"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

vendredi, novembre 25, 2011

LEGISLATIVESAUMAROC
LAPAROLEAUX
INTERNAUTESMAROCAINS

Source : lefigaro.fr en ligne
le 25 novembre 2011



Maroc :
«Il faut que notre pays se sorte
de la tourmente»


TÉMOIGNAGES


Ce vendredi 25 novembre, des élections législatives anticipées ont lieu au Maroc. Le Figaro a souhaité donner la parole à des internautes sur place pour commenter la situation de leur pays. Qu’espèrent-ils de ce scrutin ? Comment voient-il leur avenir ? Plusieurs Marocains ont répondu à ces questions.

«Nous avons changé de partition, mais gardé le même orchestre»

Le 1er juillet 2011, le roi Mohammed VI renonçait, de sa propre décision, à une partie de ses prérogatives. Dans la nouvelle Constitution adoptée à plus de 90 %, la gestion du pays sera en bonne partie confiée à un premier ministre, nommé par le roi mais issu de la majorité parlementaire.

L’internaute Abderrahim est enseignant et milite au sein de la Confédération démocratique du travail. «Je vais voter ce vendredi pour mon parti, le Congrès national Ittihadi, afin de prendre part à la modernisation du Maroc. Les attentes des Marocains sont énormes, surtout en ce qui concerne le chômage, problème qui touche chaque famille du pays.»

«Je voterai pour le parti qui incarnera l’avenir, une modernité agissante et conciliante. Il faut que le Maroc se sorte de la tourmente qui secoue la région», nous explique l’internaute Jad. «Pour cela, il faudra des emplois stables dans le cadre d’une politique de développement durable, respecter l’environnement, et appliquer sans concession la nouvelle Constitution.» S’il n’indique pas son choix, Jad nous confie qu’il ne votera «pas pour le Parti de la justice et du développement (PJD)», parti d’obédience islamique.

Zizo lui, est étudiant en sociologie, il ne sait pas précisément pour qui il va voter. Il doute encore des suites de ces élections : «Le prochain gouvernement aura-t-il une vraie responsabilité envers le peuple marocain ? J’espère en tout cas qu’il prendra son mandat au sérieux et qu’il s’attèlera à améliorer la vie quotidienne des gens ; je pense notamment au secteur de la santé et à celui de l’éducation.»

Plus désabusé encore, l’internaute Youssoufi, chargé d’affaires au sein d’une banque de Casablanca, ne «nourrit aucune attente. Avec la nouvelle Constitution, nous avons changé la partition, mais nous avons gardé le même orchestre : ce sont toujours les mêmes qui se représentent !» Il votera donc «blanc». Bien sûr, Youssoufi espère tout de même des mesures fortes, telles que «redéfinir le rôle régalien de l’État, valoriser le travail et combattre l’économie de rente, enfin, donner au système éducatif les moyens dont il a besoin».

Responsable d’un bureau de vote, fonctionnaire, l’internaute Elhoucine ne va pas voter. Ce qui ne l’empêche pas d’appeler le futur gouvernement à «neutraliser la corruption dans les administrations, arrêter le gaspillage de l’argent public», et même «abolir le droit coutumier des privilèges».

«Le Mouvement du 20 février est voué à l’échec»

En accompagnant lui-même cette transition démocratique, le roi Mohammed VI a-t-il menacé son propre règne ? Le Mouvement du 20 février, du nom de ces milliers de jeunes descendus manifester dans les rues, a toujours manifesté son opposition à la réforme proposée par le roi.

Pour Youssoufi, le roi Mohammed VI est «plus que jamais légitime car il est le ciment et la fierté de la nation marocaine. Je pense en revanche que malheureusement, nous connaîtrons avec ce nouveau gouvernement un printemps arabe de la jeunesse à la mai 1968, et la nouvelle génération mettra à l’écart les dirigeants actuels.» Pour Jad, «le roi Mohammed VI est légitime, et il est le garant de l’unité, de l’alchimie marocaine.»

«Le Maroc restera loin du printemps arabe», estime Abderrahim. «Le Mouvement du 20 février est voué à l’échec, à cause de ses adhérents d’extrême gauche et de ses islamistes de Justice et bienfaisance.» Ces derniers ont en effet déjà appelé à boycotter les élections, dénonçant une «illusion». «Les autres manifestants du Mouvement, eux, participeront aux élections législatives».

Voix discordante, Elhoucine est certes convaincu la légitimité du monarque, mais contrairement à Abderrahim, il pense que «le Maroc n’est pas pour autant à l’abri d’un printemps arabe, car les manifestations de février dernier peuvent encore reprendre».

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