"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, décembre 10, 2011

LAFOLIELEPEN
POURLESHOW
MEDIATIQUE

Source : lepoint.fr en ligne le 9 décembre 2011


Marine Le Pen
maltraitée par les médias?
La bonne blague.



par
Renaud Revel





Stratégie de harcèlement ou positionnement médiatique? Les relations qu’entretiennent les dirigeants du Front Nationale avec l’ensemble de la sphère médiatique et ses institutions, largement inspirées de ce que fait un Jean-Luc Mélenchon, dans un registre tout aussi populiste, sont pour le moins surprenantes. Il ne se passe pas, en effet, une semaine sans que Marine Le Pen interpelle le CSA – un organisme de régulation où la présidente du FN arrive en tête parmi les personnalités politiques les plus procédurières-, ou s’en prenne à un journaliste au nom d’une agression dont elle aurait fait l’objet.

La dernière affaire en date concerne un documentaire de la journaliste Caroline Fourest sur Marine Le Pen. Prévu pour être diffusé jeudi prochain, sur France 2, ce sujet qu’aucun des responsable du FN n’a vu à ce jour, – si l’on en croit les propos des propres avocats du Front National-, a incité la présidente du FN à écrire au président de France Télévisions, Rémy Pflimlin. Le tout dans le but de protester contre cette diffusion, le parti frontiste ayant déjà attaquée, par le passé, cette journaliste pour diffamation.

Or dans un communiqué, pour le moins inédit dans sa forme, le FN évoque une « sommation interpellative », par laquelle le parti d’extrême droite « proteste, à l’avance (…) contre la réitération de ces diffamations et injures », qui n’ont pour l’instant pas été confirmées par la justice. Il est ainsi assez rare qu’un parti politique s’en prenne à un média, au nom d’un simple présupposé! Et qu’une personnalité politique fasse par avance le procès d’un documentaire qu’elle n’a pas encore vu ! C’est sans doute là une méthode d’intimidation, une manière de peser, -un diktat-, sur le diffuseur qu’on menace ainsi de poursuites, dans l’hypothèse où le sujet ne conviendrait pas à l’intéressée.

Mais c’est aussi, une stratégie de la pression permanente : celle-là même qu’employait en son temps l’ancien secrétaire général du PCF, Georges Marchais, qui dénonçait déjà, au début des années 80, une « nomenklatura » de journalistes « complices des élites et du pouvoir en place». Mélenchon s’en est inspiré, François Bayrou s’y est essayé, sans convaincre, en 2007 et Marine Le Pen en a fait un tropisme. Or chez cette posture est tout simplement insupportable. La multiplication des canaux de diffusion et des supports de presse fait qu’il ne passe pas une semaine sans que la présidente du FN ait les honneurs d’une chaîne ou la couverture d’un magazine. Télés, radios, journaux…Elle était chez Laurence Ferrari il y a quelques semaines et sur le plateau de David Pujadas, dans l’émission, «Des paroles et des actes», il y a peu. Omniprésente, Marine Le Pen tient ainsi à bout de gaffe des médias avec lesquels elle joue et entretient un rapport de force redoutablement efficace. Reste les snipers, alentours. Que faire, que dire face à une Sophie Aram qui dégoupille à l’antenne de France Inter, en traitant les électeurs du FN de «gros cons»? Quel droit de réponse apporté à cette désarmante sortie au lance-flamme d’une chroniqueuse, – sous protection policière, depuis-, qui s’autorise toutes les embardées, au nom d’une liberté de ton et d’expression, qu’il serait malvenu de lui contester? Heureusement, rien.

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