"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mardi, octobre 31, 2006


PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'AFP
en ligne le 29 octobre



Sharon Stone parraine une rencontre
d'artistes israéliens et libanais


L'actrice américaine Sharon Stone va présenter une rencontre musicale entre artistes israéliens et libanais à la mi-novembre aux Etats-Unis destinée à lever des fonds pour "Seeds of peace", a annoncé lundi cette association oeuvrant pour la paix au Proche-Orient.
La jeune chanteuse israélienne Liel chantera entre autres aux côtés des artistes libanais Shadi Nadaf et Giovanni lors de ce gala le 13 novembre dans un grand hôtel de Los Angeles où chaque place coûtera 1.000 dollars, a précisé "Seeds of peace" (graines de paix) dans un communiqué.
L'association veut promouvoir la paix dans la région, à nouveau embrasée l'été dernier par le conflit entre Israël et la milice chiite libanaise du Hezbollah, en mettant en contact de jeunes Israéliens et Arabes. Elle organise notamment des séjours pour adolescents chaque été aux Etats-Unis.
Sharon Stone, propulsée au firmament des stars de Hollywood depuis le thriller érotique "Basic instinct" il y a 15 ans, s'est récemment distinguée pour son activisme politique et social, notamment en faveur des victimes du cyclone Katrina à la fin de l'été 2005.

lundi, octobre 30, 2006

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'AFP
en ligne le 30 octobre


Des responsables du Hamas
auraient rencontré secrètement
des Israéliens


Un groupe d'Israéliens et des représentants du Hamas, le mouvement islamiste à la tête du gouvernement palestinien, se sont rencontrés secrètement à Londres au début du mois d'octobre, a affirmé, dimanche soir 29 octobre, la télévision publique israélienne. Lors de ces entretiens, les responsables du Hamas auraient refusé de s'engager à une reconnaissance de l'Etat hébreu, tout en proposant à leurs interlocuteurs une "trêve" de"vingt, voire trente ans".

Selon la télévision, les Israéliens qui ont participé à cette rencontre estiment que le mouvement Fatah du président palestinien, Mahmoud Abbas, relève"désormais du passé" et qu'il faut dialoguer avec le Hamas. De son côté, le mouvement islamiste aurait tenté de convaincre ses interlocuteurs d'amener des responsables politiques israéliens, tels Yossi Beilin, chef du parti d'opposition de gauche Meretz et ancien ministre, à engager des discussions avec le Hamas afin de briser son "isolement international".
L'Etat hébreu et de nombreux pays occidentaux boycottent le Hamas et son gouvernement, qui refusent de reconnaître Israël et les accords israélo-palestiniens conclus dans le passé.
Toujours selon la télévision publique israélienne, la rencontre a été organisée par l'intermédiaire d'un ancien responsable des services de renseignements britanniques, Alister Crook. Les Israéliens Yaïr Hirshfeld, l'un des principaux négociateurs des accords d'autonomie conclus avec l'Organisation de la libération de la Palestine en 1993, et Shlomo Brom, général de réserve et ancien responsable des questions stratégiques à l'état-major israélien, auraient participé aux discussions. Le Hamas aurait notamment été représenté par Ahmad Youssef, un proche conseiller du premier ministre, Ismaïl Haniyeh.
CHRONIC
d'Alain SUIED



RACISME ET VIOLENCE :
L'ISLAMISME ICI ET AILLEURS


Policiers "piégés",jeune fille battue dans une cour de collège pour avoir mangé un sandwich durant le Ramadan,bandes organisées ,dans le trafic de cartes bancaires et de drogues dures,voitures brûlées, métros et bus en proie à l'insécurité:les "bandes" votent LE PEN EN 2007....
CE SONT LES PETITES GENS qui sont les "victimes" et personne d'autre...
SEGOLENE ROYAL le dit sans détours.
"Happyslapping",jets de projectiles destinés à blesser,insultes au drapeau français,raps de haine et de meurtre:qui peut les "excuser" en dehors des "sociologues" auto-désignés de la vulgate extrêmiste?
LE SENS EN EST : NOUS REFUSONS LA FRANCE,SES VALEURS,SON ETRE.Toute l'Europe se pose la question de "l'intégration" sauf les politiques Français..
QUI SE CONGRATULENT DE LAISSER S 'INSTALLER LA HAINE DE L'AUTRE.
LE PETROLE LEUR A TOURNE LA TETE?
Depuis les années 70,le discours extrêmiste et les interêts des "grands patrons" se rejoignent:la mondialisation des idées accompagnes celle des profits pétroliers!Et admet le "déni",le "négationnisme"...AU NOM DE LA LIBERTE DE PENSER?NON BIEN SUR ....
AU NOM DU POUVOIR "SYMBOLIQUE" ET.... bancaire...?
L'EXCLUSION,l'injustice sociale existent et sont ignobles - mais nous ne devons pas nous tromper de combat!
L'INTEGRISME ou les "bandes" , c'est le même REFUS DE LA DEMOCRATIE.
L'AUTRE DOIT ETRE "CONQUIS" - hier par la force,aujourd'hui par la peur et la violence quotidienne.
Ne pas réagir à l'antisémitisme de ces "cellules" de destruction du corps social,c'est entériner la défaite de nos sociétés...
MAIS LES ELITES SOUHAITENT-ELLES VRAIMENT...REAGIR?
Récemment dans le spages du "Monde" un titreur "mélangeait' sans vergogne les termes de TORAH et de "colonies" dans un titre évoquant Israël...C''est bien "banaliser" l'antijudaïsme que d'évoquer la "Loi" Mosaïque - sans doute absolument inconnue à ce "journaliste! - pour la jeter dans le "conflit contemporain le plus "vif" ...MAIS QUI PERMET D'OUBLIER LE DARFOUR LA COREE DU NORD LA MISERE ET LA FAIM
LES PROFITS ET L'AVEUGLEMENT ...

RIEN ne saurait "légitimer" la violence ni sa "banalisation!

Mais il faut enfin s'interroger sur un point moins politique: quid de L'EDUCATION
donnée dans les familles à ces jeunes ?
Quelle image leur donne-t-on de leur (s) pays d'accueil?
Quelle exclusivité donne-t-on dans ce contexte à la religion Islamique - si contraignante et si peu ouverte à l'autre désormais?
Ou estime-t-on que L'hyperracisme anti-occidental est...justifié?

LA VIOLENCE HYPOCRITE, intérieure et intériorisée , s'installe.
Qui ose le dire?

Dans six mois, les élections présidentielles...
Commentez vous même en votre for intéreur cette donnée ....brute..!

Alain SUIED
DEVOUS
AMOI


DE SEGOLENE ROYAL
AUX EMEUTES EN BANLIEUE :

LA PRESSE FRANCAISE
EN LIGNE DE MIRE




Assiste-t-on depuis quelques jours à un début de divorce entre la presse française, tous médias confondus, et son public. Le désamour entre les Français et leur presse ne datent d’aujourd’hui, et les raisons sont multiples. Mais cette fois, le fossé s’approfondit et donne des signes de rupture.
Cette frénésie qu’a la presse française à fabriquer à tout prix, à mettre en scène l’actualité, au lieu de l’accompagner et de la rendre accessible à tous, et par conséquent de la rendre intelligible, finit par affaiblir un peu plus sa crédibilité, et la conduire à grands pas vers son déclin. D’où le poids d’Internet et la prolifération des Blogs.

Il y a un an, on nous annonçait à cor et à cri, que le seul candidat qui vaille pour succéder, en 2007, à Jacques Chirac, est une candidate sortie de l’ombre, sortie du chapeau des médias : Ségolène Royal. Et depuis un an, la presse française s’est jetée à plein ventre sur ce personnage vague, dont le passé, ni comme conseillère de François Mitterrand, ni comme Ministre à l’Environnement, ni comme Ministre déléguée à l’Enseignement scolaire ou à la Famille, n’a laissé de trace. Tout juste si on se rappelait qu’elle était à la tête de la Région Poitou-Charente. Le néant en somme. Autant dire le niveau zéro de la politique.

Pourtant, la presse hexagonale s’est fendue en mille pour présenter la candidate présumée aux Elections Présidentielles sous tous les angles, à toutes les heures de la journée. Ségolène Royal comme vous ne l’avez jamais encore vue. Ségolène Royal, dessus, dessous, derrière, devant. Ségolène Royal, par-ci, Ségolène Royal par-là! L’avalanche! Le rouleau-compresseur! Pas un jour…sans Ségolène. On avait une candidate toute faite, toute prête. Il ne manquait plus que les poses de Ségolène dans les revues érotiques…et les idées de la candidate.

Il y a tout juste une semaine, un édito de l’ancien Directeur du MONDE, André Fontaine titrait dans ce journal, véritable agence de communication de la candidate en question : « UNE CHEFTAINE D’ETAT ? ». On s’y croirait presque.
Et puis patatrac ! Rien ne va plus comme avant ! Depuis deux ou trois jours la presse française tremble dans ses feuilles. Les sondages à l’intérieur du Parti Socialiste à quelques encablures de la date fatidique qui désignera le candidat portant les couleurs du Parti, d’où on est allé cherché cette candidate sans teint, sans projet, ont des saveurs de lendemain qui déchante. Après trois débats entre les trois finalistes partant pour la course présidentielle, la « Royalemania » a pris un sacré coup. La Royal, face aux deux ogres –Dominique Strauss-Khan, Laurent Fabius- réduite en bouchée de pain.
Voilà comment un rêve de star s’écroule ! Comment, prenant nos vessies pour des lanternes, les médias qui ont façonné cette « marionnette » en guimauve, se trouvent une nouvelle fois en déroute ! On imagine mal la désolation dans les rédactions, le jour de la débâcle !

L’autre événement n’est pas moindre. Les émeutes en banlieue, an 1. Premier anniversaire. Première anniversaire qui rappelle que la région parisienne et quelques banlieues de province ont été mis, un an auparavant, à feu et à sang. Une date anniversaire, le 26 octobre, imposée par la presse. Histoire de se faire plaisir ! Histoire de voir, si un an plus tard, on ne pourrait pas se refaire une nuit à Clichy Sous Bois, puis une nuit plus trash encore à Epinay. Voir des commerces flambés, des voitures galvanisées, des jeunes désœuvrés se faire un « CRS .»

Revoir les banlieues, un an plus tard, à nouveau transformées en Far-West à la Française. Cela remplit bien un journal au cas où on serait en manque de sensationnel. Il suffit d’être là au bon moment et d’attendre la scène choc. Les acteurs entrent en jeu et le film à grand spectacle, le réality show grandeur nature peut commencer. Les émeutiers peuvent se mettre en place et dévoiler leur « savoir-faire ». C’est à celui qui aura le dernier rôle, dont le geste le plus violent
saura retenir l’attention du « metteur en scène »-journaliste. Pour le journaliste, il faut que celui qu’il informe n’y voit que…du feu. Seul la terreur compte ! Si possible pour une durée illimitée. Il faut que la face de la banlieue soit voilée par une violence inouïe. L’envers du décor des banlieues, ce qui permet à ces espaces de retrouver un peu de leur sérénité, n’a aucune espèce d’importance. C’est la domination du mal sur le bien.


Ainsi naît…un drôle d’anniversaire ! Le MAI 68 de la presse française du 3è millénaire.

Cet acharnement à vouloir à tout prix noircir le tableau n’est pas du goût de tout le monde.
Habitants, CRS et émeutiers sont au moins d’accord sur ce point : mettre la presse hors les murs. Et cela ira mieux demain !


A quand une presse française à la hauteur de la presse anglo-saxonne, plus rigoureuse, moins spectaculaire, plus près des attentes des Français, rendant des faits, avec honnêteté et vraisemblance. Une PRESSE RESPONSABLE.


Bernard Koch

dimanche, octobre 29, 2006

DEBATTONS

C'est parce que le texte que nous publions a été rejeté par un quotidien du soir dit de "référence" que le soumettons à nos internautes. Dès lors que nous estimons qu'il ne porte aucunement atteinte à la dignité personne, à la dignité d'une communauté religieuse ou ethnique et que nous nous assurons qu'il ne comporte aucun propos haineux.

Le texte de Morad El Attab, philosophe, d'origine algérienne, musulman, fortement inspiré par la philosophie d'Emmanuel Lévinas, porte essentiellement sur l'interprétation de certaines sourates du Coran, en partant du discours du leader chiite libanais, Nasrallah, que la masse musulman à travers le monde a tendance à vouloir glorifier. Une relecture qui mérite qu'on s'y arrête, car elle nous invite à clarifier notre regard sur un texte théologique qui de puis, le 7è siècle, ne cesse de nous interroger, de nous inquiéter, et aujourd'hui, devrait, tout naturellement, nous amener, comme tout autre texte religieux ou philosophique, à la discussion, au débat. Comment certains musulmans ont-ils fait passer l'Islam de la religion du Livre à la religion de l'action. De l'action armée. Comment certains en ont fait une arme contre l'Occident, la retournant contre eux-même?
Morad El Attab nous propose, dans son texte, une piste de réflexion documentée et fort instructive.

Enfin, l'affaire Reddecker, a mis à mal la liberté de s'exprimer et de débattre sur l'Islam, de la même manière qu'on débat, le plus simplement du monde, sur les aspects du judaïsme ou du christianisme, dès lors que le débat assure une connaissance, fait progresser les esprits. En France, débattre sur l'Islam s'est s'exposer à des représailles, à des FATWA et inéxorablement à des replis idéologiques, identitaires, . Nous nous sommes éloignés du pays fondateur des droits de l'homme et du citoyen.

Les médias qui usent du stratagème de l'auto-censure ne font, tout compte fait, quefaire reculer, la société française, de plusieurs siècles.

En ne refusant pas le débat, la France renoue avec sa tradition de patrie de la Démocratie en Europe.

C'est dans cet état d'esprit que nous n'avons pas hésité pas à vouloir vous faire partager les analyses d'un musulman plus près des Lumières que de l'obscurantisme.

Bernard Koch


Vous êtes d'un avis différent? Vous ne partagez pas cette analyse?
DIASPORABLOGJ vous invite à faire entendre votre voix dans les règles que nous avons fixé dès la création de notre blog.
Nous attendons votre contribution. La parole est maintenant... au débat!

________________ __________________



Nasrallah, un anti-héros…

Comment qualifier le « point de vue » de Georges Sarwat Fahmi paru dans Le Monde du 14 septembre ? L’écrivain égyptien peut bien penser que Nasrallah est le Che Guevara du Moyen-Orient, le turban remplaçant le béret. Mais dire que son « action se plie aux règles du jeu » fait tressaillir tous les Libanais qui en ont assez que le « parti de Dieu » décide pour le Liban de la paix et de la guerre et les prennent en otage. Otage, et plus si affinité : « Le Hezbollah nous utilise comme boucliers humains » dit Rima Khouri, une femme chrétienne libanaise d’Ain Abel.[1] Le journaliste d’An-Nahar, Jubran Tweini, avait condamné en août 2003 la reprise des activités du Hezbollah contre Israël au Sud Liban. On ne l’entendra plus se plaindre du Hezbollah, il a été assassiné.

Même le mufti chiite de Tyr accuse le Hezbollah et sa milice d’avoir inconsidérément engagé le pays dans la guerre. Mais Monsieur Sarwat Fahmi veut croire – ou faire croire – que le Hezbollah n’a visé (« menacé » dit-il pudiquement) les civils israéliens « qu’après la guerre lancée par Israël ». Peu importe les faits : les civils israéliens ont été canardés dès le premier jour de la guerre, le 12 juillet, et avant toute riposte israélienne. 6 Israéliens ont été blessés parce qu’en même temps de tuer et d’enlever des soldats en Israël, le Hezbollah envoyait ses roquettes Katiousha sur le nord d’Israël. Même le rapport de la FINUL l’atteste. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Mais enfin, il est vrai que Nasrallah s’est excusé pour les victimes civiles israéliennes. Pour les victimes arabes uniquement, bien sûr.

Que nous dit encore notre auteur…Que le Hezbollah ne s’en prend qu’aux militaires. Tiens, dommage pour Aviv Dadon. Il avait juste le tort d’être israélien et d’habiter à Schlomi, tout près de la frontière libanaise. La roquette envoyée par le Hezbollah sur sa petite ville le 10 août 2003 l’a tué. Il avait 16 ans, même pas un réserviste ! C’est qu’avant cette date fatidique du 12 juillet 2006, le Hezbollah avait tenté à maintes reprises de provoquer Israël par ses tirs de roquettes, ses enlèvements de soldats et de civils. En novembre 2005, l’organisation chiite avait même réalisé exactement la même opération que ce 12 juillet – tirs de roquettes sur le nord d’Israël et simultanément tentatives d’enlèvements-, mais le dernier point a échoué.

Comme les répliques d’Israël étaient tout en retenue malgré les dizaines de provocation, dont certaines mortelles, et même après la mort de l’adolescent et les enlèvements en octobre 2000 de trois soldats et d’un civil, le Hezbollah se concentra sur le volet éducatif.

En attendant la guerre, il cultivait sa jeune génération. L’Association de soutien à la résistance islamique, qui collecte des fonds, n’oublie pas de rappeler et d’inculquer à ses jeunes l’idéologie islamique radicale du Hezbollah, le concept de jihad contre Israël et de lutte contre les Etats-Unis et l’Occident. Nasrallah n’est pas qu’un leader, c’est un grand pédagogue. Il déclare que « La nation islamique a recommencé à utiliser les attaques suicides. Sans ces attaques, la lutte n’a aucun sens ». Et oui, car, ajoute-t-il, « Nous devons diffuser la mort pour suivre la voie d’Allah et des actions militaires pour la lutte de la nation islamique. »[2]

Côté éducation, on aime bien aussi les Scouts de l’imam al-Mahdi, le mouvement de jeunesse du Hezbollah, 42.000 enfants à qui l’on n’inculque pas tant les principes du scoutisme que le culte de Guide suprême iranien, Ali Khamenei, et les préceptes de la révolution islamique. Et, évidemment, la nécessité de la disparition d'Israël. D’ailleurs, à l’emblème international du scoutisme, la fleur de lys, les Scouts de l’imam al-Mahdi ont rajouté deux sabres et la phrase « Obéis ! ». Ils sont mignons à voir, des gamins de 8-12 ans défilant en habit militaire avec des kalachnikov…en plastique, pour le moment. L’écrivain égyptien qu’est Sarwat Fahmi ne lit-il pas les journaux de son pays ? Il y apprendrait que les scouts de l’imam al-Mahdi prêtent serment au jihad et qu’ils ont recruté plus de 2000 enfants de 10 à 15 ans pour former des milices armées[3]. Ils feront à n’en pas douter de bonnes bombes humaines. En attendant, les hezbollahis font le salut nazi à la frontière libano-israélienne ou lors de leur parade militaire.

C’est peut-être leur seul emprunt à l’Occident. Ils ont plutôt l’habitude de le combattre. En attaquant à la bombe humaine l’ambassade américaine à Beyrouth, en 1983, ainsi qu’un peu plus tard les casernes française et américaine (360 morts en tout), le Hezbollah avait beau jeu de vouloir défendre le Liban. On ne l’a pas vu bouter les Syriens dehors, eux qui ont occupé le pays depuis 1976. Et quand le Hezbollah attaque l’ambassade d’Israël en Argentine en 1992 (29 morts, 242 blessés) et un centre communautaire juif dans ce même pays en 1994 (85 morts et 200 blessés)4, au fond, il ne tue que des sionistes. La routine habituelle, quoi.

Le Hezbollah a quand même enlevé une centaine d’otages occidentaux, dont des diplomates, des journalistes, des membres de l’ONU. Le chercheur français Michel Seurat a été assassiné en 1986 et le Hezbollah n’a pas jugé bon de rendre son corps à sa veuve. Et puis les pistes des 13 attentats qui ont ensanglanté la France entre décembre 1985 et septembre 1986 remontent tout de même au…Hezbollah et à l’Iran. Mais c’est vrai que le Hezbollah ne s’en prend pas qu’aux Occidentaux. Des milliers de Libanais chrétiens sont toujours portés disparus.

Que Nasrallah ait supplanté Ben Laden dans une partie du monde arabe n’a rien d’une bonne nouvelle. Quand la haine remplace la haine, rien de bon ne peut advenir. Quand pour figure de héros on a un leader extrémiste, fondamentaliste, inféodé au régime des mollahs, qu’on ne s’étonne pas que, selon les derniers rapports du PNUD5, les pays arabes aient le plus faible index de liberté au monde, des gouvernances catastrophiques, le plus haut taux d’illettrisme parmi les femmes et un nombre d'analphabètes en hausse.

« Les obstacles politiques au développement humain dans le monde arabe constituent les principales entraves aux opportunités de renaissance au sein de la région », relèvent les rédacteurs arabes du rapport. Israël est un ennemi fédérateur pratique et qui détourne facilement des vrais problèmes. Mais il serait temps de changer de héros M. Sarwat Fahmi.


Morad EL HATTAB,

Philosophe
Lauréat du Prix pour la Paix et la Tolérance,
Auteur des Chroniques d’un buveur de lune (Albin Michel)



1) National Post (Canada), 5 août 2006

2) El-Intikad, journal du Hezbollah, 15 novembre 2002

3) Quotidien égyptien Ruz al-Yusuf du 18 août 2006

4) Le 9 novembre 2005, le Ministère public argentin, qui enquête sur l’attaque terroriste du centre communautaire juif AMIA de Buenos Aires depuis 11 ans, a révélé pour la première fois l’existence de preuves solides selon lesquelles l’auteur de l’attentat était un citoyen libanais de 21 ans membre du Hezbollah. Dans une interview télévisée, Alberto Nisman, responsable de l’enquête, a déclaré qu’il s’agissait de Hussein Ibrahim Berro. Selon Nisman, Hussein Berro se serait infiltré en Argentine via le Paraguay ou le Brésil. La possibilité d’une implication iranienne dans l’attaque terroriste fait également l’objet d’une enquête.

5 Programme des Nations unies pour le développement. Rapport de 2002 réalisé avec le Fonds arabe pour le développement social et économique et effectué par des universitaires arabes.

LUNIVERS
DELA PENSEE


13 au 16 novembre - UNESCO, Paris

COLLOQUE INTERNATIONAL

UN SIECLE AVEC LEVINAS


LEVINAS, BLANCHOT :
penser la différence


L’année 2006 est marquée par la célébration du centenaire de la naissance du philosophe français Emmanuel Levinas ; l’année 2007 le sera par la célébration du centenaire de la naissance de l’écrivain Maurice Blanchot. A cette occasion, l'Association pour la Célébration du Centenaire d'Emmanuel Levinas organise, en partenariat avec l'UNESCO et dans le cadre de la Journée mondiale de la Philosophie, le colloque international :

Levinas, Blanchot : penser la différence

Soixante intervenants venus de quatorze pays s’interrogeront sur le dialogue qu’ont entretenu ces deux figures majeures de la pensée du XXème siècle, liées par une amitié indéfectible et une admiration réciproque.

Les communications s'articuleront autour des axes suivants : Levinas-Blanchot et la philosophie contemporaine, la nuit et le neutre, le visible, l'altérité, l'écriture, l'amitié, l'éthique, témoignage et communauté, judaïsme et Israël.

Ce colloque universitaire est le premier à être entièrement consacré à la confrontation de ces deux œuvres majeures.

Comité organisateur : Eric Hoppenot (Paris) ; Arthur Cools (Anvers) ; Jean-Francois Patricola (Metz) ; David Uhrig (Paris)

Renseignements pratiques et programme du congrès :
www.mauriceblanchot.net
www.levinas100.org


IMPORTANT :
pré-inscription nécessaire
en communiquant nom et adresse
par e-mail à :
info@levinas100.org

Soutenu par :
le ministère de l'Education nationale, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le ministère des Affaires étrangères, la Région Ile de France, le Haut Comité des Célébrations Nationales, l'Association pour la Célébration du Centenaire d'Emmanuel Levinas, Levinas Ethical Legacy Foundation, le Congrès Juif Européen, le Fonds Social Juif Unifié.

Partenaires presse et édition :
Radio Communauté Juive, Philosophie Magazine, L'Arche, Marianne, akadem.org, éditions Complicités (collection « Compagnie de Maurice Blanchot »), éditions Flammarion.
Sous le haut patronage de l'Organisation internationale de la Francophonie et les parrainages du ministère de l'Education nationale et de la Ville de Paris.


UNESCO : 1
25, av. de Suffren,
75007 PARIS

M° Ségur ou Cambronne

Contact : Eric Hoppenot , Eric.Hoppenot@paris.iufm.fr

samedi, octobre 28, 2006


ROND-POINT
DESCULTURES

ANNEE SENGHOR

Dans le cadre des manifestations commémorant le 100è anniversaire de la naissance de l'une des figures les plus marquantes de la littérature contemporaine du continent africain, Léopold Sédar SENGHOR, programme Francophonies, Sanvi Panou et Images d'Ailleurs* présentent deux jours consacré à l'oeuvre immense de ce maître incontesté de la NEGRITUDE, partisan du métissage culturel. Il marqua, et marque encore, de toute la force de sa sagesse et de son érudition, toute une génération d'auteurs et de penseurs africains. Il est aussi l'un des poêtes les plus vénérés et les plus respectés dans le monde.

Il fut tour à tour, poête, premier Président de la République Sénégalaise, au lendemain de son indépendance, premier écrivain noir, africain, francophone à entrer sous la coupole de la doyenne des Académies, l'Académie Française.


SAMEDI 28 et DIMANCHE 29 OCTOBRE

Deux jours de projection autour du "père" de l'Afrique contemporaine.


*Cinéma IMAGES D'AILLEURS
21, Rue de la Clef
75005 Paris
Tél : 01 45 87 18 09

jeudi, octobre 26, 2006

PASSERELLE
INFODERNIERE


Source : l'AFP
via Marc Knobel, du CRIF


Une visite d'eurodéputés
au Proche-Orient reportée
à cause de Marine Le Pen


Le Parlement européen a décidé jeudi de reporter une visite d'eurodéputés au Proche Orient et notamment en Israël, en raison de la présence controversée dans la délégation de la dirigeante française d'extrême droite Marine Le Pen, a-t-on appris de sources parlementaires. Officiellement, la visite a été reportée "à une date ultérieure pour des raisons techniques liées au bon déroulement du programme", a indiqué à l'AFP un porte-parole du Parlement. Selon des sources parlementaires cependant, les autorités israéliennes avaient menacé d'annuler certains points du programme si le Parlement maintenait la présence dans la délégation de la vice-présidente du Front National Marine Le Pen, fille de son dirigeant historique Jean-Marie Le Pen. Les eurodéputés devaient notamment être reçus le 1er novembre par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Tzipi Livni et Amir Peretz. Estimant "que ce n'était pas aux gouvernements autres à déterminer la composition de la délégation du Parlement européen", l'eurodéputé d'extrême droite Bruno Gollnisch a demandé au président du Parlement Josep Borrell de "rappeler ce point aux autorités israéliennes". "La conférence des présidents (des groupes politiques) a décidé de reporter la délégation. Ceci doit donner satisfaction quant à vos préoccupations", a répondu M. Borrell aux députés d'extrême-droite. La délégation devait se partir samedi pour le Liban, repartir le 30 octobre pour Israël et rencontrer jeudi à Ramallah le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Un déplacement à Gaza était également au programme. La composition nominale des délégations parlementaires est du ressort de chaque groupe parlementaire qui se voit attribuer un quota de places. Les non inscrits --dont fait partie Mme Le Pen-- se voient également allouer un quota de places et disposent d'un secrétariat chargé de leur coordination. Début octobre, le Parlement européen avait déjà reporté sine die la visite d'une délégation de la commission de l'environnement en Turquie, Ankara ayant refusé la présence du député centriste chypriote Marios Matsakis qu'elles accusent de propagande anti-turque

mercredi, octobre 25, 2006

RONDPOINT
DES CULTURES


PRESENCE CE SOIR de
CHRISTIANE TAUBIRA
Députée de Guyanne

L'AVIS DE DIASPORABLOGJ


LA TRAGEDIE DU ROI CHRISTOPHE
d'Aimée Césaire

Mise en Scène
Benjamin Jules-Rosette

Théâtre Berthelot*
à Montreuil
Jusqu'au 20 octobre



LA TRAGEDIE DU ROI CHRISTOPHE :

Le Retour du Théâtre Noir



« La Tragédie du Roi Christophe» est comparable à un arbre à plusieurs branches reliées à une seule racine : l’Afrique. Ecrite dans les années 60, elle réunit tous les signes précurseurs du post-colonialisme qui résonnent encore aujourd’hui.

Nous sommes en Haïti. A l’heure où ce pays s’apprête à accéder en 1804 à l’Indépendance. C’est là, sur cette île que règnera le premier Roi noir, issu du peuple. Aimé Césaire, chantre incontesté de la Négritude, l’une des figures les plus brillantes et des plus flamboyantes de la poésie et du théâtre de la Caraïbe à nos jours, met au centre de ses réflexions l’appât du pouvoir, ses fastes et ses rites, et ses courtisans. Un pouvoir manipulateur, confisqué au peuple. Un pouvoir despotique qui va se reproduire, plus d’un siècle plus tard, sur tout le continent africain, au lendemain de son indépendance.

Aimé Césaire, dans cette pièce-phare de sa théâtralogie, dresse un portrait sans concession d’une espèce d’Ubu noir qui aura sans scrupules, emprunter, à sa manière, les vices et les attitudes virils de ses maîtres.

Un texte âpre, qui oscille, avec beaucoup de subtilités, entre verbe classique et poésie contemporaine, entre langage châtié façon 18è siècle et expression temporelle. Entre passé et présent qui montre combien, entre ces deux périodes, la distance parait courte.

Autour de cette charpente vigoureuse, musclée, une bande de comédiens – 14 - qui s’en donnent à cœur joie. Tous au service de l’auteur et passeurs de message. Une folle envie de séduire. Pas une minute d’ennui. C’est rapidement mené, souvent cocasse, bouffon. Par certains côtés, il y a du Molière du Bourgeois Gentilhomme. Plaisir des mots, plaisir du jeux. L’Histoire au cœur.

Toute cette précieuse mécanique où chaque élément, chaque mouvement, est dépendant l’un de l’autre, où chaque séquence a son importance, obéit, très exactement, aux attentions et au sens de la mise en scène. Inventive. Benjamin Jules-Rosette a su, ici, donner à la « Tragédie du Roi Christophe », un nouveau souffle. Comme s’il voulait donner, à cette œuvre mythique, une seconde jeunesse en même temps qu’à son orientation théâtrale. Tout en restant fidèle à sa foi poétique.

C’est par cette pièce vitale, majeure dans l’œuvre d’Aimé Césaire, que le metteur en scène Benjamin Jules-Rosette, d’origine martiniquaise, a souhaité amorcer son grand retour sur scène et celui du Théâtre Noir dont il est le fondateur, la seule et la plus ancienne compagnie
réunissant comédiens africains et antillais dans l’hexagone. Son objectif dès le départ de cette aventure : mettre en avant toute la richesse et l’éventail de la culture noire quelque soit son origine, à commencer par celle des Antilles et celle d’Afrique. On doit à Benjamin Jules-Rosette, d’avoir fait découvrir et diffuser partout dans le monde et en France, les œuvres poétiques, littéraires et théâtrales de Léopold Sédar Sengor, Jacques Roumain, Georges Desportes, Edouard Glissant, Tchicaya U’Tamsi, Cheikh Amidou Kane, Amadou Lamine Fall, Nadine Fidji.

Reconnaissons-le, la naissance du Théâtre Noir, en tant que Compagnie, puis en 1979, en tant que Centre Culturel, marqua les esprits et entraîna tout naturellement un véritable bouillonnement créatif au sein de la diaspora noir de cette époque. Comme l’illustre le choix de ses adaptations théâtrales, protéger et défendre l’identité noir, dans toute sa dimension, à travers la représentation culturelle de cette identité, fut, et reste encore un engagement auquel Benjamin Jules-Rosette reste en permanence et profondément attaché. Une position d’avant-garde qui, aujourd’hui, agite les débats, en France, et questionne, avec force et justice, la société française sur la place qu’elle doit accordée à la diversité culturelle et à sa représentativité dans le paysage social, actuel.

Benjamin Jules-Rosette accompagné du Théâtre Noir, rebaptisé Cie Le Carbet-Théâtre Noir, revient sur un théâtre en phase avec son temps. Un théâtre de combat et de réflexion, revitalisé, qui continue à interroger le monde, en rêvant de le voir meilleur. Un monde où la dignité de l’homme serait au-dessus de toutes les lois, au cœur même de l’existence de chaque individu.


Bernard Koch


*Théâtre Berthelot
6, Rue Marcellin Bethelot
93 000 Montreuil

Rés : 01 41 73 10 35
PASSERELLE
Source : newsletter du CRIF
en ligne le 16 décembre 2005



ndlr : Ce texte de Marc Knobel, historien, spécialiste de l'antisémitisme, porte-parole du CRIF, paru, à la fin de l'année dernière, dans la newsletter de cette importante institution juive, et que nous reproduisons, rappelle les dernières prises positions du FN sur la seconde guerre mondiale et met en garde ceux qui verraient, grâce à Marine Le Pen, un FN "lifté" pour raisons électoralistes. Se méfier de la Vice-Présidente de ce partie nauséabond, qui sous prétexte d'une inscription au groupe des élus européens amis d'Israël et d'une participation à une délégation de ce groupe se rendant dans ce pays, pourrait tendre un guêt-appens à la communauté juive.

B. K.




Un inacceptable voyage
16/12/05




Un confidentiel publié dans Libération du 14 décembre 2005 indique que Marine Le Pen, vice-présidente du FN, s’est inscrite au groupe d’études France-Israël au sein du Parlement européen. A ce titre, elle essaye de faire partie d’un prochain voyage en Israël.

Marine Le Pen aimerait succéder à son père à la tête du FN. Encore faut-il qu’elle lève quelques obstacles et qu’elle écarte en premier lieu un autre prétendant à la succession de Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch. Le délégué général peut compter sur l’appui des catholiques traditionalistes et notamment des réseaux animés par l’ancien député européen Bernard Anthony, dirigeant de Chrétienté-Solidarité. Marine Le Pen essaye donc de lifter son parti et de le rendre plus présentable. Ainsi tenterait-t-elle et par exemple de pondérer son père, parce qu’elle serait consciente que les déclarations de son père, lorsqu’il est question de l’Occupation ou des Juifs, portent ombrage au FN. Rappelons à ce sujet un « événement » qui est survenu en 2004. Le 11 octobre 2004 lors d'une conférence de presse à Lyon, Bruno Gollnisch, réagit au rapport de l’historien Henry Rousso sur le négationnisme au sein de l'université Lyon-III. A cette occasion, Gollnisch déclare qu'« il n'y a plus un historien sérieux qui adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg ». « Je ne remets pas en cause l'existence des camps de concentration mais, sur le nombre de morts, les historiens pourraient en discuter. Quant à l'existence des chambres à gaz, il appartient aux historiens de se déterminer », poursuit le numéro 2 du parti d'extrême droite. Le bureau politique du FN vote, le 18 octobre, un communiqué de soutien à Bruno Gollnisch, six proches de Marine Le Pen s’abstiennent. Marine Le Pen, après avoir, le même jour, fait une déclaration dont il faut prendre acte, pour condamner les propos de Gollnisch et évoquer « le martyre du peuple juif par les nazis », finit par voter ce communiqué.

Quoi qu’il en soit du positionnement de Marine Le Pen –positionnement tactique qui ne renie nullement le programme du FN et ne cède en rien sur les « fondements » idéologiques du parti, comme le souligne le politologue Jean-Yves Camus, Marine Le Pen n’en reste pas moins vice-présidente du FN. De facto, il serait indigne et incompréhensible que Marine Le Pen puisse se rende en Israël.

Marc Knobel
PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'AFP
en ligne le 24 octobre


Une commission
d'enquête rwandaise
s'interroge sur le rôle de la France
pendant le génocide de 1994



A Kigali, la commission d'enquête rwandaise – composée notamment d'historiens et de juristes – a entendu, mardi 24 octobre, les premiers des vingt-cinq témoins qu'elle doit auditionner jusqu'au 31 octobre avant de se prononcer sur le rôle controversé de la France avant, pendant et après le génocide de 1994.

Avant le génocide, qui a fait 800 000 morts, tutsis pour la plupart,"la France a mené une campagne de dénigrement et de diabolisation du Front patriotique rwandais (FPR) et de ses dirigeants", a lancé devant la commission le premier témoin, Jacques Bihozagara, un des fondateurs de la rébellion majoritairement tutsie du FPR, aujourd'hui au pouvoir. Selon lui, les autorités françaises de l'époque pensaient qu'"un pays francophone [le Rwanda] était attaqué par un pays anglophone [l'Ouganda, où le FPR avait ses bases arrière]", et ont estimé qu'"il fallait voler au secours de la francophonie".
S'exprimant pendant trois heures devant une assistance nombreuse composée de curieux, de défenseurs des droits de l'homme et de quelques diplomates, M. Bihozagara, qui a notamment été ambassadeur du Rwanda en France après le génocide, a également repris la position du gouvernement rwandais sur le rôle présumé de Paris pendant le génocide, en mettant en cause le but officiel de l'opération militaro-humanitaire "Turquoise", déclenchée par la France avec le feu vert de l'ONU. Cette opération avait duré deux mois, de fin juin à fin août 1994. Selon les Français, elle a permis de sauver de nombreuses vies alors que la communauté internationale restait passive devant le génocide.
PARIS "A CONTINUÉ DE PROTÉGER DES SUSPECTS DE GÉNOCIDE"
"Leur opération 'Turquoise' ne visait qu'à protéger les génocidaires parce que le génocide s'est poursuivi dans la zone 'Turquoise'", a affirmé l'ancien ambassadeur, qui s'exprimait en kinyarwanda (la langue nationale du Rwanda) et dont les déclarations étaient retransmises en direct par une radio de la capitale rwandaise. Après le génocide, "la France n'a pas exprimé de remords, elle a prêché l'existence d'un double génocide" des Hutus et des Tutsis au Rwanda, a encore accusé M. Bihozagara, selon qui Paris "a continué de protéger des suspects de génocide".
Pour la première journée d'auditions, quatre personnalités devaient témoigner devant la commission, dont Augustin Iyamuremye, aujourd'hui sénateur et ancien haut responsable des services de renseignement rwandais en 1993-1994.
La commission d'enquête, qui a commencé ses travaux en avril, est officiellement "chargée de rassembler les preuves de l'implication de la France dans le génocide". A l'issue des auditions publiques qui ont été précédées d'"enquêtes préliminaires", la commission doit rendre ses conclusions dans les six mois. "Le rapport déterminera s'il faut ou non engager une procédure judiciaire devant la Cour internationale de justice" (CIJ), a précisé le président de la commission, Jean de Dieu Mucyo. La CIJ, qui siège à La Haye, juge les différends entre Etats. Ses arrêts sont définitifs et sans appel, mais la Cour n'a aucun moyen de les faire appliquer.

mardi, octobre 24, 2006

PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'AFP
en ligne le 24 octobre



Des associations
exigent la publication
d'une note nécrologique contestée




Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'Homme (LDH), le Mrap et SOS-Racisme, ont réclamé la publication par le quotidien régional l'Est Républicain d'une annonce nécrologique évoquant "la barbarie nazie", dont la diffusion a été refusée en septembre par le journal.
Dans un communiqué commun, ces associations, dont la liste comprend également l'Union des étudiants juifs de France, le Consistoire israélite de France et la FNDIRP (association d'anciens déportés), assurent "exprimer leur solidarité avec la famille Volson, qui s'est vu refuser par le service publicité et la direction de l'Est Républicain l'insertion d'une annonce évoquant la mémoire de leur père, victime +d'une mauvaise rencontre avec la barbarie nazie".
Dans une lettre adressée à Joël Volson, fils du déporté, le quotidien avait expliqué qu'une "allusion politique ou idéologique" n'avait pas sa place dans sa rubrique et proposé trois formules alternatives faisant état de "traumatismes" subis en "camp de concentration", mais ne mentionnant pas la "barbarie nazie".
Or l'expression "barbarie nazie" est "mentionnée telle quelle dans plusieurs textes officiels en vigueur en France", assurent les associations signataires.
La petite annonce a été publiée telle quelle dans plusieurs journaux, dont Le Monde, le Figaro et le Républicain Lorrain, ajoutent-elles.
Le 28 septembre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) avait déjà réclamé sa publication en l'état.
Contacté mardi par l'AFP, le porte-parole du journal a indiqué n'avoir "aucun commentaire" à faire.

lundi, octobre 23, 2006

BILLET
DOUX

MARINE LE PEN,
Députée Européenne,
VICE-PRESIDENTE
DU FRONT NATIONAL,
EN VISITE EN ISRAEL

du 28 octobre au 3 novembre


C'est l'information publiée, discrètement, ce soir, sous forme d'une courte dépêche, dans le quotidien du soir LE MONDE. Une info qui en d'autres temps ne serait pas passée inaperçue et aurait même suscitée un véritable tollé au sein de la communauté juive .

On se souvient, il y a plusieurs années, qu'un projet d'une visite de Jean-Marie Le Pen, Président du FN, en Israël, avait déjà été envisagé sur les conseils d' Eliezer Ben Elissar, Ambassadeur d'Israël en France à cette époque. Sous la pression insistante des responsables de la communauté juive, ce voyage n'eut pas lieu.

Aujourd'hui, autres temps, autres moeurs, la présence de Marine Le Pen, Vice-Présidente du Front National, qui est aussi, députée au Parlement Européen, ne provoque aucune réaction, aucune indignation de nulle part, pas même des institutions juives. Qu'importe! Le FN entre dans les rangs et se respectabilise. Il est, par conséquent, plus fréquentable.

La fille de celui qui se posait des questions sur l'existence des chambres à gaz peut représenter un parti raciste, ouvertement antisémite et se rendre en Israël,
l' Etat des Juifs, exécrés par son père et ses amis, serré la main du Premier Ministre de cet Etat, sans que cela ébranle, le moindre du monde, la classe des notables de la communauté juive. Que n'aurait-on pas dit si un Dieudonné manfestait son désir de visiter Israël et de rencontrer ses responsables politiques pour leur jeter de vive voix ses proses violemment anti-juives?

Bien sûr, on nous retorquera que, Marine Le Pen, est de plein droit, membre du Parlement Européen et qu'elle est, à ce titre, libre de ses mouvements et de ses déplacements. De plus, elle lave plus blanc que blanc, plus blanc que son père, puis qu'elle s'est inscrite, avant cet été, (lire notre information dans ARCHIVES de Juillet 2006) au groupe d'élus européenns amis d'Israël et c'est sous cet habillage qu'elle entreprend sa visite dans ce pays.Pourtant farouchement anti-européenne, ce masque pourrait bien lui être utile à moins de huit mois des élections présidentielles en France, histoire de mordre un peu plus sur les terres électoralistes de Philippe de Villiers qui réussit à capter, comme on a pu le voir, au début de cette année, au cours de la manifestation en hommage à Ilan Halimi, une partie non négligeable de la communauté juive prête à se fondre dans le moule extrême-droitier.

A la convergences de ces trois pôles, tout naturellement, le rejet ou la crainte d'une radicalisation de l'Islam de France. Le "mariage" consenti, mais pas consommé entre la parano des uns et le fantasme des autres. L'un et l'autre affaiblissant la base fondamentale de la société française au lieu de l'aider à la consolider.

C'est pourquoi, ajoutant à la confusion, le silence éloquent des institutions juive sur ce voyage pas si banal que cela, peut se prêter, par-dessus le marché, à bien des interprétations sur la conversion politique des Juifs de France, constatée depuis plusieurs années.

Un glissement progressif qui ne manque d'inquiéter la part raisonnable et consciente de la communauté juive.


Bernard Koch
PASSERELLE
Source : lemonde.fr via l'AFP
en ligne le 23 octobre


Titre
de la Rédaction
de DIASPORABLOGJ :

"CHANGEMENT DE TON
DU CHEF DE LA FINUL AU LIBAN"



Pellegrini exclut des tirs
contre les avions israéliens
survolant le Liban



Le chef des forces de l'ONU au Liban (Finul), le général Alain Pellegrini, a exclu lundi que les Casques bleus puissent tirer sur des avions israéliens violant l'espace aérien libanais.
Interrogé par la première chaîne de télévision publique israélienne pour savoir si les Casques bleus devaient ouvrir le feu, le général français a répondu: "non, pourquoi, pas du tout, nous devons trouver une solution peut-être technique, nous devons y penser sérieusement".

Il a toutefois réaffirmé que "du point de vue de l'Onu ces vols sont inacceptables, ils sont considérés comme des violations" de l'espace aérien du Liban.

A propos des Casques bleus arrivés pour renforcer la Finul au Liban sud, le général Pellegrini a estimé qu'ils "font de leur mieux, ils se familiarisent avec la situation, l'environnement et leur mission. Je suis satisfait de la manière dont ils travaillent".

La France assure le commandement de la Force Intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) qui a été renforcée pour consolider la trêve après 34 jours (12 juillet-14 août) d'un conflit destructeur au Liban entre Israël et le Hezbollah chiite libanais.

M. Pellegrini avait suggéré jeudi dernier que l'ONU change les règles d'ouverture du feu des casques bleus si les incursions aériennes israéliennes ne cessent pas. "Si ces moyens diplomatiques ne sont pas suffisants, d'autres moyens pourraient peut-être être utilisés", avait-il dit, en référence aux missiles anti-aériens qui équipent les forces françaises au Liban.

La ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, avait ensuite qualifié les violations par Israël de l'espace aérien libanais d'"extrêmement dangereuses" car elles "peuvent être vécues et ressenties comme hostiles de la part de forces de la coalition qui pourraient être amenées à répliquer dans le cadre de la légitime défense, et ce serait évidemment un incident très grave".
En réponse, le ministre israélien de la Défense Amir Peretz a réaffirmé dimanche qu'Israël poursuivrait ses survols du Liban afin, selon lui, d'empêcher la contrebande d'armes au Hezbollah.
"Le gouvernement libanais ne remplit pas ses engagements envers la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU" qui a mis fin à la guerre déclenchée le 12 juillet après l'enlévement de deux soldats israéliens par le Hezbollah. Elle prévoit un embargo sur les armes à destination du Hezbollah et le désarmement de ce mouvement.
Israël accuse la Syrie de livrer des armes au Hezbollah.
"Nos renseignements font état d'efforts accrus pour faire passer des armes au Liban", a souligné M. Peretz. "L'accroissement de ces tentatives renforce la légitimité de nos survols du Liban et, tant que la 1701 ne sera pas appliquée nous ne mettrons pas fin à nos survols du Liban".

dimanche, octobre 22, 2006


LEMONDE
ENMUSIQUE

LE COUP DE COEUR
DE DIASPORABLOGJ


IDAN RAICHEL
project
en CONCERT
AU DIVAN DU MONDE*
à PARIS
LUNDI 23 OCTOBRE
à 20h 30


ndlr : Voilà, une bonne nouvelle! Grâce aux efforts conjugués du label CUMBUNCHA et de la Direction du Divan du Monde, la musique judéo-ethiopienne entre enfin dans le circuit des salles de diffusion de concerts. Les tentions entre une petite poignée de jeunes de la communauté africaine, vivement encouragés par le verbe haineux d'un Dieudonné, et une partie réduite de la communauté juive en France, n'ont pas permis, ces derniers mois, de mettre au point des projets communs entre les artistes des deux communautés. Les portes leur étaient closes. D'autres musiciens israélo-éthiopien, présent en France, Emmanuel Yerday, par exemple, ont essuyé de nombreux refus.

Les responsables de programmations de ces salles se sont auto-censurés -une inquiétante mode qui tend, actuellement, à se développer en Europe-, de crainte que certains "excités" prennent leurs locaux pour cible durant les manfestations musicales. Une auto-censure qui censure la liberté d'expression artistique au nom d'une menace de l'ordre publique, non définie.

Le concert de la star israélienne, Idan RAICHEL, dont ses sources d'inspirations plongent dans l'univers musical féérique de la musique éthiopienne, et au-delà, dans les différents courants de la musique africaine, offre une plate-forme exceptionnelle dans le dialogue souhaité, de part et d'autre, entre les deux communautés et fait battre en brèche ceux qui chercheraient toujours plus de division.

De nouvelles expériences donc, sont à prévoir.

Bernard Koch

P. S : Vous présenter des textes courts ou moyennement long est une règle fixée par le format BLOG. Nous nous efforçons de nous y maintenir. Il peut arriver, parfois, compte-tenu du contexte ou de l'importance que nous voulons donner à un évènement ou à un sujet d'intérêt général, de vous le présenter sous sa forme longue. C'est ce que nous faisons en publiant la biographie d'Idan RAICHEL grâce à l'aimable autorisation des responsables de sa maison de production en France, PUTUMAYO. Une manière à nous de vous faire découvrir l'un des chanteurs israéliens le plus doué et le plus créatif de sa génération.


*LE DIVAN DU MONDE
75, Rue des Martyrs
75018 Paris

Tél : 01 42 52 02 46



-------------------------------------------------------


THE IDAN RAICHEL PROJECT


The Idan Raichel Project est apparu sur la scène musicale israélienne en 2002, changeant la face de la musique populaire
israélienne et offrant un message d’amour et de tolérance qui résonne avec force dans cette région du monde, où les gros titres sont trop souvent dominés par les conflits. Au travers d’un mélange enchanteur de saveurs éthiopiennes et moyen-orientales, alliées à des techniques de production sophistiquées et à des performances scéniques spectaculaires, le Idan Raichel Project s’est rapidement transformé en une « success story » les plus inattendues de la musique israélienne actuelle.
Alors que ce collectif de musiciens remplit régulièrement les grandes salles de concert dans son pays, le futur albuminternational sur le label Cumbancha le fera assurément connaître à un plus large public mondial.

Idan Raichel, l’architecte de ce projet d’enregistrement unique, est un claviériste, producteur et compositeur de 29 ans,originaire de Kfar Saba en Israël. Idan est né en 1977 dans une famille originaire d’Europe de l’Est, et même si la musique tenait une part non négligeable dans son éducation, ses parents n’ont jamais cherché à interpréter la musique provenant des pays dont ils étaient originaires. « Je pense que l’absence de racines musicales fortes au sein de ma famille est justement ce qui m’arendu très ouvert à la musique des quatre coins du globe », déclare Idan.

Il se mit à jouer de l’accordéon lorsqu’il avait 9 ans, et malgré son jeune âge, il se sentait attiré par les sonorités exotiques de lamusique gitane et du tango. Adolescent, il commença à jouer du synthétiseur et étudia le jazz au lycée, ce qui lui permitd’affiner ses capacités d’improvisation et de collaboration avec d’autres musiciens. En Israël, le service militaire est obligatoire pour tous les jeunes, hommes et femmes, et à l’âge de 18 ans, Idan fut incorporé dans l’armée israélienne. Plutôt que de partir au front dans cette région instable, Idan rejoignit le groupe de rock de l’armée et sillonna les bases militaires en interprétant des reprises de tubes pop israéliens et européens. En tant que directeur musical du groupe, il devint adepte des arrangements et de la production de concerts live, rendant ainsi son expérience dans l’armée à la fois productive et positive.

Après avoir achevé son service, Idan commença à travailler en tant que conseiller dans un internat pour immigrés et pour jeunes en difficultés. L’école était notamment truffée de jeunes gens, originaires d’Éthiopie, qui faisaient alors partie d’une communauté grandissante en Israël, celle des juifs éthiopiens. Idan s’y familiarisa pour la première fois avec la musique
éthiopienne pop et folk. Alors que la majorité des jeunes de l’école rejetaient leurs propres traditions culturelles dans un souci d’intégration à la société israélienne dominante, un petit noyau d’adolescents éthiopiens restaient de vrais fans de musique éthiopienne. Ils se faisaient passer des cassettes de chansons interprétées par des artistes comme Mahmoud Ahmed, Aster Aweke, Gigi entre autres. Leurs mélodies exotiques et éthérées éveillèrent la curiosité d’Idan. « J’ai commencé à écouter de nombreuses cassettes venant d’Addis-Ababa, de la musique de village, tout comme de la pop et du reggae éthiopiens, et même des chansons de villages indigènes » déclare Raichel. « Je me suis rendu compte que les immigrés de la communauté éthiopienne changeaient de nom à leur arrivée en Israël. Ils essaient de s’intégrer à la culture occidentale et renient leurs racines. » Il voulut donc que ces enfants se « souviennent que même s’ils aiment le hip-hop, ils ne viennent pas de Harlem, et même s’ils aiment le reggae, ils ne sont pas Bob Marley ».

Idan se mit alors à explorer la musique et la culture éthiopiennes. Il se rendit dans des bars et des clubs éthiopiens, avant de très vite fréquenter les synagogues, les cérémonies et les mariages éthiopiens. Les liens, qui l’unissaient à cette communauté, se firent alors plus profonds. Parallèlement, Idan commença à travailler en studio pour certains des musiciens israéliens les plus populaires. Il décida qu’il était temps de mener à bien un projet reflétant ses propres idéaux musicaux, et commença à travailler sur une maquette d’enregistrement dans un petit studio, aménagé au sous-sol de la maison familiale. Idan invita plus de 70 amis et collègues, présents sur la très diversifiée scène musicale israélienne, à participer aux enregistrements. Il n’aurait jamais cru que ses expérimentations musicales feraient de lui le plus grand phénomène musical qu’Israël ait connu de mémoire récente.

Alors que la plupart des labels israéliens considéraient son travail comme trop ethnique et comme trop en dehors des normes de la si conventionnelle scène pop israélienne, un homme, Gadi Gidor, Directeur Artistique chez Helicon Records, remarqua aussitôt le potentiel du travail d’Idan et fit rapidement ajouter son nom à la liste de ses artistes. L’album qui suivit connut un succès immédiat. Le refrain envoûtant en éthiopien du premier single, « Bo’ee » (Viens avec moi), ne ressemblait absolument à rien de tout ce que la plupart des israéliens avaient entendu jusqu’alors, mais grâce à des paroles d’amour et de dévotion pleines de poésie, et à des techniques de production sophistiquées, ce single remporta un immense succès. L’album se vendit à plus de 150.000 exemplaires (triple platine), consacrant irréfutablement Idan comme un nouveau genre de star de la pop israélienne.

L’intérêt pour l’album se fit plus grand alors que les demandes de concerts live affluèrent, parmi lesquelles une proposition du prestigieux Opéra de Tel-Aviv. Etant donné le nombre de musiciens à avoir participé aux enregistrements, il aurait été
impossible de les faire tous monter sur scène. Idan choisit alors sept personnes pour l’accompagner, des artistes à la fois polyvalents et à forte personnalité dans leur domaine. « Personne ne tenait le devant de la scène », déclare Idan. « Je m’asseyais sur le côté et regardais les choses pour voir ce qui se passait. Chaque chanson était interprétée par un chanteur différent, on s’asseyait en demi-cercle et chaque musicien avait la possibilité de montrer ce qu’il avait à offrir ». Le concert live devint le symbole de l’album, en rassemblant un groupe de gens d’horizons différents, chacun étant malgré tout l’égal de
l’autre.

La décision de nommer ce collectif The Idan Raichel Project reflète ce sentiment. Raichel déclare : « si j’avais simplement appelé cet album « Idan Raichel », les gens auraient pensé que Raichel était la voix principale sur l’intégralité des chansons. J’ai écrit les chansons, puis je les ai arrangées et produites, mais je les interprète avec d’autres vocalistes et musiciens. D’un autre côté, nous ne sommes pas un groupe. Nous sommes entre les deux ».

Dans ses enregistrements ou sur scène, le Idan Raichel Project a vu défiler de fascinants participants, notamment Cabra Casey, Mira Anwar Awad et Sergio Braams. Cabra Casey, vocaliste d’origine éthiopienne, est née dans un camp de réfugiés au Soudan, alors que ses parents se rendaient en Israël. Elle fit la connaissance d’Idan, alors que tous deux servaient dans l’armée israélienne. Mira Anwar Awad, une israélienne arabe qui a grandi dans la ville d’Haïfa, au nord du pays, chante en arabe sur ce morceau bouleversant qu’est « Azini ». Mira Anwar Awad est une chanteuse et une actrice célèbre qui a participé à de nombreuses productions en Israël. Sergio Braams, qui chante entre autres sur « Brong Faya » (Brûler le feu), un morceau empreint de dancehall, a quitté le Surinam, un pays d’Amérique du Sud bordant la mer des Caraïbes, pour immigrer en Israël.

Célèbre dans le monde entier, et particulièrement au sein des communautés juives, éthiopiennes et israéliennes, le Idan Raichel Project joue régulièrement à guichet fermé dans de grandes salles de concert. En novembre 2005, le Idan Raichel Project était en tête d’affiche du célèbre Kodak Theater de Los Angeles, l’endroit même d’où la cérémonie des oscars est diffusée à la télévision. Le Project a également donné deux spectacles, plutôt bien accueillis, au fameux Apollo Theater dans le quartier d’Harlem à Manhattan.

En janvier 2006, le Idan Raichel Project s’est rendu en Ethiopie, le pays qui avait tant inspiré leur musique. Ce voyage marqua la première occasion pour deux des vocalistes principaux du Project de pouvoir retourner dans leur pays natal. Ce fut également la première fois qu’un artiste israélien s’illustrait en Éthiopie. Le Idan Raichel Project a fait l’ouverture du cinquième Festival des Musiques Éthiopiennes d’Addis-Ababa, partageant la scène avec de grands interprètes éthiopiens, parmi lesquels le légendaire Mahmoud Ahmed. Ils furent heureux d’apprendre que leurs chansons « Bo’ee » et « Mi’Ma’amakim » avaient été copieusement diffusées sur les ondes locales. L’histoire de ce voyage en Israël rempli d’émotion a été filmée en vue d’un prochain documentaire, dont la sortie est prévue début 2007.
Le 9 novembre 2006, l’oeuvre du le Idan Raichel Project sera pour la première fois distribuée en dehors d’Israël sur le tout nouveau label Cumbancha. Fondé par Jacob Edgar, directeur artistique depuis de nombreuses années chez Putumayo World Music, Cumbancha cherche à mettre en lumière des artistes exceptionnels, originaires du monde entier, dont le travail
mérite l’attention d’un plus large public.

The Idan Raichel Project, un recueil des chansons les plus notables, extraites des deux albums israéliens du Project, sortira en parallèle d’une compilation spéciale de Putumayo World Music, intitulée One World, Many Cultures, où l’on retrouvera Idan Raichel. L’album de Putumayo pénètre au coeur de collaborations musicales interculturelles, et comprend des interprétations de Willie Nelson, Ziggy Marley, Youssou N’Dour, et bien d’autres encore. Une partie des recettes sera reversée en soutien à Search For Common Ground (www.sfcg.org), une organisation à but non lucratif qui cherche à modifier la manière dont le monde aborde les conflits : loin des approches de confrontation et vers des solutions coopératives.

La sortie internationale du le Idan Raichel Project apportera assurément une renommée encore plus grande à ce projet
d’enregistrement. Afin de promouvoir l’album, le Idan Raichel Project compte se lancer dans une importante tournée internationale, qui les conduira, entre autres, aux Etats-Unis et en Europe.

Avec ses concerts live percutants, le Idan Raichel Project peut être certain de susciter l’intérêt d’un plus large public à travers le monde.
INFOCOM


La Loge France du B’nai B’rith
et l’UMDPJF
(Union des Médecins, Dentistes

et Pharmaciens Juifs de France)
vous convient à la Conférence

exceptionnelle du


Professeur RAPHAËL DRAÏ


"LA GUERRE CONTRE LE HEZBOLLAH
AU MOYEN-ORIENT ET EN FRANCE"

le MARDI 24 OCTOBRE 2006*
à 20h30

dans les locaux de l’Alliance Israelite*,

le Professeur Raphaël Draï est professeur agrégé de sciences politiques à la Faculté de droit et de science politique d'Aix-en-Provence. Spécialiste de science politique et de science administrative, il développe dans ses livres une recherche où interviennent le droit et la psychanalyse. Une même interrogation les parcourt : "comment relier pulsion de vie et politique".
Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages qu'il dédicacera à la fin de sa conférence.

Dernier ouvrage paru : LA REPUBLIQUE BRULE-T-ELLE? Ouvrage collectif
publié aux Editions Michalon


*Alliance Israélite Universelle
45, Rue Labruyère
75009 Paris

------------------------------------------------------


La Bibliothèque
de l’Alliance israélite universelle,
les Cahiers du judaïsme,
et les Editions de l’Eclat
vous invitent

LE MARDI 24 OCTOBRRE à 20h 30
dans la salle de lecture
de la Bibliothèque
de L'Alliance Israélite Universelle*


à une rencontre exceptionnelle

avec David Biale,
Professeur à l’Université de Davis,
Californie initiateur de l’ouvrage collectif
"Les Cultures des Juifs.
Une nouvelle histoire"


Traduit de l’anglais
par Jean-François Séné et Jacques Mailhos
Editions de l’Eclat, 2006
OUVRAGE RECOMMANDE
PAR DIASPORABLOGJ

En présence de :
Lucette Valensi (EHESS), qui a participé à l’ouvrage,
et de Maurice Kriegel (EHESS)

Né en 1949, David Biale enseigne l’histoire juive à l’université Davis en Californie. Il a publié Eros juif (Actes Sud, 1997) et aux éditions de l’Eclat: Gershom Scholem. Cabale et contre-histoire (2000), Pouvoir et violence dans l’Histoire juive (2005) ; spécialiste de l’histoire culturelle et intellectuelle, il a dirigé l’ouvrage collectif Les Cultures des Juifs. Une nouvelle histoire (2006). Extrait de l’introduction à l’ouvrage Les Cultures des Juifs :La tâche de l’historien contemporain de la culture juive est donc paradoxale : trouver des points communs entre le passé et le présent mais aussi conserver tout ce qui, dans ce passé, est différent et étrange. Les questions singulièrement modernes de l’identité juive – qu’est-ce qui définit un Juif et quelles sont les frontières entre ce qui est juif et ce qui ne l’est pas – hantent chacun de nous alors que nous reconstruisons la diversité des cultures juives. Ce que signifiait être juif au pays biblique de Canaan, dans l’Alexandrie hellénistique, la Pologne du XVIe siècle ou le Maroc du XIXe, n’était certainement pas la même chose qu’aujourd’hui; et les questions que nous posons ne sont pas nécessairement celles qui se posaient alors. Mais en considérant notre étude des cultures passées à travers le prisme de ces questions modernes, ces cultures apparaissent à la fois plus familières et plus étrangères. Et en regardant les miroirs des nombreuses et diverses cultures juives au cours des siècles, nous pouvons espérer voir les reflets de ce que les Juifs étaient, de ce qu’ils sont aujourd’hui et, peut-être, surprendre quelques éclats de ce qu’ils mettent en oeuvre pour façonner ce qu’ils seront demain.



*Voir adresse information précédente.
Entre libre dans la mesure des places disponibles

Réservations : 01 53 32 88 82 biblio@aiu.org

Pour en savoir plus sur le livre :
www.lyber-eclat.net/collections/hebraique.html#biale3

Bibliothèque de l’Alliance:
www.rachelnet.net/rachelnet/F/aiu.htm

Alliance Israélite universelle :
www.aiu.org/

Les cahiers du Judaïsme:
">www.aiu.org/activites/editions/c_judaisme/index.html>
DANS
LALUCARNE

CE SOIR
à 23h
sur

Secrets d'actualité



Lundi 13 février 2006. Un jeune homme nu, le corps couvert de brûlures et de plaies, titube, puis s'effondre au bord d'une route, près d'une gare de la banlieue sud de Paris. L'homme meurt dans l'ambulance qui le transporte à l'hôpital. Il s'appelait Ilan Halimi, il avait vingt-trois ans et avait été enlevé trois semaines auparavant. Ilan a été enlevé par le «gang des barbares», un groupe de jeunes gens prêts à tout pour obtenir de l'argent. Celui qui se présente comme le cerveau du groupe, Youssouf Fofana, un jeune français d'origine ivoirienne de vingt-six ans a grandi dans une cité de la région parisienne. Un retour sur la personnalité et les motivations de Youssouf Fofana et une reconstitution des événements tragiques du mois de février.


REDIFFUSION

jeudi 26 octobre à 00h15




L'AVIS DE DIASPORABLOGJ :


Etait-il nécessaire de diffuser pour la nième fois une enquète sur l'assassinat du jeune Ilan Halimi, neuf mois plus tard? Dans une période où les tentions restent palpables à quelques jours de l'anniversaire des émeutes de banlieues en novembre 2005? A un moment où entre les deux communautés, visées par ce drame, tentent de panser les plaies en multipliant des initiatives d'apaisement?

Il y a là matière à en douter. Tout d'abord le documentaire de M6 n'apporte aucun élèment nouveau. Rien qu'on ne sache déjà. Une enquète pour rien en quelque sorte. Elle est menée à la manière d'une revue de gare genre DETECTIVE que l'on feuillette comme un magazine PEOPLE aux pages glacées.
Oublié le contexte, l'atmosphère, l'état de la société française. Exit l'opprobe de certains médias à l'égard de certains intellectuels juifs. Oublié les racines du mal. Cette enquète est une photographie inexacte, stéréotypée de deux communautés qui s'affrontent.

L'enquète de M6 sur ce drame qui a bouleversé à juste titre toute la France -premier crime à caractère antisimite depuis la fin de la seconde guerre mondiale- se sert d'un livre collectif publié deux mois plus tard qu s'appuit uniquement sur la base du témoignage de la mère d'Ilan.

On peut déplorer que certains membres de la communauté ont cru utile de ce lancer dans l'exploitation de ce horrible drame au lieu de s'interroger sur les causes qui ont amené les acteurs de ce fait d'hiver pas comme les autres vers cette fin tragique.

Ni ce livre, ni ce reportage n'aideront au deuil de la famille d'Ilan.


Bernard Koch
CHRONIC
d'Alain SUIED


CHRONIQUE DE 2154


AVANT LA GUERRE DE 2008


En compulsant le Réseau Interconnecté Mondial,j'ai observé que la Guerre de 2008 - qui vit la victoire des Forces Réactionnaires Unifiées - avait été précédée d'une longue période de Déca-Danse.A l'époque,un pays nommé France,laboratoire de la Révolution Bourgeoise - disait-on- mais ces termes n'ont plus de signification socio-morphologique pour notre Conscience Spatio-Tellurique,semblait réunir les handicaps les plus étonnants..
Dans les années 1930,les Elites de la Finance avaient soutenu - avec les MANIPULATEURS DE LA CULTURE - l'Axe-Rome-Berlin et le délire Antisémite...
Au nom de "l'anti-Bolchévisme",lui-même prêt à signer le PACTE célèbre...
Dès LES ANNEES 1970 ,des phénomènes similaires se mirent en place...
Dans les années 80,l'hypocrisie fut à son comble...Pour le Pétrole,on vendit les âmes...
Quelques années avant 2008,la Chine,la Russie,les pays pétroliers,les Etats totalitaires - bientôt réunis et prêts à la Déflagration - riaient manifestement de l'état des
consciences:le MALAISE était - dit-on - perceptible à chaque seconde!
Peur socio-économique,racisme rampant,banalisation de l'antisémitisme - dans les cours d'écoles,on disait "sale feuj" comme un rien,sans dire le "mot" inter-dit! -
luttes des entreprises et dans l'entreprise...Et les "élites" nous régalèrent:
à Paris,les "Prussiens" néo-cathos le disputaient aux Heil-deggeriens,les ex-gauchistes
devenaient Narcisso-dépendants,les Bourges lançaient les foules minoritaires dans des combats de fantaisie...
Un auteur fit paraître un essai dans lequel le nazi GENET ,figure de l'impensé
"parisien" retrouvaient dans ses amants d'un soir le figure...du Christ!
Drôle de position...
Le même dénonçait lles "juifs" et les "gays" dans la vie courante!
Un autre faisait mine de défendre la mémoire Noire pour se ranger derrière Le Pen!
La haine d'Israël devint la règle.Jamais un mot contre les régimes anti-féminins du Totalitarisme Intégriste...Jamais un regard sur les enfants affamés de Corée du Nord...
En somme,les "Révolutionnaires " de tous bords...préparaient au mieux l'Axe
du ...MAL.OH PARDON....
Puisque nous vivons désormais dans l'anarchie de l 'Eurabie Heureuse et de la Vérité indélébile du Dogme,je devrais plutôt....les remercier!

Vive la Déca-Danse mondiale!Vive l'Elite!

ROBOT CHRONIQUEUR 12
Section Poutine
Chiraquie Syrienne Neutre


Alain SUIED
PASSERELLE
Source : infolive.tv
en ligne le 19 octobre


L'EDITORIAL


LE TROU NOIR


Rien ne va plus. Après la seconde guerre du Liban, les Israéliens sont en état de choc: 160 morts, des centaines de blessés, des milliers de maisons détruites, mais surtout, un sentiment que cette guerre n'a pas été menée comme il fallait. Malgré les pressions importantes de la rue et des réservistes qui voulaient une véritable commission d'enquête d'Etat, deux mois après la guerre, le choc est toujours présent, peut être même plus fort qu'auparavant. Que se passe-t-il vraiment ? D'un côté, le gouvernement israélien, à son plus haut niveau tente de gagner du temps pour éviter une véritable enquête de fond qui risque de mettre en péril, les leaders actuels au niveau politique. Au niveau militaire, des dizaines de commissions et de sous commissions sont mises en place mais la colère gronde chez de nombreux officiers supérieurs qui refusent que les échecs soient mis seulement sur leur seul compte. Le chef d'Etat major, Dan Haloutz est continuellement critiqué dans la presse israélienne, par des officiers anonymes qui tentent d'expliquer que l'échec total de la seconde guerre du Liban provient d'en haut et non pas d'en bas. Il y a quand même un sentiment que le leadership israélien n'ose pas réellement prendre ses responsabilités et surtout réparer ce qui s'est cassé. Ajoutons à cela la crise éthique et morale autour du président de l'Etat d'Israël, une affaire de mœurs qui prend la tournure d'une affaire internationale et qui n'ajoute rien à l'image d'Israël, déjà bien endommagée pendant la seconde guerre du Liban. Cela c'est ce qu'il y a à l'intérieur. A l'extérieur, les ennemis creusent des trous au sud, dans la région de Rafiah. Chaque jour, Tsahal découvre des tunnels par lesquels les terroristes reçoivent des milliers d'armes et des tonnes de munitions pour la guerre qui se prépare entre le Hamas et Israël. D'une manière un peu ironique, ce sont des énormes trous noirs au niveau visuel et lorsque les soldats de Tsahal découvrent ces tunnels, ils aperçoivent un énorme trou béant, parfois caché par des plants de tomates, parfois par de simples planches. Ces derniers sont; en fait; les orifices par lesquels sortent armes, drogues et munitions. Mais que fait l'Egypte de l'autre côté? Pourquoi ce pays en paix avec Israel ne bloque pas cette énorme contrebande qui est devenue, depuis la prise de contrôle de l'axe Philadelphie par les Palestiniens, un véritable approvisionnement stratégique en armes. On parle de missiles anti-tank, missiles anti-aériens et de Katioucha. Gaza se prépare t'elle à la guerre ?L'Egypte est-elle en train de jouer un double jeu ? Dans le passé, l'Egypte a su traiter de manière très dure les opposants au régime et les groupes islamistes intégristes. D'un côté, le président Moubarak est perçu, en Israël, comme un homme intelligent, stable, qui ne désire pas la guerre entre Palestiniens et Israéliens. De l'autre, des armes arrivent en effet du côté égyptien vers les palestiniens. Y aurait-il ici un intérêt caché de la part du gouvernement égyptien de "laissez faire"? Si l'Egypte le voulait, elle pourrait bloquer le passage des armes. Officiellement, elle s'y oppose. De facto, elle laisse faire. En Israël, on n'ose pas critiquer l'Egypte. Bien entendu, cet accord de paix entre le plus grand Etat arabe et Israël est l'intérêt premier. Mais aujourd'hui, l'Egypte ne vise-t-elle pas une option secondaire ? Au Nord, malgré le déploiement de la force de la FINUL, la Syrie, elle aussi approvisionne largement le Hezbollah par les trous, non pas dans le sol, mais par des trous dans la politique impuissante de la communauté internationale qui, malgré la résolution 1701, est incapable de bloquer le réarmement rapide du Hezbollah, qui lui aussi se prépare à la guerre. Cette situation inquiète. En tous cas, elle inquiète ceux qui voient les choses se passer, qu'il y a du temps pour agir, ailleurs, peut être un temps court, mais que les choses ne bougent pas assez vite. Nos quatre soldats, dont Ron Arad, capturé depuis vingt ans déjà, sont toujours aux mains de leurs ravisseurs. Le Hamas, le Hezbollah et l'Iran joignent les mains dans la grande farandole contre Israël. Dans la rue israélienne, les gens veulent un changement et veulent que les choses s'améliorent. Ils se rendent compte, peut être plus que ceux au pouvoir, qu'à l'intérieur comme à l'extérieur, il faut boucher des trous. Le problème, c'est qu'aujourd'hui ce ne sont pas seulement les Israéliens qui se rendent compte de ce qui se passe en Israël, mais également, la communauté internationale. Hier à Moscou, le président russe, Poutine s'est moqué sans aucune honte du président de l'Etat d'Israël. Même si les officiels des deux pays ont souri, les uns l'ont fait de bon cœur et à haute voix, les autres, avec une certaine gêne. Je ne connais pas un autre exemple, où devant les caméras de télévision, un président ouvre une réunion officielle en raillant le président de l'Etat invité. Le problème ici c'est que nous ne pouvons réagir car nous sommes nous-mêmes dans la confusion et le malaise le plus total. Ici, on a eu la chance de voir ce qu'on pensait de nous parce qu'il y avait une caméra de télévision. Mais sans caméra, que disent-ils et que pensent-ils de l'Etat d'Israël ?


texte lien 'Voir la vidéo', etc.

jeudi, octobre 19, 2006

PASSERELLE
Source : lemonde.fr
via l'AFP en ligne le 19 octobre


Titre de la Rédaction
de diasporablogj

"LA FRANCE "DESARME" ISRAEL,
PAS LE HEZBOLLAH"


Israël déplore
les propos du général Pellegrini
(responsable)




Israël déplore les propos du général Alain Pellegrini, chef des forces de l'Onu au Liban, suggérant que l'ONU pourrait envisager de changer les règles d'engagement de la Finul pour lui permettre l'usage de la force afin d'empêcher les incursions aériennes israéliennes.
"Apparemment, il est plus simple d'adresser constamment d'autres exigences à Israël, et nous le déplorons", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, Mark Regev.
"Il y a trois semaines, nos forces se sont retirées du Liban, et nous avons ainsi appliqué la partie la plus importante de nos obligations relevant de la résolution 1701 des Nations Unies", a-t-il ajouté.
"Mais toute personne objective doit reconnaître que c'est loin d'être le cas en ce qui concerne les obligations de la partie libanaise", a encore dit M. Regev.
Il a souligné que "contrairement à la résolution 1701, deux soldats israéliens kidnappés par le Hezbollah n'ont pas été relâchés, que le démantèlement des infrastructures militaires du Hezbollah au sud du fleuve Litani n'a pas été réalisé, et que les ravitaillements en armes du Hezbollah continuent".
Le général Pellegrini a suggéré jeudi que l'ONU pourrait envisager de changer les règles d'engagement de la Finul pour lui permettre l'usage de la force afin d'empêcher les incursions aériennes israéliennes.
Lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York, le général Pellegrini a déclaré qu'actuellement l'ONU se reposait uniquement sur des moyens diplomatiques pour tenter de faire cesser les incursions aériennes israéliennes au dessus du Liban.
"Si ces moyens diplomatiques ne sont pas suffisants, d'autres moyens pourraient peut-être être utilisés", a-t-il dit, faisant référence aux missiles anti-aériens qui équipent les forces françaises au Liban.
Une telle solution, a-t-il ajouté, "pourrait être envisagée et cela dépendrait de nouvelles règles d'engagement (de la Finul) qui seraient rédigées et approuvées ici à l'ONU".
Le général Pellegrini a souligné que pour le moment, les forces françaises n'étaient disposées à se servir de leurs moyens anti-aériens qu'en situation "d'auto-défense", au cas où elles seraient attaquées.
"C'est seulement pour notre auto-défense, si les positions françaises sont attaquées par des avions ou des hélicoptères, que nous répliquerions avec ces missiles", a-t-il encore affirmé.