"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

lundi, juillet 12, 2010

LANPROCHAIN
AMASSADA

AÏDA
DEVERDI
Source : lenouvelobs.com en ligne
le 12 juillet



Les Chorégies d'Orange
ne présenteront pas Carmen
à Baalbek



Alors que les Chorégies programment "Tosca" et "Mireille" à Orange, "Carmen" n’ira pas cet été au Liban mourir des mains de Don José.


Pour des raisons essentiellement financières, mais aussi politiques, la ville étant aux mains du Hezbollah, le Festival de Baalbek ne pourra pas accueillir la production des Chorégies d’Orange

L’an dernier, au mois d’août, les conditions politiques le permettant enfin, les Chorégies d’Orange scellaient enfin leur alliance avec le Festival de Baalbek en présentant avec succès devant un public libanais et syrien «la Traviata» de Verdi au pied du temple de Bacchus. Le même ouvrage avait été représenté au Théâtre antique d’Orange le mois précédent, mais aussi pour des millions de téléspectateurs grâce à une retransmission en direct à la télévision française.

Cette année, c’est l’opéra "Carmen" qui devait être chanté à Baalbek, un ouvrage programmé à l’origine en 2008, mais dont les représentations avaient été annulées in extremis pour cause de guerre-éclair entre Israël et le Liban. Las ! Ce que la guerre avait interdit en 2008 est cette année empêché par des questions financières. Le Festival de Baalbek n’ayant pas reçu les aides escomptées des pouvoirs publics libanais et de ses sponsors, il a dû réduire considérablement sa programmation, annulant la plupart des spectacles pour ne conserver que des représentations de danses folkloriques.

A ces problèmes financiers, il semblerait que s’ajoutent des problèmes d’un tout autre ordre avec la municipalité de Baalbek qui est dans les griffes du Hezbollah.



Orange, Baalbek, Massada.

Ce beau rêve qui prévoyait d’offrir dans de grands sites de l’Antiquité une programmation lyrique commune se voit une fois encore compromis. A l’alliance magnifique entre deux sites emblématiques de l’Empire romain, le Théâtre antique d’Orange et l’Acropole de Baalbek, devait s’adjoindre un site syrien et un site israélien. Pour Israël, où la situation est plus stable, ce sera sans doute chose faite dès l’an prochain. Non loin de l’éperon rocheux de Massada qui vit périr des centaines de Juifs voulant par leur sacrifice se soustraire à l’occupation romaine, on a édifié en effet un immense théâtre de plein air (6200 places), apte à recevoir de grandes productions lyriques dont précisément celles des Chorégies d’Orange. Ce nouveau théâtre a été inauguré cette année par une représentation de "Nabucco" de Verdi, en présence du chef de l’Etat hébreu.

Et c’est un autre ouvrage de Verdi, "Aïda", qui sera l’an prochain le fruit de la première co-production entre les Chorégies d’Orange et le Théâtre de Massada. "Aïda" sera programmé début juin en Israël, pour être repris en juillet à Orange. La production devait aussi se voir à Baalbek, chose pour le moment suspendue. Ainsi s’éloigne la réalisation de ce beau projet où l’on pensait voir des institutions culturelles de deux états depuis longtemps en conflit coproduire un ouvrage lyrique avec une institution française.



Et peut-être Abou-Dhabi…

Les Chorégies d’Orange qui affichent cet été "Tosca" de Puccini et "Mireille" de Gounod, programment pour 2011 "Aïda" et "Rigoletto", deux ouvrages de Verdi. En 2012, ce sera

"La Bohême" et "Turandot" de Puccini. Et en 2013, enfin un chef d’oeuvre de Wagner, "le Vaisseau fantôme", sans oublier l’inévitable Verdi avec "Un Bal masqué".

Un projet de coproduction avec un nouveau festival fondé dans les sables, à Abou-Dhabi, s’il se concrétisait, pourrait peut-être permettre à Baalbek de revenir dans l’alliance ébauchée naguère. Mais il ne s’agit là pour le moment que d’un projet. "Carmen" et "Aïda" devront attendre encore avant de pouvoir triompher à Baalbek.



Raphaël de Gubernatis

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