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Source : israelvalley.com en ligne
le 19 octobre
Dans le passé,
l’intégrisme iranien a tenté,
à maintes reprises,
d’exporter sa révolution,
en fomentant des troubles régionaux.
Par
Eli Avidar*
(Jérusalem)
Dans le passé, l’intégrisme iranien a tenté, à maintes reprises, d’exporter sa révolution, en fomentant des troubles régionaux. Voyez, par exemple, dans les années 80 du siècle dernier, les incidents à répétition dans l’est saoudien, ou encore les attentats fomentés au Koweït et au Bahreïn. Au Liban, par contre, le travail continu des Gardiens de la révolution, implantés au pays des cèdres, porte ses fruits. La visite officielle du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, en témoigne. Que l’on ne s’y trompe pas : il ne s’est pas agi d’une simple visite protocolaire, mais de celle d’un dirigeant venu prendre la mesure d’un territoire qu’il s’apprête à prendre en mains.
De nombreux commentateurs, israéliens et occidentaux, n’ont retenu de cette visite que le resserrement des liens économiques entre les deux Etats, le président iranien ouvrant sans retenue son carnet de chèques. En oubliant qu’il n’y a pas de repas gratuit, et sans se demander pourquoi un Iran, en proie à de grosses difficultés financières internes, puisse faire preuve de telles largesses ?
Le problème est, manifestement, que les Occidentaux, et d’aucuns parmi les Israéliens, jugent l’Iran selon leur propre prisme. Or, la République islamiste iranienne n’est en rien un exemple de démocratie, et le pouvoir ne tire pas sa légitimité d’un développement harmonieux de la société.
L’essence du pouvoir des ayatollahs iraniens est d’ordre religieux, et tous les moyens sont bons pour propager la religion, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Cette vision religieuse a le pas sur toute espèce de considérations, qu’elle soit d’ordre économique, ou relève de la logique (suivant l’esprit occidental).
Et à Jérusalem, tout se passe comme si les dirigeants politiques s’étaient réfugiés dans un bunker, attendant que passent la caravane, ses bruits et ses rumeurs, et que revienne le calme à la frontière-nord ! En oubliant que ce qui se trame au Liban a des répercussions immédiates, et influencera également le futur.
Il faut nous rappeler qu’en l’an 2000, lors du retrait unilatéral des forces israéliennes du Sud-Liban, d’aucuns se sont gaussés d’un quelconque danger chiite pour le nord-israélien, soulignant la faiblesse des effectifs du Hezbollah : quelque 400 miliciens, tout au plus. Et de lancer, même : " …et je n’ai aucune crainte, même s’ils entamaient une marche sur Jérusalem. ", n’est-il pas Yossi Beilin ?
Le Hezbollah s’est engouffré dans ce vide que nous avons laissé derrière nous, en clamant victoire, pour élargir son audience au sein de la population chiite. Depuis, puissamment aidé par l’Iran, le mouvement islamiste est devenu la principale force au Liban. Il ne reste qu’à souhaiter qu’Ehud Barak, père de ce retrait unilatéral alors qu’il était Premier ministre, et actuel ministre de la Défense, a su tirer les leçons de cet acte politique.
Disons-le sans ambages : le prochain conflit n’est qu’une question de temps. Pour le Hezbollah, qui agit comme un Etat dans l’Etat libanais, Israël est un ennemi d’une importance capitale, qui lui assure sa légitimité en tant qu’opposant n°1, à la prétendue menace israélienne, y compris au sein de ses opposants sunnites, et cette opposition à « l’entité sioniste », lui permet d’agir à sa guise au Liban, et ce, depuis 10 ans.
Etant donné que la caisse à outils dont dispose Israël, face au Hezbollah, est limitée, il lui faut organiser une campagne diplomatique de grande ampleur, pour mettre sur pied une coalition internationale contre la mainmise de ce mouvement sur le Liban, et par ricochet, se retrouver avec l’Iran au bord de la Méditerranée.
En se gardant toutefois de toute illusion : le monde ne va pas se presser pour agir à notre bénéfice. De la même manière que le boycott à l’encontre du Hamas a fait long feu, il en sera de même de toute sanction dans le cas qui nous préoccupe.
Pour parvenir à un résultat concret, il va falloir tendre à des décisions dramatiques: parvenir à un accord de paix avec la Syrie, ou encore avec l’Autorité palestinienne, afin d’isoler le Hezbollah et lui retirer cette légitimité qu’il confère à son anti-israélisme, à son antisionisme. Avec tous les renoncements que cela implique pour nous.
S’agripper à la configuration géopolitique présente, signifiera se retrouver, un jour ou l’autre, devant un gouvernement chiite à Beyrouth, dont les ficelles seront tirées par Mahmoud Ahmadinejad.
D’où l’importance de savoir que le combat d’Ahmadinejad contre Israël, par l’intermédiaire du Hezbollah, n’est qu’une étape dans la concrétisation de la vision eschatologique de Khomeiny : assurer la prédominance chiite sur le monde musulman. Et non seulement le savoir, mais agir en conséquence.
Traduit par Mati Ben-Avraham,
avec l’autorisation de l’auteur.
■Eli Avidar fut le conseiller politique d’Ariel Sharon lors du 1er gouvernement de celui-ci, au début des années 80. Il a ensuite rejoint son corps d’origine, le ministère des Affaires étrangères. Depuis 2008, il est directeur-général de l’Institut du diamant. Il a fondé également le mouvement « Pour un Proche-Orient pragmatique », qui œuvre en faveur d’une paix régionale, sans toutefois donner dans l’angélisme. Sa remarquable connaissance de la langue et du monde arabe ont fait de lui la coqueluche des médias arabes
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