"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

mercredi, janvier 07, 2009

TENSIONS
INTER
COMMUNAUTAIRE
ENFRANCE?

INEDIT

ENQUÊTE DE L'AFP


Gaza:
les communautés juive et musulmane de France
très vigilantes



PARIS, 6 jan 2009 (AFP) - Le risque d'"importation" en France du conflit israélo-palestinien est pris très au sérieux par les représentants des principales communautés juive et musulmane de France même si jusqu'à présent aucun incident grave n'est à déplorer.
La France compte entre 5 à 6 millions de musulmans et entre 500.000 et 600.000 juifs, plus importante communauté d'Europe.
Les responsables locaux mettent en avant les habitudes de dialogue entre les deux communautés et ici ou là le rôle bénéfique des "grands frères" pour éviter les frictions.
En Ile-de-France, dans la communauté juive, le climat est qualifié de "relativement calme".
Ainsi à Drancy (Seine-Saint-Denis), Jacques Aboucaya, responsable de la communauté juive, rapporte: "c'est calme, on est en dialogue avec l'imam mais on est très prudent. J'ai recommandé aux gens de la communauté de ne pas traîner dans la rue le soir avec une kippa, de couvrir les enfants d'un chapeau, pour ne pas provoquer".
Dans cette ville, l'imam Hassen Chalghoumi, connu pour son ouverture et ses efforts de rapprochement avec les communautés juive et catholique, refuse "toute importation du conflit israélo-palestinien sur le sol français" et demande que "la République française soit pleinement respectée".
Selon un des responsables de la communauté marocaine de Montereau (Seine-et-Marne) Nordine Ben Messaoud, "on sent que les gens se posent énormément de questions sur l'évolution de ce conflit, ils parlent beaucoup entre eux, sans violence. (...) Aucun acte à caractère antisémite ou islamophobe n'a été recensé. On s'aperçoit également que les +grands frères+ jouent un rôle important auprès des plus jeunes pour calmer les discussions".
Dans le Val-de-Marne, la sécurité a été renforcée autour des synagogues mais un des responsables de la communauté musulmane, Karim Benaïssa, ne croit pas pas que le conflit conduise à des tensions entre communautés au niveau local.
Dans le Grand Ouest, on se dit "vigilant" : "On est attentif à ce qui se dit dans les lieux de culte, aux propos tenus, aux messages envoyés, aux contenus des prêches" mais "il n'y a pas de raison de s'alarmer particulièrement", dit-on à la préfecture. A Tours, quelque 400 personnes ont défilé mardi en début de soirée, à l'appel de la CGT d'Indre-et-Loire, pour exprimer leur "solidarité au peuple palestinien de Gaza et de Cisjordanie".
A Marseille, ils n'étaient que 150 à défiler sur le vieux port en arborant des banderolles "stop au terrorisme d'Etat d'Israël"
Dans le Nord, les incidents intercommunautaires ont toujours été rares, même dans les cas de fortes tensions au Proche-Orient.
"Musulmans et Juifs ont toujours vécu en très bons termes dans la région et continueront à le faire. Nous vivons quelque chose d'incompréhensible mais nous sommes tous tenus de bien réfléchir, de bien penser d'abord que nous vivons ensemble", déclare le recteur de la mosquée de Lille-sud Amar Lasfar, relevant toutefois que la communauté musulmane est "indignée et choquée" par la situation à Gaza.
Le rabbin de Lille Elie Dahan parle d'un conflit "qui se passe ailleurs, avec des protagonistes d'une autre nationalité, sur un autre territoire" et espère que "tout le monde est à même de maîtriser les illuminés".
bur-cv/s



GAZA :
Mobilisation pour éviter l'importation en France
du conflit

Par Chantal VALLETTE

PARIS, 6 jan 2009 (AFP) - Responsables politiques et communautaires multiplient les appels et mises en garde pour éviter l'importation en France du conflit israélo-palestinien, même si jusqu'à présent il n'y a pas eu d'affrontement entre les communautés juive et musulmane.
L'attaque lundi soir d'une synagogue à Toulouse a vite été qualifiée d'acte "irresponsable", comme s'il était urgent de ne pas jeter d'huile sur le feu. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a parlé d'"acte débile et révoltant".
Le président Nicolas Sarkozy a réagi en déclarant qu'il "ne saurait tolérer" que le conflit au Proche-Orient "se traduise par des violences communautaristes" en France. Il a condamné "avec la plus grande fermeté l'acte de vandalisme" commis à Toulouse et demandé aux services de police et à la justice de mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour que leurs auteurs soient interpellés et sévèrement sanctionnés".
"La République n'acceptera pas que certains extrémistes utilisent ce conflit pour attiser les violences entre les communautés dans notre pays", a renchéri le Premier ministre François Fillon.
Mme Alliot-Marie a demandé mardi aux préfets de "tout mettre en oeuvre" pour lutter contre l'importation du conflit en France.
Mardi soir le Conseil français du culte musulman (CFCM) a lancé un appel à toutes les autres religions de France pour un "dialogue ouvert et constructif" dans un "souci de cohésion et d’unité nationale", réaffirmant "l’esprit de responsabilité de la communauté musulmane de France qui rejette toute atteinte à l’ordre public".
Dès la veille, Mme Alliot-Marie avait convoqué au ministère les présidents du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et du CFCM, ainsi que les responsables de la police et de la gendarmerie pour parler des manifestations en lien avec la situation à Gaza.
A la sortie, les deux présidents Richard Prasquier (Crif) et Mohammed Moussaoui (CFCM) ont dit leur souhait de "ne pas transposer" en France le conflit du Proche-Orient tout en exprimant leur "inquiétude" concernant de possibles "débordements".
Cette rencontre intervenait au lendemain d'un week-end marqué par des manifestations des deux camps --soutien à Gaza le samedi, soutien à Israël le dimanche-- avec des pillages en fin de cortège samedi soir. Selon des sources policières, l'ampleur du rassemblement avait été "sous-estimé".
Sur le fond, même si les deux camps veulent éviter les actes arabophobes et antisémites, les positions sont tranchées et irréconciliables: le Crif parle de la "légitime défense" d'Israël face au Hamas et le CFCM d'"attaques israéliennes meurtrières contre le peuple palestinien de Gaza".
L'UOIF (Union des organisations islamiques de France) précise dans un communiqué que "les musulmans de France ne font aucun amalgame entre la politique meurtrière de l'occupant israélien et leurs concitoyens juifs en France ou ailleurs".
Sur le terrain, on ne signale pas beaucoup d'incidents graves mais l'inquiétude est générale.
"Le climat est très malsain. On a reçu depuis le 27 décembre (ndlr: début de l'offensive contre Gaza) une centaine de signalements antisémites, le plus souvent des injures, des menaces ou des graffitis, plus rarement des agressions", constate le président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), Sammy Ghozlan.
Un des responsables de la communauté marocaine de Montereau (Seine-et-Marne), Nordine Ben Messaoud, remarque que les communautés parlent "beaucoup entre elles" de l'évolution du conflit et qu'il n'y a pas eu d'incidents.
bur-cv/sla/bw

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