"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, janvier 19, 2011

LAREVOLTE
DUPEUPLETUNISIEN
PROMESSEDEMETTREFIN
AUXANNEESBENALI
Source : leparisien.fr en ligne le 19 janvier



Tunisie :
le président promet
«une rupture totale avec le passé»


Dans sa première allocution publique, le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa, s'est engagé mercredi soir à une «rupture totale avec le passé» pour que se réalisent les aspirations de la «révolution de la dignité et de la liberté». «Ce gouvernement va procéder à la séparation entre l'Etat et le parti», a-t-il promis.
Cette annonce arrive au terme d'une journée où des milliers de Tunisiens ont de nouveau exigé le retrait du gouvernement de transition des figures de l'ancien régime.

Les manifestants demandent également la dissolution du RCD, le parti du président déchu Ben Ali. Ces démonstrations de colère interviennent avant même la première réunion, peut-être jeudi, du cabinet d'union nationale, formé lundi mais dont quatre membres appartenant à l'opposition se sont déjà dissociés.

«Nous voulons un nouveau Parlement, une nouvelle Constitution et une nouvelle République», ont scandé les manifestants, encerclés par un dispositif important des forces de l'ordre. La rue tunisienne conteste fortement la présence dans le gouvernement de transition de membres de l'équipe sortante du président déchu Ben Ali qui a régné sans partage sur le pays pendant 23 ans avant d'être renversé «RCD (Rassemblement démocratique constitutionnel, parti de Ben Ali) out !», proclamait une autre banderole. Mardi, déjà, plusieurs manifestations hostiles à la présence dans les rangs du gouvernement de membres de l'équipe sortante ont eu lieu à travers le pays.

Un parti d'opposition se retire définitivement du gouvernement. Le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) se retire définitivement du gouvernement d'union nationale, où il disposait d'un ministère et a demandé de nouvelles négociations en vue d'un nouveau cabinet. La veille, trois ministres issus de la centrale syndicale UGTT avaient démissionné.

Plus de 100 morts. Plus de cent personnes ont été tuées dans des violences en Tunisie au cours des cinq dernières semaines selon des informations compilées par l'ONU sur place, a annoncé mercredi le Haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, Navi Pillay. Des décès «résultant de tirs ainsi que de suicides de protestation et des émeutes dans les prisons pendant le week-end», a-t-elle ajouté, précisant «que le chiffre exact reste incertain». Le gouvernement tunisien a comptabilisé, lui, 78 morts et 94 blessés.

Trois partis légalisés. Non reconnus sous le régime précédent, trois partis d'opposition ont été légalisés durant les trois derniers jours : Tunisie Verte (écologique) d'Abdelkader Zitouni, le Parti socialiste de gauche de Mohamed Kilani et le Parti du travail patriotique et démocratique tunisien, d'Abderrazek Hammami.

Enquête judiciaire ouverte en Tunisie sur les biens de Ben Ali. Une enquête judiciaire a été ouverte sur les bien du président déchu Zine El Abidine Ben Ali et de sa famille. Selon l'agence officielle TAP, l'enquête concerne «l'acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers», les «placements illicites à l'étranger» et «l'exportation illégale de devises». Elle vise nommément l'ancien chef d'Etat, sa femme Leila Trabelsi, «les frères et gendres de Leila Trabelsi, les fils et les filles de ses frères».

Une plainte déposée à Paris. Trois ONG ont annoncé mercredi avoir déposé plainte à Paris, notamment pour corruption, contre l'ex-président tunisien Ben Ali et son entourage. Outre la corruption, la plainte déposée par Sherpa, Transparency International et la Commission arabe des droits humains vise le délit de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, abus de confiance et blanchiment aggravé commis en bande organisée.

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