"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam


CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

vendredi, juillet 24, 2009

RACISME
Source : lefigaro.fr en ligne le 23 juillet


Polémique après l'arrestation
d'un prof Noir de Harvard

Caroline Politi



Barack Obama a provoqué des remous en qualifiant de «stupide» le comportement de la police, après l'arrestation de cet éminent professeur d'université.


L'arrestation d'un éminent professeur de l'université de Harvard, proche de Barack Obama, relance la question du racisme aux Etats-Unis. L'affaire remonte à la semaine dernière. Le sergent James Crowley se rend au domicile de Henry Louis Gates Jr. à la suite de l'appel d'une voisine, qui affirme avoir vu «deux Noirs avec des sacs à dos» tentant d'entrer par effraction. Il s'agit en vérité d'Henry Louis Gates Jr., de retour d'un voyage à l'étranger, et d'un ami qui essayent de forcer la porte d'entrée, qui est coincée.


Au moment où le policier blanc arrive, Henry Louis Gates Jr. est à l'intérieur de la maison et lui montre des preuves attestant qu'il s'agit de son domicile. Mais il n'obéit pas à l'agent qui lui demande de sortir, et après un échange de mots, il est interpellé. Selon la police de Cambridge (Massachusetts), le professeur a refusé dans un premier temps de montrer ses papiers d'identité et a accusé le policier de racisme, s'exclamant : «Voilà comment on traite les Noirs aux Etats-Unis ! ». Henry Louis Gates Jr. a été accusé de trouble à l'ordre public, avant que les poursuites ne soient abandonnées mardi. Depuis, l'enseignant demande au policier qui l'a interpellé de lui présenter ses excuses.

Barack Obama, d'habitude prudent sur la question raciale, a pris le parti du professeur, qui est l'un de ses amis. «La police a agi de façon stupide en arrêtant quelqu'un alors que la preuve était faite qu'il était chez lui», a-t-il déclaré lors une conférence de presse mercredi. Cet incident est le signe que «la race reste un facteur important de notre société », a poursuivi le président des Etats-Unis.


«Obama est à côté de la plaque»

Cette affaire, particulièrement médiatisée car c'est la première fois que Barack Obama s'exprime de façon aussi tranchée sur la question du racisme, a fait la Une des médias américains. Le président, «conscient des progrès incroyables qui ont été faits» depuis son élection, a cependant relevé : «La police arrête, depuis très longtemps, des Africains-américains et des Latinos de façon disproportionnée ». A l'heure actuelle, un jeune noir sur neuf est en prison aux Etats-Unis.

Le sergent Jim Crowley qui a arrêté l'universitaire, a refusé de lui faire des excuses et s'est déclaré profondément «déçu» par les propos de Barack Obama, qui, selon lui, est «à côté de la plaque». Le policier s'est défendu dans les médias d'être raciste en racontant, qu'il n'avait pas hésité à faire du bouche-à-bouche à Reggie Lewis, un célèbre basketteur noir, pour le sauver.

Les propos du président et notamment ses paroles sur l'attitude de la police ont suscité une vive polémique dans les médias et sur les blogs. Si de nombreux experts, à l'instar de Ralph Richard Banks, un professeur de droit à l'université de Sanford, interrogé dans le New York Times, estiment que cette arrestation est le symbole de la discrimination raciale aux Etats-Unis, d'autres se sont montrés réticents à l'initiative pris par le Président. Un avocat invité sur ABC News a ainsi estimé que les « propos calomnieux » de Barack Obama faisaient du tort à la police et créaient une tension dans le pays. Les citoyens ont également pris part au débat. Des sondages mis en ligne dans l'Etat du Massachussetts montrent qu'une large partie de la population prend la défense du policier.

Jeudi, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a déclaré que Barack Obama ne regrettait pas ses propos mais tenait à préciser qu'il n'avait en aucune façon traité le policier de «stupide». Le président pense qu'à partir du moment où il est devenu clair qu'Henry Louis Gates Jr. n'avait rien d'un suspect, l'apaisement aurait dû prévaloir des deux côtés, a souligné Robert Gibbs.

Aucun commentaire: