"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, décembre 24, 2008

ISRAËL
SYRIE
Source : lemonde.fr en ligne le 24 décembre


La médiation turque a permis
des progrès entre Israël et la Syrie


JÉRUSALEM CORRESPONDANCE
A l'image du processus de paix avec l'Autorité palestinienne, les négociations indirectes qui se sont déroulées, cette année, entre l'Etat juif et la Syrie par l'entremise de la Turquie sont désormais gelées du fait de l'approche des élections législatives en Israël, prévues le 10 février 2009.
Lundi 22 décembre, le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a effectué une visite en forme de bilan à Ankara, au cours de laquelle il s'est entretenu avec le président turc, Abdullah Gül, et le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. Si rien n'a filtré de ces entrevues, les bons connaisseurs du dossier côté israélien estiment que les pourparlers avec la Syrie ont permis de réaliser des progrès importants, notamment sur le futur statut du Golan, ce plateau occupé par Israël en 1967 et dont la Syrie réclame la restitution intégrale, jusqu'à la rive orientale du lac de Tibériade. Le président syrien, Bachar Al-Assad, a d'ailleurs évoqué d'éventuels contacts directs, mardi 23 décembre.

"Les discussions sur les questions bilatérales ont été très substantielles, affirme Alon Liel, ancien directeur général du ministère des affaires étrangères israélien. Pour tout ce qui touche à l'eau, aux frontières et à la démilitarisation du Golan, le "paquet" est presque finalisé. C'est sur les questions régionales que les négociations ont buté, à savoir les relations entre la Syrie et le Hezbollah, le Hamas et l'Iran. Pour avancer sur ces dossiers, il aurait fallu que les Etats-Unis participent aux négociations, ce que George Bush s'est refusé à faire."

Depuis quatre ans, Alon Liel oeuvre en coulisses au rapprochement entre l'Etat juif et le régime de Bashar Al-Assad. Entre 2004 et 2006, avec le consentement tacite des autorités israéliennes, il a négocié un accord de paix informel avec un homme d'affaires syro-américain, Ibrahim Suleiman, habitué des missions secrètes entre Washington et Damas. Publié en 2007 dans le quotidien Haaretz, ce texte prévoyait un retrait d'Israël sur les frontières d'avant la guerre de 1967 et une transformation du Golan en un parc auquel les Israéliens continueraient d'avoir accès, sans visa.

Quelques mois plus tard, aidé par ses bons contacts à Ankara où il a servi comme ambassadeur, Alon Liel facilitait l'entrée en scène de la Turquie dans un processus de négociations officiel et, selon lui, pas aussi indirect qu'on veut le croire. "Quand des conseillers d'Olmert et d'Al-Assad se trouvent le même jour, dans la même ville et dans le même hôtel, mon sentiment est qu'ils se rencontrent en face-à-face", dit-il.

Pour ne pas heurter de front la politique de George Bush qui a prôné jusqu'au bout l'isolation de la Syrie, M. Olmert est resté prudent sur ce canal de négociations. Son image calamiteuse en Israël ne lui permettait pas non plus de bousculer une opinion publique hostile en majorité à un retrait du Golan. De sources convergentes, il semble néanmoins qu'il se soit montré disposé à évacuer la totalité du Golan, si Damas s'engage à rompre ses relations avec le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien et à s'éloigner de l'orbite iranienne. "Y a-t-il une seule personne sérieuse en Israël qui croit que l'on peut faire la paix avec les Syriens sans renoncer au plateau du Golan ?", confiait-il en septembre au quotidien Yediot Ahronot.

Qu'adviendra-t-il de ce processus au lendemain des élections israéliennes ? Difficile à prévoir. Si la nouvelle administration américaine paraît désireuse de s'impliquer, le favori des sondages en Israël, Benyamin Nétanyahou, chef du Likoud, jure haut et fort qu'il ne cédera jamais le Golan. Dans ses mémoires, l'ancien envoyé spécial américain au Proche-Orient, Dennis Ross, soutient néanmoins que, lorsqu'il était premier ministre, de 1996 à 1999, ce même Nétanyahou s'était dit prêt à se retirer, lui aussi, sur la ligne du 4 juin 1967.


Benjamin Barthe

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