"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, février 20, 2011

REVOLTES
DESPEUPLESARABES
ATMOSPHERES
DEGUERRECIVILEDANS

LENSEMBLEDES
PAYSARABES
Source : lexpress.fr en ligne le 20 février




La Libye agite la menace islamiste,
Bahreïn apaisé




Le point sur la révolte arabe en Algérie, à Barheïn et dans les autres pays touchés par la contestation alors que le Maroc doit à son tour descendre dans le rue ce dimanche.


Manifestation anti-gouvernementale place de la Perle le 19 février 2011 à Bahrein


Les émeutes ont continué samedi de secouer des régimes autoritaires du monde arabe.

En Libye, la contestation semble se transformer en insurrection dans l'est, surtout à Benghazi, bastion des opposants à 1 000 km à l'est de Tripoli. L'armée a repoussé à balles réelles les manifestants qui prenaient d'assaut une caserne., faisant au moins 12 morts samedi. Des témoins rapportaient dimanche matin sur France Info que ceux qui tiraient seraient des mercenaires. Ils les décrivent comme "africains" portant des "casquettes jaunes".

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a, quant à elle, fait état dimanche d'un bilan global de 104 morts, dont 55 à Benghazi.

Véritable danger ou épouventail agité par le pouvoir libyen ? Un haut responsable libyen a déclaré dimanche qu'un "groupe d'extrémistes islamistes, qui se fait appeler 'l'émirat islamique de Barka' retient en otage des éléments des services de sécurité et des citoyens" à Al-Baïda. Cette ville de l'est de la Libye est l'un des théâtres de la contestation, entraînant une répression qui a fait 23 morts selon Human Rights Watch. La prise d'otages aurait commencé "durant les affrontements des derniers jours et le groupe "demande la levée du siège imposé par les forces de l'ordre pour ne pas exécuter les otages". D'après ce responsable, "les deux policiers pendus vendredi à Al-Baïda l'ont été par ce groupe".

L'agence de presse officielle Jana a annoncé samedi l'arrestation d'un "réseau" de dizaines de personnes, "entraîné pour nuire à la stabilité de la Libye, à la sécurité de ses citoyens et à leur unité nationale" qui seraient "de nationalités tunisienne, égyptienne, soudanaise, palestinienne et syrienne", ainsi que "turque". Elles ont été "chargées d'inciter à des actes de pillage, de sabotage, comme d'incendier des hôpitaux, des banques, des tribunaux, des prisons, des commissariats de la police et de la police militaire, ainsi que d'autres bâtiments publics et des propriétés privées", a ajouté Jana.


Au Yémen, des heurts entre opposants et partisans du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans et allié des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda, ont tourné à la bataille rangée samedi dans la capitale, Sanaa.

Dimanche, une cinquantaine de militants favorables au régime ont attaqué un rassemblement d'un millier d'opposants qui scandaient "Dégage, Ali!" devant l'université de la capitale. L'un des partisans de Saleh a ouvert le feu avec un fusil d'assaut mais on ne fait pas état de victimes.

Samedi déjà, les partisans du régime ont tentaient de prendre d'assaut le campus de l'université. "Le peuple veut la chute du régime", scandaient les étudiants. Un journaliste de l'AFP a vu un étudiant s'effondrer, atteint d'une balle au cou et noyé dans son sang, et ses compagnons criant: "il est mort". Selon le ministère de l'Intérieur, cependant, "un certain nombre de manifestants ont été blessés" mais "il n'y a pas eu de mort".

A Aden, dans le sud, les protestations ont continué après une nuit d'émeutes. Un adolescent a été tué par une balle perdue, selon une source hospitalière. Trois personnes ont été blessées, dont deux filles de 9 et 11 ans, quand la police a ouvert le feu pour disperser un rassemblement de plusieurs centaines de personnes, selon des témoins et des sources médicales. Douze personnes ont été tuées au Yemen, dont 10 à Aden, depuis le début de la semaine.


Dans le Golfe, le petit royaume de Bahreïn qui sert de quartier général à la Ve flotte des Etats-Unis, la situation semble se détendre. L'opposition bahreïnie abordait avec prudence le dialogue avec le prince héritier sur des réformes politiques et continue de poser comme préalable la démission du gouvernement.

Sur le terrain, des milliers de manifestants sont revenus sur la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation, après le retrait des chars de l'armée, demandé par l'opposition principalement chiite. Le prince héritier, Salman ben Hamad Al-Khalifa, a ordonné à la police de "rester à l'écart des rassemblements" et a demandé aux manifestants de se disperser. Depuis lundi, six manifestants ont été tués à Bahreïn.


En Algérie, des centaines de personnes ont tenté de se rassembler dans la capitale aux cris de "Algérie libre et démocratique", "Pouvoir assassin", "Le peuple veut la chute du régime", et ont été repoussées par d'importantes forces de sécurité. Une dizaine de manifestants ont été blessés, dont deux grièvement, selon la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD).

S'il n'était pas clair, la position du gouvernement a été rendue public une fois de plus ce dimanche. "L'effet domino est une invention des médias y compris les médias algériens qui sont très libres. Je ne crois pas que cela s'applique à l'Algérie. L'Algérie n'est pas l'Egypte ou la Tunisie", a déclaré le ministre algérien dans cette interview à El Pais donnée vendredi.

Un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Tahar Besbas, a été grièvement blessé par la police, selon des membres de son parti.


Tahar Besbes blessé le 19 février 2011 lors d'une manifestation à Alger

La direction de la protection civile d'Alger a cependant affirmé que le député n'avait "absolument rien".

En Mauritanie, des manifestations contre le manque d'eau et la hausse des prix dans une ville du sud-est, Vassala, ont été sévèrement réprimées vendredi, a annoncé samedi l'opposition qui a fait état de blessés et d'arrestations.

A Djibouti, un policier et un manifestant ont été tués vendredi lors de heurts après un rassemblement de l'opposition qui réclame la fin du régime du président Ismaël Omar Guelleh. Trois chefs de l'opposition ont été arrêtés samedi. Deux d'entre eux ont été libérés dans la soirée, selon la télévision d'Etat.

Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, s'est dit "profondément inquiet" des informations "sur la violence inacceptable utilisée contre les manifestants en Libye, à Bahreïn et au Yémen" et a qualifié d'"effroyables" les violences en Libye.

Au Maroc, plusieurs milliers de Marocains manifestaient dimanche à Casablanca et à Rabat pour réclamer des réformes politiques et une limitation des pouvoirs du roi, premier mouvement de ce type dans le pays depuis le début des révoltes qui secouent le monde arabe.

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