"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mardi, mai 07, 2013

HONGRIE
L'ANTISEMITISME
REPRENDSESDROITS
Source : euroactiv.com en ligne le lundi 6 mars 2013



Le premier ministre hongrois
s’abstient de censurer
un parti antisémite



Lors d’un rassemblement mondial de dirigeants juifs à Budapest, le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a vivement dénoncé dimanche (5 mai) l’antisémitisme croissant dans son pays. Il s’est toutefois abstenu de censurer le parti d’extrême droite Jobbik.


Viktor Orbán a fait part de ses préoccupations sur l'hostilité grandissante envers les juifs en Hongrie et en Europe lors de l'assemblée quadriennale du Congrès juif mondial (WJC) à Budapest. Il a qualifié l'antisémitisme d'« inacceptable et [d'] intolérable ».

Il a expliqué les mesures prises par son gouvernement conservateur en vue de proscrire les crimes de haine et de perpétuer la mémoire de l'Holocauste, qui a coûté la vie à environ 500 000 juifs hongrois.

Il n'a cependant pas répondu à un appel du président de WJC, Ronald Lauder, qui a épinglé le parti Jobbik dans son discours d'introduction. M. Launder a déclaré à Viktor Orbán : « Les juifs hongrois ont besoin de vous pour affronter ces forces obscures. »

À la suite du discours de M. Orbán, un communiqué de WJC indique : « Le premier ministre n'a pas affronté la vraie nature du problème : la menace posée par des antisémites en règle générale et plus particulièrement par le parti d'extrême droite Jobbik.

« Nous regrettons qu'il n'ait fait aucune référence à quelque incident antisémite ou raciste que ce soit et n'a pas non plus marqué avec clarté la différence entre le gouvernement et la frange d'extrême droite. »


Également contre les Roms et l'Union européenne

Jobbik calomnie également la minorité Roms de Hongrie et s'oppose à l'Union européenne ainsi qu'aux autres influences étrangères. Il occupe 43 des 386 sièges au parlement alors que le parti Fidesz de Viktor Orbán en détient plus de deux tiers.

L'un des députés du Jobbik, Márton Gyöngyösi, avait demandé en novembre l'établissement d'une liste de juifs importants afin de protéger la sécurité nationale.

Lors d'un rassemblement du Jobbik samedi (4 mai), ce député et d'autres ont accusé les juifs de tenter d'acheter des propriétés afin de s'emparer de la Hongrie. Ils ont également accusé Israël de gérer des camps de concentration à Gaza.

Lors de son discours aux dirigeants juifs, M. Orbán a déclaré : « Nous ne voulons pas que la Hongrie devienne un pays de haine et d'antisémitisme et nous [vous] demandons votre aide et votre expérience pour nous aider à résoudre le problème. »

Il a ajouté que la réponse de la Hongrie vis-à-vis de la hausse de l'antisémitisme en Hongrie et en Europe « n'est pas d’abandonner nos racines religieuses et morales, mais de rappeler et de renforcer l'exemple des bons chrétiens » dans ses lois destinées à la défense de la dignité de tous les citoyens.

Alors que le gouvernement a pris des mesures contre l'antisémitisme, des détracteurs indiquent qu’il ne se démarque pas suffisamment de Jobbik. Le gouvernement se livre à une lutte contre ce parti extrémiste pour obtenir les voix d’Hongrois nationalistes frustrés par l'aggravation de la crise économique.

Elie Petit, vice-présidente de l'Union des étudiants juifs de France, a participé à l'assemblée et a déclaré que Viktor Orbán « ne lutt[ait] pas vraiment contre l'antisémitisme, le racisme et les attaques contre les minorités. Il n'est pas suffisamment puissant pour modifier les actions du parti Jobbik. »

La Hongrie était auparavant un centre de la vie juive en Europe et les juifs constituaient un quart de la population de Budapest avant l'Holocauste.

Le pays compte à présent entre 80 000 et 100 000 juifs et la vie juive a repris grâce à des synagogues rénovées et de nouvelles écoles. De nouveaux restaurants et cafés ont transformé l'ancien ghetto en l’un des endroits les plus populaires de la vie nocturne.


Réactions :
Dans une lettre au ministre hongrois des affaires sociales et familiales envoyée aujourd'hui, Rina Beers, la présidente de la FEANTSA (Fédération Européenne d’Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri) a déclaré : « Nous estimons que la Constitution hongroise amendée augmente de manière significative le risque de criminalisation de l'absence de domicile et que l’alinéa 3 de l'article 8 de la Constitution amendée rouvre la possibilité pour les communes de criminaliser les personnes sans abri qui n'ont nulle part où aller. »



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