"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, janvier 09, 2008

DEBATTONS




EN REPONSE A ...
MICHEL GARFUNKIEL



UNE VOIX QUI DERAILLE A DROITE



Monsieur Garfunkiel, chroniqueur le dimanche à 13h sur RCJ, Directeur de l'hebdomadaire de droite VALEURS ACTUELLES, dans son commentaire sur un récent sondage réalisé en Israël destiné à faire entendre la voix des jeunes sur la situation du pays, fait un un rapide calcul et rend une conclusion hâtive. Pas de doute, 60% de la population jeune en Israël se serait radicalisée qu'elle soit ashkénaze ou sépharade, religieuse ou laïque, riche ou pauvre.


Première observation : comme pour tout sondage, toute analyse sérieuse s'appuyant sur ce type d'information, Michel Garfunkiel sait mieux que quiconque, que cela mérite plus de circonspection et de retenue. Et qu'il vaut toujours mieux de rester sur sa réserve, à moins de vouloir créer la confusion. Dans les lignes qu'il fournit sur son site, on ne sait d'ailleurs peu de choses sur les commanditaires de ce sondage.



Deuxième observation : rappelons à Michel Garfunkiel que l'Etat d'Israël, et je pense que sur ce point, il ne me contradira pas, est indéniablement l'une des plus belles démocraties au monde et que si 60% était de droite nationaliste, nous aurions, aujourd'hui, très certainement un gouvernement , c'est, à l'échelle du pays, conséidérable dans une élection et en effet, si cela devait se confirmer dans les urnes, se serait un tournant majeur de la vie politique dans cet jeune Etat de 60 ans.



Troisème observation : 60% de jeunes qui bifurquent à droite pour défendre un Etat exclusivement juif, c'est faire croire que les 40% restant, quantité négligeable, au demeurant pour Michel Gurfunkiel, sont des jeunes israéliens perdus dans la nature prêts à échanger leur Etat juif contre un Etat multi-confessionnel. En clair, ces 40% de jeunes qui n'ont pas choisi la voie de la radicalité, seraient, au grand dam du chronioqueur de RCJ, moins nationalistes que leurs rivaux ce qui reviendrait à dire, si on lit bien ses propos, que le nationalisme de droite serait en oppsoition, et même en rupture brutale avec le nationalisme de gauche. Le sionisme n'est-il pourtant pas d'essence, de gauche, si l'on en croit la génèse de l'histoire de ce mouvement.

Quatrième remarque : additionner, à partir d'un banal sondage, des opinions de centre droit avec celles de juifs proches d'une idéolgie d'extrême droite, lesquels n'ont que faire de la diplomatie, de la stratégie de la région et de la géopolitique, de la mondialisation des conflits, et n' a comme seule obsession : vouloir construire un Etat exclusivement aux mains d'un judaïsme martial et partial. Cela n'est pas sans rappeler les amalgames que commettent certains commentateurs au lendemains des élections en France mêlant les voix du Front National avec une partie de la droite, démontrant qu'à travers ces additions de voix, les Français veulent manfester ainsi pour une politique de l'immmigration plus drastique .

Il se peut que Michel Garfunkiel n'a pas entendu dire, en Israël, que de plus en plus de jeunes israéliens refusent, par tous les moyens dont ils disposent, y compris à travers l'argument religieux, de rejoindre les unités de Tsahal et que des témoignages de soldats israéliens ne manquent pas, pas seulement dans la presse occidentale, pour exprimer la lassitude de leur tâche.

Enfin, comme la question, pour déterminer le choix de leur camp, passait par le choix entre les trois mouvements de résistance juive qui ont mené, victorieusement, la création de l'Etat d'Israël, Michel Garfunkiel est-il certain, que ceux qui n'ont pas connu ce combat -combat qu'ils doivent bien à la génération précédente- savent faire la différence entre ce que fut la Hagana, l'Irgoun -qui a donné entre autres, Menahem Beguin qui a su mettre fin au conflit avec son voisin égyptien-, et le groupe Stern? Est-on sûr que ces mouvements de résistance sont bien enseignés dans les lycées et collèges israéliens?

Non, le nationalisme juif n'est ni de gauche, ni de droite.

Que l'on soit de gauche ou de droite, encore que ces notions, partout dans le monde, ont pris, il faut bien le dire, de sacrés coups de canifs ces dernières décennies, l'essentiel pour chacun d'entre nous, juif ou pas, d'ailleurs, est de consolider, de renforcer l'Etat d'Israël, qu'il reste pleinement dans son identité juive et ouvert à tous les juifs, sans exception. Nous devons aussi l'aider à qu'il finisse, tôt ou tard, par être accepté et reconnu par l'ensemble du monde qui l'entoure.
La bataille pour cette paix, que vous ne semblez pas encore admettre, ne sera pas facile à mener, je vous l'accorde.

Etre juif, pour moi, Michel Garfunkiel, c'est aussi espéré. Pour soi, pour les siens et par conséquent pour Israël.

Comme vous le voyez, il n'y a pas besoin, pour cela, d'être de gauche ou de droite. Faire cette distinction s'est chercher à semer la division entre nous. La division entre Israéliens conduirait inévitablement à une division des juifs de la diaspora. C'est bien ce qu'espère nos pires ennemis, qui ne se trouvent pas seulement, dans le monde arabe.

Cet espoir-là, banisons-le!


Bernard Koch










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