"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, décembre 26, 2009

LEBALPOLITIQUE
DENETHANYAOU

Source : israelvalley.com en ligne
le 26 décembre


BINYAMIN NETANYAHOU VISE
A ETABLIR UN GOUVERNEMENT
A GEOMETRIE VARIABLE, MAIS...


Par
Mati Ben-Avraham


Question : mais quelle mouche a piqué le premier ministre, pour sitôt la transaction Shalit mise entre parenthèse (le médiateur allemand ayant quitté Gaza, après avoir transmis le " oui, mais…" israélien pour Berlin pour passer Noël-Nouvel an en famille) se lancer dans une manœuvre de politique politicienne à contretemps?

La réponse la plus vraisemblable : le meeting politique organisé par le numéro deux du parti et Sylvain Shalom à Beer-Shev’a et dont l’invité d’honneur n’était autre que…Tzipi Livni. Ancien ministre des Finances, puis des Affaires étrangères, mais aussi l’homme qui malmène le plus Binyamin Netanyahou au sein du Likoud, Sylvain Shalom vit mal sa mise à l’écart, n’occupant qu’un ministère de seconde zone. Le président du Conseil a donc perçu la prestation de Tzipi Livni devant une assemblée de militants du Likoud, comme une possible tentative de déstabilisation de son gouvernement. Ce qui réduirait à rien ses efforts pour élargir sa coalition.

Perdant des élections législatives du 10 février dernier, Binyamin Netanyahou s’est assuré néanmoins la présidence du Conseil, en mettant en avant la victoire du " groupe idéologique ". Mais un groupe hétérogène, peu enclin à des avancées politiques d’envergure tant au plan intérieur qu’international, , en dépit du ralliement du parti travailliste. D’où son idée d’un gouvernement à géométrie variable : une majorité pour telle question, une majorité autre pour telle autre question. Un vote à la carte en somme, qui lui éviterait, à lui, un tracassin continuel, et à ses partenaires des cas de conscience permanents.

Mais pour ce faire, il lui fallait impérativement élargir l’assiette gouvernementale. Et qui de mieux que les députés de Kadima, transfuges du Likoud, pouvaient faire l’affaire? Il a donc multiplié les contacts en ce sens, pesant même de tout son poids pour l’adoption d’une modification de la Loi électorale, pour permettre à un tiers des membres d’un parti de faire scission. Sans succès.

D’où la manœuvre actuelle qui s’opère en deux temps. Et d’un, un nouvel appel du pied, qui n’a pas laissé indifférent deux députés de Kadima. Mais surtout, au cours d’un entretien de routine entre premier ministre et chef de l’opposition, Binyamin Netanyahou a surpris son interlocutrice en lui proposant d’entrer dans son gouvernement.

Sérieux? Oui, dans la mesure l’entrée de Kadima lui permettrait de contrer l’hostilité d’aucuns parmi les ministres, toute avancée dans le dialogue israélo-palestinien. Non, car proposer au principal parti du pays quatre ministères sans portefeuilles relève de l’incongruité, alors qu’un parti minuscule tel la “maison juive”, trois députés, dispose d’un ministère à plein temps!

Tzipi Livni a dénoncé dans cette proposition une manœuvre de politique politicienne dont Binyamin Netanyahou, dit-elle, est friand. Mais elle n’a pas dit non! Elle s’est donnée le temps de la réflexion. De fait, la position de l’ex-ministre des Affaires étrangères au sein de son parti s’est fragilisée aux cours des six derniers mois. Il lui est reproché, pêle-mêle, une attitude hautaine, la mise à l’écart de quiconque pourrait lui faire de l’ombre, de n’écouter que ses propres conseillers. Une chose est certaine : Tzipi Livni n’a pas prêté attention, du moins suffisamment, à l’amertume d’aucuns, qui vivent mal l’anonymat d’un parti d’opposition après avoir goûté aux feux de la rampe. Ou à ces vizirs qui rêvent d’être Calife à la place du Calife, qui régulièrement sape son autorité en poussant à des primaires internes. Il lui faut donc réagir.

Et pourquoi ne dirait-elle pas oui? Pourquoi son parti ne deviendrait-il pas l’animateur en chef de la coalition gouvernementale, en mettant sur la table des propositions de loi conforme à sa plate-forme électorale? Et exploiter, à son bénéfice, ce gouvernement à géométrie variable dont rêve Binyamin Netanyahou? Pourquoi pas, en effet?

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