"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

jeudi, juillet 23, 2009

CULTUREZ
-VOUS
Source.ouestfrance.fr en ligne le 23 juillet


Louise Ebrel, passionaria du chant breton



À Quimper,
Louise Ebrel chantera, entourée de ses amis musicaux.



Ses copains musiciens la surnomment « Louise Attaque ». Samedi à Quimper, le festival de Cornouaille lui offre une carte blanche.

En breton, son nom veut dire « avril ». À bientôt 77 printemps (le 27 juillet), Louise Ebrel, fille d'Eugénie, a repris le flambeau des soeurs Goadec, à qui Alan Stivell avait offert la scène de Bobino dans les années 1970.

« Chez nous, on a toujours chanté : ma mère, mes tantes (les fameuses soeurs Goadec) avaient un répertoire formidable. Mon père aussi, qu'on entendait à un kilomètre à la ronde quand il revenait de la foire aux chevaux de Carhaix. »

C'est à Treffrin qu'elle est née, Louise. À quelques encablures du fief actuel du festival des Vieilles Charrues de Carhaix, dans les années 1930. « Mon premier jour de classe à Trebrivan, comme j'ai parlé breton avec une petite copine, l'institutrice m'a enfermée dans un cagibi : ça marque ! » Surtout à 6 ou 7 ans. « Pour le certificat d'études, se souvient-elle, comme le maître ne savait pas chanter, c'est moi qui dirigeais le chant. J'avais 10 ans ». Jeune fille, Louise a connu, à Paris, le statut d'employée de maison, « dans ces familles qui vous font coucher dans un coin de salon et manger les restes de leurs repas ».

Mouloudji et kan ha diskan

Travaillant dans la restauration, elle exerce ses talents d'interprète sur les chansons à la mode de l'époque : Mouloudji, Piaf, Luis Mariano. « En fait, je n'osais pas chanter en breton, intimidée par la notoriété de mes tantes et de ma mère. » Et puis, un jour, Louise décide de pousser la porte d'un stage de chant, animé par Yann-Fanch Kemener, l'une des grandes voix masculines de la gwerz et du kan ha diskan (mélodie, et chant à répondre).

Depuis, des dizaines de scènes ont vu passer, jamais sans la moindre partition, Louise Ebrel. Pendant quinze ans, elle s'est produite aux côtés de Denez Prigent, puis d'Ifig Flatrès, ou encore de sa petite-cousine, Annie Ebrel. Accompagnée par des musiciens aussi : ceux du groupe Dremmwel, de Red Cardell et, plus récemment, par les Ramoneurs de Menhirs. Pour ceux qui n'y auraient pas encore assisté, la rencontre scénique entre la tonique septuagénaire et la bande à Loran, guitariste des Béruriers noirs, vaut, croyez-nous, le déplacement. Si vous n'êtes pas allergiques à la punk gavotte, naturellement.

Samedi, sur la grande scène du festival, Louise Ebrel a décidé de rassembler tous ses amis musicaux, pour, le temps d'une soirée, évoquer ce parcours atypique. Et retrouver, qui sait, ses inoubliables émotions enfantines. Quand son paysan de père faisait, en rentrant par les bois, s'arrêter ses six gamins, pour écouter respectueusement chanter les grenouilles.


Ronan GORGIARD.

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