait devenir le CCLJ, le Centre communautaire et laïc juif. Réfugié en Suisse pendant le Seconde guerre mondiale, il organisa au début des années 70 Bruxelles I et Bruxelles II, deux conférences qui marquèrent le début de la mobilisation de l’opinion publique pour les Juifs d’URSS. David Susskind contribua à la mise sur pied du CCOJB, le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique. Il avait aussi fondé Israël-Palestine, une association en faveur de la création d’un Etat palestinien.

Avec la disparition d’Henry Bulawko, Roger Ascot et David Susskind, c’est une génération qui part. Des militants profondément engagés, des hommes de conviction qui ont milité pour les Juifs et Israël, faisant passer avant tout l’intérêt de la communauté.

Le CRIF présente ses condoléances attristées à leurs familles et leurs proches.

Haim Musicant
ANTISEMITISME
RACISME
LEPARTISOCIALISTE
PRISAUPIEGE
DESSIEGES

Source : lepost.fr en ligne
le 28 novembre 2011


Les candidats issus de la diversité
embarrassent le Parti Socialiste
dans le Rhône




Au Parti Socialiste, les esprits commencent à sérieusement s’échauffer à l’approche des élections législatives. Après l’attaque brutale de Gérard Collomb à l’encontre de Philippe Meirieu, affublé du sobriquet de « khmer vert » et accusé de pratiquer un certain « terrorisme intellectuel » dans l’agglomération lyonnaise, la lettre adressée par Lotfi Ben Khelifa (élu PS et adjoint à la mairie de Vénissieux) à la fédération du Rhône du Parti Socialiste et notamment à son premier secrétaire, Jacky Darne, risque de mettre le feu aux poudres. Selon l’élu PS de Vénissieux, lors du conseil fédéral du 9 novembre dernier, des « propos indignes » furent échangés entre la « principale collaboratrice » de Jacky Darne et une élue de St Fons membre de la direction fédérale. Lors d’un débat entre ces deux socialistes sur la réservation de circonscriptions à des élus issus de la diversité lors des prochaines élections législatives, Lotfi Ben Khelifa affirme les avoir entendu dire : « Tu ne vas pas nous faire ton arabe de service » et « Y’en a marre des communautés à qui ont doit réserver des places ».
PARTENARIAT
HAMAS-FATAH
LARUSSIE,AMIED'ISRAËL
SEREJOUIT

Source : la newsletter de Guysen
International News diffusée
le 28 novembre 2011


Le président russe applaudit
la réconciliation
entre le Hamas et le Fatah



Le président russe Dmitri Medvedev a salué l'accord de réconciliation conclu entre le Fatah et le Hamas et applaudi les efforts pour atteindre un Etat palestinien, dans une lettre officielle adressée dimanche au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas
ANTISEMITISME
AUPS
BROUILLARD
ENTRELAVILLEDEPARIS
ETLECRIF

Source : la newsletter de Guysen
International News diffusée
le 28 novembre 2011



Députés juifs PS évincés à Paris :
Delanoë réfute la thèse du Crif



Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a évoqué ce soir l'accord de mandature conclu entre les socialistes et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Paris. Accord qui a enclenché une polémique au sein de la communauté juive. "Je conteste cette décision, étant opposé par principe aux parachutages, mais l'interprétation sur l'identité des députés évincés est erronée", a-t-il affirmé dans un point de presse à Tel-Aviv. En effet le président Crif, Richard Prasquier, a publié le 17 novembre un texte dans lequel il mettait en avant l'identité juive des députés socialistes concernés.
DENOMBREUX
LIBANAIS
PRENNENT
LEURDISTANCE
AVECLEHEZBOLLAH
Source : la newsletter d' Israël
International News diffusée
le 28 novembre 2011


Importante manifestation
au Liban
contre
le régime syrien et le Hezbollah


Des dizaines de milliers de partisans de l'opposition pro-occidentale au Liban ont manifesté dimanche à Tripoli, bastion sunnite dans le nord du pays, pour dénoncer le régime syrien et son allié chiite libanais, le Hezbollah.

dimanche, novembre 27, 2011

LEMECENAT
JUIF
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FRANK ALMEIDA


Franck Alméida est un observateur attentif du monde des Arts, des Arts Plastiques en particulier. Observateur attentif et précieux, mais aussi un passionné vibrant pour ce paradis céleste de la créativité, où l'imagination est reine.

Pour son premier article qu'il propose à la publication sur Diasporablog, Frank d'Alméida nous fait découvrir une part méconnue de cette Histoire des relations de proximité qui a toujours relié les mécènes juifs aux créateurs, artistes-peintres, sculpteurs.

Bernard Koch


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Henri Matisse est remarqué par Roger Marx (Critique d’Art) à l’occasion du Salon des Indépendants en 1903. Roger Marx préface la première exposition personnelle d’Henri Matisse en 1904, cependant en 1905, Roger Marx ne soutiendra pas le « Fauvisme » trop avant-gardiste de Matisse, il faudra attendre 1911 pour qu’il le reconnaisse.

En 1905 la famille Stein est enhousisamée par mouvement d’avant-garde présenté par Matisse. Léo Stein achète « La Femme au chapeau », la qualifiant de hors normes contrairement au public la jugeant scandaleuse.

Léo (frère) , Gertrude (Sœur), Michael (frère aîné) et Sarah Stein (son épouse) sont issuS d’une famille juive bavaroise dont le grand-père émigra aux Etats-Unis vers les années 1840. Leurs père, Daniel, dirigeait une entreprise de tramways à San Francisco.

LEs quatre membres de cette famille « Stein » d’expatriés américains installés à Paris depuis 1902, rassemble l’une des collections d’art moderne les plus étonnantes
. Les Stein sont les premiers acheteurs de Matisse.

« La Femme au chapeau » reste symbolique dans la famille, ils la posséderont chacun à leur tour. Michael (frère de Léo) et Sarah (son épouse) s’impliquent d’avantage dans le mécénat d’Henri Matisse : Sarah Stein, issue d'une famille juive cosmopolite plus proche de la bohême artistique que de la grande bourgeoisie américaine réunit les samedis soirs à son domicile (58, rue Madame – 75006 Paris) un public d’intellectuels pour disserter sur le génie de Matisse. Ces soirées ont contribué à l’émulation du peintre.

Envers le personnage Matisse, Sarah Stein éprouve les samedis soirs une réelle dévotion.( pas les autres jours ?elle ne l'adore que le samedii ?) Les Sarah-Stein.jpgMatisses et les Stein se lient d’amitié, leurs enfants se côtoient. Vers 1907, la collection des Stein s’organise autour de Matisse, avec des toiles achetées directement à l’artiste, comme « Le Luxe ou le Madras rouge ou, en janvier 1912, Intérieur aux Aubergines.
Sarah facilite la rencontre entre Edward Steichen (1879-1973) et Henri Matisse au début de 1907 ; grâce à cette rencontre, Henri Matisse aura ses premières expositions aux Etats-Unis. De Greta Garbo à Winston Churchill, en passant par Matisse et Richard Strauss, la liste des célébrités photographiée par Edward Steichen (né au Luxembourg – naturalisé américain en 1900) est longue.
En 1908, Sarah encourage Matisse à ouvrir une Académie (rue de Sèvres- Paris). Le peintre donne des cours à Sarah, Hans Purrmann, Max Weber et Annette Rosenshine. A l’Académie Matisse, Sarah Stein prend des notes en reprenant mot pour mot les mots ( note mot pour mot) du Maître Matisse : « Pour peindre, commencez par regarder longuement et attentivement votre modèle ou sujet et décidez de votre schéma général, des coloris. Ceci doit prévaloir ».

Michael-Stein.jpgA part l’atelier d’Henri Matisse et l’appartement de Michael et Sarah Stein, il n'’existe pas d’autres lieux pour contempler ces nouvelles œuvres.
Quoique non religieux, les Stein tenaient à leur identité juive ce qui ajoutait à leur séduction( ? ) mais provoquait souvent des critiques d’ordre antisémites.

En 1910, Matisse expose ses œuvres à la Galerie Bernheim-Jeune à Paris ; avec lequel il est sous contrat (1909-1926). Après 1926 la société Gaston Bernheim – Jeune continuera à promouvoir les œuvres d’Henri Matisse en les exposant ou en les faisant figurer sur son catalogue.

En 1913, une place importante a été réservée au travail de Matisse dans l’Armory Show à New York.
Au fil des années l’Artiste -Peintre entame une carrière internationale. Au début des années 30, une grande rétrospective est organisée au Musée d’Art Moderne de New York.
En 1936, l’artiste exposera dans la plupart des villes d’Europe notamment dans la Galerie Paul Rosenberg à Paris. En 1939, l’Art de Matisse est condamné par les nazis comme « dégénéré ».
En 1938, Michael Stein (époux de Sarah Stein) décède à l’âge de 73 ans d’un cancer.

Au moment de l’invasion allemande en 1940, Henri Matisse se réfugie en zone libre. En 1943, l’artiste s’installe dans la Villa Le Rêve, à Vence. Monsieur Matisse réalise des lithographies relatives à l’illustration des « Fleurs du Mal » de Baudelaire. Madame Matisse et sa fille Allan-Stein.jpgMarguerite sont arrêtés par la Gestapo pour faits de résistance. Madame Matisse est restée six mois en prison tandis que sa fille a été torturée et condamnée à la déportation d’où elle s’échappera en se cachant dans la forêt des Vosges. Face au nazisme, Michael et Sarah Stein quittent la France pour les Etats-Unis en 1935, ils résident à Palo Alto en Californie.

Gertrude Stein (sœur de Michael et de Léo) décède le 27 juillet 1946 à Neully-sur-Seine et repose au Père Lachaise. Le 27 juillet 1947, Léo Stein décède à l’âge de 75 ans d’un cancer.

En 1946, Henri Matisse est Commandant de la Légion d’Honneur et le Musée Matisse est inauguré en 1952 au Cateau – Cambrésis.

Peu avant la mort de Sarah Stein le 15 septembre 1953 à San Francisco (83 ans), une amie de Sarah venant de chez Henri Matisse lui rapporte un livre dédicacé : « A ma Sarah Stein, qui m’a souvent soutenu dans mes faiblesses ». Matisse décède d’une crise cardiaque le 3 novembre 1954. Il repose à Cimiez.
Depuis son retour en 1935 aux Etats-Unis, jusqu’à sa mort, Sarah Stein n’a pas cessé d’évoquer les œuvres d’Henri Matisse et de les faire partager ( connaître ? ) à diverses institutions américaines ainsi qu’à ses proches : son petit fils Daniel Michael Stein décédé en 2008Sarah Stein reste et restera pour l’artiste Henri Matisse et l’ensemble de la Famille Matisse la sensible mécène au sens le plus noble du terme. Le petit-fils d’Henri Matisse : Claude Duthuit remarquait récemment que « sans les Russes et les Américains, son grand père serait mort de faim ».

Remarques relatives à la Période de la Grande Guerre : ( Nous remarquons qu’)
à la suite de la Première Guerre Mondiale, (que ))les tableaux prêtés par Michael et Sarah Stein en juillet 1914 pour une exposition à Berlin seront confisqués et vendus. Tout donne lieu à penser que la même situation s’est produite pour la Collection d’œuvres offertes par le Baron Alphonse de Rothschild au Musée Quentin de la Tour à Saint-Quentin où il ne restait plus qu’une seule œuvre au lendemain de la Grande Guerre.
Remarques sur la Période du Nazisme & au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale :
1°) Michael Stein et son épouse Sarah Stein (Mécène, Confidente et Elève du Peintre Matisse) , quittent définitivement la France en 1935 pour les Etats-Unis à cause du nazisme.

2°) L’art Matisse est condamné par les Nazis comme étant “Dégénéré” en 1939.

3°) En 1940 Henri Matisse quitte Paris pour se réfugier en Zone Libre.

4°) En 1943, pour faits de Résistance, Madame Matisse sera en prison pendant 6 mois quant à sa fille, Marguerite,elle sera torturée et conduite à un camp de concentration d'où elle s'échappera en se cachant dans la forêt des Vosges.

5°) A la Libération de Paris (aout 1944) Gertrude Stein (Sœur de Michael Stein) retrouve son appartement de la rue Christine intact, les tableaux n’ont pas bougé grâce à( ? ) Bernard Faÿ, qui a collaboré avec les Nazis pendant l’occupation.

6°) Le 26 mars 1945, le Général américain O.N. Solbert de la Brigade aérienne remercie Gertrude Stein pour son soutien culturel à l’égard des pays alliés depuis l’occupation allemande.
Franck d’Almeida
Novembre 2011-11-02



Source :
Catalogue de l’aventure des Stein
Matisse, Cézanne, Picasso…
Editions de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais 2011.
Président de la Rmn- Grand Palais : Mr Jean-Claude Cluzel
Auteurs :
1-Janet Bishop
Conservateur chargé des peintures et sculptures assistée de Carrie Pilto et Kate Mendilo – Musée d’Art Moderne de San Francisco.
2- Cecile Debray
Conservateur au musée national d’Art moderne, Centre Pompidou, Paris.
- 3-Rebecca Rabinow
- Curator, Nineteenth-Century, Modern and Contempory Art
- The Metropolitan Museum of Art, New York.
- 4-Gary Tinterow
Engelhard Chairman, Nineteenth Century, Modern, and Contempory Art –The Metropolitan Museum of Modern, New York.
5-Isabelle Alfandry
Professeur de littérature américaine – Université Paris-Est
6-Emily Braun
Distinguished Professor – Hunter College and the Graduate Center, City University of New York.
7-Edward Burns
Professeur d’Anglais – Université William Patterson du New Jersey.
8-Claudine Grammont
Chercheur indépendant en histoire de l’art.
9- Hélène Klein
Conservateur en chef, professeur d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre,Paris.
10-Martha Lucy
Curator, La Fondation Barnes, Merion, Pennsylvanie.
11-Kate Mendilo
Curatorial Project Manager –Musée d’Art Moderne de San Francisco.
12-Robert Mc D. Parker
Independant Scholar
13-Carrie Pilto
Project Assistant Curator – Musée d’Art Moderne de San Francisco.




2 Œuvres d’Henri Matisse


Un dessin d’Henri Matisse se trouve à la réserve du Musée Antoine Lécuyer à Saint-Quentin (Aisne), « Mademoiselle Rudenko », 1939, don de l’artiste en 1952.
David David Weill (1871-1952), Président fondateur, depuis 1927, de la Société des amis du musée de la Tour dont le peintre Henri Matisse a fait ses débuts dans la peinture en 1889, David David Weill collabora largement à la renaissance du musée Antoine Lécuyer. Aussi dans l’Ex-collection de David Weill (1900-1975- fils de David David Weill), nous trouvons une lithographie d’Henri Matisse « Les Yeux noirs » de 1914, vendue en 1971.
Afin de montrer l’amitiés entre l’artiste Henri Matisse et la Famille Stein, je vous présente quatre œuvres représentant « La Femme au Chapeau », le portrait de Allan Stein (fils lde Michael et de Sarah Stein), le portrait de Michael Stein et de Sarah (son épouse) qui fut à la fois l’élève, la confidente, et la mécène d’Henri Matisse.

Par Franck d’Almeida
Novembre 2011-11-03




Source :
Catalogue de l’Aventure des Stein - Editions de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais 2011.
Président de la Rmn- Grand Palais : Mr Jean-Claude Cluzel.


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http://www.veroniquechemla.info/2011/11/demain-les-juifs-de-france.html
ISRAËL
DESFALLACHAS
ENCOLERE

Source : la newsletter de Guysen
International News diffusée
le 27 novembre 2011



Jérusalem :
manifestation de juifs éthiopiens


A Jérusalem, une manifestation a réuni plusieurs centaines de juifs d'Ethiopie devant le ministère de l'Intégration. Ils demandent l'augmentation du nombre de personnes juives autorisées à immigrer en Israël et l'ouverture de nouveaux centres d'intégration.
LIGUEARABE
SYRIE
LEPOINTDE
NONRETOUR

Source : la newsletter de Guysen
International
News diffusée
le 26 novembre 2011



Les Arabes vont interdire
de territoire les dirigeants syriens


Les pays de la Ligue arabe envisagent d'interdire leur territoire aux principaux dirigeants syriens dans le cadre des nouvelles sanctions visant à mettre fin à la répression menée par le gouvernement du président Bachar al Assad

samedi, novembre 26, 2011

ISRAËL
LEBONHEUREST
DANSLAPAIX
Source :le site de Christian Brunier
sur tdg.ch en ligne le 26 novembre 2011




Quelques jours de bonheur
en Israël …



Voici quelques souvenirs après 5 jours passés en Israël ...

Photo : Christian Brunier

Le drapeau israélien flottant fraternellement à côté d'une Mosquée ... C'est ainsi que j'aime Israël.






Nous avons du retard. L'avion a été obligé de passer par le sud de la Grèce, ce pays organisant de grandes manœuvres en mer et ayant fermé une partie de ses espaces aériens. La Grèce est au bord de la faillite et cherche des économies. S'amuser à la guerre coûte hyper cher. Voici une idée pour dépenser moins et mieux !

Direction Jérusalem. Étymologiquement, Yeru signifie la demeure et ShLM, qui a donné les mots de salaam en arabe et shalom en hébreu, est une racine terminologique qualifiant le mot « paix ». Jérusalem est donc la demeure de la paix, cité sacrée de toutes les religions du Livre, juive, chrétienne et musulmane.

Sur la route, nous longeons parfois le mur, monté par Israël, autour des territoires palestiniens. La honte ! J'ai l'impression de revivre ce que j'avais ressenti face aux miradors et immenses barrières électrifiées qui séparaient l'Allemagne en deux. Aucun peuple ne mérite de vivre emmuré. Les êtres humains ont besoin de liberté.

Le chauffeur de notre navette, tout en conduisant, lis, écris, téléphone, réponds à la radio, se retourne pour discuter. J'ai vachement la trouille. Une Suisse allemande, habituée des voyages en Israël, me rassure : « Ne craigniez rien, ils font tous ça dans ce pays. C'est lorsqu'ils regardent la route, qu'il faut commencer à s'inquiéter. » Vu la dispersion du pilote, je ne suis pas prêt de m'inquiéter, alors.

Le guide « Cartoville de Gallimard » affirme que le restaurant Lina, sis 42 El-Khanqa prépare « selon l'intelligentsia locale, tout simplement le meilleur houmous de la Vieille-Ville ! » Nous testons sans ne plus attendre. L'opération est concluante.

Nous contemplons trois mille ans en quelques regards. Le chant du muezzin se mêle aux bénédictions des rabbins et au son des cloches des églises chrétiennes. Je repense aux paroles de sagesse du dirigeant socialiste Yitzhak Rabin : « Les 3'000 ans de Jérusalem sont pour nous, maintenant et éternellement, un message de tolérance entre les religions, d'amour entre les peuples et d'entente entre les nations. »

Visitons le Saint-Sépulcre, site supposé de la crucifixion et l'ensevelissement de Jésus, inspirateur des thèses sociales, solidaires et donc socialistes.

Admirons la Mosquée d'Omar. Ce monument au cœur de Jérusalem, sur la route du Saint-Sépulcre, est caractérisé par un minaret carré. Cet édifice est symbole de tolérance. Construite par Al-Afdhal Nur ad-Din Ali, le fils de Saladin, elle commémore la prise de la ville, en 638, par le calife arabe Omar (Omar ibn al-Khattâb). Celui-ci, ami de Mahomet, s'engagea à respecter les lieux de culte chrétien et les maisons de ces croyants. C'est lui qui déclarait : « La paix des musulmans est préférable à de nombreux butins. »

Humour juif : Pourquoi la future mariée va au Kotel avant de se marier ? Pour s'habituer à parler à un mur !

Nous allons dîner dans un resto réputé de la ville : le Adom. Situé au 31 Jaffa Str., il se trouve au fond d'une ruelle étroite, remplie de bistrots aux terrasses débordantes, à la vie trépidante. Pour l'apéro, ce sera un Chardonnay du Golan : un Gamla. En entrée, nous mangeons une salade aussi originale que savoureuse. Dans sa composition, nous reconnaissons une sorte de roquette, des lamelles de fromage, des endives, des raisins et des pommes. Un filet de bœuf tendre prend le relai. Finalement, une pavlova clôt le festin. Ne vivant qu'une seule fois, nous commandons le meilleur vin rouge israélien : un Castel, produit à proximité de la capitale israélienne. On dit ici que ce pinard est le résultat d'un savant mélange entre l'humain, la terre et le climat. Et le raisin ?

Yad Vashem, « un monument et un nom ». Nous passons une bonne partie de ce jour dans ce lieu de mémoire des victimes de l'Holocauste. Ce musée et ses mémoriaux sont en outre un appel touchant contre le nazisme, idéologie raciste et violente. La laideur humaine n'avait jamais atteint le point culminant de l'ignominie. Hitler et ses sbires ont plongé l'humanité dans les ténèbres. Que cette apogée de la haine nous apprenne à jamais replonger dans ce système génocidaire. Les enseignements à tirer de cette folie ont vocation à nous encourager à promouvoir un monde fraternel, ouvert et solidaire. Se souvenir du passé pour se forger un avenir radieux ...

Dans le parc, de ce lieu bouleversant, figurent 23'000 noms sur des plaques. Elles commémorent les Justes, celles et ceux qui, au péril de leur vie, ont sauvé des Juives et des Juifs du massacre. Ces actes de courage sont des exemples. Pas de compromission. Pas de collaboration avec les tenants de l'horreur. Le message d'André Trocmé résonne : « Nous ne savons pas qui est Juif. Nous ne connaissons que des êtres humains. »

Nous étions venus en taxi dans ce site, un peu à l'extérieur de Jérusalem. Nous repartons en minibus, puis en tram. Le tram est gratuit pour motiver les habitant-e-s à prendre ce nouveau mode de transport écologique.



Nous déjeunons très tardivement dans un bistrot arabe de la vieille-ville : Abu Shukri, situé à El-Waid Street, dans le souk, à proximité de l'esplanade des mosquées. Nous adorons nous promener dans les souks. Ces lieux fourmillent de couleurs, de vie, d'odeurs, de chaleur humaine, de musique et d'exotisme.



En entrant dans le quartier musulman, des multiples parfums remplissent mes larges narines. Ces odeurs divinement suaves caractérisent la culture arabe. Malek Chebel dans son « Dictionnaire amoureux de l'Islam » décrivait ces parfums orientaux : « Tel est le bon plaisir de l'autre. (...) Tantôt il fascine, tantôt il déroute. Il pacifie les cœurs, abolit la distance, favorise la rencontre. »



Eblouis par la vision de la Mosquée Al-Aqsa, la seconde Mosquée construite sur terre, au VIIème siècle. Ce bâtiment d'exception se trouve sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, ce troisième lieu saint de l'Islam avec La Mecque et Médine. Cette Mosquée peut accueillir près de 5'000 fidèles pour la prière. L'ensemble du site peut recevoir près de 400'000 personnes. Allah a dit : « Gloire et Pureté à celui qui de nuit, fit voyager son serviteur Mahomet, de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa, dont nous avons béni l'alentour afin de lui faire voir certaines de nos merveilles. » D'accord avec lui. Ces merveilles sont époustouflantes.



Nous escaladons le Mont Sion. Nous visitons le tombeau du Roi David. David - Da'woud en arabe - apparaît dans toutes les religions du Livre. Deuxième Roi d'Israël, papa de Salomon, c'est, dans le Coran, que je le trouve le plus sympathique. Prophète de l'Islam, Allah lui accorde la sagesse. Il incarne le sens de la justice. Le Coran souligne ses dons pour la musique et la chanson. La beauté de sa voix attirait les animaux, surtout les oiseaux qui lui répondaient. Dans la Sourate 27, Verset 16, Salomon hérita de David et dit : « Ô hommes ! On nous a appris le langage des oiseaux. Et on nous a donnée part de toutes choses. C'est là vraiment la grâce évidente. » Allah enseigne à David le secret de la fabrication des cottes de mailles afin que les êtres humains se protègent de la violence.

Nous croisons énormément de religieux intégristes, qu'ils soient juifs, chrétiens ou musulmans. Ce phénomène extrémiste fait peur. Inversement, toutes les religions cohabitent pacifiquement dans la vieille-ville de Jérusalem, ce qui est réjouissant et un modèle de vie a propagé. Pour l'instant, le plus fondamentaliste était un prêtre catho qui nous a demandé de décroiser les jambes sur un banc du Saint-Sépulcre. N'acceptant pas la connerie et le diktat, nous nous sommes barrés.

Je téléphone à mes parents pour les rassurer un peu. Ils pensent qu'Israël vit en état de guerre. Je parle à mon papa des excellents pinards locaux. Visiblement, à entendre mes discours œnologiques, il nous considère comme sauvés.

Dînons à la Taverne Arménienne. Assiette de dégustation au programme. Kibbeh (boulettes de viandes), sujuk (saucisses) et d'autres spécialités d'Arménie assurent le spectacle, aux saveurs multiples. Le cadre est détonnant. Dans une salle voûtée, nous retrouvons de nombreux lustres, des céramiques, du mobilier arménien, des cuivres, des miroirs nacrés, et un tas d'autres décorations. Nous apprécions un Sauvignon et un Merlot. Je bois ma première bière palestinienne du voyage. Le service est cordial. Pour terminer, place au dessert : un Baklava, une assiette de feuilletés de pâte de filo et de noix imbibée de miel.

Le p'tit déj à peine avalé, nous montons au Mont des Oliviers. L'olivier est symbole de paix. Notre périple démarre à la Mosquée de l'Ascension. C'est ici que J.-C. (non pas Jean-Claude, ni Jacques Chirac, mais Jésus-Christ) s'éleva au 7ème Ciel. Au sol, figure l'empreinte de Jésus, avant de décoller.

Nous marchons dans la direction de l'Eglise Pater Noster. Jésus y fréquentait une caverne, il a raison les caves sont toujours conviviales, et le parc couvert d'oliviers. Il y méditait pour améliorer le sort de l'humanité. C'est là qu'il enseignait la bonne parole à ses disciples. Les guides du coin pourraient s'en inspirer pour devenir plus respectueux envers leurs congénères.

Dans l'oliveraie, peu fréquentée, le panorama est magistral, notamment sut le Mont du Temple (Haram el-Sharif) et le reste de la vieille-ville de Jérusalem. Nous ressentons quiétude, loin des foules de visiteur-euse-s hystériques, et bien-être.

Après des crochets à la Chapelle Dominus Flevit, à l'Eglise orthodoxe Sainte-Marie-Madeleine, nous visitons l'Eglise de Toutes-les-Nations, construite sur le rocher de Gethsémani. Jésus fut arrêté ici à cause de ses idées subversives. Déjà à l'époque, on n'appréciait pas trop les rebelles dans la région. Descente dans le Tombeau de la Vierge. Ça faisait longtemps que je n'en n'avais plus vue une. Nous arrivons à la grotte de Gethsémani, un repaire où Jésus allait traîner avec ses potes pour développer ses idées humanistes.

Remontons vers la vieille-ville. Nous faisons une halte au Musée archéologique Rockfeller, très vieillot. Seul intérêt : prendre un peu de soleil - éclaircie salutaire dans cette journée assez pluvieuse - au bord du bassin de la magnifique cour intérieure de type islamique, avec les chants mélodieux des muezzins voisins.

Déjeunons au El-Nasser Restaurant, sis 55 Souk khan el-Zeit. Dans une belle salle voûtée, nous dévorons des falafels. Ce bistrot, très hospitalier, est aussi réputé pour son shwarma, version locale du donner kebab à la viande de dinde.

Golda Meir, Première Ministre d'Israël socialiste, de 1969, l'année érotique (ce qui ne lui ressemble pas vraiment), à 1974, était une femme autoritaire, mais, paradoxalement, avec un sacré don pour l'humour juif. Surnommée, la grand-mère d'Israël, les jeux de mots et les traits d'esprit ont rempli sa longue vie de militantisme et de politique. Un jour, elle fit pression sur le Secrétaire d'Etat des USA, Henry Kissinger, pour qu'Israël devienne une priorité majeure de la politique étrangère américaine. Irrité, le patron de la diplomatie des Etats-Unis riposta et lui adressa une réponse, dont la conclusion était : « Je dois vous informer que je suis d'abord citoyen américain. Puis, Secrétaire d'Etat. Enfin, Juif. » Dans un style concis, la dirigeante israélienne lui balança : « En Israël, nous lisons de droite à gauche. »

Le saviez-vous ? Un Israélien sur quatre vit au-dessous du seuil de pauvreté. Chez les gosses c'est un sur trois. Le constat ne vient pas de l'OLP, mais de la Sécurité sociale israélienne, dans un rapport publié il y a quelques jours. En diminuant le budget militaire, des moyens colossaux seraient disponibles pour investir dans le social. Moins de haine, davantage de solidarité. Voici un beau programme !

La pluie occupant toujours le territoire - c'est une manie en Israël - nous dînons à l'hôtel. Situé au sommet du bâtiment, le resto offre une vision panoramique sur le vieux Jérusalem. La spécialité du bistrot est le plateau de fromages, avec de bons vins. Nous validons ce choix. Le chef, un Israélien formé à Lyon, nous livre un opulent plateau, recouvert de 10 fromages servis généreusement, de petits légumes frais, de lamelles de fruits et de confitures de figues et d'oignons marinés dans le vin. La présentation est à la hauteur de la qualité des frometons. Notre sélection viticole se porte sur un cru local, le Pelter trio, composé harmonieusement de Cabernet, de Merlot et de Cabernet franc. Il est l'heure de finir la soirée avec un whisky, digne de ce nom : un Jameson.

Nous allons sur l'esplanade des Mosquées, ce « Noble Sanctuaire ». Pour l'atteindre, nous passons, en haut des escaliers, le Qanatir ; des arcades dont plusieurs chapiteaux proviennent de l'ère romaine. Ce lieu est déroutant de beauté. Le Dôme des rochers, Qubbat es-Sakhrah, avec sa coupole dorée, domine Jérusalem, par sa hauteur et son éclat. Sur ce grand espace, nous retrouvons une série d'édifices musulmans, tous aussi spectaculaires que le monument voisin. Le Dôme de la connaissance, un institut d'enseignement et de recherches scientifiques coraniques ; le Musée d'Art islamique ; le Dôme du Prophète ; le Dôme de la Chaîne ; la Madrasa El-Omariyya, une école coranique ; la Madrasa El-Isardiyya ; la Madrasa El-Malekiyya ; Bab El-Rahma, la Porte d'Orée ; Sabil de Qaitbey, l'ancienne fontaine publique possédant un dôme sculpté sans équivalent ; la Mosquée blanche ; et naturellement la Mosquée El-Aqsa ; sont quelques-uns de ces hauts lieux ornant cette grande place.

Humour juif : C'est l'histoire d'un Israélien qui rencontre un autre Arabe ...

Nous reprenons la route, en taxi, en direction de Tel-Aviv, la cité bouillonnante de vie en Israël. Sur la route, à proximité de Ramallah, nous revoyons les barrières emprisonnant les Palestiniens. Je suis révolté. La vision de cet enfermement m'arrache les tripes. Pourquoi, ces deux peuples n'arrivent-ils pas à vivre en paix, comme au centre de Jérusalem ?

La France de Sarkozy vote pour l'adhésion de la Palestine à l'Unesco. Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy reçoit Ronald S.Lauder, le Président du Congrès juif mondial, et dit bien comprendre la question du destin de Jérusalem « capitale éternelle d'Israël et du peuple juif. » C'est oublié son discours de juin 2008 : « Il ne peut y avoir de paix sans reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats. » Ce n'est pas une ligne politique. C'est un vrai Shalom spécial.

Au terme, de quatre jours merveilleux de vacances - malgré un temps pourri pour la région -, et de découverte de lieux chargés d'histoire, l'heure du retour au bercail a sonné. Le soleil accompagne notre retour à Genève. T'aurais pu sortir ton pif plus tôt.



« Aujourd'hui, je suis venu portant un rameau d'olivier et un fusil de combattant de la liberté. Ne laissez pas le rameau d'olivier tomber de ma main. »
Yasser Arafat
LAFAMILLE
DEDANIELEMITTERAND
ASAUVEDESJUIFS
DURANTLASECONDE
GUERREMONDIALE

Source : israelvalley.com en ligne
le 26 novembre 2011



VICHY ET L'OCCUPATION :

LES RAFLES DE JUIFS
DURANT LA GUERRE ONT ETE
INCRUSTES DANS LA MEMOIRE
DE DANIELLE MITTERRAND.
SES PARENTS ONT SAUVE
DES JUIFS.



Par Dan Assayah (Paris)


Yom HaShoah Les obsèques à Cluny (Saône-et-Loire) de Danielle Mitterrand, veuve de l’ancien président, décédée dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 87 ans, devaient débuter samedi à 13H30 dans le parc de la célèbre abbaye, en présence notamment de François Hollande.

La mort de Danielle Mitterrand n’a pas particulièrement marqué les esprits en Israël. Pourtant quelques journalistes israéliens ont revu sa biographie. Et là une partie de son histoire a marqué les esprits : ses parents ont bien sauvé des juifs. Cette partie importante de sa vie a été “effacée” surtout lorsqu’elle a milité bien plus tard pour la cause palestinienne.

Autre point de l’histoire personnelle de Danielle Mitterrand : l’un de ses fils, Jean-Christophe Mitterrand vécut deux ans en kibboutz du Nord d’Israël. Elle ne l’avait jamais découragé d’y séjourner.

Le Monde : “Je continuerai mon action jusqu’à ma mort” : promesse, conviction, évidence d’un destin, Danielle Mitterrand ne se trompait pas, en cette année 1992. La femme de l’ancien président de la République, qui s’est éteinte, mardi 22 novembre, à 87 ans, à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, venait alors de réchapper d’un attentat à la voiture piégée, en plein Kurdistan irakien. Sept personnes avaient été tuées et dix-sept autres blessées dans le convoi de la présidente de la fondation France-Libertés.

Tiers-mondiste, altermondialiste, Danielle Mitterrand s’est consacrée avec opiniâtreté aux causes qu’elle estimait justes. Une première alerte de santé, en septembre, ne l’avait pas empêchée de préparer le 25e anniversaire de sa fondation, le 21 octobre. “Il faut que j’écrive mon discours !”, répétait-elle, encore alitée.

(…) La première rencontre avec François Mitterrand ne la convainc guère, pourtant, dans cette brasserie parisienne où sa sœur Madeleine leur a donné rendez-vous, un soir d’avril 1944. La résistante, qui deviendra l’épouse de Roger Hanin et productrice de cinéma sous le nom de Christine Gouze-Rénal, lui a écrit quelques semaines auparavant : “J’ai un fiancé pour toi…”

Dans son réseau, Madeleine-Christine a fait la connaissance du “capitaine Morland”, autrement dit François Mitterrand. Du haut de ses 19 ans, Danielle Gouze explique ingénument à sa sœur : “C’est un homme. Moi ce que j’aime ce sont les garçons !” Mais la guerre, où l’on joue son identité et sa vie, ne se prête pas aux atermoiements. Cet homme-là, après s’être beaucoup cherché à Vichy, est maintenant recherché par la Gestapo.

En juin 1944, il se cache en Bourgogne “en compagnie d’une jolie fille dont les yeux de chat admirables restent fixés sur un au-delà dont j’ignore les bornes et les accidents”, écrit-il à une amie (Les Mitterrand, Robert Schneider, Perrin, 2011). Et elle, que sait-elle des bornes et des accidents de ce bourgeois de province, lettré, catholique, beau comme une médaille romaine ? Même pas son nom ! Elle croit toujours qu’il s’appelle Morland. Elle ignore qu’il vient de connaître une immense peine d’amour avec Marie-Louise Terrasse, la future speakerine Catherine Langeais. Danielle ne sait rien, non plus, du clan Mitterrand, cette fratrie serrée, solidaire, nombreuse, éclose dans un milieu éclairé, mais conservateur.

Ses parents, en revanche, Antoine et Renée Gouze, un couple d’enseignants de gauche, ont tout de suite mesuré la profondeur intellectuelle du jeune Charentais. Danielle, née le 29 octobre 1924 à Verdun, a déménagé, comme son frère et sa sœur aînés, au rythme des nominations de leur père. Ce directeur d’un collège de Villefranche-sur-Saône, franc-maçon au Grand-Orient, militant à la SFIO, a refusé d’établir la liste des enfants et des professeurs juifs de son établissement : Vichy l’a suspendu sans traitement.

“J’avais 16 ans. J’ai dû sortir de l’insouciance et mesurer ma capacité de révolte devant l’injustice, celle que subissaient ces enfants, celle que subissait mon père”, écrit-elle dans Le Monde en mai 1986. Le couple Gouze s’est réfugié dans la maison familiale de Cluny et vit en donnant des cours particuliers. Surtout, ils cachent Henri Frenay, chef du réseau Combat, et sa compagne Bertie Albrecht qui sera torturée par la Gestapo.

Mitterrand, très lié à Frenay, entre dans la famille Gouze plus que Danielle n’entre dans la sienne. Il n’y a pas meilleur brevet de Résistance que cette tribu-là. Le mariage a lieu à la mairie du VIe arrondissement de Paris, puis à l’église Saint-Séverin, le 28 octobre 1944."
ISRAËL
DANGEREUSE
MONTEE
DEL'EXTRÊME-DROITE

RELIGIEUSE
Source : yahoo.fr via Slate.fr en ligne
le 24 novembre 2011


..Les juifs orthodoxes menacent-ils
l'ambiance laïque à Tel Aviv ?
Par Slate.fr


Les laïcs de Tel Aviv s'inquiètent de plus en plus: selon eux, les ultra-orthodoxes envahissent les quartiers et menacent «l'ambiance laïque» de leur ville, rapporte le journal allemand TAZ. Pour empêcher que la ville «noircisse» (les orthodoxes sont vêtus de noir), quelques citadins ont alors créé le «Forum pour la protection de la mode de vie laïque». Partout dans le pays, l'association organise des manifestations.

Un des fondateurs est Ram Vromen, né 1969 à Tel Aviv. Dans le TAZ, il raconte qu'il regrette, entre autres, la disparition d'un ancien cinéma au profit d'une yechiva, un centre d'étude de la Torah. Pour Ram Vromen, c'est un des nombreux exemples de l'avancée des orthodoxes dans la ville. Une école pour filles orthodoxes, une école maternelle et une école talmudique auraient également vu le jour, écrit le quotidien. «Les orthodoxes poursuivent clairement un but: convertir les juifs laïcs», s'énerve Ram Vromen. Ils arrêteraient notamment les enfants qui sortent des écoles.

Les difficultés entre laïcs et ultra-orthodoxes font aussi débat dans les médias israéliens. Dans le quotidien Haaretz, les militants du forum soulignent qu'ils ne veulent pas une guerre de religion. «Nous lutterions avec la même force contre l'ouverture d'une discothèque dans une zone d'habitation», dit un membre de l'association.

L'influence croissante des ultra-orthodoxes se manifeste aussi par une ségrégation sexuelle renforcée, partout dans le pays. L'agence presse AP rapporte que ce phénomène progresse à grande vitesse à Jérusalem et apparaît également dans la région de Tel Aviv. Même si les juifs laïcs y sont «l'immense majorité, et (que) la vie ressemble à la plupart des villes occidentales». Ça pourrait bientôt changer. Le journal israélien Jerusalem Post explique qu'à cause d'un taux de natalité très élevé, la «proportion des Juifs ultra-orthodoxes dans la population nationale devrait passer de (...) Lire la suite sur Slate.fr
ISRAËL
DANGEREUSE
MONTEE
DEL'EXTRÊME
DROITERELIGIEUSE

Source : keweeper.com en ligne
le 25 novembre 2011



La démolition d'Israël
par ses juifs ultra-orthodoxes
*


Kerem Avraham est aujourd’hui l’un des quartiers de la ceinture haredi de Jérusalem-nord, un endroit où s’étalent des affiches dénonçant la télévision, internet, et les factions religieuses rivales; un lieu de vies entières consacrées à l’étude de la Torah pour les hommes et à d’innombrables grossesses pour les femmes; d’écoles qui prodiguent une bien modeste préparation pour gagner sa vie et aucune préparation du tout pour participer à la vie d’une société démocratique.

http://www.slate.fr/story/46561/israel-haredim-catastrophe-economique

vendredi, novembre 25, 2011

LEGISLATIVESAUMAROC
LAPAROLEAUX
INTERNAUTESMAROCAINS

Source : lefigaro.fr en ligne
le 25 novembre 2011



Maroc :
«Il faut que notre pays se sorte
de la tourmente»


TÉMOIGNAGES


Ce vendredi 25 novembre, des élections législatives anticipées ont lieu au Maroc. Le Figaro a souhaité donner la parole à des internautes sur place pour commenter la situation de leur pays. Qu’espèrent-ils de ce scrutin ? Comment voient-il leur avenir ? Plusieurs Marocains ont répondu à ces questions.

«Nous avons changé de partition, mais gardé le même orchestre»

Le 1er juillet 2011, le roi Mohammed VI renonçait, de sa propre décision, à une partie de ses prérogatives. Dans la nouvelle Constitution adoptée à plus de 90 %, la gestion du pays sera en bonne partie confiée à un premier ministre, nommé par le roi mais issu de la majorité parlementaire.

L’internaute Abderrahim est enseignant et milite au sein de la Confédération démocratique du travail. «Je vais voter ce vendredi pour mon parti, le Congrès national Ittihadi, afin de prendre part à la modernisation du Maroc. Les attentes des Marocains sont énormes, surtout en ce qui concerne le chômage, problème qui touche chaque famille du pays.»

«Je voterai pour le parti qui incarnera l’avenir, une modernité agissante et conciliante. Il faut que le Maroc se sorte de la tourmente qui secoue la région», nous explique l’internaute Jad. «Pour cela, il faudra des emplois stables dans le cadre d’une politique de développement durable, respecter l’environnement, et appliquer sans concession la nouvelle Constitution.» S’il n’indique pas son choix, Jad nous confie qu’il ne votera «pas pour le Parti de la justice et du développement (PJD)», parti d’obédience islamique.

Zizo lui, est étudiant en sociologie, il ne sait pas précisément pour qui il va voter. Il doute encore des suites de ces élections : «Le prochain gouvernement aura-t-il une vraie responsabilité envers le peuple marocain ? J’espère en tout cas qu’il prendra son mandat au sérieux et qu’il s’attèlera à améliorer la vie quotidienne des gens ; je pense notamment au secteur de la santé et à celui de l’éducation.»

Plus désabusé encore, l’internaute Youssoufi, chargé d’affaires au sein d’une banque de Casablanca, ne «nourrit aucune attente. Avec la nouvelle Constitution, nous avons changé la partition, mais nous avons gardé le même orchestre : ce sont toujours les mêmes qui se représentent !» Il votera donc «blanc». Bien sûr, Youssoufi espère tout de même des mesures fortes, telles que «redéfinir le rôle régalien de l’État, valoriser le travail et combattre l’économie de rente, enfin, donner au système éducatif les moyens dont il a besoin».

Responsable d’un bureau de vote, fonctionnaire, l’internaute Elhoucine ne va pas voter. Ce qui ne l’empêche pas d’appeler le futur gouvernement à «neutraliser la corruption dans les administrations, arrêter le gaspillage de l’argent public», et même «abolir le droit coutumier des privilèges».

«Le Mouvement du 20 février est voué à l’échec»

En accompagnant lui-même cette transition démocratique, le roi Mohammed VI a-t-il menacé son propre règne ? Le Mouvement du 20 février, du nom de ces milliers de jeunes descendus manifester dans les rues, a toujours manifesté son opposition à la réforme proposée par le roi.

Pour Youssoufi, le roi Mohammed VI est «plus que jamais légitime car il est le ciment et la fierté de la nation marocaine. Je pense en revanche que malheureusement, nous connaîtrons avec ce nouveau gouvernement un printemps arabe de la jeunesse à la mai 1968, et la nouvelle génération mettra à l’écart les dirigeants actuels.» Pour Jad, «le roi Mohammed VI est légitime, et il est le garant de l’unité, de l’alchimie marocaine.»

«Le Maroc restera loin du printemps arabe», estime Abderrahim. «Le Mouvement du 20 février est voué à l’échec, à cause de ses adhérents d’extrême gauche et de ses islamistes de Justice et bienfaisance.» Ces derniers ont en effet déjà appelé à boycotter les élections, dénonçant une «illusion». «Les autres manifestants du Mouvement, eux, participeront aux élections législatives».

Voix discordante, Elhoucine est certes convaincu la légitimité du monarque, mais contrairement à Abderrahim, il pense que «le Maroc n’est pas pour autant à l’abri d’un printemps arabe, car les manifestations de février dernier peuvent encore reprendre».
ISRAËL
LEPLUSGROSBUDGET
DEL'ETATPEUT-IL
ÊTREDEGRESSE?

Source :israelvalley.com en ligne
le 25 novembre 2011



TSAHAL ET
LE MAMMOUTH BUDGETAIRE.
Le budget attribué à la Défense,
le plus lourd avec
quelques 52 milliards de shekels,

est-il compressible ?


Par
Mati Ben Avraham (Jérusalem)

Hier, les députés de la sous-commission des Affaires étrangères et de la Défense, en charge des « ressources humaines » du côté de l’armée, ont poussé des hauts cris ! Pensez : Tsahal allait dégraisser, soit supprimer des milliers de postes, et il n’est pas un secteur qui ne sera pas affecté. Mais surtout, une mesure prise sans que ladite commission ne soit consultée ! Question : mais que s’imaginaient donc les membres de la commission parlementaire? Que la Défense allait s’incliner sans réagir, à sa façon, aux réductions sensibles projetées par les Finances , pour financer le social? Le débat est donc lancé, mais, comme à l’accoutumée un faux-vrai débat dont politiques et médias israéliens raffolent.

Certes, le budget attribué à la Défense – le plus lourd avec quelques 52 milliards de shekels – est compressible. Une bonne diète, d’ailleurs, ne lui ferait pas de mal. Mais à condition que la cure d’amaigrissement repose sur un programme à moyen et long terme, pour préparer les forces de défense du pays à faire face aux défis stratégiques que celui-ci sera amené à affronter.

A cet égard, il est pour le moins étonnant que le remarquable rapport sur le sujet, établi par Dan Meridor (aujourd’hui ministre sans portefeuille du gouvernement Netanyahou, en charge du renseignement) à la demande d’Ariel Sharon voici quelques sept ans, que ce rapport donc n’ait jamais fait l’objet d’un débat, ni au niveau gouvernemental, ni au niveau parlementaire.

Or, le temps n’est plus à ce jeu récurrent à l’approche de tout débat sur le budget, qui voit d’une part le Trésor tempêter, prôner des coupes sombres et, d’autre part, la Défense tonner, faire état de dangers, menacer de supprimer des heures de vol des chasseurs bombardiers, ou d’exercices des tankistes, des artilleurs, des commandos et laisser les vedettes de la marine à quai ! A l’arrivée : l’armée conserve sa part de gâteau, voire l’augmente.

Il y a, aujourd’hui, de sérieux problèmes au plan sécuritaire, qui mériten de sortir du train-train habituel. L’Iran bien sûr, mais là la solution n’est pas israélienne. Elle ne peut venir que de la communauté internationale. Pour Israël, il s’agit d’abord et avant tout de garantir son territoire, d’autant plus qu’il a les moyens de se faire respecter, s’il était impliqué contre son gré.

Mais une protection efficace, à défaut d’être hérmetique, coûte cher, très cher. Il y a aussi et surtout l’Egypte, par exemple. Même ceux qui estiment que la fin de l’incertitude politique dans ce pays ne signifiera pas forcément l’annulation du traité de paix qui a valu le prix Nobel de la Paix à Anouar Sadate et Menahem Begin, sont d’avis qu’une révision du déploiement de l’armée sur l’ensemble du pays s’impose. Et le plus tôt sera le mieux. La paix avec l’Egypte avait permis, en effet, de soulager le front sud pour renforcer singulièrement la frontière nord et nord-est. Elle a permis, aussi, d’affecter davantage d’unités au contrôle des territoires palestiniens en Cisjordanie. Une telle révision va alourdir la facture sécuritaire.

Et il y a le reste : le Liban, la Syrie, la Jordanie… Ce n’est pas témoigner d’un pessimisme maladif que d’estimer qu’Israël puisse, un jour ou l’autre, se retrouver dans la situation qui prévalait avant la guerre des six jours. C’est tout simplement une donnée qui doit être prise en considération.

Partant, la seule question qui mérite d’être débattue est de savoir comment faire face à une possible redistribution des cartes au plan régional tout en répondant à l’exigence de justice sociale réclamée par l’opinion publique ?

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, prône de laisser filer le déficit budgétaire, 1 ou 2%, ce qui, estime-t-il, ne mettra nullement à mal l’économie du pays. Une proposition qui va à l’encontre du crédo économique et de la présidence du Conseil et du ministère des Finances, mais qui a le mérite de lancer un vrai débat quant à l’ordre des priorités à retenir.
ELECTIONS
LEGISLATIVES
AUMAROC
LAPLACEDESFEMMES

Source : madame.lefigaro.fr
en ligne le 25 novembre 2011



Ce que veulent les Marocaines


Élections au Maroc : la journaliste Fawzia Talout Meknassi nous parle des attentes des femmes


Par Gaëlle Rolin



Deux jours après le référendum sur la Constitution, des manifestants réclament de nouveau plus d'avancées démocratiques. (Casablanca, 3 juillet 2011.)

« Au Maroc, ce n’est pas facile d’être une femme dans la rue »Après l’adoption d’une nouvelle Constitution en juillet, les Marocains se rendent aux urnes ce vendredi pour des élections législatives anticipées. Qu’attendent les femmes de ce scrutin ? Le point avec Fawzia Talout Meknassi, journaliste très impliquée dans la promotion des femmes du Maroc, directrice d’une agence de presse et nominée pour le Nobel de la Paix 2005 dans le cadre du projet 1 000 peace women. (1)

Le figaro.fr/madame. - La révision en 2004 de la Moudawana - le code de la famille marocain - a donné davantage de droits aux femmes. Sept ans plus tard, quel a été selon vous le changement le plus marquant ?

Fawzia Talout Meknassi. - La polygamie est extrêmement régie aujourd’hui et la répudiation n’est plus possible. Mais surtout, la responsabilité de la famille est partagée entre les parents. À mon avis, c’est l’acquis le plus important. Avant la révision de la Moudawana, seul le père représentait la famille. Si je voulais ouvrir un compte bancaire à mon fils mineur, par exemple, je ne pouvais pas le faire sans l’accord de mon mari.

L’âge légal du mariage est passé de 15 à 18 ans, mais le nombre de mariages de mineures n’a pas baissé. Les demandes de dérogation ont même augmenté entre 2008 et 2009…
Hélas, il est bien est plus difficile de faire changer les mentalités que la loi. C’est un travail de fond qui doit être opéré par la société civile, la presse, les écrivains, l’école. Il y a bel et bien une prise de conscience générale, mais 50 % de la population vit aujourd’hui dans les campagnes et il faut prendre en compte le poids des traditions.



(1) Le projet 1 000 peace women réunit 1000 femmes engagées à travers la planète. Elles ont été nominées en 2005 pour le prix Nobel de la Paix, afin de représenter les centaines de milliers de femmes qui s’investissent pour la paix dans le monde.