"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, juin 30, 2013

L'AFFAIRE BERNHEIM

L'AFFAIREBERNHEIM
L'AFFAIREQUIDERANGE
LESJUIFSDEFRANCE
Source : liberation.fr en ligne le vendredi 28 juin 2013



Gilles Bernheim,
l’ombre du pécheur



Par
Bernadette Sauvaget




Mis en congé du grand rabbinat en avril, Bernheim assure toujours des cours à la synagogue de la Victoire à Paris.


Après la mise en congé du grand rabbin, pour plagiat et usurpation, le judaïsme français fait montre d’indulgence à son égard. Et n’est pas pressé d’assurer sa succession.

Sa présence plane encore et ses détracteurs s’inquiètent. Obligé, début avril, de se mettre en congé de ses fonctions de grand rabbin de France après le scandale provoqué par des affaires de plagiat et d’usurpation du titre d’agrégé, Gilles Bernheim continue à jeter le trouble. En fait, le judaïsme français peine à tourner cette page peu reluisante pour ses institutions. Les élections en vue de trouver à Gilles Bernheim un successeur, n’auront pas lieu avant le premier semestre 2014. «Il y a un temps de deuil nécessaire», justifie Joël Mergui, le président du consistoire central. De fait, l’affaire Bernheim a été, relève-t-on parmi les responsables, un «véritable traumatisme». Certains parlent même «d’humiliation». «C’est une triste fin pour celui qui était le héros de l’intelligentsia juive française», soulignait récemment l’historien et diplomate israélien, Elie Barnavi, de passage à Paris.


Mirobolants.

Sur la forme, personne ne remet en cause la nécessité du départ de Bernheim. Mais sur le fond, ce dernier continue à bénéficier d’une certaine indulgence. «Ce n’est pas bien de mentir et de tromper les gens, reconnaît cette juive très pratiquante de la région parisienne. Mais quelles étaient les véritables motivations de ceux qui ont révélé tout cela ?» Pour Michel Serfaty, le rabbin de Ris-Orangis (Essonne), Bernheim a certes commis un «un péché d’orgueil» en prétendant avoir l’agrégation mais il l’excuse pour le plagiat. «C’est devenu une pratique courante, même dans les milieux universitaires», dit-il. Lui-même a envoyé à Bernheim un mail de soutien et regrette son départ. «Tous les prophètes ont été à un moment ou l’autre des menteurs. Je dirais à Gilles Bernheim : "bienvenue au club"», commente, avec humour, une bénévole du consistoire central. Malgré sa chute, le grand rabbin de France - en congé - conserve une audience et une aura qu’il cultive habilement. Il poursuit ses conférences, affichant ainsi sa volonté de demeurer dans le paysage. Fin mai, à la synagogue de la Victoire à Paris, il tenait, comme chaque mois, un cours biblique. Il planchait sur l’un des plus célèbres textes de la Bible, le sacrifice d’Isaac devant une assistance d’une soixantaine de personnes. Au micro, sa voix est docte et assurée. A quelques reprises, il confie qu’il a lui-même traversé, ces derniers temps, des épreuves, se glissant davantage dans la peau de la victime que dans celle du coupable.

A la sortie, le carré des fidèles se veut discret, gardant le silence sur l’affaire Bernheim. Ce manque de clarté a alimenté la rumeur, notamment sur des indemnités et un salaire mirobolants qu’aurait reçus Bernheim, ce que dément son avocat Patrick Klugman. Les modalités pratiques de son départ ont donné lieu à des négociations sur lesquelles l’une et l’autre partie ne s’épanchent pas. D’un point de vue juridique, la situation est inédite et complexe. Comme les prêtres et les pasteurs, les rabbins ne sont pas soumis au droit du travail. Dans les rangs des opposants, on redoute que ces atermoiements n’ouvrent la voie à un retour en grâce de Bernheim. Pour ménager, dit-on, «la dignité de l’homme», les élections au grand rabbinat n’auront lieu qu’au premier semestre 2014. Plus prosaïquement, si Joël Mergui temporise, c’est qu’il doit affronter d’abord un autre scrutin. En novembre, auront lieu les élections au consistoire de Paris. Joël Mergui est candidat à sa succession. En effet, il cumule, deux postes, à la fois président du consistoire central et président du consistoire de Paris.

Mondaine. Pour remplacer Gilles Bernheim, quelques noms circulent déjà. «Une dizaine de personnes ont le profil», estime Joël Mergui. Officiellement, aucun n’est candidat et la campagne n’a pas commencé. Mais trois favoris se dégagent : Haïm Korsia, Bruno Fizson et René Gutman. Aumônier général des armées, le premier dispose d’un solide carnet d’adresses dans les allées du pouvoir, mais a une image un peu mondaine. Vétérinaire de formation, le deuxième, qui fut proche de Bernheim, gère au consistoire central le dossier de l’abattage rituel. Grand rabbin de Strasbourg, le troisième est une figure respectée du judaïsme français.

Les anciens partisans de Bernheim redoutent surtout le retour d’un grand rabbin de France fermé au dialogue avec la société civile et aux visions religieuses très orthodoxes, comme le fut son prédécesseur, Joseph Sitruk. C’est justement le profil de deux outsiders, Michel Gugenheim, le grand rabbin de Paris qui assure l’intérim comme grand rabbin de France, et Alain Senior, rabbin à Créteil qui bénéficierait du soutien des anciens réseaux Sitruk.









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