"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

lundi, janvier 31, 2011

INQUIETANTE
POUSSEE
DANTISEMITISME
ENRUSSIE
Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne
le 31 janvier



Russie:
croix gammées sur un centre juif



Des croix gammées ont été dessinées hier par des inconnus sur les portes et les murs d'un centre culturel juif de Saint-Pétersbourg, selon cet organisme dans la deuxième ville de Russie.

La police locale a confirmé cette information sans autre précision.

La Russie a connu un nombre croissant d'actes xénophobes et antisémites ces dernières années. En décembre, après le meurtre d'un supporteur de football par des Caucasiens, une manifestation de fans de football et de nationalistes avait été accompagnée de saluts hitlériens à deux pas du Kremlin.
UNRABBIN
DEPUTEENAFRIQUE
Source ; israelvalley.com en ligne
le 31 janvier




AFRIQUE :


Le Rabbin Guershom Sisoumo,
grand rabbin de la communauté juive
d'Ouganda se présente
à la députation dans son pays.



Par
Simon Nathan


Le rabbin Guershom Sisoumo, grand rabbin de la communauté juive d’Ouganda se présente à la députation dans son pays. S’il est élu aux élections qui auront lieu en février 2011, Sisoumo, 38 ans, sera non seulement le premier juif à assurer une telle fonction dans le système étatique ougandais, mais aussi le premier rabbin à occuper un tel poste dans un pays autre qu’Israël. Sisoumo est aussi le seul rabbin de la communauté juive africaine du Sud pour le Sahara.

Le rav Sisoumo, qui attend encore l’autorisation de présenter sa candidature de la commission chargée des élections se présente dans le cadre du parti du forum du changement démocratique. Considéré comme un parti d’opposition formé en 2004, il détient 37 des 289 sièges de l’assemblée.

La candidature de Sisoumo est le fruit de l’utilisation de moyens de communication des milieux juifs qui ont même monté un comité de soutien sur Facebook pour supporter sa candidature. Sisoumo est à la tête de la communauté juive d’Ouganda appelée “Aba Yodaya”. 300 de ses membres se sont convertis en 2003 sur son incitation.

Les membres d’Aba Yodaya ont été persécutés du temps d’Idi Amin qui leur interdit de pratiquer publiquement leur religion. Le père de Sisoumo fut arrêté parce qu’il avait construit une Soucca et il fut libéré lorsque sa famille soudoya les policiers ougandais avec cinq chèvres.
La liberte religieuse revint pour les juifs ougandais en 1979 avec la chute d’Idi Amin. La famille du rav Sisoumo fêta alors la sortie vers la liberté par un seder de Pessah public à l’occasion duquel furent invités des centaines de membres de la communauté.

Texte traduit de l’hébreu par Samuel Nathan à partir d’un article paru dans le numéro 50 de janvier 2011 de la revue Ethrog
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEFFET
BOULEDENEIGE
Source : radio-canada.ca en ligne

le 29 janvier



Appels à manifester
à Alger et à Damas


La coordination nationale pour la démocratie et le changement lance un appel à une manifestation pacifique à Alger, le 12 février prochain.

Cette coordination est formée des syndicats autonomes, des organisations étudiantes et de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme.

Née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, la coordination avait alors annoncé son intention d'organiser une marche autour du 9 février, date anniversaire de la proclamation de l'état d'urgence en Algérie.

Le samedi 12 février étant un jour de repos hebdomadaire, les travailleurs et les étudiants « pourront ainsi y participer », a expliqué le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme, Mustapha Bouchachi.

Nous ne voulons pas un changement au sein du régime, mais un changement de régime.
— Mustapha Bouchachi, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme

La Coordination s'attend à ce que les autorités interdisent la manifestation.

Par ailleurs, des milliers de personnes, selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Béjaïa (250 km à l'est d'Alger), réclamant « un changement du régime » en Algérie, à l'appel du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Ce parti avait tenté une manifestation à Alger la semaine dernière, mais la forte présence policière l'en a empêché.

Les médias algériens rapportent chaque jour des cas d'immolation par le feu dans plusieurs régions du pays.

Appel syrien

En Syrie, le site d'information arabe Elaph a rapporté que des groupes d'opposition ont appelé à une manifestation le 5 février à Damas, devant le siège du Parlement, et à Alep, la deuxième ville du pays.

Les organisateurs ont choisi cette date en référence aux bombardements perpétrés en 1982 par l'armée syrienne contre les Frères musulmans dans la ville de Hama. Selon, les estimations, ces bombardements ont fait plus de 30 000 morts.

Les auteurs de cet appel ont mis en garde les autorités contre la répression et l'arrestation des manifestants.

Mercredi dernier, les autorités syriennes ont bloqué l'accès à plusieurs programmes permettant d'utiliser la fonction de discussion en direct de Facebook sur les téléphones mobiles, dans l'ensemble du pays.

Les forces de l'ordre ont empêché samedi un rassemblement de jeunes près de l'ambassade d'Égypte à Damas, qui souhaitaient exprimer leur solidarité avec le peuple égyptien dans son soulèvement contre le régime du président Hosni Moubarak.

Radio-Canada.ca avec
Agence France Presse, Elaph,
Le Monde et Agence France Presse
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
NOUVELLEIMMOLATION
ENALGERIE
Source : leparisien.fr en ligne
le 30 janvier



Algérie :
3e décès par immolation
depuis deux semaines


Un jeune Algérien de 26 ans, sans emploi et sans logement, est mort samedi à l'hôpital de Constantine (est) où il avait été admis la veille après s'être aspergé d'essence dans la localité de Medjana, près de Bordj Bou Arreridj, rapporte le quotidien «El Watan». Il s'agit du troisième décès par immolation enregistré dans le pays depuis la mi-janvier.

Il a succombé à ses brûlures tandis qu'un autre a tenté d'en faire autant dimanche près d'Alger. Un employé de la Banque de développement local (BDL), père d'une fillette handicapée, s'est aspergé d'essence devant le siège de la direction générale de cet établissement financier public à Staoueli, dans la banlieue ouest de la capitale. L'homme n'a pas pu y mettre le feu, des employés de la banque ayant réussi à l'en empêcher, selon l'un de ces salariés. Il entendait protester contre le refus de la direction de lui octroyer une aide financière pour soigner sa fille.

C'est la dixième tentative d'immolation connue en Algérie depuis le déclenchement en janvier d'un mouvement de mécontentement social qui a provoqué des émeutes dans la foulée de la «révolution du jasmin» en Tunisie.


Une marche interdite prévue
le 12 février à Alger

Samedi, des milliers de personnes ont manifesté à Béjaïa (250 km à l'est d'Alger) en Kabylie pour demander «un changement du régime» en Algérie, a-t-on appris auprès des organisateurs. Répondant à l'appel du Rassemblement pour la culture et la Démocratie (RCD), un parti d'opposition bien implanté en Kabylie, les manifestants ont défilé dans le calme dans les rues. Aucune indication indépendante sur le nombre des manifestants n'étaient disponibles.

Une marche pour demander le «départ du système» est prévue le 12 février à Alger à l'appel de la toute nouvelle Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe des mouvements d'opposition et organisations de la société civile. Cette coordination est née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Elle regroupe avait la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), des syndicats autonomes d'enseignants, des organisations estudiantines, des partis politiques, le RCD notamment, et des représentants de la société civile.

Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, a rappelé qu'aucune marche ne sera autorisée par les autorités à Alger, dans un entretien dimanche au quotidien francophone Liberté. Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis juin 2001 quand une marche en faveur de la Kabylie avait tourné à l'émeute faisant huit morts. Le ministre a notamment évoqué la possible intervention «d'éléments qui n'ont rien à voir avec l'objectif de la marche et qui sont là pour créer des troubles (...)». «Il y a toujours la problématique du terrorisme», a-t-il encoure souligné.
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
EVOLUTION
DESEVENEMENTS
Source : liberation.fr en ligne
le 31 janvier



Les Frères musulmans rejettent
le nouveau gouvernement égyptien



L'ESSENTIEL


Au septième jour de manifestations contre le régime de Hosni Moubarak, les Egyptiens continuent de défier le pouvoir. La place Tahrir au Caire était noire de monde à la mi-journée alors qu'un appel à une grande «marche d'un million de personnes» a été lancé au Caire et à Alexandrie.


18h23.
La compagnie Air France va augmenter ses capacités entre Paris et l’Egypte à partir de mardi pour faciliter le rapatriement de ses clients. «Nous aviserons ensuite en fonction de l'évolution de la situation en Egypte».


18h19.
Les Frères musulmans ont rejeté le nouveau gouvernement égyptien, dans un communiqué diffusé quelques heures après l'annonce de sa composition. Ils appellent à la poursuite des manifestations jusqu’à la chute du régime.


18h15.
Netanyahu agite le spectre d'un régime à l'iranienne, dans le cas où «un mouvement islamiste organisé prendrait le contrôle de l'Etat». «Il est exact que l’islam extrémiste n’est pas à l’origine de l’instabilité. Ce n’était certainement pas le cas en Tunisie, et je ne pense pas que cela le soit en Egypte», a-t-il déclaré. «Mais il est aussi vrai que dans une situation de chaos, un mouvement islamiste organisé peut prendre le contrôle de l’Etat. C’est arrivé en Iran et ailleurs», a-t-il ajouté.


17h28.
Vu dans la manif, place Tahrir, au Caire: une photo de Moubarak revue et corrigée, version Hitler


16h48.
Une «Marche d’un million» de personnes est également prévue demain à Alexandrie, deuxième ville d’Egypte à l’appel du mouvement de contestation qui réclame la chute du régime. «Nous voulions participer à la marche à Tahrir demain mais les trains ont été arrêtés et nous ne disposons pas d’autre moyen de transport, nous avons donc décidé de rester à Alexandrie et d’organiser une marche d’un million de personnes demain devant la gare ferroviaire», a expliqué à l’AFP Abir Youssef, du comité de soutien de l'opposant ElBaradei.

A voir: Les images qui passent en boucle sur la chaîne d'informations en continu Al-Jezira (commentées en anglais)


16h05.
A lire sur Herodote.net, un dossier intitulé «L'Afrique sur les chemins incertains de la démocratie». Pour comprendre les événements récents en Côte d'Ivoire, Tunisie, Egypte en les replaçant dans une perspective historique.


16 heures.
La télévision d'Etat a annoncé la formation d'un nouveau gouvernement. Pas sûr que cela calme la colère du peuple: la plupart des ministres ont été reconduits à l’exception notable de ministre de l’Intérieur Habib el-Adli, dont les manifestants réclamaient le départ. Il est remplacé par un général de la police, Mahmoud Wagdi.

Autre changement, le gouvernement ne comprend aucune personnalité du milieu des affaires, considéré comme proche du fils du président, Gamal Moubarak, très conspué lui aussi lors des manifestations qui secouent le pays depuis une semaine.
15h45. A une dizaine de minutes du couvre-feu (officiellement à 16 heures), la place Tahrir est toujours bondée, seuls quelques-uns quittent la place, épicentre de la révolte, constate notre envoyée spéciale.

14h45.
En direct de la place Tahrir, au Caire: Ils sont plusieurs milliers de manifestants, toujours aussi nombreux et surtout déterminés, nous indique notre envoyée spéciale Elodie Auffray. «Nous ne partirons que quand Moubarak quittera le pouvoir. Pas avant», répètent-ils en boucle. Sept jours qu'ils sont dans la rue. Et de jour en jour, la mobilisation s'organise. Un exemple: les pancartes. Petites et peu nombreuses au début, elles sont énormes aujourd'hui, colorées et inventives. Peintes à la main, en grosses lettres. Ecrites en arabe mais aussi de plus en plus en anglais (parfois approximatif), certaines s'adressent à l'Occident.

A côté des désormais classiques «Moubarak get out», «Game over», on voit des: «To the west enough with hypocrisy» (y en a assez de hypocrisie de l'Occident, NDLR). «America supports a clown», «We need freedom». Croisée aussi dans la foule, une femme avec cette petite pancarte dans les mains: «We want internet».

Dans la foule, certains distribuent des gâteaux, d'autres des bouteilles d'eau. Comme cet homme qui explique avoir collecté dans la matinée de l'argent parmi les manifestants, pour ensuite distribuer à qui veut de la nourriture. On trouve aussi sur la place des vendeurs ambulants, avec leurs sacs poubelles remplis de bouteille d'eau, et des cireurs de chaussures qui proposent leur service. Les mines sont réjouies, «jamais je ne me suis sentie aussi bien», sourit une manifestante.
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
QUELLESERA
LANOUVELLEEGYPTE
Source : le site raison garder
en ligne le 31 janvier




L’EGYPTE, ET APRES ?

par
Raphaël DRAÏ



Au moment où cette chronique est diffusée, nul ne peut prévoir ce que va devenir, dans un avenir immédiat, le régime de Hosni Moubarak ni quel sera le destin de l’Egypte. La facilité irait à l’amalgame des situations tunisienne et égyptienne. Ce serait, néanmoins, aller vite en besogne.


Jusqu’à nouvel ordre, et à la différence de Ben Ali, Moubarak, apparemment toujours soutenu par l’armée, n’est pas prêt de quitter, comme un malfaiteur ou un carambouilleur, le pays qu’il a dirigé contre vents et marée depuis 1981. Faut–il rappeler, aussi, que l’Egypte est peuplée à peu prés comme dix fois la Tunisie ? Si le chaos et l’anarchie s’y installaient, ils se développeraient également à cette échelle.

Cependant, comme on l’a dit, ici même, pour la Tunisie, la pire des politiques serait la politique du pire et il importe urgemment que les voies d’une transition vers un régime de plus grande liberté se dégagent sans trop d’encombres pour le peuple égyptien. L’Egypte a besoin d’immenses réformes. Le Caire, par exemple, est une hyper- mégapole proprement ingérable. L’Etat, comme dans d’autres villes du pays, ne peut suffire à y faire fonctionner des services publics minimaux.

Loin de s’en désoler, toute la nébuleuse d’associations qui gravitent autour des Frères musulmans y pallie en s’érigeant comme la Providence des miséreux et des déshérités. Il faut avoir l’esprit tordu comme l’ancien ministre des affaires étrangères Roland Dumas pour imputer les troubles actuels du monde arabe et plus particulièrement de l’Egypte au blocage du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens avec la complicité de Moubarak. On ne sait quels comptes personnels l’ancien président démissionnaire du Conseil constitutionnel ne peut s’empêcher de régler contre Israël sur les plateaux de télévision qui croient devoir accorder encore le moindre crédit à ses prétendues analyses. Car cette fois, il n’avait pas fini de tirer sa dernière flèche au curare contre Israël que le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, en a téléphoné à Hosni Moubarak pour l’assurer de sa solidarité.

Pour ce qui le concerne, Benjamin Netanyahou suit un principe fondamental du droit international : les traités sont signés entre les Nations et les Etats, et non pas intuitu personae par les gouvernants. Entre l’Egypte et l’Etat d’Israël, depuis 1978, la paix est devenue la règle. Quiconque prendrait l’initiative de la rompre assumerait une écrasante responsabilité devant les peuples concernés et devant l’Histoire. Au demeurant, cette responsabilité incomberait, au premier chef, à Barack Obama et à sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton, à cause de leur démagogique pacifisme de campus.

Au-delà des insurrections actuelles dont nul ne saurait dire si elles se réduisent à des spasmes de colère ou si elles déboucheront sur des transformations sociales et économiques irréversibles, il faut souhaiter que les pays arabes deviennent de véritables démocraties. Comme l’a expliqué Emmanuel Kant, dans les démocraties dignes de ce nom, la décision de guerre n’est plus fomentée comme un sanglant exutoire pour despotes aux abois ou pour céder aux impulsions destructrices de hordes fanatisées.

En attendant, à toutes ses frontières et lignes de front, l’Etat démocratique d’Israël est voué à une attention de tous les instants.



Raphaël Draï,

Chronique de radio J,
le 31 janvier 2011
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
COUVRE-FEU
ETGREVEGENERALE
ENEGYPTE
Source : lexpress.fr avec agences
en ligne le 31 janvier





Egypte:
couvre-feu renforcé à partir
de 15 heures



Pour le 7e jour de la mobilisation en Egypte, les manifestants demandent le départ de Hosni Moubarak.



12h37
Les Européens ont appelé ce lundi à des réformes démocratiques en Egypte. A leur arrivée à une réunion à Bruxelles, plusieurs ministres européens des Affaires étrangères ont appelé le président égyptien Hosni Moubarak à céder aux appels de la rue en faveur de plus de démocratie, sans aller cependant jusqu'à réclamer son départ.

"Nous ne pouvons pas exporter des révolutions", a souligné le Luxembourgeois Jean Asselborn. Mais, que ce soit en Egypte ou en Tunisie, l'Union européenne peut apporter au moins une aide matérielle à l'organisation d'élections "libres et qui puissent donner la chance d'un nouveau départ dans ces pays", a-t-il déclaré.


12h29
Selon des informations d'Al Jazeera, les banques d'Egypte seraient encore fermées ce vendredi, après trois jours consécutifs.


12h21
Le président Moubarak nomme au poste de ministre de l'Intérieur, le Général de l'armée Mahmoud Wagdy.


12h09
L'armée, conte toute attente, commence à ériger des barricades sur la place Tahrir, selon des informations d'Al Jazeera. Jusqu'à présent, l'armée était pressentie à rejoindre les rangs des manifestants d'un instant à l'autre. Son rôle est de plus en plus ambigü.


12h04
L'Opep craint une "pénurie réelle" sur le marché mondial du pétrole. L'aggravation de la situation en Egypte pourraît ainsi entraîner le blocage de routes pétrolières stratégiques, comme le canal de Suez. Mais l'organisation est prête à accroître sa production si tel était le cas, a indiqué ce lundi son secrétaire général Abdallah Salem El-Badri.

Face à ses craintes de pénurie, les médias officiels égyptiens ont certifié que le canal de Suez, axe stratégique du commerce mondial, fonctionnait ce vendredi "à pleine capacité".


11h58
La correspondante du Guardian, Harriet Sherwood, rapporte que la police semble moins présente dans les rues de la capitale, relayée par l'armée à la demande du président Moubarak.

De plus, selon ses informations, le couvre-feu devrait être renforcé, et avancé cet après-midi pour prendre effet à partir de 15h.


Attente et patience à l'aéroport du Caire, après l'appel de plusieurs pays d'éviter tout voyage en Egypte.


11h54
Selon un des correspondants de la chaine Al Jazeera, environ 1 000 personnes se sont rassemblées pour une manifestation dans le quartier de Shubra au Caire, à environ 2 kms de la place Tahrir.


11h14
Dans une interview au Wall Street Journal, le président syrien Bachar al-Assad a délcaré: "Les manifestations en Tunisie et en Egypte ouvrent la voie à une nouvelle ère dans le monde arabe", reprenant ainsi les propos de l'opposant au régime Moubarak, Mohamed El-Baradei. Le président syrien a toutefois affirmé que son pays n'était pas à l'abri d'une éventuelle contagion.
BARRONS
LAROUTE
DESMAINTENANT
ALACAMPAGNE
DE"SALOPERIE"
DEBDS
Source : le site europe-israel.org en ligne
le 29 janvier



Mobilisons nous contre l’appel
au boycott du BDS
des 49èmes rencontres
cinématographiques
de Pezenas

Israël sera à l’honneur

Yohann Taïeb


Mes amis, le BDS sur son site ici appelle le directeur des 49èmes rencontres cinématographiques de Pézenas, du 25 février au 3 mars 2011, à annuler cet évènement dont le cinéma israélien en sera à l’honneur, mobilisons nous auprès de lui pour qu’il maintienne la programmation de cet évènement.


Merci d’écrire massivement à ce responsable et de communiquer aussi largement que possible cette lettre.

Voici ma lettre que je lui ai adressée en ce sens :

—————–

La Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée
5 passage Jean Magrou,
34500 Béziers.
Tél. : 04 67 31 27 35
Fax : 04 67 31 73 06
Mél. : federationccm@yahoo.fr
M. André Blasco

« Monsieur,

Le collectif pro-palestinien BDS vous à récemment envoyé une lettre de protestation pour vous demander de déprogrammer les 49èmes rencontres cinématographiques de Pézenas, du 25 février au 3 mars 2011, dont le cinéma israélien sera mis à l’honneur.

Le cinéma, Monsieur, comme vous le savez, reste l’un des outils majeurs qui contribuent à promouvoir les valeurs humaines à même d’immuniser les sociétés contre tous les phénomènes destructeurs.

La culture n’est pas un produit comme un autre : refuser d’éditer un livre ou de diffuser un film, fussent-ils financés publiquement, n’est pas comparable à l’action d’un consommateur qui s’abstient d’acheter des oranges israéliennes.

Livres, musique, cinéma sont par essence un outil de liberté, un puissant contre-pouvoir, un vecteur universel de communication et de résistance. Si l’on refuse d’entendre les artistes, ils n’auront plus de voix. Si le cinéma israélien ne peut plus voyager, il s’éteindra.

Il y a peu, le cinéma israélien était moribond. En 2001, le budget alloué à cette industrie a triplé, grâce à l’action de cinéastes, dont le documentariste Avi Mograbi (Télérama no 3122). Ces aides publiques, accordées via l’Israël Film Fund (IFF), ainsi que d’étroits accords de coproduction avec la France, ont contribué à la renaissance d’une production riche, et souvent très critique à l’égard de la politique du gouvernement israélien : Lebanon, de Samuel Maoz, ou Valse avec Bachir, d’Ari Folman, Z32, d’Avi Mograbi, ont reçu des aides de l’IFF.

L’Israël Film Fund est construit sur le modèle du CNC français, il se compose de créateurs et accorde ses soutiens sur des critères exclusivement artistiques. Interdire des œuvres au motif qu’elles sont soutenues est un faux combat, et même un contresens. En France, personne ne pense que Jacques Audiard, avec Un prophète, représente la politique de Sarkozy et d’Hortefeux, même s’il a bénéficié d’une aide du CNC.

Je tiens à remercier EUROPE-ISRAEL et l’avocate Caroline Yadan pour son excellent argumentaire chiffré et détaillé dont vous pouvez en prendre connaissance sur ce lien : http://www.europe-israel.org/2011/01/une-reponse-objective-a-la-campagne-boycott-desinvestissement-sanctions-par-caroline-yadan/Le réalisateur et acteur israélien, Avi Mograbi, dont ses œuvres sont marquées par ses convictions politiques anti-sionistes (il a notamment déclaré : « Je soutiens sans ambiguïté l’existence de l’État d’Israël, mais j’estime qu’il ne doit plus être un État juif, mais un État pour tous ses citoyens à égalité »). Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009, toutefois concernant les appels au boycott il affirme que « … la culture, c’est la circulation des idées, et lorsqu’on s’attaque aux idées, on risque de finir par brûler des livres… ».

Le collectif BDS mène une campagne dont le seul but est de rayer l’Etat d’Israël dans tous les domaines ( économique, diplomatique, scientifique, universitaire, sportif, culturel… ), il mène une véritable industrie de délégitimation d’un état démocratique ou la liberté d’expression et surtout de critique est reconnu dans tout le monde.

Ces prétendus objecteurs de consciences, ces donneurs de leçons, ces prétendus humanistes, ou sont ils pour manifester massivement pour condamner l’épuration religieuse des chrétiens du Proche et du Moyen Orient ?

Ces prétendus objecteurs de consciences, ces donneurs de leçons, ces prétendus humanistes, ou sont ils pour organiser des flottilles humanitaires pour briser la répression sanglante des gouvernements tunisiens, algériens, égyptiens… massacrant leurs propres populations, criants leur besoin de justice sociale, d’une plus juste redistribution des richesses ?

Ils se mobilisent massivement que quand il s’agit de crier leur haine d’Israël. Le BDS à une indignation sélective, et œuvre non pour une paix juste, une solution de deux états pour deux peuples mais pour mettre Israël au banc des nations.

NON. Israël n’a rien à voir avec un régime d’apartheid.

Près de 18 % de la population ne sont pas juifs : Arabes musulmans et chrétiens, Druzes, Baha’is, Circassiens, etc.…y sont représentés SANS AUCUNE DISCRIMINATION. Pendant l’apartheid les Noirs étaient majoritaires mais n’avaient pas le droit de vote. En Israël, la minorité arabe a le droit de vote et même des représentants au Parlement israélien.

Pendant l’apartheid, les Noirs ne pouvaient avoir de relations sexuelles avec les Blancs, ils ne pouvaient pas prendre les mêmes moyens de transport, ni donner ou recevoir du sang et des organes des Blancs, ils ne pouvaient pas se faire soigner dans les hôpitaux réservés aux Blancs.

En Israël, les Palestiniens sont libres de toutes relations sexuelles (y compris homosexuelles), les moyens de transport ne sont bien sûr pas réservés aux seuls juifs israéliens (et ce, malgré le risque d’attentat), chacun peut donner ou recevoir du sang et des organes, les hôpitaux sont ouverts à tous, sans aucune distinction (180.000 Palestiniens ont été soignés en Israël durant l’année 2010).

Pendant l’apartheid, les Noirs ne bénéficiaient d’aucun droit au travail : en Israël, les salaires et les avantages sociaux des travailleurs arabes sont les mêmes que ceux de leurs homologues israéliens. Le droit syndical est le même pour tous.

Pendant l’apartheid, les Noirs n’avaient pas accès aux écoles et universités : en Israël près de 59 % des jeunes filles arabes israéliennes fréquentent l’école durant plus de huit ans. Plus de 300.000 enfants arabes vont en classe dans les écoles israéliennes.

Pendant l’apartheid, les Noirs avaient des places réservées au cinéma, les plages étaient séparées : en Israël, chacun est parfaitement libre de se rendre au cinéma ou à la plage, sans discrimination. L’Arabe, comme l’Hébreu est langue officielle en Israël. Israël n’est ni un Etat raciste, ni ségrégationniste, mais démocratique et favorisant la liberté d’expression, contrairement d’ailleurs aux autres pays de la région (Liban, Koweït, Qatar, Iran, Irak, Syrie, Yémen, Arabie Saoudite …).


LE BOYCOTT EST-IL LEGAL ?

NON. Le boycott est ILLEGAL. Il constitue « une entrave à l’exercice normal d’une activité économique quelconque, en opérant une distinction ente les producteurs, fournisseurs de ces produits, en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une nation déterminée, en l’espèce Israël, et ce, conformément à la jurisprudence de la Chambre Criminelle et de la Cour européenne des droits de l’homme » (Cour d’Appel de BORDEAUX du 22 octobre 2010).

Il est susceptible de caractériser l’infraction pénale de discrimination envers un groupe de personne en raison de son appartenance à une nation déterminée, au sens des dispositions des articles 225-1 et suivants du Code Pénal, et de provocation à la discrimination raciale, délit prévu et réprimé par l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la Presse.

Par ailleurs, et outre les délits de discrimination et de provocation à la discrimination raciale, les opérations de boycott prônées par le collectif BDS sont illégales, en ce que elles sont susceptibles de caractériser les délits suivants : La participation à un attroupement dans un lieu public, prévu et réprimé par l’article 431-3 du code pénal L’atteinte à la liberté du travail prévu et réprimé par l’article 431-1 du code pénal Le tapage injurieux ou nocturne prévu et réprimé par l’article R 623-2 du code pénal Plusieurs décisions de justice ont prononcé des condamnations envers des personnes participant à des actions de boycott de l’Etat d’Israël.


LE BOYCOTT FAVORISE T-IL LA PAIX ?

NON. La politique suivie par le gouvernement israélien peut bien entendu être critiqué et les Israéliens sont d’ailleurs les premiers à le faire, souvent sévèrement, la démocratie et la liberté d’expression étant largement entendue en Israël. Mais il ne s’agit pas ici de simple critique. Le discours prôné par les partisans du boycott est un discours GLOBAL et GENERAL de haine, de rejet, de déni, d’exclusion et de délégitimation.

Il tend à instaurer le bannissement d’une Nation, à rétablir la punition collective disparue depuis le Moyen-âge. La paix ne peut avoir lieu qu’entre Israéliens et Palestiniens. Mettre un terme définitif aux nombreuses forces, qui existent sur place, et qui tendent à favoriser les échanges commerciaux ou intellectuels, c’est saboter le rapprochement entre les deux peuples, c’est en définitif SABOTER LA PAIX.

Il semble au contraire primordial de toujours favoriser une coopération, un environnement de paix et un climat de confiance entre les Israéliens et les Palestiniens. C’est l’intérêt de tous, y compris des amis des Palestiniens.

Permettez-moi de vous citer, Uri Avnery, écrivain, journaliste israélien mais surtout connu mondialement pour être le plus grand militant d’extrême gauche israélienne, farouche opposant à la politique israélienne du développement des implantations et lauréat du prix Nobel ( de la paix ) alternatif en 2001, quant à son sentiment profond sur la campagne mondiale de Boycott contre Israël :

« … J’ai été interrogé sur la réaction des Palestiniens à l’idée de boycott. À l’heure actuelle, les Palestiniens ne boycottent même pas les colonies, puisque ce sont les travailleurs palestiniens qui construisent presque toutes les maisons là-bas, par nécessité économique. Leurs sentiments peuvent seulement être devinés. Tous les Palestiniens qui se respectent, bien entendu, soutiennent toute mesure efficace contre l’occupation. Mais il ne serait pas honnête de leur faire miroiter le faux espoir qu’un boycott mondial pourrait amener Israël à genoux. La vérité est que seule l’étroite coopération des forces de paix palestiniennes, israéliennes et internationales pourraient générer l’élan nécessaire pour mettre fin à l’occupation et réaliser la paix… » source

Par conséquent, en cédant aux exigences de ces groupes pro-palestiniens, vous ne contribuez pas à l’étroite coopérations des forces de paix palestiniennes, israéliennes et internationales, vous ne faîtes que renforcez le camp des forces contre productives pour atteindre la paix.


EXISTE-T-IL UNE CRISE HUMANITAIRE
A GAZA ?

NON. Affirmer que Gaza est au bord de la famine est mensonger. Le taux de croissance était de 16 % pour l’année 2009 (source FMI) Il existe à Gaza une classe moyenne et une classe très riche. Les inégalités sociales y sont présentes du fait notamment de l’existence de la corruption au niveau des dirigeants. Les difficultés économiques également. Mais, on trouve sur place des restaurants de luxe, notamment sur les plages (Rootsclub, Green Terrace Café, Ambassador Banquet Hall, Big Bite etc…).

Un Centre commercial de grand luxe, climatisé, comprenant 600 places de parking et un ensemble de manèges a été inauguré durant l’été 2010, ainsi qu’une piscine olympique.

Les journalistes locaux relèvent l’existence de marchandises sur les étalages, souvent en abondance (cf. : reportage du « Palestine Today » du 26 novembre 2009 ; article Mahmoud Hammadi du 29 juin 2010 dans le quotidien « Rose El Yousef »)

Les habitants de Gaza sont classés au 3ème rang mondial des populations souffrantes d’obésité (source Economist.com ranking)

En 2008 un Gazaoui recevait 682 $ d’aide aide publique au développement alors qu’un congolais ne recevait que 25 $ (source rapport d’Oxfam France).

Par ailleurs, la centrale électrique de Gaza produit à elle seule 30% de l’électricité. 10 lignes à haute tension venant d’Israël fournissent 62% de l’énergie et 2 lignes d’Egypte, 7%..

Il n’y a pas à Gaza de « catastrophe humanitaire ». Le taux de mortalité s’élève à 3,44 pour 1000 (Territoires palestiniens Source INED) alors qu’il est de 6.1 en Turquie, de 4,9 en Algérie, et de 8,8 en France où la population est vieillissante.

La population de Gaza y progresse de 3,3 % par an (6eme rang mondial), la mortalité infantile de 15 pour 1000 alors qu’elle est de 25 pour 1000 en Turquie de 25,6 en Iran de 31.5 en Egypte et de 26.7 au Maroc.

L’espérance de vie est de 74.1 ans dans les Territoires « palestiniens », tandis qu’elle est de 49.2 pour l’Afrique septentrionale de 55.1 pour l’Afrique Occidentale, et de 69.9 pour l’Asie.

A la lecture de cette lettre, je vous demande, Monsieur, de ne pas céder aux pressions de ces militants du BDS et de maintenir votre événement consacré au cinéma israélien.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées. »

M. Yohann TAIEB


POLEMIQUE
AUTOURDUCOLLOQUE
DESTEPHANEHESSEL
ALENSAPARIS
UNEMISEAUPOINT
DESADIRECTRICE
Source : lemonde.fr en ligne le 27 janvier



Pourquoi j'ai annulé
un meeting propalestinien



Il est abondamment question dans la presse, depuis quelques jours, de l'annulation de la réunion que Stéphane Hessel devait tenir le mardi 18 janvier à l'Ecole normale supérieure (ENS), dont je suis la directrice. Certains déplorent les pressions qu'aurait exercées le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) sur la direction de l'ENS, d'autres croient voir la liberté d'expression bafouée. Dans ce vacarme d'indignation sincère et de mauvaise foi mêlées, peut-on faire entendre les faits et les raisons ?

J'ai décidé d'annuler la réservation de la salle prévue pour ce meeting, dix jours avant la date où il devait se tenir. Je l'ai décidé seule. Si une situation analogue se présentait de nouveau, j'agirais de la même façon. Je n'ai eu aucun contact avec le CRIF. Au moment où j'ai pris cette décision, j'ignorais les démarches entreprises par plusieurs personnalités. Quiconque souhaitait savoir ce qui s'était vraiment passé n'avait qu'à me le demander. Mais les faits ou les explications se sont vite trouvés dépourvus d'intérêt. Une rumeur était lancée, et elle progressait en roue libre sur Internet, et même dans nos journaux d'information.

Voici les faits. A la mi-décembre 2010, une demande de réservation de salle émanant d'un chercheur de l'ENS m'a été soumise. Il s'agissait de réunir autour de Stéphane Hessel des normaliens et quelques personnalités pour débattre de la liberté d'expression. A cette requête, j'ai donné évidemment mon accord. Stéphane Hessel sera toujours accueilli dans notre école pour exposer ses idées et discuter avec nos élèves. J'ai eu maintes fois l'occasion de le lui dire.

Le 7 janvier, des amis m'ont transmis l'annonce de la réunion telle qu'elle circulait très largement sur de nombreux sites. Je regrette qu'aucun des articles qui ont consacré tant de colonnes à commenter ma décision n'ait jugé bon de reproduire cette affiche. Chacun aurait pu constater qu'il ne s'agissait aucunement d'une réunion interne à notre école entre Stéphane Hessel et des élèves, mais d'un meeting organisé par le collectif Paix Justice Palestine.org, qui soutient, entre autres, le boycottage des universitaires israéliens. L'appel largement diffusé laissait prévoir une assistance importante et totalement extérieure à l'école. J'ai aussitôt pris la décision d'annuler la réservation de la salle.

J'avais été trompée sur la nature exacte de cette réunion, ce qui est à soi seul un motif d'annulation. L'Ecole normale supérieure est un établissement de recherche et d'enseignement. Elle est aussi un lieu de débat, de réflexion, et de critique. Elle abrite de nombreux cercles d'études politiques. Y sont souvent organisées des réunions sur des sujets liés à l'actualité, y compris celui du Moyen-Orient, avec le souci d'une pluralité minimale de points de vue et le souhait d'un approfondissement dans la connaissance et la réflexion.

Ceux qui étudient et enseignent à l'ENS sont souvent engagés dans la réflexion politique, en cela ils prolongent la tradition de notre école. Mais ils n'avancent pas masqués, ils annoncent clairement la nature de la réunion qu'ils souhaitent organiser (interne, ou bien ouverte au public) et discutent avec nous de la façon dont nous pouvons, et parfois ne pouvons pas, l'accueillir. En particulier, nous ne souhaitons pas la tenue à l'école de meeting sans débat, où l'on ne fait que confirmer à plusieurs l'énoncé d'un point de vue.

J'ajoute qu'un rassemblement comme celui qui s'annonçait aurait très probablement, du moins c'est ainsi que j'en ai jugé - à tort ou à raison, je suis prête à en débattre -, entraîné des affrontements ; dans un tel cas, nous n'aurions absolument pas eu les moyens d'en assurer la sécurité. Entendre invoquer des motifs de sécurité fait souvent sourire, il est facile d'y voir un prétexte facile à produire. Mais tous ceux qui ont la charge d'un lieu qui accueille le public savent combien le souci de la sécurité est devenu obsédant, et aucun directeur d'établissement ne peut prendre raisonnablement le risque, même minime, d'un incident grave lorsqu'il a des raisons de le redouter.

Nous avons aussitôt fait part de cette décision au chercheur qui avait réservé la salle. Nous lui en avons expliqué les raisons. Nous lui avons proposé notre aide pour trouver rapidement un autre lieu dans Paris afin d'y tenir la réunion. Nous lui avons aussi fourni de nombreux contacts.

Voilà les faits, à première vue bien insignifiants. Cet épisode a toutefois provoqué une cascade d'articles et de prises de position, le plus souvent ignorantes de ce que je viens de rapporter. J'y ai reconnu l'expression des délices éprouvés à adopter la posture de victime et une surenchère de jugements édifiants. C'est ainsi que deux secrétaires nationaux du Syndicat de la magistrature parlent dans un article de "l'annulation, à la demande du CRIF, d'une conférence-débat qui devait se tenir à l'Ecole normale supérieure" (la présomption d'innocence est bien mal-en-point dans notre pays si même des magistrats jugent sans enquêter).

C'est ainsi encore que plusieurs professeurs de philosophie, anciens élèves de l'ENS, dont certains, du moins je le pensais, sont mes amis, s'indignent que le CRIF impose ses vues. Edifiant spectacle que celui de ces professeurs, "Et sur moi le soir tombe", qui, dans un jugement d'autorité que justifie à leurs yeux leur passé d'engagement politique, rappellent à l'ordre la directrice de leur chère école. Lui reprochent-ils sérieusement de n'avoir pas compris que dans la pensée de Stéphane Hessel se tenaient, non une bien-pensance à la fois critique et fort dogmatique, mais le souffle créateur de la pensée et la vision puissante des combats pour la liberté ?

J'ajoute, puisque cette tribune m'en donne l'occasion, que l'Ecole normale supérieure entretient des liens précieux d'un point de vue scientifique avec des universitaires et des équipes de recherche israéliennes. Aucune réunion publique appelant à les rompre n'aura lieu avec mon accord à l'ENS.

Depuis une semaine, on parle de l'Ecole normale supérieure dans la presse, et cela à propos de l'annulation de la réservation d'une salle. Que n'a-t-on plutôt traité des mutations de notre école et du rôle qu'elle veut aujourd'hui jouer dans la réflexion sur les filières d'élite, sur l'ouverture des enseignements à la recherche et à l'innovation et sur la capacité que peut avoir un établissement sélectif de reconnaître les talents ? Pourquoi n'a-t-on pas mentionné le combat que mène l'ENS pour la défense des valeurs liées au savoir, à la recherche et à la qualité de la transmission, aujourd'hui bien malmenées ?

Pourtant, l'enjeu est de taille car il s'agit de remédier à la plus redoutable forme de relégation sociale présente dans notre société et aussi de rappeler que des cultures sans savoir et sans étude deviennent vite des cultures somnambules. Puisqu'on parle depuis plusieurs jours de liberté d'expression, ne devrait-on pas d'abord en défendre la condition la plus sûre : l'accès à une éducation capable de former des esprits libres et critiques et le refus de l'oligarchie du savoir ? Là, ce sont de vraies victimes, mais des victimes sans voix, donc on les ignore.



Monique Canto-Sperber,
philosophe,
directrice de l'Ecole normale supérieure
(rue d'Ulm)

Article paru dans l'édition du 28.01.11
ISRAËL
ALLEMAGNE
RELATIONS
AUBEAUFIXE
ETINTENSIVES

Source : la newsletter de Guysen News
International diffusée le 31 janvier



Israël :
Angela Merkel et 10 ministres
de son gouvernement arriveront lundi



La chancelière allemande Angela Merkel devrait arriver en Israël lundi pour une visite de deux jours, accompagnée par dix membres de son gouvernement. L'un des rendez vous important de sa visite sera une réunion commune des ministres des deux pays. Les différents ministres se réuniront avec leurs homologues.
LESREVOLTES
DESPAYSARABES
PENDANTCETEMPS-LA
LEGYPTEPOURSUIT
SALIVRAISONDEGAZAISRAËL
Source : la newsletter de Guysen News
International diffusée le 31 janvier



L'Egypte continue de
livrer du gaz à Israël




Le ministère israélien des Infrastructures a déclaré dimanche que l'Egypte continuait de fournir Israël en gaz naturel en dépit des troubles politiques que traverse le pays mais qu'il était prêt à faire face à d'éventuelles perturbations. East Mediterranean Gas (EMG), compagnie égypto-israélienne, fournit annuellement quelque 2,1 milliards de m3 de gaz naturel à Israël. EMG a signé le mois dernier des accords d'un montant de 10 milliards de dollars portant sur la vente de gaz à cinq compagnies is raéliennes

dimanche, janvier 30, 2011

PREMIERE
CONFERENCE
DUCRIF
ALAVEILLEDE
SONDÎNERANNUEL



LE CRIF EST ATTACHE
A LA LIBERTE D'EXPRESSION



Nouveau tournant dans la stratégie de communication du C. R I. F (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) ayant été visé, ces derniers temps par de nombreuses polémiques le mettant en cause dont la plus dévastatrice fut cette conférence à laquelle devait être convié Stéphane Hessel, violant opposant à la politique du gouvernement israélien, imperturbable défenseur du boycott d'Israël.

Pour la première fois, à quelques jours de son dîner annuel, l'Insitution juive, interlocutrice prévilégiée de l'Etat, a réuni la presse , vendredi dernier, dans un cadre rustique prestigieux, le Restaurant Lapérouse, face au quai de la Seine, pour présenter ses voeux, . Voeux sous forme de conférence de presse. Un premier essai, pas encore un coup de maitre.

D'emblée, Richard Prasquier, Président du CRIF, a voulu répondre à ses détracteurs : «le CRIF est attaché à la liberté d'expression». «Nous sommes demandeurs de débat, a-t-il ajouté. Comprendre, entendre et accpeter des avis opposés aux nôtres» Le C.R.I.F souhaite «avoir les moyens d'exprimer ses convictions, de pouvoir exprimer les points de vue de son institution»

Il a ensuite fait un rapide historique de l'organisation, de 1942 à nos jours, rappelant que «le C. R. I. F ne rassemble pas des individus, mais des associations et des insitutions». Si le Consistoire n'est pas membre du C. R. I. F; le partenariat entre les deux principales organisations se déroule dans une parfaite harmonie a tenu à souligner Richard Prasquier.

Aux interrogations sur le replis communautaire des Juifs de France, qui ont pu être entendues, ici ou là, le Patron de la plus importante structure de la communauté juive, martèle «Nous sommes tous français». "Nous sommes garants, complète-t-il, de l'intégration des Juifs à la France de la République et à l'attachement à ses valeurs». Cette insistance, comme si cette identité juive ne paraissait pas évidente aux yeux d'une partie de l'opinion française.

Parmi les missions que s'est fixé le CRIF, dès le lendemain de la seconde guerre et qui sont inscrites dans ces statuts : la lutte contre l'antisémitisme et la défense de l'Etat d'Israël. Deux sujets emblématique qui, aujourd'hui, restent plus que jamais d'actualité, fortement ébranlés.

Défense d'Israël, sans jamais s'immiscer dans la politique de ses gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, telle est en substance, le démarche du C.R.I.F. «Nous ne sommes pas là, dit Richard Prasquier, pour défendre les politiques d'Israël, faire valoir ses choix» «Israël est le pays du peuple juif, un Etat devant pouvoir vivre en toute sécurité».

Le boycott d'Israël a bien évidemment été évoqué : «Israël, s'étonne le Président du C. R. I. F est la seule démocratie de la région qui fassent l'objet de menaces, de mises en cause».

Sur l'Iran : «l'Iran est un régime fanatique, un danger pour la civilisation».

L'antisémitisme a été abordé, sans propositions, sans solutions pour son éradication ou tenter de le diminuer.

Actualité oblige, qui n'est pas lien direct ou indirect avec Israël; Richard Prasquier, n'a pas manqué de réagir aux bouleversements politiques et sociales qui traversent, depuis plusieurs semaines, les pays arabes. Se refusant de porter un jugement sur ces changements brutaux qui se font en Tunisie, en Algérie, en Egypte, le Président du C. R.I. F. a préféré se borner à sa notion de démocratie : «Les démocrates ne se font pas la guerre. La démocratie est l'élément important pour le bien de la population».

Seule note d'espoir vers la fin de la conférence de presse qui en disait long sur le scepticisme ambiant.


Bernard Koch ¨


.
FRANCE
ISRAËL
ECHANGESECONOMIQUES

ETCOMMERCIAUX
PREVUSALAHAUSSE
Source : dépêche AFP en ligne
le 30 janvier



Eric Besson espère doubler
les échanges industriels entre France et Israël



JERUSALEM


Le ministre français de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, Eric Besson, a affirmé dimanche lors d'une visite en Israël que son objectif était de doubler les échanges industriels entre les deux pays d'ici cinq ans.

"Les échanges sont insuffisants. Ils ne sont pas à la hauteur des relations entre nos deux pays. Nous avons comme objectif en matière industrielle de doubler le volume des échanges d'ici cinq ans, c'est un objectif crédible", a déclaré M. Besson à l'issue d'un entretien à Jérusalem avec Shalom Simhon, ministre israélien de l'Industrie, du Commerce et de l'Emploi.

M. Simhon a estimé qu'il était possible de développer les échanges bilatéraux, comme l'ont prouvé les résultats enregistrés en 2010 avec une hausse de 12%. Les exportations israéliennes vers la France ont atteint 1,25 milliard de dollars tandis que les ventes françaises à Israël s'établissaient à 1,5 milliard de dollars.

M. Besson, qui est accompagné d'une délégation de 21 chefs d'entreprises, a également annoncé la tenue des premières journées franco-israéliennes de l'innovation à Paris "vraisemblablement au début juin".

Par ailleurs, les deux ministres ont signé un accord de coopération dans le domaine "des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique".

Ce document porte notamment sur le secteur photovoltaïque, le dessalement de l'eau, l'énergie solaire et les réseaux de distribution d'électricité "intelligents".

M. Besson doit visiter lundi une centrale solaire et le site de l'entreprise Better Place, numéro un mondial du rechargement rapide des voitures électriques, qui a noué un partenariat avec Renault-Nissan pour le développement de la Renault électrique Fluence.
MAZEL
TOV
AARTSPIEGELMAN





















Source : dépêche AFP diffusée le 30 janvier




L'Américain Art Spiegelman couronné
par le Grand Prix d'Angoulême


De Myriam CHAPLAIN-RIOU (AFP)







ANGOULEME



L'Américain Art Spiegelman, père du mythique "Maus" qui lui valut en 1992 le seul prix Pulitzer attribué à une BD et racontait la Shoah au travers des souvenirs de son père, a remporté dimanche le Grand Prix du 38e Festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

C'est le seul artiste américain à jamais avoir été récompensé par le Grand Prix avec Robert Crumb en 1999.

Très applaudi, le Grand Prix a été révélé lors de la cérémonie de clôture, en présence du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand qui avait remis un peu plus tôt au scénariste belge Jean Van Hamme les insignes de commandeur des Arts et Lettres.

"Merci beaucoup pour cet honneur incroyable", a réagi Art Spiegelman, joint par téléphone aux Etats-Unis depuis la scène du théâtre d'Angoulême.

"Angoulême est vraiment la capitale de la culture et de la bande dessinée dans le monde moderne. J'ai tellement appris de la bande dessinée française", a-t-il continué, ajoutant, non sans humour: "Etant donné mes pauvres talents en tant que dessinateur, je me sens un peu comme le président Obama quand il a reçu le Prix Nobel de la Paix".

Le jury, présidé par l'inoxydable Baru, Grand Prix 2010, a aussi rendu hommage à la jeune génération en décernant son prix du meilleur album à l'Italien de 35 ans Manuele Fior pour "Cinq mille kilomètres par seconde", une histoire d'amour entre trentenaires pris dans le tourbillon des moyens de communications modernes ultra-rapides.

Figure phare de la bande dessinée underground américaine des années 70-80, Art Spiegelman, né en 1948 à Stockholm, a bouleversé le paysage de la BD en publiant en 1986 "Maus" (souris en allemand), chronique douloureuse de la Shoah, traduite en une vingtaine de langues, qui retrace la vie de sa famille pendant l'Holocauste racontée par son père, juif polonais.

Hitler et les Allemands y sont représentés en chats, les victimes de l'Holocauste en souris. Ce recours au zoomorphisme reprenait en écho les affiches de propagande nazie sur lesquelles, par exemple, les Polonais étaient figurés comme des porcs et les juifs en souris ou en rats. Et la reprise de cette iconographie pour décrire les ravages du nazisme avait choqué beaucoup de survivants de l'Holocauste.

C'était en tout cas la première fois qu'une bande dessinée attirait autant sur elle l'attention des critiques. "Maus" fera l'objet d'une grande exposition au musée d'art moderne de New York, et obtiendra en 1992 un prix Pulitzer spécial.

Le sexagénaire vit toujours à New York avec sa femme, la Française Françoise Mouly, directrice artistique du prestigieux New Yorker. Spiegelman avait réalisé la couverture du numéro du 24 septembre 2001 de l'hebdomadaire, le premier suivant le 11-Septembre, resté l'un des dessins politiques les plus forts de la décennie.

Virulent critique de la politique de George W. Bush, il a aussi publié en 2002 et 2003 dans de grands journaux et magazines européens des planches innovantes et fortes intitulées "A l'ombre des tours mortes" (In the Shadow of No Towers), dans lesquelles il raconte le traumatisme du 11 septembre pour lui et ses compatriotes.

Réunie en album en 2004, cette oeuvre a été acclamée aussi bien aux Etats-Unis que dans le monde francophone.

L'édition 2011 du Festival, qui a accueilli quelque 200.000 personnes en quatre jours dans une ville en effervescence, a également été marquée par l'originalité des expositions et des spectacles.
CONTRE
LANTISEMITISME
LECANADAAPPORTE
SONSOUTIENAU
PROJETDUNERADIOJUIVE
Source : marketwire.com en ligne
le 25 janvier


Le gouvernement du Canada
appuie le projet de lutte
contre l'antisémitisme de Radio Shalom


MONTRÉAL,

QUÉBEC




La sénatrice Judith Seidman, au nom du ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, a annoncé aujourd'hui l'octroi d'une aide financière à Radio Shalom de Montréal, dans le cadre du Programme de reconnaissance historique pour les communautés (PRHC). Les fonds serviront à produire un documentaire radiophonique commémorant le MS St. Louis et à traiter des dangers de l'antisémitisme.

« Nous ne devons jamais oublier les chapitres sombres de notre histoire dans le domaine de l'immigration », déclare la sénatrice Seidman. « Nous devons reconnaître nos erreurs du passé afin d'en tirer des leçons pour l'avenir. »

CIC accorde la somme de 50 000 $ à Radio Shalom afin de produire Le voyage du M.S. St. Louis, un journal radio. Il s'agit d'une série de 14 émissions radiophoniques de une heure chacune qui seront réalisées en français et en anglais par et pour des élèves d'écoles secondaires, afin de commémorer les événements entourant le St. Louis.

Le MS St. Louis est un navire qui transportait plus de 900 passagers d'origine juive en provenance d'Allemagne en 1939. Ces personnes n'ont pas pu trouver refuge en Amérique du Nord, si bien qu'à leur retour en Europe, bon nombre d'entre elles ont péri lors de l'Holocauste. Le projet vise à mieux faire connaître cet incident aux élèves et à lutter contre l'antisémitisme, la xénophobie et le racisme.

Le PRHC finance des projets communautaires de nature commémorative et éducative soulignant les expériences vécues par les communautés ethnoculturelles qui ont été touchées par les mesures de guerre ou les restrictions en matière d'immigration mises en œuvre au Canada dans le passé. Pour de plus amples renseignements sur le PRHC et les efforts déployés par le Canada pour combattre l'antisémitisme, visitez le site http://www.cic.gc.ca/francais/multiculturalisme/index.asp .

Suivez-nous sur Twitter : www.twitter.com/CitImmCanada .
REVELATIONS
D'AL-JAZIRASUR
LESPOURPARLERSENTRE
ISRAELIENSETPALESTINIENS
ETSIONPARIAITSURLE
REALISMEDESPALESTINIENS
Source : lemonde.fr en ligne le 30 janvier




L’énigme du refus palestinien
de négocier avec
le gouvernement Netanyahu
enfin résolue


par
Ariel Gurevitz,
Observateur



D’après des révélations récentes de la chaîne Al Jazeera, reprises par le journal britannique « The Guardian », les négociateurs palestiniens auraient fait des concessions sans précédent au gouvernement Olmert. La majorité des experts s’accordent pour dire que ces révélations sont crédibles. On peut les résumer comme suit.


Israël conserverait la plupart des implantations juives, y compris celles construites dans et autour de Jérusalem depuis 1967.

L'Autorité palestinienne concéderait à Israël la souveraineté sur une grande partie de la ville Sainte et entérinerait toutes les colonies sauf une.

Les Palestiniens proposeraient de diviser la vieille ville et laisseraient à Israël le contrôle du quartier juif.

Les Palestiniens renonceraient à l’exigence du droit de retour des réfugiés de 1948, sauf pour 10 000 d’entre eux. Ces réfugiés n’auraient pas de droit de vote dans le cadre d'un accord de paix avec Israël.

Les Palestiniens reconnaîtraient Israël comme l’État du peuple juif.

D’après ces révélations il ne fait pas de doute que le fossé entre les deux camps s’était considérablement amenuisé entre l’Autorité palestinienne et le gouvernement Olmert. Les discussions ayant alors été interrompues par la chute du gouvernement de celui-ci, et il a fallu attendre les élections pour continuer sur une si bonne voie. Mais quand Netanyahu est venu au pouvoir il s’est vu imposer par l’Administration américaine un gel de la construction en Judée-Samarie. Il a alors fait un geste sans précédent en donnant son accord pour une période de dix mois. L’Autorité palestinienne a laissé filer neuf mois avant de daigner discuter. Quatre semaines plus tard, elle a rompu en exigeant que le gel des constructions fût prolongé.

Il apparaît maintenant, grâce aux révélations d’Al Jazeera, que ce n’était là que prétexte. Exiger le gel des constructions était en effet hors de propos parce que les Palestiniens avaient déjà admis confidentiellement qu’ils ne revendiqueraient pas l'essentiel de ces territoires dans le cadre d’un règlement.
Alors pourquoi le prétexte ? Parce les négociateurs palestiniens n’étaient pas disposés à réitérer publiquement ce qu’ils avaient dit en secret à Olmert. En d’autres mots, ils savaient ce qu’il fallait faire pour aboutir, mais ne le voulaient pas, justement. Se sentant acculés à négocier avec le nouveau gouvernement israélien sur base de ce qu’ils avaient proposé à l’ancien, la seule issue était donc un retrait pur et simple des négociations en prétextant la construction sur des territoires qu’ils ne considéraient eux-mêmes pas comme ayant vocation à faire partie de la future Palestine.

Cette péripétie est regrettable, mais il en ressort néanmoins que l’Autorité Palestinienne sait avec précision ce qu’il faut faire pour déboucher sur un règlement définitif du conflit. Cela révèle une certaine lucidité côté Palestinien, auquel il faudrait, ajouter un zeste de volonté politique, une grande dose de courage pour conclure la paix avec Israël.
BARRONS
LAROUTE
IMMEDIATEMENT
ACETTECAMPAGNE
DE"SALOPERIE"DEBDS
CONTREISRAËL


DIASPORABLOG
accueille...

BERNARD DARMON




http://bernarddarmon.unblog.fr/2011/01/30/boycott-disrael-et-methodes-antisemites/
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEPEUPLEEGYPTIEN
NELÂCHERIEN
Source : lexpress.fr en ligne
le 30 janvier à 12h

sur Diasporablog à 12h 20



Alaa al-Aswani:
"Les Egyptiens ne veulent pas
de compromis,
le dictateur doit partir"



Par Tristan Savin,


Alaan al-Aswani, l'auteur de L'Immeuble Yacoubian est l'un des écrivains les plus populaires d'Egypte. Editorialiste dans la presse d'opposition, ce militant démocrate a participé à la création du mouvement Kefaya! (Ca suffit!) et vient de manifester dans les rues du Caire. Joint par téléphone samedi soir, Alaa El Aswany témoigne pour LEXPRESS.fr.



Comment avez-vous vécu ces dernières journées?

C'était incroyable! Je suis dans la rue depuis trois jours. J'ai pris la parole devant 30 000 personnes sur la place centrale du Caire, à la demande des jeunes. Ils ne veulent pas de compromis, le dictateur doit partir.


Assistons-nous en Egypte à une vraie révolution?

Oui, dans tous les sens du terme. C'est la révolution égyptienne, pour une nouvelle Egypte. J'ai discuté avec un journaliste qui avait assisté aux événements en Europe de L'Est, à la chute du Mur. Pour lui, c'est similaire. Le peuple égyptien est très courageux car on lui tire dessus.


La police égyptienne a tiré sur la foule avec des balles réelles?

Hier, j'ai vu quatre personnes se faire tuer. A Alexandrie, ils ont tué trente personnes, d'après mes informations. Les policiers de la Sécurité d'Etat sont habillés en civil et tirent sur les gens. Ce sont eux qui torturaient les opposants et intimidaient la population, j'en ai parlé dans mes romans. C'est pour cela que les centres de la Sécurité d'Etat viennent d'être assaillis. La police a libéré des criminels pour piller et discréditer le mouvement populaire aux yeux des médias occidentaux.


On a surtout vu des images du Caire. Savez-vous ce qui se passe dans le reste du pays?

Les manifestations ont lieu dans toute l'Egypte. Il y a une solidarité complète, les habitants font la cuisine pour les jeunes et un tiers des manifestants sont des femmes! J'ai aussi vu des dames de 70 ans, des parents avec leurs enfants... Le gouvernement pensait que le peuple ne se révolterait jamais. Il a mis une journée entière à réaliser!


Quel a été le rôle des mouvements islamistes dans ce soulèvement?

Négligeable. Les Frères Musulmans n'ont participé qu'à titre individuel.


Qu'avez vous pensé de l'allocution télévisée d'Hosni Moubarak, vendredi soir?

Il a dit n'importe quoi. Il essaye de garder le pouvoir, il teste le peuple.


Que pensez-vous de la dissolution du gouvernement et du nouveau vice-président, Omar Souleimane?

Cela ne va rien changer. C'est Moubarak, le problème, pas le gouvernement.


Selon vous, Moubarak va-t-il s'enfuir d'Egypte ou s'accrocher au pouvoir?

Comme tous les dictateurs, il tiendra jusqu'au dernier moment. Ses deux fils sont à Londres, actuellement. Et le ministre de l'Intérieur est en fuite. Ce sont des signes


Envisagez-vous un embrasement dans le reste du Moyen-Orient?

L'Egypte a une grande influence sur le monde arabe. Voilà pourquoi les Américains ont peur... Le prochain pays à se soulever sera peut-être le Yémen, ou l'Algérie. C'est la fin d'une époque. Nous vivons un moment historique.


Ne craignez vous pas le chaos?

Le chaos est organisé par le régime, ce n'est pas le peuple égyptien qui le génère.
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEGYPTE
AFEUETASANG

IMAGES















LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
ISRAËLOBSERVEAVEC

INQUIETUDELEVOLUTION
DELASITUATIONPOLITIQUE
ENEGYPTE
Source : lefigaro.fr avec l'AFP en ligne
le 30 janvier



Égypte:
Israël veut préserver la paix


Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé dimanche qu'Israël voulait préserver la paix avec l'Égypte et la stabilité régionale, en réaction à la vague de manifestations mettant en péril le régime du président Hosni Moubarak.

"La paix avec l'Egypte dure depuis plus de trois décennies. Notre objectif est que cela continue", a déclaré Benyamin Nétanyahou aux journalistes à l'ouverture du conseil des ministres hebdomadaire. "Nos efforts portent sur la préservation de la stabilité et la sécurité dans la région", a-t-il souligné.
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEPEUPLEEGYPTIEN
NEDESARMEPASET
LEGOUVERNEMENT

MOUBARAKBOUCLE
LINFORMATION
Source : lepoint.fr en ligne le 30 janvier



L'Egypte se prépare
pour un sixième jour de révolte,
Al-Jazira interdite



Après de nombreux pillages au Caire, soumis tout comme les grandes villes d'Alexandrie et de Suez au couvre-feu à partir de 16H00 (14H00 GMT), l'armée semblait plus présente et plus ferme dans la rue. Des comités de citoyens organisés dans les quartiers remettaient les pillards aux forces armées.
L'Egypte se préparait dimanche matin à une nouvelle journée de révolte qui a fait une centaine de morts en cinq jours, malgré des changements annoncés la veille à la tête du gouvernement.

La chaîne satellitaire Al-Jazira, très critiquée par les autorités pour sa couverture des manifestations, a été interdite en Egypte, a annoncé l'agence officielle égyptienne Mena.

Plusieurs dizaines de personnes convergeaient tôt dimanche vers la place emblématique de Tahrir (libération en arabe) qui a connu depuis mardi des rassemblements de dizaines de milliers de personnes demandant le départ du président Hosni Moubarak, selon un photographe de l'AFP.

Quelque 200 personnes étaient sur place aux premières heures après y avoir passé la nuit.

La presse gouvernementale a changé de ton dimanche parlant de "changement" et s'acharnant notamment sur des figures du milieu des affaires proches du président Moubarak et de son fils Gamal, piliers du régime et hauts responsables de Parti national démocrate (PND) au pouvoir.

La révolte, qui en de nombreux endroits a tourné à l'émeute et dégénéré en de violents affrontements entre police et manifestants, a fait 111 morts et plus de 2.000 blessés, en majorité des civils, selon un bilan de l'AFP basé sur des chiffres de sources au sein des services de sécurité et des sources médicales

Les manifestations ont paralysé partiellement le pays, de nombreux distributeurs de billets étaient vides, les banques et la Bourse étant toujours fermées après leur congé hebdomadaire, et deux séances clôturant sur une forte baisse mercredi et jeudi.

En outre, les examens dans les universités et les écoles ont été reportés jusqu'à nouvel ordre.

Après de nombreux pillages au Caire, soumis tout comme les grandes villes d'Alexandrie et de Suez au couvre-feu à partir de 16H00 (14H00 GMT), l'armée semblait plus présente et plus ferme dans la rue. Des comités de citoyens organisés dans les quartiers remettaient les pillards aux forces armées.

Des milliers de prisonniers se sont également évadés de plusieurs centres carcéraux à travers le pays, parmi eux des détenus de droit commun, des détenus politiques et des islamistes emprisonnés depuis plusieurs années.

Au plan politique, on attendait l'annonce d'un nouveau gouvernement au lendemain de la nomination par M. Moubarak d'un nouveau Premier ministre, Ahmad Chafic, une personnalité respectée dans les milieux politique y compris au sein de l'opposition, et d'un vice-président, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir il y a 30 ans, Omar Souleimane, un proche du président.

Parmi les nominations les plus attendues, figure notamment celle pour le portefeuille de l'Intérieur, la police sous le ministre sortant Habib el-Adly -en poste depuis 1998-, étant accusé de tortures et d'abus.

Samedi soir, et malgré le couvre-feu, des milliers de personnes étaient massées dans les rues du Caire et dans d'autres villes après une journée marquée par des heurts meurtriers entre manifestants et forces de sécurité qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de balles caoutchoutées.

L'armée appelée en renfort a, de son côté, demandé à la population de se protéger des pillages. Des comités de quartier, dont les membres sont armés de gourdins et de barres de fer, se sont constitués.

L'opposant le plus en vue, l'ex-chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique et prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, jugeant insuffisantes les nouvelles nominations, a de nouveau appelé M. Moubarak à partir "sans délai pour le bien de l'Egypte".

Le président américain Barack Obama a une nouvelle fois exhorté le régime de M. Moubarak, qui est le principal allié des Etats-Unis dans le monde arabe, à mettre en oeuvre des réformes et à faire preuve de retenue.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche qu'Israël voulait préserver la paix avec l'Egypte et la stabilité régionale.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à la "retenue, à la non violence et au respect des droits".
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
LEGYPTE
AFEUETASANG
Source : leurope.mag en ligne le 29 janvier



SUEZ, COUPE DU MONDE


http://www.leuromag.com/Egypte-Suez-coupe-du-monde_a5754.html

samedi, janvier 29, 2011

LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES

SANGLANTESREPRESSIONS
ENEGYPTE
Source : lexpress.fr en ligne le 29 janvier



Les violences ont fait
92 morts en Egypte



Après le discours du président égyptien, vendredi soir, la mobilisation se poursuit dans les rues du pays. LEXPRESS.fr a suivi cette journée heure par heure.


22h30
Le président américain Barack Obama a réuni aujourd'hui son conseil à la sécurité nationale pour faire le point sur la situation en Egypte et exhorté à nouveau le pouvoir à mettre en oeuvre des réformes et à faire preuve de retenue envers les manifestants, a indiqué la Maison Blanche.


22h
Au moins 85 personnes ont été tuées et des milliers blessées vendredi et samedi dans les heurts entre les manifestants et la police en Egypte.


En cinq jours de contestation, le bilan s'élève donc à 92 morts.


21h
Le président Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique David Cameron ont appelé le président égyptien Hosni Moubarak à "engager un processus de changement" face aux "revendications légitimes" de son peuple, dans une déclaration conjointe aujourd'hui.

"Nous sommes vivement préoccupés par les événements que nous observons en Egypte. Nous reconnaissons le rôle modérateur que le président Moubarak a joué depuis de nombreuses années au Moyen Orient. Nous lui demandons désormais de faire preuve de la même modération pour traiter la situation actuelle en Egypte", déclarent le président français, la chancelière allemande et le premier ministre britannique dans un communiqué diffusé par l'Elysée.


19h25
L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei affirme dans des déclarations à la chaîne Al-Jazira que la nomination par Hosni Moubarak d'un vice-président et d'un nouveau Premier ministre n'est pas suffisante.

18h50 Les nominations du jour ne suffisent pas pour la rue égyptienne. "Ni Moubarak, ni Souleimane, on en a assez des Américains!", réagit la foule rassemblée sur la Place el Tahrir à l'annonce de la nomination du patron des Renseignements au poste de vice-président. Pour l'un de ces manifestants, "Souleimane est l'homme de Moubarak et cela ne reflète pas un signe de changement".


17h08
Ahmad Chafic, ministre de l'Aviation civile au sein du gouvernement démissionnaire vendredi soir, serait nommé Premier ministre et chargé de former le gouvernement, annoncent notamment l'AFP et Al-Jazira.


16h40
Qui est Omar Souleimane, le nouveau vice-président égyptien?L'Express faisait le portrait de ce "sphinx" en avril 2009. "Un homme de l'ombre" visiblement sans ambition politique mais à qui aucune information n'échappait, notamment dans le dossier israélo-palestinien.


16h25
Al-Jazira cite des agences égyptiennes et affirme qu'Hosni Moubarak nomme un vice-président, une première depuis son le début de son "règne" de 30 ans. Il s'agit d'Omar Souleimane, chef des renseignements égyptiens et proche du président. Les images de sa prestation de serment passent sur les écrans.

Signe d'une transition, pas à pas? Signe, davantage, "d'un durcissement autoritaire du régime", craint Jean-Noël Ferrié, directeur de recherche spécialiste de ce pays au CNRS, lors d'un entretien accordé à LEXPRESS.fr peu avant cette annonce. Lire son analyse du rapport de force en Egypte ici.


15h45
La rue réagit au discours de Moubarak... en recommençant à manifester. Avec sans doute plus de monde que vendredi, des dizaines de milliers de manifestants, d'après les images transmises par les télévisions.


15h30
"C'est le peuple égyptien qui décide" et "aucun pays ne peut prendre la place du peuple égyptien", a déclaré samedi au Mans le Premier ministre François Fillon à propos des événements en Egypte. "Il faut que les violences s'arrêtent, personne ne peut accepter qu'il y ait des morts", a ajouté le chef du gouvernement. Pas de réaction encore du président Nicolas Sarkozy en revanche.


15h10
L'armée égyptienne a appelé samedi la population à se protéger face aux pilleurs, dans un communiqué lu par la télévision d'Etat. Les forces armées "appellent le peuple égyptien à protéger la nation, l'Egypte, à se protéger" face aux pillages.


14h45
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants appelaient samedi au Caire au départ du président Hosni Moubarak. "Le peuple veut le départ du président", ont-ils scandé sous le regard de l'armée déployée depuis vendredi soir pour le maintien de l'ordre.
NAULLEAU
ZEMMOUR
METTENTLEFEU
AUPOUDRE
Source : fdesouche.com en ligne

le 29 janvier



Askolovitch :
« Naulleau a expliqué que

le lobby juif tenait la République »





Les incendies anti-Turcs en Alsace
envoyé par Europe1fr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
ISRAËLOBSERVE
AVECINQUIETUDE
LASITUATIONPOLITIQUE
AUCAIRE
Source : le blog de Nicolas Falez sur RFI.fr
en ligne le 29 janvier



L'Egypte, vue de Jérusalem



Il y a quelques semaines, en s'adressant à la presse étrangère, le Premier Ministre israélien soulignait la fragilité des alliances entre son pays et d'autres états de la région. Et Benyamine Netanyahou de citer l'Iran (proche allié de l'Etat hébreu jusqu'à la chute du Shah en 1979) et la Turquie (ex-pays amis avec qui le torchon brûle depuis l'Opération Plomb Durci en 2008-2009).

L'Egypte va-t-elle venir allonger cette liste d'amis perdus? Pour l'instant, nul ne sait quelle sera l'issue de la crise en cours. Mais en Israël, on suit de très près ce qui se passe chez le voisin égyptien, pays le plus peuplé du monde arabe et premier pays arabe à avoir signé un Traité de Paix avec l'Etat hébreu, en 1979.

Si le régime Moubarak s'effondre, qui viendra après lui? Avec quelle politique vis-à-vis d'Israël? Et quelle attitude vis-à-vis du Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza, avec laquelle l'Egypte partage une frontière longue d'une douzaine de kilomètres?

Les évènements en cours en Egypte marquent la fin de trois décennies de stabilité. Aujourd'hui, le colosse vacille et c'est tout l'équilibre régional qui pourrait être bouleversé.
LESREVOLTES
DESPEUPLESARABES
LESEGYPTIENS
JUSQU'AUBOUT
DELEURLUTTE
Source : lepoint.fr en ligne le 29 javier



Des dizaines de milliers
de manifestants au Caire
contre Moubarak


La police aurait ouvert le feu sur un millier de personnes tentant de prendre d'assaut le ministère de l'Intérieur.



Des milliers d'Égyptiens sont redescendus samedi dans les rues du Caire et d'Alexandrie, réclamant la démission d'Hosni Moubarak et rejetant son appel au dialogue. Au cinquième jour d'un mouvement de contestation sans précédent contre le régime du raïs, au pouvoir depuis trente ans, l'appel à l'armée et l'extension du couvre-feu, pas plus que la première intervention publique de Moubarak tard vendredi soir à la télévision, n'ont ramené le calme.


Plusieurs milliers de personnes ont regagné samedi la place Tahrir, épicentre de la contestation dans le centre du Caire, dont l'armée avait repris le contrôle la nuit précédente. Ils ont vu en chemin les stigmates des affrontements de la veille. Des débris, des pneus incendiés, des cageots en bois calcinés jonchaient le sol. Incendié la veille, le siège du parti au pouvoir, le Parti national démocrate (PND), brûlait toujours samedi matin. L'aube a révélé des scènes de chaos au Caire, avec des magasins saccagés et des bâtiments endommagés par les flammes.


"Mensonges et promesses creuses"

Agitant des drapeaux, levant leurs bras en cadence, les opposants ont réitéré leur appel à la démission de Moubarak. "Le peuple exige que le président soit jugé", scandaient-ils. "Nous ne voulons pas d'un changement de gouvernement, nous voulons qu'ils s'en aillent tous, Moubarak le premier", explique Saad Mohammed, un soudeur de 45 ans croisé place Tahrir, faisant référence à la seule annonce concrète de l'allocution télévisée d'Hosni Moubarak.


Les soldats déployés aux abords de la place, appuyés par des blindés, ont assisté à la scène mais ne sont pas intervenus. "Tout ce qu'il a dit (ndlr, vendredi soir), ce n'était que mensonges et promesses creuses", dénonce Mahmoud Mohammed Imam, un chauffeur de taxi de 26 ans. "C'est la révolution d'un peuple qui a faim, c'est la révolution d'un peuple sans argent contre ceux qui accaparent les richesses", ajoute-t-il.


La police aurait ouvert le feu


Selon la chaîne de télévision Al Jazeera, la police a cependant ouvert le feu sur un millier de manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le ministère de l'Intérieur, au Caire. À Alexandrie, autre foyer de la contestation, sur la côte méditerranéenne, des milliers de manifestants ont affronté la police. Les forces de l'ordre ont répliqué à balles réelles et à coups de grenades lacrymogènes. À Suez, une centaine de personnes se sont rassemblées samedi devant la morgue de cette ville stratégique de l'est de l'Égypte située en bordure du canal, où, selon elles, se trouvent les cadavres de 12 personnes tuées la veille lors des manifestations hostiles au gouvernement.

Entré en vigueur vendredi sur décret du président Hosni Moubarak, le couvre-feu a été étendu samedi aux villes du Caire, d'Alexandrie et de Suez, où il court désormais de 16 heures à 8 heures. Et l'armée égyptienne a prévenu samedi par communiqué que quiconque violerait le couvre-feu imposé pour faire face au mouvement de contestation serait en danger. Mais ils étaient encore des milliers dans les rues du Caire et d'Alexandrie quand le couvre-feu a débuté, samedi en fin d'après-midi.


Selon un décompte établi par l'agence de presse Reuters sur la base des chiffres fournis par des sources médicales et hospitalières et par des témoins, au moins 74 personnes sont mortes en Égypte depuis le début du mouvement de contestation, mardi dernier, dont 68 pour la seule journée de vendredi au Caire, à Suez et à Alexandrie. On compterait également 2.000 blessés, mais aucun chiffre officiel n'a été fourni et le bilan réel pourrait être différent étant donné la confusion régnant dans le pays.
LAREVOLTE
DUPEUPLETUNISIEN
DEBUTDELAFIN
DUMOUVEMENT
Source : dépêche AFP diffusée le 29 janvier



Tunisie:
retour au calme à Tunis,
le nouveau gouvernement
au travail



De Sofia BOUDERBALA (AFP)



TUNIS


Très contesté pendant une semaine par des centaines de manifestants qui réclamaient son départ jusqu'à leur dispersion vendredi par la force, le Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi a fixé le cap de sa nouvelle équipe: transition démocratique et relance économique.

"Les deux défis essentiels qui se dressent devant la Tunisie sont la transition démocratique et la relance de l'activité économique", a déclaré vendredi soir dans une interview télévisée Mohammed Ghannouchi, après avoir survécu à une semaine de manifestations contre son équipe.

Les centaines de manifestants qui réclamaient quotidiennement son départ et celui des caciques du régime Ben Ali ont été dispersés sans ménagement vendredi soir par la police anti-émeute avec un bilan d'une quinzaine de blessés.

Mohammed Ghannouchi a expliqué sur la télévision privée Nesma que les concertations sur la composition du nouveau gouvernement provisoire annnoncée jeudi "ont été élargies à toutes les parties, qu'il s'agisse de partis politiques, société civile, sensibilités politiques, compétences ou universitaires".

La Tunisie, a-t-il concédé, n'a pas "une riche expérience en matière de transition démocratique (mais) elle est dans l'obligation de relever ce défi politique", avec en ligne de mire des élections.

Le pays a toutefois "tous les moyens nécessaires pour réussir cette transition démocratique qui permettra à tous les Tunisiens, toutes appartenances politiques confondues, de s'exprimer en toute liberté et de choisir leur dirigeant après cette phase transitoire", a encore indiqué celui qui fut le Premier ministre pendant onze ans - et jusqu'à sa chute - le 14 janvier du président Ben Ali.

Evoquant le départ du gouvernement provisoire des caciques de l'ancien régime, M. Ghannouchi a affirmé que "l'histoire retiendra les initiatives prises par ces responsables pour préserver la vie des Tunisiens" pendant les troubles.

Après les violents heurts de la veille le calme était revenu samedi à Tunis.

L'esplanade de la Kasbah, haut-lieu des protestations contre le gouvernement Ghannouchi, était totalement bouclée par des militaires, a constaté l'AFP.

Quelques jeunes désemparés protestaient contre la "brutalité" de l'évacuation, dénonçant des "méthodes de l'ancien temps".

Toutefois, aucune tension n'était palpable dans les rues de la médina voisine, où un sentiment de soulagement était perceptible, trois semaines après la chute du régime du président Zine El Abidine Ben Ali, chassé par une révolte née du suicide le 17 décembre d'un jeune chômeur diplomé devenu marchand ambulant dans le centre du pays.

Un soulagement d'autant plus grand, selon un observateur étranger, que les affrontements de vendredi n'ont fait aucune victime mortelle, ce qui selon lui aurait pu faire basculer les choses.

Le centre ville, notamment l'avenue Habib Bourguiba, avait repris un aspect normal, même si de petits groupes de manifestants continuaient ça et là de donner de la voix.

Quelques dizaines de fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses, manifestaient ainsi contre leur ministre (indépendant) Laroussi Mizouri.

Les échauffourées de vendredi ont par ailleurs fait apparaître un certain ras-le-bol au coeur de la capitale, où des correspondants de l'AFP avaient pu voir dans la soirée des commerçants prêter main forte à des policiers qui pourchassaient des manifestants.

"Même si ce n'est pas tout à fait fini, c'est la fin du mouvement", lache tout sourire Ghaya el Mouna, une étudiante de 20 ans qui, avec sa soeur, fait la queue dans un magasin de vêtements, en ce premier jour ensoleillé des soldes sur l'avenue Habib Bourguiba.
LERACISME
CONTINUE
AFAIREDESRAVAGES

Source : france3.fr en ligne le 28 janvier



Hoenheim :
croix gammées et incendies


Des poubelles enflammées ont été lancées sur les portes des maisons.
Des incendies se sont déclarés dans la nuit dans deux maisons où logent des familles turques et franco-turques
Deux incendies d'origine criminelle se sont déclarés dans la nuit de jeudi à vendredi rue de Mundolsheim à Hoenheim. Les maisons visées appartiennent à des familles turques et franco-turques. Des croix gammées ont également été inscrites sur la facades de l'une des habitations et sur une camionnette. Une enquête a été ouverte.

Les investigations sont qualifiées de "particulièrement actives" selon le parquet.


Roland Ries et Jacques Bigot interpellent le Préfet

C’est avec consternation que Roland RIES, Maire de Strasbourg, et Jacques BIGOT, Président de la Communauté Urbaine, ont appris que deux familles de Hoenheim avaient été victimes cette nuit de départs d’incendies volontaires, à leurs domiciles. Ceux-ci ont, en outre, été marqués de croix gammées. Roland RIES et Jacques BIGOT condamnent fermement cet acte criminel qui vient allonger une série déjà bien trop longue d’actes à caractère xénophobe ou antisémite.
« Nous en appelons au Préfet pour que tous les moyens d’enquête nécessaires continuent d’être mobilisés, ainsi que cela a été évoqué lors de la dernière réunion du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance. Il est maintenant important que toutes ces affaires soient rapidement élucidées. »


Réaction d’Europe Ecologie-Les Verts

Europe Ecologie – les Verts exprime son indignation face à l’incendie des maisons de deux familles d’origine turque à Hoenheim. Nous adressons tout notre soutien aux familles et à tous les habitants d’Hoenheim. Nous condamnons vigoureusement cet acte criminel, dont le caractère xénophobe ne fait pas de doute et qui s’inscrit malheureusement dans une série de provocations et d’agissements qui empoisonnent le climat dans notre région. Tous ces coups portés au « vivre-ensemble », ne peuvent se poursuivre impunément et nous continuerons de combattre tous ceux qui les encouragent ou les cautionnent. Notre région s’est toujours enrichie de l’alliance des cultures, continuons à construire ensemble une Alsace ouverte et solidaire !


Communiqué de presse
de la Fédération du Bas-Rhin
du Parti Socialiste

Incendie à caractère raciste à Hoenheim

Des incendies d’origine criminelle et des inscriptions néonazies ont frappé deux maisons voisines d’Hoenheim dans la nuit de jeudi à vendredi. La Fédération du Parti Socialiste du Bas-Rhin apporte en premier lieu tout son soutien aux familles qui y résident. Il était à craincre que le changement d’année ne mette aucunement fin à la série d’actes révoltants relevés depuis maintenant plus d’un an à une fréquence inquiétante dans l’agglomération strasbourgeoise. Face à cela nous devons garder intact notre capacité d’indignation et de révolte et redoubler d’efforts pour faire reculer le racisme et la xénophobie. Nous attendons aussi maintenant que les enquêtes en cours aboutissent à des résultats concrets et que les auteurs de ces actes soient identifés et interpellés.

Le Parti Socialiste appelle solennellement à replacer le vivre-ensemble et les valeurs de respect au coeur des discours et des actes politiques et à réaffimer que la diversité culturelle est un droit humain fondamental et que lutter pour sa promotion, c’est lutter contre l’intolérance, les préjugés et les discriminations.



Communiqué de presse
de COJEP International

La déferlante de haine xénophobe et islamophobe se polarise désormais dans la région strasbourgeoise. Nous ne laisserons pas les idéologues du clash des civilisations briser les valeurs du vivre ensemble, du respect et de partage qui symbolise notre région.

C’est dans cet esprit que nous constatons une fois de plus que notre agglomération devient le théâtre d'un acte odieux guidé par la haine et la violence. Les deux incendies criminels qui ont frappé les habitations de citoyens d'origine turque à Hoenheim ne font qu'alourdir la trop grande liste de crimes haineux à caractère islamophobe et raciste perpétrés ces derniers mois.
Depuis de nombreuses années COJEP International lutte au niveau local et international contre toutes formes de racisme et de xénophobie. Force est de constater que les crimes de haine envers les citoyens musulmans se multiplient de manière exponentielle et que leur forme devient de plus en plus nuisible.
Nous sommes dans le regret de constater que cette "islamophobie" ambiante, trop souvent tolérée dans les discours politiques, n'est pas suffisamment combattue. Au contraire elle se normalise et s’institutionnalise.
Le temps des déclarations est dépassé. Il faut agir de manière plus conséquente en développant une coopération entre pouvoirs publics, acteurs politiques, associations et médias. C’est pourquoi COJEP International a demandé à être reçu par le Maire de Strasbourg et le Préfet de Région, dont les engagements contre ce type de haine ne font pas défauts, afin de faire part des inquiétudes ressenties par nos concitoyens ainsi que les victimes de ces manifestations et demander que des mesures concrètes soient adoptées. Nous soumettrons à cette
occasion un certains nombres de propositions.

S’il s’agit de faire un choix qui prendra partie pour le camp de la Paix, de la cohésion sociale, du respect et de la compréhension mutuelle, il faudra que nous allions plus loin dans la volonté de protéger chacun d’entre nous. C’est seulement ainsi que le vivre ensemble pourra être envisagé.