"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

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de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

samedi, octobre 10, 2009

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ALAVIE
AUKIBBOUTZ

Source : dépêche AFP en ligne le 10 octobre





Les oliviers,
l'or vert du désert du Néguev


De Charly WEGMAN



KIBBOUTZ REVIVIM (Israël) — "Voilà mon domaine. Le kibboutz Revivim", dit Ouri Yogev en montrant une tache verte de 300 hectares, l'unique oliveraie au monde irriguée à l'eau saumâtre, dans le désert du Néguev, qui couvre la moitié sud d'Israël.

En rangs serrés, les oliviers aux divers labels, "Syrien", "Barnéa" ou "Rickual", se découpent à perte de vue sur un paysage de collines caillouteuses.

Au début des années 1990, après un périple en Amérique latine, M. Yogev est revenu dans son kibboutz natal pour s'occuper des vergers.

Une activité peu rentable, car l'eau douce dérivée du Lac de Tibériade (nord d'Israël) coûte très cher. Il en faut beaucoup trop pour produire pêches, abricots et prunes, d'autant que les quotas d'eau sont limités, surtout en période de sécheresse.

Fortuitement, à l'occasion d'un forage pétrolier, une immense nappe d'eau saumâtre est découverte à 700 mètres de profondeur dans le sous-sol du Néguev.

Contre toute attente, le professeur Shimon Lavie, de l'Institut de recherches agronomiques de Rechovot, assure qu'il est possible de pomper cette eau pour la culture extensive des oliveraies.

Le professeur Arié Issar, un expert du développement des zones arides, est lui aussi mobilisé. "Le territoire d'Israël est exigu, il faut exploiter les ressources disponibles pour le mettre en valeur", explique-t-il.

Et de souligner que, paradoxalement, la saveur et la qualité des olives ainsi produites se sont même améliorées.

"Dahab !", "Dahab !". "C'est de l'or, de l'or. Ce qui a été fait ici, c'est un miracle", s'exclame en arabe Souleiman, en plongeant les mains dans une caisse regorgeant d'olives. Il dirige une équipe d'une cinquantaine d'employés --des Palestiniens comme lui-- originaires de Jénine (nord de la Cisjordanie) et recrutés durant un mois pour la cueillette à la main des olives de table de Revivim.

"Les olives cueillies à la main ne représentent que 20% de notre production. Le reste est d'abord ramassé avec des machines", précise M. Yogev.

"Modestement, à notre échelle, nous contribuons par la même occasion à la lutte contre le réchauffement de la planète et oeuvrons au respect des normes écologiques", se flatte-t-il.

Agé de 44 ans et père de trois enfants, il est consultant pour de vastes projets d'oliveraies, notamment en Inde, en Chine et au Pérou. Son huile a décroché de nombreux prix internationaux.

M. Yogev a mis au point toutes sortes de techniques. Expert reconnu, il enseigne par exemple comment économiser chaque goutte d'eau en appliquant une bande de plastique autour des jeunes pousses d'oliviers, ou comment protéger les arbres des mouches en attirant celles-ci vers des sachets contenant un compost biologique et une dose infime de pesticide.

A quelques centaines de mètres de ses oliviers, dans les allées dallées au milieu des pelouses et des parterres de fleurs du kibboutz, les enfants du rêve collectiviste pédalent sur leurs vélos.

Créé en 1943, le kibboutz Revivim, une communauté de 350 adultes et 200 enfants, est loin de songer à la privatisation. Aujourd'hui, l'huile d'olive représente 10% de ses revenus. Ce pactole est appelé à croître, car de nouvelles rangées d'oliviers fraîchement plantées se profilent au loin.

Chaque hectare produit deux tonnes d'huile par an. Des hommes d'affaires français s'occupent de la commercialisation. Une huile haute gamme est proposée dans des épiceries de luxe, notamment à Tel-Aviv, Netanya et Jérusalem.

Le marché mondial est très demandeur. Au total, Israël consomme chaque année quelque 15.000 tonnes et n'en produit que la moitié, le reste ayant jusqu'ici été fourni par les Palestiniens de Cisjordanie.

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