"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam


CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, juin 14, 2009

ROCK'N
THORAH
Source : nouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 13 juin


Rockeuses ET ultra-orthodoxes en Israël



C'est un "girls' band" pas tout à fait comme les autres. Depuis trois ans que ces six rockeuses tournent en Israël, les foules qui se pressent pour les écouter sont de plus en plus nombreuses, mais les concerts du groupe Ashira sont toujours interdits aux hommes: les musiciennes du groupe sont toutes aussi strictement juives orthodoxes que leur public.

Suivant une injonction rabbinique selon laquelle il n'est pas correct qu'un homme écoute la voix d'une femme en train de chanter, elles ne se produisent que devant d'autres femmes.

Et les musiciennes d'Ashira disent remplir une fonction particulière, répondant à un besoin de la communauté juive orthodoxe d'Israël, dans laquelle les occasions de divertissement de ce type sont rares pour les femmes.

Les communautés orthodoxes, au sein desquelles hommes et femmes mènent leur vie sociale en parallèle -séparés même aux mariages- organisent certes des activités réservées aux femmes, conférences, séances de piscine ou danses traditionnelles. Mais le concert de rock réservé aux femmes est une nouveauté.

"Aucun autre groupe ne joue comme nous", assure Pnina Weintraub, 24 ans, fondatrice d'Ashira, à propos de son répertoire rock, blues et chansons folk irlandaises. "Ce n'est pas de la musique 'de filles', mais c'est une occasion permettant aux filles de jouer et de se distraire d'une manière cacher et correcte".

Ashira ("je chanterai", en hébreu) se produit donc dans des bars qui ferment leurs portes aux hommes les soirs de concert. Et rend grâce à Dieu avant d'attaquer ses premiers riffs sur scène.

Les titres en hébreu du groupe -qui a composé huit chansons originales et interprète d'autres classiques israéliens- tournent tous autour de thèmes bibliques. L'album à venir comportera sur la pochette une mise en garde enjoignant aux hommes de ne pas l'ouvrir... La même mise en garde, "réservé aux femmes", assortie d'une injonction divine, figure sur leur carte de visite et ces six "filles dans le vent" un peu particulières refusent d'être filmées, pour rester religieusement convenables...

En revanche, comme toute bonne rockeuse qui se respecte, Pnina Weintraub rêve de gloire, de concerts géants et de foules immenses... Exclusivement féminines, bien sûr.

Ce groupe d'un nouveau genre semble en tout cas plaire aux filles. A la fin de leur performance de 90 minutes à l'Université Bar-Ilan de Tel Aviv, un campus à tendance religieuse, Ashira a conquis son public, qui dansait, agitant les bras et reprenant les paroles en choeur.

"Quiconque a inventé le rock l'a fait pour que les gens se lâchent", juge Pnina Weintraub. "Ce n'est pas que 'sexe, drogue et rock 'n' roll'. Notre musique est très libératrice, et c'est très important pour notre communauté".

Le groupe compte également une chanteuse, une bassiste, une batteuse, une guitariste et une flûtiste enceinte de neuf mois. Les trois musiciennes mariées d'Ashira se produisent tête couverte, comme l'exige leur version de la religion juive.

Car les rockeuses ultra-orthodoxes affirment respecter totalement la Loi. "Je me sentirais très mal à l'aise de jouer devant des hommes. Je suis ravie de pouvoir permettre aux filles d'avoir un moment où venir chanter et danser en liberté", explique Inbar Presser, la bassiste, 22 ans.

Et si la communauté ultra-orthodoxe, connue pour être très collet monté, a réagi avec étonnement à l'émergence d'Ashira, elle l'a fait aussi sans désapprobation.

"C'est un truc nouveau, un nouveau concept", se réjouit Navea Mashraki, 29 ans, une compositrice de chansons religieuses venue écouter Ashira à Bar-Ilan. "Ce que nous, filles orthodoxes, devons faire, c'est apporter du neuf sans aller contre la tradition"

Aucun commentaire: