"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, juin 14, 2009

LAUTORITE
PALESTINIENNE
AUBORDDELAFAILLITE
Source : lemonde.fr en ligne le 13 juin


L'Autorité palestinienne est au bord
de la banqueroute


Jérusalem
Correspondant


Afin de pouvoir payer les salaires du mois de mai des quelque 165 000 fonctionnaires de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad, le premier ministre palestinien, a été contraint de souscrire un emprunt de 530 millions de dollars (quelque 378 millions d'euros) auprès des banques.

Cette somme est également destinée à pallier le déficit d'aide internationale depuis le début de l'année. "Nous faisons face à une crise financière aiguë", a averti M. Fayyad demandant aux donateurs de "tenir au plus vite leurs promesses". En raison de l'arrêt des négociations avec Israël, de la guerre à Gaza, de l'arrivée au pouvoir dans l'Etat juif d'un gouvernement très axé à droite et par voie de conséquence du manque de perspectives politiques dû au blocage de la situation, les donateurs - principalement les nations arabes - se sont montrés extrêmement réticents à honorer leurs engagements.

Au cours des cinq premiers mois de l'année, l'aide budgétaire s'est élevée à 328 millions de dollars, loin du 1,15 milliard de dollars attendu pour le budget 2009. "Notre besoin de financement extérieur pour le budget est estimé à environ 120 millions de dollars par mois. Au cours des cinq premiers mois, la moyenne a été de 70 millions, soit un déficit mensuel de 50 millions", a déclaré M. Fayyad, lors d'une réunion, à Oslo, le 8 juin, du comité ad hoc des bailleurs de fonds internationaux. L'Autorité palestinienne est donc au bord de la banqueroute. Selon Oussama Kanaan, représentant du Fonds monétaire international (FMI) pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, l'Autorité palestinienne risque "une grave crise de liquidités" car elle a presque épuisé sa capacité d'emprunt.


40 % DE CHÔMEURS À GAZA

Les 530 millions fournis par des banques privées ont permis à l'administration palestinienne de respirer un court instant. Mais en juillet, il faudra à nouveau payer les salaires des fonctionnaires et faire face à toutes les autres dépenses courantes. La masse salariale représente à elle seule 22 % du PIB, selon la Banque mondiale. "Une défaillance des donateurs aura de graves implications qu'aucun d'entre nous ne souhaite", a averti Jonas Gahr Stoere, ministre norvégien des affaires étrangères.

En dépit des promesses effectuées, les nations donatrices se lassent face à l'absence de progrès. Lors de la réunion des donateurs à Paris, en décembre 2007, 7,7 milliards de dollars avaient été promis ; 3,3 milliards ont déjà été versés. Lors d'une seconde réunion, à Charm El-Cheikh, le 2 mars, après la guerre de Gaza, 4,5 milliards ont été promis pour aider à la reconstruction de ce territoire.

Pour le moment, rien n'a été versé, Israël refusant toujours d'alléger le blocus et s'opposant à l'entrée de fonds, craignant que cet argent ne profite au Hamas.

La situation économique se dégrade. Le chômage est passé en 2008 de 18 % à 19 % en Cisjordanie et de 30 % à 40 % dans la bande de Gaza, selon un rapport de la Banque mondiale publié début juin. "Les progrès accomplis dans la levée des restrictions au cours de 2008 ont été pour le moins marginaux", note le rapport, qui souligne qu'"à cause du dispositif de sécurité israélien, l'économie palestinienne s'est anémiée, ce qui se traduit par un déclin des secteurs productifs et une augmentation du secteur public vers lequel la population se dirige en quête d'emploi et d'assistance pour faire face au chômage".


M. B.-R.

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