"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

vendredi, février 08, 2013

ISRAËL
LANOUVELLEKNESSETH
UNAIRDEPRINTEMPS
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le vendredi 8 février 2013



La 19e Knesset
ou le printemps israélien




Cette semaine, certains évènements se sont télescopés et tout observateur étranger qui s'affirme impartial dans le conflit du Moyen-Orient, ne peut faire l'impasse sur la symbolique qui émane de cette disproportion criante entre ces deux univers que sont la démocratie israélienne apaisée d'une part, et le chaos, la guerre, les massacres, l'intégrisme ainsi que le terrorisme qui règnent dans les pays arabo-musulmans environnants, d'autre part.

La démocratie israélienne "apaisée" peut même soutenir avantageusement la comparaison avec celles qui ont cours en Europe. Mardi dernier à 15H30 sur le parvis de la Knesset à Jérusalem, le président Shimon Pérès reçoit les honneurs de la garde qui joue la Hatikvah. Puis, accompagné du président sortant de la Knesset, Reuven (Ruby) Rivlin, et suivi des députés, il s'avance pour pénétrer dans l'enceinte du parlement israélien alors qu'on entend les clameurs de la foule qui se rappelle au bon souvenir des élus en scandant : "Le peuple exige la justice sociale !" Mais tout se déroule dans une atmosphère bon enfant.



Shimon Pérès, Ruby Rivlin et Fouad Ben Eliézer, le doyen de la nouvelle assemblée, se retrouvent dans un bureau où, devant les caméras, ils devisent du bon vieux temps et le président de l'Etat sort quelques bons mots dont il a le secret. Soudain arrivent Binyamin Netanyahou et son épouse dans une robe si transparente que les ultra-orthodoxes ont dû penser "Oï gewalt".

Puis, après avoir pris le thé, ce petit monde pénètre, chacun à sa place, dans l'enceinte de la 19ème Knesset.

Le président Pérès ouvre la séance inaugurale et un chanteur très apprécié, Kobi Afflalo interprète une de ses chansons.

Puis notre Shimon national fait son discours avec juste ce qu'il faut d'émotion, de gravité et de conseils aux députés que lui confère sa longue expérience parlementaire.

Viennent ensuite un commentaire biblique, puis les discours de Fouad Ben Eliézer, très ému, et de Ruby Rivlin unanimement apprécié par les députés de tous bords.

Les députés sont ensuite invités, par ordre alphabétique, à se lever et à prêter serment de fidélité à l'Etat d'Israël.

Les 48 nouveaux députés sur 120 sont particulièrement émus. Le député du Likoud félicite son voisin de Meretz, celui de Yesh Atid serre la main à son homologue de Shass, il n'y a plus de différence, ou presque…

Car les députés des listes arabes, après avoir prononcé du bout des lèvres les mots usuels "Je m'engage", quittent immédiatement la salle pour ne pas être présents et se figer au garde-à-vous pendant qu'est entonnée la Hatikvah.

La culture démocratique et le sentiment de faire partie d'une communauté nationale, dans le respect des différences, ont encore du mal à pénétrer le secteur arabe et surtout le cerveau de ses élus.

Enfin, tous les députés de la nouvelle Knesset, mais aussi de la précédente, accompagnés de leurs familles, se retrouvent dans cette cohue si typiquement israélienne dans le hall d'entrée du parlement sous les fameuses tapisseries de Marc Chagall.

Lapid embrasse Netanyahou, lui susurre quelques mots à l'oreille, puis il fait l'accolade à Naftali Bennett du Foyer juif, Rivlin plaisante avec Galon de Meretz, Eli Yishaï sourit à Lieberman, Livni serre la main à Mofaz et, avant le discours du Premier ministre sortant (et entrant…) Binyamin Netanyahou, les têtes de liste sont appelées à monter sur le podium pour une photo de famille autour de Shimon Pérès.

Tout le monde se congratule, les deux inséparables compères Lapid et Bennett sont côte-à-côte, Eli Yishaï (Shass) entre deux femmes, Tzipi Livni (Hatnouah) et Shelly Yechimovitch (Avoda). Pendant que le chanteur Kobi Afflalo interprète une nouvelle chanson, Tzipi Livni se déhanche, Pérès et Netanyahou frappent dans leurs mains, Yishaï est impassible, Yaakov Litzman (ultra-orthodoxe ashkénaze) discute avec son voisin arabe.

Puis c'est la photo et enfin le traditionnel "Le Haïm" à la nouvelle Knesset.

Et au moment même où est célébrée la démocratie à Jérusalem, la courageuse justice bulgare désigne le Hezbollah comme responsable direct de l'attentat anti-israélien commis le 18 juillet dernier à Bourgas au cours duquel cinq Israéliens et un Bulgare ont été tués.

Elles attendent quoi, les démocraties européennes pour décider de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes ?

Mais c'est que notre Madame Ashton a besoin de temps : "La Haute représentante souligne la nécessité d'une réflexion sur l'issue de l'enquête. L'UE et les Etats membres examineront la réponse appropriée en fonction de tous les éléments identifiés par les enquêteurs", peut-on lire dans le communiqué qui réussit l'exploit de ne pas mentionner le Hezbollah…

Au même moment toujours, le tout grand patron du Hezbollah, de "Boucher" el Assad et, accessoirement, président de la République islamique d'Iran Mahmoud Ahmadinejad, dont je pensais, après avoir entendu l'ancien candidat à la Maison Blanche John McCain, qu'il était parti se promener dans l'espace alors qu'il s'agissait d'un singe (j'espère que vous suivez), bref, Mahmoud le chiite atterrit au Caire pour embrasser son frère Mohammed le sunnite dans un pays où le chaos s'installe (en Europe, on appelle cela le "printemps arabe").

Voilà donc la grande démocratie égyptienne des Frères musulmans, soutenant les rebelles syriens sunnites, qui déroule le tapis rouge et embrasse la grande démocratie iranienne, protégeant "Boucher" el Assad et les chiites qui tentent de déstabiliser les émirats arabes.

Ca c'est le printemps arabe, la démocratie, mon frère, pas comme l'apartheid de l'entité sioniste !!!

Les observateurs étrangers n'ont donc pas relevé cette semaine cette véritable collision entre la démocratie issue des valeurs humanistes juives et les discours haineux ainsi que les massacres commis par des petits "Führers" moyenâgeux.

Ils ont des circonstances atténuantes : ils sont tout affairés au combat de la démocratie française contre le terrorisme islamiste en Afrique subsaharienne. C'est-à-dire, le VRAI terrorisme.

Quelques soient nos opinions politiques, levons notre verre à la santé de la démocratie israélienne.

En Israël, pas besoin de printemps, la démocratie c'est en toutes saisons

לחיי מדינת ישראל


Marc Femsohn

redaction@guysen.com

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