vendredi, juillet 31, 2009

DECES
DUNGRAND
COMEDIEN

Source :lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 31 juillet


Décès du comédien Jean-Paul Roussillon



Le comédien Jean-Paul Roussillon s'est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 79 ans, a-t-on appris auprès de la Comédie française dont il était sociétaire honoraire. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a rendu hommage à un "très grand comédien", récompensé par trois Molière et qui avait reçu cette année un César pour son rôle dans "Un conte de Noël".

Jean-Paul Roussillon, également metteur en scène, avait interprété une centaine de pièces depuis le début de sa carrière.

Né en 1931, Jean-Paul Roussillon, dont le père travaillait en qualité de directeur de la scène à la Comédie française, avait joué sa première pièce, "Le Cantique des Cantiques", à l'âge de 14 ans.

Après des études au Conservatoire national d'art dramatique, il entre comme pensionnaire à la Comédie française en 1950 après avoir obtenu le prix d'interprétation pour son rôle dans "Ardèle ou la Marguerite" de Jean Anouilh.

En janvier 1960, Jean-Paul Roussillon devient sociétaire de la troupe et interprète l'emblématique Scapin, ou encore Puck dans "Le Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare. Dès 1962, il signe sa première mise en scène avec "Le Retour imprévu" de Jean François Regnard, puis "Le Médecin malgré lui" de Molière en 1968 et surtout "L'Avare" de Molière, en 1973 dont "sa vision de l'oeuvre sur scène suscitera beaucoup de remous et d'enthousiasmes", note la Comédie française.

A 51 ans, il devient sociétaire honoraire, tout en continuant de mettre en scène pour la Comédie Française. Il interprète Koch, dans "Quai Ouest" de Bernard-Marie Koltès, créé dans une mise en scène de Patrice Chéreau, en coproduction avec le Théâtre des Amandiers de Nanterre en 1986.

Jean-Paul Roussillon avait été récompensé par trois Molière, les récompenses du théâtre, en 1991, 1996 et 2002. Egalement sollicité au cinéma, il avait reçu cette année le César du meilleur acteur dans un second rôle pour "Un Conte de Noël" d'Arnaud Depleschin dans lequel il était marié à Catherine Deneuve.

Il avait joué son dernier rôle au théâtre dans "La Cerisaie" d'Anton Tchekhov, au théâtre national de la Colline au printemps dernier. "Il y jouait de façon bouleversante le rôle d'un homme qui voit sa vie s'en aller", a rappelé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. "Il était de ceux qui peuvent s'imposer dans tous les registres par la seule force de leur présence, par un métier totalement possédé, et très souvent transcendé par la grâce", a-t-il salué dans un communiqué.

L'administratrice de la Comédie française, Muriel Mayette, a estimé pour sa part que Jean-Paul Roussillon avait "révolutionné la mise en scène" à la fin des années 1960. "Il mettait une gravité dans les comédies de Molière, le jeu devenait plus vrai, plus profond, plus psychologique", a-t-elle confié à l'Associated Press.

"C'était un grand directeur d'acteur et un grand comédien de sa génération. C'était un acteur de textes. Il ne faisait jamais un numéro personnel", a-t-elle également souligné, en rendant hommage à l'époux de Catherine Ferran, également sociétaire honoraire de la Comédie française, et au "compagnon de route" de Michel Aumont.

VERDICT
DESASSASSINS
DILANHALIMI
LAPOLEMIQUEENFLE

Source : lefigaro.fr en ligne le 31 juillet à 22h 09
sur Diasporablog à 23h 05



Ce que révèle l'affaire Fofana

Alexandre Adler


La chronique d'Alexandre Adler.

Dans le verdict du procès Fofana, tout est en apparence normal. Normale d'abord, la peine très lourde infligée au coupable principal, l'assassin tortionnaire Fofana qui aurait peut-être pu être condamné plus lourdement encore si l'on avait tenu compte de ses déclarations idéologiques antisémites au tribunal, de sa tentative de lancer de chaussures «à l'irakienne», de ses tentatives d'intimidation dans le prétoire sur le seul accusé qui exprimait des remords et s'était dissocié de l'enlèvement et des tortures d'Ilan Halimi dès la fin de la première semaine. Mais la sévérité relative du verdict - vingt-deux ans de peine de sûreté - ne laisse aucune place à la critique. Les réquisitions de l'avocat général Bilger sont assez conformes à la pratique courante. Les complices ou les comparses qui n'ont été associés qu'indirectement aux violences, ou qui les ont exécutées sur les ordres du coupable véritable, peuvent bénéficier d'une certaine mansuétude, accrue lorsqu'il s'agit de mineurs, ou de très jeunes gens non récidivistes. Il n'y aurait donc pas à s'offusquer du résultat global du procès si lui-même était amené à juger d'un crime qui ne serait nullement exemplaire. En effet, tous les jours, dans les zones de non-droit que sont devenues pour partie nos banlieues, des mauvais payeurs qui ont tardé à couvrir leurs achats de stupéfiants font l'objet d'enlèvements crapuleux visant à leur faire rendre gorge. Certes, Ilan Halimi n'était pas un petit voyou, mais le modus operandi n'est pas original, et les peines requises ressortissent à la pratique courante. En sorte que, lorsque les parties civiles - lisez la communauté juive de France - se portent en appel, elles agiraient sinon contre la légalité qui leur laisse tout de même cette possibilité, en tout cas contre l'équité, et attiseraient une guerre ethnique que le verdict équilibré du tribunal cherchait au contraire à prévenir. D'où les incroyables insultes, dont font aujourd'hui l'objet, les dirigeants communautaires comme Richard Prasquier.

Après le point de vue de la bien-pensance, voici, en défense d'un autre point de vue, quelques remarques et incidentes. Tout d'abord, le huis clos. Il était, certes, inévitable du fait de la présence d'inculpés mineurs. Me Szpiner a certes demandé la publicité des débats au nom de la norme supérieure que serait la pratique européenne, mais on peut tout à fait comprendre que le tribunal n'ait pu le suivre sur cette voie, où seul le législateur pourrait modifier les choses, et de manière non rétroactive. Il n'empêche qu'à cette non-publicité légale des débats s'est greffée subrepticement une seconde non-publicité : celle des motivations des accusés. Autrement dit, le procès à huis clos aura permis de limiter le débat à la matérialité des actes commis. On aura ainsi assisté à une élision totale de l'acte antisémite. On sait que ce genre d'actes ne peut que produire, depuis Auschwitz, gêne et dénégation. Cela me rappelle mon adolescence lycéenne où, m'étant battu avec un quidam qui m'avait traité de «sale juif», nous fûmes ramenés dans la salle de classe par un surveillant qui bredouilla une phrase incompréhensible sur deux lycéens qui auraient échangé entre eux des «gros mots».

Seulement aucun cas de séquestration en banlieue n'a jamais débouché sur un assassinat, résultat de tortures délibérées infligées sans fléchir pendant trois semaines. Pourquoi une telle exception ­Halimi ? Et le chef Fofana était-il entièrement ignorant des fulminations antisémites de Capochichi (dit Kemi Sebah) ou de l'humour décapant de Mbala Mbala (alias Dieudonné, dont la liste «antisioniste» a tout de même recueilli 3 % des voix dans le quartier du meurtre) ? D'autres abominations de ce genre peuvent avoir encore lieu et la prochaine victime n'avoir rien à voir avec le judaïsme. Mais pour l'instant, la motivation antisémite de l'acte, facteur aggravant, doit être jugée en droit. Il ne manquait pas en Allemagne, avant 1933, de gros bras violents et criminels de droit commun mais ces voyous ne peuvent pas être jugés de la même manière lorsqu'ils revêtent la chemise brune des SA ou la casquette à tête de mort des SS pour accomplir leur forfait. Le tribunal n'a nullement examiné cette dimension et c'est cela qui provoque l'indignation et le malaise d'une communauté juive dont le professeur Prasquier est évidemment l'honneur.

Il faut en effet affronter un phénomène nouveau et inquiétant, celui de la négation pure et simple de l'existence de l'antisémitisme, voire des juifs eux-mêmes. Plus radical et axiomatique que tous, le philosophe Alain Badiou considère, dans un récent libelle, que l'expression «juifs» ne serait qu'une convention sémantique manipulée par des idéologues troubles qui ne veulent que séparer «les juifs» des Autres, au seul bénéfice d'un État israélien, lui-même condamné sans appel au nom d'une vulgate bien connue.

Nous passons ici de la relativité restreinte à la relativité générale : pas de peuple juif, pas d'antisémi-tisme. C'est l'esprit du verdict du procès Fofana. Après la bombe atomique vient la bombe à neutrons, qui ne conserve que son pouvoir mortel de radiation. Après l'antisémitisme violent comme un vomissement des Proudhon, des Drumont et des Bernanos, voici venu l'antisémitisme insinuant et presque invisible des Badiou. Pour mesurer son pouvoir de radiation, lisez donc une certaine presse hebdomadaire.

LES10ANS
DEREGNE
DEMOHAMEDVI
Source : lematin.ma en ligne le 30 juillet

Titre de la rédaction de Diasporablog
LE ROI DU MAROC A HONORE
LE GRAND RABBIN DU MAROC



Fête du Trône

Le Souverain reçoit les vœux et décore plusieurs personnalités
En présence de S.M. le Roi Hamad Ben Aïssa Al Khalifa de Bahreïn, du Président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, du Premier ministre de Guinée-Conakry et du ministre des Affaires étrangères du Bénin



Sa Majesté le Roi Mohammed VI, entouré de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan et accompagné de Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid et de Son Altesse le Prince Moulay Ismaïl, a présidé, jeudi au Palais Royal Marshan à Tanger, une réception à l'occasion du 10e anniversaire de l'intronisation du Souverain. Sa Majesté le Roi était également accompagné au cours de cette réception de S.M. le Roi Hamad Ben Aïssa Al Khalifa de Bahreïn, du Président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, du Premier ministre de Guinée-Conakry et du ministre des Affaires étrangères du Bénin.

Au début de cette réception, Sa Majesté le Roi a salué les couleurs nationales au son de l'hymne national, alors que retentissait une salve de 21 coups de canon. Sa Majesté le Roi a ensuite été salué par le doyen du corps diplomatique africain au Maroc, l'ambassadeur d'Angola, Luis José De Al Meida, le doyen du corps diplomatique arabe, l'ambassadeur de l'Etat du Koweït, Salah Mohamed Al Buaijan, le doyen du corps diplomatique européen, l'ambassadeur du Vatican, Antonio Sozzo, le doyen du corps diplomatique asiatique, l'ambassadeur d'Indonésie, Sjachwien Adnan, le doyen du corps diplomatique américain, l'ambassadeur de Chili, Mme Marcia Covarrubias, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Jacques Diouf, le maire de Las Palmas, Jeronimo Saavedra Acevado, le président du Conseil français du culte musulman, M. Mohamed Moussaoui et par Mme Bariza Khiari, membre du Sénat français, vice-présidente du groupe d'amitié France-Maroc.

Le Souverain a été également salué par le Premier ministre, Abbas El Fassi, le président de la Chambre des représentants, Mustapha Mansouri, le président de la Chambre des conseillers, Maati Benkaddour, le Premier président de la Cour suprême, Taib Charkaoui, le procureur général du Roi près cette cour, Mustapha Maddah, le président du Conseil constitutionnel, Mohamed Achergui, le président de la Cour des comptes, Ahmed El Midaoui, le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes, Khalihenna Ould Errachid, et le président du Conseil consultatif des droits de l'Homme, Ahmed Herzenni.

S.M. le Roi a de même été salué par le général Abdelaziz Bennani, inspecteur général des Forces Armées Royales, le général Hosni Benslimane, commandant de la Gendarmerie royale, le général Bouchaïb Aaroub, chef du 3e Bureau, le général Hamidou Laanigri, inspecteur général des Forces auxiliaires, le général Ahmed Boutaleb, inspecteur général des Forces Royales Air, le général Mohamed Berrada Kouzi, inspecteur de la Marine royale, Charki Drais, directeur général de la Sûreté nationale, Mohamed Yassine Mansouri, directeur général des Etudes et de la Documentation, Abdellatif Hamouchi, directeur général de la Surveillance du territoire, et Mohamed Yessef, secrétaire général du Conseil supérieur des ouléma.

S.M. le Roi a été également salué par Monseigneur Vincent Landel, archevêque de Rabat, le pasteur Jean-Luc Blanc, président de l'église évangélique au Maroc, le Père Dimitri Oriekhov, président de l'église orthodoxe russe, Aaron Monsenego, grand rabbin du Maroc, Aaron Abihssira, président de l'Union mondiale des juifs du Maroc, Haim Cohen, président de l'organisation des communautés juives d'Afrique du Nord et Elie Moyal, trésorier de l'Union mondiale des juifs du Maroc.

A cette occasion, S.M. le Roi a décoré plusieurs personnalités étrangères et nationales de Wissams royaux.

Le Souverain a ainsi décoré Mme Touria Jabrane Kraytef, ancienne ministre de la Culture, du wissam Al Arch de l'ordre de commandeur, Ahmed Toumi, ancien directeur général de l'Organisation internationale des télécommunications par satellites, du Wissan Al Arch de l'ordre d'officier, Aaron Monsonego, grand rabbin du Maroc, du Wissan Al Arch de l'ordre du chevalier, Nour Eccharif, comédien égyptien, du wissam Alaouite de l'ordre de commandeur et Paul Chaoul, poète libanais, du Wissam Alaouite de l'ordre d'officier. S.M. le Roi a également décoré du wissam du mérite national de l'ordre de commandeur, Soumia Nouamane Guessouss, écrivain et professeur universitaire de sociologie, Mohamed Bouzoubaa, artiste-chanteur, Samira Ben Said, artiste-chanteuse et Abdeljabbar Louzir, comédien. Le Souverain a aussi décoré du wissam du mérite national de l'ordre d'officier, Houcine Talal, artiste-peintre, Saad Allah Abdelmajid, comédien, Abdelkrim Berchid, homme de théâtre, Hicham Arazi, champion marocain en tennis et le Lieutenant-colonel Hassan Jabri, champion du Maroc du saut d'obstacles en sports équestres, en présence du général Mimoun commandant de la Garde royale.

Par la suite, S.M. le Roi a remis le Prix Mohammed VI de «Ahl Al Quran» à Thami Raji Hachimi, professeur à l'université des lettres de Rabat, le Prix Mohammed VI de «Ahl Al Hadith» à Cheikh Ali Al Boujarfaoui Baamrani, prédicateur et enseignant du hadith et des sciences de la charia, le Prix Mohammed VI de la méthodologie d'apprentissage à Abdellatif Khammal, de l'école coranique Al Imam Al Arabi à Tanger, et le prix Mohammed VI de la rentabilité à Mohamed Daif, de l'école coranique de Aïn Azzahra à Berrechid. Par la même occasion, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Taoufiq a présenté à S.M. le Roi un ouvrage édité par le ministère sur le titre «Imarat Amir Al Mouminine Mohammed VI à travers l'ère des révélations (tajalliyate)». Pour sa part, Kitin Munos a présenté au Souverain un livre illustré de photos, intitulé «le moussem de Tan Tan», et ce en présence de Ahmed Hajji, directeur de l'Agence de développement et de promotion des provinces du Sud, qui a édité ce livre en plusieurs langues.

ISRAËL
TECHNO
Source : francemobiles.com en ligne le 30 juillet


Le mini téléphone Modu est disponible en Israël La société Modu, a lancé son téléphone mobile en Israël.

Ce terminal est un mini téléphone portable, qui, associé à une série d'accessoires ou coques, se transforme temporairement en un produit plus élaboré.

Avec ses dimensions de 72,1 x 37,6 x 7,8 mm et ses 40,1g, le terminal avait été reconnu en mars 2008, par le Guinness World Record, comme étant le plus petit téléphone du monde.

Le Modu est commercialisé avec une coque supplémentaire, par l’opérateur Cellcom Israel, au prix de 80 euros.

Modu devrait être disponible, en Europe, en Asie du Sud-Est et en Amérique Latine, d'ici la fin de l'année.

PLUSIEURS
ILLUSTRES
PERSONNALITES
HONOREESPAROBAMA

Source : dépêche AFP diffusée le 30 juillet



Sydney Poitier, Desmond Tutu,
Muhammad Yunus honorés par Obama


WASHINGTON





Sidney Poitier, Harvey Milk, Desmond Tutu, Muhammad Yunus figurent parmi les personnalités honorées cette année par la Maison Blanche en se voyant attribuer jeudi la Médaille de la liberté, la plus haute distinction civile américaine.

Une quinzaine de personnalités américaines et internationales, certaines à titre posthume, recevront la "Médaille de la liberté". Elles sont distinguées par le président Barack Obama pour leur travail "en tant qu'agent de changement".

"Parmi leurs réalisations dans des domaines aussi différents que les sports, les arts, la science, la médecine et la politique, ces hommes et ces femmes ont changé le monde pour le meilleur", a indiqué jeudi un communiqué de la Maison Blanche.

La cérémonie de remise de ces décorations aura lieu le 12 août.

Parmi les personnalités distinguées, Sidney Poitier, 82 ans, le premier acteur noir à obtenir un Oscar côtoiera Sandra Day O'Connor, la première femme juge à la Cour Suprême, ainsi que le sénateur Edward Kennedy, élu du Congrès depuis 46 ans, le Nobel de la Paix sud-africain Desmond Tutu et Mary Robinson, la première femme présidente d'Irlande.

Le banquier des pauvres, Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank est également distingué ainsi que l'astrophysicien britannique Stephen Hawking et, à titre posthume, le pionnier des droits des homosexuels, Harvey Milk, tué en 1978.

"Ces prestigieux hommes et femmes viennent de tous les horizons (...). Pourtant ils partagent un même trait: chacun d'entre eux a été un agent du changement. Chacun a contemplé un monde imparfait et s'est attelé à l'améliorer, souvent en surmontant d'immenses obstacles le long de la route", a déclaré le président Obama.

Stephen Hawking, le physicien britannique, connu pour sa théorie sur les trous noirs, a réagi jeudi dans un communiqué, publié par l'université de Cambridge, alors qu'il est actuellement hospitalisé depuis le 20 avril. "C'est un grand privilège que de me voir attribuer cette médaille, spécialement venant du président Obama que j'admire profondément".

"Je suis impatient de venir à Washington pour rencontrer cet homme remarquable", ajoute-t-il. Le scientifique, âgé de 67 ans, souffre de sclérose amyotrophique depuis une quarantaine d'années.



SIDNEY POITIER
DANS UN EXTRAIT
DE "DEVINE QUI VIENT DINER CE SOIR"
Film réalisé par Stanley Kramer (1967)

TRANSPARENCE
ETRECHERCHE
DELAVERITEENISRAËL
Source: lemonde.fr en ligne le 30 juillet


Guerre de Gaza :
Israël ouvre 14 enquêtes
contre des soldats



L'armée israélienne a ouvert quatorze enquêtes contre des soldats soupçonnés de conduite criminelle lors de l'offensive dans la bande de Gaza du début de l'année au cours de laquelle plus de mille quatre cents Palestiniens ont été tués, indique jeudi un quotidien anglophone.


Le procureur général de l'armée, le général Avichai Mandelblit, a ordonné à la police militaire de mener ces enquêtes criminelles sur la centaine de plaintes actuellement en cours d'examen, ajoute le Jerusalem Post en citant des responsables militaires. Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'armée n'a pas réagi immédiatement à ces informations.

Pour un responsable militaire cité par le journal, ces enquêtes démontrent que l'armée israélienne n'a pas besoin, pour diligenter des enquêtes, des pressions d'organisations non-gouvernementales ou de groupes de défense des droits de l'homme. "Nous savons enquêter sur nous-mêmes et nous sommes prêts à recevoir des informations supplémentaires de la part de ces groupes", indique ce responsable.

Les informations recueillies par le procureur général ont été transmises par des soldats, des Palestiniens ou des organisations comme Human Rights Watch et le Comité international de la Croix-Rouge.

CONFESSION
DISRAËL
Source : lenouvelobs.com en ligne le 31 juillet


Israël reconnaît avoir utilisé
du phosphore blanc à Gaza



Dans un rapport, l'Etat hébreu indique, pour la première fois, avoir "utilisé des munitions contenant du phosphore blanc" lors de son offensive en janvier à Gaza. Mais il assure ne pas avoir agi en contradiction avec le droit international.



Israël reconnaît, pour la première fois, avoir "utilisé des munitions contenant du phosphore blanc" lors de son offensive en janvier dans la bande de Gaza, dans un rapport publié jeudi 30 juillet par le ministère israélien des Affaires étrangères. Mais l'Etat hébreu assure qu'il n'a pas agi en contradiction avec le droit international, affirmant ne pas avoir usé ces munitions à l'intérieur de zones d'habitation. Le droit international ne permet l'utilisation du phosphore blanc que pour masquer le mouvement des troupes.
La démonstration d'Israël occupe les dernières pages du rapport de 159 pages publié par le ministère des Affaires étrangères, intitulé "L'Opération à Gaza - 27 décembre 2008-18 janvier 2009 - aspects factuels et légaux". (Voir le rapport ci-dessous, à partir du point 406, p.145)


Accusations

Ce rapport du gouvernement israélien fait suite aux accusations des Nations unies et d'organisations de défense des droits de l'Homme telles Humain Right Watch et Breaking the silence, selon lesquelles l'Etat hébreu se serait rendu coupable de crimes de guerre et de violations du droit international lors de l'opération "Plomb durci" menée contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Les autorités israéliennes ont également annoncé qu'elles enquêtaient sur une centaine de plaintes dénonçant des écarts et abus qu'auraient commis les soldats de Tsahal pendant l'offensive. L'armée enquête notamment sur des soupçons de pillages dans des maisons palestiniennes, de mauvais traitements contre des prisonniers et le recours à des civils palestiniens comme "boucliers humains".


L'ONU demande une enquête indépendante

Selon la chaîne Al Jazeera, John Ging, à la tête de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a salué ce rapport, qu'il considère être la "reconnaissance que des investigations doivent être effectuées sur ce qui s'est passé". Tout en ajoutant qu'"une enquête indépendante qui puisse être crédible pour les deux parties reste nécessaire".

Selon les autorités palestiniennes, plus de 1.400 Palestiniens ont été tués pendant les trois semaines de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, dont plus de 900 civils. Israël ne reconnaît de son côté que la mort de 295 civils.

LENIGERIA
FACEAUXHORDES
ISLAMISTES

Source :le site de la Fraternité des Juifs Noirs
en ligne le 31 juillet




Les talibans d’Afrique noire...
Par Guershon Nduwa


www.fjn-123.fr/spip.php?article111

SURLESPLAGES
DISRAËL
DESPALESTINIENS
Source : thecanadianpress en ligne le 30 juillet



Quand des Palestiniens vont
à la plage en Israël


De Dalia Nammari (CP)



BAT YAM, Israël



Une journée à la plage en Israël. C'est ce que proposent des militants de la paix à des familles palestiniennes de Cisjordanie, avec comme objectif de leur donner une image plus positive de l'Etat hébreu et de ses habitants.

L'organisation israélo-palestinienne "Combatants for Peace" et l'association de femmes israéliennes "Machsom Watch" organisent des excursions sur les plages israéliennes pour des enfants palestiniens et leurs parents. Lundi, quelque 75 Palestiniens ont quitté Hébron, en Cisjordanie, pour gagner une plage au sud de Tel Aviv. Pour beaucoup, c'était l'occasion de voir la mer pour la première fois, et un moment d'espoir.

"Nous pensons que nous devons vivre en paix et créer une atmosphère permettant à nos enfants d'avoir une vie meilleure que nous", a expliqué Ziad Sabatein, 37 ans, père de cinq enfants. "Nous avons vécu le soulèvement (palestinien) et les attaques réciproques (avec les Israéliens). Pourquoi ne pas essayer cette autre manière de vivre?", a-t-il ajouté.

La plupart des Palestiniens ne peuvent plus se rendre en Israël depuis 2000 et le déclenchement de l'Intifada contre l'occupation israélienne. Même si la tension est depuis retombée, les habitants de Cisjordanie ont toujours besoin d'autorisations spéciales pour entrer en Israël.

Alors que le calme est largement revenu en Cisjordanie, Israël a assoupli ses restrictions sur les déplacements des habitants du territoire, rendant l'obtention de permis d'entrée en Israël un peu plus facile pour certains. Une situation qui contraste avec celle de la bande de Gaza, qui reste soumise à un strict blocus, Israël considérant le Hamas au pouvoir comme un groupe terroriste. Les Gazaouites ne peuvent entrer sur le territoire de l'Etat hébreu sauf pour de rares cas humanitaires.

Pour les sorties à la plage, ce sont les organisateurs qui s'occupent de l'obtention des permis d'entrée. Certaines demandes ont déjà été refusées pour raisons de sécurité par les autorités israéliennes.

Lundi, les Palestiniens de Hébron sont partis pour la plage munis de leur première autorisation à entrer en Israël depuis des années. Il leur a fallu environ une heure pour franchir un point de contrôle au niveau de la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie.

Le groupe a ensuite embarqué dans des autobus et voitures. "Nous allons à la mer", s'enthousiasmaient des enfants. Une fois arrivées à la plage à Bat Yam, au sud de Tel Aviv, les mères de famille, qui ont gardé leur voile, se sont assises sur des chaises en plastique juste au bord de l'eau, trempant leurs doigts de pied dans la mer.

Les organisateurs israéliens leur ont rappelé de mettre de la crème solaire, et ont donné des brassards gonflables aux enfants, qui ont passé des heures dans l'eau. Ils leur ont également distribué du pain et du chocolat, des tranches de pastèque... Un peu plus tard, tout ce petit monde a embarqué sur un bateau pour une balade de 40 minutes le long de la côte.

Tzvia Shappira, une militante israélienne pour la paix, qui organise des sorties de ce type depuis trois ans, souligne que l'objectif est de montrer Israël sous un autre jour aux Palestiniens.

"Ce qu'ils voient dans leurs villages ce sont des soldats, des armes et les barrages, mais ils savent maintenant qu'il y a des Israéliens différents", dit-elle. "Les enfants et les femmes voient que nous sommes des femmes et des hommes ordinaires d'Israël, et pas des soldats avec des armes." Et puis, "ils ont passé un moment agréable, ce qui également important".

Mais tout le monde n'apprécie pas cette ambiance festive. Ahmad Salameen ne s'est pas baigné et n'était pas content que ses filles côtoient des petites Israéliennes peu vêtues. "Si j'avais su que ça se passerait comme ça, je ne serais pas venu. Regardez ça", dit-il en montrant du doigt des filles en bikinis. "En tant que musulman, je ne devrais pas voir ça."

MADONNA
AMOUREUSE
DISRAËL
Source : aufeminin.com en ligne le 30 juillet
à 10h 50
Sur Diasporablog à 11h 12



Madonna journaliste en Israël !


Il n’y a pas d’âge pour commencer une nouvelle carrière !


Après la musique, le cinéma, la littérature ou encore le mannequinat, Madonna, qui fêtera ses 51 ans le mois prochain, s’essaye maintenant au journalisme. En effet, la star, qui enchaîne les concerts avec la suite de sa tournée Sticky & Sweet Tour, a pigé pour le quotidien Yediot Ahronot, un des plus prestigieux journaux israéliens.

Dans son édito à paraître ce vendredi intitulé "Comment ma vie a changé", la star se penche notamment sur son appartenance à la Kabbale, ce mouvement religieux qui se rapproche du judaïsme et qu’elle pratique depuis de nombreuses années.

jeudi, juillet 30, 2009

OBAMA
AUCENTRE
DUNEPOLEMIQUE

Source : liberation.fr en ligne le 30 juillet


LA NATIONALITE D'OBAMA
CIBLE DES THEORICIENS DU COMPLOT


www.liberation.fr/monde/0101582771-la-nationalite-d-obama-cible-des-theoriciens-du-complot?xtor=EPR-450206

BURQUA
LEDEBAT
Source :lenouvelobs.com en ligne le 30 juillet


367 burqas en France :
"c'est déjà trop"



Le député UMP Thierry Mariani estime qu'il ne "faut pas attendre d'en avoir 2.000 ou 3.000" dans les rues pour "agir et trouver une solution".



Le chiffre de 367 femmes en France qui portent la burqa "justifie la mission d'information", estime, jeudi 30 juillet, le député UMP Thierry Mariani. Une note des services du ministère de l'Intérieur révèle que 367 femmes en France portent la burqa ou le niqab.
Interrogé par Nouvelobs.com, le député du Vaucluse souligne qu'"il n'y avait pas de burqa dans nos rues il y a encore 3 ou 4 ans. Aujourd'hui, il y en a 367. C'est déjà trop. Allons-nous attendre d'en avoir 2.000 ou 3.000 et qu'il soit trop tard", interroge-t-il. "Il faut réfléchir et trouver une solution".

Sur Europe 1, le recteur de la Grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a déclaré jeudi matin qu'"il n'y a pas lieu de lancer une réflexion nationale" sur le voile intégral. "Qu'est-ce que ça veut dire", rétorque Thierry Mariani, "que les gens n'en valent pas la peine" au-dessous d'un certain nombre ?
Pourtant, Dalil Boubakeur juge qu'"il y a une disproportion entre la réponse qui a voulu être donnée en prenant des mesures graves, sérieuses (..) à un phénomène extrêmement marginal".


"Un chiffre croissant"

Dalil Boubakeur insiste : "Trois cent et quelque femmes voilées sur six millions de musulmans en France, ça ne traduit pas l'émergence dans notre société d'un phénomène fondamentaliste. (...) On ne s'offusque pas pour si peu de monde donc il n'y a pas lieu de mettre en branle toute une réflexion nationale avec tout ce qu'elle comporte, pour quoi faire ? ".
Thierry Mariani estime que le chiffre "est croissant et que lorsque l'on se veut le pays des droits de l'homme, il faut intervenir face à un problème de soumission des femmes". "Même s'il n'y en avait qu'une, il faudrait agir. A d'autres occasions, le parlement a légiféré pour moins que ça".


"L'iceberg recouvert d'une marée noire"

Une mission parlementaire d'information sur la question du voile intégral a été mise en place début juillet à la demande du député PCF du Rhône André Gerin. Elle a pour tâche de faire un "état des lieux" et rendra son rapport fin janvier 2010.
Mercredi, il avait réagi à la publication du décompte du ministère de l'Intérieur, en jugeant "le chiffre avancé plutôt ridicule". "Le voile intégral, c'est l'iceberg recouvert d'une marée noire. Ne nous trompons pas, l'emprise des fondamentalistes, des intégristes islamistes, tente de régenter la vie civile de certains territoires de notre pays", écrivait-il dans un communiqué.


"Un pilon pour écraser une mouche"

Claude Bartolone, le président socialiste du Conseil général de Seine-Saint-Denis, a estimé lui aussi que légiférer serait comme "sortir un gros pilon pour écraser une mouche".
"J'ai vraiment l'impression que par rapport au nombre, moins de 400 cas sur 60 millions, une loi, un débat parlementaire", ce serait comme "sortir un gros pilon pour écraser une mouche", a indiqué le député de Seine-Saint-Denis sur RTL.
"Je ne sais pas en combien de temps on est passé de 0 à 360, mais on voit bien que c'est une pratique extrêmement minoritaire et il y a un certain nombre de textes qui dans le cadre des règles du vivre ensemble en France peuvent être utilisées pour empêcher ce genre de comportement", a dit Claude Bartolone.
Il a ajouté vouloir "être attentif à chacun de ces cas", et "savoir comment ces femmes rentrent dans cet espèce de repli par rapport à l'ensemble de la société", tout en voulant éviter que "sur une idée courageuse au départ, qui était de dire: on ne veut pas de comportements intégristes en France, on en arrive à avoir une mauvaise communication avec l'ensemble des musulmans de France".

DANS
LALUCARNE
Source : le site LCP-AN en ligne le 30 juillet


SUR LA CHAÎNE PARLEMANTAIRE
ASSEMBLEE NATIONALE

SAMEDI 1er AOÛT
à 20h



Shalom et salaam :
la paix !


Un documentaire
de Virginie Berda (2007)



A l’heure où les tensions entre les communautés juives et musulmanes semblent s’accroître, une association tente d’inverser la courbe de la haine et de l’ignorance : l’AJMF (l’Amitié Judéo Musulmane de France).

Leur mot d’ordre est simple : Juifs et Musulmans sont frères et se ressemblent plus qu’il ne leur semble. "Shalom" et "Salaam" sont les saluts respectifs de ces deux communautés et signifient tous deux "la Paix" !

Deux coprésidents, le rabbin Michel Serfaty62740 et le secrétaire général de la Grande Mosquée de Paris, Djelloul Seddiki, entament pour la troisième fois un Tour de France de l’amitié et partent à la rencontre des habitants de quartiers parfois oubliés de notre pays.

Dans un bus peint aux couleurs de l’amitié, et entouré d’une poignée d’hommes de confessions juive et musulmane, le rabbin Serfaty tente de combattre les clichés et les amalgames par la simple force du dialogue.

De région en région, il rencontre plusieurs députés, notamment Armand Jung (député socialiste du Bas-Rhin), Dominique Perben (député UMP du Rhône) et Bernard Brochand (député UMP des Alpes-Maritimes) et cherche à faire entendre sa voix afin que des démarches soient engagées de façon durable.

Strasbourg, Lyon, Bordeaux,Toulouse, Montpellier, Cannes et Nice... Virginie Berda a suivi ce périple fraternel en forme de pèlerinage pour la Paix. Loin des grands discours théologiques, ce documentaire offre une véritable plongée sociologique et apporte des connaissances de base afin d’instaurer l’échange dans un esprit citoyen de tolérance.

DANS
LALUCARNE
Source :le site de France 5 en ligne le 30 juillet


SUR FRANCE 5

DIMANCHE 2 AOÛT
à 13h 10


PARIS JERUSALEM 6000KM A PIED
LES PREMIERS PAS

La série


Auteur :
REAU FRÉDÉRIC, CORTÈS EDOUARD,
CORTÈS MATHILDE
Durée : 00:26:19

Réalisateur :
REAU FRÉDÉRIC,CORTÈS EDOUARD,
CORTÈS MATHILDE

Avec la participation de : VOYAGE,FRANCE 5,
CNC (CENTRE NATIONAL CINEMA)

Production : GEDEON PROGRAMMES

Avec le soutien de : ZENOU ALAIN


Diffusions



Partis de Paris, Mathilde et Edouard Cortès ont entrepris de rejoindre la ville de Jérusalem à pied, en guise de voyage de noce. Sans argent, ils se sont entendus pour ne compter que sur la générosité et la solidarité de ceux qu'ils rencontrent sur leur chemin. Telle est cette authentique aventure de six mois que ce couple va faire en suivant au gré des étapes et des pays traversés. Endurance physique et mentale, rencontres, déconvenues, conflits, doutes, découverte de soi, maturation : rien ne leur sera épargné !

Kilomètre 0, parvis de Notre-Dame à Paris, le jeune couple se lance dans son étrange voyage de noces. Ils font leurs premiers pas de jeunes mariés sur les routes de leur propre pays et se confrontent à la générosité de leurs concitoyens. Dès le premier soir, après avoir essuyé deux refus, ils sont chaleureusement reçus par le maire de Villecresnes en banlieue parisienne. Après un brin de toilette dans la Seine, ils décident de rompre le dernier lien qui les raccroche à la société de consommation. Ils abandonnent leurs cartes bancaires et décident ainsi de vivre d'amour et d'eau fraîche. Le couple va traverser l'île de France, la Bourgogne, le Jura et les Alpes. Chemin de halage, GR, ancienne voie romaine, forêts, prairies, vignes, montagnes, ils progressent à raison de 25 à 35 km par jour...




Partis de Paris, Emmanuel et Mathilde Cortès ont traversé quatorze pays à pied pour rejoindre Jérusalem. Un périple éprouvant durant lequel ils ont compté, pour subsister, sur la bienveillance de ceux qui ont croisé leur route.




Paris - Jérusalem 6000km à pied


Pour la plupart des jeunes mariés, les plages de sable fin sont l'ingrédient idéal d'un voyage de noces réussi. Pour ce jeune couple-là, le rêve est tout autre. A peine la bague au doigt passée, les voilà prêts à relever un drôle de défi : atteindre ensemble, depuis Paris, la ville sainte de Jérusalem. Un périple de six mille kilomètres de marche à travers quatorze pays, qu'ils se donnent huit mois pour accomplir. Emmanuel n'en est pas à son coup d'essai. Etudiant, il a déjà traversé avec deux amis le Caucase, de la Caspienne à la mer Noire.

Devenu journaliste-reporter, il s'est engagé sur les traces de l'aventurier Guy de Larigaudie, ralliant, comme lui, Paris à Saigon au volant d'une 2CV. Soutenu par l'Unesco, il a également participé à une expédition scientifique et culturelle en Afghanistan. Et, l'année précédant son mariage, il est parti en Arménie sur les traces de la mythique Arche de Noé. Une quête dont il a tiré ­Ararat, son premier livre.




Paris - Jérusalem 6000km à pied

Mais de tout cela, ­Emmanuel Cortès ne laisse rien échapper dans les cinq épisodes relatant leur insolite lune de miel. L'amour donnant des ailes, sa jeune épouse se plie à leur ascèse quotidienne, même si, au fil du voyage, ils doivent braver la fatigue, la faim, les intempéries ou le danger. Munis du strict nécessaire, Emmanuel et Mathilde sont partis sans un sou. S'engageant ainsi à subsister uniquement grâce aux dons et à l'hospitalité de ceux qui croisent leur route. « La mendicité, explique Emmanuel, c'est la logique même de la radicalité. On accepte ce qu'on nous donne, ou qu'on ne nous donne pas, d'ailleurs… On devient pauvre parce qu'on est demandeur, on s'ouvre à l'autre parce qu'on attend tout de lui. » Un chemin de vie à deux qu'ils nous confient.

LACRISEENIRAN
LOPPOSITIONDEFIE
LEGOUVERNEMENT
DAHMANINHEJAD
Source : lexpress.fr via l'agence Reuters
en ligne le 30 juillet


La police iranienne bloque une manifestation,
une autre surgit



TEHERAN

La police iranienne a étouffé dans l'oeuf jeudi le rassemblement prévu par l'opposition dans un cimetière de Téhéran mais des centaines de contestataires se sont ensuite rabattus sur un immense lieu de prière du centre de la capitale.

Celui-ci, le Grand Mossala, était le lieu initialement prévu pour la démonstration de force des leaders de l'opposition, l'ancien Premier ministre Mirhossein Moussavi et l'ex-président du Majlis Mehdi Karoubi, mais le ministère de l'intérieur avait interdit ce rassemblement.

Du coup, Moussavi et Karoubi, candidats réformistes malheureux face au sortant Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle contestée du 12 juin, avaient donné rendez-vous à leurs partisans au cimetière de Behesht-e Zahra.

Il s'agissait de rendre hommage, à l'invitation de sa mère, à Nada Aghan-Soltan, une étudiante de 26 ans tuée il y a quarante jours lors d'affrontements avec des policiers et miliciens, et devenue le symbole de la contestation contre le régime.

Les autorités assurent que la jeune femme, dont la mort a été filmée et les images ont été diffusées sur internet, n'a pas été tuée par des balles des forces de sécurité et insinuent que l'incident pourrait être le fruit d'une manipulation destinée à discréditer le pouvoir.

Mais la police a fait avorter la réunion au cimetière en refoulant Mirhossein Moussavi et en dispersant ou arrêtant les centaines de personnes voulant rendre hommage à Nora Aghan-Soltan et aux autres victimes des manifestations qui ont suivi la réélection du chef de l'Etat radical.


FISSURES AU SEIN DU RÉGIME

Mercredi, le chef du puissant corps des gardiens de la Révolution, le général Abdollah Araghi, avait lancé une très sérieuse mise en garde contre tout attroupement, amenant le site internet de Moussavi à défier les gardiens de la Révolution d'intervenir.

"Nous ne plaisantons pas", a-t-il ajouté. "Nous nous dresserons contre tous ceux qui luttent contre le pouvoir clérical". Celui-ci connaît depuis la réélection d'Ahmadinejad, que Moussavi et Karoubi dénoncent comme truquée, sa pire crise depuis la Révolution islamique de 1979.

Ses fissures internes apparaissent désormais au grand jour.

Certains religieux radicaux soutiennent Ahmadinejad, mais d'autres dignitaires chiites, dont l'ayatollah Hossein Ali Montazeri, dénoncent le déroulement du scrutin du 12 juin et la répression de l'opposition qui s'est ensuivie.

Mahmoud Ahmadinejad est critiqué dans son propre camp pour avoir tenté d'imposer comme premier vice-président le beau-père de son fils, Esfandiar Rahim Mashaie, qui avait soulevé un tollé l'an dernier en assurant que l'Iran était l'ami du peuple israélien, à défaut de son gouvernement.

Il a dû faire machine arrière à la demande expresse du "guide suprême" Ali Khamenei, qui a entériné sa réélection, mais sa décision de garder Mashaie comme chef de cabinet n'a pas apaisé certains dirigeants radicaux, dont le ministre du Renseignement.

Le limogeage de ce dernier par Ahmadinejad n'a fait que jeter de l'huile sur le feu. "Les mesures que vous avez adoptées ces dernières semaines ont surpris vos partisans. Si de telles actions continuent, nous vous demanderons fermement de nous redonner nos voix", écrit l'hebdomadaire radical Ya Lesarat.

VERDICTAUPROCES
DESASSASSINS
DILANHALIMI
LAPOLEMIQUEENFLE

Source :marianne2?fr en ligne le 29 juillet


Szpiner-Fofana :
dérapage non contrôlé


Philippe Cohen

Marianne


L'avocat de la famille d'Ilan Halimi, non content d'avoir bataillé dur pour obtenir l'appel du Parquet, a traité Philippe Bilger, qui avait requis la peine maximale pour Fofana, de traître génétique. Une insulte inacceptable.


Francis Szpiner est connu pour son attachement aux valeurs de la République et sa fréquentation de ses cercles les plus éclairés. C’est pourquoi je suis tombé de ma chaise en lisant, dans le Nouvel Observateur, qu’il avait apparemment (1) traité Philippe Bilger de « traître génétique », faisant référence aux antécédents familiaux du procureur, par ailleurs « blogueur associé » de Marianne2. Je n'ai pas été le seul indigné par cette vindicte puisque Jean-Marie Bockel a aussitôt réagi et que le parquet a demandé une enquête au Batonnier de Paris, lequel a dit tout le mal qu'il pensait de cette déclaration.

Philippe Bilger avait déjà été « trollé » par Richard Prasquier , le patron du CRIF, d'une façon inacceptable, surtout de la part d'une personnalité qui ne connaissait pas grand chose du dossier puisque le procès s'était, rappelons-le, déroulé à huit-clos. Mais la saillie de Szpiner, si elle est bien confirmée, est indigne.
Heureusement pour nous, les qualités politiques ou morales d'un homme ne sont pas génétiquement transmissibles. Les fils des résistants ne sont pas forcément de grands courageux. Et chacun sait à Paris que plusieurs personnalités connues de la gauche française sont les fils ou les filles de collaborateurs assumés. Mais ceux-là n'ont pas été« outés », comme si leur engagement ou leur anti-racisme proclamé permettait de racheter leur honorabilité.
Philippe Bilger, homme d'une droite respectable - tout comme, croyait-on, Szpiner - n'a pas eu « ce bon goût ». Il est donc apparu vulnérable à Szpiner qui en a profité. Il a été mieux inspiré.



(1) Stéphane Arteta auteur, avec Marie Guichoux, de l'article publié par le Nouvel Observateur, nous a confirmé les propos de l'avocat et l'expression « traître générique ». Notons que l'association des« bobos de gauche » n'a pas protesté alors que Francis Szpiner les a traité de connards.

mercredi, juillet 29, 2009

A
PARAÎTRE


FIN SEPTEMBRE 2009


A mon tour d’être sur le grill,
Marc-Olivier FOGIEL

Entretiens avec Muriel Beyer

EDITIONS PLON


Marc-Olivier Fogiel ? Pour certains : le pitbull de la télé, pour d’autres : l’anti-langue de bois ou encore l’éternel jeune homme, celui que l’on aime détester...
Celui d’On ne peut pas plaire à tout le monde ou de T’empêche tout le monde de dormir. Celui de la télévision... Une fausse identité ?

Frappée par le malentendu sur son image, Muriel Beyer a voulu montrer celui qu’elle connaissait et briser le miroir aux alouettes. Le journaliste vedette s’est laissé convaincre et a accepté de répondre à ses questions.

A l'heure de l'équilibre professionnel autant que personnel, Marc-Olivier Fogiel revient avec simplicité et évidence sur sa carrière, reconnaissant que cette image très éloignée de sa personnalité lui convenait, car elle le protégeait. Sans concession, avec humour et lucidité, il évoque son enfance, son rêve de devenir journaliste à la radio, son premier boulot à TF1 avec Patrick Sabatier, puis sur Canal + avec Michel Denisot.

Il revient également sur les polémiques qui ont jalonné sa carrière (l’affaire Bardot, Dieudonné) et parle de ses amis, de ses rencontres, de la manière dont il a bâti un parcours sans rupture, marqué par des moments de télé inattendus : la sincérité de l’Abbé Pierre, les confidences de Benoît Poelevoorde, le fou rire de Sarkozy…

A travers des entretiens qui ne lui laissent pas la possibilité de se cacher, Marc-Olivier Fogiel accepte, à son tour, d’être sur le grill.


Animateur et producteur d’émissions de télévision et de radio, Marc-Olivier Fogiel a commencé sa carrière auprès de Patrick Sabatier et a animé des émissions aussi connues que On ne peut pas plaire à tout le monde (France 3) ou T’empêches tout le monde de dormir (M6). Il présente depuis septembre 2008 la matinale sur Europe 1.

PARIS
CAPITALE
DESMUSIQUES
DUMONDE
Source : rue89.com en ligne le29 juillet


Etats généraux des musiques du monde *
en septembre à Paris


Par Arnaud Cabanne



Les 11 et 12 septembre prochains se tiendront les états généraux des musiques du monde à Sciences Po Paris, et là, vous allez me dire : et alors ? Pourtant, derrière ce sujet qui ne paraît pas être au centre des préoccupations quotidiennes, se profile une réflexion sur nos sociétés et le rapport qu'elles entretiennent avec les cultures du monde et plus largement avec l'autre.

Le vocable « musiques du monde » est un fourre-tout. Un terme antagoniste réunissant aussi bien les musiques traditionnelles et rituelles, datant de plusieurs siècles, que les nouvelles fusions produites par de jeunes musiciens cosmopolites et modernes. Mais au-delà d'un simple problème de terminologie, ces musiques sont un parfait révélateur des déséquilibres et des faiblesses de notre monde, un témoignage de la diversité culturelle et de la globalisation de nos sociétés. Dans le contexte actuel, redéfinir clairement leurs identités et préparer leur avenir paraît indispensable.


Sur le forum, les débats sont lancés

Nombreux sont ceux qui pensent que la réforme et la transformation de ce secteur culturel passera obligatoirement par une action politique et un changement en profondeur de notre rapport au monde. Sur le forum de discussion ouvert pour l'événement, les premières réflexions apparaissent, mettant en lumière des problèmes historiques, comme le souligne la spécialiste des musiques caraïbes Hélène Lee :

« Je ne vois pas d'intérêt à remuer de l'air chaud autour de la globalisation ou la diversité culturelle (qui ne vous ont pas attendu pour exister), sans mettre en cause la relation Nord-Sud, néo-coloniale, qui préside à l'exploitation des musiques populaires du monde. »


Et la réaction du chanteur occitan Manu Théron, fondateur du groupe marseillais Lo Còr de la Plana :

« Peut-on rappeler que le néo-colonialisme français, avant même de se constituer en réalité économique, est une composante “anthropologique” de l'histoire nationale française, et qu'il déploie ses logiques de domination sur son propre territoire, afin de mieux les exporter, en instituant l'universalité de sa vision comme seule “connaissance” ? »


Ainsi, aucune réflexion ne peut être menée sur une définition claire de ces musiques sans approfondir l'influence que notre société, son histoire et sa politique, a sur elles.

Les problèmes rencontrés par les organisateurs de spectacles pour l'obtention des visas des artistes africains qu'ils programment sur les scènes françaises est un exemple de l'imbrication du politique dans le culturel. Comment une musique « étrangère » peut-elle exister au-delà des clichés, si ses musiciens n'ont pas le droit de venir se produire en concert ?


Des questions politiques
autant que culturelles

On peut penser que voir le problème par ce biais, c'est le prendre par le petit bout de la lorgnette, mais des frontières inexorablement fermées aux hommes ne risquent-elles pas d'empêcher la compréhension de ces musiques dites « du monde » et de les laisser dans le flou qu'elles connaissent déjà ?

Alors que la question de la mondialisation de nos systèmes et de l'uniformisation de nos cultures est sur toutes les lèvres, définir clairement ce que l'on appelle la diversité culturelle ou les nouvelles manières de travailler plus équitablement avec le reste de la planète sont aussi des sujets très importants qui sont débattus sur le forum.

Alors quel avenir pour les musiques du monde, pour cette appellation et pour les acteurs de ce mouvement ? Comment appréhender l'autre et sa culture aujourd'hui ?


Les états généraux des musiques du monde, organisés par le Réseau zone franche, seront ouverts à tous ceux qui en feront la demande par mail à l'adresse : contact@zonefranche.com avant le 6 septembre.

► Les états généraux des musiques du monde, à Sciences Po Paris,
27 rue Saint-Guillaume,
Paris VIIe

les vendredi 11 et samedi 12 septembre

NOUVELLESTENSIONS
ENTRELEFATAH
ETLEHAMAS
Source:lexpress.fr via l'Agence Reuters

en ligne le 29 juillet à 15h 37
sur Diasporablog à16h 22


Le Fatah hausse le ton
avec le Hamas à l'approche de son congrès




RAMALLAH, Cisjordanie


Le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a haussé le ton vis-à-vis du Hamas à l'approche de son VIe congrès, prévu le 4 août à Bethléem, en Cisjordanie occupée.

Dimanche, les forces de sécurité du Hamas, qui contrôlent Gaza depuis leur coup de force contre le Fatah en juin 2007, ont empêché trois députés du mouvement nationaliste de quitter le territoire pour assister à la réunion.

Le Hamas a expliqué qu'aucun des 400 membres du Fatah basés à Gaza ne serait autorisé à se rendre à leur premier congrès depuis 1989 si les activistes du mouvement islamiste détenus en Cisjordanie n'étaient pas libérés, condition qualifiée de provocation par le mouvement d'Abbas.

Mercredi, un responsable du Fatah souhaitant conserver l'anonymat a menacé le Hamas de nouvelles arrestations s'il ne laissait pas partir les délégués nationalistes. Cette menace "ne réussira pas" à ébranler le Hamas, a rétorqué un de ses leaders, Sami Abou Zourhi.

Raëd Radouane, responsable du Fatah à Ramallah, a répliqué que, si le Hamas maintenait son attitude, cela "enfoncerait le dernier clou dans le cercueil du dialogue" entre les deux mouvements en cours au Caire depuis des mois.

Ces pourparlers de réconciliation entre les deux mouvements piétinent, une absence de progrès qui bloque la reconstruction de Gaza après l'offensive israélienne de décembre et janvier derniers et grève les efforts de paix que souhaiterait relancer l'administration américaine de Barack Obama.

Membre de la "vieille garde" nationaliste palestinienne, Mahmoud Abbas, qui est âgé de 74 ans, voudrait transformer le Fatah en un mouvement "moderne, uni et discipliné" qui appuie ses efforts en tant que leader de la cause palestinienne pour conclure la paix avec Israël.


PAS D'OBSTACLES ISRAÉLIENS
AU CONGRÈS

Le président de l'Autorité palestinienne aimerait faire émerger de nouveaux visages au sein du comité central et du Conseil de la révolution, vingt ans après le dernier congrès du Fatah à Tunis, où la direction palestinienne était à l'époque exilée.

Mouvement laïque, contrairement au Hamas et au Djihad islamique, le Fatah est parcouru par des clivages internes concernant la conduite des négociations avec Israël, le degré d'activisme à observer vis-à-vis de l'Etat juif, la démocratie interne et le renouvellement générationnel.

Le principal clivage interne oppose les réformistes, issus de la lutte armée sur le terrain, puis de la négociation avec Israël, à l''establishment' privilégié de la diaspora, qui n'est revenu en Palestine qu'à la suite des accords d'autonomie conclus à Oslo en 1993.

Tout-puissant du temps de Yasser Arafat, le Fatah a commencé à se lézarder après sa mort en novembre 2004, faisant le lit du Hamas, qui a remporté en 2006 la majorité absolue au Conseil législatif palestinien, ouvrant une ère d'affrontement entre les deux 'frères ennemis'.

Le mouvement nationaliste cherche à retrouver quelque crédibilité aux yeux des Palestiniens, qui lui reprochent sa corruption et son clientélisme, ainsi que le maigre résultat des concessions successives faites à Israël durant les négociations passées.

Selon Hussein al Cheikh, le responsable de l'Autorité palestinienne qui assure la liaison avec Israël au sujet du congrès de Bethléem, l'Etat juif a donné son accord pour que les membres du Fatah encore en exil et ceux qui vivent à Gaza puissent assister librement à la réunion.

Mais le président Abbas a menacé d'annuler le congrès si une partie de ses 1.550 délégués étaient empêchés d'y assister. Il a demandé à l'Egypte, qui joue les médiateurs avec le Hamas, et à la Syrie, qui abrite sa direction en exil, de faire pression sur le mouvement islamiste pour qu'il laisser tous les membres du Fatah se rendre librement à Bethléem.

LEVERDICT
DESASSASSINS
DILANHALIMI
LAPOLEMIQUEFAITRÂGE

Source :mediapart.fr en ligne le 28 juillet


OU LES 4 VERITES D'UN MAGISTRAT


En mémoire d'Ilan Halimi


par jpmignard

Edition :
Les invités de Mediapart



En marge du procès de Yossouf Fofana, l'avocat de la famille d'Ilan Halimi, Me Szpiner, pourrait faire l'objet de poursuites disciplinaires pour avoir injurié ses confrères et l'avocat général, Philippe Bilger. Dans la tribune qu'il nous a adressée, Jean-Pierre Mignard, avocat, maître de conférences à l'Institut d'Etudes Politiques, prend la défense de Philippe Bilger, «magistrat consciencieux et subtil, assurément républicain», et estime que les propos de Francis Szpiner «enferment les cités dans un ghetto».
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Je n'ai pas à me prononcer sur l'appel dans le procès Fofana. Il a été décidé par l'exécutif sur pression du CRIF et de l'avocat de la famille Halimi. Constatons simplement que les décisions rendues avaient été presque en tous points conformes aux réquisitions. Étaient-elles trop légères? Je n'en juge point.

Le crime avait pour mobile l'argent. Il avait pour circonstance la judéité de la victime, assimilée à sa richesse potentielle ou celle de ses proches. C'est à l'évidence un crime à caractère antisémite. Les membres de la bande étaient-ils tous antisémites? C'est ce que l'appel semble vouloir obtenir du futur arrêt d'assise. L'ignorance, la faiblesse du niveau culturel suffisent pourtant à faire d'individus marginaux des complices d'un crime sans être pour autant des idéologues du crime. On voit poindre la démonstration: les banlieues françaises seraient des foyers infestés de Horst Weissel, petit voyou érigé en martyr par les jeunesses hitlériennes.

Toute résistance serait désarmée. Les munichois, suggère mon confrère Francis Szpiner, seraient à l'œuvre. Alors nous serions en guerre et le périphérique une ligne Maginot, bien fragile. Seraient abusés par la banlieue «des avocats connard et bobos de gauche» qui, frappés de cécité, mettraient leur savoir au service des nouveaux nazis se préparant à fondre sur les centre-villes. C'est du moins ce que j'en comprends de paroles lâchées au Nouvel Observateur: c'est bien ce que signifie la référence à Munich....

Je me sens patriote. J'aime mon pays. Je ne suis pas disposé à le laisser terroriser par quelque ennemi que ce soit, et encore moins à voir ses valeurs foulées aux pieds. Mais désolé: je ne crois pas que tous les jeunes de banlieue soient des émules de Fofana.

J'observe des immeubles longs et tristes dans des quartiers lugubres, une misère sociale et culturelle, un désœuvrement. Je n'y vois pas des centres d'entrainement de sections d'assaut. Vous voyez des banlieues rouges, rétorquait Emmanuel Mounier dans les années 50 aux conservateurs de son temps, vous vous trompez, elles sont grises comme la pauvreté qui recouvre les murs. La délinquance est là, obsédante même, mais qui prétend sérieusement que la vertu rimerait avec un chômage massif et une scolarité incertaine?

Mais surtout les paroles de mon confrère sont terribles car elles enferment les cités dans un ghetto. Elles les désignent comme ghetto. Ses mots sont des barbelés.

L'ennemi désigné, ce sont les jeunes arabes et africains de banlieue. Leurs victimes, les juifs... et qui d'autres, les blancs, les chrétiens? Les statistiques montrent d'abord l'hécatombe dans la jeunesse de banlieue exposée à la violence sociale des cités. Les jeunes sont leurs premières victimes.

Mais cette piste perdrait tout intérêt car elle ne désigne pas d'adversaire. La cinquième colonne serait déjà à l'œuvre. L'avocat général Philippe Bilger, magistrat consciencieux et subtil, assurément républicain, dont le père aurait été pétainiste, –si c'est vrai qu'y peut-il?– devient un «traitre génétique». Si cette sentence lapidaire se confirmait, il serait regrettable que, sur ce sujet précisément, la polémique aille se ravitailler dans la phraséologie pseudo-scientifique des ennemis d'hier.

Pour finir, le président du CRIF dans un précédent entretien avec Mediapart évoquait «la détestation collective des juifs» dont auraient profité les assassins. Nous étions 1 million dans les rues de Paris après la profanation des tombes juives de Carpentras, l'a-t-il oublié? M. Théo Klein, ancien président du CRIF, humaniste immense, a eu beau suggérer que la pauvreté entrainait la déchéance morale, non il fallait que ce soit avant tout, et tous, des antisémites. Quelle victoire de la vérité dans tout cela?

On ne sortira pas du cycle des affrontements et on ne préviendra pas un autre crime antisémite en dressant les uns contre les autres la communauté juive contre les cités africaines et arabes. Ce n'est pas seulement une erreur de s'y abandonner, c'est une faute morale et une lourde responsabilité politique.

Il est urgent que la parole juive française échappe à cette véritable paranoïa à laquelle a succombé la nouvelle direction du CRIF. On voudrait créer des rivalités intercommunautaires que l'on ne s'y prendrait pas mieux.
Il faut que cesse cette folie.

Le meurtre, les tortures subies par Ilan Halimi doivent nous conduire à une autre réflexion et à prendre une autre initiative.

La réflexion d'abord: la Shoah n'est pas encore assez connue, sa présence est faible dans la mémoire des jeunes français d'origine arabe ou africaine qui ne l'assimilent pas à leur histoire. La Shoah est d'abord un crime européen, une extermination à laquelle presque tous les pays d'Europe ont prêté la main, la vaillante Angleterre exceptée. N'oublions pas la Russie. Elle avait cependant inventé les pogroms. Ni les Africains ni les Arabes n'ont ce crime sur les mains. D'où peut être cette distance, cette extériorité? Mais ils sont en France, ils sont Français et notre histoire, comme dirait Clemenceau, est un bloc. Citoyens à part entière, ils doivent la partager en totalité. Dura lex, sed lex. Les jeunes, tous, y compris ceux des cités doivent savoir que notre histoire moderne a commencé dans ce massacre et même que notre droit moderne, celui du crime contre l'humanité, du génocide, du droit d'ingérence en est la conséquence. Le génocide arménien avait configuré ce qui allait plus tard advenir.

L'initiative ensuite. Aucun élève de France ne devrait terminer sa scolarité sans qu'avec sa classe et ses maîtres il n'ait parcouru une fois un camp de concentration. Auschwitz, Treblinka, Majdanek, Dachau, Buchenwald ne doivent pas cesser de résonner dans nos mémoires. Claude Lanzmann avait projeté son admirable film à des élèves d'un lycée de banlieue. Le résultat le réconforta. Allons plus loin encore.

Plutôt que d'utiliser à notre tour des mots qui tuent, parions sur le savoir l'intelligence et le cœur. Pour qu'il n'y ait plus de crime comme celui dont a été victime notre compatriote Ilan Halimi, parce qu'il était juif.



Jean Pierre MIGNARD
Avocat à la Cour
Maître de conférences à l'Institut d'Etudes Politiques

mardi, juillet 28, 2009

FESTIVAL
DAVIGNON
Source : lefigaro.fr en ligne le 28 juillet


Notre palmarès d'Avignon 2009

Nathalie Simon


Nos dix coups de cœur du «in» et du «off» seront repris dans quelques mois à Paris ou en province.

Lancé le 7 juillet dernier, le­ 63e Festival d'Avignon prend fin aujourd'hui avec une fréquentation estimée aussi élevée que l'édition précédente : 125 000 entrées, soit 94 % de la jauge totale.


Dans le «in»

Littoral et Incendies
de Wajdi Mouawad. Les deux pièces tirées du quatuor du metteur en scène libano-québécois, artiste associé au Festival d'Avignon, parlent du destin de plusieurs personnages à la recherche de leurs origines sur fond de guerre. Reprise des intégrales avec Forêts au Grand T de Nantes, les 10 et 17 octobre, aux Célestins de Lyon, les 14 et 15 novembre, au Théâtre national de Toulouse, le 28 novembre, à Sartrouville, le 12 décembre, à l'Espace Malraux de Chambéry, les 19 et 20 décembre.


(A) pollonia
du Polonais Krzysztof Warlikowski. Une épopée qui va des tragiques grecs aux défenseurs des animaux jusqu'aux « justes » polonais de la dernière guerre. Une troupe superbe, soutenue par la musique, le chant et les exceptionnelles images tournées en direct. Reprise au Théâtre national de Chaillot à Paris, les 6, 7, 8, 10, 11 et 12 novembre.


Photo-Romance des Libanais
des libanais Lina Saneh et Rabih Mroué. Une délicieuse variation sentimentale qui parle du Liban d'aujourd'hui, de sa société, de sa politique, avec une délicatesse et une intelligence profonde. Reprise à l'Agora d'Évry, les 9 et 10 avril, à la ­Grande Halle de La Villette (Paris) du 15 au 24 avril.


Miroir, Miroir
de la Franco-­­ ­Suisse Mélissa von Vépy. Un miracle de grâce et de poésie dans le cadre des « Sujets à vif » proposés par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD). Venue du cirque, c'est une danseuse des airs à l'imagination de grand chorégraphe. Tournée en cours d'élaboration.

Des témoins ordinaires
du Français Rachid Ouramdane. Un travail sur la mémoire de victimes de dictatures mis en dialogue avec des danseurs d'une expressivité superbe. Reprise dans le cadre­ du Festival d'automne de ­Gennevilliers du 8 au 18 octobre, au Théâtre universitaire de ­Nantes, les 9 et 10 novembre, au Fanal de Nantes le 13 novembre, à la MC2 Grenoble du 9 au 11 décembre.



Dans le «off»

Le Bal de Kafka,
d'après le livre de Timothy Daly, merveilleusement traduit par Michel Lederer et mis en scène par Isabelle Starkier. Une variation sur la vie de l'écrivain tchèque. Reprise au Théâtre de l'Ouest parisien à Boulogne-Billancourt du 7 au 11 novembre.


Les Soliloques de Mariette,
un savoureux spectacle extrait de Belle du seigneur d'Albert Cohen, mis en scène par Anne ­Quesemand et porté de bout en bout par une remarquable comédienne, Anne Danais. Reprise au Théâtre du Petit-Montparnasse (Paris) à la fin de l'année.


Le Frichti de Fatou,
une formidable auteur-interprète pleine de vitalité et d'humour parle des difficultés d'être une jeune femme venue de sa montagne de Kabylie et mariée en France à un Algérien exilé. Accompagnée de la musicienne Agnès Doherty, Faïza ­Kaddour est l'une des perles du « off ». Tournée en cours d'élaboration.


Une Carmen
de Raphaëlle ­Saudinos. En relisant la nouvelle de Mérimée, l'auteur-interprète nous propose une réflexion très personnelle, en mots et en chansons, sur ce grand personnage. Arrangements musicaux et accompagnement de Jean-Louis Cortès d'après Bizet bien sûr. Mise en scène Véronique Vella. Tournée en cours d'élaboration.

Les Lettres de mon moulin,
interprétées par Aurélien Daudet, l'arrière-petit-fils d'Alphonse, l'écrivain provençal, sous la direction avisée de Léo Cohen Paperman. Un moment de poésie et de tendresse avec L'Arlésienne, La Mort du dauphin, L'Élixir du révérend père Gaucher, etc. Reprise au Petit Théâtre Odyssée-L'Escale à Levallois du 2 au 18 octobre.


La Guerre des fils de lumière contre les fils des ténèbres,
d'après l'oeuvre de Flavius Josèphe. Malgré la présence et la voix reconnaissable entre toutes de Jeanne Moreau, on a davantage assisté à la lecture améliorée d'un texte mémorable qu'à une pièce proprement dite.


L'Amour de l'art,
écrit et mis en scène par Diastème, ne répond pas à nos attentes. Son actrice principale, Emma de Caunes, est magnifique mais pas du tout crédible dans la robe de Marilyn Monroe. Le pari était difficile, voire impossible tant la star est mythique.

LESETATS
GENERAUX
AUXANTILLES

Source : dépêche AFP diffusée le 28 juillet


Les états généraux prônent un renforcement
de l'autonomie de la Guadeloupe


De Eric BASSI (AFP)

PARIS — Annoncés mi-février par Nicolas Sarkozy, lors d'une crise sociale qui a secoué la Guadeloupe pendant 44 jours, les états généraux de l'outre-mer (EGOM), dont la phase locale s'achève, ont prôné "le renforcement de l'autonomie" de l'archipel antillais.

Ces travaux de la Guadeloupe, joints à ceux des autres collectivités pour ce qui se veut la plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer, doivent déboucher sur des décisions en octobre lors d'un premier conseil interministériel présidé par le chef de l'Etat.

L'atelier consacré à la gouvernance a écarté unanimement la solution de l'indépendance immédiate, estimant que "les conditions sont très loin d'être réunies", selon la synthèse des propositions, issues de plus de trois mois de travaux, qui vient d'être rendue publique.

Les rapporteurs rappellent toutefois que "les défenseurs notoirement connus de la thèse de l'indépendance ont refusé de participer et de cautionner les états généraux".

C'est le cas d'Elie Domota, porte-parole emblématique du collectif "contre la profitation" (LKP), qui avait conduit la grève générale.

L'atelier "gouvernance" s'est prononcé pour la fusion du conseil régional et du conseil général et une nouvelle assemblée territoriale élue au scrutin uninominal à deux tours. En émanerait un conseil exécutif qui élirait son président.

Née de revendications sur le pouvoir d'achat (200 euros), la crise a conduit les ateliers à demander des enquêtes régulières sur l'évolution des structures des budgets et des niveaux de vie de la population ainsi que sur les écarts de prix Guadeloupe-métropole.

La pauvreté a gagné du terrain aux Antilles-Guyane entre 2001 et 2006, selon une étude INSEE-CAF.

Pour rénover un "dialogue social" surtout perçu à travers les conflits, il est proposé de "faire une place officielle aux organisations syndicales non représentatives au niveau national mais majoritaires sur le terrain" (UGTG de M. Domota, CTU, CGTG).

Au titre de l'égalité des chances, les ateliers souhaitent "développer des chantiers école de longue durée pour désocialisés dits +border line+" (un jeune sur cinq est en exclusion).

Pour les carburants, est proposée une simplification de la formule de calcul des prix ainsi que leur libéralisation dans la distribution (115 stations-services, 1.000 pompistes).

L'atelier prix a opté pour des approvisionnements européens (gains de 15 à 17 centimes par litre de super) et à terme américains, signifiant la fin de l'activité de raffinage de la Sara (190 emplois en Martinique).

Dans un département "pas toujours équipé de façon durable", sont retenus de "grands projets structurants" comme la "reconquête des centres-villes", le développement de la géothermie, la création d'un pôle d'excellence-sport et d'un port en eau profonde.

Enfin, l'atelier sur l'identité et la culture a souhaité notamment le renforcement de l'apprentissage du créole et de l'histoire de la Guadeloupe.

RACISME
Source:20minutes.fr en ligne le 28 juillet


La soirée bière chez Obama, ce sera jeudi



Barack Obama boira… de la Budweiser. C’est ce qu’a annoncé ce mardi Robert Gibbs, le porte-parole de la Maison Blanche. La réunion très attendue entre le professeur noir de Harvard et le policier blanc qui l’a arrêté doit se tenir jeudi à partir de 18h (minuit en France).

Lors d’une conférence de presse retranscrite par le site américain d’informations «Politico», Robert Gibbs a également indiqué que James Crowley allait boire de la «Blue Moon», le professeur Gates prendrait de la «Red Stripe» ou de la «Beck’s». A la question «Y aura-t-il des bretzels ou des chips», il a répondu avec ironie: «On va juste prendre de la bière nature, il n’y a pas de raison de la diluer avec quoique ce soit.»

Avec cette réunion, annoncée vendredi, Barack Obama entend mettre fin à la querelle raciale qui envenime sa présidence depuis maintenant plus d’une semaine. L’écoute des enregistrements sonores de l’arrestation a permis d’établir qu’à aucun moment les échanges entre le Sergent Crowley et ses collègues n’ont porté sur la couleur de la peau du professeur Gates.



E. L.

VERDICT
DESASSASSINS
DILANHALIMI
LAPOLEMIQUE
BATSONPLEIN
Source : lenouvelobs.com en ligne le 28 juillet



"Pour une justice apaisée",
par Jean-Marie Bockel



Le secrétaire d'Etat à la Justice revient dans un texte envoyé à Nouvelobs.com sur les propos tenus par Me Szpiner, défenseur des parties civiles dans le procès du "Gang des barbares", dans les colonnes de l'hebdomadaire. L'avocat y avait qualifié l'avocat général Philippe Bilger de "traître génétique".


Je tiens à signifier ici le sentiment de malaise et d’indignation que j’ai éprouvé à la lecture d’un article publié dans les colonnes du Nouvel Observateur en date du 23 juillet 2009, et intitulé "Gang des barbares, la botte de Szpiner", sous la plume de Stéphane Arteta et Marie Guichoux.
La rigueur et le professionnalisme des journalistes de l’hebdomadaire ne sont évidemment nullement ici en cause, pas plus que la qualité de l’article.

Je tiens cependant solennellement ici à mettre en garde l’ensemble des protagonistes quant aux dangers que fait peser la surenchère polémique, dévastatrice pour la qualité et la sérénité du débat et pour la cohésion nationale.

Si les propos attribués à Francis Szpiner, rapportés dans l’Obs sont exacts, reconnaissons que l’accusation de "traître génétique" -qualificatif particulièrement odieux et blessant utilisé pour désigner Philippe Bilger- ne va pas dans le sens de l'apaisement évoqué.

Cette assertion laisse pantois : Philippe Bilger, avocat général du procès ayant pourtant requis à l’encontre de Youssouf Fofana la peine maximale prévue par la loi, serait soupçonné d’indulgence coupable à l’égard de l’antisémitisme du gang des barbares, au motif que son père aurait été collaborateur. Il existerait donc si ce n’est un antisémitisme génétique, en tout cas une aptitude génétique à la trahison.

Cette grille d’analyse biologique et fatalisante ne me paraît guère compatible avec l’esprit des Lumières dont se prévaut Maître Szpiner, idéal auquel nous souscrivons sans réserve.
Notre pays traverse une période de crise sociale, économique mais aussi une crise des repères qui engagent l’ensemble des détenteurs de la parole publique.

Je demande à chacun de mesurer les risques inhérents à la prise de parole médiatisée et souhaite rappeler à l'ensemble des acteurs, notamment s’ils appartiennent à la famille judiciaire, les valeurs de respect et de modération inhérentes à leur déontologie.
Allons-nous céder à la tentation de la régression, nous plonger avec délices dans l’abjection et renouer avec la tentation de la diabolisation, une posture que le philosophe Leo Strauss dénonçait déjà en son temps comme reductio ad hitlerum ?

Je suis convaincu que l’usage partagé de la raison nous permettra de surmonter ces écueils et triompher de cet emballement des passions en évitant de "communautariser" le futur procès Fofana.

Je souhaite pour ma part tirer la sonnette d’alarme tant qu’il en est encore temps, pour faire prévaloir une culture du débat apaisé, respectueuse du point de vue d’autrui et des règles d'une argumentation raisonnée.

Nous le devons à nos concitoyens qui nous observent, nous le devons à une certaine éthique du débat démocratique et de l'institution judiciaire qui doit, par delà les divergences, les clivages nous éclairer et nous réunir, dans la volonté d’établir la vérité.

La cohésion nationale sortira renforcée si chacun s'emploie à faire montre de lucidité, de dignité concourant ainsi à faire en sorte que justice soit rendue, dans les formes et les conditions prévues par la loi et dans le respect de toutes les parties au procès pénal.



Jean-Marie Bockel
Secrétaire d'État à la Justice

VERDICTDUPROCES
DESASSASSINS

DILANHALIMI
LAPOLEMIQUE
BATSONPLEIN
Source : lexpress.fr en ligne le 22 juillet


Me Szpiner:
"L'avocat général a failli à sa mission"


Par Elise Brissaud, Julie Saulnier,


Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi, réagit aux déclarations de Me Eolas sur LEXPRESS.fr et aux mises en cause des avocats de la défense. Il revient également sur le futur procès en appel de dix-neuf membres du gang des barbares.


Francis Szpiner,
avocat de la famille d'Ilan Halimi:
"je ferai tout pour que le procès d'appel
soit public".



Les avocats de la défense dénoncent "l'ingérence du pouvoir politique dans l'autorité judiciaire" en raison de l'appel formulé par le parquet à la demande de la garde des Sceaux, notamment sous votre impulsion. Que répondez-vous?

Je considère que j'ai exercé mon devoir d'avocat. Dès la fin des réquisitions, la famille Halimi s'est sentie trahie par le ministère public estimant que les peines étaient trop indulgentes. J'ai donc demandé au garde des Sceaux d'user de son droit, à savoir celui de demander au parquet de faire appel. Michèle Alliot-Marie a considéré que cette demande était fondée. En tant qu'ancienne ministre de l'Intérieur, elle n'a pas besoin de subir de pression pour se rendre compte de ce qui se passe dans les banlieues. Car c'est bien le caractère exemplaire qui a fait défaut à ce procès, face à la banalisation de la violence dans les banlieues et à la montée de l'antisémitisme. Je respecte bien sûr la hiérarchisation des responsabilités et l'individualisation des peines mais il faut que celles-ci soient suffisantes pour que le procès soit exemplaire. La ministre de la Justice a pris ses responsabilités, contrairement aux braillards de la défense qui sont les seuls à politiser l'affaire.


Et si le procès en appel ne donne pas satisfaction
à la famille Halimi?

La cour d'assise d'appel statuera en toute indépendance. Les jurés sont souverains et libres, la seule chose que nous souhaitons c'est que les jurés rendent leur verdict après un débat public et avec un ministère public qui soutienne l'accusation, ce qui n'a pas été le cas en première instance. Personne ne s'est interrogé sur la loyauté de l'avocat général, qui n'a pas hésité à s'épancher partout dans les médias. Quand le ton donné par le ministère public est très bas, il y a de fortes chances pour que les jurés le suivent et ne dépasse pas ses réquisitions. En l'occurrence, le réquisitoire de Philippe Bilger a été, dans cette affaire, non seulement faible dans le quantum des peines mais également dans l'explication de ces peines. L'avocat général a failli à sa mission, ce qui, je l'espère, ne sera pas le cas de son successeur. Eclairés différement et dans un autre contexte, les jurés peuvent changer d'avis. Si ce n'est pas le cas et que les peines sont identiques ou plus "légères", je m'inclinerai.


Vous souhaitez que le débat soit public et avez dans ce sens attiré l'attention de deux parlementaires, François Baroin et Jack Lang, afin de changer la loi sur le huis-clos (la réforme permettrait aux cours d'assises de choisir entre un procès public et le huis clos si des accusés, mineurs au moment des faits sont en cause), ce que vous reprochent de nombreux acteurs de la justice...

Je suis consterné par ce que je lis dans la presse. Lorsqu'une loi est mal faite et pas adaptée, il faut la changer. Voilà tout ce que je m'efforce de faire. Je ne suis pas le premier et j'espère ne pas être le dernier à agir en ce sens. Le procès qui a eu lieu à huis-clos en première instance n'a pas eu les vertus pédagogiques souhaitables. Il faut que tout le monde sache ce qu'il se dit dans les débats et prenne la mesure de l'ignominie du crime qui a été commis. Cela gêne bien sûr les avocats de la défense que l'on puisse voir que leurs clients se sont acoquinés avec un Fofana. Quant à ceux qui craignent que le procès public donne à Fofana la tribune dont il rêve, je réponds que la justice est publique et que la République n'a pas à avoir peur de se confronter aux criminels. La vérité ne pollue jamais le débat. Fofana sera tout simplement dans la réalité de ce qu'il est. Je n'envisage pas l'hypothèse que ce procès en appel ne soit pas public. Je ferai tout pour que ce procès soit public.


Compte tenu de vos antécédents politiques (candidat pour l'UMP aux élections legislatives de 2002), ne redoutez-vous pas d'entretenir la polémique sur une connivence présumée entre justice et politique?

J'ai le sentiment que la loi est mauvaise et qu'il faut la changer. J'ai demandé l'aide de François Baroin parce que je le connais bien, et celle de Jack Lang car c'est un homme de liberté, d'indépendance d'esprit et de gauche. Je me doutais que l'on me ferait cette critique, raison pour laquelle je suis allé voir l'ancien ministre de la Culture. Les deux députés partagent le même sentiment que moi au sujet du huis-clos et je m'en réjouis. Cette demande n'a rien de choquant: je l'ai faite en toute transparence, puis j'ai passé le flambeau à deux parlementaires qualifiés.

NETANYAHOU
MITCHELL
MAINDANSLAMAIN
Source : France2.fr avec agences en ligne le 28 juillet



Rencontre "productive"
entre Mitchell et Netanyahu


par
Angel HERRERO LUCAS

Les deux hommes se sont rencontrés pour tenter de relancer les négociations de paix stagnantes depuis 2003


L'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a rencontré mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour tenter de le convaincre de geler la colonisation en Cisjordanie.

Si rien de concret n'est sorti de cette rencontre, les deux hommes se félicitent néanmoins de leurs discussions.

"La rencontre a été très productive", a déclaré George Mitchell. "Nous avons fait de bons progrès, nous avons hâte de poursuivre nos discussions pour arriver au point où nous pourrons tous aller de l'avant pour parvenir à une paix globale".

Benjamin Netanyahu a confirmé pour sa part que les deux parties avaient fait "des progrès pour parvenir à un accord qui nous permettra de poursuivre et parachever le processus de paix avec les voisins palestiniens ainsi qu'avec les pays dans toute la région".

Lors de leur rencontre, George Mitchell a réitéré "la vision" globalisante du président américain Barack Obama sur ce dossier, "celle d'une paix globale au Proche-Orient qui inclue la paix entre Israël et les Palestiniens, entre la Syrie et Israël et entre Israël et le Liban, ainsi qu'une normalisation complète des relations entre Israël et tous ses voisins dans la région".

Cette vision relève de ce que l'on appelle la "politique réaliste", qui consiste à n'exclure aucun acteur des négociations et à appréhender un dossier dans son ensemble. C'est l'inverse de la politique menée par l'administration Bush, qui refusait de dialoguer avec les régimes qu'elle considérait comme terroristes et agissait de manière unilatérale.

NETHANYAHOU
ALLEGE LEPASSAGE

ALAFRONTRIERE
ENTREISRAËL
ETLAJORDANIE
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 28 juillet


Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a ordonné mardi d'élargir les horaires de l'aérogare du terminal Allenby, à la frontière jordanienne, afin de permettre le déplacement de marchandises pour les palestiniens et d'un passage piéton d'Israël vers la Jordanie, et de la Jordanie vers l'Autorité palestinienne.


LEPRIXNOBEL
SUDAFRICAIN,
DESMONDTUTU,
ENVISITEENISRAËL
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 28 juillet



L'archevêque sud-africain et prix Nobel de la Paix Desmond Tutu mènera en Israël, dans la Bande de Gaza et dans les territoires palestiniens de Judée-Samarie, au mois d'août, une délégation pro-paix.

Desmond Tutu sera notamment accompagné par les anciens présidents américain et brésilien, Jimmy Carter et Fernando Henrique Cardoso.

NOUVELLES
CONSTRUCTIONSSAUVAGES
DANSLESTERRITOIRES
LAPOLICEISRAELIENNE

NEREAGITPAS
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 28 juillet



200 personnes, pour la plupart des enfants et des adolescents, se sont rendues à proximité de Tulkarem, en Judée-Samarie, lundi afin d'y édifier un nouvel avant-poste illégal. Les soldats de Tsahal qui étaient présents sur les lieux n'ont pas interféré.

PRESSIONSACCRUES
DESETATSUNIS
SURLETATDISRAËL
source : lemonde.fr en ligne le 28 juillet à 13h 57

sur Diasporablog à 14h 18



Robert Gates défend en Israël
la politique américaine d'ouverture
envers l'Iran


JÉRUSALEM
CORRESPONDANCE

En visite lundi 27 juillet au Proche-Orient, le secrétaire à la défense américain, Robert Gates, s'est employé à convaincre Israël du bien-fondé de la politique de main tendue initiée par Barack Obama envers l'Iran et qui a pour but de dissuader le régime de se doter de l'arme nucléaire. M. Gates a répété que cette offre de dialogue n'était pas illimitée et qu'en cas de rejet, Téhéran s'exposait à un durcissement des sanctions.


Lors de ses entretiens à Jérusalem et à Tel-Aviv, notamment avec son homologue Ehoud Barak, M. Gates a souligné que la Maison Blanche s'attendait à recevoir une réponse du régime de Téhéran d'ici à l'automne, "peut-être au moment de l'Assemblée générale de l'ONU", prévue en septembre. "Sur la base des éléments dont nous disposons, le calendrier que le président a fixé semble toujours tenable, a-t-il ajouté. Cela n'accroîtra pas les risques pour qui que ce soit."

Une évaluation de la stratégie américaine sera conduite lors du G20, prévue aux Etats-Unis au mois de septembre. Si un constat d'échec se dégage, l'administration Obama n'hésitera pas à pousser pour l'adoption d'une position internationale "beaucoup plus dure", avec des sanctions nettement plus pénalisantes que celles qui sont actuellement en vigueur. Soucieux d'amadouer le régime iranien, M. Gates a maintenu en sourdine toute allusion à une option militaire. Washington estime qu'une attaque déstabiliserait un Moyen-Orient déjà fragile, risquerait de relancer la course aux armements et nuirait en définitive à la sécurité de l'Etat juif.

Les autorités israéliennes ont écouté les propos de leur visiteur, véritable défense et illustration de la méthode Obama, avec un rien de crispation. Ehoud Barak a dit soutenir la stratégie américaine, mais insisté sur la fixation d'un calendrier strict assorti, en cas d'échec, d'un engagement pour de nouvelles sanctions, assorties d'une menace de recours à la force. "Aucune option ne doit être écartée, a-t-il déclaré à trois reprises. Nous voyons bien que nos opérations affectent aussi des voisins, et d'autres encore, et nous en tenons compte. Mais, in fine, nous sommes tenus par les intérêts sécuritaires d'Israël."

"PARAPLUIE DÉFENSIF"

Ces déclarations interviennent quelques jours après que la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a relancé la crainte en Israël que les Etats-Unis se soient résignés à l'idée d'un Iran disposant de l'arme atomique. Le 22 juillet, de passage en Thaïlande, Mme Clinton avait affirmé que Washington pourrait déployer un "parapluie défensif" au-dessus de ses alliés dans le Golfe si Téhéran se dotait d'une capacité nucléaire.

Cette annonce, dont la portée avait été aussitôt minimisée par des collaborateurs de la secrétaire d'Etat, avait été critiquée en Israël, notamment par Dan Méridor, le ministre des renseignements et de l'énergie atomique, qui l'avait qualifiée d'"erreur". De son côté, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Hasan Qashqavi, a souligné que la mise en place d'un "parapluie défensif" était "inutile". En lieu et place de cette stratégie, il a suggéré aux Etats-Unis de forcer Israël "à démanteler ses deux cents têtes nucléaires".

La visite de M. Gates au Proche-Orient a coïncidé avec celle de George Mitchell, l'envoyé spécial au Proche-Orient de la Maison Blanche. Au Caire, à Jérusalem et à Ramallah, M. Mitchell a poursuivi ses consultations visant à relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Selon la presse israélienne, son projet de gel de la colonisation en Cisjordanie en échange d'une amorce de rapprochement entre les Etats arabes et Israël se heurterait encore à de nombreux obstacles. Mardi 28, James Jones, le conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama, était à son tour attendu en Israël et dans les territoires occupés palestiniens. Sa mission de deux jours devait clôturer, temporairement, le ballet des émissaires américains au Proche-Orient.


Benjamin Barthe

LADANSE
CONTEMPORAINE
ENDEUIL

Source : lefigaro.fr en ligne le 27 juillet


MERCE CUNNINGHAM
QUI REINVENTE LA DANSE

www.lefigaro.fr/culture/2009/07/27/03004-20090727ARTFIG00409-merce-cunningham-l-homme-qui-a-reinvente-la-danse-.php

lundi, juillet 27, 2009

LEPRESIDENT
DU CRIFREPOND
AUXCRITIQUE
DELAPRESSE
Source : la newsletter du CRIF diffusée le 27 juillet


PRASQUIER :
POURQUOI NOUS NE GARDERONS PAS
LE SILENCE

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=15890&artyd=11

PREMIERDEGAT
COLATERAL
SUITEAUPROCES
DESASSASSINS

DILANHALIMI
Source : dépêche AFP diffusée le 27 juillet à 18h 30
sur Diasporablog à 19h 27


"Gang des barbares" :
le parquet général demande une enquête
sur l'avocat de la famille Halimi


PARIS — Le procureur général de Paris Laurent Le Mesle a demandé au bâtonnier de Paris Christian Charrière-Bournazel d'ouvrir une enquête sur des propos qu'aurait tenu Francis Szpiner, avocat de la famille d'Ilan Halimi, après le procès du "gang des barbares", a-t-on appris auprès du bâtonnier.

Dans un article publié le 23 juillet dans Le Nouvel Observateur, Me Szpiner qualifiait notamment l'avocat général au procès, Philippe Bilger, de "traître génétique". Me Szpiner, ancien avocat de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, s'en prenait également à ses confrères de la défense, des "connards d'avocats bobos de gauche", selon lui.

M. Le Mesle a réagi à cette article en demandant par courrier au bâtonnier de Paris d'ouvrir une enquête. "J'ai bien reçu cette lettre, je n'ai pas encore pris ma décision", a indiqué à l'AFP Me Charrière-Bournazel, confirmant une information du Nouvel Obs.com. C'est au seul bâtonnier qu'il revient d'engager d'éventuelles poursuites disciplinaires contre un avocat.

Me Szpiner n'a pu être joint par l'AFP.

Condamné à la peine maximale, la perpétuité avec 22 ans de sûreté, Youssouf Fofana a fait lui-même appel du verdict rendu le 10 juillet par la cour d'assises des mineurs de Paris à l'issue de deux mois et demi de procès.

A la demande de la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, le parquet général a fait appel des condamnations de 18 des 26 autres accusés.

L'avocat général, qui avait soutenu l'accusation au procès, avait pourtant parlé d'un verdict "exemplaire" mais la principale partie civile, représentant la famille de la victime, avait au contraire dénoncé son "indulgence".

GRIPPEA
PREMIERDECES
ENISRAËL
Source : lenouvelobs.com via l'Assiciated Press

en ligne le 27 juillet



Un premier décès dû à la grippe A/H1N1 a été confirmé en Israël, a annoncé lundi le ministère israélien de la Santé.

Il s'agit d'un homme qui a succombé à des complications liées à la grippe ce week-end à l'hôpital Yoseftal d'Eilat, au bord de la Mer Rouge, précise le ministère dans un communiqué, sans donner d'autres précisions. Mais d'après les médias israéliens, la victime serait âgée de 35 ans.

Selon le ministère, plus de 1.300 cas confirmés de la nouvelle grippe ont été confirmés en Israël.

TERRE
DISRAËL
PRIVATISEE
Source : lesechos.com en ligne le 27 juillet



Privatisation de la terre d'Israël



CATHERINE DUPEYRON,
Les Echos



Officiellement, le texte présenté ces jours-ci au vote de la Knesseth propose une « réforme de l'administration de la terre d'Israël »,équivalent de l'administration des domaines. En réalité, il s'agit d'une véritable révolution qui consiste à céder la terre d'Israël à des investisseurs privés, chose impossible jusqu'ici. Ce texte était l'une des promesses électorales du candidat Benyamin Netanyahu. Il l'a fait rapidement adopter par le gouvernement une fois devenu Premier ministre. L'objectif est d'alléger les procédures d'obtention de permis de construire, et par conséquent de faire baisser les prix de l'immobilier afin de permettre à un plus grand nombre de foyers d'acheter. Mais certains opposants estiment que la privatisation va au contraire générer spéculation et hausse des prix.

Jusqu'à présent, 97 % de la terre était entre les mains de l'Etat et ce principe semblait aussi inattaquable que la laïcité fut longtemps, en France, une loi d'airain. Une loi
de 1960, en vigueur jusqu'à aujourd'hui, stipulait que « la propriété de la terre d'Israël est la propriété de l'Etat, de l'Autorité de développement ou du Fond national juif, elle ne peut être transmise que ce soit par une vente ou de toute autre manière que ce soit ».Concrètement, ceux qui achetaient une maison avec un jardin n'étaient en fait que locataire à long terme, avec un bail de 49 ans renouvelable automatiquement. Avant la création d'Israël, en 1948, nombre de terrains ont été achetés à des Arabes par le Fonds national juif qui collectait de l'argent auprès des Juifs de la diaspora. La terre ainsi acquise appartenait donc au peuple juif tout entier.


Une brèche ouverte

C'est ce principe de propriété collective qui est remis en question par le texte de Netanyahu, même s'il a été très largement amendé par l'opposition parlementaire qui s'est exprimée au sein de tous les partis, des travaillistes aux députés religieux, en passant par les partis arabes et le Likoud dirigé par le Premier ministre. Les arguments sont bibliques, écologiques, économiques ou politiques, mais beaucoup soulignent que la nouvelle loi permettra à n'importe qui, y compris à un prince saoudien, d'acheter des terres en Israël.

Le président de la Knesseth, Réouven Rivlin, membre du Likoud, a obtenu de créer une sous-commission parlementaire pour débattre de ce texte et l'amender. La possibilité de vendre à des particuliers, qui initialement devait concerner l'ensemble du pays, a été limitée à 3,65 % de la surface (soit 80.000 ha), mais nul doute qu'une brèche sera ouverte si le texte est finalement voté. Comble de l'ironie, les kibboutz, autrefois modèles collectivistes et aujourd'hui largement privatisés, ont obtenu la possibilité, dans le cadre de cette loi, de vendre leurs terres agricoles.

CULTUREJUIVE
ENPAYSARABE
Source : dna.fr en ligne le 26 juillet



Simon Levy:
«Les juifs sont le bras manquant du Maroc »


Cela fait plus de dix ans qu'a été créé à Casablanca le musée du judaïsme marocain. C'est un musée unique dans le monde arabe. Son directeur est Simon Levy, un homme grand et fort qui n'y va pas par quatre chemins : « Le judaïsme est inséparable de l'islam. » Un Maroc sans juifs ? « Impossible tant que je suis vivant. Le Maroc a gardé et gardera toujours sa part de culture juive. » Mission pédagogique Simon Levy travaille avec Zhor Rehihil, la conservatrice. Elle est musulmane. Ils rassemblent ...


Pour lire l'article complet :
accédez aux archives de dna.fr



Les articles de la rubrique International du Dimanche 26 Juillet 2009 :

le projet cold de penelope
au temps des juifs

projet aladin.org la vraie lumiere

article sans titre 000012121

le cow boy en campagne

une start up israelo palestinienne abat les barriÈres

un quartier arabe gere par des colons

dimanche, juillet 26, 2009

ENSOUVENIR
DEGUILADSHALIT



LA COMMUNAUTE JUIVE DE CRETEIL
A HONORE CE MATIN
LE SOLDAT FRANCO-ISRAELIEN
GUILAD SHALIT


Ils étaient plus de 300 à se rendre, ce matin, 11h, à la Grande Synagogue de Créteil pour assister à la cérémonie en souvenir de Guilad Shalit, soldat franco-israélien, enlevé en Israël par les terroriste du Hamas.

Deux portraits géants ont été hissés au fronton du Centre Communautaire de Crétail, rue du 8 mai 45.

Le Président du Consistoire, Joël Mergui, a avoué être en désacord avec ce genre de manifestation, car selon lui, la cause, qui est une juste cause pour la communauté juive, doit être avant tout, soutenue, défendue par l'ensemble de la société française. Trois ans après son enlèvement, le moment est venu pour la communauté juive de se mobiliser et de se joindre à l'élan militant du pays pour libérer Guilad Shalit, a-t-il souligné.

Appuyant chaleureusement la communauté juive de Créteil , il a toutefois admis que cette cérémonie pourrait servir d'exemple à une campagne nationale dans toutes les grandes synagogues de Paris et de la région parisienne .

La mobilisation pour la libération du soldat franco-israélien de Tsahal se poursuivra donc. Plus que jamais.

En septembre, le portrait de Guilad Chalit sera affiché, durant trois jours, au fronton de la Mairie de Creteil. Promesse de Laurent Cathala, député-maire socialiste, faite à la communauté juive . Mais grande première pour une municipalité de gauche.

DERNIERE
MINUTE
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 26 juillet à 17h 07
sur Diasporablog à 17h 50


Nicolas Sarkozy
victime d'un malaise
en faisant son jogging



Nicolas Sarkozy a été victime d'un malaise alors qu'il faisait son jogging dominical au pavillon de la Lanterne à Versailles, a-t-on appris auprès de l'Elysée où l'on précise que le chef de l'Etat "a été immédiatement pris en charge par son médecin", avant de subir des examens complémentaires.

"Le président est tout à fait conscient, son malaise n'a pas duré très longtemps", a assuré le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant au parisien.fr. Lors de cet incident, M. Sarkozy a visiblement perdu connaissance, M. Guéant indiquant en effet qu'il "a repris ses esprits". Se trouvant à la Lanterne, "il a toujours un médecin à proximité qui s'occupe de lui. On lui fait des examens complémentaires".

Les dernières informations sur la santé de M. Sarkozy remontent au 3 juillet dernier quand le service médical de l'Elysée avait annoncé que des examens cardio-vasculaires et sanguins pratiqués sur M. Sarkozy se sont révélés "normaux". Ce bref communiqué médical était le deuxième publié par l'Elysée depuis son élection le 6 mai 2007. Le premier, publié le 24 mai 2007, certifiait que son état de santé était "bon et intégralement compatible avec l'exercice de ses fonctions présidentielles".

Pendant la campagne présidentielle de 2007, M. Sarkozy s'était engagé à la plus grande transparence sur le sujet en promettant de publier régulièrement son bulletin de santé pour rompre avec la pratique de ses prédécesseurs.

L'Elysée n'avait pas communiqué lorsque Nicolas Sarkozy avait été hospitalisé dans le plus grand secret le 21 octobre 2007 au Val-de-Grâce. Il s'agissait d'une "petite intervention à la gorge", avait confirmé trois mois plus tard son porte-parole de l'époque, David Martinon.

Ce malaise lors d'un jogging n'est pas le premier pour un chef d'Etat occidental. Le président américain Jimmy Carter s'était ainsi senti mal lors d'une épreuve de course à pied de 10km tout près de Camp David le 15 septembre 1979. Après un peu plus de 6km, M. Carter s'était effondré, soutenu de justesse par deux gardes du corps. Le médecin du locataire de la Maison Blanche, le contre-amiral William Lukash, l'avait jugé le lendemain en "excellente forme".

LESRELATIONS
ENTREWASHINGTON
ETTEHERAN
Source :lefigaro.fr en ligne le 26 juillet


Les raisons du durcissement américain
envers l'Iran

Renaud Girard*



ANALYSE

Grand reporter au Figaro, Renaud Girard donne son regard sur les relations entre Washington et Téhéran.



À Washington, l'humeur à l'égard de l'Iran est en train de changer à vive allure. Le temps semble loin où, de la Maison-Blanche, dans un message télévisé du 20 mars 2009, le président Obama souhaitait aimablement le nouvel an perse aux dirigeants du régime théocratique de Téhéran. Lors du sommet des pays de l'Asean mercredi, la secrétaire d'État, Hillary Clinton, a déclaré que les États-Unis pourraient étendre leur protection («defense umbrella», en anglais) aux pays arabes du Golfe au cas où l'Iran ne renoncerait pas à son programme nucléaire militaire. Cette expression était jusque-là réservée aux membres européens de l'Otan ou au Japon, pays ayant conclu des accords stratégiques avec l'Amérique.

Le 6 juillet dernier, le vice-président Joe Biden avait déjà dit que les États-Unis ne pouvaient pas prétendre empêcher Israël, État souverain, de bombarder les installations atomiques iraniennes, le jour où le gouvernement de Jérusalem jugerait imminente la menace de destruction de l'État hébreu, maintes fois proférée par le président Mahmoud Ahmadinejad.

Cinq raisons expliquent l'actuel durcissement américain envers l'Iran. Les deux premières tiennent au régime islamiste de Téhéran lui-même. Ce dernier n'a rien fait pour saisir la main tendue de Barack Obama, qui proposait la réintégration de l'Iran dans le concert des nations (avec, à la clé, la levée de toutes les sanctions imposées par l'ONU, l'abandon de la doctrine Bush du «changement de régime», et le rétablissement de relations diplomatiques et commerciales normales avec l'Amérique), en échange de garanties iraniennes quant au caractère strictement civil de son programme de recherche atomique. Dès avant les élections présiden­tielles du 12 juin, Ahmadinejad avait déclaré «clos» le dossier nucléaire de son pays, montrant ainsi qu'il n'était pas question d'en négocier les tenants et les aboutissants avec Washington. Sans l'avouer au monde, l'Iran veut la bombe atomique. Pour des raisons de prestige, mais aussi parce qu'il se sent mal à l'aise face à quatre voisins, tous dotés de l'arme nucléaire : la Russie au nord, le Pakistan à l'est, la Ve flotte américaine au sud, Israël un peu plus loin à l'ouest.

Deuxièmement, le régime des mollahs a perdu beaucoup de sa crédibilité dans le monde arabo-musulman (auquel Obama avait consacré un discours spécial, au Caire, le 4 juin), depuis sa triche grossière au scrutin du 12 juin et la répression sanglante des manifestations populaires qui s'ensuivirent. La prétention de Téhéran à incarner une démocratie exemplaire quoique différente du modèle occidental ne tient plus. La triche n'est pas plus permise en Islam qu'ailleurs. Décrédibilisé internationalement et divisé intérieurement, le «gouvernement des clercs» est incontestablement affaibli. Il est toujours plus facile de durcir le ton à l'égard d'un régime affaibli par ses propres erreurs.

Troisième raison, l'Administration américaine ne peut pas à la fois exiger du gouvernement israélien le gel de sa politique de colonisation en Cisjordanie occupée et interdire à l'État juif de se préparer à répondre à la menace existentielle contenue dans les propos du président iranien.

La quatrième raison est d'ordre plus général. L'arrêt de la prolifération nucléaire est redevenu une priorité de la politique étrangère américaine. Clinton vient d'obtenir le soutien de ses homologues russe et chinois dans sa stratégie de fermeté à l'égard de la Corée du Nord. Il n'est plus question de carottes pour obtenir le retour des dirigeants fantasques de Pyongyang à la table de négociation. Ces derniers n'obtiendront d'aide économique pour leur population affamée qu'en l'échange d'une « dénucléarisation complète et irréversible ».

Cinquièmement, le président Obama subit chez lui des attaques de plus en plus concentrées, venues d'un Parti républicain prompt à lui reprocher sa « faiblesse » et sa « naïveté » dans le domaine international. «L'ouverture, c'est bien beau, mais il faudrait qu'elle commence à produire des résultats», lui assènent ses opposants.

Cependant, comme l'a rappelé Clinton elle-même, jeudi à la BBC, les offres de dialogue à Téhéran tiennent toujours. Mais les mollahs savent désormais à quoi s'en tenir : qu'ils n'espèrent pas la moindre faiblesse en provenance de Washington.



* Renaud Girard est grand reporter au service Étranger du Figaro

OBAMAINVITE
ELASSADALATABLE
DENEGOCIATIONS
ISRAELOPALESTINIENNES
Source : lexpress.fr via l'Agence Reuters

en ligne le 26 juillet


Washington veut que Damas aide
au dialogue palestino-israélien



DAMAS - Les Etats-Unis comptent sur la Syrie pour aider Palestiniens et Israéliens à conclure un accord de paix, a déclaré dimanche à Damas le représentant spécial du président Barack Obama au Proche-Orient, George Mitchell.



Les Etats-Unis comptent sur la Syrie pour aider Palestiniens et Israéliens à conclure un accord de paix, a déclaré l'émissaire américain.
L'ancien sénateur, qui venait d'être reçu par le président syrien Bachar al Assad, a déclaré d'autre part qu'un des objectifs "à court terme" de Washington était d'encourager la reprise des négociations entre la Syrie, qui soutient le groupe radical palestinien Hamas, et l'Etat juif.

"Pour réussir, il faut qu'à la fois les Arabes et les Israéliens oeuvrent avec nous pour aboutir à une paix globale. Nous apprécierions la pleine coopération du gouvernement de la République arabe syrienne dans cet effort", a dit l'émissaire américain.

Après huit ans d'interruption, des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël ont été engagés l'an dernier par l'intermédiaire de la Turquie, mais ils ont été suspendus dans la foulée de l'intervention de Tsahal contre le Hamas à Gaza, en décembre et janvier derniers.

Ankara s'est dit récemment prêt à reprendre sa médiation. Le président Assad a déclaré qu'Israël devrait d'abord s'engager à restituer le Golan occupé depuis 1967. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu tout préalable syrien.


"UNE PAIX VÉRITABLEMENT GLOBALE"

Pour leur part, les négociations israélo-palestiniennes parrainées par le "quartet" des médiateurs internationaux formé des Etats-Unis, de la Russie de l'Onu et l'Union européenne, sont totalement dans l'impasse. Le président palestinien Mahmoud Abbas refuse de les reprendre tant qu'Israël ne gèlera pas totalement ses activités de colonisation.

Israël, qui s'y refuse, s'efforce d'aboutir avec Washington à un compromis sur cette délicate question qui serait lié à un progrès dans la normalisation des relations avec ses voisins arabes - un objectif affiché du plan de paix adopté il y a cinq ans par la Ligue arabe.

Mitchell a qualifié ses entretiens avec Assad de "très francs et positifs", mais il n'a pas dit ce qu'il attendait que le chef de l'Etat syrien fasse pour contribuer à relancer les négociation israélo-palestiniennes, notamment auprès du Hamas, qui contrôle depuis deux ans la bande de Gaza.

En privé, des responsables syriens soulignent que Damas a joué un rôle modérateur auprès du Hamas qui a récemment accepté l'idée d'un Etat palestinien sur les territoires occupés par Israël durant le conflit de 1967.

Le soutien du régime de Damas au Hamas a contribué ces dernières années à grever les relations syro-américaines, mais celles-ci se sont améliorées depuis la prise de fonctions, en janvier, du président Obama, qui a fait d'un règlement au Proche-Orient une priorité diplomatique de son mandat.

La Syrie reste soumise à des sanctions américaines, mais le chef de la Maison blanche a renvoyé un ambassadeur à Damas. Le précédent avait été rappelé en 2005 pour protester contre l'assassinat à Beyrouth de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, dans lequel Assad nie toute implication.

"J'ai dit au président Assad que le président Obama était résolu à faciliter une paix israélo-arabe véritablement globale", a déclaré Mitchell à la presse.

PASDEXPULSION
DENFANTS

CLANDESTINS
ENISRAËL
Source : le site de l'agence de presse angolaise

en ligne le 26 juillet


Le ministre de l'Education nationale
contre l'expulsion d'enfants



Jerusalem

Le ministre israélien de l'Education nationale, Gidéon Saar, s'est élevé dimanche contre la décision d'expulser à partir d'août des familles entières de clandestins, y compris leurs enfants grandis dans le pays.

"Expulser des enfants, ce n'est ni tolérable, ni légal (...), ni conforme à la tradition juive", a déclaré le ministre à la radio publique, indiquant être intervenu à ce sujet auprès du ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï.

"Ces enfants ont grandi en Israël et ne connaissent le plus souvent pas d'autre langue que l'hébreu", a-t-il souligné.

Un millier de personnes avaient manifesté le 18 juillet à Tel-Aviv contre l'expulsion de clandestins et de leurs enfants.

Le ministère de l'Intérieur en Israël a renforcé en juillet la répression contre l'immigration illégale avec l'entrée en action de l'unité Oz.

Des travailleurs clandestins et leurs enfants ont été avertis qu'ils avaient jusqu'au début du mois d'août pour quitter le territoire israélien.

En 2006, Israël avait permis exceptionnellement à 600 familles de travailleurs clandestins avec des enfants de régulariser leur situation.

Selon le ministère de l'Intérieur, 300.000 personnes résident illégalement en Israël sur une population globale de 7,4 millions d'habitants, ce chiffre comprenant 100.000 travailleurs clandestins, leurs familles, des touristes ayant prolongé leur séjour et des
Palestiniens.

LEPARTIULTRA
ORTHODOXESHASS
AUPOUVOIRENISRAËL
SENPRENDVIOLEMMENT
ALADIMINISTRATIONOBAMA

Source :lavoixdunord.fr en ligne le 26 juillet

Israël:


le chef du parti ultra-orthodoxe
au pouvoir stigmatise l'administration US



Le chef spirituel du parti gouvernemental ultra orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yosef, s'en est pris avec une rare violence à l'administration américaine, à cause de sa demande d'un gel de la colonisation israélienne.




"De quel droit ils nous disent: ici on construit, ici on ne construit pas, nous ne sommes pas leurs esclaves", a proclamé l'ancien grand rabbin sépharade d'Israël dans son prêche hebdomadaire, diffusé dimanche par les radios israéliennes.


Il a assuré à cette même occasion les fidèles que le jour venu, le "messie les chassera", ainsi que les "méchants qui se trouvent sur le Mont du Temple", en allusion au culte musulman et à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, sur le site du temple biblique.


Cette prise de position du fondateur du quatrième parti d'Israël (11 sièges sur 120), positionné très à droite, s'inscrit dans une série d'attaques virulentes de la droite israélienne contre l'administration de Washington, prenant plus particulièrement à partie des responsables d'origine juive tels Ram Emmanuel, le chef de l'équipe de la Maison Blanche.


Un nouveau projet d'implantation juive à Jérusalem-est, annexé de facto après son occupation en juin 1967, a provoqué une nouvelle passe d'armes entre Israël et les Etats-Unis sur la colonisation dans les territoires occupés.


"Nous n'acceptons pas que des Juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", annexé de jure depuis 1981, a affirmé dimanche dernier le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.


Il a tenu ces propos après la convocation de l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren, au département d'Etat pour s'expliquer sur ce projet.


L'administration du président Barack Obama exige en vain depuis plusieurs mois un gel total de la colonisation juive pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens.


L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, devrait discuter de cette question lors des entretiens qu'il doit avoir dimanche puis mardi en Israël avec le ministre de la Défense, Ehud Barak, puis avec le Premier ministre.


LECHANTEURCANADIEN
LEONARDCOHEN
EMPÊCHEDETOURNER
ENISRAËL
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 26 juillet


Royaume-Uni :

une manifestation anti-israélienne destinée à persuader Leonard Cohen d'annuler son concert prévu à Ramat Gan au mois de septembre, se déroulera dimanche soir à Belfast, lors de la prestation du chanteur canadien dans la ville

samedi, juillet 25, 2009

LACONTESTATION
CONTRE
LEPOUVOIRIRANIEN
NEFAIBLITPAS

Source : romandie.com en ligne le 25 juillet


Une centaine de rassemblements en soutien
à l'opposition


Quarante jours après l'élection présidentielle iranienne controversée, des rassemblements ont été organisés dans une centaine de villes dans le monde pour dénoncer les violations des droits de l'homme en Iran. Quelque 250 manifestants se sont réunis à Genève.

"Nous demandons la libération de tous les journalistes et des personnes arrêtées pour leurs idées politiques, le respect de la démocratie et la liberté de choisir notre président", a expliqué un membre du Comité suisse de soutien pour la démocratie en Iran. L'Iranien installé depuis cinquante ans en Suisse appelle également à un nouveau scrutin présidentiel.

Les manifestants, dont beaucoup de jeunes, brandissaient des photographies de Neda, la jeune femme tuée par balle par les milices lors d'un rassemblement post-électoral en juin à Téhéran.

Certains participants, réunis devant le siège de l'ONU, préféraient couvrir leurs visages, de peur d'être identifiés par d'éventuels informateurs du régime de Téhéran. Environ 8000 Iraniens vivent en Suisse.

En Iran, le premier vice-président iranien Esfandiar Rahim Mashaie a renoncé à ses fonctions, cédant ainsi aux pressions des conservateurs et à la demande du Guide suprême. Il inflige au président Mahmoud Ahmadinejad son premier revers depuis sa réélection controversée.

M. Rahim Mashaie avait fait scandale en 2008 en affirmant que l'Iran était "l'ami" des Israéliens et des Américains.

LATECHNOLOGIE
ISRAELIENNE
DEPOINTE

ENPOINTE
Source : itesspresso.fr via Newswiree en ligne le 21 juillet




Chip PC(R) Technologies lance une puissante carte Intel (R), créée sur le modèle de client léger d’Atom (TM), qui offre une grande flexibilité, une parfaite gestion et une superbe performance
Communiqués de presse.



HAIFA,

Israel,


- La nouvelle carte pour pc, de la série Windows Embedded Standard 2009, est une carte expansible et intégrée, qui correspond aux caractéristiques de la plateforme, et qui offre une gestion fondée sur des répertoires actifs ainsi qu’une sécurité renforcée

Chip PC Technologies, un leader mondial de la technologie des solutions virtuelles de bureautique et de client léger, a annoncé aujourd’hui la sortie sur le marché de l’EX-PC XPD4741, la nouvelle carte intégrée compacte de la série Windows Embedded Standard 2009. La nouvelle offre comprend le processeur Intel® Atom qui présente les toutes dernières caractéristiques des cartes intégrées Windows et le sublime logiciel de gestion Xcalibur Global. Résultat: un dispositif de gestion dirigée offrant un petit encombrement, une haute performance, et qui consomme peu d’électricité, et qui est la solution bureautique idéale pour les utilisateurs qui ont besoin d’une fonctionnalité haut de gamme, avec des écrans multiples et des applications particulièrement exigeantes. La nouvelle XPD4741 a été spécialement conçue pour des environnements de virtualisation bureautique et de serveurs, qui ont comme support l’amorce PXE, de multiples écrans DVI LCD ainsi qu’une solution réseau sans fil interne en option.

« L’XPD4741 est la carte de client léger la plus intelligente, la plus compacte de la série des cartes intégrées de Windows disponibles sur le marché à fonctionner de manière continue tant dans des environnements virtuels de bureautique que dans des environnements de serveurs », déclare Adi Dulberg, le PDG de Chip PC, « Nous avons fourni des efforts particuliers pour offrir une gestion intelligente par le biais de l’XPD4741, nous l’avons fait dans le cadre de notre portefeuille de solutions de clients légers, incluant notamment les dispositifs CE et Linux. Le logiciel Xcalibur Global XP Client de Chip PC permet une gestion à distance complète reposant sur certaines politiques, à partir d’un service centralisé, dont les statuts des inventaires, les séances de gestion et d’intégration avec un répertoire actif. Elle offre une gestion de la configuration des dispositifs en s’appuyant sur les politiques des utilisateurs et des groupes. Des outils supplémentaires à l’XPD4741: la solution Altiris® Deployment et le serveur de déploiement Microsoft®, qui permettent d’activer le déploiement à distance et de faire la mise à jour des clients à partir d’un service centralisé. Ceci ajouté à son logiciel de gestion sans pareil, l’XPD4741 constitue le client léger de choix pour de nombreuses sociétés ».

L’XPD4741 est disponible sur commande à partir d’aujourd’hui même, à savoir à compter du 21 juillet 2009.

À propos de la société

Chip PC Technologies, leader mondial de la technologie des environnements virtuels de bureautique et des clients légers, fait de l’innovation réalité. Chip PC se spécialise en solutions innovantes de bureautique et couvre toute la gamme, des dispositifs intelligents de bureautique aux logiciels de gestion fondés sur les répertoires actifs.

* Xtreme PC®, Jack PC®, Plug PC® et Xcalibur Global® sont des marques déposées de Chip PC Technologies. Toutes les marques et les dénominations ici mentionnées sont des marques déposées appartenant à leurs propriétaires respectifs.

http://www.chippc.com

Contact éditorial: Mlle Ronit Pasternak, Tél: +972-4-8501-121 e-mail :ronit@chippc.com

Source : Chip PC

MILLEFEUILLE


Le premier jour -1-

ISRAËL
ANNULE
SESESSAISDETIR
DEMISSILES ARROW
Source :israelvalleys.com en ligne le 24 juillet



IRAN - ISRAËL

ECHEC POUR LE SYSTEME
DE MISSILES ARROW-2
ISRAELO-AMERICAIN




Le système Arrow, mis au point conjointement par Israël et les Etats-Unis, a pour finalité de défendre l’Etat juif contre d’éventuels tirs de missiles balistiques de l’Iran ou de la Syrie.



Par Daniel Rouach


Selon le Jerusalem Post : “Des responsables de la Défense israélienne ont annoncé hier que trois essais du système de défense par missiles censé protéger l’Etat hébreu contre toute attaque iranienne ont été annulés”. Le journal Haaretz ne consacre pas sa première page a cet évènement qui a secoué hier IAI e BOEING, deux firmes impliquées dans le projet. La raison est simple : il s’agit d’une affaire de défense nationale et la censure veille. L’image des israéliens “qui vont faire une bouchée des missiles iraniens” a été bousculée.

Toujours selon le JPost : “Selon ces responsables ces essais d’une nouvelle version améliorée du missile “Arrow-2” ont été avortés par le commandement américain au large des côtes californiennes après des problèmes de communication entre le missile et le radar de contrôle.

Au cours de ces essais, le missile Arrow-2 devait intercepter un faux missile iranien “Shihab” mais le commandement américain a stoppé le lancement du missile intercepteur. Le missile “Arrow” est fabriqué conjointement par Israël Aerospace Industries et la division Défense de l’avionneur américain Boeing”.

PROPAGANDE
CONTRE

PROPAGANDE
Source : israelvalleys.com en ligne le 25 juillet


TWITTER ISRAËL

Israël aurait mis en place
une « équipe Internet de combat »
avec un budget de 105 000 €


Difficile de savoir si l’information parue ci-dessous est exacte mais elle est certainement proche de la réalité. En effet, les chiffres mentionnés montrent jusqu’à quel point les israéliens investissent bien peu sur le net pour contrer les équipes pro-palestinienne.


Un article de Jonathan Cook, The National (Copyrights): “Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

Le soutien passionné à Israël qui s’exprime dans les sections interactives des sites Internet, forums, chats, blogs, Twitters et Facebook, n’est peut-être pas ce dont il a l’air à première vue.

Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.

De jeunes Israéliens férus de l’Internet, surtout des soldats fraîchement diplômés et démobilisés dotés de compétences linguistiques, sont recrutés pour jouer le rôle de surfeurs ordinaires, tout en propageant la ligne gouvernementale sur le conflit du Moyen-Orient.

« Pratiquement, l’Internet est un théâtre d’opérations dans le conflit israélo-palestinien, et nous devons être actifs dans ce théâtre, sans quoi nous allons perdre », dit Ilan Shturman, le responsable de ce projet.

L’existence d’une « équipe Internet de combat » est apparue au grand jour depuis qu’elle a été inscrite dans le budget du ministère des Affaires étrangères cette année. Près de 105 000 € ont été réservés à une première phase de développement, et un financement supérieur est prévu pour l’an prochain.

L’équipe sera sous l’autorité d’un vaste département qui traite de ce que désigne le terme hébreu « hasbara », officiellement traduit par « explication publique » mais qui signifie plus couramment « propagande ». Cela inclut non seulement le travail des relations publiques gouvernementales mais des questions plus secrètes que traite le ministère avec une cohorte d’organisations privées et d’initiatives qui font la promotion de l’image d’Israël dans la presse, à la télévision et en ligne.

Dans une interview accordée ce mois à The Calcalist, un journal d’affaires israélien, M. Shturman, vice-directeur du département hasbara du ministère, a admis que son équipe travaillerait clandestinement.

« Nos gens ne diront pas : “hello, je suis du département hasbara du ministère des Affaires étrangères israélien et je voudrais vous dire ceci”. Et ils ne s’identifieront pas non plus nécessairement comme Israéliens, dit-il ; ils parleront comme des surfeurs et des citoyens, et écriront des réponses qui auront l’air personnelles mais seront basées sur une liste préparée de messages développés par le ministère ».

Rona Kuperboim, chroniqueuse pour Ynet, le site d’information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, disant qu’elle indique qu’Israël est devenu « un Etat doté d’une police de la pensée ».



Source: Un article de Jonathan Cook, The National (Copyrights)

ANTISEMITISME
Source : europapax.com en ligne le 24 juillet


Stéphane Guillon:
“je considère que Dieudonné
n’est plus humoriste”


A partir du moment où Dieudonné fait applaudir Youssouf Fofana (ndlr, chef de l'antisémite "gang des barbares", qui a assassiné le jeune Ilan Halimi) sur une scène, je n'ai plus à dialoguer avec lui".
Stéphane Guillon et Frédéric Taddeï sont devenus les symboles d’une certaine liberté d’expression dans l’audiovisuel public. Télérama, magazine intellectuel, qui les a critiqués l’un et l’autre au début de leur carrière, les réunit cette fois pour une interview croisée. Il leur offre même sa couverture. Extraits de l’interview:
(propos recueillis par Erwan Desplanques et Olivier Milot Télérama n° 3106)

“[...) J'avais refusé d'aller sur le plateau de Ce soir (ou jamais !) avec Dieudonné, car je considère qu'il n'est plus humoriste. A partir du moment où il fait applaudir Youssouf Fofana (chef de l'antisémite « gang des barbares ») sur une scène, je n'ai plus à dialoguer avec lui. Ses spectacles me dérangent : on est dans le meeting, dans la haine. Je le dis avec d'autant plus de regret que je l'ai bien connu. J'ai joué chez lui, à La Main d'or. Humainement, comme dans l'écriture, il m'a beaucoup appris.[...]”


Lire l’intégralité de l’entretien
sur telerama.fr

LACRISE
ENIRAN
SACCENTUE
Source : liberation.fr en ligne le 25 juillet



Le Guide suprême iranien ordonne
et obtient le limogeage
du premier vice-président



Le premier vice-président iranien Esfandiar Rahim Mashaie, dont la nomination par le président Mahmoud Ahmadinejad a provoqué un tollé chez les conservateurs, a abandonné ses fonctions, a annoncé samedi l’agence de presse iranienne Fars.

«Obéissant aux ordres du guide suprême, je ne me considère pas comme le premier vice-président mais (…) servirai notre cher peuple comme je le pourrai», a indiqué Rahim Mashaie cité par l’agence Fars.

Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a ordonné au président Mahmoud Ahmadinejad de renvoyer Esfandiar Rahim Mashaie, dont la nomination comme premier vice-président a été largement critiquée chez les conservateurs, avait annoncé vendredi la télévision publique.

«La nomination de M. Esfandiar Rahim Mashaie au poste d’adjoint du président est contraire à votre intérêt et à celui du gouvernement et elle provoquera la division et la frustration de vos partisans», a estimé M. Khamenei dans une lettre à M. Ahmadinejad, citée par la télévision.

«Il faut annuler cette nomination», a ajouté le Guide suprême dans ce courrier dont la date n’a pas été précisée, mais qui est apparue comme le premier revers pour le président depuis sa réélection controversée le 12 juin.

Les conservateurs reprochent à M. Rahim Mashaie d’avoir affirmé en 2008 que l’Iran était «l’ami du peuple américain et du peuple israélien», contrastant avec les attaques verbales de Téhéran contre Israël.

Sa nomination, le 17 juillet, a provoqué une levée de bouclier chez les conservateurs, dont la plupart avaient accordé un soutien sans faille à M. Ahmadinejad lors de sa réélection.

Les appels à son limogeage se sont faits plus pressants ces derniers jours.

«Nous soutenons le président (…) mais nous n’avons jamais dit qu’il était infaillible», a déclaré lors de la grande prière du vendredi Ahmad Khatami, membre de l’Assemblée des experts et proche de l’ayatollah Ali Khamenei.

«Nous aurions souhaité que (l’affaire) n’aille pas aussi loin, au point que le leader ait à se prononcer», a-t-il ajouté dans son sermon retransmis en direct par la radio d’Etat.

«Nous vous avons demandé consciencieusement (dans un premier temps) de revenir sur la nomination du premier vice-président», a-t-il dit. «Maintenant que le leader a exprimé son opinion, il n’y a plus lieu d’hésiter».

MEMOIRE
JUIVE
source : 24heures.ch en ligne le 24 juillet


Une série de BD pour sauver la mémoire

de l'Holocauste chez les jeunes



VARSOVIE

Une bande dessinée historique sur la passion d'une Juive et d'un Polonais et leur tragique évasion d'Auschwitz paraît en Pologne, première d'une série documentée en polonais et anglais sur le camp allemand de la mort. Son but: éveiller l'intérêt des jeunes pour l'Holocauste.



"Il nous semble que l'histoire des camps n'est pas suffisamment transmise aux jeunes générations et, qui plus est, rarement de façon intéressante pour un jeune", a déclaré Beata Klos, co-éditrice d'"Un amour dans l'ombre de la mort".

Ce premier numéro raconte le drame d'Edward (Edek) Galinski, un Polonais non juif déporté dans un des premier transports pour Auschwitz en 1940, et de Mala Zimetbaum, une Juive polonaise prise en 1942 dans une rafle en Belgique.

La connaissance de nombreuses langues a sauvé Mala des chambres à gaz et elle utilise son statut privilégié pour aider les autres.

Edek organise leur fuite le 24 juin 1944 avec la complicité d'un SS, Allemand de Pologne, Edward Lubusch. Ils sont repris le 6 juillet, exécutés publiquement dans le camp en août. Elle a 26 ans, lui 21.

Mala trouvera le moyen de se trancher les veines et d'assainer une gifle ensanglantée à son bourreau. L'héroïsme d'Edek fera se découvrir les détenus présents à sa pendaison, provoquant l'ire des geôliers.

L'historien d'Auschwitz Adam Cyra a vérifié les moindres détails de la vie du camp pour la BD avec l'ancien prisonnier Kazimierz Smolen.

Le dessin au trait rapide, peu soigné, n'épargne pas le lecteur: piles de corps nus décharnés, sadisme des gardiens. Le livre est déconseillé aux moins de 16 ans. Les beaux yeux sombres de Mala adoucissent l'image et évoquent l'humanité qu'ont su faire triompher dans leurs coeurs et leurs actes les trois héros: la Juive, le Polonais, l'Allemand.

"Il faut voir avec quelle noblesse se sont comportées ces trois personnes!", s'exclame M. Cyra. "Je suis heureux que tant que je vis des gens abordent le thème du camp et veuillent dire à son sujet la vérité. Les éditeurs font bien de s'adresser à des témoins vivants", se félicite M. Smolen sur un site internet.

"Toute l'histoire est basée sur des faits absolument réels (...) beaucoup de récits d'anciens prisonniers. C'est uniquement pour cela qu'on a accepté de le distribuer", a expliqué le directeur du Musée d'Auschwitz, Piotr Cywinski.

"70% de nos visiteurs sont des jeunes. Il est difficile de les attirer avec des gros livres d'histoire", dit-il.

"De tels livres gagneront certainement beaucoup plus de jeunes qu'un ouvrage classique et, s'ils sont bien faits, ils ont une immense valeur morale et éducative", a dit le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich, en découvrant la BD.

"Le message principal est que l'Holocauste avait pour but de tuer chaque Juif mais aussi que le régime nazi voulait écraser toute opposition, anéantir des peuples. Les Juifs étaient les premiers sur la liste du génocide mais les Polonais venaient après: Juifs, Roms puis Polonais", a-t-il ajouté.

"Beaucoup de gens ne savent pas qu'à peu près le même nombre de Juifs polonais que de Polonais non juifs ont été assassinés, ce sont les pourcentages qui diffèrent: 90% des Juifs de Pologne d'un côté, 10% de la population polonaise de l'autre", précise le grand rabbin.

Outre des travaux de M. Cyra, Edek et Mala ont fait l'objet de films et de livres dont "Annus Mundi" de Wieslaw Kielar, camarade d'Edek, ou "Mala, une femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau" de Gérard Huber. Ce premier de la série "Episodes d'Auschwitz" paraît en 2.000 exemplaires en polonais, autant en anglais. Le prochain parlera du résistant polonais Witold Pilecki qui s'est fait volontairement interner à Auschwitz et a informé les alliés des atrocités.

Les éditeurs ont créé un site: www.episodesfromauschwitz.pl.

LAMUSIQUE
KLETZMER REINE
DUNFESTIVAL

Source : web-libre.org en ligne le 24 juillet


Musique Klezmer d'Europe Centrale,
à L'Usine de Dijon, le 01 Août 2009


www.web-libre.org/breves/Dijon,7315.html


vendredi, juillet 24, 2009

DANS
LALUCARNE


CE SOIR
ET DEMAIN SOIR
A 20h 45


SUR






DIASPORABLOG
VOUS RECOMMANDE

CHALEUREUSEMENT





REVIVRE
Réalisé par Haïm Bouzaglo



L'ODYSSEE DE L'ESPOIR


Il sera très difficile de quitter cette fresque, cette épopée extraorinaire, ces personnages si divers et si proches les uns des autres, réunis autour d'un seul et même idéal, le seul objectif qui compte, qu'il ne fallait surtout pas râter, qu'il fallait atteindre coûte que coûte : participer à la grande aventure de la création de l'Etat d'Israël. Passer d'un coup d'un rêve deux fois millénaires, promis et inespéré, à la réalité brutale, sans étape de rattrapage, où le temps ne vous appartient plus. Un parcours inifiniment long, semé d'obstacles

Ils seront sur cette traversée du «Yehouda Halévy», l'autre «Exodus», une centaine, partis de Port de Bouc, dans le Sud de la France. Ils viennent d'Algérie, du Maroc, d'autres ont survécu à l'abominable, d'autres encore embarqués avec pour seule intention de revenir sur les traces de leurs ancêtres pour ne pas se couper de leur racine. Ils sont ainsi des milliers de Juifs venus de tous les horizons, avec dans leur unique bagage, leur foi, leur langue, leur culture d'origine, bâtir un Etat dédié à leur Histoire, conforme à cette Histoire, vivre la naissance d'un Etat juif. Vivre et construire l'Etat d'Israël, hâvre pour tous les Juifs.

Ce récit épique, dense, composé de deux séries, chacune de trois épisodes, comporte dans son scénario tous les ingrédients, à égale importance, d'un grand film de fiction. De la violence à à de petites scènes fines de drôlerie, en passant par des moments de grâce et de poésie. Rien ne manque pour attirer l'attention. Pas une image, pas une minute en trop. Emotion et action ne vous lâchent plus.
La fiction est, ici, au service des destins de chacun. Elle permet à chaque personnage de souligner la particularité de son destin, de le rendre attachant, authentique..
La fiction ne nuit pas à la construction de la narration. Elle la conforte, la consolide, tout au contraire. De ces destins individuels, en les regroupant dans un même espace, le producteur, réalsiteur israélien, Haïm Bouzaglo, qui s'est inspiré, pour réaliser cette bouleversante fresque sur ces Juifs portant en eux cette dernière petite flamme d'espoir et de justice qui leur a été confisqué tout au long de leur existence, en fait un lieu d'apprentisage de la solidarité et de la vie collective.
Se dessine déjà, dans ce microcosme d'hier, les contours, les signes annonciateurs de la société israélienne d'aujourd'hui.

Entre histoire et Histoire, «REVIVRE», production franco-israélienne, notons-le, est portée par des comédiens exceptionnels de vérité, de sensibilité, de naturel. On ne cabotine pas. On vit. On croit. Une obsession au bout du chemin: faire revivre cet épopée de l'espoir. On n'est pas prêt d'oulbier de si tôt le visage bouleversant de cette rescapée des camps qu'interprète grandiosement, avec dignité, Marie-France Pisier. Bernard Campan, ce juste, qui accompagne, dans son périple, un jeune juif qu'il a sauvé des raffles durant la seconde guerre mondial, est remarquable de sérénité et de sobriété.
Les seconds rôles, français et israéliens, répliquent eux aussi avec autant de brio et que d'intensité.

C'est une dramatique qui se joue.


«REVIVRE» est un chef-d'oeuvre qui ne peut nous échapper. Un très grand moment de télé comme, seule, elle sait nous les offrir.

Il fait partie désormais de notre mémoire.


Bernard Koch

SUR
LESPLANCHES
Source : lexpress.fr publié lz 4 juillet



Vers toi Terre promise, tragédie dentaire,



REPRISE

au Théâtre MARIGNY*
Salle ELVIRE POPESCO


du 15 septembre au 18 octobre 2009





Imaginez-vous sur le fauteuil du dentiste. Imaginez la roulette atteignant le nerf et votre cri de douleur qui se double d'un éclat de rire noir. Et ce rire vous fait plus mal encore, car il vous a été arraché à votre coeur défendant. Qui oserait s'amuser, en effet, au récit de la souffrance, de la révolte et des nuits blanches de ces parents dont l'une des filles est morte en déportation tandis que l'autre, cachée dans un couvent, refuse de les revoir ? C'est donc l'histoire, vue et commentée par l'auteur enfant, de son dentiste Charles Spodek et de sa femme Clara, deux êtres qui n'ont plus où poser leur tête pour trouver le repos et vont là-bas, « vers toi Terre promise », laquelle ne tiendra aucune de ses promesses. Interprété par un quatuor de comédiens exceptionnels (Clotilde Mollet et Antoine Mathieu, Christine Murillo et Marc Berman), ce spectacle, mis en scène par Charles Tordjman, où l'apitoiement n'a aucune place est une pierre de plus pour le souvenir.


Laurence Liban




*THEÂTRE MARIGNY
Salle Popesco
Carré Marigny
75008 ParisSalle POPESCO :

RESERVATION EN LIGNE
+33 (0)1 53 96 70 20





M° Champs-Elysées

UNENOUVELLE
AFFAIREDESCROQUERIE
DEMANTELEE QUIVISE

UNECOMMUNAUTEJUIVE
AUXETATSUNIS
Source :lefigaro.fr en ligne le 24 juillet



Corruption au sommet dans le New Jersey


New York,
Nathalie Mattheiem


Quarante-quatre personnes ont été arrêtées jeudi dans le New Jersey lors d'une vaste opération anticorruption.

Des maires, des rabbins et des fonctionnaires ont été arrêtés le même jour lors d'un des plus vastes coups de filet jamais lancé dans cet État, connu pour ses relations malsaines entre politique et crime organisé.



Trois maires, vingt-six élus et fonctionnaires locaux, cinq rabbins … En tout, 44 personnes ont été arrêtées jeudi dans le New Jersey lors d'une vaste opération anticorruption qui concerne pêle-mêle blanchiment d'argent, pots-de-vin et trafic d'organes.

Même dans cet État qui sert de cadre à la série télévisée Les Sopranos, consacrée à la mafia, et où 130 personnes ont été arrêtées pour corruption depuis 2001, l'affaire coupe le souffle. Trois cents policiers avaient été mobilisés jeudi pour procéder à l'opération, menée quasi simultanément à 54 adresses de New York et du New Jersey.

Les investigations sur ce vaste réseau de corruption qui aurait des ramifications jusqu'en Israël et en Suisse ont débuté il y a dix ans. L'enquête à été relancée avec le chèque frauduleux de 25 millions de dollars de Solomon Dwek, un promoteur immobilier, arrêté en mai 2006. Il décide de coopérer avec la police.

Sans cacher ses ennuis, ce fils d'un rabbin bien connu de la communauté juive syrienne de Deal, une petite ville de la côte du New Jersey, demande de l'aide à diverses personnes pour soustraire sa fortune à la banqueroute. Un réseau de blanchiment d'argent, dans lequel interviennent trois rabbins de Brooklyn, deux du New Jersey et un banquier suisse, se met en place. Des chèques pour un total de 3 millions de dollars, ostensiblement pour des œuvres, sont recyclés, moins une commission.


De 10 000 à 40 000 dollars

L'affaire se corse quand une des personnes impliquées dans ce blanchiment d'argent met Solomon Dwek en relation avec des responsables locaux. Toujours en collaboration étroite avec les enquêteurs, le promoteur devenu informateur reprend du service et explique à qui veut l'entendre qu'il envisage de construire des tours. Il trouve des interlocuteurs et, très vite, l'argent circule.

Solomon Dwek distribue les dollars par milliers ou dizaines de milliers selon ses cibles. Un inspecteur du bâtiment de l'État, à l'origine de ces contacts, reçoit 40 000 dollars (28 000 euros). Le maire de Hoboken, Peter Camarrano, 25 000 dollars (17 600 euros) en échange de la promesse de modifier des règlements d'urbanisme. D'autres élus perçoivent 10 000 dollars (7 000 euros). Leona Beldini, maire adjointe de Ridgefield, accepte 20 000 dollars pour financer une campagne électorale et dissimule leur origine.

Démocrates ou républicains, noirs, blancs ou latinos, jeunes ou vieux (le benjamin a 28 ans, le doyen 87), les 44 personnes arrêtées représentent toute la diversité du New Jersey. Mais elles ont un point commun, selon Ralph Marra, le responsable de la justice au New Jersey : «Pour tous, la corruption est un mode de vie. Ils opèrent dans une sphère sans éthique».


Trafic d'organes

L'illustration la plus flagrante de ce manque absolu d'éthique est sans doute la mise au jour d'un trafic d'organes. Un des suspects arrêtés à Brooklyn a expliqué à Solomon Dwek, qui disait solliciter un rein pour le parent d'une de ses collaboratrices, qu'il gérait ce genre de transactions «depuis des dizaines d'années». Le rabbin Levy-Izhak Rosenbaum affirmait qu'il pouvait acheter un rein 10 000 dollars en Israël et le revendre ensuite 160 000 dollars (près de 130 000 euros) aux États-Unis.

L'affaire pourrait avoir des répercussions politiques pour le gouverneur de l'État, le démocrate Jon Corzine, en campagne pour sa réélection face à l'ancien responsable (républicain) de la justice, Christopher Christie. «Toute corruption est inacceptable, où que ce soit, quel que soit le moment, par qui que ce soit», s'est-il empressé de déclarer alors que des membres de son administration étaient arrêtés au cours de cette opération lancée jadis par son rival. Les suspects risquent jusqu'à vingt ans de prison pour abus de pouvoir et blanchiment d'argent, dix ans pour prévarication et cinq ans pour trafic d'organes.

UNJUIFPAS
COMMELESAUTRES
Source : liberation.fr en ligne le 23 juillet


Mais qui est donc Sacha Baron Cohen ?


PortraitL’homme reste secret derrière ses avatars. Seule certitude : la satire vise d’abord l’Amérique.



Par PHILIPPE AZOURY



Ceux qui ont découvert Brüno il y a un mois sur le plateau du Grand Journal en parlent encore : notre grand gaillard blond essayait de faire avouer à Denisot un penchant irrépressible pour les garçons et, pour ce faire, se déshabilla et, en l’espace de trois déhanchements, offrit à la vue générale une parure unique : un slip Sarkozy bigarré surmonté d’une trompe d’éléphant - jusqu’ici le musée de la mode n’a toujours pas fait d’offre. D’une certaine façon, on peut dire que les présentations étaient faites. Brüno surgissait dans son élément naturel : le plateau de talk-show. C’est là, en trublion de Channel 4 que le Londonien Sacha Baron Cohen s’est fait connaître dans les années 90, développant quelques doubles maléfiques dont l’inexistence dans le monde réel lui assurait de pouvoir oser débiter des horreurs, et de faire imploser le politiquement correct. Car Sacha Baron Cohen est notoirement fou. D’un point de vue psychiatrique, il développe un sens du dédoublement qui frôle la schizophrénie.

Gonzo. Peu de gens peuvent se vanter d’avoir parlé à Sacha Baron Cohen «en personne». Et encore moins des journalistes. Il ne donne pas d’interviews sous sa véritable identité et fait répondre ses avatars : Ali G, le rappeur bling-bling, Borat, le journaliste kazakh gonzo, et désormais Brüno, fashion victim autrichienne qui rêve de conquérir l’Amérique. Chaque personnage est fondu dans des codes vestimentaires et langagiers décousus, à l’opposé les uns des autres : Baron Cohen a disparu sous les personnages.

Shabbat. Ce qu’on sait de sa vie tient en quelques lignes : le garçon s’apprête à fêter ses 38 ans, est fiancé à l’actrice Isla Fisher et ne possède, paraît-il, aucun humour dès qu’il s’agit de la question juive. Sa réputation de religieux juif orthodoxe, mangeant exclusivement casher et n’utilisant pas son téléphone le jour de shabbat, rejoignant à 18 ans le mouvement des jeunes sionistes de gauche Habonim Dror, et ayant passé une année dans le kibboutz de Rosh Hanikra, ne fait que renforcer l’ampleur de son dédoublement : Brüno est gay et néonazi, tout comme Borat était homophobe… Les cibles du satiriste ont mis du temps à apparaître dans toute leur clarté. Devant l’imposture Ali G, on a d’abord cru à un jeune comique surdoué de plus, qui caricaturait l’utilisation de la culture hip-hop dans la culture mainstream en adorant prendre au piège toute star ou politique - jusqu’à Boutros Boutros-Ghali ! -, prêt à subir toute provoc pour apparaître à l’image, dans un média cool.

Avec Borat, nullité journalistique kazahk découvrant l’Amérique, Cohen s’attaquait tout à la fois à l’Amérique conservatrice de Bush et à la machine médiatique grimée en machine à piéger les gens. Le Kazahkstan, s’estimant tourné en ridicule, a quand même officiellement menacé de poursuivre le garçon pour «usurpation d’identité»… Des figurants d’un village roumain ont aussi commencé à attaquer en justice, s’étant dit manipulés et désignés comme des sauvages par le satiriste.

Bleds paumés. A quoi lui sert Brüno en 2009 ? Sinon à faire hurler les Autrichiens ? A priori, pas à grand-chose. Il est sorti de son giron initial, la mode (premier personnage de Baron Cohen esquissé au début des années 90, il tenait une rubrique fashion catastrophe, intervenant dans les défilés) et quand le film commence il en est juste à rechercher la célébrité. Ce faisant, il rencontre une fois encore l’Amérique. Et c’est en ce point que tout Baron Cohen converge : c’est toujours l’Amérique comme horizon du succès qui est ridiculisée par Borat, par Brüno, par Ali G. Toutes les Amériques, celles des bleds paumés de l’Ohio, où des white trashers fous de catch racontent leurs exploits morbides à la télé, comme l’Amérique des célébrités qui prononcent «adoption»ou «caritatif»avec le soutien psychologique d’un conseiller en image. L’Amérique comme moule d’un monde suspendu aux talk-shows, aux scoops, aux annonces toutes faites, suspendu à une parole spectacle qui a fini par tourner à vide, passant de l’expression libre à l’expression de soi en roue libre. Les années Bush, on l’a compris, lui ont beaucoup profité. Aussi, à part Obama, on ne voit pas qui pourrait arrêter Sacha Baron Cohen.

LAPOLEMIQUE
AUTOURDUPROCES
DUGANGDESBARBARES
SECOUELACOMMUNAUTE
JUIVEDEFRANCE
Source : la newsletter du CRIF via le Figaro diffusée
le 24 juillet



Pour l’honneur
de la communauté juive de France



Les jours que nous venons de vivre ont jeté une ombre bien triste sur la communauté juive de France, sur la place qui est la sienne, sur le rôle qu’elle peut entendre jouer, sur sa relation avec l’ensemble de la communauté nationale. Et c’est moins la colère qui m’amène à prendre la plume, que la volonté de dissiper un malentendu, ou, plus simplement encore, la nécessité de mettre les choses au point.

Ne nous attardons pas sur les faits, qui sont bien connus. En février 2006, survient un événement dans l’histoire de notre conscience nationale- une torture patiente, pratiquée sur un pauvre jeune homme pendant plusieurs semaines, et où les raffinements les plus abjects du sadisme rejoignent les réflexes les plus immémoriaux de l’antisémitisme. Pour que cela fût possible, il a fallu une très longue chaîne de complaisance, de silence, et de complicité.
Trois ans plus tard, se tient le procès, qui devrait être le moment de la vérité, et qui n’est, par la force des choses, que celui de la dissimulation : deux des prévenus étant mineurs au moment des faits, le procès se tient à huis clos.

Pour le dire en des termes clairs, ce huis clos a heurté les Juifs de France, et non pas seulement la modération des peines prononcées. D’abord parce que, ne connaissant par définition pas les dossiers, il aurait été peu opportun de critiquer, la chose jugée. Et aussi parce que certaines peines ont heureusement été très lourdes.

Non, nous n’entendons pas dicter son devoir à la justice. Mais, offensés en tant que Juifs de France par le plus insoutenable des crimes antisémites commis dans notre pays depuis la seconde guerre mondiale, nous avions le droit et le devoir d’espérer que l’occasion d’un procès public se retrouve. Au nom d’Ilan et de sa mémoire, pour sa famille à laquelle nous avons tous le sentiment d’appartenir, nous devons attendre, non pas vraiment un exemple et moins encore un symbole- mais un moment ouvert à tous, et où la société française se regardera elle-même en face, pour tâcher de comprendre comment elle a pu concevoir et élever en son sein des monstres aussi achevés et tranquilles.

Mais le plus pernicieux est ailleurs encore. Le Garde des Sceaux ayant finalement demandé au Parquet de faire appel des peines inférieures aux réquisitions, le bruit s’est répandu, d’abord subrepticement, puis de façon parfaitement assumée, et les faiseurs d’opinion se le sont approprié, pour le faire répéter par mille sentinelles : nous aurions assisté, avec cette affaire, à la victoire d’une force d’influence secrète et déterminée, capable, par la solidité de ses réseaux et la fermeté de ses obstinations, de faire plier jusqu’au gouvernement de la République. Oui, vous avez compris : l’affaire Halimi, c’est le retour, ou plutôt l’émergence aux yeux de tous, dans notre pays, du lobby juif.

Et cela, nous ne pouvons ni l’entendre, ni le supporter, ni l’accepter. C’est l’attaque de trop. Après la haine qui a tué dans une cave, la justice qui fut rendue en secret, voici l’ère du soupçon, qui elle s’ouvre au grand jour.

Nous ne pouvons pas l’accepter, parce que le Garde des sceaux a décidé en conscience, au nom de l’intérêt général dont elle est garante, de faire appel, et que laisser entendre qu’elle ait cédé à des pressions d’ordre communautaire est simplement une agression contre l’idée que l’on peut se faire de la République et de sa dignité.

Mais nous ne pouvons pas l’accepter, surtout, pour une raison très précise, que je vous livre brutalement : il n’y a pas de lobby juif en France. Que les choses soient claires, une fois pour toutes : où les Juifs auraient-ils trouvé les ressources de leur empire souterrain ? D’où pourrait venir leur puissance secrète? De leur nombre ? Ils sont 1% de la population française. De leur argent ? Ne pourrait-on pas tordre enfin le cou de ce mythe effroyable, qui a précisément tué Ilan- et rappeler que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est, en moyenne, supérieur chez les Juifs de France à ce qu’il est dans l’ensemble de la population française ? De leur place dans les médias ? Certains médias qui, précisément, répètent à tout bout de champ que les Juifs sont un lobby…

Les Juifs n’ont pas l’influence qu’on leur prête à dessein. Sinon peut-être en ceci, que, pour une République qui n’a pas oublié son histoire, leur destin est à lui seul un avertissement. Plus que quiconque, ils ont souffert de l’injustice, de la haine, de l’arbitraire, et de l’odieuse alliance de l’indifférence et de la malveillance. Ils sont, pour reprendre l’expression d’Albert Cohen, des professeurs de malheur, et à ce titre une avant-garde : ce qui leur arrive annonce les abîmes où peut s’engloutir ce que l’on nomme notre civilisation. Alors, aux souffrances des leurs, la France peut prêter peut-être une attention singulière. Leur « intérêt » ? C’est celui de la République, leur dignité et leur intégrité engagent celles de tous. C’est cela, leur force, et rien d’autre : s’il arrive que leur cause soit entendue, c’est peut-être après tout, non pas parce qu’elle est défendue par des puissances occultes, mais simplement parce qu’elle est juste.

Si une mémoire blessée tient lieu de lobby, nous pouvons assumer cette accusation. Mais pas davantage. Pour l’honneur de la communauté juive de France.




Pierre Besnainou,
président du Fond Social Juif Unifié,
ancien Président du Congrès Juif Européen

APROPOS
DELACOLONISATION
DESTERRITOIRES
PARISRAËL
Source :rue89.com en ligne le 24 juillet


LES MOTS NE SUFFISENT PAS

POUR STOPPER LA COLONISATION

par HIND KHOURY
Déléguée Générale de la Palestine en France



www.rue89.com/2009/07/24/palestine-les-mots-ne-suffisent-pas-pour-stopper-la-colonisation

LAPAIX
AUBOUT

DUCHEMIN
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 24 juillet


La paix se réchauffe


Maya Bengal – Maariv


« L’initiative de paix arabe peut permettre de parvenir à une paix historique », a déclaré hier soir le Premier ministre Netanyahu au cours de sa visite exceptionnelle à la résidence de l’ambassadeur d’Egypte, à Herzliya, à l’occasion de la fête nationale égyptienne.

La célébration de la fête nationale égyptienne a prouvé une fois de plus qu’Israël fait de gros efforts afin de préserver, d’entretenir et d’approfondir ses relations avec l’Egypte. La plupart des hauts responsables de l’Etat étaient présents : Binyamin Netanyahu et son épouse Sarah, le président Shimon Pérès ainsi que de nombreux ministres et députés, de droite comme de gauche.

Dans son discours, le Premier ministre Netanyahu a placé l’Egypte, et son président Hosni Moubarak, au premier rang du monde arabe, affirmant qu’elle est capable de réunir les pays arabes afin de faire avancer la paix dans la région. Dans l’entourage de Netanyahu on estime qu’il est dans l’intérêt d’Israël de créer un « axe diplomatique fort » avec l’Egypte qui permettra au gouvernement israélien de reprendre l’initiative quand sera publié le plan de paix du président américain, Barack Obama.

Le Premier ministre Netanyahu a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur l’initiative de paix de la Ligue arabe. Il a cependant souligné qu’il n’accepte pas les grandes lignes de l’initiative telles quelles mais les considère comme une base possible pour des négociations. « Israël respecte et apprécie l’effort fait par les pays arabes pour promouvoir la paix dans la région. Et même si ces propositions ne sont pas définitives, elle peuvent créer une atmosphère positive qui permettra de parvenir à une paix régionale globale », a déclaré le Premier ministre.

Le président Pérès a eu droit à des compliments de la part de l’ambassadeur d’Egypte, Yasser Reda, pour son dévouement envers le processus de paix. Pérès a quant à lui fait l’éloge du président égyptien : « Nous saluons tous aujourd’hui le président égyptien, un grand dirigeant, fort, qui préserve la paix et la stabilité au Proche-Orient. Nous avons aujourd’hui une véritable occasion de faire la paix avec les Palestiniens et avec l’ensemble du monde arabe, une paix régionale. Et la personne qui peut mener cette démarche historique c’est le président Moubarak », a-t-il déclaré.

Binyamin Netanyahu s’est joint lui aussi aux compliments, affirmant que la paix entre Israël et l’Egypte est la pierre angulaire des efforts destinés à promouvoir la paix avec les autres voisins d’Israël. « Nous espérons parvenir à la paix avec les Palestiniens et élargir cette paix à l’ensemble de la région. Nous espérons aussi que les pays arabes avec lesquels nous ne sommes pas encore parvenus à la paix rejoindront cet effort colossal. Nous sommes convaincus que le président Moubarak aura le leadership nécessaire pour cela », a déclaré le Premier ministre.

Le Premier ministre a évoqué l’article publié par le prince héritier de Bahreïn dans le Washington Post et dans lequel il a appelé les pays arabes à entamer des pourparlers sur une paix régionale avec Israël. M. Netanyahu a cité le prince qui a écrit : « L’ensemble des parties doivent effectuer simultanément des démarches destinées à bâtir la confiance ». « Je voudrais faire part de mon estime pour le prince de Bahreïn. (…) C’est dans cet esprit que l’on pourra créer une atmosphère dans laquelle on aura le sentiment qu’une telle paix est possible », a ajouté le Premier ministre.

LEHAMAS
METMAINSBASSES
SURLAIDEHUMANITAIRE
Source : la revue de presse de l'Amnassade de France
en Israël diffusée le 24 juillet



Le directeur de l’UNRWA a fui Gaza


Amir Buhbut – Maariv


Les responsables militaires suivent avec inquiétude la montée de la violence qu’exerce le Hamas contre les organisations humanitaires depuis l’opération « Plomb durci », afin de prendre le contrôle des fonds destinés à l’aide humanitaire.

Il y a deux semaines, le directeur de l’UNRWA dans la bande de Gaza, John Ging, a dû fuir la bande de Gaza après avoir reçu des menaces de la part du Hamas car il refusait de se conformer au règles concernant le versement d’argent aux personnes approuvées par l’organisation, a fait savoir un haut responsable militaire.

Ces derniers jours, un document rédigé par le ministère de la Défense concernant la main-mise du Hamas sur l’aide destinée à la population de la bande de Gaza a été communiqué aux ministères des Affaires étrangères et des Finances, aux services de renseignement ainsi qu’à des responsables américains. « Toute aide doit être approuvée par le Hamas qui veut savoir à qui va l’argent afin de pouvoir le contrôler », expliquait hier un haut responsable militaire.

MISEENGARDE
DELADMINISTRATION
OBAMA
AUGOUVERNEMENT
DENETANHYAOU
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France

en Israël diffusée le 24 juillet


Le gouvernement Obama
met en garde Netanyahu :
Toute construction entre Jérusalem
et Maalé Adumim
aura des conséquences désastreuses

Aluf Ben – Haaretz



Le gouvernement Obama a adressé une mise en garde sévère à Israël lui demandant de ne pas construire dans la zone située entre Jérusalem et Maalé Adumim, appelée zone E-1. Dans le message américain il est dit que toute modification du statu quo en zone E-1 aura des conséquences « désastreuses ».

Le Premier ministre Netanyahu s’était engagé par le passé à bâtir le projet controversé. Lors de la visite à Maalé Adumim qui avait ouvert sa dernière campagne électorale, il avait promis : « Je relierai Jérusalem à Maalé Adumim par le quartier de Mevasséret Adumim, E-1. Je veux voir une continuité de quartiers juifs construits ».

Par le passé, Netanyahu a mis en garde que le gel de la construction en zone E-1 permettrait une continuité territoriale palestinienne autour de Jérusalem. A la veille de la formation du gouvernement, la presse avait publié que Netanyahu avait convenu avec le président du parti Israël Béteinou, Avigdor Liberman, d’un dégel de la construction en zone E-1. Cette entente n’a toutefois pas été inscrite dans l’accord de coalition.

La semaine prochaine viendront en Israël trois hauts responsables américains. L’émissaire George Mitchell poursuivra les contacts pour parvenir à une formule concernant le gel de la construction dans les colonies. M. Mitchell débattra également de l’avenir de la construction destinée à la population juive à Jérusalem-est. Le conseiller pour la sécurité nationale, Jim Jones, présidera, avec son homologue israélien Uzi Arad, une rencontre du forum conjoint sur l’Iran. Le ministre de la Défense, Robert Gates, s’entretiendra avec Binyamin Netanyahu et avec le ministre de la Défense Ehud Barak de la situation stratégique dans la région et notamment de la menace iranienne

RACISME
ANTISEMITISME
Source : le site de laLICRA en ligne le 23 juillet


LA LICRA APPELLE FACEBOOK A PRENDRE
DES MESURE CONTRE LES CONTENUS

NEGATIONNISTES


www.licra.org/lactualite/communiques-de-presse/1562-internet-racisme-la-licra-appelle-facebook-a-prendre-des-mesures-contre-les-contenus-negationnistes

PAUSE
Source : le site mondomix en ligne le 24 juillet


Inna de Yard :
le retour aux racines du reggae



La formation Inna De Yard est composée de l'ancienne et la nouvelle génération d'artiste jamaïcains issus de la scène reggar. Dirigé et animé, entre autres, par Earl Chinna Smith, Cedric Congo Myton, The Viceroys, Takana Zion et Winston McAnuff, Ina de Yards propose un retour aux racines du reggae avec un son acoustique épuré, faisant large place à l'expression rythmique et vocale. Reportage lors de leur passage au Cabaret sauvage au printemps 2009.



Laelia Salvan


www.inna_de_yard.mondomix.com/fr/video5329.htm





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UNFESTIVAL
DECINEMA
BOYCOTTE
Source :courrierinternational.fren ligne le 24 juillet


TITRE DE LA REDACTION DE DIASPORABLOG :

"LE REALISATEUR KEN LOACH
BOYCOTTE LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM
DE MELBOURNE POUR PROTESTER CONTRE
DE LA PRESENCE D'UN CO-PRODUCTION
ISRAËMO-AUSTRALIENNE "



Le documentaire qui gêne la Chine


Les organisateurs du Festival international du film de Melbourne, qui commence le 24 juillet, n'ont vraiment pas de chance cette année. Après le boycott de dernière minute du réalisateur Ken Loach, qui proteste contre le financement d'une production australo-israélienne par l'ambassade d'Israël, trois films chinois viennent d'être déprogrammés. Les réalisateurs Zhao Liang, Jia Zhangke et Emily Tang affirment que leur décision n'a aucun rapport avec Pékin, qui avait pourtant exigé la semaine dernière que le documentaire australien 10 Conditions of Love soit retiré de l'affiche.

"Tout cela parce que l'héroïne du film, explique The Australian, est Rebiya Kadeer, autrefois l'une des femmes d'affaires les plus riches de Chine, aujourd'hui présidente du Congrès mondial ouïgour vivant en exil." Les trois réalisateurs assurent que ce n'est pas le documentaire lui-même qui leur pose problème, mais la présence de Kadeer comme invitée du Festival, qui se rend en Australie pour défendre la cause des Ouïgours en Chine. Il faut dire que les relations entre Pékin et Canberra sont très tendues depuis l'arrestation récente, pour espionnage, d'un cadre australien en Chine.

SUR
LEDIFFEREND
ENTREAMERICAINS
ISRAELIENS
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 24juillet


L'EDITO
DE GUY SENBEL



Avec Jérusalem pour histoire



Avec force et détermination, le Premier ministre israélien a rejeté les injonctions de la Maison Blanche sur l’arrêt des constructions à Jérusalem Est. Rappelant l’indiscutable souveraineté d’Israël sur Jérusalem, Benyamin Netanyahou a montré son profond désaccord avec le Président Obama. Jérusalem n’est pas une ’’colonie’’, Jérusalem n’est pas non plus divisible. Des familles arabes résident à l’Ouest, pourquoi des familles juives ne pourraient-elles résider à Jérusalem Est ?

Malgré un refus catégorique exprimé par Benyamin Netanyahou, cette semaine, les pressions internationales n’ont pas cessé en faveur de l’arrêt d’un projet immobilier à Sheikh Jarrah, un quartier de Jérusalem Est.

Le gel des implantations israéliennes que prône Obama concerne aussi Jérusalem, qu’il inscrit désormais à l’ordre du jour de la paix israélo-palestinienne. Bernard Kouchner a repris le flambeau américain, convoquant l’ambassadeur d’Israël à Paris, Daniel Shek, pour le sommer de cesser les constructions immobilières dans les implantations. L’Union européenne et la Russie ont rejoint ceux qui réclament ’’l’arrêt immédiat de la colonisation’’.

Au risque de véhiculer l’image d’un conservateur têtu, Benyamin Netanyahou et sa majorité ne peuvent accepter en bloc une « pax americana » qui diviserait Jérusalem ou entraverait l’accès aux lieux saints. Si des compromis sont possibles dans les régions de Judée et Samarie, l’unité de Jérusalem est un principe acquis pour l’ensemble des Israéliens. Et, à Tel Aviv comme à Beitar, Jérusalem est la capitale éternelle de l’Etat d’Israël.

Au-delà de l’image de son Premier ministre, le gouvernement israélien risque d’être tenu pour responsable de l’échec des négociations, même si, avant qu’elles ne commencent, le Fatah a rappelé jeudi 23 juillet qu’il ne reconnaîtrait pas Israël… Déjà en 1995, Yasser Arafat avait refusé la proposition d’Ehoud Barack, alors Premier ministre, de partager Jérusalem… Inoubliable camouflet politique.

Avec Jérusalem pour histoire, Israël ne parvient toujours pas à faire reconnaître par la communauté des Nations que sa capitale ne se trouve pas à Tel Aviv. Au nom de la rhétorique diplomatique, certains fondamentaux passent à la trappe.

Au cours de son histoire, Jérusalem a connu treize périodes différentes, correspondant aux treize conquêtes qu’elle a subies. Babyloniens, perses, grecs, hasmonéens, byzantins, arabes, croisés, ottomans, britanniques… ont tour à tour conquis Jérusalem par passion ou goût de la domination, massacrant et déportant, détruisant par deux fois le Temple de Jérusalem où les Juifs puisaient leur foi et leur unité.

Les Juifs ont perdu leur pays pendant des siècles. Au plan politique seulement. Ils ne l’ont jamais abandonné physiquement et ils n’ont jamais cessé de revendiquer qu’Israël était leur nation, Jérusalem sa capitale.

Au cinquième siècle, les Juifs de Galilée déclarèrent la ’’fin de l’exil de notre peuple’’, après que l’impératrice Eudecia leur accorda l’autorisation de prier sur les vestiges du Temple. Au sixième siècle, on dénombrait plus de quarante communautés, installées sur l’ensemble du territoire. En 614, les Juifs vainquirent les armées byzantines à Jérusalem, et gouvernèrent la ville pendant cinq ans…

Avec Jérusalem pour histoire, les Juifs accueillirent favorablement les conquêtes arabes, pourvu qu’elles mettent fin à la domination des Croisés. Saladin autorisera la construction des synagogues détruites.

Cité du monothéisme, cité de la paix, l’archéologie de Jérusalem montre les civilisations qui se superposent et les cultures qui s’emboitent. Cité cosmopolite et ouverte, Jérusalem n’est pas pour autant une ’’ville internationale’’.
En 1980, une loi fondamentale votée à la Knesset fait de Jérusalem la capitale éternelle et indivisible de l’Etat juif.

En 1995, le Congrès américain fit passer une loi établissant que Jérusalem devrait être reconnue comme capitale de l’Etat d’Israël. Selon le même texte, l’ambassade américaine devait être déplacée à Jérusalem, avant le 31mai 1999…


Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit. Soldat de Tsahal et citoyen français, il est l’otage du Hamas depuis trois ans, quatre semaines, et deux jours.
A la semaine prochaine,

Guy Senbel.

OBAMA,
SIXMOIS
APRES
Source :lefigaro.fr en ligne le 24 juillet


Obama :
le cap décisif des six mois au pouvoir

Thierry Portes


Élu pour vaincre la crise économique en Amérique et rompre avec l'image des États-Unis laissée par George W. Bush à l'étranger, le nouveau président ne peut encore se prévaloir d'aucun succès tangible.


Entré dans une zone de turbulences, Barack Obama cherche, par un succès sur la réforme de l'assurance- maladie, à maintenir sa relation de confiance avec les Américains.

Candidat de tous les espoirs, de tous les possibles, et auteur d'une formule, «Yes we can», propre à aiguiser toutes les imaginations, Barack Obama est aujourd'hui confronté, six mois après sa prise de fonction, au «retour du réel».

Le doute s'insinue. Grandissent les attentes qui n'ont pas encore été satisfaites. Et la cote de popularité du 44e président des États-Unis vacille. Les américains sont encore 55 % à le soutenir, mais le nombre des mécontents et des sceptiques ne cesse de grossir, selon un sondage de l'Associated Press. L'enquête de Gallup pour USA Today souligne, quant à elle, que la popularité de l'actuel locataire de la Maison-Blanche est désormais moindre que celle de son prédécesseur George W. Bush à la même période de son mandat.

Avec sa décontraction naturelle, Barack Obama avait franchi aisément le cap symbolique des 100 jours au pouvoir. Au printemps dernier, il nageait encore en plein état de grâce. Mais les six mois au pouvoir sont un cap autrement difficile à passer.


Victoire psychologique

Élu pour vaincre la crise économique en Amérique et rompre avec l'image des États-Unis laissée par George W. Bush à l'étranger, le nouveau président ne peut encore se prévaloir d'aucun succès tangible. Même l'homme le plus puissant sur terre n'est pas à même en six mois de régler une crise économique comparable à celle de 1929 ; les guerres en Irak et en Afghanistan, le bras de fer avec l'Iran, celui avec la Corée du Nord ; la brouille avec la Russie, le contentieux israélo-palestinien… Comment une solution aurait déjà pu surgir sur un de ses dossiers ?

C'est encore trop tôt. Mais dans le temps symbolique et médiatique dans lequel sont plongés les électeurs, cela peut être presque trop tard. C'est pourquoi Barack Obama fait aujourd'hui le «forcing» pour passer sa réforme de l'assurance-maladie avant la pause estivale. Ce succès trancherait avec l'échec de Bill et Hillary Clinton dans ce même domaine. Et en attendant que les effets de cette réforme ne se fassent sentir - un creusement des déficits, prédisent les républicains, un retour de la confiance, répond la Maison-Blanche - le vote par le Congrès serait une victoire psychologique permettant à Barack Obama d'à nouveau affirmer : «Yes, we can».

L'heure n'est pas venue de faire la liste des promesses non tenues. Mais on peut commencer à douter que Barack Obama parvienne à fermer la prison de Guantanamo, comme il s'y était engagé, un an après son arrivée au pouvoir. Seuls onze détenus ont à ce jour été libérés. Le retrait des troupes d'Irak d'ici à fin 2011 est un objectif encore incertain. Le système de régulation financière, qu'il a juré de mettre en place, est toujours âprement combattu par les milieux bancaires et financiers. Et, comme l'avouait récemment le responsable du budget à la Maison-Blanche, dans le domaine économique et social, «il faut être patient».

RACISME
Source : lefigaro.fr en ligne le 23 juillet


Polémique après l'arrestation
d'un prof Noir de Harvard

Caroline Politi



Barack Obama a provoqué des remous en qualifiant de «stupide» le comportement de la police, après l'arrestation de cet éminent professeur d'université.


L'arrestation d'un éminent professeur de l'université de Harvard, proche de Barack Obama, relance la question du racisme aux Etats-Unis. L'affaire remonte à la semaine dernière. Le sergent James Crowley se rend au domicile de Henry Louis Gates Jr. à la suite de l'appel d'une voisine, qui affirme avoir vu «deux Noirs avec des sacs à dos» tentant d'entrer par effraction. Il s'agit en vérité d'Henry Louis Gates Jr., de retour d'un voyage à l'étranger, et d'un ami qui essayent de forcer la porte d'entrée, qui est coincée.


Au moment où le policier blanc arrive, Henry Louis Gates Jr. est à l'intérieur de la maison et lui montre des preuves attestant qu'il s'agit de son domicile. Mais il n'obéit pas à l'agent qui lui demande de sortir, et après un échange de mots, il est interpellé. Selon la police de Cambridge (Massachusetts), le professeur a refusé dans un premier temps de montrer ses papiers d'identité et a accusé le policier de racisme, s'exclamant : «Voilà comment on traite les Noirs aux Etats-Unis ! ». Henry Louis Gates Jr. a été accusé de trouble à l'ordre public, avant que les poursuites ne soient abandonnées mardi. Depuis, l'enseignant demande au policier qui l'a interpellé de lui présenter ses excuses.

Barack Obama, d'habitude prudent sur la question raciale, a pris le parti du professeur, qui est l'un de ses amis. «La police a agi de façon stupide en arrêtant quelqu'un alors que la preuve était faite qu'il était chez lui», a-t-il déclaré lors une conférence de presse mercredi. Cet incident est le signe que «la race reste un facteur important de notre société », a poursuivi le président des Etats-Unis.


«Obama est à côté de la plaque»

Cette affaire, particulièrement médiatisée car c'est la première fois que Barack Obama s'exprime de façon aussi tranchée sur la question du racisme, a fait la Une des médias américains. Le président, «conscient des progrès incroyables qui ont été faits» depuis son élection, a cependant relevé : «La police arrête, depuis très longtemps, des Africains-américains et des Latinos de façon disproportionnée ». A l'heure actuelle, un jeune noir sur neuf est en prison aux Etats-Unis.

Le sergent Jim Crowley qui a arrêté l'universitaire, a refusé de lui faire des excuses et s'est déclaré profondément «déçu» par les propos de Barack Obama, qui, selon lui, est «à côté de la plaque». Le policier s'est défendu dans les médias d'être raciste en racontant, qu'il n'avait pas hésité à faire du bouche-à-bouche à Reggie Lewis, un célèbre basketteur noir, pour le sauver.

Les propos du président et notamment ses paroles sur l'attitude de la police ont suscité une vive polémique dans les médias et sur les blogs. Si de nombreux experts, à l'instar de Ralph Richard Banks, un professeur de droit à l'université de Sanford, interrogé dans le New York Times, estiment que cette arrestation est le symbole de la discrimination raciale aux Etats-Unis, d'autres se sont montrés réticents à l'initiative pris par le Président. Un avocat invité sur ABC News a ainsi estimé que les « propos calomnieux » de Barack Obama faisaient du tort à la police et créaient une tension dans le pays. Les citoyens ont également pris part au débat. Des sondages mis en ligne dans l'Etat du Massachussetts montrent qu'une large partie de la population prend la défense du policier.

Jeudi, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a déclaré que Barack Obama ne regrettait pas ses propos mais tenait à préciser qu'il n'avait en aucune façon traité le policier de «stupide». Le président pense qu'à partir du moment où il est devenu clair qu'Henry Louis Gates Jr. n'avait rien d'un suspect, l'apaisement aurait dû prévaloir des deux côtés, a souligné Robert Gibbs.

jeudi, juillet 23, 2009

PAROLES
DEPAIX

Source : lenouvelobs.com via l'Agence Reuters
en lignele 23 juillet


Netanyahu espère "sceller la paix"
avec les Palestiniens



HERZLIYA,
Israël



Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu déclare qu'il espère sceller prochainement la paix avec les Palestiniens et salue le possible point de départ offert par les ouvertures arabes.

Ces commentaires interviennent à la suite d'une nouvelle visite au Proche-Orient de l'émissaire américain dans la région, George Mitchell, chargé par le président Barack Obama de conduire les deux parties à reprendre langue.

"Nous espérons, dans les mois et les années à venir, sceller la paix avec les Palestiniens et l'élargir à une paix régionale plus large", a-t-il dit lors d'une réception près de Tel Aviv marquant la fête nationale de l'Egypte.

Il n'a cependant donné aucune précision sur la manière dont il compterait relancer des discussions de paix actuellement au point mort.

Benjamin Netanyahu n'a pas davantage mentionné la question de la colonisation juive en Cisjordanie, point de discorde majeur et objet de pressions américaines sur son gouvernement.

Nabil Abou Rdainah, conseiller du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a dit à Reuters que les Palestiniens étaient prêts à reprendre "immédiatement" les discussions, sous réserve qu'Israël gèle la colonisation.

Malgré les appels en ce sens des Etats-Unis, le gouvernement Netanyahu refuse de mettre un terme à ce qu'il nomme la "croissance naturelle" des implantations juives en territoire occupé. Quelque 500.000 colons vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où résident trois millions de Palestiniens.

Le Premier ministre israélien a en outre posé des conditions strictes à l'éventuelle création d'un Etat palestinien, dont sa démilitarisation.

Au cours de son discours, jeudi, il a dit accorder une grande valeur aux avis formulés la semaine dernière par le prince héritier du sultanat de Bahrein, Cheikh Salman ben Hamad al-Khalifa, dans le Washington Post, sous le titre: "Les Arabes doivent parler aux Israéliens".

"Je voudrais dire que j'apprécie", a dit Netanyahu, citant ensuite un passage de cette tribune où le prince bahreini appelait "toutes les parties à agir de bonne foi pour que la paix ait une chance".

Benjamin Netanyahu a également fait référence à une proposition arabe qui suggérait un retrait israélien des territoires conquis en 1967, durant la Guerre des Six jours - une condition rejetée par Israël.

"S'il ne s'agit pas d'offres finales, alors je crois que cet esprit peut contribuer à créer une atmosphère dans laquelle une paix globale est possible", a-t-il dit.



Dan Williams,


version française
Jean-Stéphane Brosse
et Grégory Blachier

LACRISE
ENIRAN
Source : editowebmagazine.eu en ligne le 23 juillet
via l'Agence Reuters


Arrestation du beau-frère
de Mir Hossein Moussavi



Le beau-frère de Mir Hossein Moussavi fait partie des centaines de personnes arrêtées lors de la répression des manifestations de l'opposition après la présidentielle du 12 juin en Iran, a annoncé jeudi l'épouse du candidat réformateur.



La femme de Mir Hossein Moussavi, Zahra Rahnvard, a déclaré à l'agence semi-officielle ILNA que son frère, Shahpour Kazemi, un ingénieur en communications de 62 ans, avait été arrêté il y a plus d'un mois. Elle a mis en garde les autorités contre toute publication d'"aveux forcés" de son frère ou d'autres détenus.

"Nous avons tenté tous les moyens légaux et pacifiques pour tenter d'obtenir sa libération et celle d'autres détenus", a-t-elle dit, expliquant qu'elle avait choisi de rendre publique l'arrestation à la suite des accusations lancées par certains responsables iraniens contre son frère. Ce dernier est "apolitique" et "les accusations d'incitation aux troubles ou de liens avec des étrangers (...) sont inconcevables", a-t-elle dénoncé.

Plus de 500 personnes, parmi lesquelles des réformateurs, des avocats des droits de l'Homme, des journalistes et des militants, restent incarcérées en Iran à la suite de la répression des manifestations de soutien à Mir Hossein Moussavi, officiellement battu par le président sortant, l'ultraradical Mahmoud Ahmadinejad lors de la présidentielle contestée du 12 juin. Le candidat réformateur a demandé l'annulation du scrutin, dénonçant des fraudes.

Certains responsables conservateurs ont affirmé que des détenus avaient avoué être au service d'"ennemis étrangers" pour alimenter les manifestations et fomenter une "révolution douce" contre le régime. L'opposition rejette ces accusations et dénonce de faux aveux extorqués sous la torture ou les mauvais traitements.

CULTUREZ
-VOUS
Source.ouestfrance.fr en ligne le 23 juillet


Louise Ebrel, passionaria du chant breton



À Quimper,
Louise Ebrel chantera, entourée de ses amis musicaux.



Ses copains musiciens la surnomment « Louise Attaque ». Samedi à Quimper, le festival de Cornouaille lui offre une carte blanche.

En breton, son nom veut dire « avril ». À bientôt 77 printemps (le 27 juillet), Louise Ebrel, fille d'Eugénie, a repris le flambeau des soeurs Goadec, à qui Alan Stivell avait offert la scène de Bobino dans les années 1970.

« Chez nous, on a toujours chanté : ma mère, mes tantes (les fameuses soeurs Goadec) avaient un répertoire formidable. Mon père aussi, qu'on entendait à un kilomètre à la ronde quand il revenait de la foire aux chevaux de Carhaix. »

C'est à Treffrin qu'elle est née, Louise. À quelques encablures du fief actuel du festival des Vieilles Charrues de Carhaix, dans les années 1930. « Mon premier jour de classe à Trebrivan, comme j'ai parlé breton avec une petite copine, l'institutrice m'a enfermée dans un cagibi : ça marque ! » Surtout à 6 ou 7 ans. « Pour le certificat d'études, se souvient-elle, comme le maître ne savait pas chanter, c'est moi qui dirigeais le chant. J'avais 10 ans ». Jeune fille, Louise a connu, à Paris, le statut d'employée de maison, « dans ces familles qui vous font coucher dans un coin de salon et manger les restes de leurs repas ».

Mouloudji et kan ha diskan

Travaillant dans la restauration, elle exerce ses talents d'interprète sur les chansons à la mode de l'époque : Mouloudji, Piaf, Luis Mariano. « En fait, je n'osais pas chanter en breton, intimidée par la notoriété de mes tantes et de ma mère. » Et puis, un jour, Louise décide de pousser la porte d'un stage de chant, animé par Yann-Fanch Kemener, l'une des grandes voix masculines de la gwerz et du kan ha diskan (mélodie, et chant à répondre).

Depuis, des dizaines de scènes ont vu passer, jamais sans la moindre partition, Louise Ebrel. Pendant quinze ans, elle s'est produite aux côtés de Denez Prigent, puis d'Ifig Flatrès, ou encore de sa petite-cousine, Annie Ebrel. Accompagnée par des musiciens aussi : ceux du groupe Dremmwel, de Red Cardell et, plus récemment, par les Ramoneurs de Menhirs. Pour ceux qui n'y auraient pas encore assisté, la rencontre scénique entre la tonique septuagénaire et la bande à Loran, guitariste des Béruriers noirs, vaut, croyez-nous, le déplacement. Si vous n'êtes pas allergiques à la punk gavotte, naturellement.

Samedi, sur la grande scène du festival, Louise Ebrel a décidé de rassembler tous ses amis musicaux, pour, le temps d'une soirée, évoquer ce parcours atypique. Et retrouver, qui sait, ses inoubliables émotions enfantines. Quand son paysan de père faisait, en rentrant par les bois, s'arrêter ses six gamins, pour écouter respectueusement chanter les grenouilles.


Ronan GORGIARD.

UNGOUVERNEMENT
ISRAELIEN
ENPLEINTANGUAGE

Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 23 juillet


Une coalition fissurée


Tzvika Brott, Yuval Karni et Itamar Eichner
Yediot Aharonot

Depuis la formation du gouvernement, il y a quatre mois, la coalition de Binyamin Netanyahu n’a jamais eu l’air aussi accablée, extenuée et instable qu’hier. Des luttes politiques internes, un relâchement de la discipline au sein de la coalition et surtout la confusion qui y règne ont mis hier le Premier ministre dans un grand embarras lorsqu’il a voulu soumettre le projet de loi sur la réforme de la Direction des Terres d’Israël au vote de la Knesset. Plusieurs ministres de son gouvernement dont les travaillistes et le vice-premier ministre Moshé Ya’alon se sont absentés du vote, d’autres députés des partis de la coalition se sont tout simplement volatilisés, et Netanyahu a donc été contraint de reporter à la semaine prochaine le vote de cette réforme et d’annoncer que cette fois-ci, les ministres ou vice-ministres qui ne soutiendront pas la loi seront limogés d’office.

Cette réforme de la Direction des Terres d’Israël est le « bébé » de Netanyahu et constitue l’une de ses principales promesses électorales. Une commission extraordinaire de la Knesset, présidée par le député Carmel Shama, l’a préparée en vue des deuxième et troisième lectures et hier, le Premier ministre Netanyahu et le président de la coalition Ze’ev Elkin l’ont soumise au vote de la Knesset. Malheureusement, ils n’avaient pas vérifié qui était contre, qui était pour et qui se trouvait à l’étranger et ne pouvait donc pas voter. « Ils n’ont, tout simplement, pas fait leurs devoirs », a expliqué un responsable du Likoud, avant d’ajouter : « si bien que même Moshé Ya’alon a décidé de déserter ».

Binyamin Netanyahu ayant compris que sa majorité est trop fragile, le gouvernement a demandé le report du vote. Selon le règlement de la Knesset, on ne pourra voter ce projet de loi qu’à partir de mercredi prochain.

L’un des ministres du Likoud a indiqué après ce vote qui n’a pas eu lieu : « Ce qui s’est passé témoigne d’une non-gouvernance de premier degré, qui ne cesse de s’aggraver. Il y a là deux problèmes que l’on n’a pas su affronter : une défection totale des travaillistes et le phénomène des députés « rebelles » du Likoud, qui se sont joints à Ya’alon ».

Pour tenter de retrouver son honneur perdu, le Premier ministre a menacé hier ses ministres : « Ceux qui ne soutiendront pas, lors du prochain vote, la loi sur la réforme des terres, seront limogés ». Un responsable du Likoud explique qu’il s’agit là « d’une réforme révolutionnaire que les Israéliens attendent impatiemment, et nous allons la faire passer dans les prochains jours. Tout membre de la coalition qui voudrait faire un tour de force, nous l’invitons à donner sa démission et à rejoindre les rangs de l’opposition ».

Suite à cet échec, Binyamin Netanyahu a réuni ses conseillers et ses ministres, leur exprimant sa déception face à l’attitude de Moshé Ya’alon. Il a ensuite téléphoné au ministre de la Défense, Ehud Barak, qui passe actuellement des vacances à Paris, pour protester contre le comportement des travaillistes. Ce dernier lui a promis que la semaine prochaine, ses ministres et vice-ministres voteront pour. En revanche, Moshé Ya’alon n’a pas l’intention de se rétracter : « Le Premier ministre connaît bien ma position de principe ; je ferai en sorte que les terres ne puissent pas être vendues mais données à bail emphytéotiques ».

MEDIATIC
Source : rue89.comen ligne le 23 juillet


Paul Nahon ne dirige plus l'info
de France 3


Par
Augustin Scalbert



Le directeur général adjoint de France 3 en charge de l'information, Paul Nahon, a quitté la semaine dernière le poste qu'il occupait depuis quatre ans pour ne plus le reprendre, selon des informations de Rue89. Il sera en partie remplacé par Jérôme Cathala, 49 ans, ancien directeur régional de France 3 Sud.

Jérôme Cathala devient, à compter du 23 juillet, « directeur des journaux télévisés de France 3, […] avec la responsabilité de la rédaction nationale, de la direction de la coordination des rédactions de France 3, afin de renforcer la cohésion du réseau, en vue notamment de la nouvelle offre d'information de 18h30 à 20h, à la rentrée », selon un communiqué de France 3 publié mercredi soir.

Paul Nahon, 62 ans, reste directeur général adjoint de la chaîne, et devient « directeur des magazines d'information de France 3 ». Il conserve son rôle de coordonnateur des magazines d'information dans le cadre de la
transformation des différentes chaînes de France Télévisions en
entreprise unique.

Cette apparente scission de l'ancienne fonction de Nahon serait « transitoire », selon une source interne.

L'ex-directeur de l'information avait dit il y a quelques semaines à Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, les numéros 1 et 2 de France Télévisions, qu'il souhaitait « passer à autre chose ». Ces derniers temps, notamment, il avait eu maille à partir avec les journalistes, qui craignent une fusion des rédactions de France 2 et France 3.

ENSOUVENIR
DE....


GUILAD SHALIT


DIMANCHE 26 JUILLET à 11H

LA COMMUNAUTE JUIVE DE CRETEIL VOUS CONVIE A LA CEREMONIE DE POSE
DU PORTRAIT DE GUILAD SHALIT AU FRONTON DE

LA MAISON COMMUNAUTAIRE
Rue du 8 mai 1945
94000 CRETEIL

A la sortie du métro : CRETEIL-PREFECTURE


SOYEZ NOMBREUX A LA REJOINDRE!

DANS
LALUCARNE


CE SOIR
ET DEMAIN SOIR
A 20h 45


SUR















Jérome Quivrin (Dov, membre de l a Hagana)


















Bernard Campan (le juste) - Julien Frison (jeune juif sauvé des raffles)


ART



«L'ANNIVERSAIRE DE LEILA»
Film palestinien de Rashid Masharawi



TERRITOIRES PALESTINIENS,
L'ENVERS DU DECOR


Le cinéma palestinien est un cinéma d'engagement politique. Un cinéma de combat né sur les ruines du conflit qui oppose, depuis plusieurs décennies, le peuple palestinien à l'Etat d'Israël. Le cinéma a fait naître chez de nombreux jeunes intellectuels palestiniens, un besoin ardent de témoigner de leurs malaises, de rapporter le mal de vivre de la société palestinienne dont ils sont les portes-paroles, de haut en bas de l'échelle, toutes générations confondus. Témoigner autement qu'à travers des images fugitives que réclame la réalisation d'un reportage télé. Image, qui pourtant, fait partie intégrante de ce conflit interminable. Tant il est instrumentalisé par les uns, manipulé par les autres. Image-cliché qui finit écrasée sur les fracas des bombes et des roquettes, des deux côtés d'une frontière indéfinie et difffusée simultanément à travers lesJT du monde entier.

Les cinéastes palestiniens ne pouvaient en rester là. Et se contenter du service minimum.

Ils ont vite su faire le saut et se sont rapidement adaptés au film de fiction, seul mode d'expression capable de faire entendre leur voix, à imprimer le regard qu'il porte sur leur propre réalité, et à développer leur inspiration artistique. Non, sans les difficultés économiques d'une cinéma naissant. Le cinéma palestinien a très vite convaincu de jeunes producteurs, allemands, anglais, belges, et on ne le sait pas assez, israéliens, et très vite aussi s'est vu être invité dans les Festivals de cinéma les plus prestigieux de la planète où leurs oeuvres ont été particulièrement remarquées par le public et la critique cinéfilique. Beaucoup d'entre ont remporté des trophés.
C'est ainsi qu'ont pu être découvert des réalisateurs comme Michel Khleifi qui reçut pour «Noces de sang» en 1987, lePrix de la critique internationale au Festival de Cannes et Elie Suleiman qui obtint en 2002 pour son film «Intervention Divine», le prix du jury au Festival de Cannes.

De «Couvre-feu» à son nouveau film «L'ANNIVERSAIRE DE LEILA», en passant par «Haïfa» et «Ticket pour Jérusasalem», Rashid Masharawi s'engage dans un cinéma social où si le conflit israélo-palestinien en est le moteur, n'en est pas pour autant au centre du décor, pas plus qu'il n'est au centre du discours.

Avec sa dernière fiction «L'ANNIVERSAIRE DE LEILA», le réalisateur palestinien va un peu plus loin dans sa démarche de cinéaste. Si le conflit n'est pas tout à fait absent du corps de son scénario, il apparaît, cette fois, en filigrane, en courtes évocations. Il regarde, néanmoins, la société palestinienne en face. Il fait le constat d''une société en déliquescence, qui a perdu ses points de repert, et pis encore, le sens du droit chemin et de la justice. L'ANNIVERSAIRE DE LEILA est l'occasion; pour Rashid Masharawi, de parcourir la société palestinienne, de lavoir évoluer, avec ses individualités et les complexités de la vie quotidienne. Une société qui rêve d'un Etat promis, mais qui ne semble pas encore pas prête à l'accueillir.

Non, tels qu'ils défilent, les personnages-clés de ce film, surprenant à plus d'un titre, et courageux, les Palestiniens sont bien éloignés, dans leur esprit et dans leur comportement, de cet Etat indépendant qu'ils cvonvoitent tant. Une amère réflexion sur une société profondément en crise. Le conflit Israël-Paletine ne suffit plus à justifier la situation de délabrement dans laquelle la société palestinienne s'est engluée. Rashid Masharawi n'hésite pas à mettre en cause le systèmeen place et les rivalités âpres entre le Hamas et l'autorité palestinienne.

Dans une scène du film, la confusion dans les esprits du peuple palestinien est troublante. Un attentat survient à quelques mètres d'un bistrot du village occupé par plusieurs de ses habitants. La télévision palestinienne diffuse les images cruelles de cet attentat. Accourus sur le lieu de l'attentat, des personnages en treillis. Sont-ce des soldats Amércians? Des soldats de l'armée israélienne?
Non! Ce sont des milices du Hamas aura reconnu l'un des clients du bistrot.

Le réalisateur de «L'ANNIVERSAIRE DE LEILA» brosse d'une manière saisissante une terrible réalité d'un monde défait, anéanti, bien peu tourner vers le futur.
Alors Abou Leila, celui qui nous sert de guide dans lefilm, revenu au pays avec la ferme attention d'aider son peuple à se reconstruire, en reprenant son poste de juge qui lui ait refusé, n'aura qu'une idée en tête, retrouver le plutôt possible la cellule familiale et souhaiter ce jour-là un joyeux anniversaire à sa fille qui vient de fêter sa huitième annnée. Un Abou Leila incarné par un Mohamed Bakri, magistral, avec ce visage buriné, altier à la Clint Eastwood, bouillonnant de l'intérieur, serein à l'extérieur. L'une des stars du cinéma palestinien et... israélien.


Rashid Masharawi réalise ici, avec brio, une oeuvre salubre, salutaire où le vécu est l'envers de la fiction. Une oeuvre sociale qui n'est pas sans rappeler le cinéma réaliste italien des années 50 – 60 (Victoria de Sica, Dino Risi,...)

Un cinéma palestinien «nuovo».


Bernard Koch

mercredi, juillet 22, 2009

POUR
LALIBERATIONDE
CLOTILDEREISS
Source : lexpress.fr en ligne le 22 juillet


LES UNIVERSITAIRES IRANIEN SE MOBILISENT
POUR CLOTILDE REISS


www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/les-universitaires-se-mobilisent-pour-clotilde-reiss_776124.html?XTOR=EPR-181

LACRISE
POLITIQUE
ENIRAN
Source : ouestfrance.fr en ligne le 22 juillet


Iran :
le long chemin de la démocratie



Après le scrutin présidentiel truqué en Iran et la répression des manifestations à Téhéran, deux leçons peuvent être tirées.


Première leçon : l'Iran, qui fut le berceau de l'islamisme politique depuis la révolution religieuse de1978, a rompu avec cette idéologie. Le régime, qui continue de parler en son nom, n'a plus l'emprise qu'il avait sur la population. Son discours est désormais nationaliste, populiste, antisioniste et, de là, antisémite. Il est archaïque culturellement, il en appelle à la fermeture, et son pouvoir tient à un mélange de clientélisme (redistribution de l'argent du pétrole) et de répression. La synthèse mobilisatrice de la religion et de la politique ne fonctionne plus, c'est désormais d'autre chose qu'il s'agit.

Il ne faudrait pas en déduire que l'opposition a rompu avec la religion. En fait, la rupture est avec la plupart des mollahs et des ayatollahs, elle n'est pas avec la foi proprement dite. Les Iraniens sont de plus en plus nombreux à souhaiter participer à la modernité, ils veulent pouvoir écouter de la world music, ils se passionnent pour le sport, ils n'acceptent plus les interdits qui pèsent sur l'amour et la sexualité, ils veulent entrer dans la mondialisation. Celle-ci ne leur fait pas peur, elle est, au contraire, ce dont ils rêvent et qui leur est interdit par le pouvoir. Il n'y a, dans l'opposition, aucune nostalgie relative au passé qu'incarnait le Shah ; personne n'en appelle à la modernisation à marche forcée et encore moins à la brutalité qui l'accompagnait.

Deuxième leçon : l'opposition qui s'est exprimée lors de l'élection présidentielle est profondément démocratique, même si elle ne met pas toujours la notion de démocratie en avant. Elle n'est pas tentée de prendre le pouvoir par les armes, elle n'est pas violente, elle n'est pas révolutionnaire. C'est ce qui explique ses difficultés à maintenir une action de rue visible. Quand un mouvement est attaché aux valeurs de la démocratie, il ne peut pas utiliser les ressources de l'antidémocratie, recourir à l'intimidation, au mensonge, à la terreur. Mieux même : il éprouve de la peine à comprendre que ces ressources soient mobilisées par le pouvoir.

Il est possible que certains, par déception, vivent si mal la situation présente qu'ils décident de plonger dans la clandestinité, s'arment, dérivent vers le terrorisme, mais ce ne peut être que marginal. Le caractère démocratique de l'opposition la rend imperméable à ce type de logique. Conséquence déjà perceptible : le régime n'a pas de difficulté majeure à faire fonctionner ses appareils de coercition, à bâillonner la société, à interdire toute expression libre et, ainsi, à s'installer pour durer.

L'exemple polonais de Solidarnosc est là pour nous aider à réfléchir. Vers 1980-1981, ce puissant mouvement social a contraint le régime à se montrer pour ce qu'il était devenu : non plus l'expression d'un mouvement communiste mobilisateur, mais celle d'une junte militaire sans emprise, incapable de susciter des dynamiques populaires en sa faveur. Interdit d'existence légale par le coup de force du général Jaruzelski, le 13 décembre 1981, ce mouvement a dû attendre la fin des années 1980 avant de voir son pays entrer dans l'ère de la démocratie. Il en est de même en Iran. L'opposition vient de démontrer l'épuisement de l'islamisme politique, mais il faudra longtemps avant que l'on puisse voir la démocratie s'imposer.



(*) Sociologue, École des hautes études en sciences sociales.


Michel Wieviorka (*)

OBAMA
ETLESJUIFS

Source : liberation.fr en ligne le 21 juillet


Obama bouscule les frontières des lobbys juifs


La fermeté du Président sur la colonisation donne un nouveau souffle aux pacifistes.


Par MARIA PIA MASCARO

New York,




Le durcissement des relations entre les Etats-Unis et Israël sur les colonies juives à Jérusalem-Est et en Cisjordanie a mis au jour les divisions au sein de la communauté juive américaine. L’appel de Barack Obama à un gel total de la colonisation n’avait pas vraiment étonné. Steven J. Rosen, ancien directeur de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le tout-puissant lobby juif à Washington, le prédisait dans un article paru dès janvier. En revanche, la fermeté affichée par le président américain et sa volonté de mettre sur la place publique ce différend avec le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a surpris.

«Je ne sais pas ce que le Président gagne en critiquant explicitement Israël, d’autant que le contentieux sur les colonies entre les Etats-Unis et Israël est vieux de quarante ans. Si Obama obtient des concessions des pays arabes, l’ouverture d’un bureau commercial saoudien à Tel-Aviv par exemple, alors cela vaut peut-être la peine, mais il est trop tôt pour le dire», commente Martin Raffel, vice-président du Jewish Council for Public Affairs, une organisation regroupant les principales associations juives américaines. Si ce spécialiste ne met pas en cause l’engagement d’Obama pour la sécurité d’Israël, il reconnaît que l’«incertitude» prévaut dans la communauté juive.


Priorité absolue.

«Critiquer ouvertement Israël, c’est simplement hors de question pour la majorité des juifs américains. Nous, nous pensons au contraire que les amis sont là pour vous dire la vérité, même quand elle est difficile», se démarque Isaac Luria, président des campagnes de Jstreet, le nouveau lobby juif de gauche, qui se dit allié d’Israël mais estime que la création d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat hébreu est une priorité absolue. Il soutient aussi la position d’Obama sur les colonies, qui «sapent la légitimité d’Israël sur la scène internationale».

L’AIPAC, pour sa part, fait l’impasse sur la question, en public du moins. Mais le compte rendu de la visite de Nétanyahou à Washington, en mai, en dit long sur sa position : pas un mot sur le différend à propos des colonies. Les exigences posées aux pays arabes et aux Palestiniens sont, en revanche, relayées dans les moindres détails. Ce parti pris n’étonne pas le chroniqueur du New York Observer, Steve Kornacki, qui écrit que «l’AIPAC défend et fait la promotion du gouvernement au pouvoir en Israël auprès de l’opinion américaine».

Longtemps considéré comme le porte-voix de la communauté juive aux Etats-Unis, l’AIPAC doit néanmoins composer avec des groupes de gauche, plus progressistes et pacifiques, dont le dernier-né, Jstreet. Fondé il y a un an, Jstreet n’est encore qu’embryonnaire et n’a ni les moyens ni le pouvoir de l’AIPAC. Son activisme ne passe cependant pas inaperçu et a même soulevé une vague de critiques plutôt rares. Ses positions ne sont pourtant pas très éloignées de celles des pacifistes israéliens de La Paix Maintenant ou du progressiste Israeli Policy Forum. La différence tient aux types d’actions menées.

Contrairement aux autres groupes de gauche, Jstreet se positionne comme un lobby, prêt à voler au secours, politiquement et financièrement si nécessaire, des politiciens qui adoptent une position plus critique d’Israël. «La majorité des juifs américains sont contre les colonies de peuplement, alors pourquoi ne pas le dire ? Mais s’opposer à la pensée des groupes dominants, c’est courir le risque de passer pour anti-israélien ou faible sur les questions de sécurité», explique Isaac Luria. Rares sont les leaders juifs désireux de s’exprimer publiquement sur ces divisions. Nombre d’entre eux estiment cependant que les juifs américains devraient être unis au moment où Israël, de leur point de vue, n’a jamais été aussi isolé. «Il est évident que nous semons le trouble, mais la réalité est que près des trois-quarts de l’électorat juif a voté Obama, et il n’avait pas fait mystère, pendant sa campagne, de sa volonté de dialoguer avec l’Iran et de promouvoir la création rapide d’un Etat palestinien. C’est un signe que les juifs américains veulent un changement dans la politique américaine au Proche-Orient», argumente Isaac Luria.


Test.

Le malaise est néanmoins perceptible. «Israël n’a pas beaucoup d’alliés dans le monde et il dépend des Etats-Unis. Un différend ouvert avec Washington n’est pas une bonne chose», reconnaît Martin Raffel. Si la politique américaine devait se durcir, l’AIPAC espère pouvoir compter sur ses alliés au Congrès. Il se félicite d’avoir déjà obtenu de 75 élus qu’ils signent une lettre demandant à Obama de respecter les principes clefs du processus de paix. Mais la réalité sur la colline du Capitole est, elle aussi, en passe de changer. Nétanyahou aurait été choqué par l’accueil reçu lors de sa visite. «Les députés lui ont fait comprendre qu’ils ne s’opposeraient pas à Obama sur la question des colonies», traduit Martin Raffel. Mais, pour lui, le véritable test pour Obama viendra plus tard, quand il s’agira de passer à l’acte. «Les juifs américains et le Congrès n’accepteront pas qu’Obama fasse pression sur Israël, des sanctions ne passeraient pas», assure-t-il.

L’administration Obama n’a, pour l’instant, brandi aucune menace contre l’Etat hébreu, même si, à en croire le New York Times, les Etats-Unis pourraient ne plus opposer systématiquement leur veto aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU dénonçant les politiques israéliennes. Mais les mesures resteraient symboliques selon le quotidien new-yorkais, qui cite des proches de la Maison Blanche. Pas de bis repetita des menaces de sanctions économiques brandies en 1991 par le président George Bush père. «L’AIPAC lui avait rendu la vie misérable», rappelle Steve Kornacki, qui s’empresse d’ajouter : «Mais Jstreet pourrait couvrir Obama.»

DIASPORA
Source : liberation.fr en ligne le 21 juillet



La plus importante diaspora juive hors Israël



Avec environ 5,27 millions de personnes (sur 300 millions d’habitants), la communauté juive américaine est la plus importante de la diaspora. Trois juifs américains sur quatre déclarent appartenir à un courant religieux : 39 % de conservateurs, 29 % de réformés et 9 % d’orthodoxes. Avec près de 40 % des juifs américains, New York reste le plus grand centre de la communauté aux Etats-Unis, même si son importance relative a décru au profit de Los Angeles, Miami ou Chicago.

LAPPEL
AUBOYCOTT
DESPRODUITS

ISRAELIENS
Source : votrejuristeenisrael.over-blog.com
en ligne le 21 juillet


L'APPEL AU BOYCOTT NE RELEVE PAS
DE LA LIBERTE D'EXPRESSION


www.votrejuristeenisrael.over-blog.com/article-34078086.html

mardi, juillet 21, 2009

DIALOGUE
ATROISFOIS
Source : lacroix.com en ligne le 21 juillet


Hassan de Jordanie :
"Chrétiens, musulmans, juifs sont appelés
à vivre ensemble"



Soucieux de l’échange entre les cultures, le prince Hassan, oncle du roi de Jordanie, s’inquiète de « l’industrie de la haine » dans le monde arabe et appelle à la poursuite du dialogue interreligieux



La Croix : Le terrorisme a frappé l’Indonésie, le pays musulman le plus peuplé du monde, il y a quelques jours, faisant plusieurs morts. Comment réagissez-vous à ces nouveaux attentats ?

Prince Hassan de Jordanie : Cette idée de porter la bataille dans les capitales anime toujours une certaine internationale islamiste. Ces gens ont des cellules dormantes qu’ils activent au nom d’un soi-disant « djihad ». Pour circonscrire leur activité, il faut s’engager à fond dans la bataille des cœurs et des esprits, répondre aux défis de l’immigration, de la citoyenneté et du multiculturalisme.


Plus de six mois après l’intervention israélienne à Gaza, comment évaluez-vous la situation au Proche-Orient ?

Les colonies israéliennes n’occupent pas seulement le sol, elles accaparent le sous-sol, les ressources hydrauliques, l’eau des nappes phréatiques. C’est un contrôle stratégique. S’il y a une houdna, une trêve à long terme apportant un répit significatif pour permettre aux négociateurs de travailler sans être perturbés par une augmentation de la violence chaque fois qu’ils ouvrent la bouche, je pense que l’idée de protectorat temporaire par une agence internationale de stabilisation mérite d’être examinée.

De même, il faut promouvoir une vision supranationale de la gestion des ressources naturelles, humaines et économiques de la région et organiser une conférence de capacités sur le statut des réfugiés pour développer la citoyenneté et l’État. Sinon, on aboutira à une situation similaire à celle de Soweto où la reconstruction est entravée par l’hostilité des populations qui nourrit l’extrémisme.


Vous affirmez que « l’industrie de la haine gagne » dans la région arabe qui abritera 55 millions de jeunes chômeurs en 2050. Quel est, selon vous, le bon modèle à suivre dans le monde musulman ?

Le Sud-Est asiatique peut-être un modèle pour les Arabes, avec sa combinaison de gouvernement, de secteur privé et de société civile. Les sociétés arabes sont lobotomisées par la mauvaise gouvernance, les inégalités et le manque d’éducation. Dans les pays où les dirigeants autoritaires ont prévalu, le concept de conversation et d’écoute s’est atrophié. Charte du citoyen, charte sociale, fonds de cohésion, charte de l’énergie, micro-justice et micro-finance sont des voies authentiques à explorer.

Pourquoi la région arabe productrice de pétrole ne pourrait-elle pas protéger les ressources énergétiques mondiales tout en développant des politiques fondées sur la sécurité humaine ? Si nous ne mettons pas de l’ordre dans notre région, si nous ne donnons pas la priorité à la population et que nous continuons la guerre contre la terreur pour acheter toujours plus d’armes, renforcer les services de police, faire venir des bases et des marines étrangères, je ne vois pas comment on s’en sortira.

Sur la question du changement climatique, le monde arabe souffre d’une absence de représentation. Nous avons besoin d’une organisation régionale commune qui inclurait Israël, parce que nous supporterons ensemble les conséquences économiques et sociales du changement climatique. De même, une guerre nucléaire ou conventionnelle entre l’Iran et l’État hébreu affecterait tout le monde arabe. C’est pourquoi nous devons mettre en œuvre collectivement une diplomatie préventive dans le domaine des armes de destruction massive.


Que pensez-vous de la situation en Iran ?

Des différences d’opinion apparaissent à Qom dans le haut clergé chiite. Le changement viendra de l’intérieur, de l’establishment politique et religieux. C’est à porter au crédit des musulmans chiites qui sont mieux éduqués, plus ouverts dans leur formation religieuse, et qui commencent à envisager les problèmes d’aujourd’hui dans le contexte d’aujourd’hui.


En 1999, vous avez fondé à Genève, avec l’appui à l’époque du cardinal Joseph Ratzinger, la Fondation pour la recherche et le dialogue interreligieux et interculturels. Quel jugement portez-vous sur ce dialogue ?

C’est un dialogue entre les fidèles des différentes religions, pas entre les religions. Le problème, depuis plusieurs années, c’est l’écart entre, d’un côté le rite et la pratique religieuse et, de l’autre, l’impact de la religion sur la culture. Les religions et les communautés semblent s’éloigner les unes des autres.

Pourtant chrétiens, musulmans et juifs sont des êtres humains appelés à vivre ensemble. Cela ne veut pas dire que nous devons nous mettre d’accord sur tout, mais qu’il doit y avoir un cadre civilisé pour le désaccord.

Quelle que soit la solution qui sera trouvée à Jérusalem, il reste à créer une autorité morale des croyants, avec des communautés musulmane, juive et chrétienne capables de s’asseoir ensemble.

Aujourd’hui, cette dynamique fait défaut. Quand le président Poutine visite les Lieux saints, il donne l’instruction d’y établir un monastère. C’est un engagement en faveur de la continuation des rites et de la pratique religieuse, mais cela ne va pas au-delà.


Comment avez-vous réagi au discours du pape à Ratisbonne en septembre 2006 ?

Le pape a cité l’empereur byzantin Manuel II Paléologue. Pour de nombreux observateurs, il a voulu souligner la différence de point de vue entre byzantins et musulmans. Malheureusement, la controverse s’est produite à la veille de sa visite longtemps repoussée à Istanbul.

Du coup, la symbolique que nous voulions développer a été occultée. Une fois de plus, des obstacles politiques sont venus entraver le déroulement du dialogue interreligieux. J’avais personnellement espéré que nous – des juifs, des chrétiens et des musulmans –, puissions présenter au pape et au patriarche de la chrétienté orientale les trois sources sacrées – la Bible hébraïque, le Nouveau Testament et le Coran – dans leur langue originale, publiées dans un seul coffret par la Fondation.

Le pape et le patriarche auraient donné leur soutien moral au projet de publication par la Fondation d’une concordance analytique des valeurs partagées des religions abrahamiques.

Cette occasion manquée n’a pas empêché le dialogue de se poursuivre. Les questions de migration, d’inclusion et de citoyenneté deviennent existentielles. Chacun doit être prêt à revisiter l’héritage de l’autre. En arabe, nous disons que la compréhension précède l’entendement.


Dans l’Union européenne, certains insistent sur les racines chrétiennes de l’Europe. En France, Nicolas Sarkozy s’est élevé contre le port de la burqa. Qu’en pensez-vous ?

Partout dans le monde, l’extrême droite professe une idéologie exclusive. L’Europe est multiculturelle. Dans le « Rubik’s cube » de la modernité, les identités sont multiples et hybrides et il faut les consolider. Mais quand Christian Dior fait du hidjab et de la burqa un objet de mode, est-ce que cela les rend plus acceptables ?

La religion n’a rien à voir avec la haute couture. Lorsqu’elle est revêtue pour provoquer ou qu’elle devient un objet de curiosité, la burqa n’est pas une affaire de conscience religieuse. Chacun doit respecter les lois du pays dans lequel il vit. L’urgent, c’est de désintoxiquer nos sociétés de l’extrémisme. On devrait copier l’exemple des Alcooliques anonymes en créant un service d’appel gratuit « extrémistes anonymes »…

Recueilli par François d’ALANÇON (à Genève)

LENSEIGNEMENT
DELASHOAH
Source : lanewsletterdu CRIF via lacroix.com
diffusée le 21 juillet


Certains élèves ne savent même pas
qui est Hitler !



A l’université d’été organisée du 5 au 10 juillet 2009 par le Mémorial de la Shoah, 65 professeurs d’histoire ont pu compléter leurs connaissances sur cette période difficile à enseigner. «On a besoin d’être mieux armés. Mais il y a tellement à dire que c’est difficile pour l’enseignant de savoir quoi sélectionner… » À l’instar de Tiphaine Margot, professeur d’histoire-géographie près de Marseille, les participants, souvent dépourvus de connaissances précises sur le sujet, sont venus y chercher des coups de pouce. « Un professeur qui sort d’IUFM en sait à peine plus que l’amateur averti… », rappelle Iannis Roder, agrégé d’histoire et responsable de cette semaine de formation.

L’enseignement de la Shoah nécessite un investissement particulier. Iannis Roder, qui travaille dans un collège de ZEP en Seine-Saint-Denis, doit souvent faire face à des questions révélatrices de préjugés bien ancrés. Beaucoup d’élèves ignorent tout de cette partie de l’histoire. « Certains ne savent même pas qui est Hitler ! » Face à cela, estime-t-il, « il faut donner à l’enseignant des éléments de réflexion ». Et d’insister sur la rupture anthropologique introduite par le nazisme : « Les nazis réduisent l’homme à un corps, productif ou non. » Le formateur a un autre cheval de bataille : la nécessité d’étudier la présence juive en Europe beaucoup plus tôt dans les programmes scolaires. « Cela éviterait de voir les juifs uniquement comme des victimes », continue-t-il.

UNPAYS DUGOLFE
INCITE LESPAYSARABES
ADIALOGUER
DIRECTEMENTAVECISRAËL
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France en Israël
diffusée le 21 juillet


Le prince héritier de Bahreïn appelle
à parler directement avec Israël


Jacky Hougui
Maariv

« Nous, les Arabes, n’avons pas assez fait pour créer un lien avec le peuple israélien ». Ces propos sont ceux du prince héritier de Bahreïn dans un billet publié par le Washington Post et dont la traduction intégrale est publiée dans le supplément magazine du Maariv. « Nous n’avons pas assez travaillé pour montrer aux Israéliens comme notre initiative peut créer une paix entre pairs », écrit-il dans l’article.

Il s’agit là d’une démarche hors du commun d’un pays membre de la Ligue arabe qui remet en cause la position de la Ligue selon laquelle les contacts avec Israël doivent être proscrits jusqu’au retrait israélien des territoires. Malgré cela, cet article du prince Salman bin Hamad al-Khalifa n’a pas provoqué de tollé au sein de la Ligue arabe.

L’article du prince héritier est une démarche d’autant plus courageuse que la tension règne entre Bahreïn et l’Iran à l’heure où, à Téhéran, des voix de plus en plus nombreuses affirment que Bahreïn fait historiquement partie de l’Iran.

TSAHAL
SEPREPARE
AUNEEVACUTION
DESCOLONIESSAUVAGES
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 21 juillet



Tsahal a élaboré un plan pour l’évacuation
de toutes les colonies sauvages en une journée


Yoël Marcus
Haaretz


Sur fond de tensions de plus en plus fortes entre Israël et le gouvernement américain concernant la construction dans les colonies et à Jérusalem-est, un plan pour l’évacuation des colonies sauvages de Cisjordanie a été élaboré et, ces jours-ci, Tsahal est prêt, au niveau opérationnel, à évacuer de force les vingt-trois colonies sauvages en une journée. Ce plan a été élaboré par les forces de l’ordre en concertation avec le Premier ministre Netanyahu.

La semaine dernière s’est déroulé un premier grand exercice conjoint des gardes-frontières, de la police et de l’armée en vue d’une évacuation. Lors des derniers entretiens entre représentants américains et israéliens, Israël a fait savoir qu’il œuvrerait à l’évacuation des vingt-trois colonies sauvages créées en Cisjordanie depuis mars 2003 comme cela a été promis au gouvernement Bush il y a cinq ans. La date de l’évacuation n’aurait pas encore été fixée. Chacune de ces colonies sauvages compte entre cinquante et soixante habitants et il s’agit, au total, d’évacuer près de mille deux cents colons.

Hier, la police a évacué trois constructions illégales dans des colonies sauvages. En réponse, des colons ont mis le feu à des champs appartenant à des Palestiniens, ont jeté des pierres vers des voitures palestiniennes et ont bloqué des routes à travers la Cisjordanie. Deux Palestiniens ont été légèrement blessés ainsi qu’un soldat et un colon. Les forces de sécurité ont interpellé cinq colons. Noam Shalit : « Nous sentons qu’il se passe des choses » / Tzvika Brott, Goël Béno et Lior Zilberstein – Yediot Aharonot

Le médiateur chargé des négociations pour la libération de Guilad Shalit, Hagaï Hadas, a obtenu hier le soutien de la famille du soldat captif. Hier, lors d’une rencontre avec des députés à la Knesset, Noam Shalit a estimé que Hadas est « un homme méritant et honnête qui fait un travail remarquable ».

« J’apprécie beaucoup les actions entreprises en ce moment », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous sentons qu’il se passe des choses et que le Premier ministre Netanyahu et le médiateur Hadas font un travail sérieux et remarquable. Ce sujet leur tient vraiment à cœur. J’espère que ces activités intensives auront également des résultats rapides ». Shalit a prié les membres du parti Méretz de ne pas s’opposer au durcissement des conditions de détention des membres du Hamas, estimant que cette mesure s’avérera « très efficace sur un plan stratégique ».

Par ailleurs, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a indiqué hier que lors de sa dernière visite à Damas, il a tenté d’associer le président Assad aux efforts pour libérer Guilad Shalit. « Nous avons de bonnes raisons de supposer qu’une telle aide nous sera accordée », a déclaré M. Guéant.

DANS
LALUCARNE


SUR




MERCREDI 22 JUILLET

21H 35







C.I.A - O.L.P. :


Conversations secrètes




Réalisateur :
Peter Löfgren



Rediffusions :

02.08.2009 à 05:00
11.08.2009 à 10:50




Au coeur du renseignement et du conflit israélo-arabe, cette enquête remarquable révèle les contacts secrets établis entre services secrets américains et palestiniens depuis 1967.


Officiellement, la CIA a toujours été sur la liste des ennemis jurés de la Palestine. En racontant en détail comment les services secrets américains et l'OLP ont en réalité nourri des contacts secrets dès 1967 - et ont même coopéré -, Peter Löfgren révèle un pan méconnu, voire tabou, de l'histoire du conflit israélo-arabe et de l'espionnage. De nombreux témoins, parmi lesquels d'anciens membres de la CIA ou du gouvernement américain et des terroristes repentis, expliquent comment les États-Unis, soucieux de protéger leurs intérêts au Proche-Orient, ont approché le principal mouvement de résistance palestinien et son chef Yasser Arafat. Deux agents des renseignements palestiniens ont ainsi entretenu, à différentes phases du conflit, des liens très étroits avec la Maison-Blanche.

En 1967, Ali Hassan Salameh, alias "le Prince rouge", est le premier à nouer le dialogue avec le "diable" américain. Cerveau du groupe terroriste Septembre noir, lié aux attentats de Munich, il sera, jusqu'à sa mort en 1970, l'interlocuteur privilégié de la CIA. Celle-ci lui fournira des informations de premier plan sur des attaques programmées contre Arafat, recevant en échange des renseignements nourris sur la stratégie terroriste. En 1982, la coopération s'interrompt lorsque l'OLP est chassée du Liban. Dix ans plus tard, le processus de paix incite la CIA à l'approcher à nouveau par l'entremise du responsable de la sécurité palestinienne en Cisjordanie, Jibril Rajoub, dit "l'Éminence grise". Il raconte ici avoir déjoué une centaine d'attentats-suicides après le 11-Septembre, grâce à sa collaboration avec le gouvernement Bush et sa politique musclée à l'encontre du Hamas. Un éclairage remarquable sur cette realpolitik clandestine, menée à l'insu d'Israël pendant plus de trente ans

LEPROCES
DESASSASSINS
DILANHALIMI
ENAPPEL
Source : lepoint.fr en ligne le 21 juillet



Me Attias :
"Si le huis clos est levé,
Fofana va faire son cirque"


www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-07-21/reaction-me-attias-defense-si-le-huis-clos-est-leve-fofana-va-faire-son/920/0/363147

LEPROCES
DESASSASSINS
DILANHALIMI

ENAPPEL
Source : lexpress.fr via l'agence Reuters

en ligne le 21 juillet



La défense du "gang des barbares"
met en cause Francis Szpiner



PARIS


Les avocats des 18 personnes appelées à être rejugées dans le dossier de l'assassinat du jeune juif Ilan Halimi ont accusé le défenseur de la mère de la victime, Francis Szpiner, d'avoir politisé l'affaire.



Les avocats des 18 personnes appelées à être rejugées dans le dossier de l'assassinat du jeune juif Ilan Halimi ont accusé le défenseur de la mère de la victime, Francis Szpiner, d'avoir politisé l'affaire.



Une vingtaine d'avocats réunis devant la presse ont fait lire une déclaration commune demandant à Michèle Alliot-Marie de renoncer à l'appel qu'elle a suscité, dans ce dossier vu comme emblématique de l'antisémitisme et de la violence en banlieue.

"Nous demandons au garde des Sceaux d'ordonner au parquet général de retirer son appel", a dit Me Didier Seban. "Comment admettre qu'au moment où la cour se retirait pour délibérer, Me Francis Szpiner ait annoncé que, quel que soit le verdict, il obtiendrait du garde des Sceaux un appel ?"

"Comment admettre que ce même avocat se soit targué pendant toute l'audience et lors de sa plaidoirie du fait qu'il ferait changer la loi, pour imposer une audience publique ?", a-t-il demandé en lisant la déclaration commune.

Francis Szpiner, qui fut candidat pour l'UMP aux élections législatives de 2002, a expliqué après le verdict qu'il souhaitait un appel car, selon lui, le procès à huis clos n'avait pas eu les vertus pédagogiques souhaitables et parce que les peines étaient trop clémentes.

Il souhaite que le prochain procès soit public. Une proposition de loi en ce sens a été déposée le 8 juillet par le socialiste Jack Lang et par François Baroin, député UMP qui a travaillé dans le passé au cabinet d'avocats de Francis Szpiner, font remarquer les avocats de la défense.


INGÉRENCE POLITIQUE ?

La réforme, si elle est adoptée, permettrait aux cours d'assises de choisir entre un procès public et le huis clos si des mineurs sont en cause.

Actuellement, le huis clos est obligatoire s'il est demandé par la défense d'accusés mineurs lors des faits, ce qui est le cas de deux personnes dans le dossier Halimi.

Les avocats de la défense estiment que le pouvoir politique s'est ingéré dans le traitement d'un dossier judiciaire où, soulignent-ils, le magistrat de l'accusation au procès, Philippe Bilger, jugeait le verdict "exemplaire".

Sur consigne de Michèle Alliot-Marie, le parquet général a fait appel pour 18 peines allant de six mois de prison avec sursis à 18 ans de réclusion, pour certaines conformes aux demandes de l'accusation à l'audience, inférieures d'un ou deux ans pour le reste et de cinq ans pour l'une d'entre elles.

"La défense est indignée par la mainmise du pouvoir politique sur les décisions de justice", conclut la déclaration commune de la défense.

Ilan Halimi, 23 ans, a été enlevé parce que, en tant que juif, il était supposé avoir de l'argent aux yeux de l'initiateur de l'opération, Youssouf Fofana. Il a été assassiné en 2006 après 24 jours de séquestration et de tortures. Youssouf Fofana a aussi fait appel et sera rejugé.

UNEHISTOIRE
JUIVE PASCOMME
LESAUTRES
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 21 juillet


Yemen : la jeune femme juive qui avait disparu du domicile de son mari a réapparu lundi vêtue d'une bourka et a déclaré avoir suivi de son plein gré son ravisseur, un musulman et l'avoir épousé. Des membres de la communauté juive yéménite ont manifesté lundi devant les ministères à Sana'a.

COLLUSION
ENISRAËL
Source : la newsletter de Guysen International news
diffusée


Une collision entre un tracteur et une voiture près du mont Hermon a causé la mort d'un enfant palestinien âgé de trois ans.


Cinq Palestiniens étaient à bord du tracteur lors de l'accident. Des hélicoptères de l'armée ont transporté vers un centre médical le conducteur israélien de la voiture ainsi que les quatre Palestiniens, sérieusement blessés.

LACOLONISATION
DESTERRITOIRES
PARISRAËL
ENQUESTION

Source : lexpress.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 21 juillet


Israël serait résolu à démanteler

tous les avant-postes illégaux



Israël prévoit de démanteler tous les avant-postes de colons non autorisés en Cisjordanie en un seul jour, rapporte mardi le quotidien Haaretz.



Selon le journal, l'armée israélienne est prête à "évacuer par la force 23 avant-postes illégaux en un jour. Le plan a été élaboré par les autorités sécuritaires et a été porté à la connaissance du Premier ministre Benjamin Netanyahu".

Haaretz n'avance aucune date mais précise que l'armée a mené des exercices la semaine dernière pour se préparer à l'évacuation.

L'Etat juif fait l'objet d'intenses pressions des Etats-Unis qui l'exhortent à geler toute construction de colonies en Cisjordanie mais le gouvernement israélien continue de tenir tête à Washington.

Pour Pinhas Wallerstein, leader des colons, l'information publiée par Haaretz "semble totalement illusoire".

L'article est signé par l'un des plus éminents journalistes du quotidien, Yoel Marcus, qui fut le premier à révéler le plan d'évacuation de la bande de Gaza de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, mené à bien en août 2005.

En mai, le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, avait déclaré que le démantèlement complet de ces avant-postes illégaux était "un dossier essentiel" pour le gouvernement.

Le ministère de la Défense refuse de révéler le nom et la localisation de tous les avant-postes pour maintenir l'effet de surprise au moment de l'intervention mais sont notamment concernés ceux construits après mars 2001 qu'Israël s'était engagé à démanteler auprès de l'administration de l'ancien président américain George Bush.

L'évacuation risque de susciter une forte résistance des colons. Selon Pinhas Wallerstein, quelque 8.000 personnes vivent dans ces avant-postes.

Lundi, une dizaine de colons juifs à cheval munis de torches se sont livrés à une équipée sauvage près de Naplouse en incendiant au moins 1.500 oliviers et en caillassant des voitures.

Les agresseurs entendaient ainsi venger la destruction quelques heures plus tôt par l'armée d'une caravane dans une colonie sauvage installée sans autorisation, rapportent les médias israéliens.

LEPROCES
DESASSASSINS
DILANHALIMI
ENAPPEL
Source : francesoir.fr en ligne le 21 juillet


L’appel en question


Paul Lefèvre,


L’appel de Youssouf Fofana est son droit. Condamné à la réclusion perpétuelle, assortie de la peine de sûreté maximale qui pouvait lui être imposée, le chef du « gang des barbares » fait appel devant la cour d’assises qui va le rejuger.

Pour ce qui me concerne, je l’attendais, cette contestation, pour deux bonnes raisons : la première est qu’il peut toujours rêver à un verdict plus favorable. La seconde raison est que cet autre procès va, pour la dernière fois sans doute, le faire sortir de l’anonymat, le faire exister à ses yeux et lui permettre de provoquer cette société qui va ensuite l’oublier, le réduire à un souvenir horrifié puis à une vague silhouette qui va faire le tour des centrales de France en marmonnant les mêmes imprécations. Qui peut penser qu’un jour, un juge le remette en liberté ?

Quant aux polémiques qui ont entouré l’appel, elles sont en même temps normales et dangereuses : normales car, dans un procès criminel, les victimes sont rarement satisfaites du verdict, rien ne peut en fait remplacer l’être qu’elles ont perdu. Le condamné, lui, par la voix de ses avocats qui y sont obligés, se déclare à son tour victime de la vengeance de la société. Dans ce cas, les polémiques sont dangereuses car elles tendraient à vicier la loi, c’est-à-dire à la modifier constamment pour l’adapter à chaque procès particulier. Aujourd’hui, certains magistrats protestent contre l’appel de la garde des Sceaux au prétexte d’une pression du pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire. Mais le pouvoir politique a été élu, le pouvoir judiciaire n’est que désigné. Et la loi donne légitimement au ministre le devoir d’appréciation sur le quantum de la peine.

lundi, juillet 20, 2009

LACOLONISATION
DESTERRITOIRES

PARISRAËL
ENQUESTION
Source :le blog de Georges Mabrunot en ligne le 20 juillet



Le clash est-il encore évitable
entre Américains et Israéliens?



Par Georges Malbrunot


C’est LA pomme de discorde entre les deux alliés. Depuis son installation à la Maison Blanche en janvier dernier, Barack Obama répète qu’Israël doit « geler totalement » la colonisation des territoires palestiniens occupés.

A cette exigence, le premier ministre Benjamin Nétanyahou répond en finassant : « pas de nouvelles colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-est. En revanche, nous ne pouvons pas arrêter la croissance naturelle dans les colonies existantes ». Ce qui revient dans les faits à voir la population de colons augmenter encore et toujours.

Elle atteindrait près de 500 000 en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Elle a triplé depuis qu’Israéliens et Palestiniens ont lancé le processus de paix en 1994. Avec plus d’une centaine de colonies éparpillées en Cisjordanie – sur l’équivalent seulement de deux départements français - l’état palestinien à venir n’a aucune chance d’être viable.

Jusqu’à présent - derrière les Etats-Unis de George Bush en particulier - la communauté internationale avait opté pour la politique de l’autruche. Quelques condamnations molles, mais rien de plus.

Ce silence – fut-il parfois gêné - semble révolu. Outre Barack Obama, Joe Biden, son vice-président, Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat, pourtant sympathisante d’Israël, mais aussi George Mitchell, son envoyé spécial au Proche-Orient, ont chacun à leur tour réitéré l’injonction faite à l’Etat hébreu. Lequel n’en a pas tenu compte, puisque la semaine dernière encore, Israël a annoncé un projet de construction de 20 logements juifs à Jérusalem-est.

Face à l’entêtement israélien, deux scénarios sont désormais possibles. Le premier est celui de l’inévitable clash entre les deux alliés.

Ses tenants avancent l’argument suivant : « Les Etats-Unis sont allés trop loin dans leurs demandes. C’est un risque politique de dire ce qu’Obama et Biden ont déclaré haut et fort. Ce n’est pas possible qu’ils prennent un tel risque, s’ils n’avaient pas en tête l’idée de sanctionner Israël », fait remarquer un diplomate, qui suit ce dossier. Pour lui, revenir en arrière constituerait une humiliation pour les Américains.

Une fuite, ce lundi, dans la presse israélienne est venue apporter de l’eau à leur moulin. Un quotidien économique, Calcalist, révèle que les Etats-Unis pourraient réduire d’un milliard de dollars les garanties bancaires accordées par le Trésor américain à des emprunts qu’Israël devait effectuer.

En 2003, le Congrès avait accordé des garanties bancaires d’un montant de 9 milliards de dollars pouvant être utilisées par l’Etat hébreu pour lever des emprunts dans des conditions avantageuses sur les marchés financiers américains. Sur ce total, il reste une tranche de 2,8 mds de dollars à utiliser avant 2011. Mais l’administration américaine pourrait retrancher un milliard de dollars correspondant aux investissements publics israéliens effectués au-delà de la « ligne verte », c’est-à-dire dans les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-est.

Aucun redémarrage des négociations de paix n’est possible sans un gel de ces colonies, illégales au regard du droit international. C’est ce que l’Autorité palestinienne et les pays arabes répètent à Barack Obama.

En 1991, l’administration Bush père avait eu le courage de geler des garanties bancaires octroyées à Israël. L’objectif à l’époque était de convaincre Tel Aviv de participer à la conférence de paix de Madrid. Le bâton avait produit ses effets, pendant un certain temps du moins.

Washington, qui octroie chaque année plus de 3 milliards de dollars d’aide civile et militaire à Israël, a les moyens d’amener l’Etat hébreu aux gestes indispensables pour recréer la confiance avec les Palestiniens. Tout est affaire de volonté politique.

Second scénario : Israéliens et Américains s’entendent sur un gel temporaire de la colonisation – quelques mois seulement, le temps de relancer les pourparlers de paix avec les Palestiniens. Un accord, en fait, bancal, qui ne serait pas respecté, à l’image des promesses faites dans le passé par l’Etat hébreu.

« Techniquement, estime un autre diplomate, c’est très difficile de faire appliquer un gel total de la colonisation. Vous devez allez vérifier dans chaque colonie qu’il n’y a pas de nouveaux arrivants : qui va le faire ? Les Israéliens ? La communauté internationale ? », se demande ce diplomate, au fait des capacités d’Israël de peser sur la politique américaine. Quoi qu’il en soit, sur cette question brûlante, les mois à venir seront déterminants.




commentaire
ViP 20 juillet 2009 17h27


Je ne comprends pas bien en quoi Obama et Biden seraient allés trop loin. Selon un sondage de J Street du mois de mai, ils ont le soutien de la communauté juive américaine - si le problème venait de là.

De plus, en Israël, 52% sont pour le gel des colonies contre 43% contre, selon un sondage de Yedioth Aharonoth de début juin. Certes, d'un autre côté, 54% sont en faveur de l'extension des colonies dans le cadre de la croissance naturelle. 42% s'y opposent.

Je pense qu'on n'arrivera pas à un clash, car les Israéliens savent très bien que leur relation avec les Etats-Unis doit être entretenue. Toutefois, il faudrait un certain temps pour Netanyahu avance, car ses concessions ne sont que des poignées de sable pour le moment.

LACOLONISATION
ENISRAËL
ENQUESTION
Source : dw-world.be en ligne le 20 juillet



Berlin critique la colonisation israélienne


Le gouvernement allemand a accusé Israël de freiner les efforts de paix au Proche-Orient. Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jens Plöttner, la poursuite de la colonisation juive dans les territoires palestiniens crée une situation qui entrave "considérablement" un accord sur le statut final de Jérusalem-Est, où l'Etat hébreu a annoncé la construction de 20 nouveaux logements pour des colons israéliens. Les Etats-Unis ont appelé Israël à stopper ces plans, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu a revendiqué le droit des Juifs à habiter dans toute la ville. Il l'a répété hier en conseil des ministres :

"Jérusalem unie est la capitale du peuple juif et de l'Etat d'Israël. Notre souveraineté est indiscutable, ce qui signifie également que les citoyens de Jérusalem ont le droit d'obtenir des logements dans tous les quartiers de la ville. Tous les gouvernements d'Israël ont suivi et appliqué cette politique, car au cours des dernières années, des logements ont été acquis par des citoyens arabes aussi bien dans les quartiers juifs que dans l'ouest de la ville, sans que nous ayons fait quoi que ce soit pour les en empêcher."

Par ailleurs, une trentaine de colons juifs ont mis le feu à des champs palestiniens à Naplouse, en Cisjordanie, pour protester contre le démantèlement de leur colonie sauvage.

HUMOUR
JUIF

UNE TRES BELLE TROUVAILLE
D'UN AMI INTERNAUTE



MEMOIRE
JUIVE
Source :24heures.ch en ligne le 20 juillet



Un incendie détruit un bâtiment où travailla
Anne Frank avant sa déportation


LA HAYE

Un incendie a détruit dans la nuit de samedi à dimanche un baraquement dans le nord des Pays-Bas dans lequel avait travaillé l'adolescente juive Anne Frank avant d'être déportée en 1944 par les nazis vers un camp de concentration, a-t-on appris de sources concordantes.


L'incendie "a complètement détruit" le baraquement du camp de Westerbork, qui servait depuis 1957 d'entrepôt agricole à Veendam (nord des Pays-Bas), selon Saskia Schaap, porte-parole des services de secours de la ville voisine de Groningue.

Le baraquement faisait partie du camp de Westerbork par lequel ont transité des dizaines de milliers de juifs déportés vers les camps de concentration nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, a expliqué à l'AFP Dirk Mulder, le directeur du camp qui sert aujourd'hui de musée et de mémorial de l'holocauste.

"Il portait le numéro 57, c'était l'entrepôt industriel où on démontait notamment des batteries. Anne Frank et sa soeur Margot y ont travaillé pendant quatre semaines environ", en août-septembre 1944, a précisé M. Mulder.

Le musée, qui ne possède plus aucun édifice de l'époque, devait récupérer le bâtiment à l'automne pour le remonter sur le site.

Le 6 juillet 1942, Anne Frank, ses parents et sa soeur, rejoints plus tard par quatre autres juifs, s'étaient réfugiés dans une cachette aménagée dans l'annexe d'une maison d'Amsterdam.

Après avoir été dénoncés le 4 août 1944, les huit clandestins avaient été emmenés au camp de Westerbork, puis déportés. Anne Frank est morte en 1945 dans le camp de concentration de Bergen-Belsen (nord de l'Allemagne).

Ses journaux avaient été découverts par une amie de la famille peu après le passage des nazis. Elle les avait remis à son père Otto Frank, seul survivant, après la guerre.



Traduit en plus de 70 langues, "Le journal d'Anne Frank" est l'un des ouvrages les plus lus au monde.

JOURNEE
CONTRELERACISME
ETLANTISEMITISME
ETDHOMMAGEAUXJUSTES


Discours de Richard Prasquier, président du CRIF, prononcé le dimanche 19 juillet à la commémoration de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’état français et d’hommage aux « Justes de France »



DISCOURS DEVANT LE VEL D'HIV 2009


de Richard Prasquier
PRESIDENT DU CONSEIL REPRESENTATIF
DES INSTITUTIONS JUIVES DE FRANCE



Mesdames et Messieurs,

C'est aujourd'hui la confrontation annuelle de la France avec la page la plus honteuse de son histoire nationale. Un pays se grandit quand il intègre une page de déshonneur dans son calendrier commémoratif. Il se détourne du confortable narcissisme, il se confronte à la mémoire de l'autre, il entre dans l'ascèse de l'histoire, il permet une admiration sans équivoque pour ceux qui ont agi dans le bien, les Justes, et il ouvre les possibilités d'un avenir meilleur.

La honte, nous devons tous l'assumer. Tous, à l'exception des victimes et des enfants de victimes, de ceux qui furent stigmatisés, pourchassés, déportés, assassinés parce qu'ils étaient Juifs, à l'exception aussi des héros, des sauveurs et des Justes. Mais pour tous les autres français, quel que soit leur âge et quelle que soit leur origine, la rafle du Vel d'Hiv et les persécutions contre les Juifs sous le régime de Vichy sont une page de la longue histoire de notre pays qu'il nous revient d'endosser.

De ce patrimoine commun, il émerge des symboles puissants que nous partageons. Même ceux qui comme moi, sont absolument certains que leurs ancêtres n'ont pas participé à la bataille de Bouvines ou à la prise de la Bastille doivent intégrer mentalement ces journées qui parmi d'autres "ont fait la France". Nous devons le faire parce que la citoyenneté française est -devrait être- une citoyenneté d'aspirations communes portées par les leçons d'une histoire partagée.

Ce qui laisse à d'autres champs d'appartenance la possibilité de se manifester, pour autant qu'ils n'entrent pas en collision avec les règles du contrat civil de notre pays. J'ai le sentiment très naturel d'appartenance au peuple Juif. C'est ce peuple, et pas une religion, qui a été diabolisé par les nazis et traqué par leurs complices de Vichy, c'est ce peuple dont Israel est le territoire historique, c'est ce peuple juif de France dont le CRIF a pour mission d'exprimer sur le plan politique les sentiments, les craintes et les indignations, dans le strict respect de la tradition républicaine nationale.

Les 16 et 17 juillet 1942, 13.150 juifs, dont 4.115 enfants ont été raflés par la police parisienne. Près d'ici, dans l'ancien Vel d'Hiv détruit en 1959, ont été gardés au cours de journées d'horreur les familles avec enfants, les autres étant envoyés au camp de Drancy. Pour la première fois des enfants avaient été raflés; ils furent ultérieurement séparés de leurs mères: cet arrachement marqua la conscience populaire, et les entreprises de sauvetage des enfants dans lequel l'OSE a joué un rôle central seront le thème de cette commémoration.

Dans toute l'année 1942 depuis la première déportation du 27 mars à la dernière du 11 novembre, il y eut près de 42 000 juifs déportés de France, qui aboutirent à Auschwitz. 25 000 furent gazés à leur arrivée dans les deux baraques appelées maison rouge et maison blanche. 805 (2%) ont survécu. Aucun enfant parmi eux.

Ce que serait le sort des déportés, les hommes au pouvoir ne pouvaient l'ignorer que s'ils voulaient l'ignorer, ce qui fut fréquent. Car des informations circulaient: diffusées en Angleterre au printemps 42 elles avaient fait état de 700 000 juifs déjà assassinés en Pologne. Si on n'imaginait pas encore les gazages, on connaissait les fusillades en masse et l'épuisement et la mort dans le travail esclave. Mais on a fait silence.

Vichy livrait les Juifs comme du bétail aux autorités allemandes. L'indignation du pays fut grande au mois d'août 1942, puis elle s'estompa et le silence reprit: le ravitaillement, la relève bientôt le service du travail obligatoire, la résistance et la survie personnelle prenaient le pas sur la persécution des Juifs sauf auprès de ceux qu'on appela plus tard les Justes....

Même à Londres, il y eut beaucoup de silence. Voici un communiqué du 7 août 1942, après les premières rafles de la zone sud. "Le Comité National Français vient d'être saisi par les organisations de Résistance des mesures de déportation en masse prises par Laval contre les étrangers ou prétendus tels résidant en zone prétendument non occupée et de la profonde indignation que ces mesures suscitent dans la population entière.." Où est le mot Juif.?

Silence après guerre, alors que les chiffres de victimes juives du nazisme, six millions, étaient déjà connues et auraient dû susciter une horreur particulière, on enjoignait aux survivants de ne pas se mettre en avant.

C'étaient les temps où le philosophe chrétien Gabriel Marcel conseillait aux Juifs en 1946 de se montrer discrets sur leurs revendications.

Ces temps sont révolus. Il n'y a plus à faire silence.

Un jeune homme a été torturé puis assassiné il y a trois ans de façon horrible. Il était juif. Certains suggèrent que en dehors de l'auteur principal, et encore, l'antisémitisme n'a guère joué de rôle dans ce meurtre, que c'est un point secondaire. Nous pensons que s'il n'avait pas été juif, il n'aurait pas été enlevé et il n'aurait pas été assassiné. Est-ce un détail?

Bousquet ne se considérait pas antisémite, Laval ne l'était peut-être pas non plus. Ce n'est pas une circonstance atténuante. Pendant la Shoah parmi les dizaines de milliers d'assassins, peu ont tué à cause de leur antisémitisme, mais leurs meurtres étaient antisémites. Ils agissaient par ambition,ils agissaient par lâcheté, ils agissaient par obéissance, ils agissaient par indifférence, ils agissaient par gloriole et par conformisme de groupe pour ne pas se faire considérer comme des faibles. Ils agissaient aussi parce que dans la vision du monde à laquelle ils avaient été amenés à adhérer, il y avait l'idée que les Juifs ne sont pas des êtres humains comme les autres, qu'on a le droit de tout leur faire et qu'on ne doit pas éprouver pour eux de la pitié. Le préjugé antisémite arase le remords. Il autorise la férocité. Il n'est pas anodin. Il est de nouveau très présent dans nos cités. Et je pense que cette commémoration n'a pas de sens si nous n'y pensons pas aujourd'hui.

Un assassin, c'est aussi un homme qui aurait pu éviter d'entraîner un autre à la mort et qui ne l'a pas fait. Celui-là n'est plus un comparse passif, moins encore un spectateur impuissant. Les Justes furent rares, très rares, et il y eut beaucoup de portes fermées qui provoquèrent la mort, à l'abri desquelles les indifférents sont devenus des criminels. La responsabilité est pour l'homme une charge et une grandeur. Nous ne pouvons être complaisant avec elle. Nous devons expliquer, nous devons tenter de prévenir. Il faut savoir, il ne faut jamais esquiver. Il ne faut jamais justifier.



Richard PRASQUIER

Président du CRIF

19 juillet 2009

SANCTION
BUDGETAIRE
AMERICAINE
CONTREISRAËL
Source : lepoint.fr via l'AFP en ligne le 20 juillet



Les États-Unis pourraient sanctionner Israël
d'un milliard de dollars



Les États-Unis pourraient réduire d'un milliard de dollars les garanties bancaires accordées par le Trésor américain à des emprunts d'Israël pour compenser les investissements dans les colonies, a indiqué lundi un quotidien économique israélien. Selon Calcalist , en 2003, le Congrès avait accordé des garanties bancaires américaines d'un montant de 9 milliards de dollars pouvant être utilisées par Israël pour lever des emprunts dans des conditions avantageuses sur les marchés financiers américains. Sur ce total, il reste une tranche de 2,8 milliards de dollars qui doivent être utilisés avant 2011, poursuit ce journal qui appartient au groupe Yédiot Aharonot.

Mais l'administration américaine pourrait retrancher un milliard de dollars correspondant aux investissements publics israéliens effectués au-delà de la "ligne verte", qui marquait les frontières israéliennes avant la conquête en 1967 de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, du plateau du Golan et de Jérusalem-est. Jusqu'à présent, Israël a utilisé 4,1 milliards de dollars pour lancer des emprunts tandis que le gouvernement américain a déjà retranché 290 millions de dollars en novembre 2003 et 740 millions de dollars en mars 2007 au titre des investissements au delà de la ligne verte.

"Nous n'acceptons pas que des Juifs ne puissent pas vivre et construire à Jérusalem-est"

La radio militaire avait récemment rapporté que le budget 2009 prévoyait 250 millions de dollars de crédits pour les colonies de Cisjordanie malgré les pressions du président américain Barack Obama en faveur d'un gel de la colonisation. Ces crédits, dispersés sous différents postes, sont notamment destinés à des investissements dans la construction de logements et le développement d'infrastructures, avait ajouté la radio. La radio militaire a également indiqué lundi que le gouvernement avait donné son feu vert à un investissement de 30 millions de shekels (7,5 millions de dollars) de l'Agence juive, un organisme para-gouvernemental, dans des projets de construction situés notamment en Cisjordanie.

Dimanche, le projet de construction de 20 logements juifs à Jérusalem-est avait provoqué une nouvelle passe d'armes entre Israël et les Etats-Unis sur la colonisation dans les territoires occupés. Selon un responsable gouvernemental israélien, l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren avait été convoqué au département d'État pour s'expliquer sur ce projet. "Nous n'acceptons pas que des Juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", annexé depuis 1981, a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire du cabinet. "De telles restrictions sont inadmissibles."

RAPPEL

TOUTES LES INFORMATIONS CULTURELLES SONT DESORMAIS SUR :

http://www.culturejandco.artblog.fr/

TSAHALRETIRE
UNBROCHURE
ANTIVATICANDESTINEE
AUXSOLDATSISRAËLIENS

Source : lacroix.com via l'AFP en ligne le 20 juillet


Israël:
une brochure liant Hezbollah et Vatican
retirée par l'armée



L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir retiré de la circulation une brochure distribuée aux soldats liant faussement le Vatican au Hezbollah associés par son auteur à une haine commune d'Israël.

La brochure intitulée "deux côtés de la frontière" se présente comme une confession d'un ex-membre du mouvement chiite libanais, sous un nom d'emprunt, qui se serait converti au judaïsme.

Elle décrit une soi-disant visite au site du camp d'extermination d'Auschwitz effectuée par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, menée par des représentants du Vatican.

Développant la thèse de la conspiration, la brochure fait état de "gros budgets alloués par de riches individus pour encourager des journalistes et des hommes politiques à s'en prendre à Israël".

La brochure a été éditée par une association de juifs orthoxes américains en coopération avec une figure religieuse israélienne d'extrême-droite, le rabbin Smuel Eliahu.

"La brochure a été remise gratuitement à l'armée et distribuée dans un premier temps de bonne foi. Elle a été aussitôt retirée quand s'est avéré son caractère sensible", a déclaré l'armée dans un communiqué.

En janvier, l'armée israélienne avait déjà du retirer de la circulation une brochure ultra-nationaliste rédigée par le rabbinat durant l'offensive "Plomb durci" à Gaza.

La brochure distribuée aux soldats religieux par le rabbinat de l'armée israélienne appellait au nom de la Bible "à ne pas avoir pitié" des ennemis d'Israël

OBAMA
ETLAFRIQUE

Source : camer.be en ligne le 19 juillet


POURQUOI JE NE SUIS PAS D'ACCORD
AVEC OBAMA


www.camer.be/index1.php?art=6385

LAPOPULARITE
DOBAMAUXETATSUNIS

SEFFRITE
Source : dépêche AFP diffusée le 29juillet


La cote de popularité de Barack Obama
pour la première fois sous les 60%



WASHINGTON


Le président américain Barack Obama recueille pour la première fois depuis son investiture moins de 60% d'opinions favorables, selon un sondage publié lundi, qui souligne les doutes des Américains quant aux politiques économique et de santé.

L'enquête menée pour ABC News et le Washington Post a montré que 59% des sondés approuvent l'action du président américain, soit 10 points de moins qu'au printemps, lorsque la cote de popularité de M. Obama était à son plus haut niveau.

Un peu plus de la moitié des Américains (52%) approuvent son action dans le domaine économique, 8 points de moins qu'au printemps.

Un peu moins d'un Américain sur deux (49%, moins 8 points) approuvent sa politique en matière de santé. Ils sont seulement 43% à approuver son action pour contrer le déficit public, contre 49% qui désapprouvent.

La baisse de la cote de popularité du président Obama a ravivé les espoirs de républicains, mais ils n'en tirent pas vraiment profit, selon ce même sondage.

Leur cote de popularité est montée de 6 points depuis le printemps (11 points par rapport à la même période en 2008), mais cela ne les porte qu'à 36% d'opinions favorables, contre 58% d'opinions défavorables.

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 15 au 18 juillet auprès de 1.001 personnes et comporte une marge d'erreur de 3,5 points.

LACRISEENIRAN
PERSISTE
Source : lepoint.fr en ligne le 20 juillet


En Iran, Mohammad Khatami veut

un référendum sur le gouvernement


L'ancien président réformateur Mohammad Khatami souhaite un référendum en Iran sur la légitimité du gouvernement issu de l'élection présidentielle contestée du 12 juin, rapportent lundi plusieurs sites internet.


Pour la première fois depuis des semaines, des heurts ont éclaté dans le centre de Téhéran, vendredi à l'issue des prières, entre la police et des manifestants réformistes.

"Le seul moyen de sortir de la situation actuelle est d'organiser un référendum", a déclaré Mohammad Khatami, cité par un site internet qui lui est proche puis repris par d'autres.

"On devrait demander aux gens s'ils sont satisfaits de la situation actuelle. Si une vaste majorité de personnes se disent satisfaits, nous l'accepterons", ajoute-t-il.

Les résultats officiels de l'élection du 12 juin ont accordé une large victoire au président sortant Mahmoud Ahmadinejad. Le camp réformateur conteste ce résultat qu'il dit issu d'une vaste fraude. Les autorités ont affirmé la légitimité du vote.

APPELS À L'OUVERTURE

Mohammad Khatami a apporté son soutien à Mirhossein Moussavi, candidat malheureux battu par Mahmoud Ahmadinejad, de même qu'un autre ancien président, Akbar Hachémi Rafsandjani.

Dans un prêche prononcé vendredi, ce dernier a prévenu que la République islamique était désormais en situation de crise.

Malgré la validation du scrutin par le Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, et l'arrestation de nombreux responsables réformistes, Moussavi, Khatami et Rafsandjani continuent de plaider en faveur d'une ouverture du régime.

"Comme l'a dit Rafsandjani, le pouvoir doit regagner la confiance de la société. Depuis le début, nous disons qu'il existe des moyens légaux de restaurer cette confiance, mais nos appels ont été ignorés", déplore Mohammad Khatami.

Les plus radicaux des conservateurs ont dénoncé le prêche prononcé vendredi par Rafsandjani, et affirmé que le pouvoir iranien était légitimé par "Dieu tout-puissant".

Mais selon le camp réformateur, la population iranienne, composée de très nombreux jeunes nés après la révolution islamique de 1979, demande davantage d'ouverture au régime.

Les manifestations organisées après l'élection, les plus importantes depuis la révolution qui renversa le régime du Shah il y a trente ans, ont été violemment réprimées par la police et les milices islamiques.

Au moins vingt manifestants ont été tués.

Selon les associations de défense des droits de l'homme, plusieurs centaines de personnes, dont des responsables politiques réformateurs, des journalistes, des militants associatifs et des avocats, ont été arrêtées depuis le début de la contestation.

Version française Clément Dossin et Gregory Schwartz

PROCES
DESASSASSINS
DILANHALIMI
ENAPPEL

Source : marianne2.fr en ligne le 20 juillet


Polémique Fofana :
quand le pire devient sûr !


Philippe Cohen



La polémique née du jugement de Fofana et de ses complices illustre la communautarisation croissante des esprits. Voici quelques raisons pour lesquelles le deuxième procès risque d'être encore plus nuisible que le premier.




Voilà 48 heures, que, mû par une motivation elle-même suspecte à mes yeux, j’ai décidé de revenir sur la polémique née du jugement de l’affaire Fofana. Au moment de passer à l’acte, ma plume est trempée dans le plomb. Je l’évoque en préambule, dans une stratégie conjuratoire…
Mais aussi parce que ce plomb-là est au cœur du sujet. Qu’est-ce qui fait que l’évocation de l’affaire Fofana, la nécessité ou le désir de prendre position ou de réfléchir à voix haute sur ce procès procurent une étrange lourdeur, que l’on soit juif ou non ?
Elisabeth Lévy a évoqué le piège mortel de ce procès et de la polémique où chaque argument est réversible et où chaque position est critiquable.

Personnellement, c’est l’interview de Richard Prasquier dans Médiapart qui me fait réagir. D'abord, le Président du CRIF, Richard Prasquier, reconnait qu'il a, avant même la fin du procès, adressé des protestations en direction du pouvoir politique, plus précisément auprès de Michelle Alliot-Marie, d'un conseiller de l'Elysée qui pourrait être Patrick Ouart et du Parquet. Autrement dit, les pressions du CRIF ont commencé alors que la Cour n'avait pas fini son travail et que personne ne connaissait encore les condamnations!

Curieusement, le titre de l’article entre guillemets : Procès Fofana : «L’avocat général Bilger minimise l'antisémitisme», selon le Crif, ne fait pas référence à un propos tenu par le président du CRIF durant l’interview mais à celui qu’il avait dit au Figaro voici quelques jours.
J’ai été saisi d’une étrange sensation, comme si l’on voulait faire avouer à Philippe Bilger quelque chose. Non pas qu’il était, en tant que tel, antisémite. Mais plutôt qu’il était victime de son propre préjugé en distinguant un antisémitisme banal, non suivi d’actes répréhensibles, et un antisémitisme meurtrier qui fut sans doute celui de Fofana.
La distinction me semble en réalité logique. Élisabeth Lévy a raison de rappeler que personne ne songe à condamner à 22 ans de prison des jeunes antisémites, qu’ils soient ou pas de banlieue, de même que, au moment où le racisme faisait rage en France dans la foulée de la guerre d’Algérie, personne n’a proposé de mettre à l’ombre les Français qui traitaient leurs voisin de « sales bougnoules ».

Une distinction pédagogique ?

Élisabeth Lévy écrit que si cette distinction est évidente, elle ne doit pas être explicitée, car elle risque alors de banaliser l’antisémitisme comme « opinion ». Le risque existe. Mais il pose une autre question : le refoulement est-il une bonne façon de lutter contre la banalisation du mal ? En opérant la distinction entre les antisémites « pacifiques » et les antisémites « meurtriers », il me semble que Philippe Bilger fait, paradoxalement, œuvre de pédagogie : il tente de séparer les antisémites criminels, les Fofana et ceux qui rêvent de le devenir, d'avec les ressortissants d’origine arabe qui, révulsés par la politique d’Israël dans les territoires occupés, sont « au bord de l’antisémitisme » et se demandent s’il n’y aurait pas un lien entre ce qui se passe « là-bas » et ce qui se passe « ici » (la supposée omniprésence des Juifs dans les médias, leur supposé enrichissement, leur supposée impunité).

A l’inverse, quel est l’effet des protestations publiques véhémentes de Richard Prasquier (sans parler des agressions des jeunes juifs excités contre des Noirs) ? A quoi concourt l’Élysée en ordonnant à Michèle Alliot-Marie de faire appel du jugement ? A ressouder, précisément, ce qui ne devrait pas l’être. A donner une occasion aux Fofana d’hier et de demain de communautariser leur folie antisémite, de se transformer en victimes de l’oppression contre les Palestiniens et les Arabes.


L'appel, un fier service
à tous les Fofana de France

Au-delà de cette dimension pédagogique, les critiques de l'arrêt formulées par les organisations juives et la manifestation organisée ont rendu un fier service à Fofana. Elles mettent en valeur l’idée que « les feujs ont le bras long » puisqu’ils peuvent faire recommencer un procès dont l’issue les insatisfait. Les antisémites auront vite fait de transformer cet appel en une rhétorique assassine : « Imaginez, diront-ils, que la victime eût été un Arabe et les bourreaux un Français, voire un policier ? »

Mais surtout les interventions intempestives du CRIF – dont il faut répéter qu’il n’est en rien représentatif de l’opinion des Juifs de France – concourent à communautariser définitivement le débat autour du procès Fofana.

J’ai connu Richard Prasquier avant qu’il ne prenne la tête du CRIF. Il me paraissait bien plus intelligent et raisonnable que celui auquel il a succédé. Mais il faut croire que la fonction a fini par avoir raison de ses qualités et qu’il est devenu aujourd’hui l’otage de la fraction la plus hystérique de la communauté juive.

En réalité, quelle validité peut avoir une appréciation sur un arrêt dès lors que, pour des raisons indépendantes de la volonté de ceux qui l’ont organisé, le procès s’est déroulé à huis clos ? Exemple : les quelques organisations juives contestataires dénoncent la supposée mansuétude de la justice à l’égard des complices de Fofana, mais seuls deux des prévenus faisaient l’objet de l’accusation d’antisémitisme.

La justice ne reconnaît pas de crime collectif. Elle cherche au contraire à distinguer la responsabilité précise de chaque accusé(e). Or, il semble bien qu’il soit apparu, au cours des débats, que plusieurs des accusés ignoraient totalement le sort terrifiant qui allait être celui d'Ilan Halimi.

Il nous reste aujourd’hui à nous préparer au désastre dont a accouché le désastre Fofana : un nouveau procès, public celui-là, que Fofana ne manquera pas de « politiser » à sa façon. On risque alors de découvrir la pire face cachée de cette affaire : le fait que l’accusé a peut-être mâtiné sa barbarie d’antisémitisme pour le rendre moins impopulaire.



Lire aussi l'éditorial de Joseph Macé-Scaron dans Marianne. (quitte à débourser 2,5 €)

dimanche, juillet 19, 2009

AVIGNON2009
0FF
Source : avignews.com en ligne le 15 juillet


Paroles d'étoiles,
Paroles pour l'avenir

Par dusserre gerard




Paroles d'étoiles




La compagnie "La tête dans les nuages" signe ici un remarquable travail, d'une grande sobriété, sur le sort réservé aux enfants juifs de France entre 1939 et 1945


LE PITCH

Dans un univers de pénombre glaciale, les quatorze jeunes comédiens professionnels, mis en scène par Magali Zucco, incarnent avec profondeur et vérité les situations vécues par les enfants juifs de France durant la deuxième guerre mondiale. Certains sont capturés et déportés, d'autres sont sauvés par l'intervention de ces "justes" qui ont refusé l'intolérable


L'AVIS DU FESTIVALIER

C'est avec une belle réussite que Magali Zucco aborde cette réalité historique difficile. Extraits de lettres, de journaux intimes et de récits autobiographiques, les textes offrent à cette représentation une puissance d'évocation bouleversante. Les comédiens les servent avec leurs voix mais aussi avec leurs corps qui montrent avec justesse l'enfance tordue et malmenée par la violence absurde de l'idéologie nazie. La musique et le chant yiddish percent dans cette nuit non seulement pour inscrire le propos dans la culture juive mais aussi pour suggérer la puissance de l'unité face à la tyrannie. Résister contre l'arbitraire est possible, exigible, coûte que coûte. A chacun d'y réfléchir. Selon les mots du metteur en scène, cette représentation s'inscrit effectivement dans un projet de "théâtre citoyen". Un beau spectacle salutaire!




INFOS:

Pulsion théâtre,
56 rue du rempart Saint Lazare.

Du 8 au 31 juillet 2009 à 13h45.


Durée 1h.

Tarifs: 15 euros, 10 euros.


Réservations:
04 90 85 37 48.

PRESENCE
DESJUIFSENFRANCE
IMPORTANTE

DECOUVERTE
ARCHEOLOGIQUE
Source : lamontagne.fr en ligne le 19 juillet



Nécropole cherche terrain... d'entente


Va-t-on enfin trouver un terrain d'entente concernant l'avenir du " Champ des Juifs ", à Ennezat, qui renferme une nécropole juive médiévale ? Le dossier est rouvert.
Le « Champ des Juifs », à Ennezat, a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques par le ministère de la Culture.

Cette décision, en date du 3 juin, intervient à la demande de Jacques Curé, maire d’Ennezat mais aussi de l’Association cultuelle israélite de Clermont-Ferrand et du Consistoire central juif, qui avaient fait des démarches en ce sens auprès de Christine Albanel (voir nos éditions du 28 novembre 2008 et du 18 février 2009), dans un contexte particulier.Intérêt national
Rappelons que les époux Mosnier, propriétaires malheureux (1) de ce terrain constructible – qui s’est révélé renfermer une nécropole juive datant du Moyen Âge – se heurtent depuis 1992 à des refus de permis de construire et à des promesses d’achat non tenues.
En désespoir de cause, ils ont décidé de le revendre, fin 2008, après l’avoir remblayé sur plus de 1 m 50 pour répondre aux préconisations d’urbanisme. Et ils ont ainsi relancé l’intérêt pour ce site.

L’arrêté préfectoral du 3 juin, portant inscription au titre des Monuments historiques, souligne que « le site du Champ des Juifs abrite une nécropole d’au moins 700 tombes (NDLR : toutes ensevelies) d’âge médiéval, liées probablement à la communauté israélite, dans un excellent état de conservation, et qu’à ce titre il présente du point de vue de l’archéologie, de l’histoire et du patrimoine, un intérêt suffisant pour en rendre désirable la préservation ». Le 22 juin, Jacques Curé, maire d’Ennezat, Laurent Heulot, directeur régional de la Drac, Frédéric Letterlé, directeur départemental, Frédéric Surmely, le conservateur du département archéologie et des membres de l’association juive luxembourgeoise Matanel (2) se sont réunis autour d’une table pour envisager la suite.

« Désormais, le directeur régional de la Drac sera saisi de toute demande de permis de construire. De notre côté, nous allons engager une procédure de modification du plan d’occupation des sols afin de rendre ces parcelles inconstructibles ».Un terrain vague
« Enfin, France domaine est saisie pour faire évaluer les terrains. Cette estimation, qui sera rendue à l’automne, servira de base de discussion avec les propriétaires et conditionnera l’engagement de la Drac et de Matanel à nos côtés », précise le maire.
Les époux Mosnier espèrent, eux, ne pas être « les dindons de la farce » ni « être amusés par de belles promesses » alors qu’ils ont dû acheter ailleurs pour construire.
De son côté, la Drac indique qu’après l’inscription à l’inventaire supplémentaire, le terrain pourrait être classé par le ministère de la Culture, compte tenu de son intérêt national et pas seulement local.

Mais voila, l’État n’achète plus de terrain de fouilles. L’association Matanel se serait surtout engagée sur la valorisation du site d’un point de vue patrimonial – afin de présenter le rôle de la communauté juive au Moyen Âge et l’objet de sa présence à Ennezat – pas sur l’achat. Et la commune n’est pas obligée d’acheter.
Il faut dire qu’en l’état, c’est un terrain vague. Il n’y a rien à voir, aucune stèle hébraïque en surface. Ainsi, il est à craindre que cette affaire dure encore longtemps.


Géraldine Messina

NOUVELLEBROUILLE
ENTRELADMINISTRATION
DOBAMA
ETLEGOUVERNEMENT
DENETAHAYOU
Source : dépêche AFP diffusée le 19 juillet


Jérusalem :

un projet immobilier sème la discorde
entre Israël et Washington



De Charly WEGMAN





JERUSALEM 0



Le projet de construction de 20 logements juifs à Jérusalem-est a provoqué dimanche une nouvelle passe d'armes entre Israël et les Etats-Unis sur la colonisation dans les territoires occupés.

"Nous n'acceptons pas que des Juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", annexé depuis 1981, a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "De telles restrictions sont inadmissibles", a-t-il lancé.

Il a tenu ces propos après la convocation de l'ambassadeur d'Israël à Washington, Michael Oren, au département d'Etat pour s'expliquer sur ce projet, selon un responsable gouvernemental israélien. L'administration du président Barack Obama exige depuis plusieurs mois un gel total de la colonisation juive pour relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens.

En visite en Inde, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton n'a pas souhaité dimanche faire de commentaire sur cette affaire ni sur "aucun point spécifique des négociations" israélo-palestiniennes.

Il est "impossible de transiger sur la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem. Cela doit cesser", a dit de son côté à l'AFP Saëb Erakat, un des principaux négociateurs palestiniens.

"Ici, c'est vide depuis plus de 15 ans", constate pour sa part un vigile arabe qui surveille un imposant corps de bâtiments aux fenêtres obstruées par des lambeaux de nylon, dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah.

Le terrain prévu pour les 20 logements a été saisi en 1968 par l'Etat d'Israël puis racheté en 1985 par l'homme d'affaires juif américain Irving Moskowitz, bailleur de fonds de l'association nationaliste Ateret Cohanim vouée à la judaïsation de Jérusalem.

"Les papiers auxquels se réfèrent les autorités israéliennes sont des faux (...) Ce bâtiment appartenait à la famille du grand mufti de Jérusalem Hadj Amine Al-Husseini", affirme aux journalistes Adnan Al-Husseini, le gouverneur de Jérusalem relevant de l'Autorité palestinienne.

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a pourtant autorisé le projet controversé, à condition que le bâtiment historique en question soit préservé.

Israël a conquis en juin 1967 puis annexé la partie orientale de Jérusalem, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette démarche.

Les Palestiniens entendent y installer la capitale de l'Etat auquel ils aspirent et Cheikh Jarrah est justement l'un des quartiers arabes les plus prestigieux de ce secteur. Beaucoup de consulats étrangers (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Suède) y sont installés dans de coquettes villas entourées de jardins.

Les injonctions de l'administration américaine sur un gel de la construction à Jérusalem-est ont également suscité un tollé de l'ensemble de la classe politique israélienne.

"Jérusalem unifiée est la capitale du peuple juif et de l'Etat d'Israël sur laquelle notre souveraineté ne saurait être remise en question", a réaffirmé dimanche M. Netanyahu, qui a reçu l'appui de la chef de l'opposition, Tzipi Livni.

"Conformément à un arrêt de la Cour suprême d'Israël, juifs, musulmans et chrétiens peuvent acheter où bon leur semble à Jérusalem, sans aucune discrimination", souligne aussi un communiqué de la municipalité de la Ville sainte.

Selon Orly Noy, une responsable de l'ONG Ir Amim, qui lutte contre la judaïsation de Jérusalem-est, "des milliers de Palestiniens se sont effectivement installés à French Hill et Nevé Yaacov", deux nouveaux quartiers voisins de Cheikh Jarrah.

Quelque 190.000 Israéliens vivent dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-est aux côtés de 270.000 Palestiniens.

samedi, juillet 18, 2009

TENSIONS
ENTREJUIFS
ULTRAORTHODOXES
ETPOLICIERS
ISRAELIENS
source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne le 16 juin



Heurts orthodoxes/policiers


Des milliers de manifestants juifs ultra-orthodoxes opposés à l'arrestation de l'une des leurs affrontent ce soir des policiers à Jérusalem, pour la troisième journée consécutive dans la ville sainte. "Des milliers d'ultra-orthodoxes venus du quartier de Méa Shéarim ont tenté de fermer à la circulation d'un axe routier obligeant les forces de l'ordre à intervenir avec des canons à eau", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Shmuel Rubi. Il a indiqué que "des policiers ont été blessés par des volées de jets de pierres". Les policiers ont procédé à des dizaines d'interpellations .

Auparavant les manifestants s'étaient rassemblés au coeur du quartier religieux de Méa Shéarim pour fustiger dans les termes les plus vifs l'action de la police et des autorités dans cette affaire. Des poubelles ont été incendiées, des feux de signalisation ont été cassés et des voitures de police et des services municipaux ont été attaquées à coups de pierre.