"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

vendredi, novembre 25, 2011

ISRAËL
LEPLUSGROSBUDGET
DEL'ETATPEUT-IL
ÊTREDEGRESSE?

Source :israelvalley.com en ligne
le 25 novembre 2011



TSAHAL ET
LE MAMMOUTH BUDGETAIRE.
Le budget attribué à la Défense,
le plus lourd avec
quelques 52 milliards de shekels,

est-il compressible ?


Par
Mati Ben Avraham (Jérusalem)

Hier, les députés de la sous-commission des Affaires étrangères et de la Défense, en charge des « ressources humaines » du côté de l’armée, ont poussé des hauts cris ! Pensez : Tsahal allait dégraisser, soit supprimer des milliers de postes, et il n’est pas un secteur qui ne sera pas affecté. Mais surtout, une mesure prise sans que ladite commission ne soit consultée ! Question : mais que s’imaginaient donc les membres de la commission parlementaire? Que la Défense allait s’incliner sans réagir, à sa façon, aux réductions sensibles projetées par les Finances , pour financer le social? Le débat est donc lancé, mais, comme à l’accoutumée un faux-vrai débat dont politiques et médias israéliens raffolent.

Certes, le budget attribué à la Défense – le plus lourd avec quelques 52 milliards de shekels – est compressible. Une bonne diète, d’ailleurs, ne lui ferait pas de mal. Mais à condition que la cure d’amaigrissement repose sur un programme à moyen et long terme, pour préparer les forces de défense du pays à faire face aux défis stratégiques que celui-ci sera amené à affronter.

A cet égard, il est pour le moins étonnant que le remarquable rapport sur le sujet, établi par Dan Meridor (aujourd’hui ministre sans portefeuille du gouvernement Netanyahou, en charge du renseignement) à la demande d’Ariel Sharon voici quelques sept ans, que ce rapport donc n’ait jamais fait l’objet d’un débat, ni au niveau gouvernemental, ni au niveau parlementaire.

Or, le temps n’est plus à ce jeu récurrent à l’approche de tout débat sur le budget, qui voit d’une part le Trésor tempêter, prôner des coupes sombres et, d’autre part, la Défense tonner, faire état de dangers, menacer de supprimer des heures de vol des chasseurs bombardiers, ou d’exercices des tankistes, des artilleurs, des commandos et laisser les vedettes de la marine à quai ! A l’arrivée : l’armée conserve sa part de gâteau, voire l’augmente.

Il y a, aujourd’hui, de sérieux problèmes au plan sécuritaire, qui mériten de sortir du train-train habituel. L’Iran bien sûr, mais là la solution n’est pas israélienne. Elle ne peut venir que de la communauté internationale. Pour Israël, il s’agit d’abord et avant tout de garantir son territoire, d’autant plus qu’il a les moyens de se faire respecter, s’il était impliqué contre son gré.

Mais une protection efficace, à défaut d’être hérmetique, coûte cher, très cher. Il y a aussi et surtout l’Egypte, par exemple. Même ceux qui estiment que la fin de l’incertitude politique dans ce pays ne signifiera pas forcément l’annulation du traité de paix qui a valu le prix Nobel de la Paix à Anouar Sadate et Menahem Begin, sont d’avis qu’une révision du déploiement de l’armée sur l’ensemble du pays s’impose. Et le plus tôt sera le mieux. La paix avec l’Egypte avait permis, en effet, de soulager le front sud pour renforcer singulièrement la frontière nord et nord-est. Elle a permis, aussi, d’affecter davantage d’unités au contrôle des territoires palestiniens en Cisjordanie. Une telle révision va alourdir la facture sécuritaire.

Et il y a le reste : le Liban, la Syrie, la Jordanie… Ce n’est pas témoigner d’un pessimisme maladif que d’estimer qu’Israël puisse, un jour ou l’autre, se retrouver dans la situation qui prévalait avant la guerre des six jours. C’est tout simplement une donnée qui doit être prise en considération.

Partant, la seule question qui mérite d’être débattue est de savoir comment faire face à une possible redistribution des cartes au plan régional tout en répondant à l’exigence de justice sociale réclamée par l’opinion publique ?

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, prône de laisser filer le déficit budgétaire, 1 ou 2%, ce qui, estime-t-il, ne mettra nullement à mal l’économie du pays. Une proposition qui va à l’encontre du crédo économique et de la présidence du Conseil et du ministère des Finances, mais qui a le mérite de lancer un vrai débat quant à l’ordre des priorités à retenir.

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