Revue de presse, panorama du monde, blog de lutte contre l'antisémitisme et le racisme, ouvert au dialogue, l'autre image d'Israël, la culture juive à la rencontre de toutes les cultures, le monde juif tel qu'il est.
"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS
Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha
Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam
CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions
Sortie en librairie début mai 2013
A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS
jeudi, mars 18, 2010
ISRAËL/USA
LALLIEAMERICAIN
ATTENDUNGESTE
Source : lexpress.fr en ligne le 18 mars
à 16h 30
sur Diasporablog à 17h 17
"Netanyahu devrait faire
des gestes pour apaiser les Etats-Unis"
Par
Philippe Lesaffre,
Selon Alain Dieckhoff, spécialiste d'Israël et directeur de recherche au CERI(Centre d'études et de recherches internationales, Sciences Po), les Palestiniens ont tout intérêt à attendre avant de revenir à la table des négociations indirectes.
Comment qualifier la relation entre le président américain Barack Obama et Benyamin Netanyahu, Premier ministre israélien?
Barack Obama a fait des négociations entre Israéliens et Palestiniens sa priorité depuis le début de son mandat, en janvier 2009. Il prône clairement la solution à deux Etats. La nomination d'un envoyé spécial au Moyen-Orient, George Mitchell, a montré l'importance qu'il entendait donner à cette question Benyamin Netanyahu de son côté est resté en retrait: au début, il refusait la solution à deux Etats, mais il a finalement prononcé l'expression "Etat palestinien" au mois de juin 2009, car il n'avait vraiment pas le choix. Toutefois, sur le fond, cela n'a pas mis un terme aux désaccords et aux incompréhensions entre les deux parties.
Pourquoi George Mitchell a-t-il reporté sa visite à Jérusalem le 17 mars?
C'est la réponse du berger à la bergère. Après la provocation qu'a constituée l'annonce de la construction de 1600 logements à Jérusalem-Est, lors de la visite du vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, la réponse américaine a été de suspendre, au moins provisoirement, l'arrivée de George Mitchell sur place. Hillary Clinton et Benyamin Netanyahu se sont appelés. Même si on ignore les détails de cette conversation la secrétaire d'Etat américaine a été très ferme demandant à Israël de faire des gestes démontrant son engagement à négocier.
Des heurts entre des Palestiniens et la police israélienne ont éclaté, lundi 16 mars, à Jérusalem et dans la ville de Jaffa. Comprenez-vous la colère des Palestiniens?
Il faut replacer ces affrontements dans une perspective un peu plus large. Bien sûr, l'annonce de la semaine dernière a contribué à nourrir le ressentiment des Palestiniens, mais à Jérusalem, la situation est tendue depuis la fin de l'été 2009. En septembre et octobre dernier, déjà, de nombreux incidents ont éclaté. Ils ont été instrumentalisés par le mouvement islamique de Raed Salah implanté en Israël même. Certains activistes juifs tentent par ailleurs de faire monter la pression, d'où la dégradation du climat ces derniers temps.
S'agit-il d'une Intifada?
Non, c'est prématuré. Je ne pense pas qu'il faille parler d'Intifada. A Gaza, le Hamas peut organiser toutes les manifestations qu'il souhaite, depuis sa prise de pouvoir, en juin 2007. En revanche, le Fatah et donc l'Autorité palestinienne n'a aucun intérêt à souffler sur les braises. Il se doit, au contraire, de calmer le jeu.
Benyamin Netanyahu peut-il profiter des déclarations du lobby américain pro-israélien, l'AIPAC, qui critique le gouvernement américain?
L'AIPAC agissant auprès du Congrès américain a toujours soutenu les gouvernements israéliens. Il se situe plutôt à droite dans le spectre politique américain. En ce sens, cela conforte Netanyahou. Deux problèmes, cependant: l'AIPAC n'a plus l'oreille, comme jadis, de l'administration américaine. Par ailleurs, il doit faire face à une concurrence interne car un autre lobby, cette fois-ci, libéral au sens américain du terme, c'est-à-dire de gauche, émerge: J Street.
Qu'en est-il des juifs américains. Qui soutiennent-ils vraiment?
Il faut distinguer la position de l'AIPAC et celle de la communauté juive américaine. Concernant le dossier israélo-palestinien, les Juifs, plutôt libéraux, restent, dans l'ensemble, modérés et favorables à la solution à deux Etats. C'est pour cette raison que s'est créé l'autre lobby, plus à gauche. J Street considère en effet que l'AIPAC ne reflète pas la diversité politique des Juifs américains.
Avec le retrait des Palestiniens de la table des négociations,
Benyamin Netanyahu est-il en position de force?
Pas vraiment: il doit se dépêtrer de la tension actuelle entre Américains et Israéliens. La priorité pour lui, lors de sa visite la semaine prochaine aux Etats-Unis sera de tenter de rétablir un climat un peu plus serein. Pour y parvenir, il devrait être un peu plus ouvert et faire des gestes, soit par exemple, relâcher des prisonniers palestiniens ou suspendre la procédure concernant la construction de logements à Jérusalem (ce qui sera plus difficile). On peut aussi imaginer qu'il rappelle que la question de Jérusalem fait partie des négociations sur le statut final.
Selon Zalman Shoval, membre du Likoud, ex-ambassadeur d'Israël à Washington, les Palestiniens risquent, en revanche, d'être un plus "intransigeants", à présent que les Américains font pression...
Etant donné la position ferme des Etats-Unis à l'égard d'Israël, les Palestiniens sont enclins à ne pas bouger. C'est un peu normal, d'ailleurs. Ils ont tout intérêt à attendre que les Etats-Unis soient en mesure d'obtenir des gestes de la part de l'Etat juif, avant de reprendre les négociations indirectes, pour le moment, suspendues.
Et demain?
La poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est reste l'un des problèmes majeurs qui empêche la création d'un Etat palestinien et donc la coexistence entre deux Etats. C'est une contradiction non résolue à ce jour.
DERICZEMMOUR
DERANGEENFIN
LACHAÎNEOUILOFFICIE
Source : le site de teledeuxsemaines
en ligne le 18 mars
Affaire Zemmour :
Patrice Duhamel s'en mêle
Le directeur de France-Télévisions a adressé, hier, une lettre à la production d'"On n'est pas couché" pour lui demander que la polémique cesse.
Alors que la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) a annoncé, mardi, son intention de poursuivre Eric Zemmour devant les tribunaux (suite à ses propos racistes énoncés dans Salut les Terriens sur Canal+), France-Télévisions a demandé, hier, à la société de production Tout sur l'Ecran « les mesures qu’elle comptait prendre pour que cette polémique ne finisse pas par porter atteinte à la réputation de France-Télévisions. »
Puisque Eric Zemmour n’est pas un animateur contractuellement lié à France-Télévisions, mais un chroniqueur employé par la productrice Catherine Barma, il n'a pas signé la clause d’éthique mise en place en 2008 par Patrick de Carolis, président de France-Télévisions, pour éviter ce genre de dérapage (suite à l’affaire Sevran).
Eric Zemmour pose, en effet, problème à France -Télévisions.
Invité pour la promotion de son livre Mélancolie française sur de nombreux plateaux du groupe : le 9 mars dans C à Vous sur France 5, le 10 mars dans L’Objet du scandale sur France 2, il confirme les propos énoncés sur Canal+ : "les Français issus de l’immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes" et rajoute même de l'huile sur le feu avec des phrases telles que : "les personnes issues de l’immigration devraient donner un prénom français à leurs enfants pour marquer leur volonté de devenir français". Or, le journaliste est l'une des vedettes du show de Laurent Ruquier On n'est pas couché le samedi soir sur France 2.
Saisi par la Licra, le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait, lui aussi, émettre un avis dans les prochains jours.
A-E.L.G
JUIVE,HUMANISTEFAIT
SONENTREE
ALACADEMIEFRANCAISE
Source : liberation.fr via l'AFP en ligne
le 18 mars

Simone Veil,
une humaniste sous la Coupole
L’ancienne ministre et présidente du Parlement européen, Simone Veil, personnalité féminine préférée des Français, fait ce jeudi son entrée sous la Coupole de l’Académie française où elle deviendra la sixième femme «immortelle» de l’Histoire après un parcours exceptionnel. Féministe convaincue, elle a déploré la semaine dernière que le Conseil constitutionnel, où elle a elle-même siégé pendant neuf ans, ne compte plus désormais qu’une seule femme après la nomination récente de trois hommes, dont l’un à la place d’une femme.
Quai Conti, les femmes ne sont désormais que cinq à porter l’habit vert sur 40 membres élus par leurs pairs, après l’entrée de Veil et la disparition en 1987 de Marguerite Yourcenar. L’écrivain avait été la première à être élue sous la Coupole en 1980 grâce au soutien actif de Jean d’Ormesson qui doit prononcer jeudi le discours de réception de la nouvelle immortelle. Les consoeurs académiciennes de l'ancienne ministre sont l’helléniste Jacqueline de Romilly, élue en 1988, l’historienne Hélène Carrère d’Encausse (1990) et les écrivains Florence Delay (2000) et Assia Djebar (2005). Cette entrée de Simone Veil dans cette vénérable institution représente une consécration pour cette humaniste et femme politique au destin hors du commun, rescapée des camps de la mort, ardente militante européenne, magistrate et ministre.
Une femme politique
au destin hors du commun
Elle a aussi toujours milité pour la reconnaissance du rôle des Justes qui ont permis de sauver des Juifs pendant la Deuxième guerre mondiale. C’est «un très grand honneur qui m’étonne encore aujourd’hui, parce que je ne vois pas les raisons pour lesquelles je me trouve dans cette situation», déclarait modestement Veil lors de son élection à l’Académie française le 20 novembre 2008. Née Simone Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, elle a été déportée avec sa famille à Auschwitz-Birkenau en 1944, à l’âge de 17 ans. Entrée en politique en 1974 comme ministre de la Santé dans le gouvernement de Jacques Chirac, elle a fait voter la loi de 1975 qui porte son nom légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au terme d’un dur combat politique et de débats agressifs qui lui feront monter les larmes aux yeux à l’Assemblée nationale. Pendant plus de 30 ans, cette femme d’exception a été une figure majeure de la vie politique française et européenne. Son maintien plein de dignité, son chignon sobre, ses yeux clairs et ses tailleurs impeccables dessinent une silhouette reconnaissable entre toutes.
Plusieurs fois ministre, puis ministre d’Etat, de 1974 à 1995, elle a présidé le Parlement européen de 1979 à 1982 et siégé au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. La nouvelle académicienne avait soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle. Présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, elle a publié en 2007 son autobiographie, «Une vie» (Stock), vendue à plus de 550.000 exemplaires, dans laquelle elle raconte son destin de rescapée des camps, son athéisme et son féminisme. «Les vrais amis, pour moi, ce sont ceux des camps», relève-t-elle. Jeudi, lors de sa réception à l’Académie, un hommage sera rendu à son prédécesseur, l’ancien Premier ministre Pierre Messmer décédé en 2007. Trois présidents de la République devaient se retrouver Quai Conti pour l’occasion: Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac, qui lui a remis son épée mardi, et Valéry Giscard d’Estaing, académicien depuis 2003 et qui fut à l’origine de sa carrière politique.
ISRAËL/USA
OBAMANELAVOITPAS
Source : dépêche AFP diffusée le 18 mars
Obama dément toute crise
dans les relations
entre Israël et les Etats-Unis
WASHINGTON
Le président américain Barack Obama a affirmé mercredi qu'il n'y avait pas de crise entre les Etats-Unis et Israël, malgré les échanges virulents entre les deux alliés à propos des nouvelles constructions récemment décidées par l'Etat hébreu à Jérusalem-est.
Interrogé sur la chaîne Fox news sur l'existence d'une telle crise, M. Obama a répondu "non", soulignant que les Etats-Unis avaient "un lien spécial avec Israël qui ne va pas disparaître".
"Israël est l'un de nos plus proches alliés", a-t-il ajouté au cours de cet entretien, précisant que "parfois les amis sont en désaccord".
La tension entre les deux pays a atteint des sommets après de vives critiques américaines sur la décision du gouvernement israélien de construire des logements supplémentaires dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, annoncée en pleine visite du vice-président Joe Biden en Israël la semaine dernière.
Les déclarations du président américain, les premières depuis l'émergence de la querelle diplomatique, interviennent alors que Washington attend toujours une réponse formelle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aux protestations américaines sur les nouvelles constructions.
Le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley avait dit mardi s'attendre à une conversation "très bientôt" entre la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton et M. Netanyahu.
Le bureau de ce dernier a toutefois annoncé mercredi qu'il avait appelé le vice-président américain Joe Biden, dans la nuit de mardi à mercredi, sans préciser la teneur des leurs discussions.
Un haut responsable de la Maison Blanche a ensuite confirmé que cet appel avait eu lieu, se bornant à indiquer sous couvert de l'anonymat qu'il entrait dans le cadre de "négociations en cours".
Semblant vouloir apaiser la dispute, M. Obama a souligné que l'annonce israélienne de la semaine dernière avait été effectuée par le ministère de l'Intérieur israélien et que M. Netanyahu s'était excusé depuis.
Le président, qui tente en vain depuis plus d'un an d'obtenir des avancées vers la paix au Proche-Orient, a également appelé Israéliens comme Palestiniens "à prendre des mesures pour s'assurer que nous pouvons rebâtir la confiance".
M. Obama a aussi souligné que son administration avait condamné les violences déclenchées par les Palestiniens mardi à Jérusalem-est.
Au même moment, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton était en route pour Moscou, où elle doit participer à une réunion du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) sur le Proche-Orient vendredi.
Le département d'Etat avait annoncé mardi que l'émissaire américain George Mitchell ne rencontrerait pas de responsables israéliens et palestiniens avant cette rencontre, contrairement à ce qui était prévu. Il devait initialement se rendre au Proche-Orient dans la semaine pour lancer des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens.
De son côté, M. Netanyahu doit se rendre prochainement aux Etats-Unis pour prendre la parole devant la conférence annuelle du groupe d'influence pro-israélien AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), prévue du 21 au 23 mars à Washington.
Selon la radio publique israélienne, il pourrait rencontrer M. Biden et Mme Clinton au cours de ce séjour.
mercredi, mars 17, 2010
Source : voie3.com en ligne le 17 mars
Ban Ki Moon appelle
au dialogue intereligieux
A l’occasion d’une rencontre spéciale du Mouvement des Non Alignés à Manille, aux Philippines, sur le dialogue et la coopération interreligieuse, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki moon, a appelé mercredi les Etats à rejeter l’extrémisme et à promouvoir le dialogue interreligieux.
une compréhension mutuelle
« Nous devons nous opposer à ceux qui polarisent et dénaturent où qui humilient et manipulent la finalité des élections », a déclaré Ban Ki moon. « Nous avons eu assez de suspicions mutuelles et de peur », a t il ajouté.
Le Secrétaire général de l’ONU a exhorté les pays à promouvoir le dialogue interreligieux. « La paix, le développement et les Droits humains dépendent d’une compréhension mutuelle et de respect », a dit M. Ban.
La diversité des membres qui composent le Mouvement des Non Alignés « peut constituer les bases pour un avenir meilleur et un monde de coexistence dans la paix » a t il conclu.
USA/ISRAËL
ACCUSATIONGRAVE
CONTREOBAMAENISRAËL
Source : cyberpresse.ca en ligne le 17 mars
blog de Richard Hétu
Obama traité d’antisémite
par un parent de Netanyahu
Hagai Ben-Artzi, beau-frère du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a accusé Barack Obama d’antisémitisme lors d’une entrevue à la radio de l’armée israélienne. Je cite deux de ses déclarations :
«Ce n’est pas qu’Obama n’aime pas Bibi. Il n’aime pas la nation d’Israël.» (…)
«Quand il y a un président antisémite aux États-Unis, c’est un test pour nous et nous devons dire : nous ne reculerons pas. Nous sommes une nation vieille de quatre millénaires et vous, vous serez oublié dans une ou deux années. Qui se souviendra de vous? Mais Jérusalem vivra pour toujours.»
Selon Ben-Artzi, Obama doit son antisémitisme à l’endoctrinement subi auprès de son ancien pasteur, Jeremiah Wright.
Le premier ministre Netanyahu s’est rapidement dissocié des propos de son beau-frère. Quoi qu’il en soit, un groupe de militants d’extrême droite s’apprête à placarder sur des murs en Israël l’affiche qui coiffe ce billet, sur laquelle on peut lire en hébreu : «Attention! Un agent de l’OLP à la Maison-Blanche!».
mardi, mars 16, 2010
ISRAËL/USADIVISE
LACOMMUNAUTEJUIVE
AMERICAINE
Source : lefigaro.fr en ligne le 16 mars
Israël :
les choix d'Obama divisent
les lobbys américains
Par Jim Jarrassé
La brouille entre Israël et les Etats-Unis sur la question des colonies a été récupérée par les lobbys pro-israéliens. Entre conservateurs et progressistes, l'attitude de l'administration Obama divise.
Dans la capitale américaine, la lutte d'influence entre les lobbys pro-israéliens bat son plein. D'un côté, l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), une véritable machine de guerre : 100.000 membres, 75 millions de dollars de budget et 165 employés qui travaillent dans les bureaux de First Street à Washington, à quelques encablures du Congrès. De l'autre, la modeste organisation J Street, nouvelle venue sur la scène politique américaine : à sa disposition, 3 millions de dollars «seulement» et 15 employés.
Tout oppose ces deux groupes d'intérêts. Leur taille, leurs origines, leur influence, mais aussi - et surtout - leurs engagements. Là où l'Aipac constitue un soutien indéfectible à la droite israélienne de Benamin Netanyahou et à l'alliance stratégique entre les Etats-Unis et l'Etat hébreu, J Street fait figure de progressiste et n'hésite pas à réclamer des concessions de la part d'Israël pour «faire progresser la paix». Une divergence qui est d'ailleurs à l'origine de l'émergence de J Street, crée en 2008 pour concurrencer un Aipac omnipotent et jugé peu représentatif de la communauté juive américaine.
Depuis le regain de tension entre Israël et les Etats-Unis, occasionné par l'annonce de nouvelles implantations à Jérusalem-Est en pleine visite du vice-président Joe Biden, les deux lobbys ennemis ont renforcé leurs positions. L'Aipac, qui voit d'un œil de plus en plus critique la volonté d'Obama de rééquilibrer la politique extérieure des Etats-Unis au Proche-Orient, a critiqué dimanche «l'escalade rhétorique de ces derniers jours», appelant dans un communiqué l'administration américaine à «prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l'État hébreu». Le groupe d'intérêt juge que la brouille détourne «des problèmes urgents que sont la volonté de l'Iran de se doter d'armes nucléaires et la recherche de la paix entre Israël et l'ensemble de ses voisins arabes».
«L'heure n'est plus
aux vaines paroles»
Le son de cloche est radicalement différent du côté de J Street, qui juge la colère de l'administration «à la fois compréhensible et juste». «L'heure n'est plus aux vaines paroles mais à l'action», peut-on lire sur le site internet du lobby, qui soutient ouvertement la solution à deux Etats prôné par la diplomatie américaine. Plus audacieux encore, J Street assure que le plan de paix doit être négocié avec l'ensemble des parties du conflit, Hamas compris. Il n'en faut pas plus pour que les organisations juives de droite traitent publiquement le nouveau venu de «renégat antisioniste».
Reste que J Street gagne en représentativité et donc en légitimité. L'organisation se voit en porte-voix d'une majorité silencieuse, celle des 78% de juifs américains qui ont voté pour Obama en 2008. Le groupe d'intérêt a publié une série de sondages, dont les résultats sont édifiants : 64% des juifs américains veulent une diplomatie volontariste au Proche-Orient impliquant une critique d'Israël. Et 66% prônent une reprise des négociations avec le Hamas et la Syrie.
Mais si J Street bénéficie du soutien de la rue, les lobbyistes de l'Aipac ont l'oreille de l'establishment politique et conservent une influence non-négligeable au Congrès et au Sénat. En août dernier, l'Aipac recueillait ainsi la signature des 71 sénateurs pour une pétition appelant Barack Obama à obtenir des «gestes» des pays arabes vis-à-vis d'Israël. Le lobby poursuit aussi son inlassable combat contre le programme nucléaire iranien, qui menace selon lui l'Etat hébreu. Une bataille relayée par la diplomatie américaine : lundi, évoquant le dossier iranien, le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley, a rappelé que «l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité d'Israël reste inflexible».
LIEBERMAN
UNMINISTREISRAELIEN
ISOLE
Source : lejdd.fr en ligne le 16 mars
Israël:
Ban Ki-moon énervé
contre Lieberman
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, a reproché mardi, au ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, d'avoir révélé des informations contenues dans une conversation téléphonique censée rester confidentielle. Certains pans de la discussion téléphonique entre Ban Ki-moon et Lieberman, ont été diffusés sur le site internet Ynet dans lesquels le ministre israélien expose plusieurs mesures positives prise par Israël dans la perspective d'améliorer la paix avec les Palestiniens.
Ban Ki-moon regrette que "la pratique diplomatique normale" n'est pas été respectée rappelant que les deux bords doivent convenir "de la diffusion aux médias d'informations relatives à de telles conversations" et a également rappelé à ne pas réitérer cet incident. Ban Ki-moon doit se rendre cette semaine à Moscou pour une réunion du Quartette pour la paix au Proche-Orient réunissant les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et les Nations unies. Il ira ensuite en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
ANTISEMITISME
FOOT
Source : lemonde.fr via l'AFP en ligne
le 16 mars
Licra:
une minorité de policiers complaisants
avec les supporteurs du PSG
La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a accusé mardi des policiers de "complaisance" sur les propos racistes des supporteurs du PSG, lors d'une conférence de presse de son président, Alain Jackobowicz. "Nous considérons qu'il y a des signes de complaisance de la part d'une minorité au sein des services de police qui n'agissent pas quand des choses inacceptables se produisent", a accusé Me Jackobowicz qui a succédé en janvier à Patrick Gaubert à la tête de la Licra. "Quand il y a 150 nervis qui crachent la haine raciste et en face 1.500 policiers qui restent de marbre je m'interroge", a-t-il poursuivi citant les cris de "Hitler président" ou "à bas les bougnouls" de ces supporteurs. Me Jackobowicz estime que les policiers "doivent intervenir dès le moment où le bras se lève, où l'injure est lancée". "C'est là qu'ils doivent intervenir et c'est là qu'ils n'interviennent pas", a-t-il observé. Le président de la Licra a déclaré avoir demandé à rencontrer le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et les dirigeants du PSG pour parler de ce qu'il appelle une "tradition inacceptable qui a été trop longtemps tolérée". "Nous dénonçons qu'on refuse de voir la racine du mal", a-t-il dit en rappelant les violences qui ont marqué le match PSG-OM le 28 février aux abords du Parc des Princes. Un supporteur de 38 ans, grièvement blessé à la tête, avait été hospitalisé à l'hôpital Beaujon à Clichy où, selon le président de la Licra, "il est plus proche de la mort que de la vie".
BRESILIENHÔTE
DELETATDISRAËL
Source : french.cri.cn en ligne le 16 mars
Le président brésilien appelle
à une coexistence pacifique
entre Israël et un Etat Palestinien
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a appelé lundi à une coexistence pacifique entre Israël et un Etat palestinien.
"Nous défendons l'existence d'un Etat israélien souverain, en sécurité et pacifique, qui doit coexister avec un Etat palestinien souverain, en sécurité et pacifique sur un pied d'égalité", a déclaré le président lors d'une visite en Israël.
Il a indiqué que la diplomatie était un moyen plus approprié que la force pour rétablir la paix au Moyen-Orient.
Les Nations Unies, qui ont joué un rôle actif dans la création d'Israël, doivent jouer maintenant un rôle plus actif dans le processus de paix dans la région, a-t-il ajouté.
Davantage de pays doivent participer au processus de paix au Moyen-Orient, a indiqué M. Lula, tout en exprimant sa volonté de servir de médiateur dans le cadre des négociations concernées, soulignant que le Brésil dispose d'un historique pacifique.
"L'histoire de mon pays est une histoire de paix. Je ne crois pas qu'il y ait d'autres pays sur la planète qui aiment et pratiquent la paix autant que le Brésil", a-t-il déclaré.
Le président israélien Shimon Peres a remercié le Brésil et le président Lula pour sa volonté d'aider Israël.
Toutefois, le soutien brésilien au droit de l'Iran à un programme nucléaire à des fins pacifiques a gêné Israël, qui considère l'Iran comme une menace stratégique avec son programme nucléaire et ses missiles à longue portée.
Plus tard dans la journée, M. Lula a participé à un colloque avec des hommes d'affaires brésiliens et israéliens et a réaffirmé son engagement au processus de paix.
Il a également demandé plus d'efforts pour renforcer les relations entre le Brésil et Israël, non seulement dans le secteur politique, mais également dans celui de l'économie.
lundi, mars 15, 2010
DUNESYNAGOGUE
DANSLAVIEILLEVILLE
DEJERUSALEMMEMOIRE
DUNEPRESENCEJUIVE
ENPALESTINE
Source : romandie.com en ligne

Jérusalem: la synagogue
de la Hourva inaugurée,
les Palestiniens dénoncent
JERUSALEM
Des centaines de personnes ont participé lundi à l'inauguration de la synagogue historique de la Hourva, reconstruite dans la Vieille ville de Jérusalem, une cérémonie dénoncée par les Palestiniens dans un contexte de tensions politico-religieuses.
En présence de plusieurs milliers de policiers déployés par crainte de violences, l'inauguration s'est déroulée en début de soirée dans une ambiance festive, selon un photographe de l'AFP.
Le grand rabbin ashkénaze d'Israël, Yona Metzger, a fixé à l'entrée de la synagogue une "mezouza", un rouleau de parchemin contenant des versets de la Bible accroché à la porte des édifices juifs.
Le président de la Knesset (Parlement), Reuven Rivlin, des ministres et les grands rabbins d'Israël ont assisté à la cérémonie, présentée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu comme un message de coexistence entre les religions.
"Nous permettons aux autres religions de conserver leurs lieux de cultes. Nous protégeons fièrement notre patrimoine, tout en permettant aux autres la liberté de culte", a-t-il dit dans un message diffusé pendant la cérémonie.
Mais pour les Palestiniens, il s'agit d'une nouvelle provocation israélienne. "Ce n'est pas une simple synagogue", a accusé Hatem Abdel Qader, le responsable du dossier de Jérusalem au sein du Fatah, le mouvement du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
"Cette synagogue sera le prélude à la violence, à l'extrémisme et au fanatisme religieux, et cela ne se limite pas aux extrémistes juifs mais inclut des membres du gouvernement israélien", a-t-il ajouté.
Quant au Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, il a appelé à "une journée de colère" mardi.
Chef de la direction en exil, Khaled Mechaal a évoqué une "falsification de l'histoire et des monuments religieux et historiques de Jérusalem", et estimé que l'inauguration de la synagogue était un prélude à "la destruction de la Mosquée al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées (Mont du Temple pour les juifs).
"Israël joue avec le feu", a-t-il affirmé lors d'une réunion de chefs d'organisations palestiniennes à Damas, appelant les Palestiniens de Jérusalem à "prendre des mesures sérieuses pour protéger la mosquée d'al-Aqsa".
La synagogue de la Hourva, l'un des hauts lieux de culte des Juifs en Palestine avant la création de l'Etat d'Israël en 1948, a été reconstruite complètement, 62 ans après avoir été détruite par les Jordaniens.
Erigée une première fois en 1694 et détruite 26 ans plus tard, d'où son nom de "Hourva" ("ruine" en hébreu), cette synagogue reconstruite en 1864 était le centre de la vie juive dans la Jérusalem de la fin du XIXe siècle.
Reconstruite avec l'argent de la famille Rotschild, la synagogue a accueilli plusieurs événements historiques, dont la visite de Théodore Herzl, le fondateur du sionisme politique en 1898, et l'intronisation des premiers grands rabbins d'Israël en 1921.
Lors de la chute du quartier juif en 1948 dans les combats contre la Légion jordanienne, la synagogue est abandonnée puis détruite.
En 1967, à la fin de la guerre des Six jours, Israël prend le contrôle de la Vieille ville et reconstruit le quartier juif, gardant en état l'arc de pierres, seul vestige de la synagogue.
Sa reconstruction a coûté 62 millions de shekels (15 millions d'euros), dont une partie provient de donateurs étrangers. Le bâtiment neuf a été construit sur le modèle exact de l'ancienne synagogue.
ISRAËL/USA
LAMAISONBLANCHE
CHERCHELAPAISEMENT
Source : lepoint.fr via l'AFP en ligne
le 15 mars
Washington confirme
son alliance stratégique avec Israël
La tension bien réelle entre Israël et les États-Unis n'est pas de nature à remettre en cause le lien étroit entre ces proches alliés. C'est ce qu'a rappelé lundi Washington. Israël est "un allié stratégique des Etats-Unis et le restera", a souligné le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. Malgré la question des colonies à l'origine de la crise de confiance, "notre engagement envers la sécurité d'Israël reste inflexible", a-t-il ajouté, dans une allusion notamment à la question du programme nucléaire iranien.
Des propos qui viennent après un feu roulant de critiques contre le Premier ministre Benjamin Netanyahou, accusé par l'administration Obama de "saper" les efforts de celle-ci pour sauver le processus de paix au Proche-Orient. C'est l'annonce de la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est, en zone arabe, qui a mis le feu aux poudres, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden la semaine dernière. La réaction de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a été la plus sévère : elle a choisi de rendre public le savon qu'elle a longuement passé au téléphone à Benjamin Netanyahou vendredi.
Répercussions dans la vie politique américaine
Une démarche d'autant plus "frappante", remarque le professeur Nathan Brown (George Washington University), qu'elle est intervenue "après deux jours pendant lesquels on avait tenté de présenter le problème comme résolu". La condamnation sans appel des Etats-Unis est sans précédent depuis 1990, voire depuis 1975 selon les références historiques citées. Avec quelles conséquences ? Les deux alliés "ont créé une situation dans laquelle il va être très difficile de faire redescendre la pression", déclare le diplomate américain Aaron David Miller, membre du centre de réflexion Woodrow Wilson après avoir conseillé six secrétaires d'Etat américains sur les questions du Proche-Orient. Pourtant, poursuit-il, "tenter de chasser du pouvoir le Premier ministre (Netanyahou) afin de créer une nouvelle réalité politique" en Israël serait "naïf" de la part de l'administration Obama, étant donné le paysage politique israélien actuel. Sous la présidence de Bill Clinton (1993-2001), le premier gouvernement Netanyahou avait chuté en raison de ses mauvaises relations avec Washington, de loin le plus fidèle allié international d'Israël.
Aux Etats-Unis aussi, la relation avec Israël a des retentissements au niveau de la politique intérieure. Deux parlementaires républicains de premier plan, le sénateur Sam Brownback et la représentante Ileana Ros-Lehtinen, ont ainsi reproché lundi à l'administration démocrate ses critiques contre Israël. Le groupe d'influence pro-israélien American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) a aussi fait part de son inquiétude et demandé à l'administration de "prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l'Etat hébreu". Le groupe progressiste J Street, lui aussi "inquiet", a jugé en revanche la colère de l'administration "à la fois compréhensible et juste".
Aaron David Miller estime que, dans "l'heure de vérité" qui s'annonce, les États-Unis devront trouver le moyen d'aller au-delà des mots s'ils veulent forcer Benjamin Netanyahou à "rendre des comptes". Mais à terme, les deux alliés n'auront pourtant "pas d'autre solution que de trouver un accord" à propos du processus de paix. Car selon lui, "la colonisation, aussi négative qu'elle soit, masque un problème bien plus fondamental" du processus de paix, à savoir l'écart énorme entre les positions israélienne et palestinienne sur les principaux sujets de négociation pour la paix au Proche-Orient.
CONSTRUCTIONSDANS
LESTERRITOIRES
CONTESTES
Source : dépêche AFP diffusée le 15 mars
Colonisation à Jérusalem:
la construction "continuera"
affirme Netanyahu
JERUSALEM
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que "la construction continuera à Jérusalem", y compris dans le secteur à majorité arabe annexé, alors qu'Israël est sous le feu des critiques internationales, en particulier américaines.
"La construction continuera à Jérusalem, comme cela a été le cas pendant ces 42 dernières années", depuis la conquête et l'annexion par Israël de Jérusalem-est en 1967, a déclaré M. Netanyahu devant le groupe parlementaire de son parti, le Likoud (droite).
"Le gel de dix mois de la construction en Judée-Samarie (nom biblique de la Cisjordanie) prendra fin à l'échéance prévue", a-t-il ajouté, en référence au moratoire partiel et temporaire sur la colonisation juive en Cisjordanie occupée annoncé fin novembre.
UNECRISEINEGALEE
Source : leparisien.fr en ligne le 15 mars
Crise avec Washington:
mis en accusation, Israël ébauche
sa contre-attaque
Le gouvernement de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, confronté à la pire crise de confiance avec l'administration américaine depuis des décennies, a ébauché sa contre-attaque en s'appuyant sur l'influent lobby pro-israélien à Washington.
L'annonce par Israël, durant la visite la semaine dernière du vice-président américain Joe Biden, d'un vaste projet de colonisation à Jérusalem-Est annexée, a déclenché une tourmente diplomatique entre les deux pays, traditionnellement proches alliés.
L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Michael Oren, cité par les médias, a estimé qu'il s'agissait de la crise "la plus grave depuis 35 ans" quand les Etats-Unis avaient contraint Israël à un retrait partiel du Sinaï égyptien, alors occupé par l'Etat hébreu.
Officiellement, M. Netanyahu s'abstient de critiquer ouvertement le président américain Barak Obama, pour éviter d'aggraver la polémique. Il a donné des consignes impératives à ses ministres d'éviter de s'exprimer sur l'affaire.
Cela n'a pas empêché un ministre de son parti Likoud, interviewé sous couvert d'anonymat par le quotidien populaire Maariv, d'accuser le président Obama de "chercher à faire tomber le gouvernement Netanyahu" et d'exploiter la crise pour obtenir des concessions d'Iraël dans le processus de paix.
Aux Etats-Unis, le groupe d'influence pro-israélien AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), en contact étroit avec Israël, a critiqué les récentes déclarations de l'administration Obama sur les liens entre les Etats-Unis et Israël.
Les remarques du gouvernement américain "concernant les relations entre les Etats-Unis et Israël sont un sérieux sujet d'inquiétude", a estimé l'AIPAC dans un communiqué publié dimanche.
La veille, le président d'une importante organisation juive, l'Anti Defamation League (ADL, Ligue Anti-Diffamation), Abe Foxman, s'était déclaré "abasourdi" par le fait que l'administration (américaine) "a passé publiquement un savon à Israël sur la question de la construction à Jérusalem".
"Il est de l'intérêt de nos deux pays de régler au plus vite ce différend et je suis convaincu que nous y parviendrons, comme nous y sommes toujours parvenus dans le passé", a déclaré à l'AFP l'ex-ambassadeur d'Israël à Washington Zalam Shaval, un membre du Likoud au pouvoir.
M. Shaval a mis en garde contre le risque que des "critiques américaines trop sévères envers Israël, censées permettre une relance du processus de paix, aient l'effet contraire en poussant les Palestiens à encore plus d'intransigeance".
Pour le politologue Eytan Gilboa, la crise de confiance "est dans les deux sens, puisque Israël doute de la détermination du président Obama à stopper le programme nucléaire iranien".
M. Netanyahu peut jouer de la "popularité décroissante d'Obama aux Etats-Unis, vu ses échecs sur le plan intérieur, notamment au sein de l'électorat juif qui a massivement voté pour lui", estime ce professeur de l'université Bar Ilan, près de Tel-Aviv.
D'autres analystes en Israël considèrent en revanche qu'une large partie des juifs américains n'est pas prête à suivre l'AIPAC dans son soutien inconditionnel à Israël.
"Nous sommes en train de perdre le soutien de toute une aile du judaïsme américain, la gauche modérée, qui juge la politique (de colonisation) de Netanyahu provocatrice", s'inquiète lundi le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.
Plusieurs membres de l'équipe Obama, dont Joe Biden, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le principal conseiller du président David Axelrod ont critiqué en termes très durs le projet immobilier à Jérusalem-est et le moment choisi pour l'annoncer.
M. Netanyahu et Mme Clinton doivent tous deux s'exprimer lors de la conférence annuelle de l'AIPAC, prévue du 21 au 23 mars.
AJERUSALEM-EST
ISRAËL/USA
RIENNEVAPLUS
Source : courrierinternational.com
via Haaretz en ligne le 15 mars
Les relations israélo-américaines
"à leur plus bas niveau
depuis trente-cinq ans"
Contredisant les propos rassurants du Premier ministre Nétanyahou, Michael Oren, l'ambassadeur d'Israël à Washington, a laissé entendre, le 13 mars, que "les relations israélo-américaines étaient au plus bas depuis 1975", écrit le quotidien de Tel-Aviv. Les Etats-Unis, qui tentent de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes, ont mal pris la décision d'Israël de bâtir 1 600 logements supplémentaires en Cisjordanie.
Au téléphone, le 12 mars, Hillary Clinton aurait sommé Nétanyahou de rétablir la confiance bilatérale.
UNEPOLEMIQUEUMP
QUINAVAITNULLERAISON
DÊTRE
Source : nouvelobs.com et l'AFP en ligne
le 15 mars
Ali Soumaré obtient 47,77%
à Villiers-le-Bel
L'UMP, qui avait lancé la polémique en qualifiant la tête de liste PS dans le Val-d'Oise de délinquant multirécidiviste", n'obtient que 13,49%.
Ali Soumaré ;, la tête de liste PS aux régionales dans le Val-d'Oise, a obtenu dimanche 14 mars 47,77% des suffrages exprimés à Villiers-le-Bel, commune dont le candidat est originaire, lors du premier tour des élections régionales, a indiqué la préfecture du Val-d'Oise.
Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon a réuni environ 28% des suffrages, 4 points environ de plus que la liste concurrente UMP conduite par Valérie Pécresse (24,3%), selon une estimation Opinionway.
A Villiers-le-Bel, la liste UMP atteint 13,49% des suffrages exprimés, devancée par la liste FN (13,62%).
Ali Soumaré, d'origine malienne, avait été au cœur d'une violente polémique au cours de la campagne. Deux élus UMP du Val-d'Oise l'avaient qualifié de "délinquant multirécidiviste" en lui imputant notamment une condamnation qui ne le concernait pas.
La tête de liste PS a porté plainte depuis avec constitution de partie civile pour diffamation.
DELAVIOLENCE
ENISRAËL
Source : la newsletter de Guysen News
International diffusée le 15 mars
Tentative d'assassinat à Kfar Kassem :
le suspect est décédé
L'homme suspecté d'avoir commis une tentative d'assassinat à Kfar Kassem a succombé à ses blessures à l'hôpital de Petah Tikva. Les policiers l'avaient atteint par balles après qu'il ait ouvert le feu sur un individu, lui-même légèrement blessé.
dimanche, mars 14, 2010
ENVISITEENISRAËL
PROPOSE
SESBONSSERVICES
Source : lemonde.fr en ligne via l'AFP
le 14 mars

Début de la visite historique
de Lula au Proche-Orient
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est arrivé dimanche à Jérusalem, pour la première visite d'un chef d'Etat brésilien en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, a constaté une journaliste de l'AFP.
Le programme officiel de cette visite de quatre jours commencera lundi par un entretien avec le président israélien Shimon Peres.
Lula, qui est accompagné par une délégation de 80 entrepreneurs, rencontrera aussi lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la dirigeante de l'opposition, l'ex-chef de la diplomatie Tzipi Livni.
Il se rendra mardi en Cisjordanie afin de rencontrer les dirigeants palestiniens, avant de visiter la Jordanie mercredi.
Au cours de son séjour, le président brésilien s'efforcera de favoriser les négociations de paix israélo-palestiniennes et prônera le dialogue avec l'Iran, un sujet de désaccord majeur avec Israël.
La visite survient en pleine crise diplomatique entre Israël et les Etats-Unis, et alors que l'Etat hébreu est sous le feu des critiques internationales, après l'annonce par les autorités israéliennes de la construction de 1.600 logements dans Jérusalem-est annexée.
Le Brésil a condamné cette décision controversée qui a donné un nouveau coup d'arrêt à la relance du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, suspendu depuis la guerre de Gaza, en décembre 2008.
Mais le principal différend avec Israël devrait être la question nucléaire iranienne, jugée comme la menace la plus sérieuse par l'Etat hébreu. En recevant la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton la semaine dernière, Lula, qui s'oppose à de nouvelles sanctions contre Téhéran, avait affirmé qu'il ne fallait pas "mettre l'Iran le dos au mur".
Dans une interview à plusieurs médias, dont le quotidien israélien Haaretz publiée vendredi, Lula a enfoncé le clou. "On doit éviter de faire en Iran ce qu'on a fait en Irak. Et avant toute sanction, on doit tout faire pour favoriser la paix au Proche-Orient. D'où ma visite en Israël, en Palestine et en Jordanie et la raison de ma visite en Iran au mois de mai", a-t-il plaidé.
En novembre dernier, Lula avait déjà accueilli successivement à Brasilia les présidents israélien Peres, palestinien Mahmoud Abbas et iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"Je crois qu'à travers le dialogue, nous pourrons résoudre tous les conflits qui paraissent aujourd'hui insolubles", a ajouté le président brésilien.
Israël, comme les Occidentaux, soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme civil et prône un durcissement des sanctions internationales. L'Etat hébreu n'exclut pas non plus des frappes militaires.
JUIVE
Source : casafree.com en ligne
le 14 mars
Judaisme :
Colloque international sur les
migrations juives au Maghreb,
du 17 au 20 mars à Essaouira
"Migrations, identité et modernité au Maghreb" est le thème d'un colloque international qui sera organisé du 17 au 20 mars prochain à Essaouira, à l'initiative du Conseil de la communauté marocaine à l'Etranger et du centre Jacques Berque pour les études en sciences humaines et sociales au Maroc.
Selon les organisateurs, ce colloque se propose notamment de replacer l'histoire des migrations juives au Maghreb du XVIe siècle à nos jours dans le contexte plus général des flux migratoires qui ont marqué cet espace au cours de l'histoire, sachant que l'histoire des migrations musulmanes et juives au Maghreb a été certes en partie écrite, mais qu'elle n'a pas forcément été correctement ni complètement contextualisée.
La manifestation vise, d'une part, à inscrire ces migrations dans une histoire des migrations commune à toutes les composantes des sociétés du Maghreb et à en faire ressortir d'autre part toutes les spécificités.
Il entend, ce faisant, poser la question du lien qui s'est noué, au Maghreb, et en relation avec cet espace, entre le fait migratoire et la construction des identités nationales et communautaires, soulignent les organisateurs.
En d'autres termes, précise-t-on de même source, ce colloque ne se veut pas un colloque supplémentaire sur l'histoire du judaïsme maghrébin, ni un colloque sur les relations entre majorité et minoritaires, il se veut avant tout un colloque d'histoire des migrations et d'histoire du Maghreb. Mais d'un Maghreb qui ne serait pas amputé de sa mémoire juive, qui assumerait pleinement ses historicités plurielles et qui reconnaîtrait aussi, dans ceux qui furent ses ressortissants, des dépositaires légitimes de sa mémoire.
Au programme figurent des expositions de photographies et portraits de juifs marocains de Casablanca dans les années 1960, une exposition sur l'écrivain franco-tunisien Albert Memmi, président d'honneur du colloque, et une autre sur "un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France par l'affiche".
Des conférences et débats seront également organisés sur l'histoire commune des juifs et musulmans, la migration plurielle, ainsi que les trajectoires de ces migrations et les ruptures qui les ont accompagnées.
Le colloque est organisé avec le soutien du Conseil consultatif des droits de l'Homme, du Conseil des communautés israélites du Maroc et de la Commission nationale marocaine pour l'UNESCO.
Il bénéficie de nombreux partenariats scientifiques et associatifs marocains et étrangers, parmi lesquels l'Association Essaouira-Mogador, le Comité de coopération Marseille-Provence-Méditerranée, le Service culturel de l'Ambassade de France au Maroc, la Cité nationale de l'histoire de l'immigration et l'Alliance franco-marocaine d'Essaouira.
DANSLEDIALOGUE
INTERRELIGIEUX
AUMAROC
Source : algerie.focus.com en ligne
le 14 mars
Le Maroc est « sévère contre
ceux qui se jouent
des valeurs religieuses ».
Expulsion d’une vingtaine
de chrétiens
Posté par faycal (en ligne)
Le Maroc est « sévère contre tous ceux qui se jouent des valeurs religieuses », a déclaré jeudi le ministre marocain de la Communication Khalid Naciri, en évoquant l’expulsion mardi d’une vingtaine de missionnaires étrangers accusés de prosélytisme.
Cette sévérité « a été aussi confirmée contre des musulmans de la Salafia Jihadia (mouvement islamique radical), du chiisme (ndlr: l’islam marocain pratique le rite sunnite malékite) ou des 137 maisons d’enseignement coranique qui se déployaient au Maroc contre la pratique musulmane dominante », a affirmé à l’AFP Khalid Naciri, également porte-parole du gouvernement.
M. Naciri réagissait aux critiques formulées par Open Doors, une ONG internationale d’obédience protestante évangélique qui s’est déclarée mardi inquiète au sujet d’expulsions du Maroc de missionnaires accusés de prosélytisme.
Selon Open Doors, une vingtaine de personnes – dont des couples néerlandais et britanniques ayant adopté des enfants – ont été expulsées.
L’ONG s’est demandée dans un communiqué si « le Maroc serait en train de faire marche arrière dans sa volonté d’ouverture et de respect des droits de l’Homme ».
Selon Khalid Naciri, « cette analyse est une analyse de petite semaine parce que ceux qui ont des yeux pour voir et un cerveau pour réfléchir savent que le Maroc a toujours été et demeure une terre d’ouverture et de tolérance ».
« Toutes les églises ont pignon sur rue au Maroc et les chrétiens exercent librement leurs cultes », a poursuivi le ministre, soulignant que « les rares cas d’expulsions sont liés non pas à l’exercice du culte chrétien mais à des actes de prosélytisme ».
Les personnes expulsés, selon Rabat, « mettaient à profit l’indigence de quelques familles et ciblaient leurs enfants mineurs qu’ils prenaient en charge, en violation des procédures en vigueur en matière de kafala (adoption) des enfants abandonnés ou orphelins ».
Le prosélytisme consistant à forcer des personnes vulnérables à changer de religion est un « acte condamnable », a pour sa part affirmé mercredi l’archevêque de Rabat Vincent Landel. Dans une déclaration commune à l’agence marocaine MAP avec le président de l’Eglise évangélique au Maroc, le pasteur Jean-Luc Blanc, Mgr Landel a souligné que les personnes expulsées « n’agissent pas selon la loi de l’église catholique ». « Ces évangélistes n’ont strictement rien à voir avec l’archevêché catholique », a-t-il avancé.
« Notre seul but est de participer à la construction d’un Maroc où des musulmans, des juifs et des chrétiens soient heureux de partager leur responsabilité pour la construction d’un pays où puissent se vivre la justice, la paix et la réconciliation », a ajouté Mgr Landel.
« Le Maroc est un pays de tolérance, a renchéri le rabbin Joseph Israël, président de la chambre rabbinique au tribunal de première instance de Casablanca. On y pratique toutes les religions – musulmane, juive et chrétienne – sans contraintes, ni limites ». « Il n’y a pas de place pour la pratique du prosélytisme », a-t-il indiqué à la MAP.
Jeudi, le ministre de l’Intérieur Taib Cherkaoui a reçu Mgr Landel, le pasteur Jean-Luc Blanc et le rabbin Joseph Israël, en présence du ministre des Affaires islamiques Ahmed Toufiq.
Selon la MAP, M. Cherkaoui a transmis aux représentants des religions monothéistes « les remerciements des autorités marocaines pour leur ferme réaction et leur condamnation immédiate des actes de prosélytisme visant à porter atteinte à nos croyances et nos valeurs spirituelles religieuses ».
samedi, mars 13, 2010
CONSTRUCTIONS
AJERUSALEM-ESTCREENT
DENOUVELLESTENSIONS
DANSLACAPITALEDISRAËL
Source : nouvelobs.com avec l'AFP
en ligne le 13 mars
Heurts entre manifestants
et soldats à Jérusalem
Des Palestiniennes ont contesté, au passage de Qalandiya, la construction, par Israël, de logements à Jérusalem-Est.
Des heurts ont éclaté entre manifestants palestiniens et soldats israéliens (AFP)
Des affrontements ont opposé samedi 13 mars des soldats israéliens à plusieurs dizaines de femmes palestiniennes à un point de passage entre la Cisjordanie et Jérusalem. Cette semaine, le feu vert du ministère israélien de l'Intérieur à la construction de 1.600 logements à Jérusalem-Est a également provoqué la colère des Palestiniens. Les heurts se sont produits à l'occasion d'une manifestation au point de passage de Qalandiya. Les manifestantes ont tenté de forcer le passage en scandant "Jérusalem est arabe, notre capitale éternelle". Les soldats les ont dispersées à l'aide de grenades lacrymogènes, et de jeunes Palestiniens ont alors jeté des pierres sur les soldats. L'armée israélienne a indiqué que quatre personnes avaient été interpellées, mais qu'aucun blessé n'avait été signalé.
La Cisjordanie bouclée
Vendredi, Israël avait bouclé la Cisjordanie pour empêcher des manifestations palestiniennes dans la Ville Sainte. Les heurts de samedi s'inscrivent dans un climat de tensions grandissantes entre les deux communautés à Jérusalem-Est, annexée en 1967 par Israël, mais revendiquée par les Palestiniens comme la capitale de leur éventuel futur Etat. Plusieurs manifestations ont été organisées au cours des dernières semaines contre la décision de l'Etat hébreu d'inscrire deux sites de Cisjordanie à son patrimoine national.
ENISRAËLNEVEULENTPAS
DUNISRAËL
ALAMODEIRANIENNE
Source : lacroix.com via l'AFP
en ligne le 13 mars
Manifestation laïque
contre la séparation des sexes
dans des bus
Plus d'un millier d'Israéliens, hommes et femmes, ont manifesté samedi soir à Jérusalem-ouest contre la séparation des sexes sur certaine lignes d'autobus desservant des quartiers ultra-orthodoxes en Israël.
Les manifestants rassemblés devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, brandissaient des pancartes affirmant que "Israël n'est pas Téhéran", selon un journaliste de l'AFP.
La chef de l'opposition et dirigeante du parti centriste Kadima, Tzipi Livni, a adressé un message de soutien à la manifestation, proclamant "ceux qui relèguent des femmes à l'arrière des bus, les relèguent à l'arrière-ban de la société".
Le rassemblement était organisé par un forum d'organisations féministes pour lesquelles cette séparation, censée être volontaire, en oeuvre sur une soixantaine de lignes est "discriminatoire envers les femmes" et renforce la coercition religieuse.
LAUTEUR
DE"NUITETBROUILLARD"
ETDESPLUSBELLES
CHANSONSFRANCAISES
VIENTDEDECEDER
Source : lexpress.fr via l'AFP en ligne
le 13 mars
Disparition de Jean Ferrat
Le chanteur engagé Jean Ferrat, qui résidait depuis des années en Ardèche, ce qui lui avait inspiré sa célèbre chanson "La montagne" en 1964, est décédé samedi à l'âge de 79 ans, a-t-on appris auprès de la préfecture.
"Il est décédé à l'hôpital d'Aubenas", où il avait été hospitalisé quelques jours auparavant, a précisé à l'AFP le sous-préfet de Tournon-sur-Rhône (Ardèche).
Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine), Jean Ferrat, né Jean Tenenbaum, perd son père à 11 ans, lorsque ce juif émigré de Russie est déporté à Auschwitz. L'enfant est sauvé grâce à des militants communistes, ce qu'il n'oubliera jamais.
Aussi prolifique que discret, notamment à la télévision, il a composé et interprété quelque 200 chansons, mêlant textes engagés, hommages à Louis Aragon et déclaration d'amour à l'Ardèche, sa région d'adoption.Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre, il a rapidement pris ses distances avec Moscou. Dans "Camarade", il dénonce l'invasion russe de Prague en 1968 et, dans "Bilan", il fustige la déclaration de Georges Marchais sur le "bilan globalement positif" des pays de l'Est.
Jean Ferrat, lauréat du prix de l'académie Charles Cros en 1963 et du grand prix de la chanson de la SACEM en 1994, avait apporté son soutien à la liste présentée aux élections régionales par le Front de Gauche en Ardèche.
DELAPARTIEARABE
DEJERUSALEM
Source : ouestfrance.fr en ligne
le 13 mars
Israël colonise avec méthode
la Jérusalem arabe
L'annonce de la construction de 1 600 logements pour des juifs, dans la partie arabe de la ville,a plombé la reprise des pourparlers de paix. Des milliers d'autres logements sont dans les cartons.
Barack Obama, Nobel de la Paix 2009, parviendra-t-il à renouer le fil du dialogue entre Israéliens et Palestiniens ? On a pu l'espérer jusqu'à la douche froide de mardi, lorsque Elie Yishai, ministre israélien de l'Intérieur et chef du parti Shass (religieux), a annoncé la mise en chantier de 1 600 logements pour des juifs orthodoxes, à Ramat Shlomo, dans la partie arabe de Jérusalem, occupée par Israël depuis 1967.
50 000 logements en projet ?
Sabotage délibéré ou simple maladresse, comme l'affirme Benyamin Netanyahou ? Le Premier ministre israélien a eu beau exprimer ses « regrets » au vice-Président américain, le mal est fait : Joe Biden était venu donner le top départ, à quatre mois de « négociations indirectes » entre Israël et l'Autorité palestinienne. Il est reparti humilié et furieux.
À ce stade, la médiation américaine est un fiasco : la Ligue arabe a retiré son soutien aux pourparlers. Mahmoud Abbas jure qu'il ne discutera de rien tant qu'Israël n'aura pas renoncé à construire à Ramat Shlomo. Le président de l'Autorité palestinienne exige le « gel total » de la colonisation de Jérusalem-Est.
Or, cela n'a aucune chance d'arriver. Un vote de la Knesset (Parlement), en 1980, a purement et simplement annexé la partie est de la ville proclamée capitale « éternelle et indivisible » de l'État hébreu. Les gouvernements successifs ont tout fait pour sceller ce fait accompli dans le béton : de Pisgat Zeev, au Nord, à Gilo, au Sud, une douzaine de quartiers juifs ont été édifiés, qui ceinturent la ville arabe. Environ 200 000 Israéliens y logent.
Sous la pression de Barack Obama, Benyamin Netanyahou a bien concédé un moratoire de dix mois sur la colonisation en Cisjordanie. Mais il en a obstinément exclu Jérusalem-Est. Et pour cause : Hagit Ofran, experte du mouvement La Paix Maintenant, a recensé une dizaine de projets d'urbanisme dans la partie orientale de la ville. Ils portent sur 8 253 logements, dont ceux de Ramat Shlomo.
Selon le quotidien israélien Haaretz, qui cite Ir Amim, une autre ONG pacifiste, les permis de construire pour 20 000 nouveaux logements sont à l'instruction et 30 000 logements supplémentaires à l'état de projet. « Chiffres faux », rétorque la mairie de Jérusalem. Mais une chose est claire : Israël veut remporter la bataille démographique contre les 270 000 résidents arabes de Jérusalem-est, de plus en plus souvent victimes de tracasseries et d'expulsions.
Bruno RIPOCHE.
vendredi, mars 12, 2010
DANSLESTERRITOIRES
CONTESTES
HILLARYCLINTON
SEFÂCHE
Source : lenouvelobs.com via
l'Associated Press
en ligne le 12 mars à 22h 21
sur Diasporablog à 23h 21
Hillary Clinton appelle Nétanyahou
pour exprimer son mécontentement
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton a téléphoné vendredi au Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou pour lui reprocher l'annonce par son gouvernement d'un projet de construction de 1.600 logements juifs supplémentaires à Jérusalem-Est, annonce qui a sérieusement parasité la visite du vice-président Joe Biden dans la région.
Mme Clinton a téléphoné pour "dire clairement que les Etats-Unis considèrent cette annonce comme un signal profondément négatif quant à l'approche israélienne de la relation bilatérale, et totalement opposé à l'esprit du voyage du vice-président", a fait savoir le porte-parole du Département d'Etat P.J. Crowley.
La Maison Blanche avait déjà vivement dénoncé cette annonce, tout comme Joe Biden lui-même.
La conversation a duré 43 minutes, a précisé le porte-parole du Département d'Etat. Une durée, ajoutée au ton inhabituellement sec de Mme Clinton, qui vient souligner la profonde inquiétude du gouvernement Obama quant à l'avenir de ces pourparlers qu'il peinait à relancer depuis plus d'un an, et sa colère envers la dernière provocation israélienne.
Hillary Clinton a dit à son interlocuteur qu'elle "ne pouvait pas comprendre comme cela était arrivé, notamment à la lumière de l'engagement clair des Etats-Unis envers la sécurité d'Israël", a poursuivi le porte-parole.
Elle lui a également clairement fait savoir "que le gouvernement israélien doit faire la preuve, non seulement par des mots mais par des actions spécifiques qu'ils sont vraiment impliqués dans cette relation et dans le processus de paix", a-t-il ajouté.
Tentant pour leur part de sauver ces négociations pas même entamées, Mitchell et Jeffrey Feltman, secrétaire d'Etat adjoint chargé du Proche-Orient, ont appelé ces deux derniers jours le président palestinien Mahmoud Abbas, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa ainsi que les chefs de la diplomatie d'Egypte, de Jordanie, du Qatar et des Emirats arabes unis, a ajouté M. Crowley.
ENISRAËLAUSUJET
DESIMPLANTATIONSDE
LOGEMENTSDANSLES
TERRITOIRESCONTESTES
Source : lefigaro.fr via l'Associated Press
en ligne le 12 mars
Implantations:
Israël tire des leçons
Israël est en train de changer les procédures d'approbation des programmes immobiliers afin de ne pas se retrouver dans la même situation embarrassante que lors de la visite du vice-président américain Joe Biden, a rapporté aujourd'hui un ministre israélien.
Tandis que Joe Biden était sur place cette semaine pour tenter de relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens, le ministère israélien de l'Intérieur a annoncé qu'avait été approuvée la construction de 1.600 logements destinés à des familles juives à Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville.
Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a affirmé n'avoir pas été informé de cette décision avant qu'elle ne soit rendue publique. Il a réprimandé son ministre de l'Intérieur Eli Yishai pour le timing de cette annonce - dont il n'a cependant pas critiqué la teneur. Une commission parlementaire a donc approuvé hier soir un amendement qui rendra obligatoire la présence d'un représentant du chef du gouvernement lors de l'approbation de futures implantations. "Cette initiative est nécessaire pour éviter à l'avenir des contretemps semblables", a souligné le ministre des Affaires sociales Isaac Herzog (travailliste), à l'origine de cet amendement qui doit encore être approuvé par la Knesset.
DELACOMMUNAUTEJUIVE
FRANCAISEDEMARQUE
DUNEINSTITUTION
COMMUNAUTAIRE
C'est une première dans un média de la communauté juive française. Les animateurs d'une des quatre radios juives, qui se partagent la même fréquence (94.8 mgh), Judaïques FM, viennent de se livrer à une vive critique du C. R. I. F.
Dans leur émission hebdomadaire, diffusée le vendredi matin avant 9h, où ils échangent leurs avis sur l'actualité israélienne, Gérard Akoun et Wladimir Spiro ont manifesté leur mécontentement face à l'attitude du Conseil Représentatif des Institutions juives de France pour son silence, son absence de réactions, devant le camouflet qu'a réservé Israël, à son hôte, le Vice-Président américain, Jo Biden, en annonçant la construction de près de deux milles logements dans la partie Est de Jérusalem.
"L'absence de réactions de la part des institutions juives en France devant cette politique israélienne désastreuse tend à les décrédibiliser aux yeux du public". "Défendre l'existence de l'Etat d'Israël, ont-il ajouté, ne signifie pas pour autant d'être la voix d'un gouvernement israélien quel qu'il soit".
Jsuqu'à présent, quelques personnalités juives, ici ou là, tentaient de s'élever contre une espèce d'inertie, un allignement inconditionel, des institutions juives sur les positions du gouvernement israélien. Vraisemblablement marquées par de profonds clivages, entre partisans de la ligne dure et de la ligne médiane, modérée diront certains. Les premiers l'emportant largement sur sur les seconds.
Cette fois, la contestation vient d'un média de la communauté juive, placé plutôt au centre gauche et insite ainsi à lancer un débat. Publiquement. C'est plutôt rare pour que ce soit souligné.
On peut espérer qu'il aura des prolongements, mais gageons que cela ne se fera certainement pas sans effusion d'affection.
Bernard Koch
jeudi, mars 11, 2010
DESNEGOCIATIONS
AVECISRAËL
POURLESPALESTINIENS
Source : le site d'euronews en ligne
le 11 mars
Proche-Orient :
l’Autorité palestinienne rejette
les regrets d’Israël
Les regrets d’Israël ne passent pas auprès des Palestiniens et de la Ligue Arabe. Le Premier ministre israélien a presenté des excuses pour le projet de construction à Jérusalem-Est… sur la forme mais pas sur le fond.
Une annonce qui mine les efforts américains pour la relance de pourparlers indirects.
Depuis Tel-Aviv le vice-président américain a exigé le reprise immédiate des discussions. Joe Biden : “Les Etats Unis vont continuer de tenir chaque camp pour responsable de toute déclaration ou action qui provoqueront des tensions ou porteront préjudice aux résultats de ces pourparlers. Le plus important est que ces discussions doivent se poursuivre rapidement et en toute bonne foi”.
Par le biais de la Ligue Arabe, le Président de l’Autorité Palestinienne a exigé une révocation de la décision israélienne pour offrir une chance d’entamer les négociations indirectes.
Mardi le ministère israélien de l’Intérieur avait annoncé son intention de construire 1.600 logements juifs dans la colonie radicale de Ramat Shlomo. Cette colonie se trouve dans le secteur oriental et à majorité arabe de Jérusalem, annexé en 1967 par Israël.
AUMAROC
AMISINSEPARABLES
Source : emarrakech.info en ligne
le 11 mars
Les participants à une rencontre
à Marrakech louent la coexistence
qui a toujours prévalu
entre Musulmans et Juifs au Maroc
Marrakech
Les participants à une rencontre mercredi à Marrakech ont loué la coexistence pacifique qui a toujours prévalu entre les communautés musulmane et juive du Maroc ainsi que leur vécu en symbiose.
S'exprimant lors d'un colloque international sous le thème "Continuité et/ou discontinuité du Judaïsme marocain ?", initié par l'Association "Permanences du Judaïsme marocain" (APJM), les conférenciers ont à cet égard souligné l'équilibre culturel et politique qui a toujours existé entre Musulmans et Juifs au Maroc, rappelant que cette symbiose se doublait d'une différenciation d'ordre politique, en l'occurrence la notion religieuse islamique la "Dhimma" visant la protection des Juifs.
Cette rencontre, à laquelle ont pris part notamment des historiens, des chercheurs et des universitaires musulmans et juifs marocains, a été l'occasion pour l'ensemble des intervenants de relever que le judaïsme marocain a vécu une civilisation originale en symbiose linguistique, culturelle et économique avec toutes les autres composantes de la société marocaine.
Après avoir signalé que ce judaïsme a réussi son défi et sa gageure par une très forte résistance et persistance devenues un engouement pour les nouvelles générations, ils ont fait observer que les Juifs marocains, là où ils sont, expriment un attachement sentimental profond à leur terre natale et œuvrent à la conservation de la mémoire juive marocaine ainsi qu'au maintien de liens moraux et spirituels avec l'Etat marocain et ses Symboles, particulièrement avec le Trô ne Alaouite.
Produit du terroir marocain, ce judaïsme est "un vrai trésor religieux et intellectuel" et fait partie intégrante de l'histoire du Royaume, ont-ils indiqué, mettant l'accent à cet égard sur la nécessité de préserver ce patrimoine bimillénaire.
Des témoignages sur la coexistence entre Musulmans et Juifs au Maroc ont été apportés par des intervenants, dont l'artiste Françoise Atlan et Ali Ouidani, président de l'Association "Arraw N'Ghriss" de Goulmima.
Ce colloque revêt une extrême importance dans la mesure où il confirme que les Juifs du Maroc à travers le monde restent très attachés à leur pays d'origine et que "nos traditions familiales et nos rites religieux sont marocains", a déclaré à la MAP l'écrivain Robert Assaraf.
Et l'auteur de l'ouvrage "Juifs du Maroc à travers le Monde" d'ajouter que "notre identité marocaine est permanente et est renforcée d'année en année, de génération en génération".
Les Juifs du Maroc n'oublieront jamais qu'ils étaient protégés pendant près de cinq siècles et que leurs ancêtres avaient été sauvés de l'inquisition, a précisé le président d'honneur de l'APJM.
Pour sa part, M. Ephraim Riveline, professeur à l'Université Paris-VIII, a relevé que cette rencontre se veut une réflexion non seulement sur la mémoire du passé mais aussi sur la possibilité de créer quelque chose de vivant pour l'avenir.
L'attachement des Juifs marocains à leur terre natale s'explique en grande partie par le statut particulier dont ils y ont bénéficié, a-t-il dit, notant que la communauté juive n'a jamais été un groupe ethnique minoritaire mais une véritable composante de la société marocaine.
Ce colloque, qui s'inscrit dans le cadre du 2-ème périple identitaire de l'APJM dans le Sud marocain (10-21 mars), est organisé en collaboration notamment avec le Département d'études hébraïques de l'Université Paris-VIII, la Casa de Safarad de Cordoue (Espagne), le Centre de recherches sur les Juifs du Maroc, le Groupe de recherches et d'études sur le judaïsme marocain et la communauté israélite de Marrakech.
Le 2-ème périple identitaire de l'APJM conduira les participants aux synagogues et cimetières juifs de Marrakech à Erfoud en passant Essaouira, Demnate, Ouarzazate, Tinghir et Goulmima.
Association culturelle composée de Juifs marocains des cinq continents, l'APJM, présidée par Arrik Delouya, originaire de Marrakech, a pour vocation de faire connaître l'immense richesse du judaïsme marocain tel que "patrimoine vivant, résistant et persistant", de le rendre accessible et de contribuer à sa permanence à travers notamment des groupes de réflexion, des actions de sauvetage du patrimoine, des symposiums et des écrits.
Elle se propose également de promouvoir les multiples aspects du judaïsme marocain, restaurer les sites qui ont été marqués par l'histoire, organiser des rencontres itinérantes, éditer tous les ouvrages de références épuisés et d'assurer leur traduction en différentes langues.
DELAPARTICIPATION
DESPALESTINIENSAUX
NOUVEAUXPOURPARLERS
AVECLESISRAELIENS
Source : lemonde.fr en ligne le 11 mars
Proche-Orient:
"rien n'indique"
un retrait palestinien des négociations
Les Etats-Unis ont jugé jeudi inexactes les informations selon lesquelles les Palestiniens se sont retirés des négociations indirectes avec Israël, affirmant qu'à leur connaissance "rien n'indique" un retrait.
"Je ne pense pas que les informations qui circulent depuis 24 heures soient justes. Nous n'avons rien entendu indiquant qu'ils se sont retirés", a déclaré Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait informé mercredi le chef de la Ligue arabe Amr Moussa qu'il ne retournerait pas à la table des négociations avec Israël sans l'annulation d'un projet de construction de 1.600 logements à Jérusalem-est.
De son côté, la Ligue arabe a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'il n'y aurait pas de négociations directes ou indirectes entre Israël et les Palestiniens "sans un arrêt des mesures israéliennes prises" en vue de la construction de ces 1.600 logements.
M. Crowley a indiqué que les entretiens téléphoniques s'étaient multipliés jeudi entre l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell et les parties dans la région.
"A ma connaissance", a-t-il insisté, "les Palestiniens n'ont pas informé les responsables américains d'un retrait des négociations indirectes".
TANCESESMINISTRES
Source : revue de presse de
l'Ambassade de France en Israël
diffusée le 11 mars
Netanyahu au cabinet :
Le moment choisi
pour annoncer le projet
est « un grave dysfonctionnement »
Barak Ravid, Nir Hasson et Mazal Moualem
Haaretz
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a ordonné à ses ministres d’informer son cabinet avant toute décision portant sur des procédures d’urbanisme et de construction, et plus particulièrement sur des démarches sensibles d’un point de vue diplomatique telles que des projets de construction à Jérusalem-est ou en Cisjordanie. Lors de la réunion hier du cabinet restreint de sécurité, le Premier ministre a souligné que Jérusalem n’est pas concernée par la décision de geler la construction dans les colonies tout en qualifiant la publication avant-hier du nouveau projet de construction dans le quartier de Ramat Shlomo de « grave dysfonctionnement ».
En ouverture de cette réunion du cabinet, qui portait sur les évaluations annuelles des services de renseignement, les ministres travaillistes ont vivement critiqué la publication de ce nouveau projet de construction au-delà de la ‘ligne verte’ ainsi que l’attitude du ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, et de la commission régionale de planification et construction dans cette affaire. Selon eux, cette attitude a provoqué une grave crise avec les Etats-Unis et un affront personnel au vice-président américain, Joe Biden.
Le secrétaire du gouvernement, Zvi Hauser, a rencontré hier matin M. Yishaï et lui a indiqué que cette affaire reflète « un manque de sensibilité de premier ordre ». Il lui a demandé qu’un tel incident ne se reproduise pas. Eli Yishaï s’est lui défendu en affirmant ne pas avoir su que le projet allait être rendu public. Il a donné pour instruction au directeur général de son ministère de faire en sorte que, lors de périodes sensibles, les commissions régionales de planification et de construction ne débattent pas de projets controversés.
DANSLEGOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : liberation.fr via l'AFP en ligne
le 11 mars
Les travaillistes menacent
de lâcher Netanyahu
Un projet de construction de 1.600 logements juifs à Jérusalem-est (annexée) menace de faire capoter la relance de pourparlers indirects de paix avec les Palestiniens en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.
Le parti travailliste doit envisager de quitter la coalition du Premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu, a indiqué ce jeudi le ministre travailliste de l'Agriculture.
"Les travaillistes ont de plus en plus de difficultés à participer à la coalition gouvernementale dans laquelle ils sont entrés pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens", a déclaré Shalom Simhon à la radio de l'armée israélienne.
"La colère de Biden est justifiée. Une grave erreur a été commise (par Israël), et il y a un prix à payer. Il est de plus en plus difficile pour nous, les Travaillistes, de continuer à siéger dans ce gouvernement", a encore dit M. Simhon.
Il a tenu ces propos en allusion à l'annonce d'un projet de construction de 1.600 logements juifs à Jérusalem-est (annexée) qui menace de faire capoter la relance de pourparlers indirects de paix avec les Palestiniens en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.
mercredi, mars 10, 2010
DENOUVEAUXLOGEMENTS
AJERUSALEM-EST
EHUDBARAKSEFÂCHE
Source : lemonde.fr en ligne le 10 mars
Le Ministre de la Défense Ehud Barak
en colère après l'annonce
d'un projet de colonisation
Le ministère israélien de la Défense exprime sa colère après l'annonce la veille d'un projet de colonisation à Jérusalem-est, a indiqué mercredi un communiqué de son bureau.
"L'entourage du ministre de la Défense, Ehud Barak, exprime sa colère après l'annonce superflue (de ce projet) qui perturbe les négociations de paix avec les Palestiniens - des négociations du plus haut intérêt pour Israël", indique ce texte.
"Des sources au ministère de la Défense soulignent qu'Israël agit et a agi depuis de longs mois pour créer la confiance entre les parties afin que ces négociations puissent s'engager, et il serait judicieux d'en tenir compte", a ajouté le communiqué.
Le parti travailliste de M. Barak compte 13 députés qui ont rallié la coalition de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu, notamment dans le but de contribuer à la promotion du processus de paix avec les Palestiniens.
Le bureau de M. Barak a publié ce communiqué à la suite de l'annonce mardi soir par le ministère israélien de l'Intérieur d'autoriser la construction de 1.600 logements à Ramat Shlomo, un quartier de colonisation habité par des juifs ultra-orthodoxes dans le secteur oriental de Jérusalem, peuplé en majorité d'Arabes et annexé par Israël en 1967.
En visite dans la région précisément pour relancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens par la voie de pourparlers indirects, le vice-président américain Joe Biden a condamné ce projet et accusé mardi Israël de "saper la confiance nécessaire" aux pourparlers.
Le ministre de l'Intérieur Elie Yishaï, du parti religieux Shass, a tenté d'apaiser la polémique en assurant que cette décision n'avait "rien à voir" avec la visite de M. Biden, et a indiqué que le projet immobilier en question a été établi il y a trois ans.
WASHINGTON
TENSION
Source : lenouvelobs.com en ligne
le 10 mars
La presse israélienne met Netanyahou
en accusation
Les éditorialistes s'inquiètent d'une détérioration des rapports entre Jérusalem et Washington après la décision du Premier ministre israélien d'autoriser de nouvelles constructions à Jérusalem-est.
Signe de mécontentement, le couple Biden est arrivé mardi soir avec plus d'une heure de retard au dîner offert par Benjamin Netanyahou
La presse israélienne accuse le gouvernement Netanyahou de "torpiller" les relations cruciales avec l'allié américain après le feu vert à des projets de colonisation, un éditorialiste parlant mercredi 10 mars de "crachat au visage" du vice-président américain Joe Biden.
Joe Biden "était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l'avons perdu aussi, lui qui était à Washington l'ami le plus proche de Netanyahou", écrit le quotidien Maariv en parlant en Une du "malaise" israélo-américain.
Interrogé à la radio, l'un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de "crachat au visage de Biden", en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens.
Le Premier ministre Benjamin "Netanyahou est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l'Iran et sa visite a été torpillée", a fustigé l'éditorialiste.
"Amateurisme, négligence et
probablement aussi cynisme"
Selon le Yediot Aharonot, Joe Biden a envisagé d'annuler sa participation avec son épouse à un dîner offert par le couple Netanyahou à la résidence officielle à Jérusalem mardi.
Le couple Biden est arrivé avec plus d'une heure de retard au dîner, un geste qui "en termes diplomatiques s'appelle de la grossièreté", relève le Maariv.
"Amateurisme, négligence et probablement aussi cynisme expliquent comment une grave crise a pu surgir, provoquant l'embarras du Premier ministre et ruinant la visite de Joe Biden", accuse le Yediot. Benjamin Netanyahou a eu beau expliquer à son hôte qu'il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, "les Américains pensent que cette annonce n'est pas fortuite".
Le ministère de l'Intérieur a approuvé mardi la construction de 1.600 nouveaux logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée.
Pour Israël Hayom, quotidien pro-Netanyahou, "il n'y a aucune intention de mettre Biden dans l'embarras".
A gauche, en revanche, le Haaretz parle d'"une gifle qui retentit dans le monde entier" à propos de la condamnation par Joe Biden du projet. "Le vrai problème n'est pas que Netanyahou cherche des noises avec le meilleur ami d'Israël, mais qu'il ne gouverne pas ou qu'il ne veut pas gouverner à Jérusalem".