Revue de presse, panorama du monde, blog de lutte contre l'antisémitisme et le racisme, ouvert au dialogue, l'autre image d'Israël, la culture juive à la rencontre de toutes les cultures, le monde juif tel qu'il est.
"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS
Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha
Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam
CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013
A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS
lundi, septembre 17, 2007
DERNIERE
"Il est naturel qu'Israël se défende" a déclaré,
ce soir sur LCI et RTL,
Bernard Kouchner,
Ministre français des Affaires Etrangères.
Venant d'une visite officielle au Proche-Orient où il a pu s'entretenir avec les principaux acteurs du conflit israélo-palestinien, Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Etrangères, invité, ce soir, du GRAND JURY RTL, LCI, LE FIGARO, répondant à une question de Nicolas Beytout, patron de la Rédaction du quotidien du Boulevard Haussmann, sur l'opération, en début de semaine, de l'aviation de l'armée israélienne, en territoire syrien, a déclaré qu'Israël ne l'avait pas mis au courant et que "la menace qui pèse sur Israël, avec les déclarations du Président iranien, parait évidente. Il est naturel qu'Israël puisse se défendre". Une position constante, a-t-il ajouté, du gouvernement français.
Première diffusion de cette information sur DIASPORABLOGJ.
Source : lemonde.fr via l'AFP
en ligne le 16 septembre à 20h 17
La crise du nucléaire iranien impose
de "se préparer au pire",
selon Bernard Kouchner
La crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est la guerre", a déclaré Bernard Kouchner, dimanche 16 septembre, tout en affirmant que la négociation devait primer.
Invité de l'émission le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le ministre des affaires étrangères a indiqué "qu'aucun signe ne nous permet de penser, en dehors des préparations militaires", qu'un bombardement de l'Iran soit proche. "Je ne crois pas que nous en soyons là", mais il "normal qu'on fasse des plans" a-t-il dit, précisant toutefois que "l'armée française n'est pas pour le moment associé à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit".
"SANCTIONS ÉCONOMIQUES"
"Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit - et elle doit s'amplifier - de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes", a confirmé Bernard Kouchner. "Nos amis allemands l'ont proposé", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de "sanctions économiques à propos des circuits financiers".
Le chef de la diplomatie française a par ailleurs indiqué que le gouvernement a demandé à "un certain nombre" de grandes entreprises françaises de ne pas répondre aux appels d'offre en Iran en raison de la crise avec Téhéran. "C'est une manière de signifier (à l'Iran) que nous sommes sérieux", a-t-il indiqué. "On n'interdit pas aux entreprises de soumissionner. On leur a conseillé de ne pas le faire. Ce sont des entreprises privées. Mais je crois que ça a été entendu", a-t-il poursuivi.
Le dossier des sanctions contre l'Iran, avec la perspective d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité instituant de nouvelles mesures contre Téhéran, sera au centre de visites de M. Kouchner à Moscou lundi et mardi, puis à Washington en fin de semaine.
dimanche, septembre 16, 2007
FÊTES MUSULMANES
JUIFS - MUSULMANS EN FRANCE :
FRATERNELLEMENT EN FÊTES
Cette année, l'évènement est assez rare pour qu'il ne soit pas remarqué, les dates des fêtes juives de Tichri, qui comprennent les célébrations du nouvel an (5768) et Yom Kippour, le Grand Pardon et celles du début du Ramadan se rejoignent. Signe révélateur diront certains. Signe que ces deux cultes et leurs membres respectifs sont indéniablement plus proches les uns des autres que jamais contrairement à ce que des fauteurs de troubles des deux bords voudraient faire croire. De plus, on ne le sait pas assez, de nombreuses initiatives, de part et d'autre, viennent démentirent les sentiments des plus pessimistes sur les relations qu'entretiennent Juifs et Musulmans en France.
S'il n'y avait qu'une initiative à retenir mettant en évidence l'atmosphère d'estime que ce portent ces deux communautés entre elles, et celle qui vient d'être prise par Hassen Chalgouni, Imam de Drancy.
Il a proposé à Monsieur Aboucaya, Président de la Communauté Juive de Drancy, ville symbole de Seine St Denis, en raison de la convergence de date, cette année, entre les fêtes juives et les fêtes musulmanes, qu'un texte commun soit rédigé sous forme d'un échange de voeux, puis lu et remis aux deux communautés.
Cet évènement a eu lieu à la veille des fêtes de chacune des communautés à la Synagogue de Drancy. Hassen Chalgouni, l'Imam de Drancy, après cet échange de voeux, a transmis au Président de la Communauté Juive de Drancy une invitation de la cummunauté musulmane à se rendre à la fête de l'Aïd le 16 octobre, le lendemain du dernier jour du Ramadan.
Bernard Koch
DIASPORABLOGJ PUBLIE EN EXCLUSIVITÉ
CE TEXTE D'ÉCHANGE DE VOEUX :
"A la communauté juive de Drancy,
A la communauté musulmane de Drancy,
Le hasard des calendriers de nos cultes respectifs font apparaître, pour la première fois, une convergence de date. La communauté juive entre le mercredi 12 septembre 2007 au soir dans la célébration des principales fêtes de Tichri qui débutent par le nouvel an juif 5768 puis se poursuivent dix jours plus tard par la commémoration de Yom Kippour, le Grand Pardon.
Au moment même où la communauté juive célèbre Roch Hachana, la communauté musulmane ouvre, pour sa part, le mois de Ramadan.
Cette convergence révèle, par dessus tout, combien nos deux religions sont proches l’une de l’autre et les fidèles qui les pratiquent ne sont pas ennemies comme certains voudraient le faire croire, mais amis réunis par la foi, une histoire partagée, le respect qu’ils se portent.
En cette période charnière de l’année religieuse où la prière et la réflexion sont au centre de leur action de fidèles, Juifs et Musulmans se sentent soudés par une même ferveur, une même alliance en vers Dieu.
Pour le Judaïsme et l’Islam, Dieu rassemble et unit les hommes face aux menaces qui pèsent sur l’humanité et non les oppose. Il les protège contre le mal, contre la misère, contre les vicissitudes de la vie.
C’est pourquoi en ces veilles de fêtes juives et musulmanes, la communauté musulmans souhaite très sincèrement à ses frères juifs, de Drancy, mais aussi de toute la France, les vœux d’une nouvelle année nourrit par la joie, la sérénité et l’harmonie.
De son côté, la communauté juive présente à ses frères musulmans de France et de Drancy en particulier, ses vœux sincères et chaleureux pour un nouveau Ramadan pleinement réussi, dans la fraternité, la douceur et la plénitude.
JUIFS ET MUSULMANS,
FRERES DE PAIX ET DE FOI ENSEMBLE POUR UNE France BÂTIE SUR L’ESPRIT DE TOLERANCE ET DE FRATERNITE ENTRE LES HOMMES DE TOUTES LES RELIGIONS, DE TOUTES LES CULTURES QUELQUE SOIT LEURS CONDITIONS.
Hassen Chalgouni
Imam de Drancy
Monsieur Aboucaya
Président de la Communauté Juive
de Drancy
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 16 septembre
Les Israéliens en chiffres
La population israélienne rajeunit. En matière d’habitation, elle a une préférence pour le centre du pays, et elle n’est pas pressée de se marier. C’est ce que révèlent les dernières données publiées par le bureau central des statistiques concernant la population israélienne pour l’année qui vient de s’achever. La population israélienne est forte de 7,2 millions d’âmes. Parmi elle, 5,4 millions de Juifs et 1,4 millions d’Arabes. Le nombre de Juifs a augmenté cette année de 1,5%, la population arabe ayant elle, augmenté de 2,6%. 28% de la population a moins de 14 ans, et 10% a 65 ans et plus. En Israël, on compte 977 hommes pour 1000 femmes. La longévité de la femme est de 82,2 ans, celle de l’homme 78,5 ans. 148170 naissances ont été enregistrées en Israël pour l’année 2006.
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 16 septembre
Shimon Pérès rencontre
Madonna à Jérusalem
Madonna, actuellement en visite en Israël à l’occasion d’un congrès organisé par le centre international de la Kabbale, dont elle est une fervente adepte, a rencontré samedi soir le Président Shimon Pérès, dans son bureau à Jérusalem. La star a abordé plusieurs sujets avec Pérès, la paix et l’éducation étant les principaux. Autres stars à être venues en Israël : Demi Moore et son compagnon Ashton Kutcher.
DOUBLE
Imaginez ma surprise de découvrir que nos alliés dans le Royaume de l'apartheid religieux continuent encore à jouer un double jeu, nous souriant et prenant notre argent, puis se retournant et donnant cet argent à nos ennemis pour qu'ils mènent le jihad contre nous…!
Bryan Ross
LES SAOUDIENS CONTINUENT A REMPLIR
LES COFFRES D'AL QAEDA
Par Bryan Ross,
avec l'aide de Rhonda Schwartz et Maddy Sauer
ABC News- 11 Septembre 2007
Traduit par Albert Soued,
dernier livre paru
Quand le Moyen-Orient verra-t-il la lumière ?*
Editions Publibook
D'après des sources officielles, en dépit de 6 ans de promesses, l'Arabie Saoudite détourne son regard des riches citoyens Saoudiens qui continuent à envoyer des millions $ à Al Qaeda.
"Si je pouvais d'une baguette magique couper les vivres à un pays, je le ferais à l'Arabie" dit Stuart Levey, le Sous Secrétaire d'état au Trésor, chargé de repérer le financement du terrorisme, à ABC News.
Comme allié des Etats-Unis, en dépit de quelques efforts dans la guerre contre la terreur, Levey dit que l'Arabie saoudite a laissé tomber. Aucun des Saoudiens identifiés comme financiers de la terreur n'a été poursuivi. "Alors que la preuve est évidente, ces gens qui financent des organisations terroristes devraient être arrêtés et poursuivis comme terroristes" poursuit-il. D'après des sources officielles, aussi bien la liste des Etats-Unis que celle de l'Onu comprend Yasin al Qadi, un riche homme d'affaires, qui nie les faits et reste libre comme personnalité en vue dans son pays. Son avocat de Londres Guy Martin du cabinet Carter-Ruck dit que les Etats-Unis n'ont jamais produit de preuves à leurs allégations. Martin dit "Il n'a jamais été jugé, ni même inculpé dans aucune juridiction dans le monde. Malgré les allégations, il n'y a jamais eu de poursuite criminelle. C'est un Guantanamo financier pour mon client qui est victime d'une grosse manipulation juridique qui se poursuit, situation à la Kafka, où des gens sont mis sur une liste sans raison"
L'Ambassade Saoudienne ne commente pas les allégations particulières de Levey, alors qu'après les attaques du 11/9, un porte-parole a annoncé que son pays avait pris des mesures immédiates pour "que les banques identifient et gèlent les avoirs liés aux terroristes et aux personnes identifiées dans une liste par le gouvernement américain". Il disait que les banques Saoudiennes s'étaient pliées à l'exigence de gel et avaient commencé des recherches sur les transactions passées des suspects liés à al Qaeda.
Ces mêmes officiels américains se disent également frustrés par les promesses vides du Pakistan en relation avec la poursuite des sanctuaires d'al Qaeda dans ce pays, disant qu'il leur fallait des détails. L'ambassadeur pakistanais à l'Onu, Mounir Akram dit à ABC News "S'ils ont des infos, ils devraient les partager avec nous et nous les attaquerons". Interrogé sur la confiance qu'on pouvait avoir dans son pays, l'ambassadeur poursuit "Bien, si les Etats-Unis n'ont pas confiance dans le Pakistan, comment le Pakistan peut-il être un allié des Etats-Unis?"
Question qui a eu des échos aux Etats-Unis.
Ainsi avec de l'argent frais et des sanctuaires, Al Qaeda a été capable de recruter et d'entraîner une nouvelle génération de terroristes, et de diffuser un torrent de vidéos d'une propagande nouvelle.
Osama ben Laden vient justement d'apparaître sur 2 vidéos, avec le testament d'un des terroristes du 11/9. Et ben Laden dit "et il nous appartient à chacun de nous de faire notre part", comme conclusion de la présentation exemplaire de ce Walid al Shehri. "Et je le dis devant chaque jeune Musulman, c'est ton devoir de rejoindre la caravane jusqu'à son terme, la marche pour aider le Très Haut et l'Omnipotent continue!"
Suite à cet appel, on s'attend maintenant à la venue de terroristes du Pakistan.
"Il y a un sanctuaire dans le Nord-Ouest du Pakistan, qui a remplacé l'Afghanistan" dit Richard Clarke, l'ex-responsable du contre-terrorisme à la Maison Blanche et aujourd'hui consultant chez ABC News.
Note de la traduction
Il faut savoir ici que nombre de citoyens américains dans les affaires et dans l'administration, notamment la défense, sont liés financièrement à l'Arabie qui distribue largement ses prébendes depuis maintenant plus de 70 ans. Et ceci expliquerait cela.
Quant au Pakistan, il s'agit d'une poudrière que les Etats-Unis sont obligés de manier avec précaution. Le pays n'est pas à l'abri de graves attentats et l'arsenal nucléaire n'est protégé que grâce à la fidélité actuelle de l'armée pakistanaise, qui semble s'islamiser de plus en plus.
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Imagine my surprise to discover that our allies in the religious apartheid kingdom of Saudi Arabia are still playing a double game, smiling in our faces and taking our money, then turning around and giving that money to our enemies to wage jihad:
U.S.: Saudis Still Filling Al Qaeda's Coffers
By Brian Ross
Rhonda Schwartz and Maddy Sauer contributed to this report.
ABC News - September 11, 2007
Despite six years of promises, U.S. officials say Saudi Arabia continues to look the other way at wealthy individuals identified as sending millions of dollars to al Qaeda.
"If I could somehow snap my fingers and cut off the funding from one country, it would be Saudi Arabia," Stuart Levey, the under secretary of the Treasury in charge of tracking terror financing, told ABC News.
Despite some efforts as a U.S. ally in the war on terror, Levey says Saudi Arabia has dropped the ball. Not one person identified by the United States and the United Nations as a terror financier has been prosecuted by the Saudis, Levey says.
"When the evidence is clear that these individuals have funded terrorist organizations, and knowingly done so, then that should be prosecuted and treated as real terrorism because it is," Levey says.
Among those on the donor list, according to U.S. officials, is Yasin al Qadi, a wealthy businessman named on both the U.S. and U.N. lists of al Qaeda financiers one month after the 9/11 attacks.
Al Qadi, who has repeatedly denied the allegations, remains free, still a prominent figure in Saudi Arabia.
Al Qadi's London-based attorney, Guy Martin of Carter-Ruck law firm, said the United States has never produced any evidence in support of the allegations against his client.
"He hasn't been tried, let alone convicted, anywhere in any jurisdiction in the world," said Martin. "While allegations have been made, there have been no formal criminal proceedings."
"This is a financial Guantanamo to my client who is the victim of a gross and on-going miscarriage of justice," said Martin. "This is a Kafka situation where people are put on this list with no due process."
While the Saudi embassy had no comment regarding Levey's specific allegations, a spokesman did note that after the Sept. 11 attacks, the country took prompt action and "required Saudi banks to identify and freeze all assets relating to terrorist suspects and entities per the list issued by the United States government." The statement went on to say that "Saudi banks have complied with the freeze requirements and have initiated investigations of transactions that suspects linked to Al Qaeda may have undertaken in the past."
U.S. officials say they are equally frustrated with what they call the empty promises of Pakistan to go after al Qaeda's sanctuaries in their country.
Pakistan says it is willing to take action if the U.S. provides details.
"If they had specific information, they should share it with us, and we would go after them," Pakistani Ambassador to the U.N. Munir Akram told ABC News.
When asked whether the U.S. can trust his country, Ambassador Akram said, "Well, if the U.S. doesn’t trust Pakistan, how can Pakistan be an ally of the U.S.?"
A question echoed by many in the U.S.
With fresh funds and a safe haven, al Qaeda has been able to recruit and train a new class of terrorists as well as send out a stream of new propaganda tapes.
Just today, al Qaeda's leader Osama bin Laden was seen on a second video this week, introducing the video will of one of the 9/11 hijackers.
"And it remains for us to do our part," bin Laden said as he held up 9/11 hijacker Waleed al Shehri's life as an example. "So I tell every young man among the youth of Islam: it is your duty to join the caravan until the sufficiency is complete and the march to aid the High and Omnipotent continues."
U.S. officials fear there are more like al Shehri heeding bin Laden's call and coming now from Pakistan.
"The consequence is that there is in effect a sanctuary in the northwest part of Pakistan, just like the sanctuary that used to exist before we invaded Afghanistan," Richard Clarke, the former White House counterterrorism official and now ABC News consultant, said.
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samedi, septembre 15, 2007
Dimanche soir, à 20h 10, sur France-Inter, la plus ancienne émission dominicale de la radio publique, "LE MASQUE ET LA PLUME" préséntée par Jérome Garcin, consacrée à l'actualité culturelle et la seule qui mettent au centre les critiques spécialisés, donnera, ce soir-là, la parole aux critiques de cinéma.
Parmi les films qui seront jugés, "LES MEDUSES", le film israélien d'Etgar Keret et Shira Geffen, Caméra d'Or au Festival de Cannes, cette année. Un film soutenu par DIASPORABLOGJ.
Soyez tous à l'acoute!
GILGAMESH
I
Je bâtirai un rempart pour la verte Uruk
je toucherai les limitesdu monde
je combattrai le monstrede ma propre illusion
mais reviendras-tu,Enkiddu?
II
J'ai plongé dans l'océan premier,
j'ai arrachéla fleur de la guérison
j'ai vaincu le soleildans sa course
je n'ai pas déchiffréle secret de l'immortalité
je n'ai pas retrouvé le chemin de l'enfance
mais reviendras-tu,Enkiddu?
Alain Suied
vendredi, septembre 14, 2007
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LE CRAN
Tests ADN pour le regroupement familial :
Le CRAN exige l'abandon d'un amendement qui cible implicitement les migrants africains et qui est porteur de détestables sous-entendus racistes. Le gouvernement envisagerait l'utilisation de tests génétiques pourprouver la filiation dans le regroupement familial.La commission des lois de l'Assemblée nationale a en effet adopté le 12 septembre dernier, un amendement autorisant le recours aux tests ADN pourauthentifier les filiations lors de la délivrance des visas de plus detrois mois.Cet amendement a été proposé par le député du Vaucluse Thierry Mariani alors même qu'au nom de la plus élémentaire éthique, les tests génétiques de filiation sont strictement encadrés par la loi : en vertu de l'article16 du code civil, "l'étude génétique des caractéristiques d'une personnene peut être entreprise qu'à des fins médicales ou de recherchescientifique".Il y aurait-il des droits humains différents selon que l'on est françaisou étranger ?Il se trouve que cet amendement inique s'appuie sur une étude renduepublique en juin dernier et qui cible ouvertement selon son auteur AdrienGouteyron sénateur de la Haute Loire, les actes officiels d'état civilfournis par les familles de « certains pays, comme le Sénégal, la Côted'Ivoire, les deux Congo, le Togo, Madagascar ou les Comores »Scientifiquement douteux, ces tests sont inadmissibles sur le plan moralet éthique et ouvriraient la voie à des pratiques inacceptables au regarddu droit français et international.Le CRAN s'élève avec fermeté contre cet amendement, lourd de sous-entendusracistes, classiques à l'époque coloniale, puisque relatifs à des familles africaines dont il serait impossible de déterminer les filiationsautrement que par la génétique. Le CRAN demande au gouvernement de prendre publiquement ses distances avec cet amendement inadmissible dans une démocratie de droit.
Patrick Lozès
Président du CRAN
DESCULTURES
L'Espace CANOPY
vous invite à découvrir
l'Exposition "Photographisme"
d' Alain AZAMBUJA
La série « photographisme » propose un moment de découverte et de questionnements intérieurs. A la fameuse question : qu’est ce que cela représente ? L’artiste répond que l’œuvre peut représenter plusieurs sujets, mais surtout la vision du spectateur. Il s’agit également de montrer les possibilités offertes par le mélange de plusieurs techniques et disciplines dans une seule création : assemblage de matériaux, peinture, projection diapo, photo. Alain Azambuja ose le détournement des codes de la photographie. L’exposition à l’Espace Canopy propose une série de 13 photographismes.
Tout ce Week end
Samedi 14h-20h
Dimanche 14- 19h
Le salon de Thé est Ouvert
_______________
ESPACE CANOPY
19 rue Pajol
75018 Paris
Métro L2- La Chapelle
bus 65
La traverse arrêt "Place de la Chapelle"
www.labelette.info
canopy@labelette.info
ACCUEILLE...
LE CRAN
Projet de loi « immigration,
intégration et asile » :
Le CRAN est favorable à l'article
qui autorise les statistiques de la diversité
Le CRAN s'est élevé avec fermeté contre l'un des articles de l'amendement proposé par le député du Vaucluse Thierry Mariani en commission le 12septembre dernier et qui autoriserait le recours aux tests ADN pourauthentifier les filiations lors de la délivrance des visas de plus detrois mois.En revanche, le même amendement suggère l'addition au texte de loi, d'unarticle pour autoriser la conduite d'études sur la mesure de la diversitédes origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration.Cet article concerne l'une des demandes récurrentes du CRAN : la mise enplace de statistiques de la diversité pour évaluer les politiquespubliques de lutte contre les discriminations, et ce, dans le strict cadredes recommandations de la Commission nationale informatique et libertés(CNIL)L'objectif est d'autoriser la conduite d'études pour mesurer notamment leniveau des discriminations, en restant dans le cadre des rapportsscientifiques, autorisés expressément par la CNIL.Le CRAN est favorable à cet article dont l'adoption marquerait un pasimportant dans la lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
Patrick Lozès
Président du CRAN
jeudi, septembre 13, 2007
L'AVIS DE DIASPORABLOGJ
L'Imprononçable différence
"LA PROMESSE ET L'OBSTACLE"
de Danny TROM
EDITIONS DU CERF
Collection "Passages" ,
dirigée par Heinz Wisman
265 P
29 E
Modeste dans sa présentation, mais essentiel parce qu'il pointe un sujet amené à connaître d'importants développements, l'essai de Danny Trom,chercheur au CNRS et membre du MAUSS questionne "la gauche radicale" et son étrange obsession du "problème juif".
D'emblée, l'ouvrage se place dans la continuité du livre incontournable de Jean-Claude Milner,"Les penchants criminels de l'Europe démocratiques" qui opposait "question" et "problème" juifs - il s'agit en effet de savoir à qui cette différence "pose problème"...et quelle "question" est posée sur les fonds sombres et ultra-violents de "l'idéal" occidental...
Danny Trom évoque avec un sérieux qui n'oublie jamais l'urgence et la douleur des polémiques et des graves conséquences qu'elles entraînent,les prises de position des "Pauliniens" comme Badiou ou Agamben - soulignant au passage leurs contradictions (le "Paul" qu'ils vénèrent...n'est pas le même...l'un est "Italien",l'autre est "Parisien" - ce juif sans judaïsme peut "arranger" chacun...),les curieuses pseudo-analyses des gauchistes "radicaux",faisant des Juifs des...oppresseurs...et retrouvant ainsi Genet ou l'idéologie...nazie...ou encore...L'IDEOLOGIE PALESTINO-MYTHIQUE,les dérives de Bourdieu et de Deleuze (Foucault se désolidarisera de son ami à cette occasion!) ou les théories des intellectuels Américains - parfois mal interprétées par les sociologues Européens (Browning ou Goldhagen...)
Milner a écrit que l'Europe ne s'interessait plus aux "Juifs"...Trom souligne que ce désinterêt mêmeest et reste à analyser : quel "oubli" signalerait-il?
OU QUEL "REVE D'ILLIMITATION" - oubliant ses propres "pulsions",l'Occident "Libéral" (et son allié gauchiste- qui ne propose que...le Libéralisme...sous une forme narcissique et généralisée , malgré son pseudo-amour de "l'international"...) SE VEUT LE MODELE GLOBAL de la "Civilisation"...?Ce rêve déjà pointé par Milner comme amenant cette forme de société "clean" à gommer la "différence" juive et à se donner pour défenseur attitré des "victimes" par...elle...désignés comme tels!
"Illimitation" - le mot est à retenir:ne rappelle-t-il pas,dans un autre domaine, la théorie Narcissique pré-natale de Grunberger,qui estimait que tout être vivant défend son matériel de pseudo-Toute-Puissance "paradisiaque"?
Le Christianisme promettait le Paradis pour tous ,le Libéralisme et le gauchisme proposent d'instaurer une infinie promesse débarrasée de L'OBSTACLE DE LA...REALITE...
Une réalité que la vérité sans détours de "l'Ancien" ...TESTAMENT (sic) donait comme une base de la...maturation individuelle et sociétale...
Pour Badiou, le mot "juif" serait redevenu "imprononçable".
On devine que le "nom du père" dérange le "fils éternel" et que sa "différence" apparaisse comme un "obstacle" à nos fragiles illusions im-per-dables.
Le Dieu au nom "imprononçable" remue encore.
La "gauche radicale" y trouve un "problème" qu'elle "résoud" par la négation absolue du "problème".
Hier, une "solution" se disait, elle aussi, finale.
Alain SUIED
DECULTURE
THEATRE
Momo et Mme Rosa sont de retour. "LA VIE DEVANT SOI" l'inoubliable roman de Romain Gary, alias Emile Ajar, Prix Goncourt 1975, cette fabuleuse histoire d'amour filiale entre un jeune musulman et une "mamma" juive qui fut, à l'écran, immortalisée par une prodigieuse Simone Signoret, investit, cette fois, à partir du 20 septembre la salle Elvire Popesco du Théâtre Marigny-Robert Hossein.
C'est Myriam Boyer qui reprend le rôle de Mme Rosa, entourée d'Aymen Saidi, Maguid Bouali, et de Xavier Jallard qui est aussi l'adaptateur au théâtre de ce roman dont le cadre est le quartier populaire de Belleville dans le Nord de Paris. La mise en scène est signée Didier Long.
Un succès assuré en ligne de mire.
CINEMA
Roman Polanski abandonne le tournage de "POMPEI" adaptée du best-seller de Robert Harris dont l'action se déroule quelques jours avant l'éruption du Vésuve qui détruisit la célèbre ville de l'Empire Romain. Film à gros budgets, les producteurs, Robert Benmusa et Alain Sarde craignant une grève illimitée des comédiens américains à partir du 1er juillet 2008.
TELEVISION
C'est Yvan Attal qui revêtira le rôle de Serge Klarsfeld dans un téléfilm de Laurent Jaoui; "LA TRAQUE", consacré à l'itinéraire du couple Beate et Serge Klarsfeld qui consacra sa vie à la chasse aux criminels de guerre nazis. On leur doit, entre autres, la capture de Klaus Barbie surnommé le boucher de Lyon. Il est responsable de l'arrestation des Enfants d'Izieu et tortionnaire du Préfet Jean Moulin. Son procès à Lyon en 1987 durera deux mois et sera le premier procès filmé pour l'histoire. C'est la chaîne Histoire qui en assumera la diffusion de ce document exceptionnel en 2000 et qui vingt ans après le procès reprend cette diffusion dès le 24 septembre.
lire le complèment d'information sur ce sujet sur: http://diasporablogj.blogspot.com/2007/07/inedit-info-diasporablogj-histoire-du.html#links
mercredi, septembre 12, 2007
Source : lefigaro.fr en ligne le 7 septembre
Soutien massif des Français
à l'action de Dati
L'INDÉPENDANCE de la justice a pour contrepartie la responsabilité des magistrats pour les Français, si l'on en croit les résultats du dernier baromètre OpinionWay réalisé pour Le Figaro et LCI.
Les personnes interrogées sont 63 % à estimer qu'il est « normal » que le garde des Sceaux, Rachida Dati, ait convoqué le vice-procureur de Nancy pour qu'il s'explique sur les propos que lui prêtait la presse locale. Seuls 29 % des sondés jugent l'initiative du ministre de la justice « choquante » et y voient « une grave atteinte à l'indépendance de la justice ».
La décision de Rachida Dati est approuvée par 90 % des sympathisants de l'UMP tandis que 5 % seulement d'entre eux la déplorent.
Si une majorité nette des Français proches du PS - 58 % - critiquent l'initiative du garde des Sceaux, ils sont tout de même un tiers (34 %) à la juger légitime.
Toutes tendances confondues
L'approbation atteint un niveau record chez les 55 ans et plus (72 %) et chez les ouvriers (70 %). Moins net, le soutien à l'hôte de la Place Vendôme demeure majoritaire chez les 18-34 ans (53 %) et chez les cadres, professions libérales et enseignants du supérieur (51 %).
Pour autant, 51 % des personnes interrogées estiment que « les magistrats doivent pouvoir faire des commentaires sur la loi », tandis que 37 % sont d'avis que « ce n'est pas le rôle d'un magistrat de faire des commentaires sur la loi ». Bruno Jeambart, directeur des études politiques d'OpinionWay, ne voit aucune contradiction dans ces résultats. « Les Français ne refusent pas un»droit à la parole* des magistrats, mais critiquent leur prétention à ne pas devoir rendre compte de leurs propos », argumente-t-il.
La question provoque un clivage politique net. Les sympathisants de l'UMP ne sont que 31 % à juger qu'un magistrat peut s'autoriser des commentaires sur une loi, tandis que leurs concitoyens proches du PS et de l'UDF-MoDem sont respectivement 71 % et 70 % à reconnaître ce droit au corps judiciaire.
S'il y a donc des nuances d'appréciation sur le devoir de réserve des magistrats, coexiste le soutien à la loi sur la récidive adoptée fin juillet est massif, toutes tendances confondues.
La création de peines planchers - que les magistrats peuvent écarter si certaines conditions sont réunies - est approuvée par 84 % des personnes interrogées, tandis que seules 16 % d'entre elles demeurent hostiles à cette réforme. Les Français sont respectivement 51 % et 33 % à se déclarer « tout à fait favorables » et « plutôt favorables » à ce tour de vis.
Ce soutien est intense dans toutes les catégories sociales. La nouvelle législation est saluée par 83 % des ouvriers et 82 % des cadres et des professions intellectuelles. L'approbation est quasi unanime parmi les sympathisants de l'UMP (99 %), du Front national (86 %) et de l'UDF-MoDem (85 %), mais elle atteint aussi 64 % parmi les sympathisants du PS.
Les Français proches de l'extrême gauche ne semblent pas en phase avec le discours « antisécuritaire » de leurs représentants : 77 % d'entre eux approuvent les peines planchers, alors que seuls 23 % d'entre eux les condamnent.
Guillaume Perrault
mardi, septembre 11, 2007
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 11 septembre
Les Israéliens sont moins généreux
en matière de don
A la veille de Rosh Hashana, les associations caritatives indiquent que le nombre d’Israéliens qui font des dons aux personnes dans le besoin a diminué de plusieurs dizaines de %, comparé aux années précédentes. L’association « Latet », qui est pourtant à l’origine d’une grande campagne médiatique, parle d’une diminution de 15% des dons. L’association « Pitaron lev » parle elle, d’une baisse de 35% par rapport à Pessah dernier. Dans le sondage organisé par cette dernière à l’occasion de l’année nouvelle, il s’avère que la majorité des personnes interrogées est consciente du problème de la pauvreté dans le pays et sait qu’il y a des enfants qui souffrent de la faim en Israël, mais en a marre d’être sollicitée, ne s’estimant pas responsable de la situation.
« Le moment est venu pour l’Etat de faire quelque chose, déclare Rotam Salomon, l’assistante du directeur de l’association. Le public attend de lui qu’il s’implique dans la lutte contre la pauvreté ».
Le ministère des Affaires sociales indique une augmentation de 4,4% du nombre de nouvelles familles qui ont demandé de l’aide auprès d’organismes locaux, soit 20000 familles supplémentaires.
Source : lefigaro.fr en ligne le 11 septembre
ISRAEL DEMUNI FACE A SES CITOYENS NEO-NAZIS
israel_demuni_face_a_ses_citoyens_neonazis.html
Source : la newsletter d'Infolive.TV
diffusée le 11 septembre
DERNIERE MINUTE!
67 blessés dans une attaque à la roquette Kassam
à Zikim
Aux alentours d’1h30 ce matin, une roquette Kassam s’est abattue sur la base militaire de Zikim non loin de la localité d’Ashkelon. La roquette palestinienne s’est écrasée à quelques mètres d’une tente sous laquelle dormait une unité de soldats terminant leurs classes. Le bilan est lourd. On déplore plus de 67 blessés, dont 4 dans un état grave et plus d’une trentaine dans un état moyen. L’un des soldats serait entre la vie et la mort, selon des sources militaires.
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Lisez le développement de ces titres sur IN
INFOLIVE.TV
lundi, septembre 10, 2007
d'...
ETGAR KERET
et
SHIRA GEFFEN
Réalisateurs des "MEDUSES"
CAMERA D'OR
FESTIVAL DE CANNES
Sélection Semaine de la Critique
FILM FRANCE-CULTURE
Sortie en salle
le 5 septembre
" La mer fait partie de l'identité de Tel-Aviv. Ce qui manque aux habitants du Proche-Orient, c'est le sens de la proportion...Face à l'immensité de la mer, on se sent vraiment petit. Et on peut alors réfléchir sur l'importance des choses...et commencer à voir les choses de façon plus nuancée"
PREMIÈRE QUESTION POUR ENTRÉE EN MATIÈRE.
COMMENT EST NE LE PROJET DE TOURNER "LES MÉDUSES"?
Shira Geffen :
Cela a commencé par une histoire que j’ai écrite. L’histoire d’une petite fille oubliée au bord de la mer. Il m’a semblé qu’il serait intéressant d’en tirer des images, d’en faire un film.
VOS PERSONNAGES VIVENT UNE DOUBLE FRACTURE.
UNE FRACTURE AU SEIN D'UNE CELLULE
(couple, famille, ami). UNE AUTRE AU SEIN
D'UNE SOCIÉTÉ QUI LES MARGINALISE. QUEL(LE) EST
CELUI OU CELLE QUI, A VOS YEUX, EST LE PLUS
EN DANGER, AU BORD DU PRÉCIPICE ET QUE VOUS
AIMERIEZ SAUVER?
Etgar Keret :
Souvent quand je revois le film, j’ai l’impression que tous ces personnages ne sont qu’un et que j’aimerai sauver tout le personnage. Dans chaque individu, il y a toujours quelque chose qu’il faut sauver.
TEL-AVIV EST L’ACTEUR CENTRAL DE VOTRE FILM. QUELLE PART A, SELON VOUS, CETTE MEGA MÉTROPOLE SUR LE COMPORTEMENT DE VOS PERSONNAGES ? TEL-AVIV EST-ELLE REPRÉSENTATIVE DE LA SOCIÉTÉ ISRAÉLIENNE ?
E. K :
Non, Tel-Aviv n’est pas représentative de la société israélienne. Je pense que Tel-Aviv est un état dans l’État. Souvent, on a du mal à imaginer comment cette ville, à quelques kilomètres du champs de bataille, peut avoir cet air blasé.
Il est difficile de comprendre comment une ville, entouré d’un environnement hostile, puisse avoir une vie aussi animée.
S. G :
Selon moi, beaucoup de villes dans le monde peuvent avoir des personnages comme ceux que nous montrons dans notre film. La ville ne change rien aux personnages. Je viens du monde du théâtre. Le paysage n’est qu’un décor de théâtre.
VOTRE EXPÉRIENCE D'ÉCRIVAINS VOUS A-T-ELLE
ÉTÉ NÉCESSAIRE POUR DÉCRIRE CES PERSONNAGE ?
E. K. :
Mon travail de réalisateur m'a appris, pour la 1ère fois, que bien des choses peuvent s'exprimer par l'image. Lorsqu'on écrit on est seul face au papier...Mais lorsqu' on filme on doit accepter de partager la création...un film est un travail collectif...j'ai dû aussi accepter de "couper" des personnages, pour que le film ne soit pas trop long par exemple, et j'étais si malheureux...
Vous savez ! Je suis égocentrique !
S. G. :
Je viens de l'écriture théâtrale. Il y a beaucoup de symboles provenant de cet art. et j'ai essayé d'en introduire aussi dans l'écriture du film.
LA MER EST AUSSI UN PERSONNAGE DU FILM.
E. K. :
La mer fait partie de l'identité de Tel-Aviv. Ce qui manque aux habitants du Proche-Orient, c'est le sens de la proportion. Tous les habitants de cette région ont en commun qu'ils se donnent souvent trop d' importance, et donnent trop d'importance aux problèmes de leur existence. Face à l'immensité de la mer, on se sent vraiment petit. Et on peut alors réfléchir sur l'importance des choses...et commencer à voir les choses de façon plus nuancée...
S. G. :
Les problèmes en Israël et aux alentours sont très sérieux. La mer sert à noyer nos tristesses.
IL EST PEUT FRÉQUENT DE VOIR UN COUPLE
CONCEVOIR ET RÉALISER ENSEMBLE UN FILM.
COMMENT AVEZ-VOUS VÉCU CETTE EXPÉRIENCE ?
S. G. :
Notre couple est un vrai couple. Nous vivons ensemble depuis dix ans. Je viens du théâtre et aime le cinéma. Depuis que nous sommes ensemble, je sais mieux de quoi sera fait la fin du film.
De toutes façons, je n'aurais pas pu faire ce film seule.
E. K. :
Pour réaliser un film, il faut être complet. Dans la vie de couple, dans la vraie vie, l'un est prêt à tuer l'autre pour un retard, pour une absence .. Pendant le montage, Shira, qui venait d'accoucher, devait s'absenter. Lorsque je rentrais très tard dans la nuit à la maison, inquiète, elle me questionna sur mon retard. Mais quand je lui disais que je rentre du montage, ceci ne posait aucun problème...
Propos recueillis
Par Bernard Koch
INTERVIEW DIASPORABLOGJ
Source : la newsletter de L'Internaute Actualité
via l'A. F. P.diffusée le 10 septembre
Proche-Orient: Olmert et Abbas
pour une solution du conflit
basée sur deux Etats
Lundi 10 septembre 2007,
15h54
Les dirigeants israélien et palestinien, Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, ont prôné une "solution basée sur deux Etats" pour régler le conflit israélo-palestinien, à l'issue d'une rencontre lundi à Jérusalem.
M. Olmert, le Premier ministre israélien, a en outre promis de "recommander au gouvernement d'approuver la libération de détenus palestiniens à l'occasion du ramadan, comme l'a demandé M. Abbas", selon un haut responsable israélien. Le mois de jeûne musulman du ramadan commence cette semaine.
"Nous soulignons notre engagement envers une solution basée sur deux Etats (israélien et palestinien) vivant côte à côte en paix et en sécurité", ont déclaré M. Olmert et le président de l'Autorité palestinienne dans un communiqué commun.
Ils ont annoncé la création d'une commission mixte chargée de parvenir à un accord de principe sur les grandes lignes d'un règlement du conflit israélo-palestinien.
Selon le haut responsable israélien, M. Olmert a annoncé à M. Abbas qu'il préparait un plan destiné "améliorer la liberté de mouvement en Cisjordanie et entre les villes palestiniennes".
Le sommet Abbas-Olmert s'est déroulé durant trois heures à la résidence officielle de M. Olmert à Jérusalem. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a assisté à une partie des entretiens.
Il s'agit de la troisième rencontre entre les deux dirigeants depuis le 6 août. Ils tentent depuis plusieurs semaines de parvenir à un accord cadre avant une réunion internationale sur la question, voulue par le président américain George W. Bush et qui pourrait se tenir en novembre.
Les deux hommes sont convenus de se rencontrer de nouveau avant le départ de M. Abbas à New York pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU durant la dernière semaine de septembre, a indiqué le responsable israélien qui a requis l'anonymat.
Un haut responsable palestinien, parlant également sous couvert de l'anonymat, a pour sa part affirmé sans autres précisions que la rencontre avait été "positive et réussie. Des progrès ont été accomplis".
Un conseiller de M. Abbas, Nimer Hammad, a déclaré à l'AFP que le succès de la réunion internationale dépendait de la conclusion préalable d'un accord israélo-palestinien sur les principaux points de litige.
"J'espère que le président Abbas et M. Olmert vont commencer à rédiger une première ébauche portant sur les principaux points d'un accord", a déclaré M. Hammad à l'AFP avant le début du sommet.
"L'Autorité palestinienne veut un accord clair, avec un calendrier de mise en oeuvre, sur toutes les questions liées au statut définitif des territoires palestiniens", a-t-il ajouté.
"Un projet d'accord doit être conclu avant la conférence internationale prévue en novembre. Il doit porter notamment sur la nature de l'Etat palestinien, ses frontières ainsi que sur le sort des réfugiés, de Jérusalem et des ressources en eau", selon lui.
Sans un tel accord, la réunion internationale "a peu de chances de réussir", a-t-il prévenu.
LABOBINE
L'AVIS DE DIASPORABLOGJ
CAMERA D'OR
FESTIVAL DE CANNES 2007
SELECTION SEMAINE DE LA CRITIQUE
LES MEDUSES
film de ETGAR KERET
et SHIRA GEFFEN*
avec :
Sarah Adler
Gera Sandler
Noa Knoller
Nikol Leidman
Co-production
Les Films du Poisson
Lama Productions Ltd
Distribution : Pyramide Distribution
Film France-Culture
ENTRE TERRE ET MER
Il faut dire d’emblée que pour leur premier film réalisé ensemble, qui leur a valu - et ils ne l’ont pas volée- la Caméra d’Or, cette année à Cannes, Etgar Keret et Shira Geffen, couple dans la vie de tous les jours comme dans la vie professionnelle, signent, avec LES MEDUSES, un vrai coup de maître. Et continuent de faire aller de l’avant le cinéma israélien. En pleine vitalité.
En Israël, ils sont de véritables stars du monde littéraire. Aussi bien Shira Geffen qu’Etgar Keret font partie de cette nouvelle et jeune génération d’auteurs qui n’ont connu ni l’indépendance du pays, ni les quatre principales guerres de défense qu’a du subir cet Etat.
C’est sans doute pourquoi, leurs œuvres écrites comme leurs œuvres cinématographiques sont davantage tournées vers la société israélienne, sans pour autant tourner le dos aux réalités quotidiennes que vivent les habitants de ce pays et au conflit qui les menace.
Keret et Geffen chosisssent d’un commun accord, couple oblige, vraisemblablement, de mieux prendre en compte cette société derrière laquelle se cache d’autres réalités à taille humaine ou pour le cas des MEDUSES à taille urbaine. Le chômage, les emplois précaires, la solitude, l'immigration. Tout simplement le mal de vivre, le mal d’exister. L’envers du décor que les médias n’osent pas nous montrer. Ce visage d’Israël inhabituel qui le fait ressembler à un Etat comme un autre. Un Etat "normal", en quelque sorte.
Dans ce film, tout à la fois émouvant et envoûtant, plusieurs personnages marqués, chacun, par une existence fastidieuse dans une société brutale, sans concession, se croisent, s’entre-croisent, se touchent parfois,mais jamais se rejoindre, bien que faisant partie pourtant d’une même « famille », d’un même univers : l’exclusion. Etres en déshérence, écrasés par une ville, Tel-Aviv, capitale économique d’Israël, méga-métropole sans pitié, sans état d’âme. Machine du futur cherchant à broyer tout individu qui pourrait se trouver sur la corde raide, au bord du précipice. Unique issue de secours pour ses êtres en détresse, en perte de repères, la mer. Se perdre dans cet horizon infini. « Noyer ses angoisses » dans la profondeur de l’eau pour ne plus avoir à vivre l’invivable.
Shiffa Geffen et Etgar Keret ont mis toute leur expérience d’homme et de femme de lettres au service de leurs personnages. Ils ont su les peindre avec beaucoup de soins et d’attention. Ce qui les rend humains, affectueux, attachants. Plus proches de nous.
Enfin, ce qui frappe dans LES MEDUSES, c’est déjà, malgré la jeunesse de ses réalisateurs, une maîtrise quasi parfaite de leur nouvel art. La promesse d’une grande maturité tant dans l’écriture du scénario que dans la direction des comédiens qu’on oubliera pas de sitôt. Avec une prime particulière pour la comédienne Sarah Adler qui interpète Batya, personnage-clé de ce film si plein de séduction.
Bernard Koch
*le scénario du film vient d'être édité par
les Editions ACTES SUD qui publient également
les nouvelles et romans d'Etgar Keret
CHALEUREUSEMENT RECOMMANDE
PAR DIASPORABLOGJ