"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

vendredi, juillet 26, 2013

ISRAËL : UNE SOCIETE FACE A L'AUTRE

Le Royaume de Juda et le Royaume d’Israël

 
 
Dans la Bible, livre des Rois :
C’est David qui à force de guerres unifia le Royaume des 12 tribus d’Israël. C’est sous son règne que la Nation Juive fut véritablement créée. Il passa le flambeau à son fils Salomon qui construisit le Temple de Jérusalem,  Résidence de Dieu sur Terre, et fit de ce Royaume une puissance régionale rayonnante.
Dés la fin du règne de Salomon, la révolte populaire grondait et le Royaume unifié ne tarda pas à se scinder en deux. Au nord, rassemblant 10 tribus, se trouvait le Royaume d’Israël avec Sichem comme capitale. Et au Sud les tribus de Juda et Benjamin formaient le Royaume de Juda avec Jérusalem comme capitale.
Il est acquis que le Royaume d’Israël au Nord fut beaucoup plus ouvert vers le monde de cette époque, quand le Royaume de Juda renfermé sur lui-même ne faisait aucune concession aux paganismes à la mode. Le monde juif actuel serait descendant des deux tribus du Royaume de Juda.


Lorsqu’on observe l’Israël moderne :
Le sionisme laïc et socialiste principalement des pionniers a fait long feu. On ne peut passer à côté du fossé qui sépare le « bastion occidental » qui règne dans le centre du pays avec Tel-Aviv comme capitale, et « l’autre Israël » qui se situe dans les territoires disputés et à Jérusalem principalement.


Du côté de Tel-Aviv
Peu de différences entre la vie à Tel-Aviv et celle que nous connaissons à Paris, New-York, Barcelone ou Londres. Les gens que vous croiserez dans les rues ne sont pas différents de ceux que nous sommes en occident.
Business is business avec le soleil, la mer et les grosses bagnoles en toile de fond. Société libérale par excellence dévolue au Dieu Argent, une trentaine de familles israéliennes tiennent l’économie et se placent parmi les premières fortunes mondiales. A côté, des classes populaires qui ont du mal à boucler les fins de mois.
Ces centaines de milliers d’israéliens bossent et vivent à l’occidentale. Ouverts sur le monde capitaliste ces israéliens là regardent les mêmes séries TV que les anglais ou les français, ils votent pour la nouvelle star et consomment les mêmes produits.
Parfois ils se disent qu’Israël est trop petit ou trop isolé dans ce Proche-Orient et décident de partir vers des Cieux qu’ils imaginent meilleurs.
Dans le centre d’Israël, dans les banlieues de Tel-Aviv,  les startups fleurissent  et font preuve d’un dynamisme et d’une audace exacerbés dans les nouvelles technologies. Cet Israël dépose des milliers de brevets. C’est celui de nombreux chercheurs et des nobélisés. C’est aussi un bouillon de culture exceptionnel d’où émergent un théâtre exceptionnel, un cinéma qui s’exporte partout dans le monde, des écrivains traduits dans des dizaines de langues, des musiciens, des artistes de toutes sortes.
C’est aussi une vie nocturne endiablée, effrénée et sans tabous. Tel-Aviv est la capitale mondiale des homosexuels qui  y sont les bienvenus 365 jours par an.
Tel-Aviv, c’est cette ville centenaire qui ne dort jamais avec des bâtiments sans architecture et des tours comparables à celles du quartier de La Défense.
Pas de traces du passé à Tel-Aviv, tout est dirigé vers un avenir radieux promis par la société de consommation. Pour les habitants de Tel-Aviv, le conflit avec les arabes est territorial et sera réglé par la politique. C’est l’Israël que les occidentaux apprécient,  ils s’y sentent chez eux, c’est le Royaume d’Israël.


Du côté de Jérusalem
A Jérusalem ou à Hébron, on vit dans le berceau de la civilisation. Au cœur de l’Histoire du Monde. On participe du projet divin. On marche sur les traces des pas des anciens judéens, Hasmonéens, romains, byzantins arabes, mongols, mamelouks, turcs.
Les Juifs que nous croisons sont religieux (à des degrés divers) et arborent kippa et tsitsit. Les arabes sont aussi des croyants. Ils sont musulmans, catholiques, arméniens, orthodoxes et d’autres encore. Dieu est omniprésent. La vie est rythmée par les religions
Eglises, mosquées, temples, synagogues à tous les coins de rue.
Chaque pierre témoigne du rapport de l’Homme avec Dieu.
Les israéliens juifs qui vivent dans cette région que la Bible nomme la Judée et la Samarie, sont à cet endroit pour témoigner de la propriété de cette Terre au peuple juif.  C’est la promesse de Dieu faite à Abraham, confirmée à Isaac, Jacob, Moïse et les autres.
Les musulmans se revendiquent héritiers de cette même promesse divine. Une histoire d’héritage en quelque sorte. Les chrétiens, en retrait dans ce conflit depuis 100 ans,  comptent les points et se souviennent d’un Temps pas si lointain où ils pensaient encore être le Verus Israël. Mais c’est bien fini.   
Les juifs ici,  pensent que la renaissance nationale juive sur sa Terre est le signe de la prochaine venue du Machiah’, le Libérateur qui fera entrer l’Humanité dans une nouvelle ère.
Si vous sortez de Jérusalem en direction du désert de Judée, la Foi est nationale. La conquête de la Terre et son occupation relèvent de l’obéissance à Dieu. Chaque colline est baptisée d’un nom biblique.
C’est dans cette Israël que les juifs et les arabes ont le plus de points communs et vivent « ensemble ». Il y a beaucoup plus ressemblances entre un arabe palestinien et un juif religieux qui vit dans les « colonies » qu’entre ce même arabe et un gauchiste palestiniste de Tel-Aviv.
Chacun de son côté, chacun dans son quartier, mais chacun priant le même Dieu Un. Tous sont des croyants. Les femmes sont pudiques.  C’est cet Israël là qui s’enracine dans l’orient. C’est cet Israël là qui rappelle et témoigne au Monde du lien entre les juifs et ce pays. Si ce lien n’est pas réel, que quelqu’un se lève et explique pourquoi les juifs du monde entier depuis 3000 ans se tournent vers Jérusalem pour prier ?
Ici chacun sait parfaitement que le conflit n’est pas politique, c’est Thora contre Coran, c’est une histoire de famille,  comme toujours très compliquée. Dans cette Israël, se trouve la racine du conflit.
C’est le Royaume de Juda.


Tout le monde veut la Paix, comme tout le monde veut respirer.
Deux décisions récentes ont « heurté » la sensibilité de certains soutiens à l’Etat d’Israël.
La première décision est cette directive prise par l’Europe d’exclure les « territoires occupés » depuis 1967 des accords de coopération entre l’Union européenne et Israël. Les territoires occupés incluent Jérusalem, la Cisjordanie, et le Golan.

D’aucun s’étonne de ces décisions alors qu’elles sont parfaitement conformes à l’idéologie occidentale depuis plus de cent ans.
Sous la pression des européens et des américains, demain s’ouvriront des pourparlers de Paix.
Nul ne sait s’ils aboutiront. Peut-être que les dirigeants israéliens et palestiniens, sous la contrainte signeront un traité, comme à Oslo. Un accord fondé sur un retrait de territoires, mais qui n’aura aucun effet fondamental.
Comment faire entendre à des laïcs cartésiens en occident que ce conflit en orient est existentiel et mystique ?
La source de la coexistence pacifique entre juifs et arabes n’est pas entre les mains de politiques mais  dans le camp des docteurs du judaïsme et de l’Islam.



Bernard darmon

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