"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, juillet 07, 2013

MAROC : PLACE TOURNANTE ET INEVITABLE DU VIVRE-ENSEMBLE

LEDIALOGUEINTER-RELIGIEUX
PLUSQUEJAMAIS
SOUTENUPARLEMAROC
Source : lematin.ma en ligne le samedi 6 juillet 2013



Interculturalité


Du dialogue, de la tolérance
et de la paix,
ou comment vivre ensemble ?



Alors que s’achève Le Forum de la Fondation des législateurs des États américains, «Transatlantic Leadership Forum», qui s’est tenu à Marrakech réunissant quelque 25 législateurs siégeant dans les instances législatives d’une vingtaine d’États US, s’ouvrent aujourd’hui, à l’Unesco à Paris, les Assisses de la lutte contre l’islamophobie organisées par l’Emisco (Européan Muslim Initiative for social cohésion).




Le dialogue interculturel
est un vecteur de paix et d’entente.


Par
Farida Moha,
LE MATIN


L’Emisco est une ONG internationale qui réunit des experts d’une quinzaine de pays européens, qui travaillent sur les questions de citoyenneté et de lutte contre les discriminations. Quel est le lien qui unit ces deux événements ? Le dialogue interreligieux et interculturel : Un dialogue des plus complexes et des plus difficiles dans un contexte de mondialisation qui, tout en permettant une ouverture, crée de nouvelles menaces qui prennent la forme de tensions interétatiques, interethniques et interreligieuses, résultat d’un sentiment de perte d’identité et de crise économique. Dans un climat de montée en puissance des partis d’extrême droite en Europe et d’exacerbation religieuse qui conduit un peu partout dans le monde à de terribles dérives, l’objectif que se fixe le Maroc est de combattre l’image négative de l’Islam véhiculée par les médias en montrant le visage modéré de l’Islam tel que pratiqué au Maroc.

Le président de la Fondation des législateurs des États américains, Stephen Lakis, a rappelé à Marrakech que le forum était «une opportunité historique pour rapprocher davantage les États-Unis du Maroc, à travers son histoire et sa position unique en tant que terre de rencontres et de brassage des cultures». Une idée reprise par le secrétaire général de la Rabita Mohammadia des oulémas, Ahmed Abbadi, qui estime à son tour que «la coopération entre le Maroc et les États-Unis sur des questions concrètes est à même de jeter les ponts entre les civilisations, les cultures, l’histoire et l’avenir des deux pays», soulignant que «le Maroc aspire à davantage d’échanges civilisationnels en vue d’enrichir ceux déjà existants et de promouvoir le dialogue entre les religions» mettant en avant «le caractère modéré de la pratique religieuse au Maroc» et l’apport de la Constitution marocaine qui a consacré la diversité identitaire et culturelle du Royaume, «ce qui érige le Maroc en exemple de coexistence et de tolérance».

Mettre en avant cette exemplarité n’est pas faire œuvre de «propagande», comme le montrent les différentes initiatives prises depuis l’indépendance.


Préparer les générations de demain

Le Maroc continue à baliser ce chemin, comme le souligne à son tour le président de l’Université Al Akhawayn, qui avait accueilli en 2004 le dialogue entre imams et rabbins, Driss Ouaouicha, pour qui «le futur de nos relations (entre les civilisations) repose sur les jeunes que nous formons aujourd’hui», soulignant d’emblée le rôle important de l’éducation dans la promotion du dialogue interculturel qui prend tout son sens à travers la multiplication des échanges et des partenariats d’Al Akhawayne avec plusieurs institutions universitaires étrangères, ainsi que la mise en place d’une formation portant sur les religions et certaines langues comme l’hébreu, le grec et le latin.



En instaurant et en renforçant le dialogue pour lutter contre toutes formes d’incompréhension, de méfiance et de désaccords qui génèrent des tensions, le Maroc s’est tracé son chemin, se réappropriant les concepts mis en évidence par l’Unesco qui a signé, en 2008, un Mémorandum d’accord avec l’Alliance des civilisations : «tolérance» (1995), «culture de la paix» (2000), «dialogue entre les civilisations» (2001), «dialogue interculturel et interreligieux» (2007) et, plus récemment, «rapprochement des cultures» (2010)… Autant de concepts transformés en politique active avec pour seul objectif «le vivre ensemble en paix».





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Le Maroc,
promoteur du dialogue interreligieux
et interculturel

Le Maroc a lancé un appel pour la dissémination de la culture de tolérance et de compréhension mutuelle par les voies de dialogue, car il a depuis toujours été une société multiculturelle et une terre d’accueil ouverte aux autres civilisations, cultures et religions, comme peut l’attester la cohabitation pacifique séculaire (14 siècles) entre les Marocains de confessions musulmane et juive.

Cette tradition s’est perpétuée après l’indépendance du Maroc en 1956 et continue de constituer une des particularités du Royaume. La position géostratégique du Maroc, au confluent des continents africain et européen, comme étant le berceau des trois religions monothéistes, a fait du Royaume un catalyseur du dialogue des civilisations. L’engagement inlassable du Maroc en faveur du rapprochement entre les différentes cultures et religions s’est manifesté par une implication dynamique au sein des instances internationales (Organisation des Nations unies, Organisation de la conférence islamique, Ligue des États arabes). Sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, le Maroc balise ainsi sa voie. En effet, après son adhésion à l’ONU, le Maroc a contribué à plusieurs initiatives de dialogue entre les civilisations et les religions. Ainsi, durant la Seconde Guerre mondiale, le Maroc a non seulement protégé les citoyens juifs marocains vivant sur son sol, mais a offert l’asile à ceux fuyant les affres de la guerre mondiale. La relation privilégiée du Maroc avec les autres religions monothéistes se reflète dans la liberté de culte dont jouissent les personnes de foi chrétienne et juive qui résident sur le territoire marocain.

En outre, le Maroc a initié des relations très étroites avec le Saint-Siège (Vatican), pour discuter de la gestion pacifique des différends (le statut de la Ville sainte de Jérusalem et le conflit israélo-palestinien), ainsi que la nécessité de rapprocher les religions monothéistes. Rappelons, à cet effet, la visite de Sa Majesté le Roi Hassan II au Vatican en 1980 et celle du Pape Jean Paul II, au Maroc, en 1985, ainsi que les messages de paix véhiculés par Sa Majesté le Roi à la Réunion interconfessionnelle sur la «Paix de Dieu dans le monde». Souligons par ailleurs que l’actuel chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, s’est rendu au Vatican, le 20 mars 2013, où il a été reçu par le pape François.

Le Royaume du Maroc a participé à une gamme de conférences relatives au dialogue interreligieux :

• Conférence mondiale islamo-chrétienne (Vienne en 1997).

• Conférence sur le dialogue entre les trois religions monothéistes (Rabat, février 1998).

• Réunion interconfessionnelle de Bruxelles sur la paix de Dieu dans le monde (décembre 2001).

• Première et deuxième édition du Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix (Bruxelles, janvier 2005, et Séville, mars 2006).

Sur le Plan onusien, le Maroc agit à un double niveau : d’abord en contribuant, de manière active, au débat des divers organes de l’ONU sur cette question et en participant au processus d’élaboration et d’approbation des résolutions pertinentes des Nations unies sur ce sujet :

• Résolution 52/15 du 20 novembre 1997 par laquelle l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé l’an 2000, «Année internationale de la culture de la paix».

• Résolution 53/25 du 10 novembre 1998 par laquelle la période 2001-2010 a été proclamée «Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde».

• Déclaration de Bali (22 juillet 2005) sur la construction de l’harmonie interconfessionnelle au sein de la communauté internationale.

• Résolution de l’Assemblée générale 63/22 de l’ONU sur la promotion du dialogue de l’entente et de la coopération entre les religions et les cultures au service de la paix.

La deuxième forme de contribution du Maroc réside dans son implication active dans les difficultés



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