"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, novembre 26, 2011

LAFAMILLE
DEDANIELEMITTERAND
ASAUVEDESJUIFS
DURANTLASECONDE
GUERREMONDIALE

Source : israelvalley.com en ligne
le 26 novembre 2011



VICHY ET L'OCCUPATION :

LES RAFLES DE JUIFS
DURANT LA GUERRE ONT ETE
INCRUSTES DANS LA MEMOIRE
DE DANIELLE MITTERRAND.
SES PARENTS ONT SAUVE
DES JUIFS.



Par Dan Assayah (Paris)


Yom HaShoah Les obsèques à Cluny (Saône-et-Loire) de Danielle Mitterrand, veuve de l’ancien président, décédée dans la nuit de lundi à mardi à l’âge de 87 ans, devaient débuter samedi à 13H30 dans le parc de la célèbre abbaye, en présence notamment de François Hollande.

La mort de Danielle Mitterrand n’a pas particulièrement marqué les esprits en Israël. Pourtant quelques journalistes israéliens ont revu sa biographie. Et là une partie de son histoire a marqué les esprits : ses parents ont bien sauvé des juifs. Cette partie importante de sa vie a été “effacée” surtout lorsqu’elle a milité bien plus tard pour la cause palestinienne.

Autre point de l’histoire personnelle de Danielle Mitterrand : l’un de ses fils, Jean-Christophe Mitterrand vécut deux ans en kibboutz du Nord d’Israël. Elle ne l’avait jamais découragé d’y séjourner.

Le Monde : “Je continuerai mon action jusqu’à ma mort” : promesse, conviction, évidence d’un destin, Danielle Mitterrand ne se trompait pas, en cette année 1992. La femme de l’ancien président de la République, qui s’est éteinte, mardi 22 novembre, à 87 ans, à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, venait alors de réchapper d’un attentat à la voiture piégée, en plein Kurdistan irakien. Sept personnes avaient été tuées et dix-sept autres blessées dans le convoi de la présidente de la fondation France-Libertés.

Tiers-mondiste, altermondialiste, Danielle Mitterrand s’est consacrée avec opiniâtreté aux causes qu’elle estimait justes. Une première alerte de santé, en septembre, ne l’avait pas empêchée de préparer le 25e anniversaire de sa fondation, le 21 octobre. “Il faut que j’écrive mon discours !”, répétait-elle, encore alitée.

(…) La première rencontre avec François Mitterrand ne la convainc guère, pourtant, dans cette brasserie parisienne où sa sœur Madeleine leur a donné rendez-vous, un soir d’avril 1944. La résistante, qui deviendra l’épouse de Roger Hanin et productrice de cinéma sous le nom de Christine Gouze-Rénal, lui a écrit quelques semaines auparavant : “J’ai un fiancé pour toi…”

Dans son réseau, Madeleine-Christine a fait la connaissance du “capitaine Morland”, autrement dit François Mitterrand. Du haut de ses 19 ans, Danielle Gouze explique ingénument à sa sœur : “C’est un homme. Moi ce que j’aime ce sont les garçons !” Mais la guerre, où l’on joue son identité et sa vie, ne se prête pas aux atermoiements. Cet homme-là, après s’être beaucoup cherché à Vichy, est maintenant recherché par la Gestapo.

En juin 1944, il se cache en Bourgogne “en compagnie d’une jolie fille dont les yeux de chat admirables restent fixés sur un au-delà dont j’ignore les bornes et les accidents”, écrit-il à une amie (Les Mitterrand, Robert Schneider, Perrin, 2011). Et elle, que sait-elle des bornes et des accidents de ce bourgeois de province, lettré, catholique, beau comme une médaille romaine ? Même pas son nom ! Elle croit toujours qu’il s’appelle Morland. Elle ignore qu’il vient de connaître une immense peine d’amour avec Marie-Louise Terrasse, la future speakerine Catherine Langeais. Danielle ne sait rien, non plus, du clan Mitterrand, cette fratrie serrée, solidaire, nombreuse, éclose dans un milieu éclairé, mais conservateur.

Ses parents, en revanche, Antoine et Renée Gouze, un couple d’enseignants de gauche, ont tout de suite mesuré la profondeur intellectuelle du jeune Charentais. Danielle, née le 29 octobre 1924 à Verdun, a déménagé, comme son frère et sa sœur aînés, au rythme des nominations de leur père. Ce directeur d’un collège de Villefranche-sur-Saône, franc-maçon au Grand-Orient, militant à la SFIO, a refusé d’établir la liste des enfants et des professeurs juifs de son établissement : Vichy l’a suspendu sans traitement.

“J’avais 16 ans. J’ai dû sortir de l’insouciance et mesurer ma capacité de révolte devant l’injustice, celle que subissaient ces enfants, celle que subissait mon père”, écrit-elle dans Le Monde en mai 1986. Le couple Gouze s’est réfugié dans la maison familiale de Cluny et vit en donnant des cours particuliers. Surtout, ils cachent Henri Frenay, chef du réseau Combat, et sa compagne Bertie Albrecht qui sera torturée par la Gestapo.

Mitterrand, très lié à Frenay, entre dans la famille Gouze plus que Danielle n’entre dans la sienne. Il n’y a pas meilleur brevet de Résistance que cette tribu-là. Le mariage a lieu à la mairie du VIe arrondissement de Paris, puis à l’église Saint-Séverin, le 28 octobre 1944."

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