"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, février 02, 2013

NETHANYAOU
"NOUVEAU"
PREMIERMINISTRE
TOUJOURS
SURLEQUI-VIVE
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le samedi 2 février 2013



Non,
je ne porterai plus jamais
de masque à gaz




Le peuple souverain a fait son choix démocratiquement, c'est tellement rare, il faut donc le souligner. C'est maintenant aux hommes politiques de prendre le relais et respecter, autant que faire se peut, sa volonté. En Israël, cela prend toujours plus de temps qu'ailleurs (à l'exception de la Belgique) pour former un gouvernement, mais n'oublions pas que nous sommes au Moyen-Orient.

Discussions, négociations, tractations, marchandages, manœuvres, revirements, nous sommes au pays du pilpoul, cette gymnastique intellectuelle utilisée par les maîtres du Talmud et leurs étudiants qui permet de démontrer que deux avis différents ne sont pas forcément contradictoires.

C'est la raison pour laquelle mes yeux se sont tournés cette semaine vers des évènements qui se déroulent à l'extérieur de notre pays, mais qui pourraient bien potentiellement avoir un impact sur le quotidien des Israéliens.

Car si Israël entre dans une période d'inertie au cours de laquelle toutes les initiatives politiques tant intérieures qu'extérieures sont suspendues jusqu'à la formation du prochain gouvernement de coalition dont nous espérons qu'il sera au travail le plus vite possible, les violences se poursuivent sans relâche chez nos voisins, et en particulier en Syrie.

Binyamin Netanyahou a en effet convoqué cette semaine, à plusieurs reprises, le cabinet de sécurité restreint pour évoquer la menace des armes chimiques et non conventionnelles syriennes.

C'est alors que je me suis posé la question cruciale : où ai-je donc bien pu mettre mon masque à gaz ?

Après avoir cherché et trouvé celui de mon épouse, force fut de constater que le mien avait disparu.

Je téléphonais alors à un de mes fils actuellement en période de réserve (milouim) pour savoir si éventuellement le masque ne se trouvait pas chez lui, car il aurait pu l'emporter par inadvertance lorsqu'il emménagea dans son propre appartement.

Il me répondit qu'effectivement il l'avait embarqué à l'époque sans faire exprès et puis l'avait jeté lorsqu'il s'avéra que ces masques n'étaient plus aux normes.

Et sur le ton de la plaisanterie avec ce côté irrémédiablement décontracté et optimiste des Israéliens, il me dit : "Tu as des informations sur une guerre éventuelle ? T'inquiète, papa, moi qui commande une unité, on ne m'a pas prévenu ! Le cas échéant je te dégoterai un masque militaire et même moi je n'en ai pas à la maison, ce n'est pas demain la veille qu'on aura besoin de les porter comme au temps de la première guerre du Golfe".

Du coup, je me remémore cette époque.

Arrivé de Paris avec le dernier avion d'El Al le 17 janvier 1991, je suis dirigé dans un centre de distribution de masques à gaz à Tel Aviv. Une soldate veut me montrer comment l'enfiler. Je lui explique que je sers dans une unité où on a l'habitude d'utiliser ces masques et je ne veux pas lui faire perdre son temps.

Près de moi, quelques personnes âgées munies de leurs boîtes en carton attendent. Je me renseigne auprès de la soldate qui me dit qu'il s'agit de survivants de la Shoah qui ne sont pas en Israël depuis très longtemps. Ils sont stressés car ils ne parlent pratiquement que le Yiddish et il n'y a personne pour leur expliquer le fonctionnement du masque.

Et me voilà tout d'un coup propulsé instructeur de pose de masque à gaz en Yiddish à des gens qui ont échappé aux chambres à gaz !!! Quelle émotion…

J'ai à peine le temps de rentrer à la maison que les sirènes retentissent et les premiers Scuds s'abattent à moins de 500 mètres de chez moi. Il s'avéra par la suite que les masques n'auraient pas pu nous protéger des gaz si, par malheur, des missiles à tête chimique avaient été tirés par Saddam Hussein.

Finalement, je l'ai décidé, mais cela n'engage que moi et je ne demande à personne de m'imiter, je ne porterai plus jamais de masque à gaz.

Tout d'abord parce que je doute de son efficacité. Les gaz n'atteignent pas seulement les voies respiratoires, ils attaquent la peau.

Ensuite parce que, psychologiquement, en tant que Juif dont une partie de la famille a disparu lors de la Shoah, je ne me soumettrai plus jamais au diktat de mes ennemis qui utilisent les mêmes armes que leurs ancêtres nazis, grâce à la complicité passive du monde occidental qui n'a tiré aucune leçon du génocide dont nous avons été victimes il y a 70 ans.

Nous le constatons une fois de plus avec la force d'inertie qui anime les Occidentaux qui laissent "Boucher" el Assad massacrer allègrement son peuple depuis bientôt 2 ans sans lever le petit doigt.

C'est la raison pour laquelle j'ai une confiance illimitée dans l'Armée de Défense d'Israël qui agira et agit apparemment actuellement afin que les Juifs ne soient plus impuissants face à la barbarie.

Et je ne pensais pas si bien dire, puisque selon les informations émanant de médias étrangers, Israël aurait effectué un raid contre un convoi d'armes syriennes sophistiquées qui s'apprêtaient à être transférées au Hezbollah et qui auraient, selon des observateurs étrangers, pu changer la donne stratégique dans la région.

Damas évoque "un centre de recherche scientifique dans la banlieue de la capitale syrienne". La censure militaire empêche, au moment où j'écris, de divulguer davantage de précisions sur cette frappe présumée. On peut noter cependant une intense activité diplomatique et sécuritaire.

Que ce soit la visite-éclair du directeur du Conseil de sécurité israélien Yaakov Amidror à Moscou ou les entretiens du général Aviv Kokhavi, patron des Renseignements de Tsahal (Aman) à Washington avec le chef d'état-major interarmes de l'armée américaine, le général Martin Dempsey. Ou bien encore le déploiement de Dôme de Fer dans le nord du pays.

Tsahal veille, Tsahal a le bras long, Tsahal n'hésitera pas et ne fera pas preuve de retenue.

Qui pourra le lui reprocher. Certainement pas ceux qui font actuellement la guerre contre le terrorisme au Mali.

Non, décidément, je n'irai pas chercher un nouveau masque à gaz dans un centre de distribution, et comme on dit :

Shalom al Israël.



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Marc Femsohn

redaction@guysen.com

 

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