"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, juin 26, 2013

LAFINDUJUDAÏSME
FRANCAIS?


DIASPORABLOG
accueille...


BERNARD DARMON




L’avenir du judaïsme français,

Seconde partie :
Quelques idées (juives)





L’avenir du judaïsme français passe par des Femmes et des Hommes et non par des institutions. Ceux qui pensent qu’il suffit d’institutions structurées et hiérarchisées pour bonifier l’image de la communauté se trompent – C’est peut-être le contraire- Surtout lorsque ces institutions fonctionnent selon un système de cooptation réservé à des clans qui se sont accaparés les postes clefs.

Comme toujours, ce sont les dirigeants qui, par le respect qu’ils sauront susciter autour de leur personne et de leur action, inciteront nombre de nos coreligionnaires à se reconnaitre dans nos institutions. A quoi servent des leaders qui n’auraient pas pour obsession le service de ceux qu’ils sont censés représenter.

Ce respect indispensable passera par la capacité à rassembler autour de projets et de prises de positions sur les grands sujets de notre société. Pas seulement les dossiers qui concernent les Juifs.


Le respect sera proportionnel à la qualité de la parole ou de l’action.

Chacun se souvient combien, nombre de juifs y compris non religieux, furent fiers et/ou impressionnés par les propos de Gilles Bernheim lorsqu’il développa avec pédagogie un argumentaire pertinent contre le mariage homosexuel. C’est ainsi que les leaders deviennent grands.

Et ce qui se passa par la suite concernant le Rabbin Bernheim ne nous autorise pas à oublier cet épisode valorisant pour le judaïsme français.

En son temps, la parole du Grand Rabbin Kaplan portait haut et loin.


Les représentants religieux

Dans un pays laïc comme la France, chacun comprend l’importance qu’une religion ait des représentants pour dialoguer avec les autorités. Pour faire valoir les spécificités liées au culte, comme l’abattage rituel, la circoncision, la possibilité pour des juifs pratiquants de pouvoir passer des examens scolaires en dehors des jours de fêtes religieuses juives, etc.

Ces représentants sont, au même titre que pour les autres religions, des autorités morales, des guides pour certains.

Quatre courants religieux existent dans le judaïsme français. Les orthodoxes, les libéraux, les réformés et les Haredim. Le consistoire ne représente que les orthodoxes. Cela signifie que seul ce mouvement orthodoxe dialogue avec les autorités au plus haut niveau. Le Président du Consistoire se grandirait si, sans renoncer à ses convictions, il ouvrait aux autres les portes de sa bicentenaire institution.


Les dirigeants d’associations

De très nombreuses associations juives existent en France. Elles interviennent dans l’éducation, la solidarité, le culte, la jeunesse, la lutte contre l’antisémitisme, la mémoire de la Shoah, et le rapprochement avec l’Etat d’Israël à tous niveaux. Lorsque ces associations sont politiques, elles reprennent les couleurs de l’échiquier de l’extrême droite à l’extrême gauche.

En fonction des sujets d’actualité, certains dirigeants d’associations sont amenés à s’exprimer sur des sujets touchant par exemple à l’antisémitisme (LICRA), à la politique du gouvernement israélien (Alliance France Israël), Mémoire de la Shoah (Filles et fils de déportés) etc.

On peut s’inquiéter de la multiplication des associations ayant le même objet. Fusionner deux associations qui ont le même objectif pour plus d’efficacité, créer des ponts entre différentes associations pour les rendre plus fortes, c’est ainsi que pourraient se grandir des dirigeants dont beaucoup sont sincères et font un travail difficile avec beaucoup d’abnégation.


Les icônes médiatiques

Il existe des personnes qui sont devenues des icônes du judaïsme français. Invités des plateaux télévisés, ils interviennent sur un bon nombre des sujets. Les Bernard Henri Lévy, Alain Finkielkraut, Jacques Attali et autres Alexandre Adler, sont identifiés à tort ou à raison (aucun jugement de ma part) comme des « intellectuels juifs ».

Ils sont les chouchous des Media et font partie du système. De nombreux autres, tout aussi intellectuels et tout aussi juifs ne disposent pas de cette aura médiatique. Dommage.

C’est ainsi que sur le sujet du conflit Israélo-Palestinien, ou d’autres de politique étrangère, la parole juive « officielle » se formate et se résume dans ce que disent ces quelques élus médiatiques. Lorsqu’on analyse leurs propos on voit bien qu’ils ne représentent pas les idées majoritaires des juifs, ni en France ni en Israël. Ils servent « la soupe » au pouvoir en place et ne sont mis en avant que pour participer à une mascarade médiatique aux ordres du pouvoir dont la politique étrangère est censée représenter la position médiane.

Un de ces « élus » a été suffisamment narcissique pour penser qu’il avait poussé au déclenchement de la guerre en Libye, et qu’il l’avait fait en tant que Juif. Quand je pense que Spinoza a été excommunié…

Pour ceux qui veulent comprendre la stupidité du Monsieur, je les invite à voir l’excellent reportage de Canal-Plus ci-aprés:


Les Français juifs ont-ils besoin d’un Président ?

Compte tenu que les Juifs de France ne constituent pas un corps monolithique. Ils sont riches ou pauvres, votent à gauche ou à droite, mais aussi à l’extrême gauche et à l’extrême droite, on ne comprend pas ce que représente réellement le Président du CRIF considéré comme le « Président » des Juifs de France. Me vient l’envie de poser la célèbre question (avec l’accent yiddish) : Le Président du CRIF c’est bon pour les juifs ?

Richard Prasquier le Président sortant a bien compris que ce poste était un besoin du cirque politico-médiatique. Comme pour les icônes vues plus haut, le système cherche à tous prix cette personne « rassurante » « bienpensante » qu’on interroge lorsque l’actualité l’exige.

Utiliser ce poste pour agir sur le système, c’est sa raison d’être.

Mais compte tenu que le CRIF ne représente que les associations adhérentes, que les électeurs de ce sacro-saint Président se comptent seulement par dizaines, que le CRIF n’a aucune autonomie financière, il est clair que sa légitimité n’est que médiatique.

C’est donc ainsi, volontairement ou pas, qu’un certain nombre de personnes, lorsqu’ils s’expriment ou agissent, représentent le judaïsme français. Et même si ce n’est pas la réalité (un autre débat), cette représentativité les oblige au nom de Tous. C’est naturellement à la lumière de la sagesse des maîtres du judaïsme qu’ils doivent se poser la question de leur place, de leur action et de leur mission au sein de la communauté juive et en tant que citoyens Français.



L’Humilité de Moïse.

La Thora considère Moïse comme « l’homme le plus humble de tous les hommes » (Nombres 12 -3). Celui qui selon la Thora parlait avec Dieu « face à face », celui qui avait atteint le plus haut niveau de connaissance, celui dont le visage rayonnait sans qu’il le sache (Exode 34 :29). Moïse (Moshe Rabenou) le Maître du peuple juif et son législateur, n’était parvenu à ce niveau que pour une seule raison : son HUMILITÉ.


Aaron, la recherche de la Paix

Moïse n’aurait pu être le Leader qu’il fut sans son frère Aaron le grand prêtre. Etait-il plus populaire que son frère ? Les Maîtres s’interrogent sur le fait qu’à la mort d’Aaron, le peuple d’Israël porta un deuil plus complet que pour la mort de Moïse. Et beaucoup de répondre que le frère de Moïse était plus aimé du peuple du fait qu’Aaron « recherchait la paix et instaurait la paix entre un homme et son prochain, entre une femme et son mari ».

C’est ainsi que la recherche de la Paix est sans aucun doute une qualité essentielle pour prétendre occuper un poste de dirigeant.


Le « Hessed » d’Abraham

Abraham est le symbole de l’attribut de Hessed, la bienveillance, la bonté. Une autre de ces qualités qui font d’un Homme un authentique leader charismatique et accepté. On raconte que la tente d’Abraham était ouverte aux quatre vents, et qu’il passa sa vie à expliquer sa vision du monde et de Dieu à ceux qui pensaient autrement. Infatigable pédagogue. Son plus fidèle serviteur Eliezer fut justement l’un de ceux qu’il convertit à sa croyance au Dieu Un.

En s’obligeant une ligne de conduite imprégnée de ces trois attributs, auxquels nous pourrions ajouter la rigueur d’Isaac et la sagesse de Salomon, nos dirigeants ou ceux qui parlent au nom des Juifs de France pourraient participer au renouveau indispensable du judaïsme Français et à la continuité de sa contribution à la grandeur de la France.



Bernard Darmon





Une réponse à “L’avenir du judaïsme français, Seconde partie : Quelques idées (juives)” Subscribe



ZEEV

25 juin 2013 à 19:59 #

Tout ce que tu écris est rigoureusement
exact.
Je prêche le même discours sur ce sujet
depuis 40 ans, comme nos ancêtres dans le desert
sans jamais être entendu, et tu ne le sera hélas point d’avantage.
ils se soutiennent entre eux comme la corde soutient le pendu!
Le dernier chapitre de l’election du président du Crif m’a donné la nausée.
Une election style « chaises musicales » que n’aurait pas
renié Poutine.
On reprend l’ancien (76ans) pour un second mandat,
et Prasquier se representera dans 4 ans, et ainsi de suite.
Rêver du suicide politique de toute cette caste, autant
attendre la venue de Mashiah.

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