PREMIERPRIXNOBEL
DELAPAIXDECERNE
AUNPRESIDENT
AMERICAIN
Source : le site de courrier international
en ligne le 9 octobre
Obama, Prix Nobel
des bonnes intentions
En décidant de récompenser le président américain, le comité Nobel a fait un choix controversé. Pour preuve, cette réaction du Times qui se montre guère enthousiaste.
L’attribution du prix Nobel de la paix au président Barack Obama va susciter incrédulité et consternation dans bien des capitales de la planète. Peut-être même ira-t-elle jusqu’à embarrasser l’intéressé lui-même. Rarement une décision aura été aussi manifestement politique et partisane. Le comité du Nobel norvégien y a clairement vu un moyen d’exprimer la gratitude de l’Europe pour la fin des années Bush, son approbation face à l’élection du premier président noir des Etats-Unis et l’espoir que Washington tienne sa promesse de renouer avec la communauté internationale.
Au lieu de cela, le prix risque de paraître grotesque dans ses prétentions, condescendant dans ses intentions et avilissant dans sa tentative de construire un homme qui vient à peine d’entamer son mandat, et qui est donc encore bien loin d’avoir accompli quoi que ce soit de tangible dans le domaine de la paix. Le prétexte du prix a été la décision d’Obama de “renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples”. Nombreux sont ceux qui rappelleront que, si le président a effectivement promis de “relancer” les relations avec la Russie et de proposer un nouveau départ aux relations avec le monde musulman, pour l’heure, ses belles paroles tardent à se traduire en actes.
Les relations Est-Ouest ne se portent guère mieux qu’il y a six mois, et, si l’on peut parler de changement, il s’explique sans doute avant tout par la crise économique mondiale. Quant à la volonté tant vantée de l’Amérique de rétablir le dialogue avec le monde musulman, elle n’a pour l’instant pas obtenu de progrès concret sur la voie d’une résolution du conflit entre les Israéliens et les Palestiniens. Il est par ailleurs paradoxal de décerner un prix de la paix à un président dont la principale préoccupation est actuellement de savoir quand et comment accroître l’effort de guerre en Afghanistan. Si, entre-temps, la Maison-Blanche décide d’envoyer 40 000 hommes de plus en Afghanistan, le spectacle d’Obama montant à la tribune à Oslo pour recevoir un prix autrefois attribué à Nelson Mandela, Aung San Suu Kyi et Mère Teresa n’en sera que plus absurde. Aussi juste que cette guerre puisse paraître aux yeux de l’Occident, les musulmans risquent de ne pas être les seuls à se plaindre que la paix n’est que fort peu compatible avec une escalade des hostilités.
Ce n’est pas la première fois que le jury du Nobel fait des choix controversés. Certains prix semblaient couronner davantage un espoir qu’un parcours. Ainsi, celui décerné aux deux militantes de la paix en Irlande du Nord, Betty Williams et Mairead Corrigan, avait manifestement pour but d’envoyer un signal aux deux communautés en guerre de l’Ulster. Mais l’influence politique des deux lauréates s’est hélas révélée négligeable. Au Moyen-Orient, le prix attribué à Menahem Begin et Anouar El-Sadate en 1978 paraît rétrospectivement aussi naïf que celui remis plus tard à Yasser Arafat, Shimon Péres et Yitzhak Rabin – même si l’on peut arguer que les accords de Camp David, tout comme ceux d’Oslo, faute d’avoir ramené la paix, ont au moins été des tentatives de sortir de l’impasse. Cela étant, le prix Nobel d’Obama a plus de fortes chances d’être comparé au plus discutable de tous, celui revenu en 1973 à Henry Kissinger et à Lê Duc Tho pour les négociations ayant mis fin à la guerre du Vietnam. On n’avait alors pas manqué de rappeler que Kissinger avait défendu les bombardements au Cambodge. Quant au négociateur vietnamien, il est vite apparu comme un menteur, son gouvernement n’ayant jamais eu l’intention de respecter un traité de paix mais attendait la première occasion pour attaquer le Sud-Vietnam.
Obama devient ainsi le troisième président américain en fonction à recevoir le prix. Le jury du Nobel a fait savoir aujourd’hui que ce président avait “capté l’attention du monde”. Certes, son énergie et ses aspirations ont ébloui bon nombre de ses partisans. Mais, malheureusement, les Norvégiens en ont été à ce point aveuglés qu’ils n’arrivent plus à distinguer entre les espoirs et les réalisations. Ce qu’ont accompli tous les précédents lauréats en ressort terni.
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