"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma  Ed Universlam


CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

lundi, novembre 16, 2009

CONFIDENCE
DECLAUDELEVI-STRAUSS
SURSESRAPPORTS
AURELIGIEUX
Source : le blog de Jean Daniel en ligne

le 16 novembre



Un article malintentionné, au caractère islamophobe, publié par l'Agence Israélienne en langue française Guysen International News, a fait le tour des boîtes mails, la semaine dernière. Exploitant de manière éhontée et sorti de son contexte, un extrait, de l'oeuvre scientifique la plus saluée de Claude Lévi-Strauss "Tristes Tropiques", où il se hasarde, en quelques lignes, à s'exprimer sur l'Islam. L'auteur de l'article,ainsi, laissant croire au lecteur peu averti, que l'Islam était, d'une part, au coeur de sa pensée philosophique. Faisant, en suite, du Juif Levi-Strauss, à la réputation interplanétaire, un label anti-musulman, certifié conforme.
Une infâme grossièreté de la part de l'auteur de ce papier que ceux qui partagent son opinion, dans la communauté juive, n'ont pas tardé à le faire relayer.

Diasporablog publie de son côté, un extrait d'une conversation entre Claude Levi-Strauss et le Directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, où l'anthropologue émet quelques réflexions sur le fait religeux, et plus particulièrement sur sa judaïté :

"Nous avons eu aussi des conversations sur l’islam. Il m’a dit qu’il pensait encore plus fortement ce qu’il pensait auparavant et dont il m’avait fait confidence. Il ne pensait pas que l’on puisse arriver à séparer dans ce monothéisme précis ce qui relevait de la croyance et ce qui relevait de la culture. A propos du débat sur le voile, il se contentait d’une réflexion faite en souriant : « Pour moi, il s’agit tout simplement d’une impolitesse. »

Et il avait poursuivi : « Je n’ai jamais ressenti un besoin quelconque de transcendance. Le christianisme exerce sur moi des séductions esthétiques qui n’ont rien à voir avec les inventions des Conciles. La Trinité, la transsubstantiation, la communion des saints, je ne sais pas ce que cela veut dire. Je ne comprends pas. Je n’ai même pas envie de comprendre. Evidemment, il en va autrement pour le phénomène religieux. C’est vrai que je ne me suis jamais senti juif. Je le suis, évidemment. Mes parents l’étaient. J’ai vécu les difficultés de ce peuple, de cette communauté ou de ces populations. Mais enfin, cela ne représente rien pour moi. Je suis allé une fois en Israël. J’ai dit à mes interlocuteurs que je les considérais comme les acteurs de la neuvième croisade. Ils m’ont répondu que c’était vrai, mais eux avaient amené leurs femmes. Pendant ce voyage en Israël, le seul endroit où je me sois vraiment senti chez moi est une église franciscaine. A peine une chapelle, je crois. Vous me dites que vous allez défendre la thèse selon laquelle Dieu a été vicieux avec son peuple. Mais c’est une manière encore de réintroduire Dieu.
»

Ainsi, la réalité est rétabli et la supercherie de l'auteur est dévoilée.

Il est déplorable qu'une Agence aussi sérieuse que Guysen se soit noyée dans la manoeuvre.

Bernard Koch

Aucun commentaire: