"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, mai 18, 2011

LACULTUREARABE
ENISRAËL
SOUSLESPROJECTEURS
Source : la newsletter du C. R. I. F.
via jssnews diffusée le 12 mai


Une nouvelle télévision destinée
aux arabes d’Israël



Une fois de plus, l’État d’Israël met en avant la culture arabe et ses citoyens, en finançant et créant la première station de télévision en langue arabe du secteur public.

Jusqu’à aujourd’hui il n’y avait que deux chaînes gratuites en Israël, les deux étant en hébreu et déjà, la plupart du temps, sous-titrées en arabes. Il y a également de nombreuses émissions en arabes diffusées sur ces chaînes. Le Ministère des Télécommunications a décidé d’accorder la première licence pour un radiodiffuseur en arabe. Le porte-parole du ministère a affirmé que Hala TV commencera à diffuser en aout 2011. Les émissions seront composées d’informations, de documentaires et d’émissions religieuses.

mardi, mai 17, 2011

LEPAPE
BENOÎTXVI
APPORTESACAUTION
AUDIALOGUE
JUDEO-CATHOLIQUE
Source : zenith.org en ligne le 12 mai




Le pape encourage la coopération
entre juifs et catholiques
dans la société


Audience à une délégation de la « B’nai B’rith International »




ROME,



Benoît XVI encourage la coopération entre juifs et catholiques dans la société, au service des nécessiteux, pour la défense des droits humains et dans leur témoignage à la Transcendance.

Le pape Benoît XVI a reçu ce matin au Vatican une délégation de l'association juive née à New York en 1843, « B'nai B'rith International », dont le nom signifie « Fils de l'Alliance ». Le pape avait reçu une délégation déjà il y a cinq ans.

« Je veux dire mon appréciation de votre engagement dans le dialogue entre catholiques et juifs, et en particulier pour votre participation active dans la rencontre du Comité international de Liaison entre catholiques et juifs qui s'est tenu à Paris fin février ».

Cette rencontre marquait, a rappelé le pape, le 40e anniversaire du dialogue, et il était organisé de façon conjointe par la Commission du Saint-Siège pour les rapports religieux avec le judaïsme, et le Comité juif international pour les consultations interreligieuses.

« Ce qui s'est passé pendant ces quarante ans doit être vu comme un don du Seigneur et un motif de profonde gratitude envers Celui qui guide nos pas avec sa sagesse infinie et éternelle », a déclaré le pape.

Benoît XVI a précisé que « la rencontre de Paris a affirmé le désir des catholiques et des juifs de faire face ensemble aux immenses défis de nos communautés dans un monde qui change rapidement et, de façon significative, à nos devoirs religieux communs de combattre la pauvreté, l'injustice, la discrimination, et la négation des droits humains universels ».

« Les juifs et les chrétiens peuvent coopérer de nombreuses manières à l'amélioration du monde en accord avec la volonté du Très-Haut pour le bien de l'humanité », a insisté le pape.

Le pape a mentionné des « œuvres pratiques de charité et de service des pauvres et des nécessiteux ». Mais il signale d'autres champs de collaboration, dont un encore « plus important »: « Nous pouvons ensemble, a-t-il dit, porter un témoignage commun à notre conviction profonde que tout homme et toute femme est créée à l'image de Dieu (cf. Genèse 1, 26-27) et possède donc une dignité inviolable ».

Pour Benoît XVI, voilà « la base la plus certaine de tout effort pour défendre et promouvoir les droits inaliénables de tout être humain ».

Le pape a évoqué une autre rencontre récente : les entretiens entre le Grand rabbinat d'Israël et la Commission du Saint-Siège pour les Relations religieuses avec les juifs, qui a eu lieu à Jérusalem fin mars. Elle a mis l'accent, relève le pape, sur la promotion d'une compréhension du « rôle de la religion dans la vie des sociétés d'aujourd'hui, pour corriger une vision de l'être humain et de la coexistence sociale purement horizontale et donc tronquée ».

Benoît XVI a exprimé ainsi sa vision de l'engagement des croyants dans ce sens : « La vie et le travail de tous les croyants doit constamment porter témoignage à la transcendance, viser les réalités invisibles qui sont au-dessus de nous, et inclure la conviction qu'une Providence aimante et pleine de compassion guide l'issue de l'histoire, quelque difficile et menaçant qu'apparaisse parfois le voyage sur ce chemin ».



Anita S. Bourdin
LEDOUBLE-JEU
DUFRONTNATIONAL
Source : la newsletter de l'UAM93
via le site du quotidien La Provence
diffusée le 07 mai


Marseille :

les musulmans ouvrent
leur porte au FN


Écrit
par Ilyess



À la Porte d'Aix, certains musulmans ont ouvert leur porte au FN. Une rencontre inattendue qui fait beaucoup parler dans la communauté. Un élu du Front National déchaussé en visite dans une mosquée. Le même feuilletant un coran offert par des responsables religieux. Et le voilà qui serre des pognes des commerçants arabes de la Porte d'Aix ! Non, vous n'avez pas la berlue: ces scènes improbables se sont bien déroulées à Marseille ces jours-ci. Ces images, qui font le buzz sur le Net, mettent en scène l'étonnant rapprochement entre le conseiller régional FN Stéphane Durbec et le président de l'association "Présence Citoyenne" Omar Djellil.


Des rencontres ont eu lieu avec Le Pen. Et Durbec... dans la mosquée !

Le premier, l'un des seuls noirs du FN, fervent catholique, est un des petits protégés de Le Pen. Le second, musulman pratiquant, secrétaire général de la mosquée de Camille Pelletan (la plus vieille de Marseille et une des plus grandes), a dirigé SOS Racisme Gironde et revendique 10 ans de militantisme au PS. Ce qui rapproche les deux hommes? "La défense de l'idéal républicain et la lutte contre le communautarisme", clament-ils, en promettant la création d'un club de réflexion baptisé "Alliance république et éthique" pour "un programme qui sera soumis à tous les candidats à la Présidentielle". Cette annonce aura-t-elle des lendemains politiques ? Pour l'heure, la seule idée d'un rapprochement sème la zizanie dans l'un et l'autre camps.


Grande mosquée : Le Pen pourrait "faire un geste"

"Les cinq piliers de l'Islam ne sont pas incompatibles avec l'appartenance à la communauté nationale française. Les musulmans ont le droit d'avoir leurs lieux de culte". C'est Jean-Marie Le Pen qui le dit. Après sa longue entrevue de vendredi avec le -très- persuasif Omar Djellil, le président d'honneur du FN s'est déclaré prêt à accepter "sous conditions" -c'est-à-dire sans minaret- la grande mosquée de Marseille. "Nous sommes opposés aux mosquées cathédrales mais pas aux lieux de prières", nous précisait, hier soir, Jean-Marie Le Pen. Qui "n'écarte pas la possibilité pour le Front national de faire un geste pour la communauté musulmane de Marseille."

Ce geste, ce serait un retrait de la plainte que le FN a déposé contre la construction de la grande mosquée de Saint-Louis. Ce recours, qui contribue à retarder le projet, Stéphane Durbec "envisage de demander son retrait lors du prochain bureau départemental" du FN. "Il serait de bon ton d'évoluer sur cette question", estime l'élu, qui pense "aux combattants de l'armée d'Afrique, tombés pour la France, dont des descendants vivent dans la région."


Grincement de dents

Mais le fondateur du parti et son poulain seront-ils suivis par les instances du FN ? Rien n'est moins sûr. Car au Front, les dents grincent. La ligne actuelle a beau vouloir "ratisser large", le noyau dur des élus et des électeurs se replie sur ses réflexes identitaires. En témoigne la virulence avec laquelle de nombreux sympathisants frontistes commentent sur le Net la rencontre Durbec-Djellil... Plus réservé dans les termes, mais aussi peu convaincu par la démarche, le conseiller régional frontiste Stéphane Ravier, s'empresse de rappeler que Durbec, qui s'est présenté sans étiquette dans les Alpes aux régionales, "n'a plus aucune responsabilité au sein de la fédération des BdR."

Le rapprochement initié repose selon lui sur "une initiative personnelle". "À deux, on peut former un club", ironise Ravier, en indiquant que lui-même n'y participera pas. Quant au retrait de la plainte contre la grande mosquée: "Cela ne me paraît pas possible", glissait en début de semaine l'élu frontiste... qui attendait les consignes du parti. Les ordres sont tombés hier. Pas de Marine Le Pen, qui a été informée de la situation, mais de Frédéric Boccaletti. Dans un communiqué lapidaire, le secrétaire général du groupe indique que "le FN ne compte pas retirer ses recours contre la construction de la grande mosquée de Marseille." Ce qui n'empêchera pas le numéro 2 du parti d'être aujourd'hui à Marseille pour y rencontrer un certain... Omar Djellil.

lundi, mai 16, 2011

LAFFAIRE
DOMINIQUE

STRAUSS-KHAN
LAUTRE
COMPLOT


DIASPORABLOG
accueille...


BERNARD DARMON
Blogueur





http://bernarddarmon.unblog.fr/2011/05/16/dominique-strauss-kahn-et-les-charognards/


DOMINIQUE
STRAUSS-KHAN
INCARCERE

LE FIL DES DERNIERS EVENEMENTS
source : lexpress.fr en ligne le 16 mai
à 19h 27
sur Diasporablog à 19h 38


DSK reste en détention




Dominique Strauss-Kahn a comparu cette après-midi. La juge s'est opposé à la remise en liberté du patron du FMI. La journée en direct.
19h10. Le tribunal annonce que les accusations contre DSK sont passibles de plus de 70 ans de prison.

18h56: Selon un des avocats, DSK sera rejugé dans la semaine pour obtenir la libération sous caution. La séance ne sera pas ouverte au public.

18h52: Le procureur a comparé l'affaire DSK à celle de Roman Polanski.

18h41: "DSK nie les faits" indiquent ses avocats devant le tribunal. "Nous sommes évidemment déçus par la décision du tribunal", a dit Me Brafman. "Nous croyons à l'innocence de Dominique Strauss-Kahn et nous pensons que son dossier est défendable", a-t-il ajouté. "Nous demandons à tous de lui reconnaître la présomption d'innocence".

18h39: Les avocats de DSK quittent le tribunal.

18h35: Dominique Strauss-Kahn reste en prison jusqu'à vendredi.

18h33 : La juge a ordonné l'incarcération du directeur général du FMI.

18h28: Le rapport d'expertise médico-légale corrobore l'accusation de la plaignante, indique la juge.

18h27: Anne Sinclair se rend à New York.

18h23. DSK tente de parler à la juge mais son avocat l'en empêche.

18h21. Le FMI est informe que la chambre du Sofitel a coûté 525 dollar, qu'il a lui-même payé.

18h20:Un avocat propose 1 million de dollars de caution.
LAFFAIRE
DEDOMINIQUE
STRAUSS-KHAN
LACHUTEVERTIGINEUSE
DUNELEGENDEDOREE
Source : lexpress.fr en ligne le 16 mai

à 18h 45
sur Diasporablog à 19h 28



Affaire DSK:
la version du Sofitel


Par Jean-Marie Pontaut,



Selon la direction de l'hôtel new-yorkais, c'est par un enchaînement de hasards que DSK et la femme de chambre se sont retrouvés face à face.
La femme de chambre et Dominique Strauss-Kahn ne s'étaient jamais rencontrés avant le 14 mai. Selon la direction du Sofitel de New York, DSK devait occuper, pour la nuit du 13 au 14 mai une chambre classique. Ce n'est qu'au dernier moment qu'il a bénéficié d'un surclassement gratuit dans une suite inoccupée. Habituellement, Ophelia, une Ghanéenne de 32 ans, ne faisait pas le ménage à cet étage de l'hôtel. Ce n'est qu'à la suite d'un problème d'effectifs qu'elle a été amenée à s'occuper de la suite 2806 attribuée à DSK.

D'après le récit de la jeune femme, lorsque celle-ci arrive, la porte est entrouverte et, à l'intérieur, un serveur d'étage débarrasse un plateau. Le client est parti, précise-t-il avant de s'en aller. C'est alors qu'un homme nu sortant de la salle de bains l'agresse violemment.

Les responsables de l'hôtel et du groupe Accor affirment que cette employée, mère célibataire d'une adolescente de 15 ans, n'a jamais posé le moindre problème en trois ans de service, ni dans son travail, ni dans ses contacts avec les clients.

Selon la chronologie de l'enquête de la police, à 12h28, DSK règle sa facture par carte à la réception. Un peu plus tard, il appelle l'hôtel pour demander si un portable n'a pas été retrouvé dans la suite. Vérification faite, ni téléphone, ni effets personnels n'ont été oubliés. Cet appel permet à la police de localiser DSK et de l'arrêter à bord de l'avion d'Air France quelques minutes avant le décollage.

Par ailleurs, la direction d'Accor s'incrit en faux contre les accusations répétées du député UMP de Paris, Bernard Debré, qui évoquait des précédents. Si, en 2010, le patron du FMI est descendu à cinq reprises au Sofitel de New York, dont une fois en septembre, une en octobre et une en novembre, aucun incident n'a été signalé.
PROVOCATIONS
DEBACHIRELASSAD
ALAFRONTIERE
AVECISRAËL
Source : lenouvelobs.com en ligne

le 16 mai



La main de Damas derrière
les émeutes du plateau du Golan ?


Selon l’armée israélienne, la main du régime syrien est clairement visible dans les affrontements du Golan lors du 63ème anniversaire de la "Nakba".

RéagirDe violents incidents, qui ont fait pour l’instant une vingtaine de morts et plusieurs centaines de blessés, ont éclaté lorsque l’armée israélienne s’est opposée aux rassemblements organisés par les Palestiniens à l’occasion du 63ème anniversaire de la "Nakba", la "catastrophe" que fut l’expulsion, lors de la création d’Israël en 1948, de plus de 750 000 Palestiniens.

Le gouvernement israélien, qui s’attendait, comme chaque année, à des manifestations, voire à des confrontations violentes, avait mobilisé en Cisjordanie d’importants renforts : près de 10 000 policiers et soldats ou militaires de la police des frontières. Les consignes qui circulaient depuis quelques jours parmi les Palestiniens, appelaient à des rassemblements pacifiques dans certains quartiers occupés de Jerusalem-Est et aux points de franchissement du mur de séparation.


Obus de char à Gaza

Au point de passage de Qalandiya, entre Jerusalem et Ramallah, où plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés dimanche, les forces de sécurité israéliennes ont ouvert le feu avec des grenades lacrymogènes, des grenades à effet de choc et des balles d’acier revêtues de caoutchouc. Selon les services de secours palestiniens 55 manifestants blessés ont été évacués vers les hôpitaux.

A Bir Zeit, au nord de Ramallah, et dans plusieurs quartiers de Jerusalem-Est, près de 150 blessés ont également été signalés parmi les manifestants palestiniens. Mais les affrontements les plus sérieux ont eu lieu à Gaza, à la frontière libanaise et surtout sur le plateau du Golan.

A Gaza, l’armée à tiré des obus de char et des rafales de mitrailleuses sur des manifestants palestiniens et sur un homme qui, selon les soldats, tentait de poser des explosifs le long du grillage qui sépare le territoire palestinien d’Israël.

Frontière libanaise :
l’appel à la retenue de la FINUL

Au nord, près de la localité frontalière libanaise de Maroun ar-Ras, 6 personnes ont été tuées et 71 blessées – dont 13 grièvement – lorsque l’armée israélienne a ouvert le feu sur quelques centaines de jeunes Palestiniens, venus des camps de réfugiés du Liban, qui s’étaient approchés des barbelés pour lancer des cailloux sur les soldats israéliens. "Les victimes ont été touchées au visage, au ventre et au cœur" a précisé à l’AFP une source médicale de l’hôpital de Bint Jbeil, où ont été transférés les blessés.

"Au vu de la grave tournure des évènements qui a provoqué des pertes de vie près de Maroun ar-Ras aujourd’hui, a affirmé le général Alberto Asarta Cuevas, chef des casques bleu de la FINUL, j’ai appelé toutes les parties à un maximum de retenue pour éviter qu’il n’y ait davantage de victimes".

D’autres affrontements mortels ont lieu sur le plateau du Golan, frontalier de la Syrie, occupé et annexé par Israël. C’est la première fois depuis 1973, qu’une mobilisation massive de palestiniens se déroule sur le Golan. Près du village druze de Majdal Shams, plusieurs centaines de jeunes palestiniens venus – selon l’armée israélienne – des camps de réfugiés syriens ont franchi les champs de mine qui séparent Israël de la Syrie, pour affronter les soldats israéliens.

Selon l’armée israélienne, des tirs ont été adressés "de façon sélective en direction d’émeutiers qui visaient des infrastructures de sécurité et certains ont été blessés".


La main de Damas

Dimanche en début d’après midi, deux morts – l’un atteint à la tête, l’autre à la poitrine – et une vingtaine de blessés avaient été recensés au centre médical de Majdal Shams. Dans la soirée d’autres sources locales faisaient état d’une dizaine de morts, dont la plupart avaient été transférés en Syrie. Selon l’armée israélienne la main du régime de Damas est clairement visible dans les affrontements du Golan, frontière considérée comme l’une des plus tranquilles par Israël depuis 1974.

D’abord parce que les dizaines de jeunes manifestants qui sont arrivés jusqu’à Majdal Shams n’ont pu atteindre cette région qu’avec l’aide et le feu vert des autorités.

Surtout dans une période où le régime de Bachar al-Assad, lancé dans une impitoyable et sanglante répression de ses opposants, surveille plus étroitement que jamais tous les déplacements dans le pays. Ensuite parce que Damas a tout intérêt à tenter de détourner l’attention de la communauté internationale de ce qui se passe dans son pays ou massacres, arrestations et tortures se multiplient.

Enfin parce que le régime syrien avait ces jours derniers ouvertement menacé Israël de subir les conséquences des désordres qui affectent la Syrie et que Damas a attribué à plusieurs reprises à la fois à la CIA, au Mossad et à Al Qaida…


René Backmann
Le Nouvel Observateur

dimanche, mai 15, 2011

LUNEDEMIEL
ENTREISRAËL
ETLEQATAR
Source : israelvalley.com en ligne le 15 mai



REPRISE DES RELATIONS
ISRAËL-QATAR ?
Des sociétés israéliennes assureraient
la sécurité au Mondial 2022 au Qatar,
en échange d'un contrat de gaz


Par
Jacques Bendelac



RÉVÉLATION

La presse française a révélé cette semaine que le Premier ministre Benyamin Netanyahou aurait, au cours de sa visite à Paris, rencontré secrètement le Premier ministre du Qatar, le Cheikh Hamad Ben Jassim Al-Thani. En coulisses, la reprise des relations entre les deux pays pourrait se traduire par un troc pour le moins étonnant: des sociétés israéliennes assureraient la sécurité au Mondial 2022 au Qatar, en échange de la fourniture de gaz qatari à Israël. La presse arabe et israélienne révèle que des contacts préliminaires entre Israël et le Qatar ont déjà lieu.


La sécurité du Mondial 2022

Selon certaines informations qui filtrent en Israël, le Premier ministre qatari aurait déjà accepté de confier la sécurité de la Coupe du monde de football 2022, qui se déroulera au Qatar, à des sociétés israéliennes. Il s’agirait de contrats d’un montant global de 2 milliards de dollars que le Qatar est prêt à payer à des experts israéliens en matière de protection et sécurité.

Cette semaine, un journal qatari a même affirmé que des spécialistes israéliens de la sécurité, détenteurs d’un autre passeport étranger, seraient déjà sur place pour les premiers préparatifs de l’organisation du Mondial 2022. Le gouvernement du Qatar aurait aussi promis aux sociétés israéliennes de sécurité un bonus financier à hauteur de 5% des billets vendus.


Des fournitures de gaz

La participation de sociétés israéliennes au Mondial 2022 au Qatar ne serait qu’un des volets de la reprise des relations économiques entre les deux pays. En effet, Israël serait intéressé par des fournitures de gaz naturel du Qatar, et cela en raison des problèmes d’approvisionnement en gaz égyptien. En 2010, le Qatar était le 1er producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), et le principal fournisseur des Etats-Unis, de l’Europe occidentale et certains pays d’Asie. Ces derniers jours, des sources arabes indiquaient que l’Administration américaine aide au rapprochement israélo-qatari.

Si ces informations sont confirmées, il s’agirait d’un tournant dans les relations entre les deux pays. Le Qatar a toujours maintenu des contacts avec Israël, même en l’absence de relations diplomatiques. Depuis 1996, il abritait un bureau de représentation commerciale israélien géré par deux diplomates. En 2009, le Qatar avait rompu ses relations avec Israël et fermé la représentation israélienne à Doha. Ce qui n’avait pas empêché les relations économiques de se poursuivre, mais… dans la clandestinité.

Au cours de 2010, le Qatar a adressé plusieurs messages à Israël pour lui proposer de rétablir les relations entre les deux pays en échange de la mise en œuvre de projets d’infrastructure et de reconstruction dans la bande de Gaza. Toutes ces propositions ont été rejetées par le Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.


Jacques Bendelac (Jérusalem)
UNINTELLECTUEL
SYRIEN
RECLAMELAFIN
DELETAT-RELIGION
Source : la newsletter du site memri.org
diffusée le 15 mai



Le poète syrien Adonis demande
la séparation de la religion et de l’Etat :
« L´idéologie religieuse s’oppose à
la démocratie »



Ci-dessous des extraits d´une interview du poète syrien Adonis, diffusée sur Al-Arabiya le 20 avril 2011.


Voir les extraits-vidéo sur MEMRI TV : http://www.memritv.org/clip/en/2916.htm


Interviewer :
Pourquoi nous trouvons-nous, nous Arabes, toujours à l´écart des progrès historiques ? Notre seule action, si action il y a, consiste à donner naissance à des régimes totalitaires. Pourquoi sommes-nous absents de tout processus de civilisation, à l´exception de quelques individus – des penseurs et des scientifiques, des expatriés résidant à l´étranger ? Quelle est la raison de cet état de fait ?



“…nous, Arabes, n´avons pas réussi à établir un Etat au sens juridique... en 15 siècles”



Adonis :
Je pense que personne ne contestera le fait que nous, Arabes, n´avons pas réussi à établir un Etat au sens juridique et humain communément admis – un Etat civil et une société civile – ces 15 derniers siècles. Aucun scientifique ou politicien ne s’est jamais demandé pourquoi une nation comme la nation arabe, à l’origine d’une grande civilisation, n´a pas réussi à donner naissance à une société civile ou à un Etat civil. C´est une question...


Interviewer :
Et quelle est la réponse ?


Adonis :
Ma réponse personnelle ?


Interviewer :
La religion ?


Adonis :
Pas la religion en tant que telle. Je ne suis pas contre la religion, en tant que relation entre l’individu et le spirituel....


Interviewer :
Vous voulez dire l´exploitation de la religion...

”…faire de la religion une idéologie, l´exploiter à des fins politiques, en faire un instrument de la lutte socio-politique… Je crois que là se trouve la raison [de notre échec]”



Adonis :
La religion correspond à un besoin existentiel, qui est digne de respect. Toutefois, faire de la religion une idéologie, l´exploiter à des fins politiques, en faire un instrument de la lutte socio-politique… Je crois que là se trouve la raison [de l’incapacité à créer une société civile]. C’est pourquoi la religion, d’un point de vue idéologique et politique, doit être complètement dissociée de la société et de l´État. Le but de la religion doit être de gérer la relation entre l´individu et le spirituel, ou Dieu.

”…toutes les idéologies s’opposent à la démocratie, et c’est encore plus vrai des idéologies religieuses”



La société, pour sa part, existe pour ses citoyens, et elle doit être régie par les lois. Une société est régie par des lois, non par l’inspiration divine. Si nous n´accomplissons pas cela [la séparation des pouvoirs], je ne pense pas que nous pourrons établir une démocratie. Nous parlons beaucoup de la démocratie, mais il nous est impossible [de l’instituer], car toutes les idéologies s’opposent à la démocratie, et c’est encore plus vrai des idéologies religieuses.


L’idéologie religieuse nie la démocratie à deux niveaux : sur le plan théorique et politique [d´une part], et sur le plan de la foi. Sur le plan de la foi, l´autre ne peut exister qu’en tant qu’infidèle. Tant que le point de vue religieux prévaudra dans la société, au niveau de ses institutions, de sa culture, du droit et de la législation, nous ne pourrons devenir un Etat démocratique, ni construire une société civile [...].


Depuis cinquante ans au moins, les Arabes appellent à la révolution, à la réforme, au progrès, à s’affranchir du colonialisme, et ainsi de suite, mais ces cinquante ans n’ont donné, comme nous le savons tous, que catastrophes et régression à tous les niveaux. Au nom de l’unité, nous avons été réduits en lambeaux ; au nom de la liberté, nos pays sont devenus des prisons ; au nom du socialisme et du panarabisme, nous sommes entrés dans la précarité et nous sommes retrouvés sans abris".
LEREVEIL
DURACISME
ETDELANTISEMITISME
ENFRANCE
RIXEFASCISTE
ALYON
Source : leparisien.fr en ligne le 15 mai



Extrême droite à Lyon:
rixe dans la nuit,
six personnes en garde à vue


Une quinzaine de skinheads ont provoqué une rixe dans la nuit de samedi à dimanche à Lyon, quelques heures après un rassemblement de groupuscules d'extrême droite qui a conduit au placement de six personnes en garde à vue, selon la police et les pompiers.

Vers 01H30, "une quinzaine d'individus typés extrême droite, à tendance skinhead" s'en sont pris dans la rue aux clients d'un bar situé sur les pentes de la Croix-Rousse, dans le Ier arrondissement, "dégradant l'entrée du bar", a-t-on appris auprès de la police.
"Deux personnes ont été victimes de légères violences mais il n'y a pas eu d'interpellation", les forces de l'ordre n'ayant pu rattraper les agresseurs, selon la même source.

En plus de cette rixe, la police a recensé "un dépôt de plainte d'un propriétaire de kebab pour une porte abîmée" et "trois vitrines étoilées" samedi après-midi dans le Vieux Lyon, après la manifestation de plusieurs centaines de militants d'extrême droite.
Six personnes se trouvaient dimanche en garde à vue après ces incidents, "trois pour dégradations volontaires en réunion et trois pour port d'arme prohibé", précise-t-on à la police.

Samedi après-midi, un "rassemblement pour la liberté d'expression" sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean a réuni environ 500 personnes, selon la préfecture, à l'appel du Bloc identitaire et d'un groupuscule local d'extrême droite, Rebeyne.

Depuis plusieurs mois, les jeunes identitaires avaient promis une "marche des cochons" le 14 mai pour protester contre "l'expansion du marché de la viande halal" et "l'islamisation de la France". Interdite par le préfet, cette marche avait été rebaptisée.
A l'appel du collectif lyonnais Vigilance 69 (gauche), une contre-manifestation a rassemblé samedi après-midi entre 800 personnes, selon la préfecture, et 2.500 selon ses organisateurs, réunies derrière la banderole "Riposte au fascisme".
LEREVEIL
DURACISME
ETDELANTISEMITISME

ENFRANCE
LACGTVISEEPAR
DESTAGESANTISEMITES
Source : midilibre.fr en ligne le 15 mai



Des tags nazis sur les murs de la CGT


"Un acte pas anodin" pour la CGT.

Des croix gammées et des inscriptions agressives, parfois nébuleuses, ont été tracées, dans la nuit de jeudi à vendredi, sur les murs du bâtiment de l’union départementale de la CGT, à Nîmes, avenue Georges-Dayan. Des syndicalistes ont découvert l’étendue de cette "attaque" vendredi matin.

"Cet acte n’est pas anodin, indique la CGT dans un communiqué. Il n’est pas non plus à banaliser. C’est pour cela que la CGT a déposé une plainte, en accord avec toutes les structures territoriales présentes. Cependant, il nous paraît important, face à cette attaque sournoise, de ne pas se laisser intimider." Une plainte a été déposée dès vendredi auprès du commissariat de Nîmes.

Dans un communiqué, Jean-Paul Boré, conseiller régional délégué à la lutte contre les discriminations, appelle "l’ensemble des formations démocratiques, associatives, syndicales et politiques à s’élever contre ces résurgences d’une idéologie antisémite, raciste et xénophobe".
LAFFAIRE
DSK
AUXETATS-UNIS

Source : leparisien.fr en ligne le 15 mai
à 10h 28
sur Diasporablog à 10h 48


LE FIL DES DERNIERS EVENEMENTS



DSK va être présenté
à un juge à New York
pour tentative de viol,


Le patron du FMI et favori des sondages pour la présidentielle 2012 en France, Dominique Strauss-Kahn, a été arrêté samedi après-midi à New York, alors qu'il s'apprêtait à décoller pour la France à bord d'un avion d'Air France.


- 10h. DSK devrait être présenté à un juge dans la journée de dimanche.

- 9h45. Jacques Attali, interrogé sur Europe 1, évalue les conséquences sur la primaire socialiste de l'inculpation de DSK. «Je ne pense pas qu'il soit candidat à la présidentielle. On va avoir une candidature de Martine Aubry contre François Hollande», avance l'ancien conseiller de François Mitterrand. «La présidentielle est loin, loin, loin d'être jouée. On a beaucoup de surprises (...) le président actuel est loin d'être vaincu», ajoute-t-il. Quant à la direction du Fonds Monétairte International, il pense que DSK va «laisser la place à un directeur général intérimaire» et que le FMI «va lever son immunité». Jacques Attali évoque une possible manipulation dont aurait été victime Dominique Strauss-Kahn, soulignant qu'il était descendu dans un hôtel de la chaîne française Sofitel.

- 9h20. Sur RTL, la présidente du FN, Marine Le Pen, juge que DSK est «définitivement discrédité comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat».
NETANYAHOU
AWASHINGTON
UNGOUVERNEMENT
ISRAELIEN
AUBORD
DELARUPTURE



DIASPORABLOG
accueille...



JACQUES BENILLOUCHE



NETANYAHOU A WASHINGTON :
CACOPHONIE AU SOMMET


Benjamin Netanyahou est invité à s’adresser au Congrès américain, le 24 mai, mais aucune visite à la Maison Blanche n’avait été prévue à l’origine. Il ne voulait cependant pas que Barack Obama le prenne de vitesse en présentant son plan de paix israélo-palestinien avant d’être entendu par les Congressistes américains. Il craignait d’être obligé de se prononcer sur le contenu d’un plan avant l’exposé de sa stratégie. Les collaborateurs du président américain ont réussi à trouver une fenêtre de quelques heures, le 20 mai, pour un entretien à la Maison Blanche, avant le départ du président américain pour l’Europe le 22 mai. Les américains ont fait exception car il n’est pas dans les habitudes de la Maison Blanche d’accepter des entretiens le vendredi mais, le feu couvant à la maison israélienne, Benjamin Netanyahou a insisté pour au moins obtenir satisfaction sur ce point....


Lire la suite en cliquant sur le lien :


http://benillouche.blogspot.com/2011/05/netanyahou-washington-cacophonie-au.html





LAFFAIRE
DSK
AUXETATS-UNIS
UNEAFFAIRE
QUITOMBEMAL
Source : lefigaro.fr en ligne le 15 mai



DSK inculpé
d'agression sexuelle
à New York



La carrière de DSK au FMI a déjà été menacée en 2008 après la révélation d'une liaison extra-conjugale avec une économiste hongroise de l'institution.


Le directeur du FMI, qui a été arrêté samedi soir après la plainte d'une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan, devrait être présenté dans la journée à un juge. Selon un de ses avocats, il plaidera «non-coupable».

Dominique Strauss-Kahn a été formellement inculpé par le parquet de New York «d'agression sexuelle», de «tentative de viol» et de «séquestration» quelques heures après avoir été arrêté à l'aéroport de New York, a indiqué dimanche la police. Le directeur général du FMI, qui devrait être présenté dans la journée à un juge, plaidera «non coupable», a annoncé un de ses avocats à l'agence Reuters. Il était toujours détenu dans la nuit au commissariat de Harlem et devrait y rester jusqu'à son transfert au parquet.

DSK a été interpellé samedi à 16h45 (heure locale) à l'aéroport John F. Kennedy, juste avant son décollage pour Paris, pour agression sexuelle.Il a ensuite été placé en garde à vue dans un commissariat de Harlem.

Selon les premiers éléments recueillis par le New York Times, les faits se seraient déroulés à 13 heures dans une chambre de l'hôtel Sofitel de Manhattan. Une femme de ménage, âgée de 32 ans, serait entrée dans la suite de l'ancien ministre qu'elle croyait incoccupée pour la nettoyer. Dominique Strauss-Kahn serait alors sorti de la salle de bain nu et aurait tenté de l'agresser sexuellement.

Un départ «dans la précipitation»

La femme serait parvenue à se libérer et serait aussitôt partie prévenir des membres du personnel de l'hôtel, qui ont contacté le 911. Quand les forces de l'ordre sont arrivées sur place, DSK avait déjà quitté les lieux, laissant son téléphone portable et des effets personnels. D'après Paul J. Browne, porte-parole de la police de New York cité par l'agence Associated Press, le patron du FMI semble avoir quitté l'hôtel «dans la précipitation».

Des enquêteurs en civil de l'Autorité des ports de New York et du New Jersey sont alors partis le chercher à l'aéroport de JFK, où il avait déjà embarqué à bord d'un vol Air France qui s'apprêtait à décoller. «Nous l'avons mis en garde à vue et remis à la police de New York» (NYPD), a déclaré sous couvert d'anonymat un responsable de l'Autorité des ports de New York et du New Jersey. L'enquête devait être diligentée par l'unité spéciale «Special Victims Unit».


Un scandale en 2008

Dominique Strauss-Kahn devait participer lundi à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, puis faire un discours mercredi au 12e Forum économique. Le FMI n'a pas encore officiellement réagi à l'arrestation de son président. Le consul général de France à New York a pu rencontrer DSK, rapporte BFM TV.

Depuis quelques semaines, Dominique Strauss-Kahn est la cible en France de critiques sur son train de vie, son patrimoine étant passé au crible dans la presse. Il venait de contre-attaquer en annonçant vendredi des poursuites judiciaires contre le quotidien France Soir. La suite de l'ancien ministre dans l'hôtel Sofitel était proposée à 3000 dollars la nuit, précise à ce titre le New York Times.

La carrière du directeur du FMI a été gravement menacée en octobre 2008 après la révélation d'une liaison extra-conjugale avec une économiste hongroise de l'institution. Mais Dominique Strauss-Kahn avait été blanchi de toute accusation d'abus de pouvoir par le conseil d'administration du FMI, qui lui avait reproché une «grave erreur de jugement». Son étoile sur la scène politique française n'a pas pâli de cette affaire, DSK continuant à caracoler dans les sondages au fur et à mesure que s'approche l'échéance présidentielle de 2012.

samedi, mai 14, 2011

LEJUDAÏSME
ENQUESTION
Source :revues.org en ligne le 14 mai



Jean-Christophe Attias,
Penser le judaïsme
Paris, CNRS Éditions, 2010,

338 p.



par

Michael Löwy


1Directeur d’études à l’École pratique des hautes études, où il est titulaire de la chaire de pensée juive médiévale, l’auteur a rassemblé dans ce volume une série de travaux, à la fois de haute érudition, et d’une salutaire liberté de ton. Réunies, reprises, organisées et jointes ensemble, ces études, y compris les plus pointues, révèlent une curiosité de l’objet judaïsme qui excède systématiquement les limites d’une investigation étroitement académique. Ils témoignent de la richesse, de la diversité, de la conflictualité interne, mais aussi de la surprenante unité de cet objet. Il s’agit en fait d’un superbe «voyage en judaïsme», qui nous révèle autant sur les paysages traversés que sur les états d’âme du voyageur. Un voyageur qui se présente lui-même comme un «savant juif inquiet», ou comme un «citoyen juif laïque», non croyant mais nourri de culture juive.

2Les travaux – qui concernent des sujets aussi divers que le karaïsme, la mémoire d’Isaac Abravanel, le rapport entre rêve, prophétie et exégèse, ou le dialogue entre Justin Martyr et le juif Tryphon – sont classés en quatre sections (pas toujours très rigoureuses, il faut le dire): «Territoires», «Textes», «Frontières» (notamment sur les prosélytes) et «Silences».

3Dans l’impossibilité de recenser l’ensemble de ces études, nous allons nous limiter à quelques-unes, qui témoignent de la vigueur et de l’originalité de sa réflexion. Le premier chapitre, «Du judaïsme comme pensée de la dispersion» annonce la démarche de l’auteur et sa vision historique du «paysage juif». Pour Attias, l’exil est l’expérience fondatrice de toute identité juive: ce qui unit les juifs dispersés et séparés, c’est à la fois la mémoire d’une unité perdue et l’aspiration à une unité retrouvée. Mais la réalité de l’histoire juive est celle d’une irréductible fragmentation, d’une dispersion territoriale, linguistique et culturelle. Les juifs sont donc un peuple dispersé parmi les Nations et séparé d’elles, mais aussi un peuple séparé de lui-même par les langues et les cultures empruntées aux Nations... Si la plainte contre l’exil traverse l’histoire du judaïsme, les plus grands esprits juifs, comme Juda Halevi, le Maharal de Prague, ou le cabaliste Isaac Louria ont aussi interprété l’exil, la Galut, comme une mission divine: élever les étincelles de sainteté dispersées en tout lieu et préparer ainsi l’avènement de l’ère messianique.

4Un des travaux les plus étonnants de ce recueil est dédié à la question suivante: «Qu’est-ce que les juifs pensent de Jésus (et de Mahomet)?» (Entre parenthèses: on se demande pourquoi il est placé dans la section «Silences» plutôt que dans celle intitulée «Frontières»...) C’est une réflexion sur l’histoire complexe des rapports entre les trois grandes religions du livre, inspirée d’une sympathique irrévérence: «L’histoire des monothéismes est jonchée de cadavres... La reconnaissance de la légitimité de l’Autre, en tant qu’Autre, n’est certainement pas le fort de la tradition du Dieu un». Certes, au Moyen Âge, notamment en Andalousie, on trouve une sorte de dialogue – direct ou indirect – entre les théologiens des trois confessions. C’est, paradoxalement, la Grèce antique, c’est-à-dire la Grèce païenne, qui permet aux intellectuels des trois monothéismes de se rencontrer. L’héritage grec traduit, enrichi, commenté et confronté, tant bien que mal, aux vérités de la Révélation, est leur langage et leur culture commune.

5Pour le judaïsme médiéval, le christianisme et l’islam étaient simplement des «contrefaçons» du judaïsme, des imitations trompeuses de l’œuvre divine. Cependant, pour Juda Halévi et Moïse Maïmonide, ces deux religions bâtardes ne contribuent pas moins à frayer la voie et préparer le terrain pour l’avènement du Messie. En fait, souligne l’auteur, le judaïsme lui-même a été, dans une large mesure, façonné au cours des siècles par sa confrontation avec les deux autres monothéismes. Ce n’est pas un hasard si en terre sépharade, où les musulmans ignoraient purement et simplement la Bible, les juifs médiévaux ont placé au plus haut l’étude de l’Écriture, tandis qu’en terre ashkénaze, face à des chrétiens qui se sont emparés de l’«Ancien Testament», les juifs ont plutôt valorisé le Talmud. La Hagada de Pâques elle-même, ce texte fondateur du judaïsme, n’est-elle pas, dans une certaine mesure, une réponse, une réplique au récit chrétien de la Rédemption pascale? L’auteur répond à la question initiale, selon la tradition juive, par une autre question: «Les Juifs auraient-ils jamais pensé d’eux-mêmes ce qu’ils pensent s’il n’y avait pas eu Jésus (ou Mahomet)?»

6En conclusion du recueil, dans un essai intitulé de façon provocante «Comment nous ne sommes plus juifs», l’auteur réaffirme la dimension foncièrement cosmopolite du judaïsme en opposition aux tendances qui le réduisent à «l’idolâtrie d’un État». Préoccupé de sauver le judaïsme comme culture, il ne peut que manifester sa défiance envers un judaïsme «religieux» qui trahit «une inquiétante insensibilité à la douleur de l’Autre – en l’occurrence l’Autre palestinien».

7À la fois œuvre savante et approche personnelle inquiète, ce livre est un apport iconoclaste et vivant à la réflexion sur le passé et le présent du judaïsme.
Source : lemonde.fr en ligne le 14 mai



L'appel d'anciens résistants aux jeunes générations


Réunis samedi 14 mai sur le plateau des Glières, haut-lieu de la résistance, en Haute-Savoie, des vétérans de la lutte contre l'Occupation lancent un appel aux candidats à la présidentielle de 2012 afin de ranimer les idéaux de la Libération. Comment retrouver l'esprit des réformes politiques de 1944 ? Voici le texte intégral de l'appel, obtenu par Le Monde :



Appel de Thorens-Glières,
le 14 mai 2011

Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un " Appel aux jeunes générations " dénonçant notamment " la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ". Cette tendance régressive s'accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s'en indignent.

Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l'espoir qu'un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd'hui concevable de définir un nouveau "programme de la Résistance" pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s'annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d'intérêts particuliers sans traiter :

•des causes politiques des injustices sociales,

•des raisons des dérégulations internationales,

•des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l'élaboration d'un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR " Les jours heureux " adopté le 15 mars 1944.

Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l'identité républicaine française.

Avec l'association " Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui " nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine
" Liberté Egalité Fraternité ".

Premièrement, afin de garantir l'égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l'est d'autant plus aujourd'hui, alors que le pays n'a cessé de s'enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l'éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l'égalité républicaine. Une égalité qui n'a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

•Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.

•Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l'action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d'ailleurs défini à l'article 2 de la constitution actuelle : " gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ".

•Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d'argent comme en 1944.
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d'" Assemblée constituante " vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l'être humain comme l'eau, la nourriture et l'énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l'épanouissement du plus grand nombre et d'offrir une perspective d'avenir prometteur aux jeunes générations.

Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l'Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : " Créer c'est résister. Résister c'est créer ".



Les signataires :
Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ; Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ; Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l'Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l'ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.
DUTHEÂTRE
AUCINEMA,
ENPASSANTPAR
LALITTERATUREET
LESSERIESTELEVISEES,
LACREATIVITEARTISTIQUE
ISRAELIENNEBÂTSONPLEIN
SURTOUTELAPLANETE


Que ce soit en littérature, en cinéma, en théâtre, en danse, l'art israëlien a su montrer, depuis plusieurs années, sans jamais décevoir, toutes ses facettes et ses qualités, en alignant côte-à-côte, la vitalité exceptionnelle de sa créativité et toute la puissance de son esthétisme. En inscrivant cette recherche artistique dans le réel. En puisant dans le fond de l'Histoire et des cultures d'Israël et dans les troubles que traverse une société menacée, angoissée, divisée. Un art critique. Jamais condescendant. Jamais au service du pouvoir. Critique et en totale indépendance comme lui autorise une démocratie dynamique et étendue.

Cette fois, c'est son programme de télévision qui capte l'attention et des téléspectateurs du monde entier et de la presse spécialisée.

Ce sont ses séries pour le petit écran qui attire les chroniques et les studios américains. Les séries israéliennes révolutionnent le genre, en y incluant des parts de vécu et en s'emparant de personnages qui ont marqué la société israélienne ou qui la représente.

Dans son supplément radio-télé du Monde daté du dimanche 15-lundi 16 mai, publie un important dossier sur les séries télévisées istaéliennes.

Extraits :
"ISRAËL
TERRE CATHODIQUE
A l'image de "IN TREATMENT" De nombreuses séries anglo-saxonnes sont adaptées de programme israélien. Enquête sur un pays qui a su tourner son paysage audiovisuel vers l'exportation et qui multiplie des créations dans des genres très variés".

Suit par 7 et 8 du supplément en titre :

"L'ECOLE ISRAELIENNE"



Bernard Koch


UNJOURNALISTE
ALGERIEN
DECRITLASIUTATION
ENSYRIE
Source : jeuneafrique.com en ligne

le 14 mai




Le journaliste algérien
Khaled Sid Mohand
décrypte la crise syrienne
après sa libération le 4 mai.


Khaled Sid Mohand, journaliste algérien indépendant, a été libéré le 3 mai par les autorités syriennes, après trois semaines de détention. En conférence le 13 mai à Paris, il est revenu sur son expérience et son interprétation de la révolte syrienne.

« C’était une embuscade. Le matin du 9 avril, une jeune femme m’appelle et me propose un rendez-vous pour me remettre des informations. Sur place, j’ai été arrêté par sept hommes de services de renseignements qui m’ont emmené chez moi pour perquisition avant de me conduire, la tête entre les genoux, jusqu’à un endroit que j’ai pu finalement identifier comme le quartier général des services de renseignements. »

Pour des raisons qui lui échappent encore, Khaled Sid Mohand est resté plus de vingt jours au secret, dans une cellule de deux mètres carré, sans fenêtre ni toilettes. « Ils m’ont un peu tabassé les deux premiers jours, mais je n’ai pas subi le sort des autres détenus qui étaient torturés quotidiennement. »

Ce récit, Khaled Sid Mohand l’a vingt fois répété depuis son retour à Paris, le 7 mai. Aux journalistes présents au CAPE cinq jours plus tard, il tenait surtout à apporter son analyse de la situation syrienne qui, selon lui, échappe encore à la compréhension de beaucoup de médias internationaux. « À ce que j’en sais, nous n’étions que deux journalistes étrangers à Damas au moment de mon arrestation. » Cette absence d’observateurs explique les interprétations parfois simplistes ou erronées qui se sont répandus sur les évènements de Syrie.


Popularité de Bachar el-Assad

« Comment expliquer le retard du soulèvement syrien par rapport aux autres révoltes ? On a beaucoup dit dans la médias occidentaux que l’omniprésence des services de sécurité avait freiné le mouvement, mais ils sont encore plus nombreux en Tunisie qu’en Syrie. Ce qui a, tout d’abord, échappé aux observateurs, c’est la popularité dont jouissait le président Bachar el-Assad. » Dernier leader arabe résistant ouvertement à l’hégémonie américaine, sa politique étrangère faisait, en effet, l’objet d’un consensus qui transcendait les divisions nationales : diplomate très habile, il n’aurait ainsi aucune difficulté à se servir de sanctions onusiennes pour éveiller la fibre nationaliste du peuple.

En outre, la situation socio-économique des Syriens était plutôt bonne : l’éducation et les soins de santé sont subventionnés, l’économie est relativement dynamique et 14% de la population vit sous le seuil de pauvreté, contre 50% en Égypte. Enfin, la libéralisation des technologies de l’information, dans les années 2000, a apporté un bol d’air à la jeunesse et convaincu des velléités réformatrices du président. « En janvier dernier, onze ans après son accession, Bachar el-Assad était encore en état de grâce », conclut le journaliste.


Quelle démocratie ?

Autre différence fondamentale avec des pays comme la Tunisie, l’Égypte ou la Libye : « tout le monde a peur de l’effondrement du régime ». La perspective d’une ingérence saoudienne, la menace salafiste et surtout la hantise d’un éclatement de la Syrie sur le modèle de l’Irak voisin dissuadent encore la plupart des manifestants de vouloir la révolution, malgré le nombre très élevé de morts. La notion de démocratie est elle-même dévaluée dans l’opinion syrienne qui garde en aversion son plus grand promoteur régional : George W. Bush. « Demandez à un Syrien s’il désire la démocratie, il vous questionnera d’un air dubitatif : « La démocratie comme en Irak ou au Liban ? »


Radicalisation des manifestants

Comment est-on arrivé à une situation aussi dramatique ? Pour Khaled Sid Mohand, la gestion très maladroite des premiers évènements de Deraa a d’abord provoqué la colère du peuple. Celle-ci aurait pu être facilement maîtrisée, mais la voie de la terreur adoptée par le régime a enclenché le cycle contestations–répressions auquel nous assistons.

Aujourd’hui, les manifestants se sont radicalisés, et leur colère s’est cristallisée autour de personnalités controversées du régime, comme l’homme d’affaire Ramy Makhlouf, symbole de la corruption, et Maher el-Assad, frère du président et personnage clé du système sécuritaire. Cependant, la majorité du peuple continuerait de garder l’espoir d’un règlement apaisé : « même après le très décevant discours de Bachar el-Assad du 17 avril, les gens continuaient à croire en lui. Et beaucoup pensent encore qu’un arrangement est possible. »

Une anecdote illustre le décalage entre la position intransigeante des autorités et l’opposition ferme, mais encore indulgente, du peuple : « Quand les habitants des alentours de Deraa ont vu passer les premières colonnes de chars, ils ont cru avec enthousiasme que l’armée allait enfin délivré le Golan [région au sud de la Syrie, occupée par Israël depuis 1967, NDLR]. Leur sang s’est glacé d’horreur quand ils ont compris que ces bataillons étaient lancés contre eux. »
LESDIVERGENCES
ENTRELAFRANCE
ETISRAËL
SECREUSENT
Source : lefigaro.fr via l'AFPen ligne
le 14 mai


Proche-Orient:
accord Fatah/Hamas
opportun


Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé que l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah, vivement critiqué par Israël, donnait une opportunité pour relancer le dialogue israélo-palestinien, dans un entretien publié aujourd'hui par le quotidien Al-Hayat.

"Il nous semble que le processus de réconciliation inter-palestinien qui est en cours donne une opportunité" pour relancer les négociations de paix, actuellement au point mort, a déclaré M. Juppé. "Le statu quo n'est pas tenable, pour personne et en particulier pas pour Israël", a-t-il averti, souhaitant "tout faire pour qu'un processus de négociations s'engage à nouveau".

"Un processus qui aboutisse à des décisions de fond en vertu des paramètres bien connus à savoir les frontières de 1967 avec la possibilité d'échanges mutuellement agréés, avec Jérusalem capitale des deux Etats, et avec bien sûr des garanties de sécurité et d'intégration régionale pour l'Etat d'Israël", a ajouté M. Juppé au journal panarabe.

Mercredi, un haut responsable israélien a dénoncé une déclaration de M. Juppé qualifiant de "chance" l'accord de réconciliation paraphé le 3 mai entre le mouvement islamiste Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas et appelant Israël à ne pas se "bunkeriser". "Plutôt que de considérer que cet accord est nul et non avenu, essayons de voir quelles sont les potentialités qu'il porte en lui", et si le Hamas est prêt à accepter "la reconnaissance de l'Etat d'Israël, la renonciation au terrorisme et la reconnaissance des accords déjà passés". a-t-il dit.

Un progrès est nécessaire pour "ne pas nous retrouver au mois de septembre à l'Assemblée générale des Nations unies devant la question de savoir si nous reconnaissons ou pas l'Etat palestinien sans qu'il ne se soit rien passé dans l'intervalle", a-t-il encore dit. M. Juppé a répété que "la France et l'Union européenne peuvent avoir un rôle à jouer" dans un règlement du conflit du Proche-Orient, soulignant que les Etats-Unis "n'y arriveront pas tout seuls". Lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, l'Etat palestinien pourrait être formellement créé sur la base d'un accord politique ou à défaut être reconnu par une majorité des membres de l'ONU.
JOURNEE
DELANAQBA
POURLESPALESTINIENS
JERUSALEM
AUBORDDUNE
NOUVELLEINTIFADA
Source : 20minutes.fr en ligne le 14 mai




Jérusalem:
Un jeune palestinien,
blessé par balle,
succombe à ses blessures


Un Palestinien de 17 ans blessé par balle la veille lors d'une manifestation à Jérusalem, est décédé samedi, ont annoncé des responsables médicaux, tandis que la police israélienne, déployée en nombre, se préparait à de nouveaux mouvements de protestation.

Les Palestiniens commémoreront dimanche la création de l'Etat d'Israâl qu'il nomment Nakba, ou catastrophe, et la ville est sous haute tension.

L'adolescent, touché à l'abdomen, avait été admis vendredi à l'hôpital Makased. On ignore qui lui a tiré dessus, mais une enquête est en cours, selon un porte-parole de la police israélienne.

Il a été blessé dans le quartier de Silouane, haut lieu de tensions, alors que des Palestiniens lançaient des pierres en direction de policiers et de colons israéliens, rapportent des témoins.

vendredi, mai 13, 2011

CANADA
DESTINATION
ISRAËL
Source : bas-saint-laurent.org en ligne
le 13 mai



Le Cabaret de la culture de Matane
présente Destination Israël



Sylvie Caron,
Ville de Matane

le 13 mai 2011



Matane - Le Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire de la ville de Matane vous invite au Cabaret de la culture de mai qui vous emmènera une fois de plus en voyage. Destination : Israël. Embarquement : jeudi 19 mai, 17 h à l’hôtel Riôtel.

L’entrée est gratuite et le passeport qui vous donnera accès aux nombreuses dégustations ainsi qu’aux prix de présence sera en vente au coût de 5 $. Sous le signe de la convivialité, l’événement mettra tous vos sens en éveil.

Cette soirée à l’ambiance unique vous permettra de côtoyer la culture israélienne et, surtout, de déguster une grande variété de spécialités du pays telles que les falafels, l’humus et autres spécialités salées ou sucrées en plus de fruits et grignotines du pays.

Mentionnons que l’équipe du consulat d’Israël à Montréal, dont le Consul M. Avraham Lev-Louis, sera sur place pour sympathiser avec les Matanais et nous en dire plus sur leur magnifique pays.

L’invitation est donc lancée à tous ceux qui désirent vivre Israël le temps d’une soirée. Et si vous désirez planifier votre voyage, ce sera l’idéal puisque vous avez rendez-vous à l’office de tourisme où des professionnels du voyage seront à votre service. Vous pourrez également vous procurer des outils vous informant sur Israël, ses attraits et ses circuits.

Les organisateurs vous invitent à profiter au maximum de cette soirée haute en couleur qui vous en mettra plein la vue. Venez en grand nombre!

jeudi, mai 12, 2011

SHOA
LEDERNIER
CRIMINELJUGE

Source : lemonde.fr en ligne le 12 mai



Crimes nazis :
John Demjanjuk condamné,
mais libre



John Demjanjuk a été jugé coupable de complicité dans l'extermination de 28 060 Juifs au camp d'extermination nazi de Sobibor, en 1943 en Pologne.



Munich (Allemagne)


Envoyé spécial


Condamné à cinq ans de prison à midi trente, John Demjanjuk est sorti libre du tribunal trois heures plus tard, après la fin de l'énoncé du verdict. Ainsi en a décidé, jeudi 12 mai, la cour d'assises de Munich, à l'issu d'un procès de 18 mois, au terme de deux heures de délibérations, et après avoir lu un procès-verbal de plusieurs dizaines de pages détaillant une décision "qui n'a pas été facile à prendre", selon les propres mots du juge Ralf Alt à l'issu de l'audience.

L'ancien soldat de l'armée rouge d'origine ukrainienne, fait prisonnier par les Allemands en 1942 et aujourd'hui âgé de 91 ans, a été jugé coupable de complicité dans l'extermination de 28 060 Juifs en tant que gardien du camp d'extermination nazi de Sobibor, en 1943, en Pologne.


SATISFACTION DES PARTIES CIVILES

Toutefois, le tribunal a estimé que John Demjanjuk, en raison de son âge, de son statut d'apatride, qui l'empêche de quitter le territoire allemand, ne risquait plus d'essayer de se soustraire à la justice allemande. Celle-ci devant désormais valider le jugement de Munich avant de décider si le condamné devait retourner derrière les barreaux après les deux années qu'il vient de passer dans le centre pénitencier hospitalier de Munich. Une décision qui pourrait prendre plusieurs mois, voire plus d'un an en cas d'un recours de la défense. "A plus de 92 ans, il est peu probable qu'un juge prenne la décision d'enfermer quelqu'un, même un John Demjanjuk, sachant qu'il a déjà pratiquement purgé la moitié de sa peine", souligne Rainer Volk, historien et commentateur sur la radio publique bavaroise.

Visiblement émues et satisfaites du jugement, les parties civiles, une trentaine de Néerlandais, enfants et membres de familles de déportés juifs morts à Sobibor, sont tombés dans les bras l'un de l'autre en sortant de la salle du tribunal. "Pour nous, c'est un verdict satisfaisant, ce qui importe, c'est qu'il ait été condamné", a glissé David van Huiden, dont les deux parents ont été exterminés en juin 1943. Pour Thomas Walther, l'ancien magistrat à l'origine des poursuites allemandes contre John Demjanjuk, "nous n'aurions jamais imaginé, lorsque nous avons commencé à travailler sur son cas en 2008, qu'un tribunal puisse le condamner à plus de deux ans de prison".

Comme à son habitude, John Demjanjuk est resté impassible tout au long de la journée. Allongé sur son lit pendant l'audience, casquette bleue encollée sur la tête, couverture blanche sur le corps, il a répondu "non" en ukrainien lorsque l'offre de s'adresser à la Cour avant le verdict lui a été faite. Il risquait 15 ans de prison, le procureur avait réclamé 6 ans, et sa défense l'acquittement. En sortant de la salle, et pour la première fois, il enleva en silence ses lunettes noires devant le crépitement des flashs. Comme une ultime bravade d'un condamné, mais libre.

Nicolas Bourcier
ISRAËL/
QATAR
UNERELATION
AMICALE
ALOMBRE
Source : la revue de presse de l'Ambassade
de France en Israël diffusée le 12 mai



Le Canard enchaîné :
Netanyahu aurait secrètement
rencontré
le Premier ministre du Qatar



Eli Berdenstein
Maariv


Le Premier ministre Netanyahu aurait, au cours de sa visite à Paris, secrètement rencontré le Premier ministre du Qatar. C’est ce qu’affirme l’hebdomadaire français Le Canard enchaîné.

Selon le journal, au terme de sa rencontre avec le président Sarkozy, M. Netanyahu serait revenu à l’intérieur du palais de l’Elysée par une porte dérobée pour y participer à une rencontre confidentielle avec le président Sarkozy et le Premier ministre qatari, cheikh Hamad bin Jassim al-Thani.

Toujours selon l’hebdomadaire, cette rencontre a porté sur le processus de paix israélo-palestinien et sur les tentatives qui sont faites pour parvenir à un marché sur la libération de Guilad Shalit.

Si ces informations sont avérées, il s’agirait d’un tournant dans les relations entre les deux pays, le Qatar ayant rompu ses relations avec Israël et fermé la représentation israélienne à Doha en 2009.

Selon le quotidien Haaretz, au cours de l’année passée, le Qatar a adressé à au mois deux reprises des messages à Israël pour lui proposer de rétablir les relations entre les deux pays en échange de la mise en œuvre de projets et de l’introduction de matériaux de construction dans la bande de Gaza. Ces propositions ont toutefois été rejetées par le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.

Ces derniers jours, des informations ont fait état de contacts préliminaires entre Israël et le Qatar concernant l’achat de gaz naturel afin de résoudre les problèmes d’approvisionnement en gaz égyptien. Ces informations ont été démenties en Israël.

mercredi, mai 11, 2011

30ANS
APRESSAMORT,
BOBMARLEY
CONTINUEDEPASSIONNER

Source : lenouvelobs.com en ligne
le 11 mai



Ainsi parlait Bob Marley


Pour ses fans, il était plus qu'un chanteur : un prophète. Bernard Loupias, qui l'a suivi en tournée pour "le Matin", se souvient de sa dernière rencontre avec le rastaman disparu le 11 mai 1981.

Juin 1980. Il est plus de 2 heures du matin dans cet hôtel bordelais. Des coups frappés à ma porte me réveillent brutalement. J'ouvre : c'est Tommy Cowan, le manager jamaïquain :"Bob veut te voir, maintenant ! ". Rhabillage express. Sous un éclairage au néon blafard, Marley attend, seul, assis près d'une table basse, pâle, les pommettes saillantes, les joues creuses et le regard fiévreux.

Je ne peux m'empêcher de penser au jeune dieu rayonnant d'énergie et de santé que j'avais déjà rencontré trois ans plus tôt à Londres, mais je mets cette transformation physique sur le compte du rythme infernal de la tournée. Il inspire profondément : "De quoi parle-t-on ?".

Bob Marley est en France pour une tournée qui commence le 3 à Grenoble. Elle accompagne la sortie d'"Uprising" (qui sera ? comment pouvions-nous alors le savoir? ? son dernier disque).

A l'époque, je travaille pour "le Matin", qui a demandé une interview en prévision du concert géant que "le pape du reggae" doit donner début juillet au Bourget, où plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues. A Dijon, le 4 juin, pour cause de retards en cascade, rien n'a été possible. Le 11, j'ai retrouvé la tournée à Bordeaux. Le scénario est immuable. Rencontre avec la presse locale, match de foot, répétitions, concert. Celui de ce soir a eu lieu au Parc des Expositions devant 10000 personnes.

Lutte contre l'apartheid

Quand les Wailers sont entrés en scène, l'ovation a été assourdissante, interminable. Pendant que le groupe jouait en boucle les premières mesures de "Natural Mystic", Bob, immobile, les yeux clos, un index sur une tempe, l'autre pointé vers le ciel, a lâché en rugissant son inoubliable mantra, invocation à l'empereur d'Ethiopie, le dieu vivant des rastas: "Yeeeeaaaaahhh ! Salutations au nom de Sa Majesté impériale Hailé Sélassié I, Jah Rastafari, qui vit et règne éternellement, toujours plein de foi, toujours sûr. Ils disent que l'expérience amène la sagesse, mais il y a une mystique naturelle qui flotte dans l'air?" Deux heures de pure magie.

Après le concert, malgré la fatigue, Marley a reçu un groupe d'étudiants africains. Deux mois plus tôt, le 17 avril 1980, Bob Marley avait donné un concert historique au stade d'Harare, la capitale du Zimbabwe qui fêtait ce jour-là son indépendance, et cette nuit les questions tournent toutes autour de la lutte contre l'apartheid, des luttes de libération et de l'avenir du continent noir. Marley répond avec le plus grand sérieux, tout en grappillant distraitement dans son assiette.

Marley s'écroule pendant son jogging dans Central Park

Vers 2 heures, je décroche, certain que je n'ai plus aucune chance de m'entretenir avec lui. Mais Marley ne m'avait pas oublié. "Commençons par ce que vous venez de vivre au Zimbabwe", lui dis-je. Et pendant plus d'une heure et demie, d'une voix lasse mais en pesant chacun de ses mots, il laissera surtout éclater sa colère devant le cynisme des politiciens jamaïquains, dont la lutte pour le pouvoir ensanglante son pays.
"Une dernière question. Quel est le thème central d'"Uprising", dont la pochette représente un rasta poings levés sur fond de soleil levant ?" Marley se fige un instant et lâche ces simples mots : "La conscience. L'élévation du niveau de conscience." Il est bientôt 4 heures. Marley se lève, et me salue. Je ne sais pas encore que c'est un adieu.

Le 3 juillet, il triomphera au Bourget devant 50000 personnes. Mais le dimanche 21 septembre à New York, en pleine tournée américaine, c'est le drame. Marley s'écroule pendant son jogging dans Central Park. Il a eu, dira-t-il à ses proches, l'impression que son corps se "gelait". Le lendemain, les médecins diagnostiquent une tumeur cérébrale.

Mort à 36 ans

Pourtant, le soir même, 22 septembre, Marley donne le dernier concert de sa vie à Pittsburgh. Dans sa biographie du chanteur, Stephen Davis raconte : "Après quelques minutes d'ovations déchaînées, les Wailers revinrent pour les rappels. Seul avec sa guitare, Bob interpréta 'Redemption Song' ; le moment était si poignant que beaucoup de gens pleuraient dans les coulisses." Le lendemain, un communiqué annulait le reste de la tournée.

Le 7 octobre à Miami, où vivait alors sa mère, de nouveaux examens révéleront qu'il souffre non seulement d'une tumeur cérébrale mais que les poumons et l'estomac sont également atteints. Les médecins lui accordent cinq à six semaines à vivre. Bob Marley tiendra encore plus de six mois, pour succomber finalement le 11 mai 1981 à l'hôpital Cedars of Lebanon de Miami, entouré par Rita, sa femme, et Cedella Booker, sa mère. Il avait 36 ans.

Le 21 mai, je suis au National Arena de Kingston pour ses funérailles officielles. Quand on pénètre dans cet immense complexe sportif où 12.000 personnes se pressent dès 8 heures du matin, on devine tout de suite que la décoration des lieux a dû faire l'objet de négociations serrées entre le gouvernement et les Douze Tribus d'Israël, la secte rasta à laquelle appartenait Marley.

"Bob Marley est la superstar de la Jamaïque"

Derrière la scène où repose le cercueil est tendu l'immense portrait de l'empereur Hailé Sélassié I qui servait de toile de fond aux concerts des Wailers. A droite, les murs sont drapés aux couleurs éthiopiennes (rouge, jaune, vert), émaillés de portraits de l'empereur. A gauche, ils sont aux couleurs du drapeau jamaïquain (vert, jaune, noir) et ornés d'images de Marcus Garvey, héros national jamaïquain et prophète des rastas.

En 1976, "Time Magazine" écrivait: "Bob Marley est la superstar de la Jamaïque. Il rivalise avec le gouvernement comme force politique." Même mort, c'est encore le cas. Toute la classe politique est présente. Edward Seaga, le patron du JLP (Jamaican Labour Party, de droite) qui vient d'être élu Premier ministre, fait son entrée, entouré de ses gardes du corps. Accueil glacial. Les rares applaudissements sont parsemés de sifflets. La tension est d'autant plus palpable que quelques minutes auparavant Michael Manley, le leader du PNP (People National Party, gauche socialiste), a été ovationné : Manley, qui vient de gouverner le pays de 1972 à 1980, avait reçu le soutien implicite de la quasi-totalité des chanteurs de reggae, Marley en tête, comme du mouvement rasta, au moins au début de son mandat...

Un prêche enflammé

Les stars du showbiz arrivent : Jimmy Cliff et Roberta Flack, mais pas un seul rasta célèbre. Peter Tosh et Bunny Wailer sont absents. Pour les disciples du Négus, qui ne croient qu'à la vie, la mort est une illusion. Vers 9 heures, Rita Marley et ses enfants font leur entrée et s'assoient au premier rang. La cérémonie est présidée par l'archimandrite de New York, le plus haut dignitaire de l'Eglise éthiopienne orthodoxe pour l'hémisphère occidental, qui avait baptisé Bob Marley en novembre 1980 sous le nom de Berhane Sélassié. Au grand dam des rastas des Douze Tribus d'Israël, passablement courroucées par cette récupération in extremis.

On frôle d'ailleurs l'incident quand Alan "Skill" Cole, champion de l'équipe nationale de foot, un des plus vieux amis de Marley et membre éminent des Douze Tribus, est appelé à venir lire un extrait de la Bible. Une fois sur scène, il se lance dans un prêche enflammé, affirmant que "le seul Dieu est le Christ noir, réincarné en la personne de Sa Majesté impériale Hailé Sélassié I, empereur d'Ethiopie". Ovations dans les rangs rastas qui lui répondent par un "Jah Rastafari !" impressionnant.

Les ouvriers, massés le long de la route, saluent le poing levé

Panique du côté des dignitaires éthiopiens qui chargent un petit diacre de ramener "Skill" Cole à la lecture prévue : le pauvre garçon, écarté d'un geste violent, opère un repli prudent. Quand les Wailers montent sur scène, la cérémonie qui avait gardé jusque-là tant bien que mal un aspect protocolaire bascule dans la folie.

La foule se rue au-devant de la scène quand Rita Marley et les I Threes entonnent "Rastaman Chant", et c'est franchement le délire quand Ziggy et Stephen Marley, les deux fils de Marley, hauts comme trois pommes, viennent danser pour leur père. La cérémonie touche à sa fin.

Dans une bousculade homérique, le cercueil finit par être hissé sur la plate-forme d'un camion qui démarre en trombe vers Nine Miles, le hameau perdu au nord de l'île où Marley avait vu le jour. Le convoi longe d'abord Trench Town, le ghetto misérable où la star défunte passa sa jeunesse avant d'aborder une immense zone industrielle. Les ouvriers, massés le long de la route, saluent le poing levé, brandissent des portraits de Marley et des drapeaux éthiopiens qui claquent au vent.

"Bob vit !"

Plus loin, des paysans abandonnent leurs champs, s'entassent sur des camions ou enfourchent des motos pour venir grossir l'immense cortège. Dans les villages, les écoliers en uniforme dansent au son des disques de Marley que crachent les sound systems. Pas une once de tristesse, des sourires, une célébration de la vie. La caravane entame la montée vers Nine Miles dans un décor paradisiaque. Les derniers kilomètres se font au pas sur des chemins de terre, et c'est à pied que se finit le voyage. La dernière demeure de Bob est située en haut d'une colline, près de la petite baraque de planches où il avait vécu quelques-uns des plus paisibles moments de sa vie après son mariage avec Rita.

Porté à bout de bras par la foule, le cercueil de Bob est enfin glissé dans un petit mausolée construit à la hâte. Edward Seaga et les officiels sont repartis depuis longtemps. La lumière qui descend doucement dore la cime des arbres. Un parfum de ganja flotte dans l'air. Des rastas qui vont battre le tambour pendant des jours et des nuits pour le repos de l'âme du défunt allument leurs chalices (pipes à eau) et leurs feux. Sur la route du retour, dans un éclair, la lumière des phares, un homme seul qui brandit une pancarte sur laquelle on lit : "Bob vit !"

Bernard Loupias – Le Nouvel Observateur

Paru dans Le Nouvel Observateur du 17 mai 2001
30APRES
SADISPARITION
BOBMARLEY
PASSIONNE
Source : voici.fr en ligne le 11 mai



UNE INTERVIEW INEDITE
DE BOB MARLEY




ACCORD
HAMAS-FATAH
VIFSDESACCORDS
ENTRELAFRANCE
ETISRAËL
Source : lefigaro.fr via l'AFP
en ligne le 11 mai




Accord Fatah/Hamas :
Israël critique Juppé



Un haut responsable israélien a dénoncé aujourd'hui les propos du chef de la diplomatie française Alain Juppé qualifiant de "chance" l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah et appelant Israël à ne pas se "bunkeriser".

"Il est facile de dire qu'il ne faut pas se "bunkeriser" contre cet accord lorsqu'on est confortablement calfeutré dans ses bureaux parisiens, alors qu'Israël doit se protéger contre les milliers de roquettes du Hamas qui représentent une menace contre laquelle il faut se bunkeriser", a affirmé ce responsable, qui a requis l'anonymat.

"Nous ne voyons pas où sont les chances pour la paix avec un mouvement qui prône le racisme et la violence tout en refusant de changer de position", a ajouté ce responsable en allusion au Hamas.

"Cet accord n'est pas une menace vis-à-vis de laquelle il faut se bunkeriser, c'est au contraire une chance à saisir et c'est ce que j'essaierai de plaider dans un voyage que je compte faire au cours des prochains jours dans la région", a déclaré hier M. Juppé à l'Assemblée nationale.
CONTRE
LEBOYCOTT
VENTEHISTORIQUE
DELARTISRAELIEN
ALONDRES
Source : artmediaagency.com en ligne
le 10 mai



Plus grande vente d’art israélien
chez Bonhams




Londres,
le 10 mai 2011,



Bonhams organise une vente d’art contemporain israélien. Elle se tiendra le 24 mai 2011 et comprendra 182 lots dont une vingtaine d’objets judaïques.

La majeure partie de la vente est composée d’œuvres d’art israéliennes allant du début des années 1920 à nos jours. Il s’agit de la vente la plus exhaustive jamais tenue dans l’histoire du marché de l’art contemporain israélien. Elle met toutes les cartes entre les mains des acheteurs pour qu’ils puissent investir dans ce marché émergeant.

Le lot phare de la vente est une œuvre de Marcel Janco estimée 100 à 150.000 £ ainsi qu’un Israël Hershberg estimé 90 à 100.000£.

L’art israélien qui se portait plutôt bien en 2007 a beaucoup souffert de la crise. Il représentait alors 27 M$ de bénéfices annuels dans le marché de l’art. En 2008-2009, il a perdu 42% et il a ré-augmenté de 40% en 2010.

Le marché de l’art considère que l’art israélien contemporain est un marché émergeant. Il est loin d’avoir l’assise des marchés du BRIC mais c’est un domaine prometteur au même titre que l’art contemporain turc par exemple. Qui plus est, sa croissance ne devrait aller qu’en s’amplifiant étant donné que l’Europe est attentive en ce moment aux marchés dans lesquels il est possible d’investir sans trop dépenser d’argent. Les marchés du BRIC devenant de plus en plus coûteux, les yeux se tournent vers les nouveaux futurs marchés émergents.
10ANS
DELALOITAUBIRA
UNEVENEMENTZAPPE
PARLESMEDIASFRANCAIS


DISCOURS DU PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
PRONONCE LE 10 MAI 2011
DANS LES JARDINS DU LUXEMBOURG
A PARIS



Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Madame et Messieurs les Ministres
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs,

Ils furent des millions ;
Ils furent enchaînés ;
Ils furent déportés d'un continent à l'autre ;
Ils furent battus ;
Ils furent asservis.

Cela dura des siècles.

On leur prit tout : leur liberté, leur dignité, leur vie, leurs rêves, leurs espoirs, leurs joies.
On leur retira le nom d'Homme.
On en fit du bétail et de leurs enfants aussi.
On prit la peine cependant d'édicter un « code noir » :
« Pour le voleur : la mort.
Pour celui qui a frappé son maître : la mort.
Pour le fugitif : les oreilles coupées et une marque au fer rouge.
Pour le récidiviste : le jarret coupé et une deuxième marque au fer rouge. A la troisième tentative : la mort. »

Cela dura des siècles.

En plein XIXe, en Guyane, un maître pouvait, en toute légalité, infliger à une femme de 66 ans, mère de 11 enfants, 43 coups de fouet, 5 pour avoir manqué à l'appel, 9 pour injures, et 29 pour menaces.

Le maître avait tous les droits. Pour les faire valoir il avait le fouet, le cachot, la chaîne, le carcan, ou la barre, ce lit de douleur muni d'une poutre percée de trous où l'on enfermait les jambes de l'esclave.

Il pouvait passer un carcan à une mère l'empêchant d'allaiter son enfant nouveau-né.

Il pouvait infliger à l'esclave fautif un séjour dans une cage en bois plein où l'on ne pouvait entrer qu'en rampant et où l'air ne pénétrait que par quelques trous.

Un huissier qui saisissait les biens d'un domaine pouvait vendre à l'encan une mère de quarante ans avec ses six enfants, payables au comptant.

On dressait spécialement des chiens pour donner la chasse aux esclaves fugitifs.

Cela dura des siècles.

Après les fonds de cale épouvantables des négriers ; les baraques répugnantes et malsaines des plantations.
Une vie de douleur, de désespoir, d'humiliation, d'insultes, une vie qui n'était plus une vie mais une longue souffrance qui ne finissait jamais, qui se transmettait de générations en générations comme un destin tragique que les enfants héritaient de leurs pères et contre lequel, ils ne pouvaient rien.

Pour échapper à ce sort, il ne restait que le suicide.

De temps en temps, une révolte sanglante, sauvagement réprimée, perturbait à peine ce commerce de chair humaine sur lequel s'édifiaient des fortunes.

Cela dura des siècles.

Et pendant tous ces siècles, un long cri de douleur traversa l'Atlantique.

Les maîtres disaient : « la côte d'Afrique est une bonne mère ». Mais c'était une mère meurtrie.

Et au cri des mères africaines auxquelles on arrachait leurs enfants répondait en écho celui des esclaves enchaînés auxquels on avait arraché même le souvenir de l'amour maternel.

Ce cri était celui dont parlait Césaire :
« Et ce pays cria pendant des siècles que nous sommes des bêtes brutes (...)
J'entends de la cale monter les malédictions enchaînées, les hoquettements des mourants, le bruit d'un qu'on jette à la mer... les abois d'une femme en gésine... des raclements d'ongles cherchant des gorges... des ricanements de fouets... des farfouillis de vermine parmi les lassitudes... ».

Ce cri qui hantera pour les siècles des siècles tous les descendants d'esclave, ce cri qui continuera de résonner pour les siècles des siècles dans toute l'Afrique noire, ce cri s'adresse à toute l'Humanité parce que la traite et l'esclavage furent les premiers crimes contre l'Humanité.

Cet esclavage fut pire encore que celui de l'Antiquité car il ne trouva pas seulement sa justification dans l'intérêt économique, dans l'appât du gain. Il la trouva aussi et même d'abord dans le racisme. Ce qui rend la traite et l'esclavage comparable à l'entreprise d'extermination totalitaire c'est qu'ils ont trouvé leur justification intellectuelle et morale dans l'idée de race inférieure.

Ce n'est pas un hasard si l'esclavage est réapparu brutalement en plein XXe siècle dans les camps de concentration.

Il fallait que l'esclave ne fût pas considéré comme tout à fait humain pour être traité de façon aussi inhumaine.

L'esclavage ne fut pas une grande entreprise délibérée d'extermination mais ce fut une immense entreprise d'exploitation qui fit énormément souffrir et qui tua massivement. Elle ne fut possible que parce qu'il fut admis qu'une partie du genre humain n'avait pas autant de droits que les autres parce qu'elle n'avait pas les mêmes qualités que les autres.

Où a conduit ce préjugé ? A donner un prix, une valeur marchande à ce qui ne doit pas en avoir. La vie humaine n'a pas de prix nous dit la conscience universelle. Elle a une valeur infinie.

Dès lors que la vie devenait une marchandise, qu'elle se trouvait réduite à sa valeur de marché, qu'elle avait un prix, le sentiment de la fraternité humaine s'effaçait derrière la comptabilité.
Le négrier qui prévoyait que 25% de sa cargaison ne survivrait pas au voyage ne regardait ce chiffre que comme un élément de son prix de revient dont il se servait pour calculer sa marge.

L'esclave qui se suicidait savait qu'il ne ferait aucune peine à son maître mais qu'il lui infligerait une perte financière. Et l'on a vu des esclaves se donner la mort en groupe dans le seul but de ruiner leur propriétaire.

Le maître ne partageait pas plus la souffrance de l'esclave que le négrier. Il se sentait dans son bon droit. Il logeait et il nourrissait l'esclave en échange de son travail et il était convaincu que celui-ci ne pouvait travailler que sous le fouet. Il était convaincu que c'était dans sa nature. Il était convaincu d'être un civilisé qui prenait à sa charge un sauvage congénitalement imperméable à toute forme de civilisation. Et c'était la conviction de l'Occident qui croyait à sa supériorité, qui croyait que sa civilisation était la seule, l'unique civilisation.
C'était la conviction de l'Occident qui a mis longtemps à comprendre, à admettre qu'il pouvait y avoir d'autres formes de civilisations aussi belles, aussi grandes, aussi fécondes et qu'en les reconnaissant, en les respectant, il s'enrichissait davantage qu'en cherchant à les dominer ou à les détruire.
Oui, il a fallu longtemps pour que l'Occident comprenne, admette qu'il avait autant à apprendre des autres que les autres avaient à apprendre de lui, qu'il y avait dans les autres civilisations autant de trésor de sagesse humaine que dans la sienne.

Ce préjugé de supériorité qui ne fut pas seulement un préjugé culturel mais qui fut aussi un préjugé racial, a été la grande faute de l'Occident.
Il a été la cause d'une blessure profonde, ineffaçable.
Cette faute est inexpiable, irréparable.

Cela dura des siècles.

Vint la Révolution française.
Elle mit dans la pensée des esclaves l'idée de liberté. Il y eut des révoltes et des répressions.
Mais les esclaves qui s'étaient libérés par les armes avaient définitivement perdu leur âme d'esclave.

C'est dans ce moment décisif qu'à Saint-Domingue parut Toussaint Louverture.

Avec des esclaves, il forgea une armée.
Avec cette armée, il fit un État.

Châteaubriand l'appela : « le Napoléon noir ».
Lamartine disait : « cet homme fut une Nation ».

Face aux Espagnols, aux Anglais, à Leclerc, dans la paix comme dans la guerre, dans l'administration comme dans la conquête, sans y avoir été préparé, sans avoir été éduqué, formé, il fit preuve des plus belles qualités d'intelligence, de caractère et de courage qui sont un démenti jeté violemment à la face de ceux qui voulaient croire à l'infériorité d'une race éternellement vouée à l'esclavage.
Il mourut au fond d'un cachot.
Mais le peuple que Toussaint avait réveillé et qui avait préféré risquer l'anéantissement en se battant jusqu'à l'extrême limite de ses forces plutôt que de redevenir esclave, avait pris goût pour toujours à la liberté. Le 1er juillet 1804, ce peuple libre proclama la République d'Haïti. Il voulait en faire « la patrie des Africains du nouveau monde et de leurs descendants ».
L'émancipation s'était faite dans la souffrance et l'Histoire n'a rien épargné à cette terre de douleur où, depuis plus de deux cents ans, des hommes libres qui ne doivent leur liberté qu'à eux-mêmes, au milieu des pires épreuves, donnent à l'humanité tout entière une grande leçon de dignité.

Aboli par la Convention en 1794, rétabli en 1801, l'esclavage perdura encore presque un demi-siècle.
En 1830, la France interdit la traite. Mais elle continua en contrebande en toute impunité. Et dans les plantations, dans les habitations comme l'on disait aux Antilles, l'esclave continuait de travailler sous le fouet.

Il a fallu attendre 1848 pour que la patrie des droits de l'Homme mît fin à cette barbarie, indigne de ses valeurs.

En 1794, il y avait eu l'Abbé Grégoire.
En 1848, il y eut Schœlcher.

Quand l'on regarde les documents que l'on m'a montrés tout à l'heure, l'on se demande comment des consciences humaines ont pu hésiter si longtemps. Comment des consciences éclairées par les Lumières, façonnées par l'héritage de la Chrétienté ont pu supporter si longtemps l'insupportable.

Sans Schœlcher, il aurait fallu attendre encore.
On disait qu'il fallait d'abord éduquer les esclaves.
On disait que l'économie des colonies allait s'effondrer.
On disait qu'il fallait indemniser les maîtres.
Schœlcher déclara qu'il fallait décréter l'abolition, sans restriction et sans délai.
Il affirma que l'esclavage était un vice politique aussi bien qu'un vice moral, un attentat au bon sens comme à l'équité et que c'était un crime.
Il affirma que la liberté ne pouvait être vendue.
Il proclama qu'il fallait détruire ce préjugé de couleur.
Il dit encore : « il n'y a pas de droit contre le droit ».
Et à ceux qui réclamaient une compensation pour les maîtres il répondait « si la France doit une indemnité elle la doit bien sans doute à ceux qui ont souffert autant qu'à ceux qui en ont profité ».

Les esprits étaient mûrs. Ne vit-on pas en 1844 les ouvriers de Paris adresser à la Chambre des députés une pétition demandant l'abolition ?
Schœlcher eut gain de cause. Les maîtres cédèrent. Les chaînes tombèrent. Ce grand honnête homme, comme disait Césaire, fit honneur à la France, à ce qu'elle aspirait à incarner aux yeux du monde depuis qu'elle avait proclamé que tous les hommes naissaient libres et égaux en droits.

On dira que beaucoup de temps avait été perdu, que l'Angleterre avait décrété l'abolition quinze ans plus tôt. Mais songeons que les États-Unis d'Amérique ne le firent que dix-sept ans plus tard, dix-sept longues années de souffrances supplémentaires. Songeons qu'il y aura des esclaves au Brésil jusqu'en 1888.
L'abolition commençait l'émancipation. Elle ne l'achevait pas. En théorie, l'égalité des droits fut solennellement reconnue. En pratique, la route vers l'égalité réelle était encore longue.

En fait d'égalité, ce fut davantage celle des devoirs que celle des droits.
Vingt-trois mille Antillais et Guyanais, dix mille Réunionnais, allèrent se battre sur les champs de bataille de la Grande Guerre et des milliers d'entre eux y laissèrent leur vie. Vingt-cinq ans plus tard, leurs fils iront mourir en Italie, sur les plages de Provence, à Royan et dans la plaine d'Alsace.

Dans ces deux guerres, le sang des anciens esclaves se mêla à celui des tirailleurs africains, leurs frères par-delà les mers, par-delà les siècles, par-delà la douleur.

Oui, l'égalité des devoirs et des sacrifices ! Mais, reconnaissons-le, l'égalité des droits se fit attendre - car le système colonial perpétuait l'injustice.
Certes, la République prit en charge les meilleurs élèves. Elle leur donna des bourses. Elle les éleva. Elle fit avec des descendants d'esclaves, des agrégés, un gouverneur général, un grand poète, un président de Sénat.
Certes, il y eut Félix Éboué, dont le nom figure sur l'un des états civils que l'on m'a montrés tout à l'heure. Il y eut Monnerville. Il y eut Césaire et quelques autres. Mais tant d'autres continuèrent à porter sur leurs épaules une fatalité venue du fond des âges.

Il y avait eu 1848.
Il y eut 1946, la fin du système colonial, la départementalisation.
Elle était la promesse de l'égalité des droits économiques et sociaux. Nouvelle étape sur la voie d'une émancipation si ardemment déniée depuis si longtemps. Cette promesse tarda à être tenue. Ce fut encore une souffrance.

En 1958, Aimé Césaire dira à André Malraux : « pour nous le mot destin signifie tout ce dont les Antilles souffrent, et jusqu'à cette difficulté d'être qui les caractérise. Le destin, c'est, pour nous, tous nos handicaps naturels (...) Et surtout, et plus encore, cette formidable accumulation d'obstacles qu'au cours des siècles ont accumulée devant nous l'injustice et la rapacité des hommes. Un peuple assoiffé de justice, de reconnaissance et de dignité. Un peuple qui a connu la déportation, l'esclavage, l'oppression et l'humiliation, deux siècles durant, ramené au niveau de la bête et de la chose. Je pèse sa circonspection devant l'avenir... ».

Les descendants des esclaves n'ont jamais demandé des excuses. Ils ont demandé, ils demandent encore que l'on reconnaisse leur blessure.
Ils n'ont pas demandé de réparation. Ils ont demandé de la compréhension et le respect de leur singularité, de leur identité meurtrie.
Ils n'ont pas demandé de droits particuliers.
Ils n'ont pas exigé plus de droits que les autres au motif qu'ils avaient davantage souffert.
Ils ont seulement demandé la liberté, l'égalité et la fraternité pleines et entières. Ils ont demandé que nous donnions à ces mots tout leur sens.

La liberté, la République la leur a donnée en 1848.
L'égalité, la République la leur a promise en 1946.
La fraternité, c'est ce que la France leur doit après des siècles d'oppression, d'exploitation et de misère et deux guerres à mourir côte-à-côte pour le même idéal.

La liberté, c'est le Droit qui la garantit.
L'égalité, c'est la raison qui l'exige.
La fraternité, c'est le cœur qui l'appelle.

Le Droit, la Raison et le Cœur, voilà par quoi nous pouvons donner un sens à un avenir commun.
De la souffrance d'une mémoire partagée, d'une histoire douloureusement assumée ensemble, nous devons faire la source d'une espérance nouvelle.
Si nous commémorons aujourd'hui l'abolition de la traite et de l'esclavage, ce n'est pas pour répéter indéfiniment le passé au point d'en devenir prisonnier, ce n'est pas pour mettre en concurrence les mémoires et les souffrances, ce n'est pas pour diviser, c'est pour comprendre, pour unir et pour construire.

Pas plus que la mémoire humaine ne doit oublier la Shoah, elle ne doit oublier l'esclavage, parce que l'une et l'autre expriment une leçon universelle. La plainte lugubre que le souvenir du sang, de la torture et des crimes fait jaillir des prisons de Gorée et des camps de la mort, dit à chaque conscience humaine qu'elle se détruit elle-même lorsqu'elle consent à ce que des hommes deviennent des animaux domestiques ou des marchandises, lorsqu'elle accepte que des hommes soient exploités jusqu'à l'humiliation, jusqu'à la perte de leur dignité, jusqu'à leur aliénation totale.

Nous n'en avons pas fini avec cette leçon.

L'émancipation, jamais accomplie, toujours menacée reste le grand problème de l'humanité et l'idéal inachevé de notre République.
N'y a-t-il plus dans le monde d'injustices, d'atteintes à la dignité humaine, de nouvelles formes de servitude et d'esclavage qui nous révoltent ?
Le racisme, l'antisémitisme, la ségrégation, la discrimination, la marchandisation de l'Homme, ont-ils à ce point disparu que notre conscience puisse rester en paix ?
Avons-nous assez lutté contre la misère qui dégrade l'Homme et qui le pousse à subir la loi du plus offrant que nous puissions dormir tranquille ?
Avons-nous assez fait pour la liberté, l'égalité et la fraternité que nous puissions nous tenir quitte de tout ?

Un poète africain a écrit :
« Ma mémoire n'est pas courte
J'ai une mémoire longue, longue, infinie (...)
Ma mémoire est celle de mes frères et de mes sœurs
Celle de mes pères et mères
Celle de toutes les générations
De mon peuple
Qui a souffert
Tout le temps.

Affamés exsangues
Criblés de blessures
Des centaines
Des millions
De travailleurs forcés déplacés
Ont souffert leur martyre.

Ma mémoire
Qui juge
Qui condamne
Ne pardonne pas ».

Comment pardonner ce qui est impardonnable ?
Il ne faut pas pardonner. Il ne faut pas oublier. Pour rester éveillé, vigilant, attentif, la conscience en alerte.
Car si nous ne sommes pas responsables des fautes de nos aïeux, nous ne pouvons pas nous exonérer de la responsabilité de celles que nous pourrions commettre en invoquant la terrible excuse des lâches : « nous ne savions pas ! ».
Car c'est à nous de savoir et c'est à nous d'agir.

Toussaint et Schœlcher firent ce qu'ils avaient à faire.
Les Justes firent ce qu'ils avaient à faire.
Permettez-moi de finir sur cette question qui devrait sans cesse tourmenter notre âme :
« Et nous ? ».

Vive la République !
Vive la France !