"LES MUSULMANS ET LE SEXE" de NADER ALAMI Editions GUMUS

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Recueil de Poésie en Hommage à Jenny Alpha

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Couv "LES PLEURS DU MÂLE" Recueil de Slams d'Aimé Nouma Ed Universlam

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CAMILLE CLAUDEL Naissance d'une vocation parJeanne Fayard Rivages Editions

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Sortie en librairie début mai 2013

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE

A LA RECHERCHE D'UNE MEMOIRE PERDUE
de GISELE SARFATI Editions PLUMES et CERFS-VOLANTS

dimanche, mars 16, 2008

ISRAEL
HAMAS
Source : lenouvelobs.com en ligne le 4 mars



Abbas appelle à une trêve israélo-palestinienne


1 réaction


"J'appelle le gouvernement israélien à mettre fin à son agression pour que les conditions propices à la réussite des négociations de paix en 2008 soient réunies" a déclaré le président palestinien après un entretien avec Condoleezza Rice.


Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé mardi 4 mars à une trêve israélo-palestinienne pour permettre aux négociations de paix d'aboutir en 2008, après des entretiens avec la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, à Ramallah (Cisjordanie)."J'insiste sur la nécessité de faire instaurer une trêve globale dans la bande de Gaza et en Cisjordanie pour que nous puissions atteindre notre but qui est de faire de 2008 l'année de la paix", a déclaré Mahmoud Abbas."J'appelle le gouvernement israélien à mettre fin à son agression pour que les conditions propices à la réussite des négociations de paix en 2008 soient réunies", a ajouté le président palestinien lors d'une conférence de presse."Nous n'en resterons pas là"

Cependant Ehoud Barak a averti que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza "se poursuivront"."Les opérations se poursuivront. Nous n'en resterons pas là", a déclaré le ministre en se référant à l'incursion meurtrière de 48 heures qui s'est achevée lundi matin et qui a coûté la vie à plus de 80 Palestiniens dans ce territoire."Aux habitants de Gaza, nous ne pouvons que dire que lorsque cesseront les opérations terroristes (contre Israël) depuis ce territoire, l'instauration de relations de bon voisinage sera possible", a ajouté Ehoud Barak.

"Devoir suprême"Evoquant par ailleurs les accusations selon lesquelles Israël a fait un usage disproportionné de la force dans son opération à Gaza en riposte aux tirs de roquettes sur son territoire, il a affirmé: "A ceux qui nous critiquent, et nos amis parmi eux, je réponds que ce sont ceux qui tirent des roquettes qui portent la responsabilité"."Le gouvernement israélien assumera son devoir suprême de ramener le calme et la sécurité aux habitants d'Ashkélon et des localités voisines de la bande de Gaza, même si cela signifie qu'il nous faudra accentuer plus encore nos opérations militaires contre le Hamas", a-t-il souligné.
ARRESTATIONS
ENEGYPTE
DEFRERESMUSULMANS
Source : lemonde.fr avec Reuters
en ligne le 4 mars à 16h 58
sur Diasporablog à 17h 35



Nouvelles arrestations de Frères musulmans
en Egypte à moins d'un mois des élections locales


Les Frères musulmans ont annoncé que les autorités égyptiennes avaient arrêté mardi 4 mars des dizaines de leurs membres, intensifiant une campagne qui cible des candidats probables aux élections locales prévues en avril. Alors que s'ouvre une période de dix jours, durant laquelle doivent s'inscrire les candidats au scrutin du 8 avril, le mouvement, première force d'opposition dans le pays, a fait savoir que 87 des siens avaient été arrêtés"certains (...) chez eux, d'autres alors qu'ils allaient s'inscrire comme candidats". "Ils le font pour les empêcher de se présenter aux élections", affirme un porte-parole du mouvement.

Des sources au sein des forces de sécurité égyptiennes ont estimé à 80, mardi, le nombre de personnes arrêtées, affirmant qu'elles étaient accusées d'appartenir à une organisation illégale et d'avoir distribué des tracts antigouvernementaux.


750 MEMBRES EMPRISONNÉS

Les Frères musulmans militent pour l'établissement d'un Etat islamique par des moyens démocratiques et non violents. Ils sont devenus le principal groupe d'opposition en Egypte, après leur percée historique lors des élections législatives de novembre 2005. Interdits en tant que parti, mais tolérés par le régime, ils ont remporté un cinquième des sièges au Parlement sous l'étiquette "indépendants". Depuis, la confrérie est la cible d'une campagne de répression du régime.

Au vu des résultats – meilleurs que prévu – des Frères musulmans aux législatives de 2005, les autorités égyptiennes ont reporté de deux ans, en 2006, les élections locales. Ces dernières semaines, les arrestations de membres du mouvement islamiste se sont intensifiées : plus de 300 ont été arrêtés depuis la mi-février. Avec les arrestations de mardi, l'organisation affirme qu'en tout 750 des siens sont emprisonnés. En juin 2007, avant les élections au Sénat cette fois, plus de 800 membres des Frères musulmans avait été placés derrière les barreaux.L'arrestation en masse de membres des Frères musulmans, qui sont souvent ensuite torturés en prison et jugés par des tribunaux militaires, a été dénoncé à plusieurs reprises par l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International.
LESINFOS
DINFOLIVETV

LE JOURNAL DU 3 MARS


http://fr.youtube.com/watch?v=6sPHuhq_7o4&feature=user
NEWS
DISRAEL
MAGAZINE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
distribuée le 3 mars



Barak Obama :
« Israël a le droit de se protéger »

C’est ce qu’a déclaré hier le candidat démocrate américain aux élections présidentielles Barak Obama. Ce dernier a souligné que les tirs de roquettes Kassam sur les villes israéliennes sont à l’origine de la vague de violence actuelle. « La violence dans la bande de Gaza est due à la décision du Hamas de lancer des missiles sur Israël », ajoutant qu’ « Israël avait entièrement le droit de protéger ses citoyens ». Mais Obama s’est également dit inquiet quant au sort des citoyens gazaouites. « J’appelle Israël à faire tout son possible afin d’empêcher qu’il y ait des morts au sein de la population civile, en se concentrant sur le Hamas, responsable de ces évènements ». Quant au secrétaire général de l’ONU Ban ki Moon, s’il a reconnu à Israël le droit de se défendre, il a néanmoins critiqué « l'usage disproportionné et excessif de la force qui a provoqué morts et blessures de tant de civils, y compris des enfants ». L’Union Européenne a, pour sa part, appelé les deux parties à cesser les hostilités. C’est dans ce contexte que la secrétaire d’Etat Condoleeza Rice se rendra demain en visite en Israël.




Et Guilad, dans tout ça ?

Emmanuel Altit et Stéphane Zerbib, les deux avocats français qui représentent la famille de Guilad Shalit en Europe, sont arrivés hier en Israël. (Le soldat détient également la nationalité française). Ils ont prévenu que la situation actuelle dans la bande de Gaza aurait des conséquences directes sur les négociations avec le Hamas en vue de la libération du soldat israélien détenu dans la bande de Gaza. « La situation de chaos qui règne dans la bande de Gaza et l’offensive de l’armée constituent un obstacle supplémentaire dans les efforts de négociations. Ils devraient rencontrer dans la semaine les dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza afin de pouvoir avancer dans les pourparlers pour la libération de Guilad. Si les deux avocats considèrent que la libération du soldat constituerait aujourd'hui un miracle vu la situation actuelle, ils espèrent cependant voir le soldat de leurs propres yeux, et que cette rencontre avec les dirigeants du Hamas ait lieu . « Pour le moment, je ne peux dire si je suis optimiste ou non, a déclaré hier Noam, le père de Guilad, après avoir rencontré les deux avocats. Nous en serons plus mardi, après la conférence de presse au cours de laquelle ils nous feront part de leur programme »
LESNEWS
DISRAEL
MAGAZINE
Source : la newsletter d'Israël Magazine
diffusée le 4 mars à 12h 15
sur Diasporablog à 12h 30



Ban Ki-moon se dit inquiet
des « menaces de guerre ouverte contre Israël »

Dans un nouveau rapport du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ce dernier se dit préoccupé par les multiples menaces proférées par le Hezbollah libanais à l’encontre de l’Etat hébreu. La milice, avec à sa tête Hassan Nasrallah, a fait de nombreuses déclarations publiques au sujet de son réarmement, et ce malgré l'embargo sur les armes auquel l'ONU soumet le groupe islamiste pro-iranien. Israël confirme que le Hezbollah libanais est en train de se réarmer et que son arsenal compte 10.000 roquettes de longue portée et 20.000 roquettes de courte portée dans le sud-Liban.



Autorisé à la publication

La censure militaire a autorisé la publication de l’information selon laquelle une des roquettes de type Grad tombées sur Ashkelon lors de l’opération « Hiver chaud » s’est abattue à proximité de la maison du ministre de la Sécurité intérieure, Avi Dichter. Ce dernier a sévèrement pris à partie le Premier ministre Ehoud Olmert lors de la réunion du cabinet restreint de sécurité qui s’est tenue avant-hier, l’appelant à « ordonner à Tsahal de tout faire pour que cessent les tirs de roquettes ». « Depuis mercredi, a-t-il ajouté, nous sommes passés de 25000 personnes à 250000 désormais sous la menace des roquettes. 130000 personnes supplémentaires entendent aujourd’hui le système d’alerte rouge, mais qu’est-ce que cela a changé ? Les opérations de Tsahal, aussi efficaces soient-elles, n’ont pas suffit à faire cesser les attaques, ni sur Sdérot, ni sur Ashkelon, ni sur les Ychouvim aux alentours de Sdérot et ni sur Netivot
CONDOLEEZA
RICE
AUPROCHE-ORIENT
Source : lenouvelobs.com en ligne le 4 mars


Rice demande la fin des violences
contre les civils


La Secrétaire d'Etat américaine s'est adressée aux deux camps, israélien et palestinien, tout en réaffirmant sa volonté de relancer le processus de paix, malgré le regain de violences dont elle a attribué la responsabilité au Hamas.


La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a appelé, mardi 4 mars au Caire, pour un arrêt des violences contre tous les civils, que ce soit en Israël ou dans les Territoires palestiniens. Elle a par ailleurs plaidé pour une reprise des négociations de paix.De l'aéroport de Tel-Aviv, où elle a atterri en fin de matinée après avoir fait une escale en Egypte, elle doit se rendre immédiatement à Ramallah, en Cisjordanie, pour des entretiens avec le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, avant de gagner Jérusalem pour un dîner avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert.Pour un processus de paix actif"Les attaques à la roquette contre des civils innocents dans leurs villes (...), cela doit cesser. Aucun gouvernement israélien ne peut tolérer cela", a-t-elle affirmé, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit.Les Israéliens aussi "doivent être conscients de l'impact de leurs opérations contre les gens innocents", a-t-elle ajouté.

Elle s'est dite "inquiète" de la situation humanitaire dans la bande de Gaza."Il doit y avoir un processus de paix actif", a-t-elle conclu.Un accord avant la fin de l'annéeCondoleezza Rice avait réaffirmé, plus tôt dans la matinée, sa confiance dans les chances de succès du processus de paix israélo-palestinien lancé en novembre à Annapolis, rendant le Hamas responsable de la poussée de violence au Proche-Orient."Je continue à croire qu'ils peuvent parvenir à un accord avant la fin de l'année si tout le monde en a la volonté", a déclaré la chef de la diplomatie américaine dans l'avion la conduisant au Caire, alors que le président palestinien a annoncé qu'il se retirait des pourparlers de paix."Le processus d'Annapolis a à peine commencé. Il y a juste trois mois qu'on essaie de régler un conflit qui dure depuis 50 ans", a précisé Condoleezza Rice aux journalistes l'accompagnant dans la tournée, avant une escale à Bruxelles."Que la violence cesse"

La secrétaire d'Etat s'est abstenue de critiquer l'opération israélienne "Hiver Chaud" qui a fait des dizaines de morts en deux jours dans la bande de Gaza, en rappelant le droit d'Israël à se défendre.Elle a rendu le mouvement islamiste radical Hamas responsable de la dégradation de la situation dans la bande de Gaza, soumise à un strict blocus israélien depuis le 17 janvier, en riposte à des tirs de roquettes sur le sud d'Israël. "Le Hamas doit, avant toute chose, cesser de tirer des roquettes sur les villes israéliennes", a-t-elle souligné."Il est évident que la situation à Gaza est inquiétante", a-t-elle ajouté. Mais "il faut que tout le monde comprenne que le Hamas fait ce à quoi on s'attendait: il utilise les tirs de roquettes sur Israël pour tenter d'arrêter un processus de paix auquel il n'a rien à gagner".Elle a cependant appelé les dirigeants israéliens à permettre l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, car "quand on mène des opérations militaires, il faut toujours penser au jour d'après".

Interrogée à plusieurs reprises sur la possibilité d'un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, Condoleezza Rice a refusé de prononcer ce mot. "Appelez ça comme vous le voulez. Nous voulons que la violence cesse.""Ne pas se laisser distraire"Elle a cependant refusé toute comparaison entre la réponse d'Israël aux tirs de roquettes de Gaza, jugée disproportionnée par une grande partie de la communauté internationale, et la guerre lancée par l'Etat hébreu contre le Hezbollah libanais à l'été 2006, au cours de laquelle elle avait refusé d'appeler à un cessez-le-feu, ce qui avait largement entamé le capital de sympathie des Etats-Unis au Liban. "Je ne pense pas qu'il faille commencer à établir des parallèles entre ce que je considère comme deux situations très différentes", a-t-elle affirmé. Mais les Etats-Unis "veulent que la violence cesse" et "s'inquiètent de la population innocente prise entre deux feux à Gaza".

Elle a précisé avoir téléphoné au cours du week-end au ministre israélien de la Défense Ehud Barak et à son homologue israélienne Tzipi Livni, ainsi qu'au président palestinien Mahmoud Abbas.Rappelant que le Premier ministre israélien Ehud Olmert et Mahmoud Abbas s'étaient engagés à Annapolis à parvenir à un accord sur un Etat palestinien avant la fin du mandat du président George W. Bush, début 2009, Mme Rice les a appelés à surmonter les obstacles et revenir à la table des négociations."Je suis convaincue que les négociations devraient reprendre le plus vite possible", a-t-elle dit. "Plus les négociations sont suspendues, (...) plus c'est une victoire pour ceux qui ne veulent pas d'une solution à deux Etats"."Il y aura des hauts et des bas. Il y aura des jours avec et des jours sans, et même des semaines avec et des semaines sans", a-t-elle dit. "Mais je vais demander aux parties de ne pas se laisser distraire."
ASHKELON
SOUSLESTIRS

DEROQUETTES
Source : lemonde.fr en ligne le 3 mars


Ashkélon découvre après Sdérot
l'angoisse des bombardements



C'est la dernière attraction en ville : un carré de bitume tout frais posé sur le parking d'une marina. Il recouvre le trou creusé par l'explosion, samedi 1er mars, d'une roquette Katioucha sur le front de mer d'Ashkélon, une cité de 120 000 habitants, située à une quinzaine de kilomètres de la bande de Gaza.

Mi-inquiets, mi-curieux, les passants défilent sur le lieu de l'impact, qui scelle l'irruption définitive de la violence gazaouie dans un quotidien jusque-là relativement insouciant. Ilan, un officier de police de 31 ans, a emmené avec lui son fils de 4 ans, à qui il montre les éclats de la déflagration.
"J'ai du mal à croire que c'est arrivé chez nous", dit-il, tout en faisant répéter au garçonnet les consignes à suivre lorsque résonne "Tseva Adom" (Couleur rouge), la sirène qui alerte de l'arrivée imminente d'une roquette. "Quand on entendait parler à la radio ou à la télévision d'une attaque à Sdérot [la cible jusque-là principale des artilleurs du Hamas], cela restait très abstrait, ajoute Ilan. Désormais, on sait ce que les gens ressentent là-bas. D'autant que l'explosion est survenue en plein shabbat, alors que la marina était pleine de promeneurs. C'est un miracle qu'il ne soit rien arrivé de grave."

Depuis le 27 février, date du démarrage de l'offensive israélienne à Gaza, quinze roquettes Katioucha, de type Grad, se sont abattues sur Ashkélon, faisant une dizaine de blessés légers. La ville avait déjà été touchée par le passé, mais jusqu'à présent jamais le centre n'avait été frappé par des salves aussi rapprochées.
Des roquettes ont notamment explosé à proximité de la station de bus et de l'hôpital Barzilaï, déclenchant des manifestations de protestation immédiates sur la voie rapide qui borde Ashkélon, ainsi que dans les gros titres de la presse, sur le thème "160 000 citoyens menacés". "Nous avons des médias irresponsables qui copient les pires défauts des journalistes palestiniens, dit Kobi Michaël, un officier en retraite de l'armée. Ils encouragent le sentiment de panique en transformant chaque piéton en expert sécuritaire et ils poussent à l'escalade en privilégiant le sensationnel."


"ON TIRE, ILS TIRENT"

Reconverti dans la recherche universitaire, Kobi Michaël habite l'un de ces quartiers résidentiels qui se développent à toute vitesse en lisière de la ville, avec pavillon couleur saumon et haies de palmiers. "C'est cynique à dire, mais politiquement, le prix à payer pour le bombardement de Sdérot était supportable, dit l'officier à la retraite. Avec Ashkélon, c'est une tout autre histoire. La ville abrite deux zones industrielles. Sa population compte 25 000 écoliers. Son niveau socio-économique, relativement élevé, fait que les gens savent mieux défendre leur droit. Il serait inconcevable qu'un endroit pareil soit abandonné à la menace du Hamas."
Sur la corniche qui longe la plage de sable fin, à quelques mètres du patch de bitume frais, un couple de jeunes mariés prend la pose devant le photographe. Guy, le témoin, résume le sentiment général. "On est venus faire les photos ici, exprès. Pour dire que nous n'acceptons pas cette menace, mais que nous saurons vivre avec. Le temps que notre armée réduise en bouillie les barbus de Gaza."

En face, attablé à la terrasse d'un bar, deux hommes discutent une bière à la main. Haïm, la soixantaine, originaire de Libye, et Moshé, de dix ans son cadet, aux racines marocaines, ont travaillé avec les fermiers de Gaza jusqu'à la première Intifada (1987). Une expérience dont ils ont conservé des amis, la nostalgie d'une certaine forme de coexistence. Et une allergie viscérale aux solutions toutes faites. "On tire, ils tirent, soupire Haïm. Ils tuent nos enfants. On tue leurs enfants. Des deux côtés, on marche sur la tête. Jusqu'à quand ?"


Benjamin Barthe
SCANDALE
UIMM
Source : la newsletter du Figaro Littéraire
diffsuée le 4 mars


UIMM : des fonds au service
de l'extrême droite étudiante

Mathieu Delahousse et Anne Jouan


Commentaires 52
.
Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux entre 1992 et 2004, est convoqué à titre de témoin le 13 mars par le juge Roger Le Loire. Il devra s'expliquer sur un passage de son livre «Je ne sais rien mais je dirai presque tout». Crédits photo : GLOBEPIX
Le GUD aurait reçu des enveloppes d'argent liquide pour payer des colleurs d'affiches durant la campagne présidentielle de 1974.

Les fonds secrets de l'UIMM ont-ils transité par l'extrême droite étudiante française ? Et la campagne électorale de 1974 de Valéry Giscard d'Estaing en a-t-elle indirectement tiré profit ? Ces questions sont désormais posées dans le cadre de l'enquête sur les caisses noires de l'UIMM. Les vitrines successives de l'extrême droite étudiante Occident, Ordre nouveau puis GUD (Groupe Union Droit puis Groupe Union Défense) pourraient donc être une première clé dans l'instruction conduite depuis le 4 décembre par le juge Roger Le Loire qui, sur le même sujet, a convoqué à titre de témoin Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux entre 1992 et 2004.

Dans l'enquête, cette hypothèse trouve ses origines dans l'audition du délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, le 13 février dernier. Ce jour-là, juste avant d'être mis en examen à son tour, il évoque devant les enquêteurs de la brigade financière des «organismes universitaires» qui auraient bénéficié des fonds en liquide distribués par l'union patronale. Aucun détail supplémentaire n'est alors fourni.
Mais cette théorie est nourrie par le livre de Yves Bertrand, Je ne sais rien mais je dirai presque tout, sorti en septembre 2007. À la page 153, cet ancien grand policier va plus loin. Selon lui, «seuls quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1947, avec les maigres moyens des Républicains indépendants : sa logistique, son service d'ordre, ce sont les “petits gars” d'Ordre nouveau qui les ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l'Union des industries métallurgiques et minières, la fameuse UIMM, dont la gauche ne s'est jamais privée de rappeler qu'elle descendait de l'ancien Comité des forges, le bastion des 200 familles». C'est pour en savoir plus que le juge souhaite entendre Yves Bertrand. Il est convoqué comme témoin le 13 mars.

Membre d'Occident jusqu'en 1968, puis membre de l'équipe de campagne de VGE, l'ancien ministre Alain Madelin livre des précisions. Joint par Le Figaro , il affirme : «La thèse d'Yves Bertrand est un raccourci un peu intrépide. Que l'UIMM soutienne Giscard via le CNPF (Centre national du patronat français, l'ancêtre du Medef), pourquoi pas ? Mais qu'ils aient payé directement le GUD, c'est absurde.»
Un système généralisé
Selon lui, le financement des meetings de VGE en 1974 était géré par Hubert Bassot, aujourd'hui décédé. Cet ancien député, fervent partisan de l'Algérie française, avait notamment participé à la revue L'Esprit public , proche de l'OAS. C'est lui qui servait d'intermédiaire discret entre les mouvements étudiants d'extrême droite et le patronat. Tellement discret que Valéry Giscard d'Estaing affirme n'avoir jamais eu connaissance de telles ramifications. « Qu'un mouvement d'extrême droite puisse coller mes affiches de campagne relève de l'invraisemblable» , nous confiait lundi l'ancien président de la République.

Ce système de financement par le patronat était généralisé, accuse pour sa part Yves Bertrand, interrogé lundi soir par Le Figaro : «Ce que j'ai écrit pour VGE est valable pour toute la classe politique. Le patronat saupoudrait tous ceux qui pouvaient avoir une responsabilité locale ou nationale.» L'ancien policier, cependant, avoue ne pas connaître les circuits de financement via les «organismes universitaires».
Juridiquement, la piste d'un financement étudiant ou politique présente un risque important pour les dirigeants de l'instance patronale qui, jusque-là, ont toujours affirmé que les fonds étaient distribués dans le cadre de pratiques institutionnalisées au sein de l'UIMM. Traduction : elles ne seraient juridiquement pas un «abus de confiance» puisqu'elles ne sortiraient pas du mandat donné au délégué général par son bureau. Mettant en avant la loi Waldeck Rousseau de 1884 sur le statut des syndicats, Denis Gautier-Sauvagnac a jusque-là répété que les fonds étaient destinés «aux représentants des organismes participant à la vie sociale de notre pays».
Confronté pour l'instant à cette unique phrase d'explication, le juge d'instruction Roger Le Loire cherche actuellement à savoir quelles directions ont pu prendre les 18,9 millions d'euros sortis des caisses entre 2000 et 2007. La brigade financière doit procéder d'ici à la fin du mois à plusieurs vérifications.
Les fortes rivalités internes au patronat qui sont apparues depuis trois jours sont-elles de nature à relancer l'enquête ? Jusque-là, pas un seul nom de bénéficiaire n'a été prononcé depuis que l'affaire a été révélée le 26 septembre par Le Figaro .


ISRAEL
ETLABANDEDEGAZA
Source : israelvalley.com en ligne le 3 mars


Le Tandem Ehoud Olmert -
Ehoud Barak dispose de 3 options.
Le Gouvernement hésite quant à la marche à suivre



Par Mati Ben-Avraham


Il faut, au préalable, mettre un peu d’ordre dans les idées. La récente réunion du Conseil de sécurité, en renvoyant dos à dos Israël et le Hamas, témoigne d’une confusion déplorable.
En août 2005, le gouvernement israélien mettait en pratique sa décision de quitter la bande de Gaza, après 38 années de présence. Une décision unilatérale, en raison des atermoiements de l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas. Une double raison sous-tendait cette démarche. Et d’une, faire la preuve qu’Israël était fermement décidé à parvenir à la paix, fut-ce au prix de déchirements internes. Et de deux, par cette première étape, donner à l’Autorité palestinienne les outils d’une gestion souveraine, prélude au futur Etat palestinien.
Un raté de première grandeur. L’Autorité palestinienne a fait faillite. Le Hamas a raflé la mise. Les tirs de Kassam sur le Neguev occidental israélien se sont intensifiés, transformant en cauchemar le quotidien des habitants de la région. Davantage : le Hamas, avec la complicité passive de l’Egypte, active de l’Iran, s’est doté d’armes de plus en plus performantes. Aujourd’hui, c’est une cité balnéaire comme Ashkelon qui est touchée. Encore un effort et c’est Tel Aviv qui sera à portée de tir…

Face à cette escalade, le gouvernement hésite quant à la marche à suivre. En témoigne la demande adressée par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, à son collègue de la Justice quant à la légalité d’une réplique intensive pour faire cesser les tirs de Kassam y compris en territoire urbain, avec les bavures que cela suppose. En fait, le tandem Olmert Barak dispose de trois options.
La première est une reconquête de la bande de Gaza. Faisable, à condition de ne pas lésiner sur les moyens: déployer plus de 100000 hommes, appuyés par les blindés, soutenus par les hélicoptères et les drones. Le maître mot : progresser rapidement, sur plusieurs axes, ne pas laisser à l’ennemi le temps de respirer. L’armée israélienne est en mesure de mener une telle opération. Le problème sera de gérer la suite, c’est-à-dire assurer le maintien de l’ordre d’une part et, d’autre part, relancer les services indispensables au quotidien des habitants palestiniens. Ce qui ne sera pas une sinécure. Et après? Rétablir progressivement l’Autorité palestinienne? Seule? Ou avec l’aide d’une force internationale? Autant de casses têtes! Mais qui donc a envie de se retrouver dans le bourbier gazaïte?

La deuxième est une série d’opérations destinée à pousser les terroristes vers l’ouest, vers la mer et, partant, rendre inopérants les Kassam et les Grad, tout en portant de rudes coups à l’infrastructure militaire du Hamas. C’est ce qui est en train de se faire actuellement. Mais avec quel objectif final? Mettre le Hamas à genoux? Le voir implorer un cessez-le-feu? L’histoire ne démontre-t-elle pas que le Hamas a toujours mis à profit tout arrêt des hostilités pour se renforcer?
La troisième, enfin, est d’ouvrir des pourparlers avec le Hamas. Ouvertement. Sans états d’âme! Négocier la trêve de longue durée à laquelle le Hamas ne s’opposerait pas, pour laisser aux générations futures le soin d’en découdre à nouveau. Pourquoi pas? L’inconvénient de cette formule, cependant, serait de renforcer l’image de marque du Hamas au détriment de celle de l’Autorité palestinienne. Et de voir, plus vite que prévu, la cisjordanie basculer dans l’intégrisme vert.

Il reste une quatrième possibilité, celle que défend, urbi et orbi, le ministre Binyamin Ben Eliezer, ancien ministre de la Défense du gouvernement Sharon. Voilà ce qu’il clame, en substance : ” Mahmoud Abbas est un faible. L’homme est incapable de livrer la marchandise promise. Il nous faut libérer Marwan Bargouti, contre Guilad Shavit. Bargouti a de la poigne, du charisme, de la volonté et une grosse popularité. Il saura ramener les récalcitrants à la raison, prendre les mesures qui s’imposent et imposer à son peuple les concessions indispensables pour parvenir à la création de l’Etat palestinien.” Une prise de position qui n’a pas fait que des heureux, aussi bien en Israël qu’en Palestine.

Un dernier mot : la situation est dramatique, dans le sens qu’il suffirait au Hamas d’arrêter ses tirs de roquettes pour que le calme s’instaure. Et le plus triste, c’est que le gouvernement israélien se révèle incapable de faire passer ce qui est une évidence pour tout israélien.
NEWS
DEGUYSENNEWS
INTERNATIONAL

Source : la newsletter de Guysen News International
diffusée le 4 mars



Le rabbin Shlomo Aviner, influent chef spirituel exerçant dans la localité de Bet El en Judée-Samarie, a publié un document dans lequel il exhorte les femmes à se défendre en cas d'agression sexuelle, jusqu'à la mort de l'agresseur si nécessaire et à dénoncer toute forme de harcèlement sexuel, notamment sur les lieux de travail. '' En d'autres mots, combattez-le. Hurlez pour que tout le monde puisse vous entendre. S'il vous touche, frappez-le. S'il essaie de faire quelque chose de pire, et qu'il n'y a aucun autre choix, vous pouvez le tuer'' a écrit le rabbin Aviner tout en rappelant que selon la jurisprudence israélienne, une femme qui tuait un homme essayant de la violer ne faisait que se défendre et donc ne pouvait être reconnue coupable d'homicide volontaire.


02:00
L'Institut israélien de la Démocratie a publié son dernier rapport sur la religiosité des citoyens israéliens. Parmi la population juive, 51% de séculiers, 30% de traditionnels et 19% de tendance orthodoxe
ISRAEL
ETLABANDEDEGAZA
Source : lemonde.fr avec l'AFP
en ligne le 3 mars



Mobilisation internationale pour faire cesser
les violences à Gaza



Dans la foulée de la condamnation des violences par le Conseil de sécurité de l'ONU, la communauté internationale tentait de peser, dimanche, pour faire cesser les affrontements dans la bande de Gaza, qui y ont fait quelque soixante-dix morts en deux jours. Washington, qui avait lancé un appel plus compréhensif à l'égard d'Israël samedi, a de nouveau demandé la fin des violences, mais cette fois sans précision, ainsi que la reprise des discussions suspendues par l'Autorité palestinienne avec Israël. Au Vatican, le pape a lancé un appel à un arrêt "unilatéral et sans conditions" des affrontements, exhortant à "un respect absolu de la vie humaine". L'ONG Amnesty International a renvoyé dos à dos Israël et les groupes armés palestiniens, appelant à l'arrêt de "toutes les attaques illégales".

La présidence slovène de l'UE a condamné "l'usage disproportionné" de la force par l'armée israélienne, estimant que de telles actions étaient "contraires" au droit international, tout en "réitérant sa condamnation de la poursuite des tirs de roquettes" palestiniens vers Israël. La France, où des centaines de personnes ont manifesté à Paris en faveur des Palestiniens, et l'Allemagne était sur une ligne similaire. L'Italie a demandé que les incursions militaires israéliennes "n'impliquent pas la population désarmée de Gaza, déjà soumise depuis des mois aux privations et aux difficultés", tandis que l'Espagne demandait à Israël de la "retenue".
L'offensive israélienne a suscité l'indignation dans le monde arabo-musulman.

En Turquie, l'un des rares alliés musulmans de l'Etat hébreu, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a accusé Israël d'"usage disproportionné de la force" et de "pratiques inhumaines" dans ses opérations. En Egypte, des milliers d'étudiants ont réclamé des gouvernements arabes qu'ils fassent cesser l'opération, tandis qu'à Rabat, capitale du Maroc, 1 500 personnes, en majorité des islamistes, manifestaient pour condamner les incursions israéliennes. En Jordanie, pays qui a signé un traité de paix avec Israël en 1994, 5 000 personnes ont manifesté à l'appel des Frères musulmans pour demander notamment l'expulsion de l'ambassadeur israélien. La Mauritanie a qualifié l'opération israélienne de "punition collective". L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a annoncé l'envoi d'une aide humanitaire à Gaza, qualifiant l'offensive de "crime de guerre". "L'Arabie saoudite (...) considère qu'Israël, par ses actions, copie les crimes de guerre des nazis", a déclaré un responsable saoudien non identifié à l'agence officielle SPA. Le Yémen, le Koweït et le Bahreïn ont également condamné l'opération. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que les dirigeants israéliens seraient traduits en justice "un par un" pour "chaque enfant tué".
CONDOLEEZARICE
AUPROCHE-ORIENT

Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 3 mars à 22h 15
en ligne sur Diasporablog à 0h 25


Condoleeza Rice veut sauver
le projet de paix au Proche-Orient


WASHINGTON (Reuters) - Condoleezza Rice s'est envolée pour le Proche-Orient pour tenter de sauver le processus de paix israélo-palestinien suspendu après les incursions militaires de Tsahal de la semaine dernière dans la bande de Gaza qui ont fait une centaine de morts côté palestinien.
La secrétaire d'Etat américaine demandera, dit-on à Washington, au Premier ministre israélien Ehud Olmert et au président palestinien Mahmoud Abbas de revenir à la table de négociation malgré les violences à Gaza dont le Hamas est clairement, aux yeux de la diplomatie américaine, le principal instigateur.


Sue Pleming,


version française :
Jean-Loup Fiévet

samedi, mars 15, 2008

OBAMA,
LESJUIFS,
ETISRAEL
Source : le site de newyork times en ligne le 1er mars


INFO
DERNIERE

NOTE DE LA REDACTION
DE DIASPORABLOG :
Nous publions la version originale de l'article du New-York Times qui étudie les relations qu'entretient l'un des deux candidats démocrates présentés aux primaires américaines, Barak Obama, avec la communauté juive américaine et ses prises de positions sur Israël et le conflit avec ses voisins. Ce papier qui vient de paraître dans le plus populaire quotidien et site américain, THE NEW YORK TIMES, nous a été signalé par l'un de nos correspondants.
Nous essaierons de le faire traduire par l'un de nos amis internautes.
Merci de votre attention et de l'intérêt que vous porterez à cette analyse.



Obama on Difficult Path as He Courts Jewish Voters
Damon Winter/The New York Times

Published: March 1, 2008


As he battles for the Democratic nomination, Senator Barack Obama is trying to strengthen his support among Jewish voters and in doing so, is navigating one of the more treacherous paths of Democratic politics.
The challenge of meeting the concerns of the Jewish electorate, a cornerstone of the Democratic base, was evident Tuesday when Mr. Obama was asked at the Democratic debate in Cleveland about Louis Farrakhan, the Nation of Islam leader who has endorsed him.

Mr. Obama called Mr. Farrakhan an anti-Semite and denounced his support, but was pressed to go further by his rival, Senator Hillary Rodham Clinton, an experienced hand at Democratic politics who herself has been on the defensive with Jewish voters after an encounter in 2000 with Suha Arafat, the wife of the Palestinian leader.
Mr. Obama has also faced criticism over remarks he made about the suffering of Palestinians — remarks he says were incorrectly reported — and about who is advising him on foreign affairs. And he has had to beat back false tales, spread in viral e-mail messages, that he is a Muslim who attended a madrassa in Indonesia as a boy and was sworn into office on the Koran. In fact, he is a Christian who was sworn in on a Bible.

Winning the trust of Jewish Democratic voters is all the more difficult for Mr. Obama because of the tenuous relations between blacks and Jews. He addressed that very issue at the Cleveland debate when he used the answer to the Farrakhan question to call for a renewal of the ties between blacks and Jews.
But other issues he faces arise from his newness to national politics. While his positions hew to mainstream Democratic views, some critics have expressed concerns that they are not heartfelt.
“His record is relatively sparse, so I want to look at the totality of influences that might bear on Senator Obama,” said Ed Lasky, news editor of the online magazine, American Thinker, whose criticisms of Mr. Obama for aligning himself with allegedly anti-Israel advocates have been widely circulated among Jewish voters.
Mr. Obama said on Thursday that some questions about his commitment to Israel and the Middle East are being provoked by Mrs. Clinton and her advisers, as well as other rivals.
“Those concerns have been continually stoked, whether through these e-mails that suggest that I’m a Muslim and attended madrassas and was sworn in with my hand on the Koran and scurrilous e-mails that were untrue,” Mr. Obama said. “Or whether it was an article that was in Newsweek recently indicating the degree to which Clinton supporters had questioned my positions on Israel.
“I think it’s very clear why there have been problems,” he added. “It’s been part of a series of political strategies not all necessarily, by the way, by the Clinton administration.”

Campaign advisers said they approached Jewish voters the way they did others, confident that once they knew more about Mr. Obama, they would be reassured. At the same time, they acknowledged that many Jewish voters were “vigilant” in testing candidates for president, particularly on Israel.
“The Jewish community, rightfully so, is a sensitive and anxious community and has many historical reasons for that,” said Representative Robert Wexler of Florida, a top adviser to Mr. Obama on Israel. Campaign officials said they were surprised, however, by the penetration of the viral e-mail messages, which were background static in the campaign until they began flooding the inboxes of Jewish voters right before nominating contests.

The e-mail messages have not gone unchallenged. Jewish supporters of Mr. Obama have sent thousands of their own e-mail messages, and some have started an online petition for other Jews who support his candidacy.
The campaign in recent days has moved to shore up Jewish support, with Mr. Obama speaking last Sunday to an influential group of Jewish leaders in Cleveland and addressing their questions about Israel, Mr. Farrakhan and even his church in Chicago, whose pastor, the Rev. Jeremiah A. Wright Jr., has been viewed with suspicion.
“Nobody has ever been able to point to statements that I made or positions that I’ve taken that are contrary to the long-term security interests in Israel and in any way diminish the special relationship we have with that country,” Mr. Obama told reporters Thursday in Texas. “My job is just to keep on getting the information out and this is part of the political process.”

Jews make up about 1.7 percent of the adult population, but they are a stronghold of the Democratic base and important to the party’s fund-raising.
Over all, Jews made up 5 percent of the voters when more than 20 states voted on Feb. 5, and they divided their votes 54 percent for Mrs. Clinton and 44 percent for Mr. Obama, according to exit polls by Edison/Mitofsky.
But while Mrs. Clinton took the Jewish vote by 2 to 1 on her home turf, New York, and also in New Jersey — states she won — Mr. Obama captured the Jewish vote in Connecticut 61 to 38, which he won, and in Massachusetts, 52 to 48, which he lost. And he split it with Mrs. Clinton in California, where she won.
On some levels, that is hardly a surprise. Democratic Jewish voters, like any voting cohort, are hardly monolithic.
Some Jewish leaders said the anxiety over Mr. Obama might reveal more about Jews than about the candidate. By their analysis, those who heed the e-mail are generally older and have closer ties to Israel. The break is between “those who are motivated by traditional Jewish liberalism and those motivated by traditional Jewish anxiety over Israel,” said J. J. Goldberg, editorial director for The Forward, a Jewish newspaper.

On Israel, some Jews have found fault with Mr. Obama’s commitment, if not his policies. They worry about his call for direct talks with Iran over its nuclear program. Many also point to a now oft-repeated remark of his, made last year in Des Moines, that “no one has suffered more than the Palestinians.”
His supporters say his stance toward Iran does not mean capitulation. Further, Mr. Obama has repeatedly said that his remarks about the Palestinians were incomplete, and that he went on in his remarks to blame their leaders for the Palestinians’ plight.
His campaign Web site says the American commitment to Israel’s security is “incontrovertible.” As a senator, he backed Israel during its invasion of Lebanon in 2006 and supports military aid to Israel. Weeks after he was sworn in in 2005, he visited Israel.
E-mail messages circulating about Mr. Obama’s untrustworthiness assert that the former national security adviser Zbigniew Brzezinski and diplomat Robert Malley, figures loathed by many Jews, are top advisers to his campaign. Mr. Brzezinski has met with Mr. Obama, but he is not a top adviser. Mr. Malley has communicated with the campaign by e-mail but has never spoken to Mr. Obama, a campaign spokesman said.

The candidate’s Israel advisers are three former staff members to President Bill Clinton: Dennis Ross, a top Mideast adviser; Anthony Lake, national security adviser and Susan Rice, assistant secretary of state. Other advisers on Israeli and Mideast matters are Mr. Wexler; Dan Shapiro, formerly of the Clinton national security council, and Eric Lynn, a former Congressional aide. (All but Ms. Rice are Jewish.)
Many Jews have expressed concern about Mr. Obama’s minister, Mr. Wright of Trinity United Church of Christ in Chicago. In an article in The Jerusalem Post that is being circulated on the Internet, Marc Zell, co-chairman of Republicans Abroad in Israel, described Mr. Wright as “well known for his virulent anti-Israel remarks.”

The Anti-Defamation League, however, has said that it has found no evidence of anti-Semitism on Mr. Wright’s part.
The concerns of Jewish skeptics, meanwhile, are shared by conservative Christians, passionately protective of Israel as the Holy Land, and by many Republicans. Criticism over Israel in the Democratic race now hints at fights Mr. Obama could face should he end up the nominee: This week, the Tennessee Republican Party issued a news release that said there was “a growing chorus of Americans concerned about the future of the nation of Israel, the only stable democracy in the Middle East, if Sen. Barack Hussein Obama is elected president of the United States.”


http://www.nytimes.com/2008/03/01/us/politics/01obama.html?pagewanted=1&_r=1&hp




ISRAEL
ETLABANDEDEGAZA
Source : la newsletter de Guysen News International
diffusée le 3 mars



Pluie de Qassam sur le Néguev : ce sont non pas une mais 3 roquettes Grad qui sont tombées à Ashkelon. L'une d'entre elles a atterri dans un jardin public, la seconde a frappé de plein fouet un immeuble au coeur de la ville balnéaire, et le troisième engin n'a pas encore été localisé.


Tragique accident à Otniel, dans la région d'Hébron : une balle partie par erreur, dans des circonstances non encore élucidées, a mortellement touché à la tête un jeune homme étudiant dans la yeshiva (institut d'études talmudiques).


Le ministre sans portefeuille, Ami Ayalon (Parti travailliste), s'est prononcé dimanche, en faveur de pourparlers indirects avec le Hamas afin d'instaurer un cessez-le-feu dans la Bande de Gaza. '' Si nous parlons avec le Hamas au sujet de Gilad Shalit, pourquoi ne parlerions nous pas d'un cessez-le-feu?' 'a-t-il précisé.


L'industrie touristique israélienne dans l'expectative. Le récent regain de tension dans le sud d'Israël et dans la Bande de Gaza inquiète les compagnies aériennes israéliennes et le secteur hôtelier. Une opération de grande envergure de Tsahal dans le territoire contrôlé par le Hamas aurait un impact négatif sur le tourisme durant la fête de Pessah (pâque), qui aura lieu dans un mois.


42 roquettes de type Qassam, 4 de type Katioucha et un obus de mortier ont été tirés par des terroristes palestiniens depuis la Bande de Gaza contre le territoire israélien, ce dimanche, malgré l'intense activité de Tsahal dans la région.

vendredi, mars 14, 2008

TRIBUNE
parue dans le quotidien gratuit METRO
le 25 février
mise en ligne sur Diasporablog le 1er mars


Réfléchir au devoir de mémoire


LA TRIBUN de
FADILA MEHAL,
Présidente des Marianne de la diversité,

et


D'OLIVIA CATTAN,
Présidente de Paroles de femmes...


Monsieur le Président de la République,


L’onction populaire du scrutin du 17 juin, 2007, vous a donné toute légitimité pour conduire les affaires de la France et pour parler au nom de tous les Français dans toutes les enceintes du monde.
Pourtant, vous le savez, par le génie de notre spécificité bien française et de notre laïcité assumée, votre pouvoir s’arrête à la porte de notre conscience.
Nous sommes d’accord avec vous sur un point : les croyances de chacun ne doivent pas être regardées avec peur et méfiance. Nous travaillons, au sein de Paroles de femmes, sur une meilleure connaissance du fait religieux afin d’améliorer la compréhension entre laïcs et religieux et prévenir les tensions quotidiennes qui mettent en danger nos Institutions. Nous travaillons également sur la prévention de cette « radicalité » qui conduit à l’intégrisme. Mais si la morale religieuse est selon vous « complémentaire », vous auriez du rappeler que dans les trois religions monothéistes, le droit des femmes n’est toujours pas égalitaire : refus de mixité, lois de la pudeur, voile, divorce inégalitaire dans le Judaïsme, répudiation en Islam, interdiction de l’avortement dans le Catholicisme...Comment la laïcité qui donne la possibilité aux femmes d’être des citoyennes à part entière pourrait s’accommoder des lois religieuses actuelles qui placent les femmes à un autre niveau !

Nous souhaitions également aborder un autre point concernant le devoir de mémoire.
Redonner une mémoire posthume aux enfants de la Shoah , est une idée généreuse et louable.
Cette symbolique se pratique déjà dans certaines synagogues où l’enfant qui fait sa communion porte le nom d’un enfant, mort en déportation. Mais ceci se fait dans la communauté juive avec la préparation pédagogique nécessaire, une histoire que ses parents lui ont transmise tout au long de son éducation.
Le devoir de mémoire est une cause trop importante pour être abordée avec précipitation. Cette mesure maladroite n’aura pour effet que de ressusciter la concurrence mémorielle des esclaves, des colonisés et des génocidés qui forment la diversité française et provoquer la résurgence de l’antisémitisme. Nous vous sollicitons afin de vous faire part de nos initiatives et mener une réflexion commune.

La Shoah , ce trou noir de notre humanité, appartient à la mémoire collective et nos enfants doivent la connaître. Ce devoir de transmission doit être fait avec réflexion non dans l’émotion. Il ne faut jamais cesser de transmettre cette Mémoire dans les programmes scolaires, dans des visites plus nombreuses à Auschwitz et à Tréblinka où juifs, chrétiens et musulmans, nous nous sommes recueillis pour pleurer ensemble, la folie des hommes.
C’est en tant que femmes de la diversité, mères, croyantes et sémites, présidentes d’associations féministes et représentantes françaises à Bruxelles du dialogue judéo-musulman que nous vous demandons de reconsidérer vos dernières déclarations.



Olivia Cattan,
Présidente-Fondatrice de Paroles de Femmes
Représentante du dialogue judéo-musulman à Bruxelles.

Fadila Mehal
Présidente-Fondatrice des Marianne de la diversité
TENSION
ENTREISRAEL

ETLABANDEDEGAZA
Source : lenouvelobs.com en ligne le 2 mars à 18h 09
en ligne sur DIASPORABLOG à 18h 50



Washington demande la fin des violences
à Gaza


5 réactions

"La violence doit cesser et les discussions doivent reprendre", déclare la Maison Blanche. Les affrontements des deux derniers jours ont fait au moins 70 morts. Ce sont les plus meurtriers depuis le début de la seconde Intifada en 2000. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est attendue au Proche-Orient lundi.


La Maison Blanche appelle dimanche 2 mars à la fin des violences entre Israéliens et Palestiniens dans la bande de Gaza, ainsi qu'à la reprise des discussions entre l'Autorité palestinienne et Israël."La violence doit cesser et les discussions doivent reprendre", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.L'offensive israélienne a été lancée samedi pour faire cesser les tirs de roquettes sur Israël. La bande de Gaza est contrôlée depuis juin 2007 par l'organisation radicale Hamas.L'Autorité palestinienne suspend tout contact. L'Autorité palestinienne a annoncé sa décision de suspendre tout contact avec Israël en raison de l'offensive israélienne à Gaza dans laquelle, qui a causé la mort de 70 Palestiniens depuis samedi. Cette décision porte un coup redoutable aux discussions de paix relancées en novembre lors de la conférence d'Annapolis (Etats-Unis).Israéliens et Palestiniens modérés s'étaient alors engagés, sous l'égide du président George W. Bush, à reprendre immédiatement des négociations enlisées pour résoudre un conflit vieux de soixante ans et pour parvenir à un accord de paix avant fin 2008, soit avant la fin de la présidence Bush.


Condoleezza Rice attendue lundi

C'est dans ce contexte que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice doit repartir lundi pour le Proche-Orient.Samedi soir, la Maison Blanche avait déjà appelé à la fin des violences, mais avait aussi affirmé le droit d'Israël à se défendre contre les tirs de roquettes."Les Etats-Unis regrettent les pertes en vies humaines israéliennes et palestiniennes et lancent un appel à la fin des violences et de tous les actes de terrorisme dirigés contre des civils innocents', avait déclaré Gordon Johndroe à Crawford (Texas), où le président Bush séjourne depuis vendredi dans son ranch.Mais Gordon Johndroe avait établi une "nette différence" entre les tirs de roquettes palestiniens et la réaction israélienne.
TENSION
ENTREISRAEL
ETLABANDEDEGAZA
Source : lemonde.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 2 mars à 11h 12
en ligne sur DIASPORABLOG à 12h 38



Bande de Gaza:
Israël affiche sa détermination

par Nidal al Moughrabi

GAZA (Reuters) - Les autorités israéliennes, déterminées à faire cesser les tirs de roquettes, n'ont aucune intention de relâcher la pression militaire sur les activistes de la bande de Gaza, bien que l'Onu ait condamné l'offensive qui a coûté la vie à une centaine de Palestiniens depuis mercredi.

"Israël n'a pas l'intention d'interrompre ne serait-ce qu'une minute le combat contre les organisations terroristes", a affirmé dimanche le Premier ministre Ehud Olmert, lors du conseil des ministres.
Quelques heures plus tôt à New York, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu, avait déploré un usage "excessif" de la force et réclamé l'arrêt de l'offensive de Tsahal qui a fait 61 morts côté palestinien pour la seule journée de samedi, bilan sans précédent depuis les années 1980.
Deux habitants du nord de la bande de Gaza ont encore été tués dimanche, selon des sources médicales.
Mahmoud Abbas, président d'une l'Autorité palestinienne dont le pouvoir se limite à la Cisjordanie depuis que le Hamas s'est emparé de la bande de Gaza en juin, a proclamé un deuil national ce dimanche.
Dénonçant un "holocauste", il s'est toutefois abstenu de décréter la fin des négociations de paix israélo-palestiniennes relancées en fin d'année sous l'égide des Etats-Unis.


"ACTES TERRORISTES"

"Tout en reconnaissant le droit d'Israël à se défendre, je condamne l'usage excessif et disproportionné de la force, qui a tué et blessé de nombreux civils, y compris des enfants. J'appelle Israël à mettre un terme à ces attaques", a pour sa part déclaré Ban Ki-moon, lors d'une séance extraordinaire du Conseil de sécurité.
Le secrétaire général a également condamné les tirs de roquettes palestiniennes qu'il a qualifié d'"actes terroristes".
Dans une déclaration adoptée après cinq heures de débats, les membres du Conseil de sécurité ont, quant à eux, exprimé leur profonde inquiétude au sujet des pertes civiles et réclamé l'arrêt des violences.

L'Etat juif, qui a perdu deux soldats, semble toutefois résolu à enrayer les tirs de roquettes qui ont coûté la vie mercredi à un Israélien.
"Nous agissons contre l'infrastructure du Hamas (...) L'objectif final est de mettre un terme aux tirs de Kassam", a martelé dimanche le ministre de la Défense Ehud Barak.
"Cela ne se fera pas dans les deux jours, mais nous poursuivrons nos activités de toutes nos forces et nous devons nous préparer à l'escalade, parce la grande opération terrestre est une réalité tangible", a-t-il poursuivi.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice doit rencontrer Abbas et Olmert la semaine prochaine. Vendredi, les Etats-Unis ont exhorté Israël à "réfléchir aux conséquences" d'une vaste opération terrestre.
"Si l'agression israélienne continue, elle enterrera le processus de paix sous les décombres", a prévenu quant à lui le négociateur palestinien Saëb Erekat.



Version française :
Jean-Philippe Lefief
DANS
LALUCARNE

CE SOIR à 20h 40
sur









OPERATION MOISE

La série
Auteur : RADU MIHAILEANU
Durée : 01:33:49
Réalisateur : RADU MIHAILEANU

Avec la participation de : FRANCE 3, CNC (CENTRE NATIONAL CINEMA), TV5 MONDE, MINISTÈRE AFFAIRES ETRANGÈRES, TÉLÉVISION ROUMAINE Production : ELZÉVIR FILMS, OÏ OÏ OÏ PRODUCTIONS, FRANCE 5 Production déléguée : Production exécutive : MAREK ROZENBAUM, ARMAND AMAR Avec le soutien de : PROCIREP - STÉ DES PRODUCTEURS, ANGOA (L')

Synopsis
L' "Opération Moïse" fut l'une des aventures humaines les plus extraordinaires que le XXe siècle ait connu. Des milliers de Juifs éthiopiens, les Falachas, furent sauvés et emmenés en Israël lors d'un gigantesque pont aérien. L' "Opération Moïse" fut organisée en cachette par le Mossad et le Département d'Etat Américain. Avec l'appui de nombreuses organisations non-gouvernementales et l'accord officieux des gouvernements soudanais, français, belge, allemand et suisse. On fit venir les " Falachas " (Juifs Ethiopiens) à raison de 180 personnes par avion, environ 47 vols entre le 21 novembre 1984 et mars 1985, tous clandestins. Jusque-là, le monde " civilisé " avait déplacé en masse des Africains pour les rendre esclaves, jamais pour les sauver. Cet incroyable exode et sa complexe préparation étaient demeurés jusqu'à ce jour quasi inconnus du grand public. Ce documentaire retrace cette incroyable aventure humaine dans toute sa complexité. (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)


Article de France 5
Dans son long-métrage, Va, vis et deviens, Radu Mihaileanu mettait en scène l'exode des Juifs éthiopiens vers la Terre promise. Aujourd'hui, le réalisateur propose un documentaire sur le déroulement de l'opération Moïse, qui permit à des milliers de Falashas, au milieu des années 80, de rejoindre clandestinement Israël.
L'opération Moïse fut l'une des aventures humaines les plus extraordinaires du XXe siècle. Huit mille Juifs éthiopiens furent emmenés clandestinement en Israël.
Entre novembre 1984 et janvier 1985, une quarantaine de vols conduisirent ceux que l'on a appelés les "Falashas" en Terre promise. Cet incroyable exode et sa complexe préparation demeurent, jusqu'à ce jour, méconnus du grand public.
L'opération Moïse fut organisée en cachette par le Mossad et le département d'Etat américain. Avec l'appui de nombreuses organisations non gouvernementales et l'accord officieux des gouvernements soudanais, français, belge, allemand et suisse.



Entretien avec Radu Mihaileanu


Vous avez réalisé un film, Va, vis et deviens, et un documentaire, Opération Moïse, sur l'histoire des Falashas. Pourquoi ce sujet vous passionne-t-il tant ?

Radu Mihaileanu : Est-ce parce que je suis moi-même un immigré, parti loin de chez moi ? Peut-être… Mais c'est aussi parce qu'un Juif éthiopien m'a bouleversé en me racontant l'histoire des Falashas. L'itinéraire de ces Juifs noirs qui vivent comme aux temps bibliques parle à la fois d'identité, d'espoir, de dignité. Ils ont une humanité que nous avons perdue. Ils rêvaient de Jérusalem comme d'un paradis. Leur idée était naïve certes, mais tellement incroyable ! Les agents du Mossad ont été surpris quand ils les ont rencontrés. Les Juifs de Russie, eux, se sont beaucoup interrogés au moment de rejoindre Israël : allaient-ils mieux vivre en Terre sainte ? Qu'allaient-ils vendre avant de partir ? Les Falashas, eux, attendaient depuis si longtemps le signal du départ qu'ils ont pris la route sans se poser de questions. Ils ont pourtant fait un véritable saut dans le temps : en cinq heures de vol, ils ont parcouru trois siècles !

Comment expliquez-vous que l’histoire des Falashas soit si méconnue ?

R. M. : Je suis en colère qu'on ne sache rien d’eux ! On ignore ce qu'ils ont vécu alors que ce qu'ils ont fait est une véritable sortie d'Egypte. Leur itinéraire tient du miracle, et on le passe sous silence ! Pourquoi ? Parce qu'ils sont noirs ? Quand on a parlé de l'opération Moïse en 1985, on valorisait davantage l'action des Blancs que celle des Falashas. Les Juifs éthiopiens apparaissaient comme des figurants. Personne n’a cherché à savoir qui ils étaient. Ce n’est pas du racisme : c'est de la superficialité.

Pourquoi avoir réalisé un documentaire sur l'opération Moïse ?

R. M. : Il fallait que je fasse un documentaire sur ces événements pour les Juifs éthiopiens. Je me suis senti investi d'une mission, d'un devoir de mémoire. Ils n'ont aucun document sur l'ensemble de leur histoire. Je suis le premier à faire un film global sur eux.
Les Juifs éthiopiens connaissent-ils leur histoire ? R. M. : Ils ne savent rien de ce qui s'est réellement passé ni des enjeux de l'opération. J'espère que, maintenant, ils comprendront mieux ces événements et qu'ils pourront prendre la relève pour informer et expliquer. L'histoire des Falashas est tue en Israël. Les chaînes de télévision n'ont pas voulu acheter le documentaire. Je souhaite projeter mon travail dans les écoles pour que le regard des Israéliens sur les Juifs éthiopiens change. La vie des Falashas est encore difficile en Israël. Ils sont rejetés, mal intégrés.
Pourquoi un tel silence ?

R. M. : Parce que certains parmi ceux qui ont participé à cette opération - peu nombreux, mais puissants - font encore partie du pouvoir en place. Ils n'ont pas toujours fait ce qu'il aurait fallu faire… Il y a quand même eu 4 000 morts ! Dévoiler cette histoire, c'est aussi révéler qu'Israël n'a pas été seule à mener ce projet, qu'elle a été aidée, voire poussée par les Etats-Unis et différentes instances juives. Enfin, il y a encore des secrets à cacher et des enjeux.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour réaliser ce documentaire ? R. M. : Certaines personnes nous devançaient pour persuader nos interlocuteurs qu'il ne fallait pas nous parler. On nous distillait de fausses informations, on voulait nous imposer une version du sujet. Nous étions au centre d'un conflit d'intérêts entre les pro-Falashas et les anti-Falashas.


Biographie du réalisateur
Né à Bucarest en 1958, Radu Mihaileanu fuit la dictature de Ceaucescu en 1980 et s'installe en Israël, puis en France. Diplômé de l'Idhec, actuelle Femis, il commence par réaliser des courts-métrages avant de devenir assistant réalisateur. En 1993, il signe son premier film, Trahir. Mais c'est avec Train de vie, récompensé au Festival de Venise en 1998 et au Festival de Sundance en 1999, qu'il accède à la reconnaissance. En 2005 sort Va, vis et deviens, primé en France et à l'étranger. Radu Mihaileanu, qui est aussi scénariste, a réalisé des téléfilms, des clips et publié deux livres.

Source : magazine des programmes de France 5
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Thématiques : HistoireTags : Radu Mihaileanu Vas vis et deviens réalisateur exode juif éthiopiens opération Moïse Falashas Israël
TENSION
ENTREISRAEL
ETLABANDEDEGAZA

Source : lenouvelobs.com avec l'Associated Press
en ligne le 2 mars à 7h 51
en ligne sur DIASPORABLOG à 9h 01


Ehud Barak :
le Hamas "paiera le prix" à Gaza


"Les opérations terrestres et aériennes vont se poursuivre", prévient le ministre israélien de la Défense. Les affrontements des deux derniers jours ont fait au moins 54 morts. Ce sont les plus meurtriers depuis le début de la seconde Intifada en 2000.


Le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a déclaré dimanche 2 mars que le Hamas "paiera le prix et les conséquences" de "la dégradation de la situation" dans la bande de Gaza."Le Hamas porte la responsabilité de la dégradation de la situation, il en paiera le prix et les conséquences", a déclaré Ehoud Barak à la radio publique.Le ministre a également indiqué que l'opération terrestre lancée par l'armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza allait se poursuivre. "Les opérations terrestres et aériennes vont se poursuivre, nous allons continuer à attaquer les installations, les stocks d'armes, et les infrastructures du Hamas", a prévenu le ministre. "Le but de l'opération actuelle, qui est de mettre fin aux tirs de roquettes, ne sera pas atteint dans les deux prochains jours et nous allons continuer nos activités (militaires) et nous devons nous préparer à une escalade", a ajouté Ehoud Barak.Raid contre les bureaux d'Ismaïl Haniyeh

Au cours de la nuit de samedi à dimanche, l'armée israélienne a mené un raid aérien dans la Bande de Gaza contre les bureaux du Premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, ont rapporté des témoins.Selon ces mêmes sources, les bâtiments du responsable palestinien ont été entièrement détruits, touchés par trois missiles tirés depuis des hélicoptères.L'attaque aérienne s'est produite à 2h00 du matin (0h00 GMT, 1h00 à Paris) et a fait cinq victimes légères, touchées par des éclats de verre. Au moins 54 mortsDepuis deux jours, ce sont au moins 54 Palestiniens, parmi lesquels une vingtaine de civils, et deux soldats israéliens qui ont été tués dans des combats israélo-palestiniens. Il s'agit de la journée la plus meurtrière dans la Bande de Gaza depuis le début de la seconde Intifada en 2000.Depuis mercredi, le bilan provisoire s'élève à 86 morts dans cette nouvelle flambée de violence qui menace l'amorce de relance des négociations de paix.

La direction palestinienne, qui a usé de mots comme "Holocauste" ou "génocide" pour qualifier les opérations israéliennes, a préconisé samedi de suspendre les pourparlers avec l'Etat juif, qui de son côté pourrait lancer une vaste incursion dans la Bande de Gaza, à quelques jours de la visite dans la région de Condoleezza Rice pour soutenir le processus de paix.A la demande des autorités palestiniennes, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence pour évoquer la situationLes plus meurtriersAu moins deux enfants, dont un bébé, ont été tués, ainsi que 25 activistes, selon le Hamas, dans les affrontements de samedi qui, avec au moins 54 morts sont les plus meurtriers depuis le début de la seconde Intifada en 2000. Le précédent bilan le plus élevé était de 38 morts, le 8 mars 2002.Un responsable du ministère de la Santé à Gaza, le Dr Moaiya Hassanain, a en outre fait état de 200 blessés. Quatorze se trouvaient dans un état critique, dont un bébé.Les dernières victimes ont été tuées dans un raid aérien à Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza, qui a fait quatre morts dont deux policiers. Selon des sources palestiniennes, le missile israélien a touché une salle de prière.

De son côté, Tsahal a annoncé la mort de deux soldats dans les combats survenus dans le nord de la Bande de Gaza samedi.Roquettes et mortiersUne cinquantaine de roquettes et mortiers tirés par les milices du Hamas dans l'étroit territoire côtier se sont abattus sur Israël samedi, malgré l'intervention des troupes israéliennes soutenues par des chars d'assaut et l'aviation.Six Israéliens ont été blessés, légèrement pour tous sauf un, par les engins qui ont atteint Ashkelon, ville de 120.00 habitants située à 17km au nord de la Bande de Gaza.Sur les 86 personnes au moins tuées depuis mercredi, dont un Israélien victime d'une roquette palestinienne mercredi, la moitié environ étaient des civils."Un holocauste"Le président palestinien Mahmoud Abbas a vivement condamné les attaques israéliennes, s'insurgeant du lourd bilan humain dans la Bande de Gaza, que son gouvernement n'administre plus depuis la prise de contrôle du Hamas en juin dernier."La réponse à ces roquettes ne peut être aussi dure et odieuse", a-t-il déclaré. "Elle est aujourd'hui décrite comme un holocauste", mot utilisé précédemment par le dirigeant du Hamas en exil Khaled Mechaal.

Le principal négociateur palestinien, Ahmed Qoreï, a déclaré que les dirigeants de l'Autorité palestinienne, dont Mahmoud Abbas, ont préconisé samedi la suspension des pourparlers de paix avec Israël."Je pense qu'il vont être suspendus", a-t-il déclaré, accusant Israël de décrédibiliser le processus de paix. "Ce qu'il se passe à Gaza est un massacre de civils, de femmes et d'enfants, une tuerie collective, un génocide".A Washington, un représentant du Conseil de sécurité national a déploré la perte de civils de part et d'autre, mettant toutefois l'accent sur la part de responsabilité des Palestiniens dans l'escalade de la violence."Il existe une grande différence entre des tirs de roquettes terroristes qui touchent des civils et une opération de légitime défense", a estimé ce responsable, Gordon Johndroe.La Syrie met en gardeDepuis Damas, Khaled Mechaal a accusé "Israël de perpétrer depuis 60 ans un véritable Holocauste contre le peuple palestinien". "Israël veut exagérer les chiffres de l'Holocauste pour en faire une tragédie telle que personne d'autre ne puisse avoir sa propre tragédie", a poursuivi Khaled Mechaal devant des journalistes. Quant à Mahmoud Abbas, a-t-il dit, il "fournit une couverture à l'Holocauste israélien".Si le Hamas assimile souvent l'armée israélienne aux "Nazis", il a rarement employé le mot d'"Holocauste" ou "Shoah" désignant le génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale et, plus largement en hébreu moderne, une formidable catastrophe. Il semble répondre ici au vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, qui a dit vendredi que les Palestiniens "attiraient sur eux une plus grande 'Shoah'".

Khaled Mechaal a également mis en garde Israël contre toute invasion de la Bande de Gaza et a appelé les Arabes et musulmans du monde entier à "descendre dans les rues d'Orient et d'Occident (...) pour dire au monde que 'nous ne voulons pas rester silencieux face à cet holocauste'".
TENSION
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Source : la newsletter de Guysen News International
distribuée le 2 mars


LES DERNIERS DEVELOPPEMENTS

SUR LA RIPOSTE ISRAELIENNE CONTRE

LES TIRS DE QASSAM A GAZA

'' Nous devons agir avec toute notre puissance, mais sans prendre de décisions qui nous porteraient atteinte plus qu'elles ne nous aideraient, comme la réoccupation de la Bande de Gaza'', a expliqué le Vice-Premier ministre, Haïm Ramon, lors d'une interview accordée à la deuxième chaîne de télévision israélienne.

Pluie de Qassam sur le Néguev : une roquette Qassam tirée depuis la Bande de Gaza par des terroristes palestiniens s'est abattue dans la zone du conseil régional d'Eshkol. Plusieurs obus de mortier se sont également abattus près du point de passage de Sufa. Aucun blessé n'est à déplorer. Aucun dégât matériel n'a été signalé.


Les pertes financières des industries des zones proches de la Bande de Gaza, à cause des tirs de Qassam, s'élèvent à plus de 60 millions de shekels. (Guysen.International.News)Quelque 300 employés ont quitté leur poste. L'Union des industriels a demandé au gouvernement d'adopter la proposition du ministre de la Défense, Ehoud Barak, de donner une préférence aux industries de cette région dans les appels d'offre gouvernementales. Les industries proches de la Bande de Gaza pourront ainsi gagner un appel d'offre même si leurs prestations sont jusqu'à 15% plus chères que la proposition la plus basse.

Des dizaines de Palestiniens jettent des pierres et tentent d'incendier la position de Tsahal sur Kikar Hashoter, à Hébron. Une personne a été blessée par des jets de pierres et est soignée à l'infirmerie de Kiryat Arba. Les soldats tentent de reprendre le contrôle de leur position.

37 roquettes de type Grad et Qassam ont été tirées par des terroristes palestiniens, depuis la Bande de Gaza, contre le territoire israélien, ce samedi. Cinq habitants d'Ashkelon ont été blessés par des tirs de roquettes de type Grad.

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Algérie : quatre terroristes affilés à la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb ont été tués dans une opération des services de sécurité jeudi après-midi à Zemmouri, à 45km à l'est d'Alger. Quelques jours auparavant, le chef de la cellule islamiste de cette région avait également été tué.

jeudi, mars 13, 2008

TENSION
ENTREISRAEL
ETLABANDEGAZA
Source : lemonde.fr via l'AFP en ligne le 1er mars à 22h 32
En ligne sur DIASPORABLOG à 23h 50



Pas "de limite de temps
" pour l'opération" à Gaza
(officiel israélien)


Israël ne "s'est pas fixé de limite de temps pour mettre fin à l'opération" dans la bande de Gaza, a déclaré samedi soir à l'AFP le porte-parole du ministre de la Défense, Ehud Barak.
"L'opération durera autant que nécessaire. Nous ne nous sommes pas fixé de limite de temps" a déclaré Ronen Moshe, en référence à l'opération en cours dans le nord de la bande de Gaza qui a déjà coûté la vie à plus de 60 Palestiniens et à deux soldats israéliens.

"La situation devrait encore empirer", a ajouté le porte-parole, sans préciser davantage.
Selon lui, l'objectif de l'opération, l'une des plus meurtrières pour les Palestiniens depuis le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000, est "d'éloigner au maximum le tireurs de roquettes de la frontières israélienne ou de les éliminer".
A plus long terme, il s'agit de "stopper les tirs de roquettes contre Israël qui ont créé une situation intolérable pour la population israélienne", a-t-il souligné.
La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a informé pour sa part son homologue américaine, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, des développements de l'opération de Gaza.

Elle a souligné que la suspension par les Palestiniens des négociations, en réaction à l'offensive, "n'empêcherait pas Israël de poursuivre son action afin d'arrêter les tirs de roquettes", selon une source diplomatique.
Elle a eu un entretien semblable avec le ministre slovène des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, son pays assumant la présidence semestrielle de l'Union européenne (UE).
Malgré l'ampleur de l'opération, les groupes armés palestiniens ont tiré une cinquantaine de roquettes samedi dont plusieurs à longue portée ont atteint la ville d'Ashkelon, faisant plusieurs blessés.
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Source : lenouvelobs.com en ligne le 1er mars


Mahmoud Abbas :
"Ce qui se passe à Gaza est plus
qu'un holocauste"


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"Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", déclare le président de l'Autorité palestinienne, "nous disons au monde, regardez ce qui se passe et jugez par vous-mêmes qui a recours au terrorisme international."


Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé samedi 1er mars que l'offensive conduite par l'armée israélienne dans la bande de Gaza est "plus qu'un holocauste". Mahmoud Abbas s'exprimait lors d'un discours à Ramallah, en Cisjordanie, devant le comité préparatoire en vue d'une réunion du Conseil national palestinien, alors que les combats avaient fait au moins 33 morts vendredi soir et samedi matin, et bien qu'Israël ait démenti avoir utilisé le terme d' "holocauste" pour menacer le territoire palestinien, selon des propos prêtés à un ministre."Jugez par vous-mêmes qui a recours au terrorisme international""Malheureusement Israël utilise ces jours un terme généralement évité depuis 60 ans et c'est le terme holocauste (...) Ce qui se passe à Gaza est plus qu'un holocauste", a déclaré Mahmoud Abbas."Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable", a-t-il ajouté en soulignant que l'offensive israélienne visait selon lui "des innocents, des femmes, enfants et vieillards"."Nous disons au monde, regardez ce qui se passe et jugez par vous-mêmes qui a recours au terrorisme international", a ajouté le président palestinien.

Traduction jugée "fallacieuse"Vendredi, Israël a catégoriquement démenti avoir menacé la bande de Gaza d'un holocauste à la suite d'une traduction, jugée "fallacieuse", par des médias internationaux d'un mot en hébreu utilisé par le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnaï.Face à la poursuite des tirs de roquettes sur le territoire israélien à partir de la bande de Gaza, le vice-ministre de la Défense a averti que les Palestiniens risquent d'"attirer sur eux une catastrophe encore pire que celles qu'ils ont connue".Le ministre a usé en hébreu du terme 'shoah', qui signifie catastrophe, un terme qui dans ce contexte ne se réfère pas à la Shoah, l'Holocauste, selon son porte-parole Eytan Guinsburg.

TENSION
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Source : lemonde.fr en ligne le 1er mars



Un ministre israélien menace les Palestiniens
d'une "shoah",
la tension monte à Gaza

"Plus les tirs de roquettes Qassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle il s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", a déclaré, vendredi 29 février, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien. L'utilisation du mot "shoah" pour qualifier les conséquences pour les Palestiniens des opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza a immédiatement suscité des réactions virulentes.

Le porte-parole du Mouvement de la résistance islamique, au pouvoir à Gaza, Sami Abou Zhouri, a déclaré que les Palestiniens sont "confrontés à de nouveaux nazis, qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien". Ismaïl Haniyeh, le "premier ministre" du Hamas, a estimé que "la bande de Gaza fait aujourd'hui face à une vraie guerre, une guerre folle menée contre notre peuple".

Le porte-parole du vice-ministre de la défense israélien a dénoncé "une traduction fallacieuse". "Le ministre a utilisé le terme de shoah qui, en hébreu, signifie "catastrophe" et qui, dans le contexte, ne signifie pas "Shoah"", a affirmé Eytan Guinsburg avant d'ajouter : "Il suffit de consulter n'importe quel dictionnaire pour se rendre compte que la traduction par les médias internationaux est erronée."
De fait, le terme "catastrophe" se traduit bien par "shoah" en hébreu, mais le mot est devenu, ces dernières décennies, synonyme de l'extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale.


NOUVEAUX RAIDS AÉRIENS

Des manifestations ont eu lieu vendredi dans la bande de Gaza pour dénoncer le "massacre" des Palestiniens. Près de 50 personnes ont été tuées depuis le 27 février. Des enfants portaient des draps blancs maculés de peinture rouge pour protester contre la mort de six enfants tués lors de raids aériens.
"Nous ne reconnaîtrons jamais Israël, même s'ils assassinent tous nos dirigeants et tuent nos enfants", a déclaré un responsable islamiste, Khalil Al-Hayyah, dont l'un des fils a été tué.
A Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, où quatre enfants qui jouaient au football ont été tués par un missile, Fathi Hammad, un autre dirigeant, a affirmé que "160 000 Israéliens sont désormais menacés par les roquettes de la résistance". Une allusion au fait que la ville d'Ashkelon, située à 10 km et comptant 120 000 habitants, est désormais à la portée des katiouchas, en plus de Sderot où vivent 40 000 personnes.
Les autorités israéliennes se préparent à une intervention massive dans la bande de Gaza, estimant qu'elles n'ont plus le choix, comme l'a laissé entendre Ehoud Barak, le ministre de la défense.
Les raids se sont poursuivis dans la nuit du vendredi 29 février au samedi 1er mars, notamment à Jabaliya, le principal camp de réfugiés. Une fillette de 10 ans et son frère de 12 ans, ainsi qu'un troisième civil, ont été tués lors d'une attaque contre un combattant qui a également péri.


Michel Bôle-Richard