"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mardi, février 10, 2009

LESANTILLES
ENEBULITION

Source : la newsletter de L'internaute-Actualité
via l'Agence Reuters diffusée le 10 février



L'Etat refuse de céder sur les salaires
en Guadeloupe


par
Sophie Louet


PARIS (Reuters) - Trois semaines après le début de la grève générale en Guadeloupe, le gouvernement français a refusé de céder sur les revendications salariales du collectif "LKP" et en appelé au sens de la responsabilité des Antillais.
Le Premier ministre François Fillon, qui a repris en main le dossier alors qu'Yves Jégo négociait depuis une semaine sur place, a adressé un message d'apaisement aux Guadeloupéens tout en l'assortissant de marques de fermeté qui risquent d'aviver les malentendus sur place.
Rentré lundi à Paris contre toute attente, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer devait regagner la Guadeloupe mardi ou mercredi avec deux médiateurs nommés par Matignon chargés de relancer la négociation salariale sans coup de pouce fiscal de l'Etat. Il fera également halte en Martinique où la grève gagne.

Le collectif "Liyannaj Kont Pwofitasyon" (Collectif contre l'exploitation outrancière), à l'origine du mouvement en Guadeloupe et dont 131 revendications ont été satisfaites, réclame une augmentation de 200 euros nets pour les bas salaires qui bénéficierait à 45.000 personnes.
Un préaccord avait été conclu avec le patronat dimanche matin, avant le départ d'Yves Jégo, sous réserve que l'Etat consente des exonérations de charges à hauteur de 108 millions d'euros.
"L'Etat ne saurait à l'évidence se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent", a répliqué François Fillon à l'issue d'une réunion interministérielle.

Le gouvernement n'entendait pas céder pour l'outre-mer alors qu'il se refuse à un geste financier en métropole pour amortir les effets de la crise et souhaitait également parer à un phénomène de contagion dans les Antilles.


PLUS DE CENT MILLIONS D'EUROS

"Il y a dans les Antilles une volonté de progrès partagée qui dépend de la solidarité nationale, mais aussi des Antillais eux-mêmes qui doivent par le dialogue et par la confiance bâtir leur avenir commun", a souligné le Premier ministre.
On fait valoir dans l'entourage d'Yves Jégo que les mesures agréées par l'Etat dépassent les 100 millions d'euros.

Ainsi le versement anticipé du revenu de solidarité active (RSA, 60 millions d'euros), la baisse du prix des carburants, le gel des loyers des logements sociaux en 2009, une diminution de 10% des prix de cent produits dans la grande distribution, ou encore une revalorisation de 20% des aides à la restauration scolaire au profit de 250.000 enfants.
"Dans l'épreuve difficile que traverse notre pays, la République n'oublie pas l'outre-mer, mais la République a besoin aussi de pouvoir compter sur la responsabilité et sur le sens du compromis de chacun", a insisté le Premier ministre.

Il a précisé que l'Etat restait partie prenante des négociations : Jean Bessière, adjoint au Directeur général du Travail et Serge Lopez, directeur régional du Travail en Aquitaine, tenteront pas leur médiation de "renouer les fils du dialogue" entre le collectif et le patronat sur les salaires.
Chargé plus précisément d'assurer le suivi des 131 mesures, Yves Jégo pourrait revenir à Paris vendredi, a-t-on précisé dans son entourage.
"Toutes les énergies doivent être tournées vers la mise en oeuvre effective des mesures qui viennent d'être décidées", a dit François Fillon.

Le chef du gouvernement a précisé que le projet de loi sur le développement de l'outre-mer, qui sera soumis au Parlement en mars, serait susceptible d'être renforcé "pour accroître son efficacité afin de mieux lutter contre les effets de la crise".
"Il y a dans ces départements d'outre-mer un potentiel remarquable qu'il nous revient de mettre en valeur avec toutes les forces vives", a-t-il affirmé.

Victorin Lurel, député socialiste et président du conseil général de Guadeloupe a fait part de sa "très grande déception" après la déclaration du Premier ministre, qui confirme selon lui "le refus du gouvernement d'engager le moindre crédit nouveau pour répondre à la crise sociale dans l'Outre-mer".
"Cette posture gouvernementale constitue un piteux revirement qui peut s'avérer lourd de conséquences économiques, sociales et bientôt politiques en Guadeloupe", écrit-il dans un communiqué.


Avec Elizabeth Pineau,


édité par
Yves Clarisse

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