"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, janvier 12, 2013

CONTRE-OFFENSIVE
MILITAIREFRANCAISE
AUMALI
L'ANALYSEDUNMEDIA
MALIEN
Source : maliactu.net en ligne le samedi 12 janvier 2013



La France, en guerre au Mali,
a le soutien international
mais joue gros


La décision française d’engager ses militaires au Mali a été saluée par la majorité de ses partenaires occidentaux et africains, mais Paris joue gros avec un engagement important qui l’expose à des pertes, sans compter les risques pour la vie de ses otages au Sahel.

Le sort des huit Français enlevés dans la zone sahélienne par des groupes islamistes reste un sujet crucial. Particulièrement au moment où un otage français, détenu en Somalie depuis 2009, aurait été tué par ses geôliers, selon Paris, lors d’une opération samedi des services d’espionnage français (DGSE), qui a également fait un mort et un disparu parmi les militaires français.

Même si la France a démenti tout lien avec l’intervention au Mali, l’échec de l’opération somalienne a encore accentué l’angoisse des familles.

En outre, le niveau d’engagement au Mali, où les forces françaises sont « dans une phase de montée en puissance », expose de façon importante la France, qui pour le moment combat seule avec l’armée malienne, a souligné le ministre de la Défense Jean Yves Le Drian.

Contrairement au conflit en 2011 en Libye, où la France n’avait subi aucune perte en sept mois d’opérations aériennes, un premier militaire français, un pilote d’hélicoptère, a été tué dès le premier jour de combats vendredi au Mali.

Le soutien français passe en particulier par un appui aérien aux troupes maliennes, et des frappes aériennes ont été conduites vendredi et samedi pour bloquer l’avance des colonnes de pick-up armés des islamistes.

Les avions de combat – Mirage 2000 et Mirage F1 – basés à N’Djamena ont dans un premier temps été engagés. Le dispositif français au Tchad est renforcé et les Rafale, qui peuvent intervenir depuis métropole, sont « en alerte », a encore précisé M. Le Drian.

Mais l’intervention française est aussi terrestre, et l’idée répétée depuis des mois qu’il n’y aurait « pas de troupes au sol » au Mali a volé en éclat dès le premier jour.

Les premiers soldats français ont été envoyés vendredi à Sévaré, à la limite entre le nord et le sud du pays, et des unités françaises ont également été déployées à Bamako, pour assurer notamment la protection des quelque 6.000 ressortissants français. Leur nombre devrait bientôt atteindre plusieurs centaines d’hommes, et ce dispositif pourrait en cas de besoin être également déployé à Mopti (centre), selon M. Le Drian.



Soutien des partenaires occidentaux
et africains


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A la manoeuvre diplomatique depuis des mois sur le dossier malien, Paris s’est finalement décidé à entrer en action en raison de l’avancée suprise vers le sud et Bamako des groupes islamistes qui contrôlent le nord du pays depuis l’été.

Pour la France, il fallait répondre à l’appel à l’aide d’un pays ami « qui se noie » selon les termes du chef de la diplomatie Laurent Fabius, en avançant que « pour la première fois des terroristes risquaient de mettre la main sur un Etat africain ».

Le président malien Diocounda Traoré a d’ailleurs a appelé samedi matin François Hollande pour « le remercier », a indiqué la présidence française>.

La décision française a été saluée par Londres, Berlin et Washington, notoirement sceptique jusqu’à présent sur une intervention au Mali. Londres et Berlin se sont gardées d’annoncer une quelconque participation à l’intervention, mais Washington envisage un appui logistique, notamment des drones.

Un bémol toutefois est venu de Moscou, qui a déclaré samedi que toute opération militaire en Afrique devait se faire sous l’égide de l’Onu et de l’Union africaine (UA).

Satisfaction également du côté de la Cédéao et de l’Union africaine –son président, Thomas Boni Yayi, allant jusqu’à se déclarer « aux anges »–.

L’Algérie, acteur incontournable dans la région et très réticente à voir Paris intervenir militairement dans son arrière-cour, a apporté samedi son « soutien non équivoque » aux autorités maliennes, sans toutefois dire un mot de l’intervention française.

La dernière entrée en guerre de la France en Afrique remontait à 2011 avec l’intervention en Libye combinée avec principalement les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Ces dernières semaines, Paris a refusé d’apporter son aide militaire au président centrafricain François Bozizé, qui fait face à une insurrection, confirmant ainsi la volonté affirmée par François Hollande de mettre fin à la « Françafrique », qui, depuis les indépendances, faisait de la France à la fois le gendarme et le faiseur de rois dans ses ex-colonies.

Pour justifier son intervention au Mali, Paris a mis en avant l’article 51 de la charte de l’ONU qui mentionne « le droit de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies est l’objet d’une agression armée ».



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