"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, octobre 31, 2010

UNFESTIVAL
DEMUSIQUES
AUMAROC
FETELEMATROUZ
Source : lematin.ma en ligne
le 31 octobre



Festival des Andalousies atlantiques


Le Matrouz dans tous ses états


Sous la direction du professeur Joseph Chetrit, une rencontre a été organisée pour présenter l'histoire de ce genre artistique.


Le ''Matrouz'' comme pratique poétique et musicale était au cœur de la 7e édition du Festival des Andalousies atlantiques d'Essaouira. Pendant toute la durée de cet événement, des concerts ont été donnés pour montrer toute la portée et la philosophie de ce genre artistique. Mais pour expliquer au public le sens véritable du ''Matrouz'', son histoire, ses répertoires et ses plus belles pages souiries, un programme spécial a été concocté par les organisateurs et présenté par Joseph Youssef Chetrit (professeur de linguistique, originaire de Taroudant). « Le ''Matrouz'' dans tous ses états –Insaniyat, l'homme et son destin » était un programme poético-musical comprenant des ''Aroubiyats'', des ''Mawwals'', des ''Qasaids'', des chants et des textes poétiques présentés par cet éminent professeur.

Le ''Matrouz'', ce mot, qui n'a pas cessé de revenir sur la bouche de tout le monde durant les 3 jours qu'a duré le Festival des Andalousies, a été ainsi défini par le Pr Joseph Chetrit: « C'est une broderie de paroles poétiques de poèmes de toutes époques, de tous âges, de tous genres et de tous sujets. Le ''Matrouz'' c'est l'âme et l'essence même de la multiculturalité. Une culture qui est plurielle ne peut pas ne pas broder ses différences et ses différents éléments. La vie c'est de la broderie. On brode dans tous les sens ».
Et l'Homme n'a pas cessé de broder autour de thèmes qui reviennent souvent dans la poésie que le chercheur qualifie de populaire. Populaire n'est pas à prendre dans le sens du peuple.

Ce qualificatif peut être appréhendé dans le sens très poétique et philosophique du terme. « Nous voulons montrer que ce que le peuple croit être la chanson populaire est en fait une poésie qui a une philosophie de la vie et une philosophie de l'Homme qui nous manque pour pouvoir vivre aisément dans les temps modernes ».

Accompagné de ses musiciens qui forment un groupe « unique et assez spécial », l'homme s'est attelé à une tâche qu'il effectue depuis 31 ans aux côtés de ses compagnons : chanter et présenter la musique de tous les genres marocains sans jamais percevoir aucun sou. Par amour pour la musique et pour ses racines marocaines, cette troupe s'est formée pour pouvoir ''assoir cette musique'', cette poésie et cette humanité dans la culture. Elle se produit en Israël, au Maroc, en France et ailleurs pour retourner à ses sources.

Aussi, après chaque récitation de poèmes brodés dans les deux langues, l'arabe et le français, les chants de la troupe ''montent dans les deux langues l'arabe et l'hébreu''. Dans une harmonie à nulle autre pareille, le passage d'une langue à une autre s'effectue dans une fluidité déconcertante. C'est à peine si l'on s'en rend compte....

Des ''Qasaïds'', chantées par les gardiens du temple de la tradition musicale judéo-marocaine, ont enchanté un public nostalgique amateur du genre. Des poèmes marocains mais également algériens. La musique « dzairie » a été importée par les musiciens juifs au début du 20e siècle.
C'est dire qu'à travers l'histoire commune des deux communautés, juive et musulmane, sur la terre du Maroc, une certaine connivence a été créée et a caractérisé les liens entre les deux confessions. Les héritages culturels de l'une et l'autre ont été mutuellement influencés et enrichis.

Ce patrimoine, en partage, a enrichi chacune des cultures qui ont fini par fusionner dans un même cadre au point de rendre difficile toute tentative de définir avec exactitude les contours de chacun des deux legs.
Une grande partie du répertoire de la poésie orale des femmes musulmanes a été, en effet, selon Josef Chetrit, transmise oralement et, partant, sauvegardée par les femmes juives.
Aujourd'hui encore, les Juifs apprennent et récitent cette poésie en œuvrant pour la faire connaître partout dans le monde.


Interférences poético-musicales

« L'observateur avisé reconnaît les interférences poético-musicales dans les pratiques et la création juive au Maroc, sur la base de traditions communautaires dont les traces tangibles remontent au XVIe siècle principalement. Dès le Moyen-Age, poésie et musique étaient devenues dans les cours andalou-arabes et arabo-berbères, autant que dans les milieux populaires, des ingrédients complémentaires, presque inséparables, d'une même praxis culturelle, entrant toutes les deux, à travers le chant vocal accompagné ou non d'instruments, dans la jouissance festive des joies humaines comme dans la célébration mystique des vertus divines. Dans ce tandem créatif, la poésie populaire ou semi-classique est devenue le support incontournable de l'immense tradition musicale andalou-maghrébine qui s'est développée du IXe au XIIe siècle en Andalousie et au Maghreb, où régnaient les mêmes dynasties jusqu'à la reconquête progressive des terres espagnoles par les troupes chrétiennes (La Reconquista).
LECONNOMIE
DANSLESTERRITOIRES
PALESTINIENS
SEDEVELOPPE
Source : leparisien.fr via l'AFP
en ligne le 31 octobre


Ouverture d'un cinq étoiles
à Ramallah,
pari sur l'avenir
dans la grisaille ambiante


L'ouverture lundi à Ramallah du premier hôtel cinq étoiles d'une chaîne internationale constitue un petit pas sur le lent chemin menant la Cisjordanie occupée vers un semblant de vie normale.

Du haut des six étages du Moevenpick, Jérusalem se détache à l'horizon derrière la barrière de séparation, avec en premier plan une colonie juive et un camp de réfugiés palestiniens: une vue imprenable sur l'écheveau des problèmes qui portent ombrage à l'économie locale.
L'hôtel sous franchise de la chaîne hôtelière suisse vise en premier lieu les clients du groupe et illustre l'ouverture de la Cisjordanie au commerce.
"Nous croyons en l'avenir du pays et l'avenir de cet hôtel. C'est un bel investissement et une opportunité pour Ramallah", affirme le directeur général Daniel Roche.

Le Moevenpick Ramallah propose 171 chambres et suites, une piscine extérieure, un centre de remise en forme et sept salles de conférence, avec des cigares et whisky de 20 ans d'âge à déguster au bar.
Le projet né au début du processus de paix des années 1990, d'un coût de 40 millions de dollars, avait été gelé pendant les violences. L'hôtel pourra accueillir entrepreneurs, travailleurs humanitaires ou diplomates qui ont afflué ces dernières années à Ramallah à la faveur d'une amélioration de la sécurité après les soulèvements des années 2000-2005.

Son ouverture coïncide pourtant avec une période de morosité, car les négociations israélo-palestiniennes relancées le 2 septembre à Washington sont interrompues depuis l?expiration le 26 septembre d?un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies juives de Cisjordanie.
"Sans progrès politique, les progrès en matière de sécurité ou d'économie ne sont pas viables", estime le porte-parole de l'Autorité palestinienne Ghassan Khatib. "C'est ce que nous avons appris des 43 ans d'occupation".
L'économie de la Cisjordanie, dirigée par l'Autorité, a vu sa croissance progresser de 9% au 1e semestre, selon le FMI. Ce territoire soutenu massivement par la communauté internationale a néanmoins réduit sa dépendance vis-à-vis de l'aide étrangère, passée de 1,4 milliard d'euros en 2007 à 900 millions d'euros en 2010.

"Le potentiel de croissance économique et d'attrait pour les investissements serait beaucoup plus grand si on avait vraiment un processus de paix", commente Maher Hamdan, directeur du Centre des affaires de Palestine.
Pour Sam Bahour, homme d'affaires américano-palestinien qui a lancé en 2004 une chaîne de supermarchés, l'apparence d'une vie économique normale peut être trompeuse. "Des investisseurs ont fait le saut avec la conviction que l'occupation cesserait", dit-il. "Ils investissent dans l'avenir, et c'est très risqué".
En dépit de l'allègement des centaines de points de contrôle et barrages routiers qu'Israël maintient sur le territoire, importations et exportations restent difficiles et le secteur privé en Cisjordanie n'a qu'un accès limité aux quelque 60% du territoire sous contrôle militaire israélien exclusif.
"Quelques cafés supplémentaires, quelques hôtels, ce n'est pas cela qui va établir les bases économiques d'un Etat", estime M. Bahour. "Ce qu'il faut ce sont des frontières, de l'eau, de la terre, et la capacité des Palestiniens à faire commerce directement avec le monde extérieur".

Même le Moevenpick rencontre des entraves liées aux contrôles israéliens aux barrages donnant accès à la Cisjordanie. Entre autres problèmes, il ne peut importer pour le moment la glace éponyme du groupe.
"Nous aurons un jour de la glace. C'est un long processus", note M. Roche.
UNSOLDAT
DETSAHAL
COMDAMNE
PARUNTRIBUNAL
MILITAIREISRAELIEN
Source : lejdd.fr en ligne le 31 octobre



Israël:
Un militaire en prison
pour une photo


Un tribunal militaire israélien a condamné un soldat pour avoir posé sur une photographie avec un prisonnier palestinien, a annoncé dimanche un responsable de la sécurité israélienne. Il n'a fourni aucun détail sur l'affaire, mais des médias israéliens affirment que le soldat a été condamné à cinq mois de prison. Sur la photographie incriminée, on le voit pointant un fusil chargé dans la direction d'un prisonnier palestinien aux yeux bandés.
LEPROCESSUS
DEPAIXAU
PROCHE-ORIENT
ETLESELECTIONS
AMERICAINESDE

MI-MANDAT
Source : leparisien.fr via l'AFP
en ligne le 31 octobre


Une poussée républicaine risque
de durcir la position
du cabinet Netanyahu



Un affaiblissement du président démocrate américain Barack Obama sous une poussée républicaine aux élections de mi-mandat renforcerait la détermination du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à poursuivre la colonisation en Cisjordanie occupée, selon des analystes.

"Netanyahu pourra jouer du fait qu'un Congrès plus républicain et moins démocrate comportera davantage d'amis inconditionnels d'Israël et ne donnera pas son aval à une forte pression" sur l'Etat hébreu, concernant un gel de la colonisation, estime l'analyste Yossi Alpher.

Selon lui, un succès républicain encouragera M. Netanyahu à rester ferme sur ce point, quitte à se montrer plus souple quand les négociations auront repris, ayant davantage les coudées franches.
Or le président palestinien Mahmoud Abbas compte précisément sur
Washington pour contraindre le gouvernement israélien à geler la colonisation et permettre ainsi selon les Palestiniens, une reprise des négociations directes.
Pour le chercheur Jonathan Spyer, aussi bien M. Netanyahu que le président palestinien attendent les résultats des législatives américaines avant de jouer leur prochaine carte.

"Je pense que chacun s'attend à ce que les démocrates essuient des pertes significatives et attend de voir ce que l'administration fera", estime cet analyste de l'institut interdisciplinaire de Herzliya, près de Tel-Aviv.
Mais sur le fond, les élections ne vont pas changer la donne, selon lui, vu l'énorme écart des positions entre Israéliens et Palestiniens sur un règlement de paix.

"Aucune des deux parties ne croit vraiment à ce processus. Seule l'administration américaine y a cru", estime-t-il.
Pour d'autres raisons, la députée palestinienne Hanane Ashrawi ne croit pas non plus que les élections de mi-mandat vont pousser l'administration américaine à être plus conciliante envers Israël, "vu qu'elle a déjà cédé sur toute la ligne" aux exigences du gouvernement Netanyahu.

A la veille de la présidentielle américaine de novembre 2008, des dirigeants du Likoud, le parti de M. Netanyahu alors dans l'opposition, n'avaient pas caché leurs réserves envers M. Obama, faisant en revanche l'éloge de son rival républicain John McCain.

Depuis, ils se sont abstenus de prendre publiquement position en faveur des républicains de crainte d'être accusés d'ingérence, mais des personnalités américaines, juives ou non juives, politiquement proches de la droite israélienne ne cachent pas leur soutien au camp anti-Obama.

C'est ainsi que le quotidien israélien Haaretz a révélé le 22 octobre que le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, un des principaux soutiens de M. Netanyahu, avait versé plusieurs millions de dollars à des organismes républicains très engagés contre le président Barack Obama.

Le quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharonot estimait quant à lui que le président Obama "attend le résultat des élections pour laisser éclater sa colère" suite au refus d'Israël de proroger, ne serait-ce que de deux mois, comme le demandait Washington, un moratoire sur la construction dans les colonies.

Dans ce contexte M. Netanyahu a annoncé dimanche qu'il se rendrait le 7 novembre aux Etat-Unis pour s'exprimer devant les représentants du judaïsme américain et rencontrer notamment le vice-président américain Joe Biden. Aucune rencontre n'est prévue avec le président Obama qui sera en Asie à ce moment là.

Relancées le 2 septembre à Washington sous l'égide des Etats-Unis, les négociations israélo-palestiniennes sont interrompues depuis l?expiration le 26 septembre d?un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies juives de Cisjordanie.
Pour les reprendre, les Palestiniens exigent un nouveau moratoire, auquel se refuse jusqu?à présent le gouvernement israélien.
LEPREMIERMINISTRE
ISRAELIENSERENDRA
AWASHINGTON
DEBUTNOVEMBRE
Source : lepoint.fr via l'AFP
en ligne le 31 octobre




Le Premier ministre israélien
Netanyahu aux Etats-Unis
le 7 novembre


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche à Jérusalem qu'il se rendrait le 7 novembre aux Etat-Unis pour s'exprimer devant les représentants du judaïsme américain et rencontrer notamment le vice-président américain Joe Biden.

"Je vais me rendre la semaine prochaine (le 7 novembre) aux Etats-Unis pour participer à l'Assemblée annuelle des communautés juives américaines" qui se tiendra à la Nouvelle Orléans, a indiqué M. Netanyahu au début de la réunion hebdomadaire de son gouvernement.

"Je vais rencontrer le vice-président (Joe) Biden et d'autres responsables de l'administration américaine pour discuter avec eux de toute une série de questions, notamment bien sûr de la reprise du processus de paix" avec les Palestiniens, a-t-il ajouté.

M. Netanyahu a précisé que la reprise des discussions avec les Palestiniens visait à conclure "un accord de paix" et à instaurer "la sécurité de l'Etat d'Israël".

Relancées le 2 septembre à Washington sous l'égide des Etats-Unis, les négociations israélo-palestiniennes sont interrompues depuis l'expiration, le 26 septembre, d'un moratoire de dix mois sur les nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie.

Pour les reprendre, les Palestiniens exigent un nouveau gel, auquel se refuse jusqu'à présent le gouvernement israélien.

Le 9 octobre, la Ligue arabe a accordé un délai d'un mois à Washington pour régler ce différend sur la colonisation.

Selon les médias israéliens, M. Netanyahu oeuvrerait discrètement pour promouvoir un compromis permettant de relancer le dialogue avec les Palestiniens.

Sa visite aux Etats-Unis doit intervenir peu après les élections législatives américaines de mardi, dont l'issue pourrait avoir un impact sur l'engagement de l'administration du président Barack Obama dans le processus de paix au Proche-Orient.

"L'assemblée (des communautés juives) se tient cette année alors qu'il y a des informations sur une tentative déjouée d'attaque contre la communauté juive à Chicago", a affirmé M. Netanyahu.

"Peu importe que les terroristes visent une synagogue de Chicago, une station de chemin de fer à Madrid, à Londres, ou des objectifs à Bombay ou Bali (...) Nous faisons face à une vague croissante du terrorisme de l'islamisme extrémiste", a déclaré M. Netanyahu.

"Durant cette assemblée, nous allons parler des mesures qui doivent être prises par le monde civilisé, le monde libre, pour stopper cette vague qui nous menace tous", a-t-il encore dit.

Deux colis piégés, envoyés depuis le Yémen et adressés à des lieux de culte juifs à Chicago, ont été interceptés vendredi dans les aéroports de Dubaï et d'East Midlands (centre de l'Angleterre).
COLISPIEGES
VENANTDUYEMEN
LESJUIFSAMERICAINS
RESTENTSEREINS
Source : la newsletter de Guysen

International News
diffusée le 31 octobre




A Chicago, les Juifs déclarent : ''Nous n'allons pas vivre dans la peur''
Après la saisie des d'explosifs destinés à attaquer des synagogues de Chicago, les rabbins des communautés juives de la ville ont déclaré à leurs fidèles qu'ils ne devaient pas avoir peur des terroristes , mais leur ont tout de même conseillé de faire très attention.
LEST
DELAFRANCE
SANCTUAIRE
DESRACISTES
ETDESANTISEMITES
Source : lepoint.fr en ligne

via l'Agence Reuters le 31 octobre
à 11h 54
sur Diasporablog à 12h 22


Note de Diasporablog :

Tombes musulmanes profanées, tombes juives profanées. Actes racistes, actes antisémites. L'est de la France, Rhin, Bas-Rhin, Meuse, est en passe de devenir le terreau de la haine, du rejet de son prochain, là où agissent les Colonnes anti-juives, les Colonnes anti-musulmanes. Sans qu'aucune voix officielle ne s'en alarment en dehors des responsables des communautés visées par ces actes odieux. Des actes jamais éludés, ou si peu. Acteurs peu inquiétés. Le raciste et l'antisémitisme recommencent à avoir de beaux jours devant eux. Deux époques s'entrecroisent, deux Histoires qui ne se sont jamais, à vrai dire cicatrisées : la second guerre mondiale, la guerre d'Algérie. Contrairement à l'Allemagne, la France n'a pas su faire son introspection, ses remises en question nécessaires pour reconstruire la nation française. Ni dans son enseignement, ni dans le débat publique.

C'est avec la plus grande vigueur que Diasporablog dénonce, non seulement, le silence des autorités, toutes sensibilités confondues, mais aussi leur incapacité à guérir les plaies du passé et à contenir ses maux qui n'enfinissent pas de continuer à couler dans les veines du tissu français.

Diasporablog est chaleureusement aux côtés de la communauté juive de Bar-le-Duc et des communes de la Meuse. Elle leur apporte son plus sincère et plus profond soutien.


Bernard Koch




BAR-LE-DUC


49 tombes profanées
dans un cimetière juif


Quarante-neuf des 126 tombes du cimetière juif de Bar-le-Duc, dans la Meuse, ont été profanées, a-t-on appris dimanche de source judiciaire. Les stèles des sépultures ont été renversées mais "aucune inscription n'a été retrouvée, aussi bien sur les tombes elles-mêmes que sur l'enceinte du cimetière qui se trouve dans un endroit relativement isolé, en lisière de bois", a déclaré le procureur de Bar-le-Duc, Yves Badorc. "Les faits ont vraisemblablement été commis vendredi soir aux alentours de 19h", a-t-il ajouté.


Une enquête pour "dégradations et violation de sépultures" a été confiée samedi matin au Service régional de police judiciaire de Nancy. Aucun suspect n'a été interpellé pour le moment, a précisé le procureur.
ISRAËL
LAGUERRE
ETLADROITE
ISRAELIENNE
Source : la newsletter
de LA PAIX, MAINTENANT
diffusée le 30 octobre




Le “serment de fidélité” que le gouvernement projette d'ajouter aux requisit d'acquisition de la citoyenneté israélienne continue d'alimenter les polémiques dans la presse et sur la scène politique, agissant comme un révélateur des oppositions profondes et des alliances idéologiques improbables en matière d'identité nationale. Historien et professeur de sciences politiques connu pour ses recherches sur les origines (notamment françaises) du fascisme et sa montée, membre fondateur de Shalom Ah'shav, Zeev Sternhell poussait plus loin l'analyse dans Ha'aretz du 15 octobre : "Aux yeux de la droite, écrivait-il, les négociations en vue d’un partage territorial représentent un danger existentiel en ce qu’elles reconnaissent aux Palestiniens l’égalité des droits, sapant ainsi les fondements du statut unique des Juifs sur la Terre d’Israël.” T.A.




Ha’aretz, le 15 octobre 2010




La droite israélienne
a besoin de la guerre à perpétuité



par
Zeev Sternhell

Traduction :
Tal pour La Paix Maintenant



Reconnaissons-le, les chefs des partis de droite ont le sens de la stratégie et voient loin, tout comme ils savent trouver l’outil adéquat pour mener leur mission à bien.

Le nouvel amendement proposé à la loi de citoyenneté (1), voué à fomenter un état de constante hostilité entre les Juifs et tous les autres, n’est jamais qu’un aspect du plan plus vaste dont le ministre des Affaires Étrangères, Avigdor Lieberman, est le porte-parole officiel. L’autre aspect est la promesse du ministre aux nations du monde que notre guerre avec les Palestiniens sera éternelle. Israël a tout à la fois besoin d’un ennemi intérieur et extérieur, d’un constant sentiment d’urgence — car la paix, avec les Palestiniens dans les Territoires ou les Palestiniens de l’intérieur, est susceptible de l’affaiblir jusqu’à la limite du danger existentiel.

En effet la droite, y compris la plupart des dirigeants du Likoud, est pénétrée de la conscience que la société israélienne vit à l’ombre d’une menace d’implosion. Le virus démocratique et égalitaire dévore le corps politique de l’intérieur. Ce virus repose sur le principe universel des droits de l’homme et offre un dénominateur commun à l’ensemble des humains du fait qu’ils sont des êtres humains. Et quoi de plus commun aux êtres humains que leur droit à la maîtrise de leur propre destin et à l’égalité entre eux ?

Aux yeux de la droite, c’est précisément là le problème : les négociations en vue d’un partage territorial représentent un danger existentiel en ce qu’elles reconnaissent aux Palestiniens l’égalité des droits, sapant ainsi les fondements du statut unique des Juifs sur la Terre d’Israël. Aussi, afin de préparer les cœurs et les esprits au contrôle exclusif du pays tout entier par les Juifs, est-il nécessaire de s’en tenir au principe selon lequel ce qui compte vraiment dans la vie des êtres humains n’est pas ce qui les unit, mais bien ce qui les sépare. Et qu’est-ce qui sépare mieux les gens que l’histoire et la religion ?

Par ailleurs, une claire hiérarchie des valeurs existe. Avant tout, nous sommes juifs ; et seule la certitude d’une absence de conflit entre notre identité tribale-religieuse et les impératifs de la loi juive d’une part, et les valeurs démocratiques de l’autre, peut permettre à Israël d’être démocratique. Mais sa judéité se verra en tout cas accorder une nette préférence. Ce qui nous garantit une lutte sans fin, puisque les Arabes vont refuser d’accepter la sentence d’infériorité que l’État de Lieberman et du ministre de la Justice, Yaakov Neeman, leur destine.

C’est pourquoi ces deux membres du cabinet, avec le soutien tacite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ont repoussé la proposition voulant que le serment de fidélité s’inscrive “dans l’esprit de la déclaration d’Indépendance”(2). À leurs yeux, la déclaration d’Indépendance, qui promet l’égalité de tous sans distinction de religion ni d’origine, est un texte destructeur dont l’objectif réel en son temps était d’apaiser les Gentils et de s’assurer leur concours durant la guerre d’Indépendance. Aujourd’hui, dans un Israël armé jusqu’aux dents, seul un ennemi du peuple [juif] pourrait vouloir donner statut légal à une déclaration qui, de toute façon, n’a jamais été prise au sérieux que par quelques-uns.

C’est là que la dimension religieuse s’inscrit tout naturellement dans le tableau. Exactement comme pour les conservateurs révolutionnaires du début du xxe siècle (3) et les neoconservateurs nationalistes de nos jours, la religion joue un rôle décisif en soudant la solidarité nationale et en renforçant la société.

La religion s’entend là, bien sûr, comme un système de contrôle social dénué de contenu métaphysique. Ainsi des gens qui exècrent la religion et son substrat moral peuvent-il évoluer à l’aise aux côtés de quelqu’un comme Neeman, qui espère imposer un jour la loi rabbinique en Israël. De leur point de vue, le rôle de la religion est de décréter le caractère unique de la judéité et de repousser les principes universels au-delà des limites de la vie nationale.

C’est ainsi que la discrimination et les inégalités ethniques et religieuses sont devenues la norme, et que le processus de délégitimisation d’Israël a franchi un palier. Et tout ceci est l’œuvre de mains juives





Notes

(1) ”Je jure de respecter les lois de l’État d’Israël comme État juif et démocratique”, tel est le texte du projet d’amendement à la loi de Citoyenneté (qui régit les modalités de l’accession à la citoyenneté israélienne pour les non-Juifs, la loi du Retour les régissant pour les Juifs) proposé par Avigdor Lieberman et voté le 10 octobre par le gouvernement, malgré l’opposition des ministres travaillistes et de trois des ministres du Likoud. [NdlT]

(2) Selon un communiqué de l’AFP en date du 18 octobre, cependant, ce projet de serment serait d’ores et déjà en voie de modification, Benjamin Netanyahu ayant “demandé au ministre de la Justice de préparer un nouveau projet de loi […] qui concernera toutes les personnes qui demanderont la citoyenneté israélienne”, y compris celles bénéficiant de la loi du Retour, donc. [idem]

(3) Mouvance intellectuelle et politique formée, dans l’Allemagne de l’après Première Guerre mondiale, de plusieurs courants unis dans la détestation de la république “bourgeoise” de Weimar et dans le rejet des Lumières. Revendiquant une certaine modernité et mêlant des thématiques souvent perçues comme contradictoires, les représentants de la Konservative Revolution voulurent concilier libération nationale et libération sociale dans une troisième voie, ni communiste, ni nationale-socialiste. [idem]
LESISRAELIENS
BOYCOTTERONT-ILS
LATURQUIE?
Source : europe1.fr en ligne le 31 octobre
à 11h 42
sur Diasporablog à 11h 49



Israël-Turquie:
Un ministre appelle au boycott


Le ministre israélien du Tourisme a appelé dimanche ses compatriotes à boycotter la Turquie comme destination touristique. "Tant que le Premier ministre turc (Recep Tayyip Erdogan) poursuit ses attaques contre Israël, nos concitoyens n'ont rien à faire en Turquie", a estimé Stas Misezhnikov, cité par son porte-parole.

"Notre honneur national est en jeu", a-t-il ajouté en remarquant que ses compatriotes ont spontanément privilégié d'autres destinations touristiques que la Turquie depuis la dégradation des relations d'Israël avec ce pays. Le ministre a tenu ces propos à la suite d'informations parues dans les médias israéliens selon lesquelles le Conseil national de sécurité turc a pour la première fois récemment classé Israël parmi les pays dont la politique menace les intérêts de la Turquie.
DESMILLIERS
DISRAELIENS
COMMEMORENT
LASSASSINAT
DITZHAKRABIN
Source : lexpress.fr via l'Agence Reuters

en ligne le 30 octobre à 22h 25
sur Diasporablog le 31 octobre à 0h 16



Rassemblement à la mémoire
d'Yitzhak Rabin à Tel Aviv


Quinze ans après l'assassinat d'Yitzhak Rabin, des dizaine de milliers d'Israéliens se sont rassemblés samedi soir dans le centre de Tel Aviv pour rendre hommage à leur ancien Premier ministre.
"Oui à la paix, non à la violence", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les participants, qui ont salué la présence du président Shimon Peres.
"La volonté de Rabin est toujours là. Elle nous oblige à ne pas nous reposer, à ne rien différer, mais à ouvrir en grand l'actuelle fenêtre pour parvenir à un accord complet avec nos voisins", a dit Shimon Peres, en référence aux efforts en cours pour tenter de relancer les négociations israélo-palestiniennes.
Mais les organisateurs du rassemblement annuel, qui attire de moins en moins de monde sur la place Yithzak Rabin de Tel Aviv, ont annoncé que cette soirée serait la dernière du genre.
Quinze ans après l'assassinat le 4 novembre 1995 d'Yithzak Rabin, alors Premier ministre, par Yigal Amir, un juif ultranationaliste, la société israélienne débat moins de la politique de paix de Rabin que des moyens d'enseigner aux enfants des écoles que la violence n'a pas sa place dans une démocratie.
"La place Rabin n'est pas vide en raison d'une apathie de l'opinion, mais parce qu'elle est malade et fatiguée de la glorification des accords d'Oslo (ndlr, de 1993), qui sont couverts du sang de milliers de juifs et d'arabes", écrit Israël Harel, commentateur du quotidien Haaretz.



Jeffrey Heller,


Henri-Pierre André
pour le service français

samedi, octobre 30, 2010

QUANDLAPASSION
CINEMADEPASSE
LESFRONTIERES
Source : lemonde.fr en ligne le 30 octobre



Palestinienne et Israélienne,
deux "soeurs" de cinéma


"Deux soeurs qui se retrouvent" : Hiam Abbass, actrice palestinienne, définit ainsi la rencontre avec la comédienne et réalisatrice israélienne Ronit Elkabetz, organisée par le festival du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinemed), qui se termine le 30 octobre. Cette 32e édition de la manifestation propose, entre autres, des films interprétés par chacune des deux femmes, et, le 27 octobre, une rencontre avec le public.




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Pour ce débat, les deux actrices ont préféré mettre en avant leurs points communs : "Je fais un cinéma qui éveille", amorce Hiam Abbass. "J'ai la volonté de faire quelque chose qui a un vrai sens, mes rôles sont durs", poursuit Ronit Elkabetz, qui se vante : "Mon agent me déconseille la plupart des rôles que je choisis."

Elles partagent le même engagement féministe : "Mes personnages sont souvent des femmes qui se battent contre la société", constate l'Israélienne, évoquant Viviane, le personnage central de Prendre femme (2 004) et Les Sept Jours (2 007), réalisés avec son frère Shlomi. Hiam Abbass a incarné des femmes émancipées (Satin rouge, de la Tunisienne Raja Amari en 2002), des mères courage (Amerikka, tourné aux Etats-Unis par Cherien Dabis, 2 009) ou les deux à la fois (Les Citronniers de l'Israélien Eran Riklis).

"Parler au monde"

Toutes deux vivent en France, au moins une partie de l'année, et y travaillent. Pour Ronit Elkabetz : "C'est merveilleux d'incarner des femmes qui ne sont pas israéliennes, mais turques, roumaines ou françaises ! Pour ces rôles, Pascal Elbé, Fanny Ardant ou André Téchiné me demandaient de garder mon accent israélien. A partir de là, j'ai compris que j'étais arrivée à parler au monde, au-delà de mes frontières." En France, Hiam Abbass a travaillé avec Patrice Chéreau (Persécution), aux Etats-Unis avec Spielberg (Munich) ou Jim Jarmusch (The Limits of Control).

Reste la question de leurs origines respectives qui commence à agacer Hiam Abbass. En aparté, elle confie son malaise d'être toujours interrogée sur le sujet : "On ne posera jamais cette question à une actrice française. On nous parle de notre identité nationale alors que nous voudrions parler de notre identité artistique". "Je ne pourrais pas être qui je suis sans Israël en moi", déclare pour sa part Ronit Elkabetz.
Le conflit est resté aux marges de cette rencontre. Un choix de la direction du festival qui redoutait de nouveaux incidents après qu'une poignée de manifestants appelant au boycott culturel d'Israël avaient perturbé, le 23 octobre, la projection du film Mon trésor. Cette ellipse tient aussi à l'irritation visible des deux actrices face aux questions sur ce thème. Il est néanmoins abordé en fin de séance par un membre du public : "Ronit, pourriez-vous jouer une Palestinienne et Hiam, une Israélienne ?" "Oui !", s'exclame sans hésiter celle qui se définit comme "Palestinienne d'Israël". "Non, enfin... si !", répond l'Israélienne.

Derrière cette proximité, pas seulement de façade, des deux artistes qui promettent de "bientôt jouer ensemble, inch'Allah", subsistent des désaccords de fond qu'elles ont cernés lors d'un entretien. "La paix rêvée n'arrivera que si on parvient à construire deux Etats l'un à côté de l'autre", estime Ronit Elkabetz, qui ajoute " Nous sommes condamnés à vivre ensemble dans le respect l'un de l'autre." Et Hiam Abbass de lui rétorquer sur-le-champ : "Et pourquoi pas dans un seul Etat ?", allusion à un récent projet de loi présenté devant la Knesset. "Je ne pourrais jamais faire le serment de reconnaître Israël en tant qu'Etat juif !"Au moins parlent-elles la même langue, celle du cinéma.

Emmanuel Valette (Montpellier, correspondant)
LECONS
DEJUDAÏSME
Source : feminin.co.il via
yerouchalmi.com en ligne le 30 octobre


Relations entre époux

dans le judaïsme


Pr Hayoun


Adaptation Yerouchalmi



Contexte général :
Homme et Femme



Aucune des religions monothéistes n’a apparemment accordé aux femmes une place sociale de choix. NDLR : mais certaines l’ont significativement amélioré par rapport aux moeurs des pays dans lesquelles elles se sont implantées. Dans la Bible, on se souvient de la malédiction contre Eve, responsable de la chute après avoir tenté son époux pour le fruit interdit. On peut cependant citer des figures comme Myriam, Debora, Judith ou Anne mère du prophète Samuel, dont les suppliques sont le parangon de nos prières. NDLR : des matriarches qui orientent l’histoire humaine à ses moments cruciaux, comme Sarah, Rivka, Leah ou Ra’hel. Cependant le devant de la scène y est occupé par l’homme. NDLR : mais bien moins que dans les sociétés machistes environnantes.



L’amour entre les époux :
relations sexuelles


Les besoins de la femme

Parler du statut de la femme dans le judaïsme, c’est évoquer son statut face à la loi ou à la règle religieuse. Comme d’habitude, le Talmud commence par faire preuve d’un humour tout britannique. Avoda Zara (5a) rend un hommage inattendu à Adam et Eve car, « s’ils n’avaient pas péché, nous ne serions jamais venus au monde ». NDLR : l’inhabituelle redondance des deux yods du mot « vayyetsé » (il a créé) de la Genèse est interprété par nos Sages (hormis Rachi) comme la nécessité de l’instinct du bien (Yetser Tov) ET du mal (Yetser Ra), car, sans ce dernier poursuivent-ils, il n’y aurait pas de tentation sexuelle donc pas de procréation et pas d’humanité !
Les rabbins ont insisté sur la nécessité pour l’homme de satisfaire les demandes sexuelles de son épouse. NDLR : ils condamnent l’attitude de l’homme qui ne se soucierait que de sa propre consommation sexuelle : il a également l’important devoir de conduire son épouse au plaisir.


Combien de fois ?

Se posent alors quelques questions : comment fait-on l’amour et combien de fois par semaine, par mois ou par an ?
La périodicité des rapports sexuels s’appelle en hébreu biblique, « ona ». Le Talmud met cette fréquence en rapport avec l’activité de l’époux. « Un chamelier qui part pour de longues traversées du désert sera astreint à un laps de temps plus allongé entre étreintes (1 fois par mois) alors que celui qui s’occupe des ânes sera astreint à 1 fois par semaine. Le marin bénéficie d’un délai plus long… : une fois, au moins, tous les six mois ».
Les périodes des règles et « d’impureté » associée, neutralisent 2 semaines par mois, au cours desquelles aucun contact n’est permis entre époux. (périodes de pause susceptibles de raviver des passions que l’usure du temps pourrait guetter).


Ni trop, ni trop peu…

Les docteurs du Talmud ont toujours insisté sur l’importance de relations sexuelles stables et régulières dans l’équilibre de l’individu et du couple. Bien que le judaïsme ne soit pas contempteur du corps, il énonce quelques principes de bon sens qui guident vers une certaine modération :

•Soukka (52b ) : «c’est un petit membre que le sexe de l’homme ; s’il le rassasie, il est toujours affamé, s’il l’affame il est rassasié ! »
•La Cabbale évoque la symbiose masculin/féminin. Au sommet de l’arbre, les premières sefirot, hochma et bina (sagesse & discernement) prises dans une étreinte éternelle : on les nommait abba ve-imma (papa et maman). De leur union spirituelle émane une nouvelle sefira nommée Da’at (savoir & connaissance).
•NDLR : pour la Cabbale, les relations sexuelles sont indispensables car génératrices d’une dimension qui dépasse le physique et la connivence entre époux pour leur donner accès à des domaines spirituels de niveaux impossibles à atteindre autrement. Ainsi comprend-on l’obligation assignée aux époux de pratiquer l’acte sexuel au moins une fois par semaine, et si possible le jour du Chabat.

•Dans Chabbat (140b) «Rabbi Hisda donnait à ses filles des conseils en matière amoureuse : offrir d’abord leurs seins et attendre que l’envie du mari atteigne le paroxysme… pour passer à l’accouplement proprement dit »…

•Maimonide, dans son Michné Tora : « Un mari a droit à sa femme et peut faire tout ce qu’un homme a envie de faire. Il a le droit de faire l’amour quand cela lui chante et d’embrasser quelque organe que ce soit. Il peut faire l’amour de manière naturelle ou pas, tant qu’il ne gaspille pas sa semence. Toutefois, la piété commande de ne pas agir à la légère, de se sanctifier durant l’acte d’amour. L’homme ne devrait pas dévier de la pratique habituelle car l’amour sert tout d’abord à la procréation… »


Mariage et acte sexuel

Le mariage pourrait, à la limite, être engagé entre futurs conjoints par simple relation sexuelle, sans nécessairement qu’il y ait contrat entre eux. Cependant, de plus en plus, on assimila ce mode d’union à de la prostitution et Maimonide signifie dans son Mishné Torah qu’il est déconseillé.
La législation a rattrapé l’évolution des moeurs : on redoutait dans le cercle des famille, le mariage en cachette. C’est aussi pour cette raison que les familles ont exigé que la cérémonie soit suivie de l’acte sexuel afin de valider l’union sur tous les plans. Bien que l’homme ait le pouvoir discrétionnaire de divorcer de son épouse, la loi rabbinique a établi des garde-fous au bénéfice de la femme :

•a) la halacha prévoit une série de procédures qui, sans empêcher l’homme de divorcer de sa femme, cherchent à limiter les séparations dans le feu de la colère
•b) le Talmud prévoit des cas où la femme peut contraindre le mari au divorce
•c) les rabbins ont aussi introduit l’idée de l’acte de mariage (ketouba) qui donne une assurance aux femmes
•d) enfin, à l’époque de la première croisade, Rabbénou Gershom interdit de divorcer sans le consentement de l’épouse.
REACTION
INATTENDUE
DUHAMAS
Source : rfi.fr en ligne le 30 octobre




Le Hamas condamne
les tirs d’obus de mortier
contre Israël


Avec notre correspondant
à Ramallah,

Karim Lebhour



Deux obus de mortiers ont été tirés ce samedi 30 octobre depuis la bande de Gaza vers Israël, sans faire ni dégâts, ni blessés. Le dirigeant du Hamas à Gaza Mahmoud Zahar a clairement condamné ces tirs non revendiqués estimant qu’ils étaient le fait de « rebelles », affirmant que le Hamas voulait s’en tenir à une trêve militaire avec Israël.

Depuis le début de l’année, un peu plus d’une centaine de projectiles, obus de mortier ou roquettes ont été tirés depuis la bande de Gaza. Ces tirs sont généralement le fait de petites factions armées.

Dans un entretien publié dans la presse arabe, Mahmoud Zahar du Hamas s’en prend vertement à ces lanceurs de roquettes, les qualifiant de « rebelles ».

Mahmoud Zahar assure que la plupart des groupes armés palestiniens se sont entendus après la guerre de janvier 2009 pour observer une trêve avec Israël, or, dit-il, certaines de ces factions qui n’ont pas tiré une seule balle pendant la guerre cherchent maintenant à se faire remarquer.

Ces déclarations montrent que le Hamas est moins préoccupé par la confrontation avec Israël que par la situation intérieure à Gaza. Depuis quelques mois le Hamas multiplie les mesures d’islamisation et a lancé une vaste campagne contre les collaborateurs. Dans le même entretien, Mahmoud Zahar affirme que le Hamas n’exclut pas de déclarer un Etat palestinien dans la seule bande de Gaza.
UNCHERCHEUR
PALESTINIEN
SOPPOSE
AUHAMAS
Source : la newsletter de Memri europe
diffusée le 29 octobre




Un chercheur palestinien :
la prétention des islamistes
à promouvoir une culture islamique
est sans fondement.


Le chercheur palestinien Dr Khaled Al Hroub, de l´université de Cambridge, a dernièrement publié un article intitulé "L´entreprise du Hamas et la talibanisation de Gaza" (1) où il écrit que la prétention des mouvements islamistes à promouvoir une "culture islamique" est complètement infondée et que les mesures prises pour faire appliquer la Charia nuisent à l´unité islamique et aux droits de la femme. Extraits :

"Les actions des [mouvements] islamiques jusqu´à ce jour ne révèlent aucune réalisation ´culturelle´, de quelque nature que ce soit"

"Une expression populaire qui revient souvent dans les écrits et les théories islamiques est : ´l´entreprise culturelle islamique´, présentée comme l´un des [objectifs] fondamentaux des mouvements islamiques contemporains. Cette expression appartient à un lexique général qui abonde en expressions [de ce type], incitant à la violence, le meilleur exemple étant : ´L´islam est la solution´ [Frères musulmans]. Mais ce sont là des expressions superficielles dont l´impact n´est qu´extérieur.

Les islamistes ne doivent pas être jugés selon les formules et slogans dont ils exigent [l´application] : la démocratie leur permet de faire entendre n´importe quel slogan ou appel. Il est plus important et pertinent de les juger sur la base de leurs actions sur le terrain.

Les actions des [mouvements] islamiques jusqu´à ce jour ne révèlent aucune réalisation ´culturelle´, de quelque nature que ce soit, ni rien qui y ressemble. Les tentatives ne manquent pas : les mouvements islamistes ont pris le pouvoir dans [diverses parties du monde], comme l´Iran, l´Afghanistan et plusieurs entités autonomes en Malaisie, Indonésie et dans la Bande de Gaza. Il existe [en outre] des mouvements islamistes qui influent sur l´élaboration des lois, de façon directe ou indirecte, comme on le voit dans plusieurs Etats arabes et islamiques (Koweït, Yémen, Jordanie, Egypte, Maroc, Pakistan et Algérie)…

Le Soudan se dirige vers la division et le schisme sous un "règne islamique", car la ferveur déployée à imposer des restrictions à la société dépasse [celle investie] dans l´unité nationale… Les théoriciens de l´ "entreprise culturelle islamique" [au Soudan] ont préféré la guerre et la division du territoire. Au nom de l´application de la Charia, ils persécutent les femmes en pantalons à Khartoum et posent les fondations d´une société de "chats gras" qui ne cesse de s´étendre parmi les islamistes du secteur privé...

Celui qui visite la bande de Gaza pourra sans mal constater que le Hamas, dans sa stupidité, a suivi l´exemple des islamistes ailleurs dans le monde en se consacrant à des affaires secondaires ou marginales. La plus vile de toutes consiste à persécuter les femmes au lieu de s´occuper de problèmes beaucoup plus urgents et importants. Et même si l´on s´occupait [de ces problèmes urgents et importants], cela ne [justifierait] pas ce qu´on impose aux femmes et qu´il convient de contrer en tout lieu et en tout temps…"

"L´islamisation forcée de la bande de Gaza – la suppression des libertés sociales, culturelles, et de la liberté de la presse, qui ne correspondant pas à l´idéologie du Hamas – est un acte insigne auquel il faut s´opposer. C´est la reconstitution, sous couvert de religion, de l´expérience d´autres régimes et dictatures totalitaires.

Sous le siège barbare et inhumain – crime contre l´humanité auquel toutes les puissances mondiales participent – le Hamas exacerbe la souffrance de la population en enquêtant sur les rencontres fortuites [entre amis] et en essayant de modifier des habitudes vieilles de cent ans. [Les coutumes relatives aux] mariages, aux rencontres entre hommes et femmes, à la mixité, sont des conventions liées au social, au circonstanciel, au statut, et ne tombent pas sous le coup de la loi.

Quand des couples mariés ou fiancés sont forcés d´avoir leurs attestations de mariage sur eux, de peur qu´un [policier armé] ne s´interpose pour s´enquérir de la nature de leur relation, on a affaire à une effrayante détérioration des valeurs et du mode de vie palestiniens – ce qui est un fait nouveau.

Quand un [gendarme] à moto file une voiture familiale où une femme est assise à côté d´un homme dont le bras est posé sur le dos de son siège, arrête la famille et l´amène au poste de police, on a affaire à une patrouille imbécile [nuisible] à la vie des individus.

Quand un frère et sa sœur sont arrêtés sur le chemin de la maison, la nuit, parce qu´ils n´ont pas de cartes d´identité prouvant que leur relation est "légitime", on a affaire à un comportement de type taliban.

Nous parlons d´une longue série d´agissements, de la coercition indirectement exercée sur les étudiantes pour leur faire porter le hijab (sans notes administratives ni ordres écrits), de la persécution [des filles] dans les restaurants et cafés, jusqu´à l´interdiction de fumer des hookahs et la recherche de photos immorales sur les ordinateurs privés.

Les capacités techniques des talibans ne leur ont pas permis [de faire] ce que le Hamas sait faire aujourd´hui. Le Hamas, qui a développé ses capacités avec une ingéniosité impressionnante, dans le domaine de la production de roquettes, afin d´utiliser la technologie moderne pour empêcher l´infiltration [de Gaza] par Israël, exploite à présent ses [capacités] pour imposer des restrictions sur la société de Gaza et la surveiller [d´un œil] patriarcal répugnant. Pourquoi le Hamas agit-il de la sorte quand il est clair que cela finira par lui causer du tort et susciter des critiques à son encontre ? Comment peut-on comprendre qu´il préfère islamiser la population à réorganiser la Gaza d´après-guerre ?

Il existe deux explications au fait que le Hamas ait pris des mesures de type taliban dans la sphère sociale. La première est l´érosion au sein du Hamas de la pensée modérée caractéristique des Frères musulmans, laquelle a été remplacée par la pensée salafiste radicale.

La deuxième [explication] englobe plusieurs aspects : Les conditions du siège et la confrontation à laquelle le mouvement a été soumis après sa victoire aux élections ; le hiatus qui se poursuit au sein de la "résistance" après la barbare guerre israélienne ; l´émergence de la corruption chez certains hauts responsables ; le favoritisme qui accompagne toute montée en puissance. Tout cela a mené à des critiques accrues à l´encontre du Hamas, de la part des groupes plus petits et plus extrémistes [de Gaza], ainsi que de la part des [extrémistes] au sein [du mouvement lui-même], qui l´ont accusé de s´écarter de la "pratique islamique, en s´abstenant d´instaurer le régime d´Allah sur terre." Le Ham as a réagi en intensifiant l´islamisation de la société afin de prouver qu´il est plus islamiste [que ses détracteurs] et plus engagé par les slogans [islamistes]."

(1) Al-Ayyam (Autorité palestinienne), le 11 octobre 2010
UNNOUVEAU
PROCESPOURPROPOS
ANTISEMITES
POURLEDESSINATEURSINE
Source : dépêche AFP diffusée le 28 octobre



Chronique de Siné sur Jean Sarkozy :
nouveau procès en vue
pour le dessinateur


PARIS



Le dessinateur Siné, poursuivi par la Licra pour une chronique ironique sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, sera rejugé en appel à Lyon pour "incitation à la haine raciale", a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La Cour de cassation, dans un arrêt rendu fin septembre, a en effet annulé la précédente décision rendue en novembre 2009 par la cour d'appel de Lyon qui avait prononcé, pour une question de procédure, la nullité de la citation de de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme.

La Cour a renvoyé l'ensemble des protagonistes devant la juridiction lyonnaise pour un nouveau procès dont la date n'a pas été précisée. La Licra, dans un communiqué, s'est "félicitée" de cette décision.

Le dessinateur Siné n'encourra cependant plus aucune sanction pénale mais uniquement d'éventuels dommages et intérêts car il sera rejugé sur les seuls intérêts civils.

Ancienne figure du journal satirique Charlie Hebdo, Maurice Sinet, alias Siné, 80 ans, avait été relaxé en première instance le 24 février 2009 dans cette affaire.

Dans une chronique controversée sur le fils du président de la République, publiée le 2 juillet 2008 dans Charlie Hebdo, Siné ironisait sur la conversion éventuelle de ce dernier au judaïsme avant son mariage avec la fille du fondateur des magasins Darty.
UNEFOIS
JUIVE
PASCOMMELESAUTRES
Source : purepeople.com en ligne
le 29 octobre



Marina Fois à coeur ouvert
sur la mort de son frère


La liberté de ton de Marina Foïs s'associe brillamment avec les interviews-analyses de Psychologies Magazine. L'actrice se dévoile avec son bagout si réjouissant, parfois troublant, abordant frontalement son vécu et les épreuves auxquelles elle a fait face. Extraits.

Il était une fois Marina Foïs...

Marina Foïs, 40 ans, 1m62, deux enfants (Lazare et Georges), un mec, le réalisateur Eric Lartigau qui l'a dirigée dans L'Homme qui voulait vivre sa vie... Voilà comment cette ex-Robin des bois entame sa présentation. De ses origines russes, juives, allemandes, italiennes, elle tire une grande liberté et n'aime pas les traditions, citant alors l'écrivain Salman Rushdie : "L'Homme n'a pas de racines, il a des pieds." Puis elle décrit ses parents comme des soixante-huitards très marginaux. Le décor de Marina est posé.

Son histoire familiale n'est pas simple et cette comédienne connue pour son humour décalé et délirant relate des faits qui ont de quoi déstabiliser : "Ma grand-mère s'est planquée pendant la guerre. Son mari, qui n'était pas juif, lui a fait porter l'étoile jaune... Elle n'a pas été déportée, notre famille a été très épargnée, mais personne n'en est sorti indemne." Concernant son rapport à la culture juive, il est délicat : "C'est difficile de décider de ne pas être juif. Même quand on ne croit pas. En fait, je me sens juive avec les goys, et goy avec les juifs."



Ce frère disparu

Après ses origines, Marina Foïs évoque ensuite ses soeurs et frère. Ses petites soeurs, qui ont dix et huit ans de moins qu'elle, sont proches l'une de l'autre (il y a notamment la journaliste d'i-télé Giulia Foïs). Avec son grand frère, de deux ans son aîné, elle était très proche... jusqu'à son décès il y a onze ans dans un accident d'avion : "C'est compliqué la mort d'un frère... J'ai eu mal au ventre pendant deux ans après sa mort. [...] Je me souviens de cette interview d'Emmanuelle Devos qui a perdu sa soeur et qui parlait d'amputation. Cela m'a énormément soulagé : elle a mis des mots sur mon histoire."

Si l'entretien est sur un ton particulièrement grave, Marina Foïs tempère : "Mais tout cela n'est pas que triste. Evidemment que je préfèrerais que mon grand frère soit vivant, ce serait plus marrant, mais les drames donnent aussi du courage. J'y crois. Le lendemain de sa mort, j'ai fait un sketch en direct et je me suis vraiment marrée."


Une franchise violente mais libératrice

Fille d'une psy elle-même petite-fille d'une psy, Marina Foïs explique que, chez elle, aller chez le psy équivaut à aller chez le généraliste. Durant sept ans et trois fois par semaine, elle était en analyse, quand elle a compris que les freins étaient chez elle, pas chez les autres.

Marina Foïs n'aime pas les lieux communs, les tournures de phrases toutes faites et la tyrannie de la bonne pensée. Par exemple, elle estime qu'elle ne fait pas partie de ces femmes qui vivent la maternité comme une évidence : "Ce matin, j'ai encore regardé mes deux enfants et je me suis dit : Putain, c'est moi qui ai fabriqué ça ?"

Dans une précédente interview pour VSD, elle avait expliqué : "Je ne vois pas de lien entre le ventre que j'avais quand j'étais enceinte et les êtres qu'ils sont devenus." De quoi laisser perplexe. Pour Psychologies, elle revient sur cette idée de chair et de lien du sang qu'elle appréhende : "J'aime vivre avec l'idée que je fréquente ma famille parce que l'on a des choses à se dire plutôt que parce que l'on est une famille. Je tiens trop à mon espace vital."

Avec les siens, Marina Foïs n'enjolive pas les tableaux : "Mes deux grands-mères étaient des femmes aigres, pas aimantes, nocives. Il faut dire que les femmes de cette génération ont eu la vie dure, les guerres, pas tellement de liberté, même dans les milieux émancipés. [...] Ma grand mère est morte il y a treize ou quatorze ans, et chaque fois que je passe devant chez elle, je me dis : Yes ! Je ne la verrai plus jamais !" Cette franchise violente, elle ne l'élude pas : "L'analyse a aussi cet avantage de vous aider à assumer vos mauvaises pensées."


Son compagnon,
l'homme qui l'a sauvée

C'est ensuite au tour de son compagnon de faire face aux commentaires cyniques de la comédienne : "Je vis avec quelqu'un qui dit toujours : La vie est belle. Dieu sait que j'aime cette personne, mais je pense que c'est la phrase la plus conne du monde ! La vie est d'une violence terrible, elle peut frapper plusieurs fois de suite et n'épargne personne." Sur le thème de la fidélité, Marina ne se veut pas naïve : "Si je devais apprendre un jour qu'il m'a été infidèle, notre relation y survivrait. Même si je suis sûre que j'en crèverais."

Dure, Marina Foïs sait aussi dire ce qui la touche, et ce qui la rend forte. Son homme, en l'occurrence : "Je l'ai rencontré au moment de la mort de mon frère. Il n'a jamais eu peur de ma douleur, mais il m'a interdit de m'y enfermer. Très vite, il m'a forcée à regarder devant. C'était violent. Mais je pense qu'il m'a sauvée. Sans lui, sans cette envie qu'il porte en lui et qu'il m'a communiquée, je n'aurais pas fait la moitié de ce que j'ai fait."

Carburant à l'honnêté et l'humour, Marina Foïs nous offre une interview passionnante et bouleversante, à retrouver dans son intégralité dans Psychologies Magazines du mois de novembre 2010.

Marina Foïs sera le 3 novembre à l'affiche
de L'Homme qui voulait vivre sa vie.
FÊTE
DESANDALOUSIES
AUMAROC
Source : marocjournal.net
via maghreb arabe presse
en ligne le 29 octobre



Le festival des Andalousies atlantiques,
un espace privilégié où la culture sait
résister à l'archaïsme et à la régression
(M. Azoulay)



Essaouira,



Le festival des Andalousies Atlantiques n'est pas seulement un moment d'émotions partagées, mais un espace privilégié où la culture, la musique et la création instrumentale ainsi que les voix qui s'expriment savent résister à l'archaïsme et à la régression, a estimé, vendredi à Essaouira, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi Mohammed VI et Président-fondateur de l'Association Essaouira Mogador.

Intervenant à l'ouverture de la 7ème édition du forum d'Essaouira et des Andalousies Atlantiques sous le thème "le partage des cultures, espace privilégié de résistance à l'archaïsme et à la régression", M. Azoulay a expliqué que "la culture est le dernier espace sorti indemne de toutes ces années régressives", ajoutant que la culture a réussi "là où la politique et les idéologies ont souvent trouvé leurs limites".

De son côté, M. Mohamed El Yazghi, ministre d'Etat, a indiqué que l'esprit de la ville d'Essaouira lance à travers le festival des Andalousies Atlantiques, une étincelle dans un monde de régression, ajoutant que la musique est un élément très important pour dépasser le déracinement et que par la culture nous sommes un seul peuple".

Pour sa part, Mme Leila Shahid, ambassadrice de Palestine auprès de l'Union européenne, a exprimé son admiration pour la richesse de la culture marocaine aux affluences à la fois juive, musulmane, arabe, andalouse et amazighe.

Les autres intervenants ont été unanimes à considérer que l'identité est avant tout l'humanité en tant que telle, insistant sur l'universalité de l'art et de la musique sources de convergence des humains.

Ce forum qui s'inscrit dans le cadre du programme des Andalousies Atlantiques initié par l'Association Essaouira Mogador en collaboration avec la Fondation des Trois cultures, réunit des personnalités de différents horizons et cultures.
APRESLERENVOI
RAPHAËLMIZRAHI
LAVALSEDESHUMORISTES
SEPOURSUIT
SURFRANCE-INTER
Source : liberation.fr en ligne
le 30 octobre



Gérald Dahan débarqué
de France Inter



Par
ISABELLE ROBERTS,
RAPHAËL GARRIGOS



Selon nos informations, le directeur de France Inter Philippe Val a mis fin, ce midi, à la chronique de l'humoriste Gérald Dahan, deux mois seulement après son entrée en fonction. Hier, Gérald Dahan s'était fendu une chronique plutôt féroce à l'endroit du garde des sceaux Michèle Alliot-Marie (en ligne ici), mais Philippe Val n'y a pas fait allusion dans son entretien avec l'humoriste, lui expliquant qu'il n'avait pas réussi à trouver un ton. «Il m'a dit que j'avais un positionnement qui n'était pas le bon, indique Gérald Dahan à Libération, que ma chronique n'avait pas pris. Mais pour moi, ça fait suite à ma chronique face à Michèle Alliot-Marie.»

En septembre, Gérald Dahan a inauguré ce que France Inter appelle désormais une «pastille humoristique» à 8h55 sur la radio publique. Une pastille tenue en alternance par Raphaël Mezrahi (débarqué depuis), Sophia Aram et François Morel. Ils ont succédé à Stéphane Guillon et Didier Porte, virés au printemps dernier.

vendredi, octobre 29, 2010

DESLIEUX
DECULTEJUIF
VISESPARDESPROJETS
DATTENTATS
AUXETATSUNIS
Source : dépêche AFP en ligne
le 29 octobre à 23h 00
sur Diasporablog à 23h 41



Colis suspects:
Obama évoque
"une menace terroriste crédible"




WASHINGTON



Barack Obama a affirmé vendredi que les colis suspects interceptés à Dubaï et au Royaume-Uni constituaient "une menace terroriste crédible", assurant que les Etats-Unis étaient déterminés à "détruire" Al-Qaïda au Yémen, pays d'où sont partis les paquets.

"Je veux tenir les Américains au courant d'une menace terroriste crédible sur notre pays", a déclaré le président américain à la Maison Blanche. "Un examen minutieux de ces colis montre qu'ils contiennent apparemment des explosifs", a-t-il ajouté.

Auparavant, le bureau du FBI à Chicago avait déclaré que "les deux paquets suspects" interceptés à bord d'avions cargo dans le centre de l'Angleterre et à Dubaï "ne contenaient pas d'explosif".

M. Obama a précisé que les deux paquets étaient adressés "à des lieux de culte juifs, à Chicago", dans le nord des Etats-Unis.

Le président américain, alerté jeudi soir, a assuré avoir "ordonné que toutes les forces de police et de renseignement se mobilisent pour protéger la population d'un attentat".

Ces mesures ont conduit à la fouille de deux avions cargos de la compagnie UPS à Philadelphie et à Newark, près de New York, vendredi, a-t-il précisé.

"Nous continuons à renforcer notre coopération avec le gouvernement yéménite afin de déjouer de nouveaux attentats et de détruire la branche d'Al Qaïda", dans la péninsule arabique, a encore promis M. Obama en précisant que son conseiller pour l'anti-terroriste John Brennan avait parlé au président du Yémen.
CHOLERA
ISRAËL
AUSECOURS
DHAÏTI



Haïti face au choléra
L’épidémie n’est pas

encore contenue


par
Falila Gbadamassi



L’épidémie de choléra continue à faire des morts en Haïti en dépit du plan d’action mis en place par le pays et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le dernier bilan fait état de 305 décès.
Le choléra a déjà fait 305 morts et est à l’origine de 4 649 hospitalisations en Haïti, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié ce vendredi par le bureau régional de l’Organisation en Amérique. Les régions les plus concernées restent les départements de l’Artibonite et le centre.

L’épidémie n’est pas encore contenue en Haïti en dépit du dispositif mis en place pour l’endiguer. « Je ne pense pas que nous ayons atteint le pic de cette épidémie », a déclaré mercredi dernier le Dr. Claire-Lise Chaignat, coordinatrice du groupe spécial de lutte contre le choléra de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Je ne pense pas qu’elle est contenue », a-t-elle poursuivi.

L’Artibonite, le département le plus touché

Afin de faire face à l’épidémie, un plan national a été mis ne place par le ministère haïtien de la Santé dans les départements de l’Artibonite, région source de l’épidémie de choléra éradiquée dans le pays depuis un siècle, du centre et dans la région de Port-au-Prince. Des sels de réhydratation orale et des comprimés de purification d’eau dans ont été notamment distribués à Port-au-Prince et les capacités de soins ont été renforcées dans 80 centres de santé, dix centres de traitement du choléra et huit hôpitaux dédiés aux cas les plus graves.

Mardi, l’OMS félicitait les autorités haïtiennes pour leur réactivité face à l’épidémie. « Je veux féliciter le ministère de la Santé pour les efforts faits en quelques jours pour avoir une stratégie nationale. Sans une stratégie nationale, ça aurait été chaotique. », a déclaré la représentante de l’OMS en Haïti, Léa Guido.

Dans leur cadre d’une aide bilatérale, le Canada, le Brésil, la France et Israël apporteront aide matérielle ou mettront à disposition du personnel sanitaire dans les prochains jours.
VIVESATTAQUES
DESBOYCOTTEURS
PROFESSIONNELS
CONTRELHISTORIEN
P.A. TAGUIEFF
Source : la newsletter du CRIF diffusée
le 29 octobre


Taguieff au pilori !,

par
Marc Knobel


Il fallait s’y attendre. L’artillerie lourde est lancée et la cible est toute désignée. Certes, Europalestine-Capjpo devait considérer depuis des lustres que Pierre-André Taguieff pourrait être un homme relativement « dangereux ». Mais qu’est-ce qui insupporte ainsi Europalestine ? Les réponses sont simples et elles vont de soi : Taguieff est un esprit libre, un savant qui démonte méticuleusement la dangerosité de l’antisémitisme, son œuvre est ancienne et d’une parfaite érudition. De plus, il démontre avec talent que l’antisionisme peut flirter quelquefois avec l’antisémitisme, un antisémitisme haineux.

Alors, ces derniers jours, le site Internet d’Europalestine-Capjpo a lancé la grosse artillerie, puisqu’elle invite (27 octobre 2010) les militants à faire pression auprès du CNRS et du CEVIPOF pour demander que Pierre-André Taguieff soit licencié, rien de moins !

Ces méthodes sont particulièrement écœurantes et honteuses, mais venant d’Europalestine, doit-on s’en étonner ? Alors, il me revient comme cela les termes d’un communiqué de sa grande rivale, l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) qui, le 8 juillet 2010, tirait à boulet rouge contre… Europalestine (tiens ?). Je cite :

« La troisième tient à la conception, que CAPJPO-Europalestine se fait du mouvement de solidarité. L’AFPS (…) a contribué, à sa place, à bâtir les coordinations unitaires indispensables que forment la Plateforme des ONG pour la Palestine et le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens dont le CAPJPO-Europalestine a été écarté à l’unanimité en 2004. Et pour cause : ce groupe n’a cessé de faire cavalier seul et de tirer la couverture à lui, et ce dès cette époque en présentant à l’élection européenne la liste « Europalestine » emmenée par Dieudonné. Si le CAPJPO s’est séparé de ce dernier lorsque son antisémitisme et ses accointances négationnistes sont devenus inassumables, il a continué d’agir avec des groupes douteux, comme le 31 mai dernier à Paris, où il a organisé un rassemblement, deux heures avant la manifestation unitaire, avec le Collectif Cheikh Yassine - dont un dirigeant figure à côté d’Olivia Zemor sur une vidéo www.youtube.com/watch?v=jR7wZpZmoPQ . »

Amusant, non ?
JCALL
CONTRE
LEBOYCOTT
DESPRODUITS
MADEINISRAËL
Source : la newsletter du CRIF
via RCJ diffusée le 29 octobre




Cohn-Bendit, le boycott et JCALL,



Par
Patrick Klugman,
membre du bureau de JCALL



C’est bien connu, les procès d’intention sont ceux auxquels il est le plus difficile de répondre. En l’occurrence, l’acte d’accusation était présenté de manière tellement évidente qu’il aurait pu égarer même les mieux intentionnés. Je le résume: Daniel Cohn-Bendit est un « animateur de JCALL » ; Daniel Cohn-Bendit appelle au boycott d’Israël donc Jcall est favorable au boycott d’Israël.

Le syllogisme est séduisant et il aurait été pertinent si tout n’avait pas été faux dans son énoncé : Non, Cohn-Bendit, n’est pas un animateur de JCALL, il n’appelle pas au boycott d’Israël, lequel boycott est clairement rejeté par JCALL.

Il est vrai que la position de DCB sur cette épineuse question n’est pas d’une grande netteté. Elle consiste à soutenir la liberté de se prononcer sur le boycott sans toutefois endosser cette conviction. C’est flou, pas franchement courageux, éminemment contestable, mais cela ne peut s’assimiler à un appel au boycott. Par comparaison, les éminentes personnalités qui réclament l’abrogation de la loi Gayssot au nom de la liberté de l’enseignement ne sauraient être confondues avec des négationnistes.

Quoi qu’il en soit, l’expression du leader d’Europe Ecologie dans cette affaire, qu’on l’approuve ou qu’on la réprouve, lui est tout à fait personnelle. Signataire comme 7.500 autres de JCALL, mais ne faisant pas partie de ses instances, il n’a ni la qualité ni la prétention d’engager cette organisation. A JCALL, la cause est entendue et elle ne fait pas débat : nous n’admettons pas qu’une punition collective d’un autre âge soit infligée à Israël.

D’ailleurs, dans mon dernier billet je développai la thèse selon laquelle cette violente campagne antisioniste devait être combattue par la gauche au nom des idéaux de gauche. Ayant un peu de suites dans les idées, je suis fier d’annoncer que Le Monde publiera sous peu la première condamnation d’envergure du boycott d’Israël, sous la signature commune de personnalités de premier plan du monde politique, culturel et artistique. Nos procureurs seront ravis d’apprendre que cet appela été lancé à l’instigation de JCALL et signé par tous les membres de son bureau. Qu’ils n’en tirent cependant aucune gloire : l’initiative est plus ancienne et a des visées autrement plus importantes que mettre un terme à une polémique que l’on a tenté d’instruire sans succès en inventant à Israël des ennemis qui n’en sont pas.

jeudi, octobre 28, 2010

LALOIGAYSSOT
AREFAIRE
Source : laregledujeu.com en ligne
le 28 octobre à 21h 45
sur Diasporablog à 22h 04





Contre la loi Gayssot


Yann Moix



Le négationniste Robert Faurisson
La justice française vient de me condamner, modestement il est vrai, parce que j’avais usé de ma liberté d’expression l’été 2009. Ulcéré par la propagande anti-israélienne d’un fanzine gratuit distribué par un réseau de cinémas du sud de la France, j’avais réagi, de toute ma fougue, pour démontrer ce qui me semble aujourd’hui la réalité : l’antisémitisme est de moins en moins d’extrême-droite (les théories sur les races ont fait long feu) mais d’extrême-gauche : une certaine lecture altermondialiste du monde fait le nid d’un antisionisme systématique qui abrite en son sein une forme apparemment nouvelle d’antisémitisme, celle ancestrale, du rapport des juifs avec l’argent.

Israël est puissant, puisqu’allié du monde capitaliste, incarné par les Etats-Unis. Dès lors, l’Etat d’Israël devient, entre autres, le biais qu’empreinte désormais la pulsion antijuive pour s’exprimer (et s’exprimer de moins en moins insidieusement). Je vous le dis : bien que respectant infiniment les jugements, bien que parfaitement averti que le tribunal m’a pénalisé en son âme et conscience, il ne m’est pas agréable d’être sanctionné pour avoir pensé ce que je pense, pour avoir écrit, avec outrance mais bonne foi, ce que j’avais envie d’écrire. Combien d’hommes, de femmes, sont morts pour m’octroyer en France cette liberté prodigieuse : exprimer, tant bien que mal, du côté de ce que je crois être le bien et me battant contre ce qui me semble incarner le mal, des opinions personnelles. Et les exprimer aussi personnellement dans le fond que dans la forme. Au pamphlet, je réponds pamphlétairement. A la science, je réponds scientifiquement.

Quand je choisis la fougue, c’est pour des raisons précises, c’est pour rétorquer violemment à la violence écrite par d’autres et lue par moi. J’aime la littérature, les mots, parce qu’ils permettent ce qu’aucune société ne saurait tolérer dans ces rues : la loi du Talion. Inadmissible avec les actes, elle est parfaitement adaptée au langage, à ses foudres, à ses engouements. Il y a pour les luttes, les joutes verbales, idéologiques, une grande et immense tradition dans les lettres françaises. Je ne vais citer, pour aller très vite, que les noms de Péguy, Aragon, Bloy, Breton, Suarès, Mauriac, Revel. On ne les lit plus suffisamment, et c’est assez dommage. Il y a encore Delfeil de Ton, à gauche. Marin de Viry, à droite. Quand, au contraire, je choisis la méthode scientifique pour répondre à la science, je rentre dans la peau du diplômé de Sup de Co ou de Sciences po que je fus, et dans le calme, avec un plan bien structuré, je reprends paragraphe par paragraphe les arguments de mes adversaires et je réponds en trois parties, je produis une riposte plus universitaire, plus scolaire, parfois étonnamment plus efficace, sinon moins fulgurante.

Les adversaires, j’adore ça. Rien ne m’est plus précieux, pour affirmer ma vérité, et d’abord l’affirmer en moi-même, au sens de la raffermir, que d’être en total désaccord de pensée avec tel individu, tel intellectuel, tel courant, telle école. Ou tel groupe. Telle mode. Je sais qu’il est souvent vain de vouloir convaincre celui qui ne pense pas comme nous. Je crois, cependant, qu’il est bien plus vain encore d’utiliser la loi pour le punir. La loi Gayssot, par exemple, me semble être une mauvaise loi. Du moins en partie. La partie de cette loi qui punit les propos racistes, antisémites et xénophobes ne me pose aucun problème. Pour une raison simple : en insultant un Noir, un Arabe, un Juif, leur reprochant ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes, l’insulteur sait ce qu’il fait. Il ne fait pas qu’insulter : il s’attaque à la dignité humaine de sa victime, qu’il entend rabaisser, humilier, souiller. Cela n’est pas acceptable, cela doit être puni.

Sachant toutefois que, punissant un propos raciste, on ne punira jamais le racisme lui-même : les mots en « isme », appartenant non aux faits mais à l’idéologie, ne sont jamais saisissables. On ne peut jamais avoir de prise sur eux. Ils glissent. Le racisme de celui qui aura été puni pour avoir traité de « nègre » un Africain continuera sans doute à couler dans les veines du fautif. Il n’en reste pas moins qu’il est extrêmement salubre qu’une société punisse, et de manière systématique, ces manifestations de haine visant à rabaisser la dignité de l’autre, quel qu’il soit. L’autre est sacré. La différence est sacrée. Elle nous enrichit, nous améliore, nous instruit : et nous permet souvent de nous trouver nous-même.

En réalité, c’est l’autre partie de la loi qui me pose un problème. Je ne suis pas d’accord avec l’interdiction faite aux historiens révisionnistes et négationnistes de publier leurs travaux. Les raisons de mon opposition sont multiples, je vais les exposer maintenant.

La première raison, c’est que les révisionnistes sont mes ennemis. Et que, par conséquent, si leurs travaux, si leur idéologie (je pense que c’en est une, et des plus dangereuses) ne parvient pas à percer au grand jour, je n’aurai personne en face de moi. Aucun visage, aucun texte à combattre. Je me battrai comme des hommes invisibles, des adversaires que la loi Gayssot m’empêche de considérer comme des adversaires puisqu’elle fait tout pour empêcher leur existence. Leur inexistence juridique est grave : elle en fait officiellement, aux yeux de la loi et par conséquent de la société, des spectres, des ectoplasmes, des fantômes, des entités floues, vaporeuses, et je ne peux donc rien faire pour les attaquer, les contredire – les ridiculiser, sans me ridiculiser moi-même (puisqu’ils n’existent pas).

La deuxième raison, c’est que vouloir juridiquement anéantir une réalité, une idéologie ou un courant de pensée n’anéantit pas cette réalité. Décidons, dès demain matin, que le cancer est passible de poursuites pénales : les tumeurs et les métastases s’arrêteraient-elles pour autant ? Ces ennemis que je ne puis officiellement pas combattre avec les moyens habituels du débat (scientifique, historique, sociologique, économique, etc.) se moquent bien des lois : ils continuent leurs travaux, et continuent à penser ce qu’ils pensent. Ces travaux ne trouvent contre eux que la justice, mais pas, mais plus les intellectuels ni les historiens. Ces pensées, ces courants n’ont donc pas en face d’eux, dressés contre eux, des interlocuteurs adéquats, à la hauteur : ceux qui pourraient les contredire, qui voudraient les contredire n’ont pas le droit de le faire non plus ; car ce serait rendre public quelque chose qui n’a pas le droit de l’être. Autrement dit, la critique, la contestation des écrits (interdits de publicité) des révisionnistes ne sauraient être rendues publiques non plus, en ceci qu’elles sont obligées (même pour les contrecarrer) de citer ces thèses.

La troisième raison est encore plus logique, plus évidente. C’est qu’elle affaiblit les opposants au révisionnisme. Moi, je pense, de toutes mes forces, que les révisionnistes et les négationnistes (nous n’allons pas entrer ici dans les coulisses de ce qui les sépare) se trompent. Se fourvoient. Se trompent gravement, et se fourvoient violemment. C’est ma conviction, intime. Mais si je demande aux tribunaux d’appuyer cette conviction, si je demande l’assistance d’une juridiction aussi solennelle, aussi forte, aussi puissante que celle du tribunal, j’affaiblis cette conviction. Je fais l’aveu de sa fragilité. J’avoue implicitement qu’elle n’est pas si solide que cela. J’admets que seule, sans institution pénale derrière, cette conviction ne fait pas le poids. Autrement dit, c’est là que, vraiment, je reconnais que la position adverse a des provisions, qu’elle a de quoi me faire peur, m’intimider. C’est là que je reconnais que ses raisonnements sont susceptibles de pouvoir m’impressionner, voire me déboussoler. J’ai peur de l’intelligence de l’ennemi.

D’où la quatrième raison : il y a des historiens, en France, qui sont parmi les meilleurs du monde. Il y a des instituts de recherche sur la Shoah, et des scientifiques hors pair en qui j’ai (certains furent mes professeurs à l’Institut d’études politiques de Paris) une confiance sans borne. Leur travail, en partie, consiste à réprimer par des arguments historiques, scientifiques, ce que la loi a choisi de réprimer, automatiquement, par des arguments juridiques, pénaux. Ce qui revient à éviter une confrontation, un affrontement, très utile à mon avis, très fructueux, entre des grands et vrais historiens et des historiens qui s’égarent, des historiens qui n’en sont pas. Mais encore faut-il avoir la possibilité, autrement que par sanction d’un juge, de démontrer ce que leurs raisonnements ont de spécieux, leurs méthodes de fallacieuse. Pierre Vidal-Naquet vaut tous les juges du monde, et tous les procureurs de la terre. Quand Vidal-Naquet écrit, en réponse aux thèses de Robert Faurisson, Les assassins de la Mémoire, il ne vient pas avec un manuel de Morale : il vient avec des preuves, avec des éléments historiques, avec une méthode scientifique éprouvée, il vient avec des arguments : il fait de l’Histoire. Il se bat, non pas au nom de ce qu’on voudrait que l’Histoire soit, mais au nom de qu’il croit légitimement qu’elle est.

Car la cinquième raison pour laquelle je suis contre la loi Gayssot est celle-ci : sanctionnant les révisionnistes, elle donne à ces derniers le sentiment, juste hélas, qu’il y aurait une manière officielle d’écrire l’Histoire, c’est-à-dire une manière choisie, entérinée par les instances officielles de la République. C’est très dangereux. Car ce n’est pas le cas. Le cas de Vichy illustre bien la difficulté qu’il y a à vouloir figer une fois pour toutes la vérité : ce qui était officiel hier, demain sera considéré comme indigne. La loi n’est pas là pour dire ce qu’est l’Histoire. Elle n’est là ni pour en influencer le cours, ni pour en proposer l’interprétation. L’Histoire, même si cela pour causer les pires frayeurs, appartient à tout le monde. Et sa lecture doit pouvoir être faite par tous ; y compris par les salauds. Car l’Histoire est aussi, il s’agit de l’accepter, la propriété des salauds. Ils en furent jadis les acteurs, ils en sont aujourd’hui pour partie, également, les propriétaires. Comme nous. (On voudrait que l’Histoire n’appartienne à personne : elle appartient à tout le monde.) Ce partage de l’Histoire, cette lutte au nom du sens de l’Histoire doit se faire partout, mais pas dans les tribunaux. La justice appartient à l’Histoire, mais l’Histoire n’appartient pas à la justice. La justice est contenue dans l’Histoire, mais l’Histoire n’est pas contenue dans la justice. Elle prendrait trop de place.

La sixième raison qui me fait demander l’abrogation de cette loi naïve et inefficace (loi qui croit que masquer la réalité c’est l’éradiquer, qu’empêcher sa visibilité c’est la combattre) tient à la bêtise de l’immense majorité des négationnistes et des révisionnistes eux-mêmes. Il suffirait de faire venir une fois chacun des révisionnistes à la télé pour qu’ils se détruisent tout seuls, tellement leurs arguments sont pauvres, tellement leur manière d’argumenter surtout fait de la peine. Alain Guionnet, Michel Sergent, Joël Bouard, Henri Lewkowicz se grilleraient en une minute si on leur donnait publiquement la parole : ils ne savent ni penser, ni dire, ni démontrer, ni prouver, ni dialoguer, ni convaincre. Je rêve qu’ils puissent s’exprimer en toute liberté : ils sont leur pire ennemi. Même chose pour Roger-Guy Dommergue : trente secondes de n’importe lequel de ses laïus ferait fuir le plus nazi des nostalgiques de Berchtesgaden.

Ce qui me mène à la septième raison : leur cantonnement obligé à l’ombre et aux coulisses leur confère une aura mystérieuse, diabolique (parce que diabolisée) qui les rend attractifs pour un public mal dans sa peau, égaré, haineux, suicidaire, provocateur, fragile ou peu cultivé. La loi Gayssot, autrement dit, les décore perpétuellement d’une médaille de l’infréquentabilité, les pare d’un habit de soufre qui fabrique de la tentation, de l’attraction, du désir. On s’y intéresserait de fait beaucoup moins si, plutôt que de vouloir percer leurs ténèbres, on laissait éclater au grand jour leur insondable médiocrité.

Seuls sont « sérieux », ou plutôt « font » sérieux, dans leur délire révisionniste, Robert Faurisson et Serge Thion. Rajoutons Henri Roques et Pierre Marais. Cela fait beaucoup. C’est peu, mais c’est beaucoup. Et la huitième raison est donc que ce sont ceux-là, les coriaces et les vrais, les révisionnistes « intelligents » qu’il faut désigner d’abord pour mieux les combattre ; car la loi Gayssot a cet autre tort, à mes yeux, de mettre sur un même plan, sur un plan de stricte égalité, les révisionnistes médiocres et les révisionnistes brillants, les révisionnistes caricaturaux et les révisionnistes subtils, les révisionnistes évidemment aberrants et les révisionnistes plus vicieux, plus malins, plus roués, plus méticuleux, plus intelligents.

La société ne veut pas entendre les thèses révisionnistes. Elle ne veut pas en entendre parler. Mais elles existent, elles se répandent même, sous le manteau, au prorata de la législation qui veut, qui croit les étouffer. La justice punit ce repoussoir, mais fabrique une attraction. Par ailleurs, je le redis, c’est un manque de confiance en nos historiens, et à leur capacité de réflexion, de persuasion, de pédagogie, mais aussi de combat, que de faire taire des ennemis qui, bien qu’assassins comme le disaient Vidal-Naquet, se posent évidemment chaque jour (à juste titre, mille fois hélas !) en victimes. La suppression de la loi Gayssot, évidemment, est attendue et voulue par tous les Faurissons de France (j’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées). Acceptons de l’abroger, ce dans le but d’avoir enfin un terrain de lutte, très sanglant, un ring, sans concession, sur lequel nous pourrons dire à ces gens, avec nos mots à nous, nos convictions à nous, les poings de nos arguments à nous, à quel point la liberté d’expression les mettra plus rapidement au tapis que tous bâillons et toutes les interdictions inefficacement inventées pour les faire taire en apparence.


YANN MOIX
UNETROUPE
SUD-AFRICAINE
APPELEE
ANEPASSERENDRE

ENISRAËL
Source : apanews.org en ligne
le 28 octobre



L’Archevêque Tutu
appelle l’Opéra du Cap d’annuler
une tournée en Israël



APA-Le Cap (Afrique du Sud)



L’Archevêque Desmond Tutu a exhorté l’Opéra du Cap à annuler une tournée qui devait le mener en Israël, affirmant qu’il ne serait pas raisonnable de faire ce voyage.

« Comme nous disions au temps de l’apartheid qu’il était inadmissible que les artistes internationaux se produisent en Afrique du Sud où la société pratique la discrimination et l’exclusion raciale, autant il est inacceptable que l’Opéra du Cap envisage une tournée israélienne », a indiqué jeudi dans un communiqué, l’ecclésiaste sud africain.

« L’Opéra du Cap devrait renvoyer sa tournée prévue le mois prochain jusqu’à ce que les Israéliens et Palestiniens férus d’opéra aient l’opportunité d’assister au spectacle sans aucune forme de discrimination.

« Seuls des sud africains insouciants pourraient se produire aisément devant un public qui exclut, par exemple, les habitants d’un village des territoires occupés situé à 30 minutes de Tel Aviv, si bien qu’ils ne seraient pas autorisés à s’y rendre, alors que ses voisins juifs en provenance d’un territoire palestinien illégalement occupé seraient les bienvenus ».

Monseigneur Tutu a par ailleurs souligné que l’Opéra de Tel Aviv est sponsorisé par l’Etat israélien, de ce fait, en invitant des artistes étrangers à s’y produire,
« cela reviendrait à cautionner la légitimité de l’Etat d’Israël en tant qu’une démocratie civilisée », a-t-il noté dans sa déclaration.

« En Afrique du Sud, la lutte contre l’apartheid a été menée sur différents fronts. Ceux d’entre nous qui voulaient un combat pacifique pour que s’opère le changement, ont reçu le soutien indéfectible de nos amis à l’étranger qui avaient tenu à isoler le régime d’apartheid au plan économique, politique, social et culturel ».

« Je vous prie, vous les éminents artistes de l’Opéra du Cap d’écouter votre conscience autant qu’il vous est possible de voyager à l’étranger et de montrer au monde ce que nous sommes capables de faire… il est inadmissible de jouer la représentation "Porgy and Bess", qui véhicule un message universel contre la discrimination, à l’intérieur de l’Etat d’Israël », a-t-il martelé.
LEPRESIDENT
DUFRONTNATIONAL
UNEFOISDEPLUS
COMDAMNE
Source : europe1.fr avec agences

en ligne le 28 octobre



Prison avec sursis requise
contre Le Pen




Une peine de 2 mois de prison avec sursis a été requise à l'encontre de Jean-Marie Le Pen, pour incitation à la haine raciale avec une affiche de campagne.

Les réquisitions ont été dévoilées au tribunal correctionnel de Paris. Le magistrat a demandé deux mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité à l'encontre de Jean-Marie Le Pen. Le président du Front National est accusé par la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et SOS Racisme d'incitation à la haine raciale.


Une femme voilée,
une France au drapeau algérien

En cause : des affiches de campagne pour les élections régionales jugées offensantes à l'encontre des musulmans et de la population algérienne. L'affiche litigieuse représente une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien sur laquelle se dressaient des minarets en forme de missiles, avec pour titre "Non à l'islamisme".

Ces affiches ont été diffusées lors des élections de mars 2010 dans un premier temps en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, ensuite sur le site du mouvement "jeunesse" du FN, et enfin partout en France.


Déjà une condamnation

La Licra avait alors saisi le juge des référés du tribunal de Marseille, qui avait condamné le Front national à retirer les affiches. Le magistrat avait estimé qu'elles étaient "de nature à provoquer un sentiment de rejet et d'animosité à l'encontre d'un groupe de personnes dont sont visées les pratiques religieuses, les femmes et la nationalité".

A l'époque, l'affaire avait d'ailleurs suscité des protestations de l'Algérie.

Réponse dans plusieurs semaines
Le jugement doit être mis en délibéré à plusieurs semaines.
LEGOUVERNEMENT
ISRAELIEN
PRIVILEGIELESJUIFS

ULTRA-ORTHODOXE
Source : le site du Centre Communautaire
Juif de Belgique en ligne le 26 octobre



Petit chantage entre amis


La Knesset s'inclinera-t-elle? Le « Shass » et le « Judaïsme de la Torah » ont renoué avec les pratiques traditionnelles des partis ultra-orthodoxes : monnayer leur participation au gouvernement. Pour voter le prochain budget, ils ont exigé que l’Etat y intègre le versement de subsides aux étudiants permanents des écoles religieuses.

En juin dernier, la Cour Suprême avait rejeté une demande visant à accorder l’allocation « de revenu minimum » aux étudiants des « yeshivas » parce qu’elle était conditionnée à la recherche d’un emploi, ce qui n’était pas leur cas. Les ultra-orthodoxes avaient alors déposé un projet de loi l’accordant tout de même à ces hommes même s’ils étaient résolus à ne jamais travailler de leur vie. Pour être certain d’obtenir satisfaction, ils ont mis en balance leur participation au gouvernement avec l’inscription au budget de l’Etat des 24 millions d’euros nécessaires.

Certains estimeront que 24 millions, ce n’est guère dans le budget d’un Etat. Ce serait oublier que cette somme s’ajoutera aux quelque 160 millions d’euros que les institutions religieuses reçoivent déjà chaque année du Trésor… Le Premier Ministre Netanyahou a tenté de botter en touche en créant une commission chargée d’étudier le projet de loi. Raté. Les 24 millions ont été inclus dans le budget.

On voit par là à quel point les sectes juives sont plus intelligentes que leurs homologues du le reste du monde : alors que Scientologues, Moonistes et autres Raéliens s’échinent à trouver un par un des adeptes pour leur vider les poches, les ultra-orthodoxes se paient directement sur la totalité de la population israélienne…
Mardi 26 octobre 2010
Ouri Wesoly