"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, octobre 11, 2009

LARELIGIONESTELLE
AUCOEURDUCONFLIT
ISRAELOPALESTINIEN?
Source : le site un echo d'Israël en le ligne
le 30 septembre



La solution sera religieuse
ou ne sera pas


Par
MICHAËL MELCHIOR



Le dialogue interreligieux a toujours été négligé dans les négociations de paix. Mais il faut être aveugle pour ne pas en saisir l’importance. Mettons-le au premier plan.

Nous sommes dans une période centrale de notre calendrier religieux. Un moment possible de rencontre entre deux religions. Le mois du Ramadan pour les Musulmans croise les jours de fêtes juives.

Pourquoi ne pas transformer cet espace commun en une large fenêtre de discussions ? Beaucoup pensent qu’un échec en appelle forcément un deuxième. Et que toute nouvelle tentative est inutile. Le judaïsme nous enseigne le concept de repentance.

En clair : si un individu échoue, rien n’est perdu. Il a la possibilité de se construire un autre futur, apprendre de ses erreurs et les transformer en réussite. Ce n’est pas une aspiration naïve.

Dans la pensée de Rabbi Nachman de Breslev, la croyance en la destruction ou l’échec, va de pair avec celle du pardon et de la construction.

La religion a remplacé le totalitarisme

Un élément dans le processus de paix au Moyen-Orient saute aux yeux : jamais la religion et le dialogue interconfessionnel n’ont fait partie du programme. L’obstination à ne pas voir le rôle crucial de la religion n’a eu que des effets négatifs.

Tous les conflits actuels à travers la planète présentent une dimension religieuse. D’ailleurs, le président Barack Obama ne s’est pas trompé. Lors de son discours au Caire, il a bien souligné le rôle central de la religion. Le dialogue a été défendu à sa juste mesure.

Le XXIe siècle est religieux. Pour le meilleur et pour le pire. La foi devrait être, avant tout, synonyme de valeurs et d’une vie quotidienne au service de Dieu. Mais elle peut aussi signifier une existence totalement contrôlée et un futur pris en otage.

La foi joue un rôle central dans la vie des individus. Et aujourd’hui, davantage qu’au siècle dernier, qui, avec ses idéologies totalitaires et nihilistes, avait constitué une parenthèse historique à une époque où les conflits ne présentaient pas une dimension clairement religieuse ou ethnique.

Pour certains, la guerre froide a "mis un point final à l’histoire". Le retour à la foi nous a remis dans le cours normal des événements. En d’autres termes : la recherche de la paix ne peut éluder l’importance des religions.

Quatre erreurs à corriger

Le processus d’Oslo a été entrepris par deux camps qui avaient délibérément exclu les considérations religieuses. Quatre raisons expliquent cet état de fait. La première est une profonde ignorance.

La plupart des dirigeants de ces deux camps ne sont pas pratiquants. Ainsi, ils ne peuvent pas comprendre les aspirations de ceux qui recherchent, dans leur foi, une identité. Deuxième explication : la fuite en avant.

Certains leaders ont la naïveté de croire que la religion, comme tout autre obstacle, disparaît quand on n’y prête aucune attention. Mais les choses ne s’envolent pas. Tel un boumerang, elles reviennent pour nous exploser en pleine figure. Troisième élément : un ordre de priorité erroné.

Les chefs d’Etats sont convaincus que les problèmes religieux et politiques pourront se résoudre une fois le processus politique achevé. Avec un exemple en tête : l’Afrique du Sud. La réconciliation s’est enclenchée après le renversement du régime d’apartheid. Ce type d’accord ne peut être efficace entre Israël et l’Autorité palestinienne car les problèmes de fond n’ont jamais été posés clairement.

Dernière piste d’explication : une pensée travailliste diffuse. Pour certains Israéliens de gauche, la paix amènera une société laïque. Sans guerre, pas besoin de religion. Une terrible erreur. Cette attitude retire au processus de paix toute son essence.

Le conflit oppose, certes, deux peuples qui revendiquent la même terre. Mais parce que la foi a longtemps été absente des pourparlers, le problème religieux est devenu encore plus grand. Les dirigeants ont laissé le champ libre à des extrémistes qui ne parlent que le langage de la haine religieuse : un conflit entre "mon Dieu" et "ton Dieu". Aucun compromis, aucune solution.

Je ne préconise pas, non plus, un processus de paix mené sur les seuls rails de la foi. Mais le même scénario se produit encore et encore. Les négociations sont soutenues par tous : la communauté internationale et la majorité des habitants locaux. Mais elles échouent toujours lamentablement. L’échec s’ajoute à l’échec et à un manque total d’espoir.

Rassurer l’autre camp

Une voie possible, pour se sortir de ce guêpier, pourrait être le dialogue interreligieux. S’il est prouvé que l’Islam peut accepter de vivre à côté d’un Etat juif dans un environnement musulman, les Israéliens auraient moins peur du processus de paix. Même chose dans l’autre camp.

Si les Palestiniens comprennent que les Israéliens ne veulent pas anéantir leurs aspirations religieuses, le monde musulman serait plus ouvert à un futur commun avec Israël. Une perspective qui n’est pas encore à l’ordre du jour. Le Centre Mosaica que je dirige, en faveur d’un dialogue interreligieux, n’a jamais été consulté en parallèle des négociations.

Il est vrai que le langage religieux peut difficilement s’appliquer à une résolution classique du conflit. Par ailleurs, chaque religion est convaincue de détenir l’unique vérité. Ce facteur n’encourage pas au dialogue. Pourtant, les personnes pieuses, sûres de leur foi, sont peut-être les seules à pouvoir adopter un langage commun avec les "autres".

Nous devons prouver que nous en sommes capables. Il y a des raisons d’être optimistes. Depuis quelques années, les aspirations au dialogue interreligieux gagnent du terrain, au-delà de la haine et de la suspicion entre les deux camps. Les deux mois spirituels de Tishri et du Ramadan créent un environnement favorable, une opportunité de trouver Dieu et que le Créateur nous trouve.

Il faut maintenant délimiter ce qui est en notre pouvoir. Saisissons cette opportunité.




L’auteur, Michaël Melchior, est un ancien membre de la Knesset, qui a dirigé plusieurs mouvements de droits civils, comme Moetzet Yachad destiné à promouvoir le dialogue à l’intérieur de la société israélienne. Aujourd’hui, il est le responsable du centre Mosaica qui milite pour le dialogue interreligieux au Moyen-Orient.


Source : Jerusalem Post

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