"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mardi, juillet 02, 2013

Egypte : Fin de règne des Frères musulmans

EGYPTE
FINDEREGNE
DESFRERESMUSULMANS
Source : lemonde.fr via les Agences AFP et Reuters
en ligne le mardi 2 juillet 2013 à 14h 27
sur Diasporablog à 14h 51


Egypte :
démissions en cascade
à la tête de l'Etat


Sous la pression de la rue, les démissions se succèdent au sein du gouvernement égyptien, ébranlant chaque heure davantage le régime de Mohamed Morsi. Mardi 2 juillet, le porte-parole de la présidence, Ehab Fahmi, et le porte-parole du gouvernement, Alaa Al-Hadidi, ont démissionné, dans la foulée de plusieurs ministres la veille.

Depuis lundi, cinq ou six ministres du gouvernement, selon les sources, ont démissionné. Le dernier en date, Mohamed Kamel Amr, détenait le portefeuille des affaires étrangères. Aucun des ministres démissionnaires n'est membre des Frères musulmans, le mouvement islamiste dont est issu Mohamed Morsi.

Rumeurs sur une démission du gouvernement

Ces nouvelles démissions isolent encore un peu plus le chef de l'Etat, auquel l'armée a donné lundi soir quarante-huit heures pour "satisfaire les revendications du peuple", au lendemain de manifestations massives à travers tout le pays pour exiger le départ du président issu des Frères musulmans, élu il y a tout juste un an.

Selon une information d'Al-Arabiya, non confirmée pour l'heure, le premier ministre Hicham Qandil aurait lui aussi remis sa démission. Mais le ministre de la justice a peu après démenti une information de la chaîne selon laquelle le gouvernement avait présenté collectivement sa démission au président Morsi. Selon l'agence officielle MENA, deux autres poids lourds du gouvernement – défense et intérieur – n'ont pas assisté au conseil des ministres mardi. Un compte à rebours pour Mohamed Morsi a été mis en ligne anonymement sur Internet.


Morsi rejette l'ultimatum de l'armée

Dos au mur, la présidence égyptienne a rejeté implicitement dans la nuit de lundi à mardi l'ultimatum lancé par l'armée au chef de l'Etat lui laissant deux jours pour satisfaire les "demandes du peuple", faute de quoi elle imposerait une feuille de route. Déterminée "à poursuivre dans la voie qu'elle a choisie pour mener une réconciliation nationale globale", l'administration note que "la déclaration des forces armées n'a pas été soumise" à la présidence avant sa diffusion et contient "des signes pouvant causer la confusion".

"L'Etat démocratique égyptien civil est une des plus importantes réalisations de la révolution du 25 janvier" 2011, qui a renversé le président Hosni Moubarak, poursuit le communiqué, affirmant que "l'Egypte ne permettra absolument aucun retour en arrière quelles que soient les circonstances". Le Parti pour la liberté et la justice, aile politique des Frères musulmans, dont M. Morsi est membre, a été beaucoup plus direct, demandant aux Egyptiens de "se rassembler pour défendre l'ordre constitutionnel et pour exprimer leur refus de tout coup d'Etat".


L'opposition n'est pas favorable à un "coup militaire"

L'opposition, incarnée par le Front du salut national (FSN), a pris ses distances avec la ligne de l'armée, affirmant qu'elle ne soutiendrait aucun "coup d'Etat militaire" et soulignant que l'ultimatum ne signifiait pas que les militaires voulaient jouer un rôle politique. Khaled Dawoud, porte-parole du FSN, a d'ores et déjà annoncé qu'aucun dialogue avec M. Morsi n'était possible, "car nous considérons qu'il n'est plus légitime".


Lundi soir, le commandement militaire avait affirmé dans un message lu à la télévision que "si les revendications du peuple ne sont pas satisfaites, [les forces armées] annonceront une feuille de route et des mesures pour superviser sa mise en œuvre". Les opposants au président Morsi, mobilisés en masse depuis dimanche, notamment sur l'emblématique place Tahrir du Caire, ont explosé de joie à cette annonce.



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