"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, mars 24, 2013

ISRAËL/TURQUIE
FINDELABOUDERIE
Source : liberation.fr en ligne le dimanche 24 mars 2013



Israël et la Turquie poussés
à se réconcilier
à cause de la Syrie




La crise syrienne a poussé Israël et la Turquie à mettre fin à leur dispute, avec un coup de pouce du président américain Barack Obama, mais le retour à une pleine confiance entre les deux anciens alliés régionaux prendra du temps, estiment les commentateurs.

Dans un geste spectaculaire, juste avant le départ de M. Obama d’Israël vendredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté ses excuses à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour la mort de neuf Turcs dans l’arraisonnement d’une flottille pour Gaza en 2010.

Le raid des commandos israéliens contre le ferry turc Mavi Marmara avait provoqué une quasi-rupture des relations turco-israéliennes.

«Le fait qu’en Syrie la situation empire d’une minute à l’autre a été un facteur crucial pour moi», a confessé dimanche Benjamin Netanyahu, qui craint que l’arsenal d’armes chimiques du régime de Bachar al-Assad ne tombe entre les mains d’extrémistes.

«Il est important que la Turquie et Israël, des pays limitrophes de la Syrie, puissent se parler. Cela est aussi souhaitable pour d’autres défis régionaux», a-t-il ajouté en référence au programme nucléaire iranien.

«Malheureusement, l’arsenal chimique est toujours là. C’est un danger pour le peuple de Syrie, pour le Liban, pour le monde entier. Tout le monde est mal à l’aise (...) La Turquie, en tant que force motrice dans la région, est inquiète tout comme nous», a renchéri le président israélien Shimon Peres.

Dans une interview à la chaîne CNN-Türk, il a qualifié de «malentendu» la crise turco-israélienne et estimé que les deux pays avaient «mille raisons» de rétablir leurs bonnes relations.

En visite à Amman, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a insisté samedi sur l’importance de cette réconciliation, car elle «contribuera aux progrès de la paix et de la stabilité dans la région».



«Victoire imaginaire»

Selon le quotidien populaire israélien Yédiot Aharonot, c’est surtout la guerre civile en Syrie qui a motivé M. Erdogan à régler le contentieux avec Israël. «Erdogan a assoupli ses positions, pas à cause de Kerry mais à cause d’Assad».

«Les trois pays (Israël, Turquie, Etats-Unis) sont très inquiets de la possibilité que des armes syriennes sophistiquées -surtout des armes chimiques- ne tombent aux mains du (mouvement libanais) Hezbollah et de groupes jihadistes», ajoute-t-il.


Une crainte partagée
par les dirigeants israéliens.

«Entre nous et la Turquie se trouve un pays en pleine désintégration, disposant d’armes chimiques, qui ont déjà été utilisées et qui pourraient être disséminées dans toute la région», a dit le conseiller pour la Sécurité nationale, Yaakov Amidror, à la télévision.

«Meilleure sera la coordination entre les Turcs et nous, plus facile il sera de faire face au problème qui risque de nous exploser à la figure à tout instant», a-t-il argué.

M. Amidror a nié que la réconciliation ait été le résultat de la pression américaine, assurant qu’il s’agissait d’une idée israélienne et que les discussions avec la Turquie étaient engagées «depuis longtemps».

Mais la plupart des commentateurs soulignent qu’après le retour des ambassadeurs des deux pays dans leurs représentations respectives et le paiement par Israël des indemnités aux familles des victimes turques, le rétablissement de la confiance prendra du temps.

«L’arrière-goût amer de cette affaire ne va pas disparaître du jour au lendemain», estime le quotidien Haaretz (gauche).

En attendant, M. Erdogan a annoncé samedi qu’il envisageait d’ici fin avril une visite à Gaza et en Cisjordanie.

A Gaza, le mouvement radical palestinien Jihad islamique, très proche de l’Iran, a déploré «une victoire imaginaire pour Turquie» et dénoncé les excuses «empoisonnées» d’Israël.




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