OPERATIONDEPOLICE
PARLAUTORITE
PALESTINIENNE
CONTRELEHAMAS
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 31 mai
Les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ont encerclé une maison abritant des terroristes du Hamas dans la localité de Kalkilia. Des coups de feu ont été entendus par des témoins. Des blessés sont signalés.
dimanche, mai 31, 2009
ISRAËL
DESOBEIT
AUXAMERICAINS
Source : lefigaro.fr avec l'AFP en ligne le 31 mai
Israël refuse le gel de la colonisation
Barack Obama avait demandé le gel total des colonies en Cisjordanie. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu s'est en revanche déclaré prêt à évacuer une centaine de colonies sauvages établies par des colons extrémistes.
Israël refuse un gel total de la colonisation en Cisjordanie réclamé par le président américain Barack Obama, a affirmé dimanche le ministre des Transports Israël Katz, un proche du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu. «Je veux dire de façon très claire que le gouvernement israélien actuel n'acceptera en aucune façon que la colonisation légale soit gelée en Judée-Samarie (Cisjordanie)», a affirmé Israël Katz à la radio militaire. «Le gouvernement défendra les intérêts vitaux de l'Etat d'Israël», a également souligné le ministre.
Il faisait allusion à la poursuite de la construction dans les 120 colonies ayant obtenu les autorisations nécessaires des autorités pour faire face à la «croissance naturelle» de leur population. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu s'est en revanche déclaré prêt à évacuer une centaine de colonies sauvages établies par des colons extrémistes.
Les Etats-Unis ont exigé le gel total de la colonisation en refusant tout comme la communauté internationale la distinction entre ces deux types de colonies.
Israël Katz est le premier membre du gouvernement à s'exprimer publiquement sur les divergences qui se sont exprimées publiquement avec les Etats-Unis la semaine dernière à la suite notamment de déclarations du président Obama et de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. «L'administration américaine actuelle a adopté une ligne totalement différente ce qui a provoqué l'apparition de désaccords sur la colonisation», a -t-il ajouté.
Critique d'Obama
Ce proche de Netanyahu a également critiqué le refus du président Obama de reprendre à son compte une lettre adressée en 2004 par George Bush à Ariel Sharon, l'ancien Premier ministre dans laquelle l'ex président américain indiquait, selon les responsables israéliens, que le tracé d'un éventuel Etat palestinien devrait tenir compte des blocs de colonies. Israël entend annexer ces blocs en Cisjordanie, où vivent la grande majorité des 280.000 Israéliens.
«Cette administration (Obama) n'a pas encore reconnu les arrangements conclus entre le gouvernement israélien et l'administration Bush. C'est quelque chose d'inquiétant et cela suscite des inquiétudes sur des arrangements futurs», a ajouté Israël Katz.
«Ariel Sharon a démantelé des colonies (dans la bande de Gaza) et il a reçu la lettre de Bush et aujourd'hui l'administration refuse de reconnaître cette lettre, c'est pourquoi le gouvernement doit désormais être beaucoup plus prudent et tenir compte du fait que tout retrait en Judée-Samarie ne peut que favoriser le Hamas», a également souligné le ministre.
Le président Obama a fait pression jeudi sur Israël pour la création d'un Etat palestinien et la fin de la colonisation lors d'une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas, qu'il recevait pour la première fois à la Maison Blanche. Barack Obama a indiqué avoir été «très clair quant à la nécessité d'arrêter la colonisation» quand il a reçu Benjamin Netanyahu le 18 mai à la Maison Blanche, qui a refusé de parler d'Etat palestinien ou d'un gel total de la colonisation.
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Bernard Koch
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5/31/2009
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samedi, mai 30, 2009
DEPAIX
SESTETEINTE
Source : libération.fr en ligne le 29 mai
Sara Alexander en paix
La chanteuse israélienne est morte hier.
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Par BOUZIANE DAOUDI
Sara Alexander était une pasionaria de la paix. Elle a consacré sa vie de chanteuse au rapprochement entre Israéliens et Palestiniens, et plus généralement entre Juifs et Arabes, musulmans ou chrétiens, laïcs ou athées…
Un accordéon d’abord, une guitare longtemps, elle chantait là-dessus d’une voix sensuelle, en contre-alto légèrement grave, des poèmes de sérénité, des strophes apostrophant l’injustice, telle une Joan Baez panslave hébraïque arabisante turcophile, en français de la terre où elle arriva, en Provence, avant de venir vivre à Paris au lendemain de la guerre des Six Jours de juin 1967.
Tignasse gitane, teint yéménite, yeux verts impressionnants, origines juives, tziganes, roumaines et turques, Sara était née à Jérusalem, avait grandi dans un kibboutz utopique et, armée d’un premier prix de violon du conservatoire de Haïfa, a fait partie de Leakat Ha Nachal, la troupe artistique la plus réputée d’Israël, durant son service militaire, au début des années 60…
Dès 1965, elle connaît ses premiers succès artistiques à Tel-Aviv comme musicienne et comédienne. C’est en France, qu’elle commence à écrire son propre répertoire, des paroles de prêche dans le désert chantées sur sa guitare pour défendre obstinément l’apaisement. Elle se crée vite un style inédit, sa musique du monde nourrie inépuisablement de ses innombrables racines imbriquées, irriguée des airs du large de la folk, du jazz, du lamento balkanique, des voluptés proches orientales jusqu’aux nostalgies des steppes asiatiques.
Elle mêle aussi avec le temps ses compositions acoustiques de cadences électroniques. Soit un catalogue d’une dizaine d’albums de sa plume et de sa voix (et deux livres) sous son nom, depuis le premier enregistrement en 1979 au titre confirmé Shalom Salam, qu’elle partage aussi au hasard de multiples collaborations.
Sara Alexander a notamment côtoyé sur scène Joan Baez, Pete Seeger, Leonard Cohen, le Libanais Marcel Khalifé, le groupe palestinien Sabreen ou le poète Mahmoud Darwich. Avant de s’éteindre, d’un cancer, hier matin dans une clinique niçoise. Ses cendres seront dispersées en Provence, sa première terre d’adoption en arrivant en France, si près de la Méditerranée.
Son combat pour que les gens cessent de se haîr, en particulier au Proche-Orient, était et reste le mien.
C'est dire combien je pleure son départ.
Je voudrais dire à ses proches que je partage sincèrement et profondément leur douleur
Ils peuvent compter sur moi.
Bernard Koch
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Bernard Koch
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5/30/2009
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LES100ANS
DETELAVIV
Source : le figaro.fr en ligne le 29 mai
TEL-AVIV,
L'AUTRE ISRAËL
http://www.lefigaro.fr/international/2009/05/29/01003-20090529ARTFIG00301-tel-aviv-l-autre-israel-fete-ses-cent-ans-.php
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5/30/2009
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UNNOUVEL
OBSERVATOIRE
CONTRELANTISEMITISME
Source : jss.over-blog.com en ligne le 30 mai
"Le Golem", un site vigilant
contre l'antisémitisme.
Une initiative qui part d’un constat simple :
De plus en plus, la haine envers les Juifs s’affiche sur Internet au moyen de blogs, réseaux sociaux, et sites de partage de vidéos en ligne. Ceux qui diffusent la haine abusent de la liberté d’expression disponible sur ce média. Or l’antisémitisme, qui est une incitation directe à la violence, ne rentre pas dans le registre des opinions et ne doit donc pas bénéficier de la liberté d’expression.
Que faire ?
Par conséquent, nous pensons que l’antisémitisme qui se développe sur Internet doit être combattu par différents moyens :
- Signaler les vidéos, groupes, blogs qui propagent la haine ;
- Diffuser des articles qui répondent aux « argumentaires » antisémites ;
- Réagir de façon sereine et respectueuse sur les forums/groupes où se déchaine l’antisémitisme - quitte à établir un dialogue avec ceux qui nous haïssent - afin de ne pas laisser leurs insultes sans réponse.
Comment fonctionne le Golem ?
Le Golem fonctionne selon un principe simple : chaque semaine nous vous invitons à participer à des campagnes de signalement de groupes (Facebook), vidéos (YouTube, Dailymotion), blogs (Blogger, WordPress) afin d’inciter les modérateurs à supprimer les contenus offensants de leurs sites. La liste des sites et le guide de signalement sont disponibles en cliquant ici.
Parce que nous refusons de déserter le champ de bataille, nous vous engageons à lutter avec intelligence et humour contre le racisme à chaque fois que cela est possible (forums et groupes antisémites) et nous mettons à votre disposition des articles qui sont autant de contrepoids à la haine dans la rubrique “Articles récents”.
Rejoindre le Golem:
Nous vous invitons à rejoindre notre groupe Facebook afin de rester informés des nouvelles campagnes de signalement que nous coordonnons régulièrement.
Si vous souhaiter nous proposer des articles, nous informer de l’existence de sites antisémites qui auraient échappés à notre vigilance ou simplement nous exprimer votre soutien, n’hésitez pas à nous envoyer un email à thegolem.com@gmail.com.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce site,
cliquez directement sur ce lien.
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Bernard Koch
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PORTRAIT
DUNSIONISTE
ALAMAISONBLANCHE
Source : lenouvelobs.com via newsweek
en ligne le 29 mai
Dans Newsweek :
"Le faiseur de paix"
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Le chef de cabinet de Barack Obama, Rahm Emanuel, fils d'Israéliens, est chargé de la délicate mission de négocier au Moyen-Orient.. > Cet article a été publié sur le site de Newsweek le 23 mai 2009.
On pardonnera à ceux qui pensent que Benjamin Netanyahu et Rahm Emanuel viennent d'univers parallèles. Tous deux sont les fils d'Israéliens à la volonté ferme et aux opinions ancrées à droite. Tous deux ont cherché à prouver leur sincérité dans la défense d'Israël (Netanyahu en servant dans une unité commando d'élite de l'armée israélienne, Emanuel en se précipitant en Israël comme volontaire lors de la première guerre du golfe). Les deux hommes appartiennent à des fratries où l'ambiance est intense et compétitive —le grand frère de Netanyahu, Yoni, fut un héros national, le commandant tué à Entebbe, le petit frère d'Emanuel, Ari, est un célèbre agent d'Hollywood aujourd'hui immortel, à la façon américaine, pour avoir inspiré un personnage dans une série HBO (l'autre frère, dans chacun des cas est, bien entendu, médecin).
Emanuel a grandi à Chicago, mais passait ses étés en Israël. Netanyahu a grandi en Israël, mais a passé son adolescence et ses années d'université aux Etats-Unis. Les deux hommes ont d'autres points communs également: tous deux peuvent sembler abrupts et arrogants. Tous deux sont des compétiteurs qui détestent perdre.Ils pourraient presque être frères. Il est donc plus qu'un peu curieux qu'Emanuel et Netanyahu se retrouvent de chaque côté de la table des négociations. Emanuel, en temps que chef de cabinet d'Obama, ne peut négocier directement avec les Israéliens, les Iraniens ou qui que ce soit d'autre. Il émerge cependant comme un des personnages centraux du dispositif visant à faire pression sur Israël sur les questions clés telles que le programme nucléaire iranien et les négociations avec les Palestiniens —pour ensuite vendre ces politiques à la communauté juive des Etats-Unis.
"Rahm a un rôle important, c'est indiscutable" confirme un officiel haut placé de l'administration qui n'est d'accord pour parler d'Emanuel qu'à la condition qu'il ne soit pas cité. "Il possède une connaissance approfondie des différentes questions, il a un passé sur ces questions, et il dispose de la confiance totale du président".Les tensions les plus sérieuses pourraient survenir sur la question iranienne. Israël pense qu'interdire aux Iraniens d'accéder à l'arme nucléaire est une question existentielle, et les officiels israéliens craignent de voir Obama trop enclin au compromis. Que cette crainte soit justifiée ou non, l'administration Obama considère que la meilleure façon de rassembler au niveau international afin d'exercer une pression conjointe sur l'Iran, est d'entreprendre des efforts sérieux en vue de créer un état palestinien.
Netanyahu déclare qu'il veut négocier avec les Palestiniens, mais refuse de consentir à l'idée d'un état palestinien.
Emanuel dispose d'une crédibilité particulière sur la question de la paix au Moyen-Orient. "C'est son côté Nixon en Chine", indique le représentant Jane Harman, membre des instances du House Democratic Caucus, où Emanuel exerçait une position dirigeante jusqu'à l'automne dernier. "Sur certains sujets, il est le seul à pouvoir être aussi direct". William Daroff, qui dirige le bureau de Washington de l'organisation United Jewish Communities et connaît Emanuel, l'appelle "l'arme secrète d'Obama". Ce n'est pas uniquement qu'Obama peut utiliser la réputation d'ami d'Israël d'Emanuel comme une sorte de bouclier, lui permettant de manier le "qui aime bien châtie bien" dans ses rapports avec l'état juif. Daroff a déclaré à Newsweek que Rahm possède une telle compréhension de la politique israélienne qu'il peut jouer le rôle auprès du président de détecteur de conneries au fur et à mesure de l'avancement des négociations.
"Les Israéliens ne seront pas en mesure de faire passer quoi que ce soit, du fait de la présence de Rahm". Emanuel, qui parle hébreu, sera à même, tout comme le reste du camp américain, de savoir si le premier ministre israélien bluffe sur sa "ligne rouge" vis-à-vis de l'Iran, ou ce qu'il peut réellement faire pour arrêter les implantations en Cisjordanie (la porte-parole d'Emanuel, Sarah Feinberg, à qui nous avons demandé un commentaire, a indiqué à Newsweek que son but était de garantir que le président disposait de "toutes les options possibles dans le cadre de la recherche de la paix").
Le statut d'Emanuel de fils presque natif a donné à certains Israéliens et Juifs l'impression qu'il serait leur allié dans l'équipe Obama — le pro israélien à l'oreille accueillante. Après tout, il a des références sionistes en or: son père, Benjamin, a appartenu à l'Irgoun, la milice juive de droite qui existait avant l'indépendance d'Israël. Son oncle Emanuel a été tué par les Arabes lors d'une escarmouche au cours des années 30, la famille changeant son nom d'Auerbach en Emanuel pour l'honorer. Mais dans la communauté juive, d'aucuns ont été déçus. Il est jusqu'à son propre rabbin, Asher Lopatin, pour douter de son fidèle, trop souvent absent. "Il y a beaucoup de déception", déclare Lobatin, qui préside la congrégation Modern Orthodox Anshe Sholom B'nai Israël de Chicago. "D'une certaine façon, les attentes étaient exacerbées, Rahm étant si lié à Israël et à la communauté juive. Au lieu de ça, nous avons vu le Rahm Emanuel dur, pas le Rahm chaleureux".
Comme Bibi Netanyahu, dont le père, un féroce érudit a élevé ses fils dans l'idée d'un "grand Israël" comprenant non seulement la Cisjordanie mais également la Jordanie, Emanuel a du mal à affronter les attentes paternelles.
Emanuel senior, médecin à Chicago, a plongé son fils dans l'embarras à l'automne dernier en déclarant à un journal israélien que, bien sûr, son garçon influencerait Obama dans le sens pro israélien. "Et pourquoi pas? Il est quoi, Arabe? Il ne va pas laver par terre à la Maison Blanche" furent ses mots. Rahm Emanuel a dû s'excuser par la suite auprès de la communauté arabe américaine (Benjamin Emanuel n'a pas répondu à nos demandes de commentaire).Emanuel s'est souvent montré pragmatique. Des fuites en provenance de réunions entre Emanuel et des leaders juifs depuis janvier suggèrent que son rôle est de faire adopter aux Israéliens une position plus accommodante sur la question d'un Etat palestinien et des négociations avec l'Iran. Emanuel commence ses meetings avec les leaders juifs avec un avertissement: en cas de fuite, dit-il, selon plusieurs participants à ces réunions, ni lui, ni qui que ce soit à la Maison Blanche, ne parlera jamais plus de nouveau aux leaders.
À la conférence annuelle de l'American Israël Public Affairs Committee, au début du mois, Emanuel a mis plusieurs délégués un peu mal à l'aise en réclamant des progrès sur la question palestinienne. Comme Obama la semaine dernière, il a commencé en encensant la "relation spéciale" entre l'Amérique et Israël, et une "amitié riche, enracinée dans des valeurs partagées". Mais selon les notes d'Emanuel, que Newsweek s'est procuré, il a également déclaré "ceci est le moment de vérité pour l'état d'Israël et les perspectives de paix". À l’inverse de Netanyahu, qui cherche à réduire l'importance des négociations avec les Palestiniens pour se concentrer sur la question iranienne, Emanuel a déclaré qu'Obama "croit que notre capacité à faire face au défi majeur posé par l'Iran dépend en partie à notre capacité à avancer sur les questions arabes israéliennes et israélo-palestiniennes".
Emanuel a par le passé déjà adopté des positions modérées, voire joué les colombes. En novembre 2003, il fut l'un des deux membres juifs de l'assemblée à cosigner une résolution appelant à soutenir les accords de Genève, un plan de paix non-officiel appelant d'une solution à deux états, conclu entre Palestiniens et Israéliens modérés. Dix ans plus tôt, conseiller de Bill Clinton, Emanuel fut dans l'ombre le dynamique organisateur de la poignée de mains à la Maison Blanche entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, qui selon les participants cimenta le processus de paix d'Oslo. "Rahm s'est occupé de la signature. C'est lui qui était aux commandes" déclare un ancien officiel de l'administration Clinton qui a requis l'anonymat pour aborder de discussions internes à la Maison Blanche.
Ce rôle d'intermédiaire, inhabituel pour Emanuel, pourrait se révéler dans les prochaines années particulièrement utile, alors qu'Obama tente d'aboutir à un accord avec l'Iran sur son programme nucléaire, un accord qui pourrait être très éloigné des attentes israéliennes. L'administration Obama commence déjà à employer vis-à-vis de l'Iran un langage plus modéré que n'était celui de l'administration Bush. L'équipe Bush insistait sur une cessation de tout enrichissement d'uranium, point à la ligne. Les officiels de l'administration Obama disent également vouloir éliminer la capacité d'enrichissement de l'Iran, mais poursuivent un but plus large: éviter une arme nucléaire iranienne. Des indications suggèrent que de nouvelles idées sont en cours d'évaluations. L'une fut évoquée dans un rapport du comité des relations étrangères du sénat, au début du mois: permettre à l'Iran de continuer l'enrichissement au niveau civil, à condition d'une totale franchise sur son programme d'armement supposé, et de sa soumission à de strictes inspections. Interrogés sur cette proposition, et d'autres, deux officiels de l'administration, qui ont requis l'anonymat sur ces sujets sensibles, déclarent que l'arrêt de l'enrichissement serait l'issue préférée, mais que les autres possibilités n'ont pas été écartées.On est encore très loin d'un accord, qui impliquerait un énorme changement dans les relations entre l'Iran et l'Occident. Pour l'instant, les Iraniens doivent encore accepter une date de départ pour les négociations. Mais les Israéliens n'en sont pas moins soucieux. "Je serai très surpris si l'enrichissement par l'Iran sous un cadre légal, pouvait constituer une solution acceptable pour un gouvernement israélien, celui-ci ou un autre", indique Robert Satloff, dont le Washington Institue for Near East Policy a tendance à coller à la pensée israélienne. Ajoutez-y des visions contradictoires sur la meilleure façon d'arriver à la paix avec les Palestiniens, et vous obtenez ce que Satloff décrit comme " potentiellement le plus grand désaccord entre les deux pays dans l'histoire de leurs relations". Tout ceci devrait également présenter pour Obama des problèmes politiques à la maison —avec Emanuel jouant le rôle de pompier pour son patron.
Le représentant Eric Cantor, seul Républicain juif au congrès, considère que l'administration Obama adopte une position "très différente de la communauté juive américaine ordinaire", dans sa tentative de dialogue avec l'Iran. "La communauté pro israélienne est depuis toujours en faveur de l'utilisation de l'arme des sanctions vis-à-vis du régime terroriste d'Iran… L'administration a indiqué par tous les moyens que je peux identifier que nous ne devons pas infliger de sanctions pendant les négociations" (les officiels de l’administration nient leur intention de renoncer aux sanctions si des négociations sont en cours).Netanyahu veut un calendrier fixe pour les négociations –de trois à six mois, par exemple—pour éviter que l'Iran ne joue la montre, pendant qu'il poursuit son programme d'enrichissement militaire de l'uranium.
Lors du sommet de la semaine dernière, Obama a semblé se ranger réthoriquement à l'avis de Netanyahu lorsqu'il a dit qu'il insisterait sur la nécessité de "progrès" avant la fin de l'année. Les officiels proches de Netanyahu, qui ont requis l'anonymat du fait du caractère diplomatiquement sensible de la question, indiquent qu'Israël désire à présent savoir quelles mesures Obama serait prêt à adopter contre l'Iran en cas d'échec des négociations. La secrétaire d'état Hillary Clinton a parlé ces dernières semaines au Congrès de "sanctions écrasantes", mais les officiels de l'administration ont refusé d'élaborer sur la question.Israël et les Etats-Unis ont déjà connu des conflits.
Quand le premier ministre israélien Itzhak Shamir, un faucon, a refusé d'interrompre les implantations en 1991, le président H.W. Bush a suspendu la garantie américaine sur 10 milliards de dollars de prêts. Les ultimatums publics que délivrait à l'époque principalement le secrétaire d'état James Baker, irritaient bien des Israéliens. Mais Edward Djerejian, qui servait sous Baker et ensuite devint ambassadeur à Tel Aviv, pense qu'une main de fer est parfois utile aux politiciens israéliens. "Rabin m'a dit un jour qu'il pouvait être très utile à un leader israélien de recevoir un message clair de la part des Etats-Unis, car il peut ensuite s'adresser à ses administrés en ces termes: "Écoutez, je sais que c'est dur et ça ne me plaît pas, mais voilà ce que notre meilleur ami nous a demandé, et nous devons donc nous y plier", confie Djerejian, qui dirige aujourd'hui le James A. Baker III Institute for Public Policy à l'Université Rice. Rahm Emanuel est peut-être le meilleur ami, que Barack Obama a envoyé pour délivrer ce message.
Par Dan Ephron et Michael Hirsh
Traduction française de David Korn
Lire la version américaine de l'article
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Bernard Koch
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5/30/2009
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LESJUIFS
DAILLEURS
Source : lefigaro.fr en ligne le 28 mai
Au Yémen, la communauté juive lutte
pour sa survie
Envoyé spécial à Sanaa,
Georges Malbrunot
Ils ne sont plus que 350 à vivre en marge d'une société où les extrémistes musulmans dénoncent leur «alignement» sur Israël.
Un keffieh beige sur la tête pour masquer la kippa, Yéhia Moussa arrive en famille au rendez-vous fixé dans le parc Asser, qui surplombe Sanaa. Il est le rabbin de la minuscule communauté juive de la capitale yéménite : douze familles obligées de vivre recluses dans un «complexe touristique» gardé par la sécurité publique, depuis qu'elles ont été attaquées dans leur village d'al-Salem, au nord du Yémen. C'était en décembre 2004. «On ne voulait plus de nous là-bas», se souvient, amer, Yéhia, 30 ans, père de quatre enfants. Les rebelles de la minorité zaïdite (chiite) leur reprochaient d'être soutenus par l'armée du président, Ali Abdallah Saleh, qu'ils affrontaient alors.
Après des décennies de coexistence relativement harmonieuse avec leurs voisins musulmans, tout a basculé lorsque des hommes masqués adressèrent une lettre de menace au rabbin : «Après surveillance précise des Juifs d'al- Salem, il est clair qu'ils agissent pour servir le sionisme mondial.» Et d'assortir l'avertissement d'un ultimatum de dix jours pour plier bagages. Finalement, les Juifs d'al-Salem furent d'abord évacués vers la ville voisine de Saada et, un mois plus tard, en hélicoptères militaires jusqu'à leur minighetto de Sanaa, face à l'ambassade américaine.
«Ici, au moins, on se sent en sécurité», se félicite Souleiman, le vieux père de Yéhia. Mais depuis, la plupart ont perdu leur travail. Et cinq ans après, leurs biens n'ont toujours pas été restitués. Les 57 Juifs de Sanaa, religieux en majorité, vivent littéralement sous perfusion : tous les mois, la présidence de la République verse l'équivalent de 18 euros à chacun d'eux, et offre un peu de nourriture aux familles.
Neuf siècles avant Jésus-Christ
Yéhia, Souleiman et les autres sont pourtant les descendants de l'une des plus vieilles communautés juives au monde. Dans le sillage des caravanes du roi Salomon, les premiers Juifs s'installèrent au Yémen neuf siècles avant Jésus-Christ, bien avant la présence musulmane. Mais la communauté lutte désormais pour sa survie. Ils ne sont plus que 350, répartis entre Sanaa, Kharef et Raïda. Ils étaient plus de 60 000 au début du siècle dernier. La plupart ont émigré après la création d'Israël en 1948, lorsque l'opération «Magic Carpet» vida le vieux quartier juif de Sanaa de ses habitants.
En restera-t-il encore dans cinq ans ? Le harcèlement, les pressions et parfois les attaques se multiplient dans un pays où l'islam radical a le vent en poupe. En décembre, le rabbin Moshe Nahari, 38 ans, père de neuf enfants, a été tué près de chez lui à Raïda. L'assassin, un ancien pilote de l'armée de l'air, fut déclaré mentalement instable… Quelques semaines plus tard, l'offensive israélienne à Gaza aggrava encore les tensions entre Juifs et musulmans. «Regardez cette revue, lance Yéhia, en tendant “Yemen Online”, elle écrit qu'on reçoit de l'argent de l'étranger, mais c'est faux !», s'insurge le rabbin.
Officiellement, le pouvoir les protège. Mais en fait, l'attitude des autorités est ambiguë. «Les promesses du gouvernement en matière d'indemnisation ou d'octroi de terrain aux Juifs n'ont pas été tenues», déplore l'intellectuel musulman, Mahmoud Taha, qui joue les médiateurs entre la communauté et le régime.
Devant le journaliste, Yéhia et les siens louent «Allah et le président Saleh». Mais loin des micros, les langues se délient. «Un jeune de Raïda qui voulait venir célébrer le shabbat à Sanaa la semaine dernière n'a pas pu entrer dans notre quartier, car les gardes du ministère de l'Intérieur lui ont réclamé une autorisation officielle» , se plaint un de ses amis.
«Nos racines sont ici»
Ces derniers mois, une vingtaine ont émigré en Israël, à la faveur d'opérations spéciales de l'Agence juive. «C'est leur choix» , répond laconiquement Yéhia. Le pouvoir ne les freine pas. Mais les Juifs du Yémen ne discutent pas publiquement de leurs velléités de partir.
«On vit ici, on mourra ici» , jure Naami, la mère de Yéhia, recouverte des pieds à la tête d'une longue tunique noire, comme les autres femmes yéménites. «Nos racines, nos traditions sont ici, poursuit Yéhia. D'accord Israël est le pays des Juifs, j'ai des oncles là-bas, mais nous désapprouvons leur politique vis-à-vis des Palestiniens.» Comme les Irakiens sous Saddam Hussein, les Juifs yéménites ont appris l'art de la dissimulation, pour ne pas s'attirer d'ennuis. Pourtant, les plus jeunes pressent leurs parents de les laisser partir. Les filles (70 % des adolescents) ne trouvent plus de maris, sauf à faire venir des Juifs de la diaspora… qui repartiront ensuite avec leurs épouses.
La petite communauté juive du Yémen vit dans la peur et l'exile depuis qu'elle est menacée par des radicaux musulmans proches d'al-Qaïda. Les Juifs du Yémen refusent pourtant de quitter le pays, au nom d'un judaïsme riche et ancestral, qu'ils ont toujours pratiqué en harmonie avec le reste du pays. Durée : 2'16
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Bernard Koch
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LIRAN
ACCUSE...
Source : lefigaro.fr en ligne le 29 mai
LE CONFLIT BALOUTCHE DEBORDE L'IRAN
http://www.lefigaro.fr/international/2009/05/30/01003-20090530ARTFIG00079-le-conflit-baloutche-deborde-sur-l-iran-.php
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Bernard Koch
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : lefigaro.fr en ligne le 29 mai
Les ratés de l'enquête passés au crible
Delphine Chayet
Le contrôleur général Noël Robin est revenu cette semaine sur la stratégie de la police judiciaire.
LA COUR d'assises des mineurs de Paris, qui juge à huis clos le « gang des barbares », a entamé cette semaine sa plongée dans l'enquête sur l'enlèvement, la séquestration et le meurtre d'Ilan Halimi. Le souvenir du jeune homme a été évoqué par sa famille et par ses amis. Dans une ambiance très tendue, les accusés ont commencé à s'expliquer. Pour la première fois, Youssouf Fofana a reconnu l'assassinat.
Tout au long de la semaine, la cour s'est aussi penchée sur les difficultés qui ont émaillé l'enquête de la brigade criminelle de Paris. L'audition de Noël Robin, qui dirigeait à l'époque ce service, a tout particulièrement marqué les débats. Dans un livre paru peu avant l'ouverture du procès, la mère d'Ilan Halimi avait en effet mis un coup de projecteur sur les ratés de l'enquête. « Ce fut un échec puisque Ilan est mort, a souligné Me Francis Spziner, avocat de la famille, après les premières déclarations du policier, mardi. Mais Mme Halimi a dit ce qu'elle avait à dire. Il y a un temps pour la critique et un temps pour le jugement. Nous en sommes là. »
Visiblement ébranlé et sur la défensive, le contrôleur général Noël Robin est alors longuement revenu sur la stratégie de la PJ durant ces 24 jours éprouvants, du 20 janvier au 13 février 2007, jour de la découverte du corps meurtri à Sainte-Geneviève-des-Bois. « C'était assez émouvant parce qu'il a essayé d'expliquer les raisons de cet échec, qu'il vit comme personnel », souligne Muriel Ouaknine-Melki, avocate de la partie civile. L'ex-chef de la brigade criminelle a ainsi justifié le choix de garder le secret sur le rapt du jeune Juif pour ne pas mettre sa vie en péril. « Technique classique » et éprouvée en cas d'enlèvement, en France comme à l'étranger, a-t-il expliqué. Pour la même raison, le portrait-robot d'un « appât » n'a pas été diffusé, alors que la PJ l'avait entre les mains dès la fin janvier.
Fausses pistes
Sous le feu des questions, Noël Robin est revenu sur les liens qui n'ont pas été faits avec d'autres affaires. Il a encore raconté comment, après avoir été orientés à Bagneux par une victime précédente du « gang des barbares », les policiers étaient en fait passés à quelques centaines de mètres de l'immeuble où Ilan était séquestré. Une enquête de voisinage les a alors conduits sur de fausses pistes… « Pourquoi ne pas avoir interrogé les casiers des délinquants du quartier ? », a demandé la cour. « Impossible, matériellement », a-t-il rétorqué.
Revenant sur ces semaines insupportables, le père d'Ilan a, lui, critiqué le rôle que les enquêteurs lui avaient fait jouer dans ses négociations avec les ravisseurs. Pour ne pas entrer dans le jeu des maîtres chanteurs, Didier Halimi, leur seul interlocuteur, avait notamment pour consigne de raccrocher rapidement et de parler peu. « Ce comportement a sans doute contribué à l'escalade de la haine », a regretté le père d'Ilan à la barre, soulignant avoir pris « un mauvais chemin ». La France, par ailleurs, ne verse jamais de rançon par principe. Pour François Jaspart, alors patron de la police judiciaire parisienne, absent à l'audience, « les négociations étaient en fait faussées parce que nous avions affaire à des gens immatures, irrationnels et changeant sans cesse d'avis. Or nous avons eu le plus grand mal à les cerner ».
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Bernard Koch
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ESPION
ALARETRAITE
Source : nouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 30 mai
Amende de 50.000 dollars pour un espion
au service d'Israël
Un juge a évité la prison à un ancien ingénieur militaire américain de 85 ans, mais lui a infligé une amende de 50.000 dollars pour avoir transmis des documents classifés aux Israéliens dans les années 1970 et 1980.
Le juge fédéral William Pauley a rappelé à Ben-ami Kadish qu'il avait commis une grave faute, mais noté que le gouvernement avait beaucoup réduit les accusations à son encontre.
En décembre, Kadish avait reconnu avoir diffusé des documents aux services secrets israéliens, de 1979 à 1985. Il a plaidé coupable de complot.
Né aux USA, mais élevé en Palestine, Kadish voulait apparemment aider Israël. Il a reconnu son erreur de jugement.
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5/30/2009
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vendredi, mai 29, 2009
NETANYAHOU
OBAMA
LEBRASDEFER
Source : lefigaro.fr en igne le 29 mai à 12h 06
sur Diasporablog à 13h 24
Israël découvre le vrai Obama
L'éditorial de Pierre Rousselin du 29 mai.
Entre Israël et les États-Unis, le climat n'est plus au beau fixe, comme du temps de George W. Bush. L'insistance avec laquelle la nouvelle Administration rappelle ses exigences au gouvernement israélien annonce des temps difficiles.
La rencontre du 18 mai à la Maison-Blanche entre Barack Obama et Benyamin Nétanyahou avait été jugée cruciale pour les relations entre les deux pays et pour les perspectives de paix au Proche-Orient. Il ne pouvait en être autrement. En apparence, le tête-à-tête entre ces deux hommes aux parcours politiques contrastés et aux positions parfois opposées s'est fort bien passé, même s'il faudra du temps pour savoir ce qu'ils se sont vraiment dit.
Chacun a rappelé publiquement ses convictions avec fermeté mais aussi avec beaucoup de politesse.
Obama est ainsi fait qu'il ne montre pas ses sentiments. Il ne se départira pas de sa cool attitude, même s'il n'en pense pas moins. Fin connaisseur de la vie politique américaine, Nétanyahou sait, lui, apprécier la popularité du nouveau président. Inutile de le prendre de front. Entre les deux hommes, c'est une rude partie d'échecs qui a commencé.
Le vice-président Joe Biden était monté en ligne avant la venue de Nétanyahou à Washington. Maintenant, c'est Hillary Clinton qui donne de la voix. À l'entendre, il n'y a rien à négocier : « Le président Obama est très clair. Il veut la fin de la colonisation : pas de colonies, pas de postes avancés, pas d'exceptions liées à la croissance naturelle » des colonies de peuplement en Cisjordanie.
Nétanyahou pensait qu'il avait en Hillary Clinton, l'ancienne sénatrice de New York ouvertement pro-israélienne pendant sa campagne, une alliée au sein de l'Administration. Il doit déchanter.
Le message d'Obama signifie qu'il ne fait aucun cas de la fragilité politique du gouvernement Nétanyahou et ne parie pas sur sa longévité. Le premier ministre israélien aura bientôt le choix entre une crise politique intérieure ou une crise avec les États-Unis ou, plus vraisemblablement, les deux à la fois.
Quant à Obama, il poursuit son chemin, imperturbable. Le 4 juin au Caire, il prononcera son «discours au monde musulman». On y découvrira la feuille de route qu'il s'est tracée au Proche-Orient.
Les signaux lancés par la Maison-Blanche montrent que le conflit israélo-palestinien s'inscrit pour cette Administration dans un cadre plus large. Israël reste l'« allié privilégié » des États-Unis qui demeurent les « garants » de sa sécurité. Mais Washington poursuit aussi d'autres objectifs dans la région et attend désormais de son allié qu'il y contribue.
Ainsi en est-il de l'amélioration souhaitée de relations avec le monde arabe ainsi que du règlement recherché de la question iranienne.
Avec George W. Bush, Israël avait perdu l'habitude de ce genre de discours. Les semaines qui viennen²t nous diront s'il s'agit seulement d'un changement verbal ou bien si la politique des États-Unis vis-à-vis d'Israël est en train de se transformer en profondeur.
» Obama : « Je crois fermement à une solution à deux Etats»
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LALISTEANTISIONISTE
RECOITUNALLIE
DEPOIDS
Source : liberation.fr en ligne le 29 mai
Le terroriste Carlos soutient Dieudonné
«Comptez sur mon vote symbolique», écrit Carlos depuis sa cellule, dans une carte adressée à l’une des colistières de Dieudonné, Ginette Hess Skandrani, co-fondatrice des Verts.
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Le terroriste Carlos, emprisonné à la centrale de Poissy, apporte son soutien à Dieudonné dans une carte adressée à l’une de ses colistières, où il l’assure de son soutien et de son «vote symbolique».L’information, confirmée à l’AFP par Alain Soral, colistier de Dieudonné en Ile-de-France pour les élections européennes, s’accompagne d’une carte adressée par Carlos à Ginette Hess Skandrani, co-fondatrice des Verts et autre colistière de Dieudonné.Dans cette carte datée du 24 mai, le terroriste la remercie pour son «courrier du 13 avril» et ses «publications, nécessaires pour combattre l’abrutissement d’origine médiatique».«Comptez sur mon vote symbolique, ajoute Carlos. En avant vers Strasbourg avec vos voix libres! Saluez le camarade Dieudonné de ma part.» Il conclut en disant: «Vive la Palestine libre! Amitiés révolutionnaires».
Dans son communiqué, la liste antisioniste «remercie le camarade Illich Ramirez Sanchez dit Carlos de son soutien et forme le voeu que son extradition au Vénézuela se concrétise enfin».
Illich Ramirez Sanchez, dit Carlos, né en 1949 au Venezuela, a été renvoyé devant la cour d’assises spéciale de Paris le 4 mai 2007 par le juge Jean-Louis Bruguière pour des attentats contre le train Toulouse-Paris «Le Capitole», le 29 mars 1982 (5 morts), le siège du magazine Al-Watan Al-Arabi, rue Marbeuf à Paris le 22 avril 1982 (1 mort), la gare Saint-Charles de Marseille (2 morts) et un TGV à Tain-L’Hermitage (3 morts) le 31 décembre 1983.La liste Dieudonné se présente seulement en Ile-de-France. Dieudonné a été condamné par le passé pour ses propos sur la Shoah, et la liste est soupçonnée d’être antisémite, ce dont elle se défend.
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5/29/2009
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ANTISEMITISME
Source : dépêche AFP diffusée le 28 mai
La liste Dieudonné crée
"un observatoire du sionisme"
La liste de l'humoriste Dieudonné, en riposte à la création d'un "observatoire" de députés UMP sur ses activités, a créé jeudi "un observatoire du sionisme" pour "répertorier" les calomnies des "sionistes et de leurs alliés".
"Face à la montée du racisme sioniste et à son influence croissante dans les médias et dans la vie politique, la liste antisioniste a pris l'initiative de lancer un +observatoire du sionisme+", a annoncé le secrétariat de la liste controversée qui fait campagne en Ile-de-France contre le "sionisme" et les "communautarismes".
Cet observatoire "sera chargé de répertorier l'ensemble des calomnies, mensonges, appels à la haine et au totalitarisme proférés par les sionistes et leurs alliés", selon un communiqué de la Liste "anti-sioniste".
"Il informera nos concitoyens de l'ensemble des abus constatés et poursuivra en justice, tous ceux qui, à l'image de (le secrétaire général de l'Elysée) Claude Guéant ou de (le journaliste) Paul Amar, attentent aux libertés publiques, pratiquent la calomnie et l'abus de pouvoir".
Trois députés UMP de Seine-Saint-Denis, Eric Raoult, Patrice Calmejane et Gérard Gaudron, avaient annoncé mardi la création d'un "Observatoire des risques et dérives de Monsieur Dieudonné".
Les trois élus s'étaient "inquiétés des risques de dérives" de la liste "anti-sioniste" et des "provocations qui pourraient aller à l'encontre de la sérénité de la campagne et de la paix civile dans un département comme la Seine-Saint-Denis". Si des documents ou propos "contrevenaient à la loi", les députés avaient prévenu qu'ils "porteraient plainte pour incitation à la violence et à la haine".
La liste Dieudonné se présente seulement en Ile-de-France. Dieudonné a été condamné par le passé pour ses propos sur la Shoah, et la liste est soupçonnée d'être antisémite, ce dont elle se défend.
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : Truveo.com
http://fr.truveo.com:80/procès-fofana-la-compagne-d’halimi/id/1199443486
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PROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : causeur.fr en ligne le 29 mai
http://www.causeur.fr:80/jugement-de-choc,2490
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LIEBERMANN
AUBAN
DESACCUSES
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 28 mai
Avigdor Liberman soupçonné d’entrave à la justice Le Yediot Aharonot rapporte que le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a été interrogé hier pour la cinquième fois, et semble-t-il la dernière, par la brigade de lutte contre la fraude dans le cadre de l’affaire des société-écrans. L’interrogatoire a duré près de cinq heures et demie.
Dans les prochains jours, l’équipe chargée de l’enquête rédigera ses recommandations et le dossier sera transmis au parquet. Selon le journal, à en croire le communiqué publié hier par la police, il semblerait que les enquêteurs ont l’intention de recommander l’inculpation. Aux chefs d’accusation déjà évoqués lors des précédents interrogatoires – corruption, abus de confiance, blanchiment de fonds, faux en écriture, malversations – s’est ajoutée hier l’entrave à la justice. Le Maariv note que c’est la première fois qu’un ministre fait l’objet d’un tel soupçon.
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ISRAËL
TROQUE
SESCOLONIES
Source : la revue de presse de l'Ambassde de France
en Israël diffusée le 28 mai
Israël négocie avec les Etats-Unis
concernant les colonies
Le ministre chargé des services de renseignement, Dan Meridor, et le Conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, se sont entretenus cette semaine à Londres avec l’émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell.
Selon un responsable israélien cité par le Haaretz, ces premières rencontres n’ont pas permis d’avancer vers un accord concernant les colonies. Du côté israélien on demande à ce que soit autorisée la poursuite de la construction dans les colonies existantes pour répondre aux besoins imposés par la croissance naturelle. Israël a notamment proposé de délimiter les zones à l’intérieur desquelles il sera permis de construire. Pour la délégation israélienne, il n’y a en outre pas lieu de réclamer d’Israël un gel total de la construction dans les colonies, alors que les Palestiniens n’ont pas rempli tous leurs engagements dans le cadre de la première phase de la Feuille de route.
Les Américains n’ont pour l’heure pas réagi à ces propositions israéliennes. Ils ont cependant demandé que puissent être introduits dans la bande de Gaza certaines marchandises et matières premières nécessaires à la reconstruction du territoire.
Le président américain, Barack Obama, recevra aujourd’hui le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas. Ce dernier, écrit le Maariv, devrait réaffirmer son soutien à la solution de deux Etats et à la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël tout en mettant en garde que l’attitude d’Israël renforce ceux qui appellent à la création d’un Etat bi-national unique. Selon un responsable israélien, les Palestiniens devraient également faire part au président américain de leur crainte que le dossier palestinien ne soit « noyé » à l’intérieur d’un plan de paix régional et délaissé dans le cadre de la lutte contre le nucléaire iranien.
De son côté, le président Obama pressera Mahmud Abbas de rencontrer Binyamin Netanyahu. Le journal rappelle que jusqu’à présent, toutes les tentatives du Premier ministre israélien pour rencontrer le président de l’Autorité palestinienne ou le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, ont échoué, l’Autorité palestinienne ayant annoncé qu’elle boycotterait le gouvernement Netanyahu tant que celui-ci ne se sera pas engagé à respecter les accords précédemment signés avec les Palestiniens, à soutenir la solution de deux Etats et à geler la construction dans les colonies. Le président Obama essaiera aujourd’hui de convaincre Mahmud Abbas de rencontrer Binyamin Netanyahu sans condition préalable.
Par ailleurs, ajoute le Maariv, la commission ministérielle chargée de « l’amélioration des conditions de vie des habitants palestiniens de Cisjordanie » s’est réunie hier pour la première fois pour débattre des mesures qui seront appliquées dans le cadre du plan de « paix économique » proposé par le Premier ministre Netanyahu. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a révélé qu’Israël compte promouvoir la création d’un nouvelle ville palestinienne, baptisée Rawabi, à proximité de Ramallah. Selon le journal, il s’agit là d’un projet qui a déjà été lancé par l’émissaire du Quartette, Tony Blair, mais qui jusqu’ici s’est heurté à des difficultés économiques.
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LESCOLONIES
SAUVAGES
HORSDETAT
DENUIRE
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 28 mai
Ehud Barak prépare l’évacuation
de colonies sauvages
A la veille de son départ pour Washington, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a enjoint par écrit l’état-major et les forces de l’ordre de se préparer à l’évacuation de vingt-deux colonies sauvages en Cisjordanie. Une telle instruction, écrit le Yediot Aharonot, est le premier stade pratique du processus d’évacuation car il oblige les différents organismes impliqués à lancer des travaux préparatoires, à élaborer des plans, à mobiliser les hommes, à rédiger les ordres et à se préparer à appliquer le moment venu l’ordre de l’échelon politique.
Parallèlement, le ministre de la Défense a ordonné à l’Administration civile de Cisjordanie de publier vint-quatre « ordres de délimitation » destinés à faciliter la procédure d’évacuation de plusieurs colonies sauvages. Sept de ces « ordres de délimitation » ont déjà été délivrés cette semaine. Le journal note toutefois que dans la plupart des cas, il s’agit de proroger des ordres existants qui n’ont jamais été appliqués et que, quoi qu’il en soit, la police ne dispose pas des hommes nécessaires à l’évacuation simultanée de plusieurs sites. Par conséquent, il est probable que le démantèlement de ces colonies sauvages se fasse au fur et à mesure et sur une longue période.
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RACISME
Source : liberation.fr en ligne le 29 mai
L'opérateur Orange condamné
pour avoir attribué "salearabe"
comme mot de passe
Mohamed Zaïdi se dit "satisfait" aujourd'hui. Ce matin le tribunal de police de Bordeaux a condamné l'opérateur de téléphonie Orange et son directeur de la clientèle à 500 euros d'amende et 8.000 euros de dommages-intérêts. En décembre 2007, ce garagiste de Pessac s'était vu attribuer "salearabe" comme mot de passe pour sa connexion internet. Pour son avocat maître Grégory Bellocq, "la condamnation ne faisait aucun doute mais il est important que le préjudice de mon client ait été reconnu."
Le conseil avait demandé 15 000 euros de dommages et intérêts pour son client mais il estime que la somme accordée par la tribunal est suffisante. Le mot de passe insultant et raciste avait été communiqué à Mohamed Zaïdi par courrier alors qu'il rencontrait des problèmes de connexion internet et qu'il avait des démêlés avec sa hotline. Choqué, l'homme d'une quarantaine d'années avait immédiatement porté plainte.Lors de l'audience ce matin, le représentant du ministère public, Jean-Louis Rey, a qualifié ce mot de passe de "blessant, insultant et même diffamatoire"."
S.L.
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LAPRESSIONAMERICAINE
ALEGARDDISRAËL
SACCENTUE
Source : lefigaro.fr avec agences en ligne le 29 mai
Obama:
«Je crois fermement
à une solution à deux Etats»
Samuel Laurent
Le président américain, qui reçevait jeudi soir le leader palestinien Mahmoud Abbas, a répété qu'il exigeait l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie.
Barack Obama maintient le cap de la fermeté dans la relation entre Etats-Unis et Israël. Le président américain reçevait jeudi soir le leader de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à la Maison-Blanche. Une visite qui prend un ton tout particulier, alors que la nouvelle administration israélienne fait la sourde oreille à l'injonction de Washington, mercredi, de geler les constructions de colonies en Cisjordanie et refuse d'envisager la solution à deux Etats séparés préconisée par les Etats-Unis.
Mahmoud Abbas, qui ne contrôle concrètement que la Cisjordanie, le Hamas tenant d'une main de fer la Bande de Gaza, est venu à Washington pour rappeler l'urgence de relancer le processus de paix israélo-palestinien. Pour lui, «le temps est un facteur essentiel» dans l'affaire.
Le dirigeant palestinien a d'ailleurs remis à Barack Obama un document contenant des propositions pour sortir de l'impasse. «Ce document ne sort pas du cadre de la Feuille de route et de l'Initiative de paix arabe. Il contient des idées pour la mise en place de mécanismes d'application de ces deux plans», précise-t-il, assurant qu'Obama a promis de l'étudier.
Rappelant une nouvelle fois que les Etats-Unis sont «un allié inconditionnel» d'Israël, le président américain a adopté un ton optimiste sur la perspective d'un apaisement des tensions au Proche-Orient. «Je pense qu'il est important de ne pas s'attendre au pire, mais d'espérer le meilleur», a-t-il lancé, demandant à nouveau l'arrêt de la colonisation israélienne.
La politique intérieure israélienne en cause,
selon Obama
«Je crois fermement à une solution à deux Etats», avec un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël, a martelé le président américain, qui a toutefois écarté l'idée de s'enfermer dans un «calendrier artificiel» de résolution du conflit, comme l'avait fait son prédécesseur, George W. Bush.
Revenant sur le refus affiché par Israël de céder aux demandes de son grand allié américain, Barack Obama a placé ces réticences sur le terrain de la politique intérieure de l'Etat Hébreu. «Je ne prends pas non plus mes décisions en me fondant simplement sur des discussions que nous avons eues la semaine passée, parce que, de toute évidence, Benyamin Netanyahu doit régler ces questions au sein de son propre gouvernement, de sa propre coalition»
Si Obama demande à l'Etat hébreu des efforts, il a également expliqué à Mahmoud Abbas qu'il devait assurer la sécurité en Cisjordanie et faire cesser les sentiments anti-israéliens qui règnent dans nombre d'écoles et de mosquées des territoires palestiniens.
Sortant de l'entrevue, Mahmoud Abbas l'a qualifiée de «sérieuse et franche». Quant à la création d'un Etat palestinien, il «espère que les promesses vont se réaliser. Rien ne l'empêche à condition qu'Israël ne pose pas d'obstacles».
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ISRAËLMETFIN
ASACAMPAGNE HAINEUSE
CONTRE LECANDIDAT
EGYPTIEN AUPOSTE
DEDIRECTEUR ALUNESCO
Source : la newsletter du CRIF diffusée le 27 mai
Israël ne s’oppose plus à la candidature de Farouk Hosni aux Nations Unies, et celui-ci présente des excuses pour ses propos antisémites
Pendant longtemps, Israël a mené une campagne sur la scène internationale pour empêcher la nomination du ministre égyptien antisémite, Farouk Hosni, à un poste important au sein des Nations unies. Hosni, rappelons-le, a tenu des propos virulents et scandaleux contre Israël, prétendant notamment que “la culture israélienne était une culture inhumaine, agressive, raciste, prétentieuse, qui se basait sur un principe tout simple : voler ce qui ne lui appartient pas pour prétendre ensuite se l’approprier”. Benjamin Netanyahou se serait engagé, mercredi 27 mai, à ne plus s’opposer à cette nomination, selon Haaretz du jeudi 28 mai 2009.
Un arrangement entre Moubarak et Netanyahou aurait été conclu lors de la rencontre des deux hommes à Sharm-el-Sheikh le 11 mai dernier, suite à une demande personnelle de Moubarak et à une requête de leaders européens. En échange, Netanyahou aurait demandé que l’Egypte fasse des gestes importants, dans le même état d’esprit.
Parallèlement, Farouk Hosni, dans une tribune publiée mercredi 27 mai 2009 dans le Monde, "regrette" d'avoir déclaré en 2008 qu'il "brûlerait" les livres israéliens s'il en trouvait dans les bibliothèques égyptiennes. "Je suis un homme de paix. Je sais que la paix passe par la compréhension et le respect. Au nom de ces valeurs, je veux revenir sur les mots que j'ai prononcés en mai 2008, qui ont été perçus comme un appel à brûler les livres en hébreu. Ces mots ont choqué et je le comprends", écrit-il.
"Je veux dire solennellement que je regrette les mots que j'ai prononcés", poursuit-il, assurant: "ces mots sont à l'opposé de ce à quoi je crois et de ce que je suis". Le ministre de la Culture, qui indique avoir prononcé ces mots "sans intention, ni préméditation", assure que "rien ne (lui) est plus étranger que le racisme, la négation de l'autre ou la volonté de porter atteinte à la culture juive, ou à toute autre culture". Il affirme que certaines de ses positions passées ont été dictées par "l'indignation devant le sort fait à tout un peuple (palestinien) privé de sa terre et de ses droits". "Si les mots ont parfois été très durs, il faut les replacer dans le contexte de cette tragédie", a-t-il ajouté.
Netanyahu lifts objection to anti-Israel Egyptian minister as head of UNESCO (haaretz.com)
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MILLE
FEUILLES
Source : lenouvelobs.com en ligne le 28 mai
MICHEL CHABON,
UN JUIF DELIRANT
http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com:80/archive/2009/05/27/michael-chabon-le-juif-delirant.html
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LAPRESSIONAMERICAINE
ALEGARDDISRAËL
SACCENTUE
Source : lefigaro.fr en ligne le 28 mai
Un Etat palestinien, intérêt d'Israël (USA)
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a souligné aujourd'hui à Washington qu'un Etat palestinien était dans l'intérêt d'Israël, réitérant la volonté de l'administration américaine de relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes."C'est une entreprise difficile et complexe mais nous sommes résolus", a déclaré la chef de la diplomatie américaine à quelques heures de la première rencontre du président Barack Obama avec le leader palestinien Mahmoud Abbas.
"Nous pensons que les efforts pour parvenir à une solution à deux Etats est le meilleur moyen pour Israël d'obtenir la paix et la sécurité qu'il recherche et mérite", a ajouté Mme Clinton alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se déclare "réservé" à ce sujet."Nous pensons que c'est le meilleur moyen pour les Palestiniens de ressentir qu'ils ont le contrôle de leur propre vie, d'avoir une chance d'élever leurs familles et d'avoir l'avenir que les enfants palestiniens méritent", a-t-elle ajouté.
"Nous considérons donc cela non seulement dans notre intérêt et celui de la région, mais aussi dans celui d'Israël et des Palestiniens", a-t-elle conclu.L'entretien entre M. Obama et Abbas, qui vient chercher un appui américain accru à la création d'un Etat palestinien dans les territoires occupés par Israël, survient alors que les relations israélo-américaines, que rien ne semblait perturber sous la présidence Bush, connaissent une certaine tension.
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5/29/2009
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LAPRESSION AMERICAINE
ALEGARDDISRAËL
SACCENTUE
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 28 mai à 00H 13
sur Diasporablog 00h 25
Obama souhaite l'arrêt des implantations
en Cisjordanie
Barack Obama a estimé jeudi qu'Israël devait mettre un terme aux activités de construction dans les implantations juives en Cisjordanie dans le cadre d'un accord en faveur de la paix au Proche-Orient.
Le président américain a déclaré que les Palestiniens devaient également satisfaire à leurs obligations en assurant la sécurité en Cisjordanie et en faisant reculer le sentiment anti-israélien dans les écoles et les mosquées.
Barack Obama s'est exprimé dans le Bureau ovale au côté du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, après un entretien entre les deux hommes, suivie d'une rencontre avec les membres de leurs délégations.
Les deux dirigeants se sont rencontrés le jour où Israël a rejeté une requête des Etats-Unis en faveur du gel de toutes les constructions dans les implantations juives en Cisjordanie.
Barack Obama a déclaré qu'il ne voulait pas fixer un calendrier "artificiel" pour la création d'un Etat palestinien mais a déclaré qu'il ne fallait pas perdre de temps.
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5/29/2009
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UNEMOSQUEE
ENIRAN
VISEEPARUNATTENTAT
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press en ligne le
28 mai
Explosion dans une mosquée en Iran:
15 morts
Une explosion a fait 15 morts et 80 blessés jeudi dans une mosquée du sud-est de l'Iran, près de la frontière pakistanaise, selon l'agence de presse officielle iranienne.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de la déflagration qui s'est produite à Zahedan, à quelque 1.600km au sud-est de Téhéran, la capitale, précise l'agence IRNA.
Ali Mohammad Azad, le gouverneur de la province du Sistan-Balouchistan dont Zahedan est la "capitale", a confirmé le bilan des morts dans un entretien accordé à l'agence, expliquant que l'explosion s'était produite à 19h45 locales (16h15 GMT). Il a ajouté qu'un terroriste était impliqué dans la déflagration mais n'a pas fourni de détails.
Selon l'agence qui a cité un responsable sans communiquer son identité, une partie de l'édifice religieux a été détruite et des équipes de secours se sont rendues sur place pour évacuer les morts et les blessés.
Alaeddin Mazari, un journaliste travaillant à Zahedan, a expliqué à l'Associated Press que l'explosion s'était produite dans la deuxième mosquée chiite de la ville.
La majorité de la population iranienne est chiite mais des sunnites vivent aussi dans le sud-est de l'Iran, une région proche des frontières avec l'Afghanistan et le Pakistan, et souvent théâtre d'affrontements entre les forces de sécurité iraniennes et des trafiquants de drogue.
En 2007, un attentat à la bombe du groupe Jundallah avait coûté la vie à 11 membres des Gardiens de la révolution à Zahedan. Le groupe affirme lutter pour les droits des sunnites en Iran et aurait des liens avec Al-Qaïda.
Au mois d'avril, trois hommes ont été exécutés par pendaison pour leur implication dans un attentat à la bombe à l'intérieur d'une mosquée chiite qui a fait 14 morts en avril 2008 à Chiraz, à quelque 885km au sud de Téhéran.
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jeudi, mai 28, 2009
UNANCIENPRODUCTEUR
DESMUPPETSSHOW
PRENDLESCOMMANDES
DELAMBASSASE
AMERICAINEAPARIS
Source : lefigaro.fr avec l'AFP en ligne le 28 mai
à 8h 23
sur Diasporablog à 9h 54
L'ex-producteur des Muppets
ambassadeur américain à Paris
Barack Obama a nommé Charles Rivkin, un homme au parcours éclectique, ancien producteur d'émissions enfantines, pour succéder à Craig Stapleton au poste de représentant des Etats-Unis en France.
Charles Rivkin, tel devrait être le nom du prochain ambassadeur américain en France. Barack Obama a nommé mercredi cet ancien PDG de sociétés de productions audiovisuelles ambassadeur des Etats-Unis à Paris. Une nomination qui doit encore être confirmée par le Sénat.
Fils d'un ambassadeur aux Luxembourg, au Sénégal et en Gambie sous les administrations Kennedy et Johnson, Charles Rivkin a dirigé durant 15, ans de 1988 à 2003, la Jim Henson Company, fondée par le créateur du Muppet Show, Jim Henson. Il a ensuite présidé Wildbrain, autre société de production spécialisée dans les programmes pour enfants, qui fabrique également des jouets.
Diplômé en Sciences politiques et relations internationales à Yale, Charles Rivkin est également titulaire d'un MBA à Harvard. Membre du Homeland Security Advisory Council, qui conseille l'administration américaine sur les questions de sécurité intérieure, Rivkin remet chaque année un prix qui porte le nom de son père, le William R. Rivkin Award, destiné à récompenser les membres du Département d'Etat américain ayant fait preuve «d'opposition constructive».
En 2008, ce prix est allé à Rachel Schneller, diplomate en poste à Bassorah, en Irak, qui a évoqué publiquement le stress post-traumatique vécu par les employés du gouvernement américain en place ou de retour du pays.
Durant la campagne électorale américaine, Rivkin s'est occupé de la collecte de fonds et des finances pour l'Etat stratégique de Californie.
Charles Rivkin succédera à l'homme d'affaires Craig Stapleton, nommé en 2005 par le président George W. Bush ambassadeur américain à Paris.
Barack Obama a nommé d'autres ambassadeurs : John Ross, avocat spécialiste des technologies, représentera les USA au Japon, tandis que l'ancien membre du Congrès Timothy Roemer, a été nommé ambassadeur en Inde et Thomas Shannon, un diplomate de carrière, ambassadeur au Brésil.Le professeur de Théologie Miguel Diaz a été nommé ambassadeur au Vatican. Il sera le premier latino-américain nommé à ce poste.
La liste complète des nominations sur le site du Boston Globe.
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5/28/2009
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UNLOI
DISCRIMINATOIRE
ENCOURSDEDISCUSSION
ALAKNESSET
Source : lepoint.fr via l'Agence Reuters en ligne le 27 mai
La Knesset veut pénaliser la négation d'Israël
comme Etat juif
Un projet de loi punissant d'un maximum d'un an de prison la négation du droit d'Israël à exister en tant qu'Etat juif a franchi une première étape à la Knesset. Des militants des droits civiques estiment qu'il risque de réduire les droits des citoyens arabes.
Un projet de loi punissant d'un maximum d'un an de prison la négation du droit d'Israël à exister en tant qu'Etat juif a franchi une première étape à la Knesset.
Ce texte interdisant la publication de tout "appel à nier l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique, lorsque le contenu d'une telle publication pourrait avoir comme conséquence de provoquer un acte de haine, de mépris ou de déloyauté" envers Israël doit encore être soumis à d'autres votes du Parlement et être revu par une commission avant d'être adopté définitivement.
Des militants des droits civiques estiment qu'il risque de réduire les droits des citoyens arabes.
La plupart des Arabes israéliens, qui constituent le cinquième environ de la population israélienne, sont des descendants de Palestiniens restés dans le pays au moment où des centaines de milliers d'autres fuyaient ou étaient chassés lors de la fondation de l'Etat d'Israël, en 1948.
Naomi Chazan, président du Fonds du Nouvel Israël, a dénoncé un projet de loi approuvé dimanche par le cabinet israélien qui interdirait toute manifestation publique de deuil lors de la commémoration de la naissance d'Israël, appelée "naqba" - catastrophe - par les Palestiniens.
Chazan a affirmé que ce texte constituait une "tentative de fouler aux pieds les sentiments de peine des Arabes israéliens", ce qui risquerait de porter atteinte aux efforts en vue d'améliorer la coexistence entre Juifs et Palestiniens.
Un autre projet de loi soumis cette semaine par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, chef du parti ultranationaliste Yisrael Beitenu, imposerait aux Israéliens de prêter serment de fidélité à l'Etat juif pour recevoir une carte nationale d'identité.
Le cabinet israélien devrait discuter la semaine prochaine de ce serment de fidélité.
Joseph Nasr,
version française
Nicole Dupont
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5/28/2009
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mercredi, mai 27, 2009
LEPRESIDENT
DELAUTORITE
PALESTINIENNE
RENCONTRELESJUIFS
DUCANADA
Source : la newsletter du CRIF diffusée le 27 mai
Les communautés juives canadiennes
rencontrent Mahmoud Abbas
Le président national du Comité Canada-Israël, Moshe Ronen, a conduit, mardi 26 mai, une délégation de dirigeants de la communauté juive canadienne lors d'une rencontre avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et son principal négociateur, Saeb Erekat, rapporte le site canadien d’information CNW, mercredi 27 mai 2009.Moshe
Ronen a déclaré à cette occasion: "Il s’agissait pour nous d'entendre la perspective de Mahmoud Abbas sur les défis auxquels sont confrontés Palestiniens et Israéliens alors qu'ils essaient de progresser vers la paix et la conciliation".
Mahmoud Abbas a félicité le Canada pour son investissement au Proche Orient. La radio de l’armée israélienne, Galei Tsahal, informe, par ailleurs, le même jour, que le président de l’Autorité palestinienne devrait rencontrer, ce mercredi 27 mai, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, ainsi que Jo Biden à Washington.
Des dirigeants communautaires juifs rencontrent Mahmoud Abbas (cnw.ca)
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5/27/2009
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NICOLEGUEDJ
ALATÊTE
DELAFONDATION
FRANCE/ISRAËL
Source : la newsletter du CRIF diffusée le 27 mai
Nicole Guedj,
nouvelle présidente
de la Fondation France-Israël
Nicole Guedj a été élue présidente de la Fondation France-Israël, mardi 26 mai par le conseil d’administration. Elle a obtenu deux –tiers des voix, contre Emmanuel Trink et succède à Jacques Huntzinger.Nicole Guedj est conseiller d’Etat et avocat honoraire. Après avoir mené pendant plus de 25 ans une carrière d’avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, elle a intégré le gouvernement en 2004, nommée secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers de la Justice, puis reconduite comme secrétaire d’Etat aux droits des victimes.
Parallèlement, Nicole Guedj a toujours eu à cœur de s’impliquer pleinement dans la vie de la communauté juive de France. Elle est membre du comité directeur du CRIF, vice-présidente du Consistoire de Paris en charge des relations avec Israël, administrateur du Consistoire Central et de la Fondation CASIP COJASOR.
Nicole Guedj est également conseiller régionale d’Île-de-France et membre de la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Présidente de la Fondation Casques Rouges, elle plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide placée sous l’égide de l’ONU. Haim Musicant siège au titre des personnalités qualifiées au sein du conseil d’administration. Sous son impulsion, la FFI avait organisé un voyage de solidarité en Israël après la guerre déclenchée par le Hezbollah, Le CRIF et la FFI ont déjà organisé deux programmes ensemble : un voyage des étudiants de l’école de journalisme de sciences-po en Israël et un colloque sur les 60 ans d’Israël à l’université de Tel-Aviv avec l'ambassade de France et l’association des amis français de l’association des amis de Tel-Aviv.
La Fondation France Israël est née de la volonté, au plus haut niveau, des deux Etats, de favoriser le rapprochement entre les peuples français et israélien, « développer les liens entre les sociétés françaises et israélienne dans tous les domaines de la vie artistique, culturelle, économique, technologique et universitaire ». Dans le prolongement de l’élan commun exprimé, par les présidents Nicolas Sarkozy et Shimon Pérès, lors des visites d’Etat en Israël et en France de 2008, la Fondation France Israël entend faire un travail en profondeur au sein des deux sociétés civiles, pour maintenir ces ponts historiques, construire des liens nouveaux, développer des projets en commun et participer ainsi à la transformation des regards réciproques et à une meilleure entente entre les deux peuples. C’est au cœur de cet élan retrouvé, que s’inscrit toute la légitimité et la force de l’action de la Fondation France Israël, dont la déléguée générale est Perrine Dufoix.
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5/27/2009
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OBAMA
NETANYAHOU
LEBRASDEFER
CONTINUE
Source : lejdd.fr en ligne le 26 mai
Israël exige la 'réciprocité'
A la veille du déplacement de Mahmoud Abbas à Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a tenu à rappeler que les Palestiniens eux aussi avaient pris des engagements quand leurs dirigeants ont signé la 'feuille de route'.
Lorsqu'il avait été reçu à Washington le 18 mai, Netanyahou s'était en effet vu rappeler par Barack Obama l'engagement pris par Israël de créer un Etat palestinien. Obama avait aussi exhorté son invité à cesser de coloniser les territoires palestiniens. "Nous voulons la fin du conflit et nous voulons la réciprocité dans les exigences" a lancé Netanyahou mercredi, devant la Knesset.
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LALISTE
ANTISIONISTE
DEDIEUDONNEE
Source : lemonde.fr en ligne le 26 mai
Dieudonné et la menace d’interdiction,
beaucoup de bruit pour rien
Le couperet est tombé le 25 mai à 18 h 47 : parmi les 161 listes déposées au ministère de l’intérieur pour les élections européennes du 7 juin, une seule n’a pas été validée, celle du Rassemblement pour l’initiative citoyenne présentée en Ile-de-France et qui fait encore l’objet d’un contentieux.
Autorisée, donc, la “liste antisioniste” emmenée par l’humoriste Dieudonné. Et oubliées les menaces d’interdiction lancées le 3 mai par Claude Guéant. Ce jour-là, le secrétaire général de l’Elysée avait indiqué sur Radio J que “les pouvoirs publics sont en train de voir si ces initiatives tombent sous le coup de la loi”. “Est-ce qu’on peut se présenter aux élections avec un programme ouvertement antisémite”, s’interrogeait le bras droit de Nicolas Sarkozy.
Le lendemain, sur RTL, il précisait qu’une “étude” avait été commandée aux “services des ministères compétents en l’espèce, c’est-à-dire les ministères de l’intérieur et de la justice”. Puis, le blackout. Les commentateurs se sont précipités sur la polémique, les polémistes ont discuté du caractère antisémite de l’antisionisme de Dieudonné… Mais aucun rapport d’étape n’a indiqué où en était “l’étude”, aucun fonctionnaire ne s’est exprimé sur les détails de la procédure jucidiaire. Jusqu’à ce 25 mai et l’autorisation de la liste antisioniste.
L’initiative de Claude Guéant a échoué dans les grandes largeurs. Dieudonné est sorti indemne du feuilleton judiciaire et plus présent que jamais dans l’opinion publique. Ce, alors même que la proposition semblait, dès l’origine, vouée à l’échec. Le 4 mai, Véronique Champeil-Desplats, professeure de droit constitutionnel à Paris-X Nanterre, rappelait dans Le Monde.fr que “l’inégibilité ne figure pas dans les sanctions prévues par les textes de loi relatifs au racisme et à l’antisémitisme”. Dès sa première intervention, sur Radio J, Claude Guéant lui-même confiait ses doutes quant aux chances de succès : “Je ne suis pas sûr que nous parvenions à les interdire.”
La précipitation du secrétaire général de l’Elysée à dévoiler son jeu et la faiblesse du dossier juridique ont immédiatement alimenté les spéculations sur les intentions du gouvernement. “A quoi joue l’Elysée et à quoi joue M. Guéant ?, s’ interrogeait le 3 mai Benoît Hamon, le porte-parole du PS. A quoi cela sert-il et quels sont les calculs derrière cela ? Pourquoi ce coup de pub ?” A demi-mots, nombre de socialistes ont accusé la droite d’avoir propulsé dans les pattes de l’opposition un Dieudonné encombrant et susceptible de grapiller quelques voix à gauche. Les leaders de la majorité ont rétorqué que l’initiative était motivée par le seul souci de lutter contre l’antisémitisme, “fonds de commerce” de Dieudonné. D’ailleurs, assure Xavier Bertrand, ce dernier a par la suite “fait profil bas”.
Aujourd’hui, alors que la polémique est retombée, ceux qui ont observé ce mois de controverses ne trouvent pas toujours pas la clé de l’affaire. Abel Mestre, qui suit pour Le Monde la campagne de Dieudonné se dit “incapable” de définir avec certitude les motivations de Claude Guéant, qui, dès sa première intervention, “semblait dans le flou”. Anne-Sophie Mercier, auteure de La Vérité sur Dieudonné, a elle aussi du mal à comprendre ce “coup de pub” gouvernemental pour une liste dont la notoriété était jusque-là limitée.
Plus étonnant, il est encore impossible de connaître le détail des procédures menées entre le 3 et le 25 mai. Au ministère de l’intérieur, le bureau des élections refuse de communiquer. Le service de presse de la place Beauvau reconnaît seulement que “l’on est à cheval entre le politique et le droit électoral”.
Quant aux partisans de l’intéressé, ils décèlent dans l’affaire une validation de leurs théories. “L’Etat se soumet aux ordres du lobby sioniste en France”, commentait au soir du 3 mai Alain Soral, ancien du Front national et proche de Dieudonné. Pierre Panet, le mandataire de la liste, a la même approche : “Claude Guéant a été sommé de dire ce qu’il a dit par les sionistes de la radio communautaire sur laquelle il était invité”, assure-t-il. Point de “coup de pub” du gouvernement, selon lui, et les seules “arrières-pensées politiciennes” sont à chercher du côté du PS, qui aurait “tenté de se poser en victime”.
L’affaire trouvera peut-être son épilogue définitif dans les urnes. En même temps qu’il prônait une interdiction, Claude Guéant appelait “tous les gens de bonne volonté” à “condamner moralement” la liste de Dieudonné. Chez ce dernier, on assure qu’un score de 3 %, au soir du 7 juin, serait un “succès”. Au-delà de 5 %, les antisionistes évoquent un “triomphe”.
Benoît Vitkine
Ile-de-France, Au fil de la campagne, Parti antisioniste
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5/27/2009
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LESDEMELES
DIPLOMATIQUES
DUPREMIERMINISTRE
ISRAËLIEN
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 27 mai
Netanyahu :
Les relations avec les Etats-Unis
ont priorité sur les colonies sauvages
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a laissé entendre hier qu’il était prêt à démanteler des colonies sauvages afin de préserver les relations entre Israël et les Etats-Unis et de ne pas porter atteinte aux efforts destinés à stopper le programme nucléaire iranien. Le Haaretz rapporte qu’à la fin de la réunion du groupe parlementaire Likoud, le Premier ministre a appelé les membres de son parti à comprendre la situation diplomatique d’Israël et à s’abstenir de s’exprimer contre le démantèlement de colonies sauvages. Il a également déclaré : « La situation aujourd’hui n’est pas la même qu’entre 1996 et 1999. Nous n’avons pas de temps à perdre. Nous ne vivons pas une période normale. Le danger fond sur nous. De mon point de vue, la priorité est de garantir l’existence de l’Etat d’Israël, cela prime sur toute autre chose. Dans la situation difficile où nous sommes, nous devons p! rendre des décisions. Il faut que nos priorités soient définies conformément à nos besoins vitaux et que nous parvenions à une union nationale la plus large possible afin de repousser le danger. Nos relations avec les Etats-Unis sont importantes et il faut les préserver ».
M. Netanyahu a ajouté que l’évacuation des colonies sauvages pourrait se faire en quelques semaines. Face aux critiques concernant l’évacuation jeudi dernier de la colonie sauvage Maoz Esther, sur ordre du ministre de la Défense, le Premier ministre a souligné qu’Ehud Barak a agi en pleine coordination avec lui et « ne mène pas de politique indépendante ».
Par ces propos, écrit le journal, M. Netanyahu accepte de fait le lien créé par Washington entre les avancées réalisées par Israël dans le dossier palestinien et l’aide américaine face à l’Iran. Ces propos ont provoqué un tollé chez certains députés du Likoud mais aussi chez des ministres tels que Yuli Edelstein, Moshé Yaalon, Israël Katz et Guilad Erdan. Un haut responsable du Likoud a qualifié les propos du Premier ministre de « discours à la Sharon » tandis que d’autres l’ont mis en garde : « Netanyahu doit se rappeler que c’est la droite et non la gauche qui renverse habituellement les Premiers ministres ».
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5/27/2009
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : lenouvelobs.com en ligne le 26 mai
La police à la barre
Il est arrivé tendu, pas à l'aise le monsieur, avec même un beau bouton de fièvre au bord des lèvres. Il a dit à la cour : « J'étais très impatient de venir devant vous ». Noël R., patron de la BRB à l'époque de l'affaire, a fait le point ce mardi matin sur l'enquête, et la manière dont elle a été menée. Il a estimé que c'était un dossier qui ne relevait pas du grand banditisme. Il a évoqué les rapprochements faits pendant l'enquête avec d'autres affaires. Dont une, concernant des médecins, qui n'a pas été jointe à la procédure aujourd'hui examinée par la cour. Fofana envoyait des personnes chez le docteur pour des arrêts de travail. Elles revenaient avec le certificat médical, et lui faisait chanter les médecins. Il voulait de l'argent, là encore. Sauf qu'à chaque fois, il restait incapable d'aller au bout de son projet. Youssouf Fofana mettait tout en place en amont, l'inactivité des portables pour ne pas se faire repérer, la mise en scène de diversions sur les tentatives d'enlèvement. Pourtant, il n'est jamais parvenu à obtenir le moindre sous. A Michaël Douieb, qui, terrorisé, lui propose sa montre et 500 euros, il ne prend rien. Que recherchait-il donc au fond ? La violence d'abord, l'argent vraiment ?
Youssouf Fofana s'est trouvé entre les mains de la police en janvier 2006. Il a été contrôlé puis conduit en garde à vue de 21 heures à 6 heures du matin, avant d'être relâché. Cette nuit là il portait le fameux t-shirt « adedi », le même que celui repéré dans un cybercafé. Les policiers n'ont pas fait le recoupement. N'auraient-ils pas de même mis plus de chance de leur côté pour sauver Ilan, s'ils avaient enquêté à Bagneux?
Avant son agression, Michaël Douieb ramène une première fois Alexandra S. chez elle. A Bagneux justement. Pourquoi n'avoir alors pas procédé à des recherches sur place, un repérage des délinquants, en interrogeant par exemple les casiers judiciaires ? C'était impossible, a assuré le commissaire. Enfin, la police avait pu établir des portraits-robots alors qu'Ilan était entre les mains de ses ravisseurs. Pourquoi ne les avoir pas publiés ? Réponse: Le risque de mettre la vie d'Ilan en danger était alors trop important, la réaction des agresseurs trop imprévisible. Et puis, selon le commissaire, la presse refuse trop souvent ce genre de choses.
Enfin, le policier a regretté qu'une affaire comme celle-là, ce qui est arrivé à Ilan Halimi, puisse se reproduire, aujourd'hui, demain. En somme, s'il a été impossible pour les policiers de remonter jusqu'à Fofana à temps, c'est la faute aux opérateurs et aux fournisseurs d'accès. Et aujourd'hui, la situation à cet égard n'a pas changé, c'est même plus compliqué encore.
Après la suspension d'audience pour le déjeuner, c'est un autre policier, cette fois l'enquêteur principal à l'époque des faits, qui est venu à la barre. Olivier R. était un brin nerveux aussi. Il a raconté le cheminement de ses investigations. Et relevé que Fofana parlait le moins possible à ses partenaires. Il cloisonnait, il évitait les questions, dissimulait les infos, ne se répandait pas en commentaires. Certains ne savaient même pas qu'Ilan Halimi était juif, par exemple.
Quelques avocats de la défense ont voulu insisté sur les éventuelles violences qu'auraient subies leurs clients en garde-à-vue. Le policier, aidé de l'avocat général, a rappelé la « grande éthique » qui présidait à l'exercice de ses fonctions. Il a nié toute violence portée aux jeunes accusés, mais n'a pas exclu que ces derniers se soient cognés entre eux, ce qui expliquerait les marques de coups constatées sur les photos. Ils étaient placés ensemble dans des geôles un peu étroites. C'est Didier Seban, avocat de Nabil M., l'un des geôliers présumés, qui s'est permis de replacer « la grande éthique » des services de police dans un contexte plus global: La France est le deuxième pays le plus condamné par la cour européenne des droits de l'homme en matière de tortures en détention, placée ainsi juste derrière la Turquie. Et le dernier rapport d'Amnesty international, publié fin février, qui pointe de trop nombreuses violences de la part des forces de l'ordre, pose la question d'une police au-dessus des lois en France. L'enquêteur principal n'a pas relevé, précisant simplement qu'il trouve regrettable l'intervention des avocats en garde-à-vue. Parce qu'elle a trop souvent lieu au moment où la personne gardée à vue s'abandonne, se délivre, et ça la coupe dans cet élan.
Youssouf Fofana s'est tenu tranquille dans le box. Jusqu'à la suspension d'audience de la fin d'après-midi. Il avait des bonbons, il en a proposé à Samir A.A, en lui lançant : « Tiens, mon second ! » L'autre lui a bondi dessus. Les gendarmes sont intervenus.
Fin de l'audience, hier soir à 22h30.
Ce matin, la famille Halimi s'adressait à la Cour.
P.S : Le procès se tient à huis-clos. Aussi ce blog est-il écrit à partir d'informations recueillies auprès de personnes qui assistent à l'audience, et dont, bien entendu, nous taisons les noms.
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DEUXANSAPRES
LAGUERRECONTREISRAËL
LEHEZBOLLAHARENFORCE
SONARMEMENT
Source : la newsletter de Guysen International News
diffusée le 27 mai
L'arsenal de roquettes du Hezbollah est désormais plus important qu'au début de la seconde guerre du Liban a déclaré, mardi, le chef d'état-major de Tsahal, Gabi Ashkenazi.
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5/27/2009
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LEXTREMEDROITE
EUROPEENNE
RELEVELATÊTE
Source :ouestfrance.fr en ligne le 27 mai
L'extrême droite britannique a
le vent en poupe
En Grande-Bretagne, le scandale des notes de frais des députés donne des arguments au BNP,parti populiste et nationaliste fondé en 1982.
Londres.
À une trentaine de kilomètres du centre de Londres, Dagenham, 165 000 habitants, est une banlieue populaire à l'est de la capitale.Il y a quatre-vingts ans, Ford y a installé sa plus grande usine au Royaume-Uni. Dans les années 1950, sur les chaînes de montage, 50 000 ouvriers se relayaient pour fournir au pays les nouveaux modèles du fabricant américain. Aujourd'hui, les effectifs ont fondu, Ford n'emploie plus que 2 000 salariés : la ville a quasiment disparu de la carte industrielle du pays pour réapparaître sur une autre carte, celle du British National Party (BNP), le parti d'extrême droite.Au conseil municipal, depuis 2006, le BNP est une force qui compte, la seconde derrière le Parti travailliste, avec un tiers des élus. Bob Bailey, candidat du BNP au Parlement européen, aborde l'échéance des élections avec décontraction.
Dans l'arrière-salle d'un pub, cet ancien officier de marine, conseiller municipal, se fait un plaisir de disséquer par le menu les notes de frais des députés britanniques. « Ce scandale est digne du Zimbabwe de Robert Mugabe. Certains députés devraient être derrière les barreaux et flagellés », tonne Bailey.L'audience, une trentaine de militants et sympathisants du BNP, exulte. Et l'Union européenne, dans tout ça ? L'eurodéputé en puissance règle la question en une phrase : « Les relations du Royaume-Uni devraient se résumer aux échanges commerciaux. L'UE est une organisation fasciste. » Le BNP promet à ses électeurs de faire sortir la Grande-Bretagne de l'Union. Dave, 35 ans, approuve. Cet ouvrier n'a jamais voté de sa vie mais il se dit « impatient de glisser un bulletin dans l'urne pour le BNP », le 4 juin.
Amandine ALEXANDRE.
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EUROPE
NETANYAHOU
RELATIONSTENDUES
Source : lefigaro.fr en ligne le 26 mai à 21h 09
Netanyahu reporte ses visites
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui devait se rendre la semaine prochaine en Italie et en France a décidé de reporter ces visites, a annoncé mardi Ynet, le site internet du quotidien israélien Yédiot Aharonot.
Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Netanyahu, a indiqué qu'"à (sa) connaissance, aucune visite du Premier ministre en Europe n'est prévue la semaine prochaine"."Dans la mesure où aucune date officielle n'avait été annoncée de notre côté, il ne peut pas y avoir de report", s'est-il borné à affirmer.Selon Ynet citant des proches du Premier ministre, M. Netanyahu a pris cette décision afin de pouvoir achever les préparatifs pour l'adoption du budget 2009-2010.
L'Elysée avait annoncé la semaine dernière que le président français Nicolas Sarkozy devait recevoir Benjamin Netanyahu le 3 juin à Paris pour la première fois depuis son retour au pouvoir.La visite de M. Netanyahu devait intervenir dans un contexte délicat.
La France a dénoncé vendredi dernier une déclaration faite la veille par M. Netanyahu sur Jérusalem "capitale d'Israël" qui "le restera pour toujours".Le ministère français des Affaires étrangères a estimé que cette déclaration "préjuge du statut final" de la ville, un des enjeux du conflit israélo-palestinien, alors que selon lui, "il appartient aux parties de parvenir à un accord final et général sur le statut définitif, qui mette fin au conflit".
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mardi, mai 26, 2009
LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : lejdd.fr en ligne le 25 mai
Le procès de Fofana démarre vraiment
Par Michel DELÉAN
Sans public, ni journalistes, le procès à huis clos de Youssouf Fofana et des 26 autres membres présumés du "gang des barbares" suit son cours depuis trois semaines, à la cour d'assises des mineurs de Paris. Faute de pouvoir assister aux débats, le JDD a interrogé sept avocats - de la défense et de la partie civile - dont la plupart ont demandé à rester anonymes pour cause de "publicité restreinte" décidée par la justice.
Les premiers jours du procès ont été consacrés à l'examen de personnalité des accusés, des jeunes de banlieue à l'existence plus ou moins cabossée. La cour a ensuite détaillé les premières tentatives d'enlèvement, une demi-douzaine, qui sont reprochées à la bande. Tous les accusés ne sont, en effet, pas jugés pour l'affaire Ilan Halimi, ce jeune homme qui avait été enlevé, séquestré, torturé dans une cité de Bagneux (Hauts-de-Seine), puis finalement abandonné agonisant dans une rue, le 13 février 2006. Plusieurs de ces jeunes contestent d'ailleurs les faits qui leur sont reprochés, quand ils ne nient pas leur appartenance à la bande. Leurs avocats, eux, bataillent sur le manque de preuves.Un moment fort a eu lieu mercredi. Un homme qui avait été attiré dans un hall d'immeuble par une jeune fille, puis frappé et laissé pour mort par plusieurs des accusés est venu à la barre raconter ce qu'il a vécu. "Il a traité ses agresseurs de lâches, explique Muriel Ouaknine-Melki, son avocate. Il est choqué par le fait que pas un seul, dans la bande, n'ait rompu la loi du silence pendant les vingt-quatre jours qu'a duré le supplice d'Ilan Halimi." Parmi les victimes et leurs familles, on ressent d'ailleurs un certain malaise à être placé en face du box où les accusés se retrouvent, papotent et rigolent parfois pendant les suspensions d'audience. Les rétractations de plusieurs témoins, face à la cour d'assises, ont également été mal vécues.
Côté défense, on rappelle qu'il s'agit de jeunes qui sont détenus depuis trois ans. Et plusieurs avocats ont soulevé les violences qu'ils auraient subies en garde à vue. Des photos de visages tuméfiés ont été montrées aux jurés.Les accusés se retrouvent, papotent et rigolent Entre deux diatribes antisémites, Youssouf Fofana est calme. Plusieurs avocats le trouvent même un peu déphasé, peut-être à cause de son régime d'incarcération à l'isolement. En début de semaine, toutefois, le principal accusé a tenu à faire une déclaration provocatrice. Il n'acceptera plus de parler qu'à trois personnes : la présidente en tant que représentant de l'autorité, l'avocat général en tant que représentant de la société, et Me Szpiner... en tant que "représentant du sionisme".
Toujours aussi difficile à cerner, Fofana a décidé mercredi de récuser l'un de ses avocats, Isabelle Coutant-Peyre, dont certaines questions lui auraient déplu, et en se demandant à voix haute si elle ne porte pas un nom juif...La défense des jeunes accusés n'est pas simple. "On passe beaucoup moins de choses à nos clients qu'à Fofana", peste un avocat. La plupart des défenseurs, une vingtaine, ont rédigé un communiqué scandalisé, le 13 mai, dans lequel ils protestent contre les "atteintes graves à la présomption d'innocence" de leurs clients lors d'une émission de télé, et déplorent que soit "bafouée quotidiennement la règle de la publicité restreinte des débats".
Mardi, la partie la plus éprouvante du procès va commencer avec l'examen de l'enlèvement d'Ilan Halimi. Certains accusés espèrent-ils que Fofana prenne tout sur lui, diluant ainsi leurs propres responsabilités, comme on l'entend parfois? "Je n'ai aucun pronostic, chaque minute est imprévisible", se borne à répondre Emmanuel Ludot, le défenseur de Fofana.
Le procès doit s'achever le 10 juillet.
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LESLISTES
DEDIEUDONNE
AUXEUROPEENNES
Source : rue89.com en ligne le 25 mai
Dati :
« Pas d'élément empêchant Dieudonné
de se présenter »
Par Julien Martin
Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, avait déclaré début mai qu'une étude était en cours pour interdire la liste déposée par Dieudonné en Ile-de-France. La tentative a échoué.
« On a regardé, on n'a pas trouvé d'élément qui pouvaient l'empêcher de se présenter aux élections européennes », a déploré Rachida Dati, ministre de la Justice, dimanche soir, lors du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI. (Ecouter le son)
La loi garantit en effet la liberté de candidature aux élections aux citoyens français bénéficiant de leurs droits civiques et respectant le code électoral, dont les dispositions sont rappelées dans un « Mémento à l'usage des candidats ».
Si l'interdiction n'a pu être prononcée a priori, la garde des Sceaux évoque cependant un deuxième moyen :
« Si l'objet de sa liste est de porter un discours raciste ou antisémite, il est clair qu'il ne pourra pas se présenter. »
Autrement dit, le matériel de campagne ou les déclarations de dieudonné et ses colistiers pourraient en revanche tomber sous le coup de la loi s'ils revêtaient un caractère antisémite ou raciste.
« La démocratie s'exprimera »
Et si ni l'un ni l'autre des précédents moyens n'est envisageable, la numéro deux de la liste UMP en Ile-de-France en glisse un troisième : « La démocratie s'exprimera. » Elle fait confiance au « bon sens » des électeurs :
« Je ne crois pas que les électeurs puissent voter pour ce type de candidature si elle s'exprime dans le racisme ou l'antisémitisme. »
Le ministère de l'Intérieur, qui a eu à examiner 161 listes, dira ce lundi en fin de journée quelles listes seront autorisées ou non à se présenter. Même si ces déclarations de Rachida Dati laissent peu de suspense sur l'issue concernant la liste de Dieudonné.
En attendant, l'intéressé se félicite de la publicité apportée à sa candidature. Récemment, depuis son théâtre de La Main d'or, il n'avait pas manqué d'ironiser, de remercier son « ami Guéant », son « attaché de presse ».
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NEPASOUBLIER
LASHOAH
Source : lepoint.fr en ligne le 25 mai
Pourquoi il faut commémorer
les morts de la Shoah
Bernard-Henri Lévy
Ne faut-il pas, demandent certains, laisser les morts enterrer les morts et l'oubli, le bon oubli, cicatriser les blessures du passé ? Oui, bien sûr, il le faut. Et rien n'est, d'ailleurs, plus conforme aux commandements de la Torah que cette injonction évangélique d'enterrer vite, une fois pour toutes, les morts. Sauf... Oui, sauf quand ce sont des morts qui ne sont, justement, pas enterrés. Sauf quand ce sont des morts dont la mort même impliquait qu'elle fût sans tombe. Sauf quand ce sont des morts dont il était prévu qu'ils ne laissent, nulle part, de trace. Alors, oui, il appartient aux vivants d'être les tombeaux vivants de ces morts. Et alors oui, par exception, il est du devoir des survivants de porter en eux le souvenir de ces pères qui auront, à jamais, l'âge de leurs enfants. Nous sommes les tombeaux de nos pères... Ces morts, ces pauvres morts, ont de grandes douleurs... Ce sont les mots de Baudelaire. C'est le cas de la Shoah.
Ce crime, dit-on encore, fut un grand crime. Mais où voyez-vous qu'il soit plus grand que d'autres ? et pourquoi, dans cette suite de crimes qu'est l'histoire des hommes, cette place d'exception ? Il ne s'agit pas de cela, naturellement. Et rien n'est plus étranger à la tradition juive que cette idée d'établir, entre les morts, quelque hiérarchie que ce soit. Sauf qu'il s'est produit là un événement sans précédent. Et c'est un projet de mise à mort qui impliquait, non seulement l'absence de trace, mais l'impossibilité pour les victimes de trouver un lieu, un seul, où se dérober à leurs bourreaux. Les victimes des autres génocides pouvaient, en théorie, et pour peu qu'ils trouvent asile dans un pays voisin, échapper aux assassins. Pas d'échappatoire pour les juifs. L'Europe entière et bientôt, en théorie, le monde devenus un piège immense. Une extermination-c'est cela qu'elle eut de singulier-qui, parce qu'elle se voulait sans reste, ne laissait aucun recours.
Cette notion d'extermination sans reste est importante pour une autre raison, concrète-et cette raison, c'est Israël. Car, à nouveau, on entend : « oui, d'accord, un crime ; oui, à la rigueur, un crime singulier ; mais les survivants de la tragédie, pourquoi les avoir installés dans la seule partie du monde qui ne trempa pas dans le crime et qui est le monde arabe ? » Réponse, encore : c'est le monde même qui fut ce piège ; il n'y eut pas une partie du monde où ne souffla le mauvais vent de cette mort ; et le monde arabe ne fut pas en reste dans ce projet d'extermination sans reste. Nous avons, aujourd'hui, toutes les informations sur la question. Nous avons les Mémoires du grand mufti-hitlérien-de Jérusalem. Nous avons les travaux des historiens racontant la légion SS arabe attendant-derrière l'armée de Rommel-le moment de foncer exterminer les juifs déjà installés en Palestine. Nous savons, en d'autres termes, que le nazisme fut une idéologie mondiale qui connut des versions nationales et, en particulier, une version arabe-et c'est, aussi, à rappeler cela que sert de commémorer la Shoah.
J'écris ces lignes le 20 avril 2009. On aurait pu, pour fixer cette commémoration, choisir le jour de l'ouverture des camps. Ou celui de la conférence de Wannsee. Ou n'importe quel autre jour témoignant du martyre juif. Or non. C'est le 27 nisan de l'année hébraïque-cette année, le 20 avril et le jour anniversaire, donc, de l'insurrection du ghetto de Varsovie-qui a été choisi. Et, dans les âpres débats qui présidèrent à ce choix, ce détail n'échappa bien sûr à personne. Ce qu'il signifiait ? Que l'on voulait briser le cliché d'un peuple allant à la mort comme bêtes à l'abattoir. Que l'on voulait célébrer ces épisodes héroïques que furent les révoltes de Sobibor, Birkenau, Treblinka. Que l'on entendait, autrement dit, commémorer un massacre mais également une résistance. Pour moi qui suis fils, non de déporté, mais de résistant, cette volonté est essentielle. Elle invite à se souvenir qu'il y a toujours, jusque dans la nuit la plus noire, lieu de s'insurger et d'espérer.
Un dernier mot. Puisque nous en sommes aux questions de calendrier, il y a un vrai hasard, en revanche, qui fait que s'est ouvert, le même jour, dans la même ville, la conférence « antiraciste » de Durban II. Et il s'est trouvé, derechef, des voix pour dire : « ne craignez-vous pas, en vous fixant sur les génocides anciens, de manquer ceux qui adviennent, ici, maintenant, sous vos yeux ? » Eh bien non, bien sûr, cela n'est pas à craindre. Car, outre que ladite conférence tourna (j'y reviendrai) à la mascarade, outre qu'elle aura servi à un criminel nommé Ahmadinejad (j'y reviendrai, aussi) à salir le beau concept d'antiracisme, je retourne la question. Pourquoi les institutions vouées au souvenir de la Shoah se sont-elles toutes mobilisées pour le Darfour ?
Pourquoi les premiers à avoir compris ce qui se passait au Rwanda furent-ils ceux qui, juifs ou non juifs, avaient la Shoah au coeur ? Pourquoi, quand le monde fermait les yeux sur le massacre des musulmans de Bosnie, revint-il à des hommes dont le seul point commun était d'avoir en tête le « plus jamais ça » d'Auschwitz de sonner le tocsin ? Ils n'étaient pas mieux informés que d'autres. Ils avaient juste une boussole. Une échelle du mal et du pire. Une sorte de radar qui leur signalait, chaque fois, la proximité de la Bête et son parfum caractéristique. C'est cela, le souvenir de la Shoah. Et c'est pour cela, encore, qu'il faut la commémorer
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lundi, mai 25, 2009
DIASPORABLOG

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COLONISATIONS
SAUVAGES
INDESIRABLES
POURLEGOUVERNEMENT
ISRAËLIEN
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 25 mai
Des ordres d’évacuation
contre des colonies sauvages
Des inspecteurs de l’Administration civile de Cisjordanie se sont rendus hier dans la colonie sauvage de Ramat Guilad, à l’ouest de Naplouse armés d’un « ordre de délimitation » signé par le commandant militaire de la région centre. Cet ordre, explique le Yediot Aharonot, prolonge d’un an l’ordre de démolition de la colonie sauvage et permet aux autorités de détruire, le temps venu, les bâtiment qui y sont définis comme illégaux.
Le journal rappelle qu’il y a deux semaines, la Cour suprême avait demandé à l’Etat d’expliquer pourquoi il n’évacue pas six colonies sauvages, dont Ramat Guilad, malgré les ordres de démolition dont elle font l’objet. Le site YNET rapporte d’ailleurs que des « ordres des délimitation » semblables ont été affichés aujourd’hui dans sept autres colonies sauvages et que d’autres ordres seront émis dans les prochains jours.
Hier, lors du conseil des ministres, le Premier ministre Netanyahu a souligné que le dossier des colonies sauvages sera l’objet d’un dialogue mais que « nul ne doit mettre en doute notre engagement à respecter la loi ». Le Maariv ajoute que le ministre de la Défense, Ehud Barak, a lui aussi affirmé que les vingt-deux colonies sauvages construites depuis mars 2001 doivent être démantelée : « Le gouvernement Sharon avait déjà promis à Washington de les évacuer, mais il ne s’agit pas d’une affaire entre les Américains et nous ni entre les Palestiniens et nous. C’est avant tout un problème qui nous concerne nous. Il s’agit d’une question d’Etat de droit et d’autorité de l’Etat sur ses citoyens ». M. Barak a notamment évoqué de possibles sanctions contre les présidents de conseil régionaux qui aideraient les colonies illégales en construisant des routes et d’autres infr! astructures.
Au cours de ce même conseil des ministres, écrit le Haaretz, le Premier ministre Netanyahu a rendu compte de son déplacement aux Etats-Unis et notamment de sa rencontre avec le président Barack Obama. M. Netanyahu a réaffirmé qu’Israël ne créera pas de nouvelles colonies mais ne gèlera pas la construction dans les colonies existantes. « Il ne serait pas juste de ne pas apporter de réponse à la croissance naturelle », a-t-il déclaré avant d’ajouter que « Jérusalem n’est pas une colonie et nous continuerons à y construire ».
Hier, le porte-parole du Département d’Etat américain a commenté les propos du Premier ministre Netanyahu qui avait affirmé jeudi que Jérusalem ne serait pas divisée à nouveau et que les lieux saints resteraient à jamais sous souveraineté israélienne. « Jérusalem est un des points de l’accord permanent. Israël et les Palestiniens ont convenu de résoudre la question du statut de Jérusalem dans le cadre des négociations. Nous soutiendrons leurs efforts pour parvenir à un accord sur tous les points de l’accord permanent », a affirmé le Département d’Etat.
Enfin, une délégation de cinq membres du sous-comité des affaires proche-orientales de la Chambre des Représentants américaine était hier en Israël. Les cinq parlementaires se sont déclaré « sceptiques » quant à la capacité du gouvernement Netanyahu d’avancer vers un règlement avec les Palestiniens. Ils ont également fait part de leur inquiétude face à la poursuite de la construction dans les colonies et à la situation dans la bande de Gaza.
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : nouvelobs.com en ligne le 25 mai
"Choc":
l'avocat général demande la confirmation
de la mesure d'interdiction
L'avocat général de la cour d'appel de Paris a demandé implicitement lundi la confirmation de la mesure de retrait des kiosques du dernier magazine "Choc". Le numéro est interdit de vente depuis vendredi par décision du juge des référés du tribunal de grande instance de Paris pour avoir publié en couverture une photographie d'Ilan Halimi prise par ses ravisseurs lors de sa séquestration en janvier 2006. La décision sera rendue jeudi à 14h.
Le magazine a été retiré des kiosques vendredi à 14h sous peine d'une astreinte de 200 euros par numéro encore en vente. La société SCPE, qui édite aussi "Entrevue", doit par ailleurs verser 20.000 euros de dommages et intérêts à Ruth Halimi, la mère d'Ilan, et 10.000 euros à chacune de ses deux soeurs.
La publication du mensuel "Choc", destiné à un lectorat jeune, intervenait lors du procès de Youssouf Fofana et de ses complices présumés dans l'enlèvement, la séquestration et l'assassinat du jeune homme en février 2006.
Lundi, le représentant du ministère public, Isabelle Terrier-Mareuil, a jugé que la décision prise par le tribunal était "proportionnée et efficace", estimant que la publication de cette photographie portait atteinte à l'intimité de la vie privée de la famille Halimi. L'avocat du magazine, Me Richard Malka, a répondu que la publication de cette photographie avait un but légitime selon lui, celui de montrer l'incarnation du mal.
Son contradicteur, Me Francis Szpiner, l'avocat de la famille Halimi, a relevé que cette photographie était "ignoble", n'enrichissait "le débat en rien" et s'assimilait à du "voyeurisme". Une position partagée par l'avocat général qui a souligné qu'en publiant "une photographie inadmissiblement choquante", la société d'édition prenait "un risque".
Mercredi, le juge des référés avait estimé que "l'atteinte exceptionnelle au sentiment d'affliction" de la mère et des deux soeurs d'Ilan Halimi et "à la dignité de la personne humaine résultant de la publication, spécialement s'agissant de la page de couverture d'un magazine à grand tirage, cause un trouble manifestement illicite", surtout au moment où l'affaire est évoquée par la cour d'assises de Paris.
Samedi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à la suite de la publication de cette photographie prise par les ravisseurs afin de déterminer si elle provient du dossier d'instruction.
Ilan Halimi, 23 ans, avait été enlevé le 20 janvier 2006 alors qu'il avait rendez-vous avec une jeune femme de mèche avec le "gang des barbares". Séquestré et torturé pendant trois semaines, il a été retrouvé, nu et agonisant, le 13 février de cette même année à proximité de la gare de Sainte-Geneviève des Bois (Essonne). Il est mort lors de son transfert à l'hôpital. AP
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DEVENIRISRAËLIEN
SOUSSERMENT
Source : lepoint.fr via l'Agence Reuters en ligne le 25 mai
Le parti de Lieberman veut créer
un serment de fidélité à Israël
Le parti ultranationaliste Yisrael Beitenu souhaite que chaque habitant d'Israël prête serment de fidélité à l'Etat juif avant d'obtenir la nationalité israélienne, une démarche destinée selon ses détracteurs à nuire aux citoyens arabes.
Selon les termes du projet de loi, tous les Israéliens devront jurer loyauté "à l'Etat d'Israël en tant qu'Etat juif, sioniste et démocratique" pour obtenir des papiers d'identité.
La proposition de la formation du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman devrait être discutée dimanche en conseil des ministres. S'il est approuvé, le projet devra ensuite être soumis à trois votes au parlement et être étudié en commission avant de prendre effet, a déclaré lundi un porte-parole du parti.
Yisrael Beitenu est devenu à l'issue des élections de février le troisième parti du pays. La formation de Lieberman est membre de la coalition de droite emmenée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui pourrait soutenir la proposition.
Les ultranationalistes avaient déjà tenté de faire adopter une loi similaire en 2007, sans succès.
Yisrael Beitenu a également proposé cette semaine d'interdire les manifestations hostiles à l'indépendance israélienne. De nombreux Arabes marquent chaque année la création d'Israël, appelée "Nakba" (catastrophe) par les Palestiniens. Le projet de loi prévoit trois ans de prison en cas d'infraction.
UN PROJET "FASCISTE"
Toutes les personnes qui refuseraient de prêter serment pourraient se voir privées de documents nécessaires à la vie de tous les jours, pour ouvrir un compte bancaire ou encore obtenir un permis de conduire.
Les opposants au texte estiment que les Arabes israéliens sont les premiers visés, d'autant que le projet pourrait rendre le service national obligatoire pour tous. Les Arabes, qui représentent un cinquième de la population, en sont actuellement le plus souvent exemptés.
Le projet prévoit que le ministre de l'Intérieur puisse ôter la citoyenneté à quelqu'un qui n'aurait pas servi dans l'armée israélienne ou effectué un trimestre au service de l'Etat.
Oded Feller, un avocat au sein de l'Association pour les droits civiques en Israël, a dénoncé un projet de loi "fasciste" et une violation des principes démocratiques.
"C'est plus qu'une violation des droits de l'homme, c'est une interférence flagrante avec les droits fondamentaux des citoyens, et destructrice pour la démocratie", a-t-il dit à Reuters.
Version française
Mathilde Gardin
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LEPROCHEORIENT
SURFRANCECULTURE
Source : nouvelobs.com en ligne le 24 mai
France Culture
L'Esprit public
24 mai
Une émission présentée par Philippe Meyer,
le dimanche de 11h à midi sur France Culture.
Avec
Max Gallo.
Romancier et historien
Jean-Louis Bourlanges.
Professeur à l'Institut d'études politiques de Paris
Yves Michaud.
Philosophe, directeur de l'Université de tous les savoirs
Denis Olivennes.
Président du directoire du Nouvel Observateur
Le Proche-Orient
Lundi dernier, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a été reçu à la Maison Blanche par Barack Obama. Cette rencontre a marqué une inflexion dans les relations entre les Etats-Unis et l’Etat hébreu. Le président américain s’est en effet montré plus réservé à l’égard du chef du gouvernement israélien que ne l’étaient ses prédécesseurs en de pareilles circonstances. Il n’a éludé, lors de la conférence qu’il a tenue avec Benyamin Nétanyahou, aucun aspect problématique des rapports israélo-palestiniens. Barack Obama a ainsi plaidé pour l’instauration de deux Etats, et fait référence à la feuille de route de 2003 pour demander un gel total des colonies en Cisjordanie. Il a évoqué la situation humanitaire à Gaza, et les relations avec Téhéran.Le problème iranien a en effet été au cœur des discussions.
Lors de sa tournée européenne au début du mois, le ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, avait insisté sur le danger que représentait l’Iran qui est selon lui le principal obstacle à la paix, et sur la nécessité de lutter contre le programme nucléaire iranien. Benyamin Netanyahou a tenté de convaincre Barack Obama de la nécessité d’une intervention militaire, mais le président américain a réaffirmé qu'il se donnait jusqu'à la fin de l'année pour juger de la volonté de Téhéran d'ouvrir des négociations sur le sujet. Mercredi, Mahmoud Ahmadinejad a une nouvelle fois déclaré que l’Iran ne comptait pas mettre à un terme à son programme nucléaire, mais les élections présidentielles iraniennes du 12 juin pourraient marquer le tournant attendu par les Etats-Unis.
A propos de la situation au Proche-Orient, j’aimerais également revenir sur le voyage qu’y a effectué le Pape la semaine dernière. Ce voyage était d’abord un pèlerinage au cours duquel Benoît XVI a apporté son soutien au chrétiens d’Orient et rencontré des responsables juifs et musulmans, mais il a également eu une dimension politique. Le Pape s’est rendu en Jordanie où il a été reçu par le roi Abdallah, en Israël où il s’est entretenu avec Shimon Peres, et en Cisjordanie, où il a rencontré le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, auquel il a déclaré : « le Saint siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l’intérieur de frontières reconnues au niveau international ». Dans le camp de réfugiés d’Aïda, au pied du mur de séparation, ou à Bethléem, devant une centaine de pèlerins venus de Gaza, Benoît XVI a assuré les Palestiniens « de sa prière pour que le blocus soit bientôt levé ».
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SARKOZY
ANETANYAHOU
Source : challenges.fr via lenouvelobs.com via l'AFP
en ligne le 25 mai
Sarkozy :
L'Etat palestinien,
une "garantie de sécurité pour Israël"
Le chef de l'Etat, attendu lundi soir à Abou Dhabi, s'est prononcé pour "la création d'un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable". Il appelle à "cesser la colonisation (qui) éloigne la possibilité de la paix".
Nicolas Sarkozy a répété lundi 25 mai, dans un entretien à l'agence de presse émiratie Wam, que la création d'un Etat palestinien constituait la "meilleure garantie de sécurité pour Israël" et que la colonisation en Cisjordanie devait cesser."La vérité, c'est que personne aujourd'hui ne peut penser sérieusement que l'on réussira à construire la paix au Proche-Orient sans donner aux Palestiniens l'Etat auquel ils aspirent depuis si longtemps et auquel ils ont droit", a déclaré Nicolas Sarkozy.
"Il faut que la colonisation cesse"
Le chef de l'Etat doit arriver lundi soir à Abou Dhabi pour y inaugurer la première base militaire française permanente au Moyen-Orient. "La vérité, c'est que la meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est très exactement la création d'un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable", a-t-il poursuivi."La meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est qu'il faut que la colonisation cesse, parce qu'elle éloigne chaque jour un peu plus la possibilité de la paix", a déclaré le président français. Toutefois, il ajoute qu'il ne transigerait "jamais" avec "le droit d'Israël à vivre dans la sécurité et dans la tranquillité".
Une rencontre dans un contexte tendu
Ces déclarations interviennent quelques jours avant la première rencontre, prévue le 3 juin, entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu depuis le retour de ce dernier à la tête du gouvernement de l'Etat hébreu. La rencontre surviendra dans un contexte tendu, après les déclarations de Benjamin Netanyahu sur Jérusalem "capitale d'Israël" qui "le restera pour toujours et ne sera jamais divisée".La France avait estimé que ces propos "préjugent du statut final" de la ville sainte, l'un des principaux enjeux du conflit israélo-palestinien. Le chef du gouvernement israélien s'oppose à la création d'un Etat palestinien indépendant, même s'il a évoqué dimanche, pour la première fois depuis son élection, cette perspective.
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dimanche, mai 24, 2009
ALAIN
RESNAIS
BIO
Source : wikipedia
Alain Resnais est un réalisateur, scénariste, producteur, monteur, assistant réalisateur, éditeur et acteur français né le 3 juin 1922 à Vannes en France
Alain Resnais naît en 1922 à Vannes, en France. Dès l'âge de quatorze ans, il tourne ses premiers courts-métrages dont une adaptation de Fantomas. Parallèlement au cinéma, il se passionne pour la photographie, la peinture, la bande dessinée, et la littérature, il affectionne particulièrement les œuvres d'Harry Dickson, Marcel Proust, et André Breton. En 1942, il tient un petit rôle dans Les Visiteurs du soir. Il imagine un moment devenir libraire mais passe finalement le concours de l'IDHEC (l'ancêtre de La Fémis) où il est admis en 1943 dans la section montage.En 1946, en Allemagne, il participe au Théâtre aux Armées sous la direction d'André Voisin. La même année il est assistant-réalisateur et monteur sur le long-métrage documentaire Paris 1900. Sa carrière comme réalisateur commence avec Van Gogh, en 1948, un court-métrage documentaire produit par Pierre Braunberger. Il tourne pendant une dizaine d'années des documentaires. Les thèmes abordés sont très variés : la Guerre d'Espagne vue par Picasso ou l'usine Péchiney. En 1956, il obtient le prix Jean-Vigo pour Nuit et brouillard, devenu depuis, grâce à Henri Michel, qui en avait pris l'initiative et en était le conseiller historique, un film de référence sur les camps de déportation.
Les longs métrages [modifier]
En 1959, Alain Resnais réalise son premier long-métrage de fiction, écrit par Marguerite Duras : Hiroshima mon amour. Le film a beaucoup de retentissement; il est apprécié à la fois par la critique et le public. Selon Louis Malle, "ce film a fait faire un bond dans l'histoire du cinéma". Il enchaîne avec L'année dernière à Marienbad, en 1961, sur un scénario d'Alain Robbe-Grillet. Il commence à définir son style, teinté de surréalisme, et de psychanalyse. Dans ses films, on retrouve également souvent un engagement social et politique. On peut citer par exemple Muriel en 1963, qui traite des suites de la Guerre d'Algérie, La guerre est finie (dont le script est signé Jorge Semprún), en 1966, qui raconte l'histoire d'un militant gauchiste sur fond de guerre d'Espagne et d'anti-franquisme ou encore Stavisky en 1974, qui évoque le scandale financier de la IIIe République. Les thèmes abordés même s'ils sont variés tournent toujours autour des mécanismes psychologiques, de la question du libre-arbitre (voire de son pendant, le conditionnement dans Mon oncle d'Amérique où il illustre les recherches d'Henri Laborit). Dans les années 1990, Alain Resnais s'ouvre à de nouvelles collaborations, notamment avec le duo de scénaristes-acteurs Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui puis touche un plus large public, développant l'aspect ludique et fantaisiste de son cinéma. Il explore entre autres le théâtre filmé avec Smoking / No smoking en 1993, diptyque sur les possibles de l'existence où les comédiens Sabine Azéma et Pierre Arditi jouent chacun cinq rôles, la comédie burlesque avec On connaît la chanson en 1997, qui fait intervenir dans les dialogues et les situations quotidiennes le répertoire de la chanson populaire ou encore l'opérette en 2003, avec Pas sur la bouche au mécanisme vaudevillesque.
FILMOGRAPHIE
1936
L'Aventure de Guy
1946
Schéma d'une identification
1946
Ouvert pour cause d'inventaire
1947
Visite à Oscar Dominguez
1947
Visite à Lucien Coutaud
1947
Visite à Hans Hartung
1947
Visite à Félix Labisse
1947
Visite à César Domela
1947
Van Gogh
1947
Portrait d'Henri Goetz
1947
Le Lait Nestlé
1947
Journée naturelle
1948
Malfray
1948
Les Jardins de Paris
1948
Châteaux de France
1950
Guernica
1950
Gauguin
1952
Pictura
1953
Les Statues meurent aussi
1955
Nuit et brouillard
1956
Toute la mémoire du monde
1957
Le Mystère de l'atelier quinze
1958
Le Chant du styrène
(documentaire)
1959
Hiroshima mon amour
1961
l'Année dernière à Marienbad
1963
Muriel
1966
la Guerre est finie
1967
Loin du Viêt Nam
1968
Je t'aime, je t'aime
1968
Cinétracts
1973
L'An 01
de Jacques Doillon
(tournage de la séquence américaine)
1974
Stavisky...
1977
Providence
1980
Mon oncle d'Amérique
1983
la Vie est un roman
1984
L'Amour à mort
1986
Mélo
1989
I Want to go home
(Je veux rentrer à la maison)
1991
Contre l'oubli
1992
Gershwin
1993
Smoking
1993
No smoking
1997
On connaît la chanson
2003
Pas sur la bouche
2006
Cœurs
2009
Les Herbes folles
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5/24/2009
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62èFESTIVAL
DECANNES
APERCU
DESFILMSPRIMES
PRIX D'INTERPRETATION
MASCULINE
A CHRISTOPHE WALTZER
POUR " Inglourious Basterds"
DE QUENTIN TARANTINO
RESUME
Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s'échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. « Les bâtards », nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...
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62èFESTIVAL
DECANNES
APERCU
DESFILMSPRIMES
Source : le site des films du Losange
PALME D'OR
LE RUBAN BLANC
de Michaël Henneke
L"LE RUBAN BLANC"
(DAS WEISSE BAND)
Avec :
Ulrich Tukur, Susanne Lothar, Christian Friedel, Burghart Klaussner, Leonie Benesch, Josef Bierbichler, Rainer Bock
RESUME
Un village de l’Allemagne du Nord protestante. 1913/1914.À la veille de la première guerre mondiale. L’histoire des enfants et adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans.D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif.
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62èFESTIVAL
DECANNES
PALMARES
Source ; rtl.fr en ligne le 24 mai à 20h 15
sur Diasporablog à 20h 36
Palme d'or:
"Le ruban blanc"
de Michael Haneke
Grand Prix:
"Un prophète"
de Jacques Audiard
Prix de la mise en scène:
Brillante Mendoza
pour "Kinatay".
Prix du Jury:
"Fish Tank"
d'Andrea Arnold
et
"Thirst, ceci est mon sang"
de Park Chan-wook, ex-aequo 
au réalisateur français
Alain Resnais
Prix d'interprétation masculine:
Christoph Waltz pour son rôle
dans "Inglourious Basterds"
de Quentin Tarantino
Prix d'interprétation féminine:
Charlotte Gainsbourg pour son rôle
dans "Antichrist"
de Lars Von Trier

Lou Ye pour
"Nuit d'ivresse printanière"
Caméra d'or:
"Samson et Delilah",
de Warwick Thornton, présenté
dans la section "Un certain regard".
Palme d'or du court-métrage:
"Arena" de Joao Salaviza
Voir la dossier spécial de la
rédaction
Auteur : La rédaction de RTL
Les affiches des 20 longs métrages en compétition
Le site officiel du 62ème Festival de Cannes
Retour sur le Festival de Cannes 2008
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LIRANAUCENTRE
DELASTRATEGIEDOBAMA
AUPROCHEORIENT
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 24 mai
L'Iran, facteur central
de la politique Obama au Proche-Orient
Le facteur Iran pèse lourd et complexifie la mise au point de la politique proche-orientale de la nouvelle administration américaine: l'équipe Obama cherche à capitaliser sur ce qu'elle considère comme une conjonction sans précédent d'opinions négatives sur l'Iran, qui a mis d'accord, sur son dos, l'Etat hébreu et ses voisins arabes.
Washington envisage d'utiliser cette convergence comme levier pour faire avancer le dossier israélo-palestinien tout comme un accord de paix global dans la région. D'après des responsables, l'administration considère qu'un accord de paix israélo-palestinien isolerait Téhéran, en modifiant la donne régionale en matière de sécurité.
C'est ce que le président Barack Obama a expliqué la semaine dernière à son visiteur israélien, le nouveau Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Et ce qu'il devrait également dire jeudi à son prochain visiteur proche-oriental, le président de l'Autorité palestinien Mahmoud Abbas, puis répéter début juin au Caire, lors d'un très attendu discours au monde arabo-musulman.
L'équipe Obama a pris le contrepied de la politique d'exclusion de l'équipe Bush envers Téhéran. Sa stratégie implique aussi de diminuer l'influence de l'Iran en Syrie et auprès de ses affidés libanais du Hezbollah. Pour ce faire, il faut passer par l'amélioration des relations avec Damas, où l'émissaire spécial pour le Proche-Orient George Mitchell pourrait se rendre prochainement.
Mais l'évolution est lente, car début juin, la région connaîtra deux élections cruciales susceptibles de bousculer la donne, d'abord les législatives au Pays du Cèdre le 7 juin, puis la présidentielle iranienne le 12 juin.
Selon les experts, il existe actuellement un véritable consensus israélo-arabe sur la nocivité de l'Iran, mais il est basé sur des peurs différentes, et risque donc de ne pas tenir. Reste que ce nouveau consensus offre des opportunités sans précédent.
Pour l'instant, les ouvertures vers l'Iran n'ont pas reçu de réponse. Et Israël résistera sans doute si Washington utilise la menace iranienne pour pousser l'Etat hébreu à faire des concessions dans le processus de paix.
Israël est très réservé sur une approche américaine trop conciliante à son goût. Pour apaiser les craintes de Nétanyahou, qui exclut d'avancer sur le chemin de la paix avec les arabes avant d'avoir réglé la menace iranienne, Obama a accepté la mise sur pied de groupes de travail conjoints sur trois dossiers: Iran, volet israélo-palestinien, volet israélo-arabe.
La patience d'Israël est à bout, surtout après un tir de missile la semaine dernière. L'Etat hébreu, qui voit en l'Iran une "menace existentielle", n'exclut pas une frappe militaire unilatérale, faute de succès diplomatique rapide empêchant Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.
Ce tir iranien inquiète également Washington, mais "nous voulons garder la main tendue", a expliqué un responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.
L'attitude de l'équipe Obama est susceptible d'évolution. Les prochaines étapes dépendront de la réaction de Téhéran, précise-t-on à la Maison Blanche.
Il est en outre irréaliste d'attendre des réponses avant la présidentielle iranienne: Mahmoud Ahmadinejad, dont la réthorique provocatrice a grandement aggravé la tension, brigue un deuxième mandat.
Mais après, plus question de temporiser: Obama veut un "processus sérieux d'engagement" après le scrutin du 12 juin, avec un premier bilan d'ici la fin de l'année.
Pour les responsables américains, il faudra sans doute plus de temps pour que Téhéran prouve sa bonne volonté, par exemple en acceptant de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.
Dennis Ross, chargé du dossier iranien au sein de l'administation Obama, estime que l'assemblée générale de l'ONU, fin septembre, sera un moment crucial dans ce dossier.
Et si Washington dit ne pas avoir de date-butoir concrète et définitive, "la stratégie que nous mettons au point est limitée dans le temps", a noté la secrétaire d'Etat Hillary Rodham Clinton devant les parlementaires: pendant cette période, "soit nous voyons des ouvertures et une certaine volonté d'avancer sur ce dossier très important, soit nous n'en voyons pas".
Les Etats-Unis "peuvent se permettre d'attendre, mais pas indéfiniment, et ce à cause des Israéliens", explique Aaron David Miller, ancien négociateur au Proche-Orient aujourd'hui analyste au Woodrow Wilson Center for Public Policy.
Dans le même temps, Washington prépare la suite, ce qui se passera si Téhéran refuse ou ignore cette politique de la main tendue. Mme Clinton évoque des "sanctions paralysantes", de préférence internationales. Ces dernières semaines, l'administration a également discrètement poussé le Congrès à adopter des textes qui permettraient au président d'imposer des sanctions économiques et financières à l'Iran et aux entreprises y faisant des affaires
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LAQUESTIONDESCOLONIES
SAUVAGESFRAGILISE
LENOUVEAU
GOUVERNEMENTDISRAËL
Source : lenouvelobs.com via l'Asociated Press
en ligne le 24 mai
Israël continuera à construire
dans les colonies existantes
Israël continuera à construire dans les colonies existantes de Cisjordanie, mais exclut d'en créer de nouvelles, a annoncé dimanche le Premier ministre Benyamin Nétanyahou lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
Cette annonce sonne comme un défi à Washington, l'administration Obama l'ayant exhorté, lors de sa récente visite, à geler la croissance des implantations.
"Nous ne construirons pas de nouvelles implantations", a-t-il déclaré, selon un compte-rendu diffusé par ses services. "Mais il n'est pas juste de ne pas apporter de solution à la croissance naturelle", terme habituellement utilisé par les autorités israéliennes pour évoquer l'augmentation de la population des colonies.
Ces dernières comptent actuellement quelque 280.000 personnes, et sont un important point de friction entre Américains et Israéliens.
Quant au président palestinien Mahmoud Abbas, attendu à son tour à la Maison Blanche cette semaine, il a déjà estimé que rencontrer Nétanyahou n'avait aucun sens pour lui tant que l'Etat hébreu n'acceptait pas de geler l'expansion des implantations et accepte de négocier sur l'indépendance palestinienne.
Le chef de gouvernement s'exprimait à l'issue d'un débat houleux pendant le Conseil des ministres sur la question des avant-postes, ces colonies sauvages non-autorisées que des colons établissent pour consolider la mainmise israélienne sur la Cisjordanie.
Le ministre de la Défense, le travailliste Ehoud Barak, qui a autorité en matière de démantèlement, a expliqué que 22 colonies sauvages allaient démantelées, en essayant d'abord le dialogue mais sans exclure l'usage de la force si les colons refusent de les quitter.
Mais des membres "faucons" du gouvernement ont pris le contre-pied, s'opposant à toute action immédiate contre ces avant-postes, jugeant qu'il n'y a pas urgence. "Les avant-postes n'ont pas à être démantelés maintenant", a déclaré le ministre de l'Intérieur Eli Yishai, notant que les Palestiniens et Arabes israéliens aussi pratiquaient la construction sauvage, et qu'il fallait donc être "juste et équitable".
Israël s'était engagé à démanteler ces 22 avant-postes dans le cadre de la "feuille de route" pour la paix au Proche-Orient de 2003.
Jeudi, au lendemain du retour de Nétanyahou de Washington, les forces israéliennes avaient démantelé un petit avant-poste en Cisjordanie, qui a déjà été démantelé à plusieurs reprises.
Depuis des années, Israël promet aux Etats-Unis de démanteler les avant-postes. L'administration Obama fait actuellement pression sur le gouvernement Nétanyahou pour que l'Etat hébreu suspende l'activité des implantations.
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5/24/2009
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LIDEEDUNETAT
PALESTINIENFAIT
SONCHEMIN
DANSLENOUVEAU
GOUVERNEMENTISRAELIEN
Source : lepont.fr en ligne le 24 mai
Netanyahu évoque
pour la première fois un "Etat palestinien"
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a évoqué dimanche un "Etat palestinien", pour la première fois depuis son élection, tout en indiquant avoir des "réserves" à son propos, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a évoqué dimanche un "Etat palestinien", pour la première fois depuis son élection, tout en indiquant avoir des "réserves" à son propos, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.
"Clairement, nous devons avoir certaines réserves concernant un Etat palestinien dans un accord sur le statut final" des territoires palestiniens, a déclaré M. Netanyahu. "Ces choses ont été clairement exprimées devant le président (américain Barack Obama) à Washington", a-t-il ajouté.
"Lorsque l'on parviendra à un accord sur la substance, nous parviendrons à un accord sur la terminologie", a-t-il ajouté.
M. Netanyahu a rencontré lundi dernier le président Obama pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir des deux hommes.
C'est la première fois que le chef du gouvernement israélien évoque un "Etat palestinien" depuis son arrivée au pouvoir le 31 mars dernier.
A son retour de Washington, il avait simplement dit pouvoir envisager un "arrangement" dans lequel Israéliens et Palestiniens vivraient côte-à-côte.
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5/24/2009
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ISRAËL
SYRIE
Source : lacroix.com via l'AFP en ligne le 24 mai
Assad souhaite une conférence
sur le Proche-Orient à Moscou "bien préparée"
Le président syrien Bachar al-Assad a souhaité que la conférence internationale sur le Proche-Orient que Moscou souhaite accueillir soit "bien préparée", lors d'un entretien dimanche à Damas avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
M. Assad a jugé important que "la conférence soit bien préparée" et de "fixer ses objectifs ainsi que la position des parties concernées par le conflit" israélo-arabe, a indiqué Sana.
M. Assad a notamment souligné la nécessité qu'"Israël montre le niveau de son engagement à appliquer les principes d'une paix juste et globale".
Selon l'agence officielle Sana, M. Lavrov a réitéré au président Assad "la volonté de la Russie d'organiser une conférence sur le Proche-Orient pour discuter du processus de paix".
La Russie avait annoncé en janvier qu'elle souhaitait organiser une conférence sur le Proche-Orient au premier semestre 2009 mais les Etats-Unis et Israël n'avaient pas accueilli cette offre avec enthousiasme, contrairement aux Palestiniens avec qui Moscou entretient de bonnes relations depuis l'époque soviétique.
M. Lavrov a en outre participé à une réunion de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui s'est ouverte samedi à Damas pour trois jours.
La Russie fait partie, avec l'Union européenne, les Nations unies et les Etats-Unis du Quartette international pour la paix au Proche-Orient qui travaille à la recherche d'une solution au conflit dans la région.
Par ailleurs, M. Lavrov avait rencontré samedi soir le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, après son arrivée à Damas.
Moscou a maintenu le contact avec le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, dans l'objectif d'aider le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza et son rival le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas à surmonter leurs divergences.
Selon un communiqué publié dimanche par le Hamas, M. Lavrov a souligné "l'importance du dialogue inter-palestinien" et a demandé à M. Mechaal que les Palestiniens "participent à la conférence de Moscou avec une délégation unie".
M. Lavrov a promis d'"exercer des pressions sur le gouvernement israélien pour qu'il arrête la colonisation et lève l'embargo imposé à Gaza".
Pour sa part, M. Mechaal s'est dit "satisfait des contacts avec la Russie, en vue de réaliser les objectifs du peuple palestinien", a indiqué le communiqué.
Selon M. Mechaal, le dialogue inter-palestinien en cours sous l'égide de l'Egypte doit surmonter "des obstacles, dont les conditions imposées par des parties étrangères".
Le Fatah et le Hamas, à couteaux tirés depuis que le Hamas a pris le contrôle de Gaza en juin 2007, se sont séparés la semaine dernière sans parvenir à un accord sur des questions-clés.
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samedi, mai 23, 2009
LEBUS
DELAMITIE
DANSLE19èAPARIS
Source : le site Bondyblog
LE TOUR DE FRANCE
DE LA DRÔLE D'AMTIE JUDEO-MUSULMANE
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905220001/le-tour-de-france-de-la-drole-d-amitie-judeo-musulmane
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DELART
DELADEMOCRATIE
ENISRAËL
Source : le blog de Sylvain Attal
http://sylvainattal.20minutes-blogs.fr:80/archive/2009/05/22/de-la-race-en-israel-et-de-la-democratie-aussi.html
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5/23/2009
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LAVIS
DUGRANDRABBIN
DEFRANCE
SURLAVISITEDUPAPE
ENTERRESAINTE
Source : le talk d'Orange.fr
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ISRAËL
SPORT
Source : ouest-france.fr en ligne le 23 mai
Le Maccabi Tel-Aviv champion
Le Maccabi Tel-Aviv a remporté le titre de champion d'Israël en remportant le Final Four de la ligue BSL en disposant du Maccabi Haifa (85-72).
Après avoir perdu le titre la saison passée en faveur de l'Hapoel Holon, le Maccabi Tel-Aviv a retrouvé les joies de la victoire en dominant le Maccabi Haifa (85-72) en finale du Final Four du championnat israélien. Carlos Arroyo (22 points, 5 rebonds et 6 passes décisives) a été élu MVP du Final Four.
AG (Rédaction Sport365.fr)
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LESPROJETS
DOBAMAPOUR
LEPROCHEORIENT
Source : lefigaro.fr en ligne le 22 mai
Les ambitions américaines pour la paix
au Proche-Orient
Correspondant à Jérusalem,
Adrien Jaulmes
Barack Obama va demander à ses partenaires arabes et israéliens de franchir leurs «lignes rouges» respectives afin de parvenir à un accord.
Obama veut relancer «vigoureusement» le processus de paix israélo-palestinien. Plus ambitieux que tous ses prédécesseurs à la Maison-Blanche, il s'apprête à demander à toutes les parties de franchir leurs «lignes rouges» respectives pour parvenir à la paix.
Obama met dans la balance son immense popularité internationale et la nouvelle crédibilité de son Administration dans le monde arabe. Il n'est pas certain que ses partenaires soient à la hauteur de ses ambitions, qu'ils aient les capacités à faire accepter d'importantes concessions par leurs camps respectifs, ou, tout simplement, que le conflit soit soluble en l'absence de la volonté des intéressés.
Le plan de paix qu'Obama devrait présenter le 4 juin prochain dans son discours au Caire diffère des nombreuses initiatives précédentes en fixant d'emblée le statut des réfugiés de 1948 et la question de Jérusalem, plutôt que de s'enliser dans d'interminables pourparlers.
Élaborées en coopération avec le roi de Jordanie Abdallah II, les propositions américaines reprendraient dans leurs grandes lignes celles de la Ligue arabe de 2002, qui proposait la reconnaissance d'Israël en échange de la création d'un État palestinien souverain dans les Territoires occupés en 1967, et un juste règlement de la question des réfugiés palestiniens. Ce plan aurait été modifié pour le rendre plus acceptable par les Israéliens, qui y avaient vu à l'époque un ultimatum du monde arabe plus qu'une proposition pacifique.
Selon le quotidien palestinien basé à Londres, Al-Qods al-Arabi, le futur État palestinien serait démilitarisé, sans contrôle de son espace aérien et de ses frontières, avec Jérusalem-Est pour capitale. Les lieux saints, situés dans la vieille ville, seraient placés sous juridiction internationale, comme dans le plan de partition de la Palestine mandataire de 1947, refusé à l'époque par les Arabes. Un échange territorial serait prévu pour régler la question des grandes colonies israéliennes de Cisjordanie.
Concessions inenvisageables
Les Palestiniens abandonneraient de leur côté le droit au retour des réfugiés. Ces derniers pourraient s'installer dans le nouvel État, ou se verraient accorder la nationalité des pays arabes dans lesquels leurs camps sont installés depuis 1948.
Ces points représentent des concessions jusqu'à présent inenvisageables pour les Israéliens comme pour les Palestiniens. Les Israéliens ont reconquis Jérusalem en 1967, et en ont fait depuis 1980 la capitale unifiée de l'État d'Israël. Qu'elle ne soit pas reconnue internationalement n'enlève rien à la force du symbole pour Israël. Nétanyahou a rappelé jeudi à l'occasion de la cérémonie marquant le 42e anniversaire de la conquête de la partie orientale de la ville, que «Jérusalem unifiée est la capitale d'Israël. Jérusalem a été et sera toujours à nous. Elle ne sera jamais plus divisée et scindée», a-t-il ajouté.
Tout aussi problématique serait du côté palestinien l'abandon du droit au retour des réfugiés de 1948, dont les descendants vivent encore dans les mêmes camps, conservant pieusement les clés de leurs maisons depuis longtemps disparues. «Même s'il acceptait de renoncer au droit au retour, il n'est pas certain que Mahmoud Abbas aurait le poids politique nécessaire pour faire accepter un tel accord à sa population», explique un diplomate. Son gouvernement de plus en plus contesté, jusque dans les rangs du Fatah, soutenu à bout de bras par l'aide financière internationale, le président palestinien apparaît comme un dirigeant bien affaibli pour engager l'ensemble des Palestiniens dans des concessions aussi cruciales.
D'autant qu'une autre partie s'est ajoutée à l'Autorité palestinienne depuis l'élaboration du plan de paix de la Ligue arabe : le proto-État palestinien du Hamas à Gaza, qui refuse d'avance toute concession.
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vendredi, mai 22, 2009
RESURGENCE
DUNAZISME
DANSLEMONDE
Source : la newsletter du CRIF diffusée le 22 mai
Cinq cellules néonazies démantelées
par la police brésilienne
Une opération policière menée dans le sud du Brésil a permis de démanteler cinq cellules néonazies et de saisir un vaste matériel de propagande faisant l'apologie d'Adolf Hitler, rapporte le Figaro, vendredi 22 mai 2009. "Nous avons démantelé lundi cinq cellules néonazies dans l'Etat du Rio Grande do Sul où était gardé du matériel, tels que des livres, des DVD, des CD, des croix gammées et uniformes militaires", a déclaré le commissaire de Porto Alegre, Paulo Cesar Jardim, chargé de l'enquête.
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LISOLEMENT
DISRAËLSACCENTUE
source : dépêche afp diffusée le 22 mai
La France dénonce la déclaration
de Netanyahu sur Jérusalem "capitale d'Israël"
PARIS
La France a dénoncé vendredi une déclaration la veille du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur Jérusalem "capitale d'Israël" qui "le restera pour toujours", estimant qu'elle "préjuge du statut final" de la ville, un des enjeux du conflit israélo-palestinien.
"La déclaration faite par le Premier ministre israélien hier à Jérusalem préjuge du statut final", a déclaré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux, en réponse à une question.
"Or il appartient aux parties de parvenir à un accord final et général sur le statut définitif, qui mette fin au conflit", a-t-il souligné.
"Aux yeux de la France, Jérusalem doit, dans le cadre d?un accord de paix négocié, devenir la capitale de deux Etats. Dans son discours à la Knesset, le 23 juin 2008, le président de la République (Nicolas Sarkozy) a rappelé qu'il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d?accès aux Lieux Saints pour toutes les religions", a-t-il ajouté.
La question de Jérusalem a été l'une des pierres d'achoppement des pourparlers entre Israël et les Palestiniens, aujourd'hui au point mort.
"Des actions comme la destruction de maisons palestiniennes ou la transformation des quartiers arabes risquent d?engendrer une escalade de la violence. Elles sont inacceptables et contraires au droit international", a affirmé le porte-parole.
"De manière générale, la France condamne la poursuite de la colonisation, y compris à Jérusalem-est. Nous rappelons l'exigence d'un gel des activités de colonisation, y compris celles liées à la croissance naturelle", a-t-il dit.
Le Premier ministre israélien a répété jeudi que Jérusalem "restera pour toujours" la capitale unifiée d'Israël, lors d'une cérémonie marquant le 42e anniversaire de la conquête et de l'annexion du secteur oriental de la ville.
"Jérusalem est la capitale d'Israël. Elle l'a toujours été, le restera pour toujours et ne sera jamais divisée", a-t-il déclaré, après sa rencontre lundi avec le président américain Barack Obama au cours de laquelle les deux dirigeants ont étalé leurs divergences.
M. Obama a affirmé la nécessité de la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël, après la tournée européenne du chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman qui n'a eu de cesse d'affirmer que la priorité pour Israël était l'Iran et non pas la création d'un Etat palestinien.
L'Autorité palestinienne a dénoncé les propos du nouvel exécutif israélien, le porte-parole de la présidence Nabil Abou-Roudeïna affirmant que de "telles déclarations constituent un défi au projet d'une solution à deux Etats", palestinien et israélien, vivant côte à côte.
Le précédent gouvernement israélien avait laissé entendre qu'Israël pourrait renoncer à sa souveraineté sur certains quartiers arabes de Jérusalem-est dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat.
Mais l'actuel gouvernement de droite dirigé par Benjamin Netanyahu, issu des élections du 10 février, écarte une telle option.
La population actuelle de Jérusalem s'élève à 760.800 personnes dont près de 492.400 juifs (65%) et 268.400 Arabes (35%), presque tous des Palestiniens de Jérusalem-est, selon l'Institut de Jérusalem d'études israéliennes.
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LUNESCO
ENDANGER
Source : lemonde.fr en ligne le 21 mai
Unesco :
la honte d'un naufrage annoncé
Qui a déclaré en avril 2001 : "Israël n'a jamais contribué à la civilisation à quelque époque que ce soit car il n'a jamais fait que s'approprier le bien des autres" - et a réitéré deux mois plus tard : "La culture israélienne est une culture inhumaine ; c'est une culture agressive, raciste, prétentieuse, qui se base sur un principe tout simple : voler ce qui ne lui appartient pas pour prétendre ensuite se l'approprier" ?
Qui a expliqué en 1997, et l'a répété ensuite sur tous les tons, qu'il était "l'ennemi acharné" de toute tentative de normalisation des rapports de son pays avec Israël ? Ou encore, en 2008, qui a répondu à un député du Parlement égyptien qui s'alarmait que des livres israéliens puissent être introduits à la bibliothèque d'Alexandrie : "Brûlons ces livres ; s'il s'en trouve, je les brûlerai moi-même devant vous" ?
Qui, en 2001, dans le journal Ruz Al-Yusuf, a dit qu'Israël était "aidé", dans ses sombres menées, par "l'infiltration des juifs dans les médias internationaux" et par leur habileté diabolique à "répandre des mensonges" ? A qui devons-nous ces déclarations insensées, ce florilège de la haine, de la bêtise et du conspirationnisme le plus échevelé ?
INCENDIAIRE DES CoeURS
A Farouk Hosni, ministre de la culture égyptien depuis plus de quinze ans et, à coup sûr, le prochain directeur général de l'Unesco si rien n'est fait avant le 30 mai, date de clôture des candidatures, pour arrêter sa marche irrésistible vers l'un des postes de responsabilité culturelle les plus importants de la planète.
Pire : les phrases que nous venons de citer ne sont que quelques-unes - et pas les plus nauséabondes - des innombrables déclarations de même teneur qui jalonnent la carrière de Farouk Hosni depuis une quinzaine d'années, et qui, par conséquent, le précèdent lorsqu'il prétend à un rôle culturel fédérateur à l'échelle du monde contemporain.
L'évidence est donc là : Farouk Hosni n'est pas digne de ce rôle ; Farouk Hosni est le contraire d'un homme de paix, de dialogue et de culture ; Farouk Hosni est un homme dangereux, un incendiaire des coeurs et des esprits ; il ne reste que très peu de temps pour éviter de commettre la faute majeure que serait l'élévation de Farouk Hosni à ce poste éminent entre tous.
Nous appelons donc la communauté internationale à s'épargner la honte que serait la désignation, déjà donnée pour quasiment acquise par l'intéressé lui-même, de Farouk Hosni au poste de directeur général de l'Unesco. Nous invitons tous les pays épris de liberté et de culture à prendre les initiatives qui s'imposent afin de conjurer cette menace et d'éviter à l'Unesco le naufrage que constituerait cette nomination.
Nous invitons le président égyptien lui-même, en souvenir de son compatriote Naguib Mahfouz, Prix Nobel de littérature, qui doit, à l'heure qu'il est, se retourner dans sa tombe, nous l'invitons, pour l'honneur de son pays et de la haute civilisation dont il est l'héritier, à prendre conscience de la situation, à désavouer de toute urgence son ministre et à retirer, en tout cas, sa candidature.
L'Unesco a, certes, commis d'autres fautes dans le passé - mais cette forfaiture-ci serait si énorme, si odieuse, si incompréhensible, ce serait une provocation si manifeste et si manifestement contraire aux idéaux proclamés de l'Organisation qu'elle ne s'en relèverait pas. Il n'y a pas une minute à perdre pour empêcher que soit commis l'irréparable.
Il faut, sans délai, en appeler à la conscience de chacun pour éviter que l'Unesco ne tombe aux mains d'un homme qui, lorsqu'il entend le mot culture, répond par l'autodafé.
Bernard-Henri Lévy, philosophe ;
Claude Lanzmann, cinéaste et directeur de la revue Les Temps modernes ;
Elie Wiesel, écrivain et Prix Nobel de la paix en 1986.
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ANTISEMITISME
Source : lefigaro.fr en ligne le 21 mai
La télévision d'État polonaise,
fief d'un néonazi
Envoyée spéciale à Varsovie,
Arielle Thedrel
Profitant de la zizanie politique, Piotr Farfal, un ancien activiste d'extrême droite, dirige depuis six mois les deux chaînes de télévision nationales et un réseau de stations régionales.
La télévision publique polonaise (TVP) est-elle en voie de devenir un bastion néonazi ? Depuis sa nomination, l'hiver dernier, à la tête de cette institution, Piotr Farfal en rêve. Juriste de formation, cet ancien skinhead a longtemps milité au sein de groupuscules ultranationalistes fascinés par le svastika avant de devenir le rédacteur en chef du journal des Jeunesses de la Grande Pologne, le mouvement de jeunesse de la Ligue des familles polonaises (extrême droite) où il s'était fait remarquer par ses diatribes antisémites.
En 2006, la coalition gouvernementale formée par le parti Droit et Justice (PIS) des frères Kaczynski avec l'extrême droite et les populistes de Samoobrona lui avait permis de devenir membre du Conseil de surveillance de la télévision publique. Le PIS a été renvoyé dans l'opposition aux législatives anticipées de l'automne 2007. Ses deux alliés n'ont même pas franchi le seuil nécessaire pour entrer au Parlement. Mais Piotr Farfal, lui, est toujours en piste. Mieux, le 19 décembre dernier, quatre des sept membres du Conseil de surveillance de la télévision polonaise se sont entendus pour limoger l'ancien président de la TVP, un homme lige des Kaczynski, et nommer Farfal à sa place. Depuis, ce dernier place ses hommes. Six de ses camarades d'extrême droite ont déjà investi divers postes stratégiques.
Arte suspend ses opérations de coproduction
La TVP est un petit empire médiatique : deux chaînes nationales ainsi qu'un réseau de douze stations régionales. En avril, plusieurs figures de proue de l'intelligentsia polonaise, parmi lesquelles Marek Edelman, héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, et le cinéaste Andrzej Wajda, ont publié une lettre ouverte pour dénoncer la présence à la tête de la TVP d'«un ancien fasciste qui a publiquement prôné le racisme, l'antisémitisme et loué le nazisme sans jamais renier ses opinions». Pour les mêmes raisons, Arte a suspendu ses opérations de coproduction avec la TVP. Au pouvoir depuis près de deux ans, le premier ministre libéral Donald Tusk se heurte à un imbroglio législatif. En août dernier, il avait réussi à faire adopter un projet de loi qui lui aurait permis de reprendre le contrôle de l'audiovisuel public et d'en extirper les éléments extrémistes. Un veto du président Lech Kaczynski, son ennemi intime, a réduit ses espoirs à néant. Seule une majorité des trois cinquièmes, et donc l'appui d'une partie de l'opposition, pourrait permettre à Tusk d'arriver à ses fins.
Profitant de la zizanie politique, Piotr Farfal et ses camarades tiennent en attendant le haut du pavé. À l'approche des élections européennes, la TVP a ainsi diffusé, à une heure de grande écoute, une interview plutôt complaisante de l'Irlandais Declan Ganley, fondateur du parti Libertas, notoirement antieuropéen. Farfal a rejeté en revanche une offre de participation à la création d'une chaîne en langue biélorusse, arguant qu'il ne pouvait «dépenser de l'argent pour quelque chose qui n'est pas produit en langue polonaise et qui n'est même pas destiné aux Polonais». Belsat, qui émet tout de même aujourd'hui six heures par jour, est une bouffée d'oxygène pour la plupart des Biélorusses qui n'ont accès qu'aux chaînes de télévision contrôlées par le régime dictatorial d'Alexandre Loukachenko. De même, la TVP a refusé de cofinancer avec CBS un film sur Irena Sendler, une juste polonaise qui a sauvé 2 500 Juifs du ghetto de Varsovie durant la Deuxième Guerre mondiale. Officiellement, le budget de ce film «dépassait largement les possibilités financières» de la TVP…
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JERUSALEM
INDIVISIBLE
Source : nouvelobs.com en ligne le 22 mai à 9h 45
sur Diasporablog à 10h 07
Netanyahu :
Jérusalem "restera pour toujours"
la capitale unifiée d'Israël
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L'Autorité palestinienne a dénoncé les propos des responsables israéliens, estimant que de "telles déclarations constituent un défi au projet d'une solution à deux Etats".
Le Premier ministre israélien lors des célébrations du 42ème anniversaire de la conquête et de l'annexion du secteur oriental de Jérusalem. (Sipa) A l'occasion d'une cérémonie célébrant le 42ème anniversaire de la conquête et de l'annexion du secteur oriental de Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété jeudi 21 mai que la ville "restera pour toujours" la capitale unifiée d'Israël. "Jérusalem est la capitale d'Israël. Elle l'a toujours été, le restera pour toujours et ne sera jamais divisée", a affirmé le Premier ministre lors d'une cérémonie à la Colline des munitions, haut lieu des combats qui ont opposé les troupes israéliennes à celles de la Jordanie durant la guerre israélo-arabe de juin 1967."Le lien du peuple juif et de Jérusalem remonte à des milliers d'années (...) Elle restera unifiée sous notre souveraineté. Jamais depuis que la ville a été réunifiée, la liberté de culte pour tous n'a été aussi pleinement assurée", a ajouté Benjamin Netanyahu.
Appel à Barack Obama
Avant l'intervention du Premier ministre, le chef de l'Etat hébreu Shimon Peres a affirmé lui aussi que "Jérusalem a été et restera la capitale d'Israël, et n'a jamais été la capitale d'aucun autre Etat". L'Autorité palestinienne a dénoncé les propos des responsables israéliens, le porte-parole de la présidence, Nabil Abou-Roudeïna, estimant que de "telles déclarations constituent un défi au projet d'une solution à deux Etats" palestinien et israélien vivant côte à côte.Il a également appelé le président américain Barack Obama à leur venir en aide pour mettre un terme à cette "politique israélienne et ces déclarations qui détruisent tous les efforts pour une paix juste et globale dans notre région"."Jérusalem-est est une terre palestinienne occupée comme tous les territoires palestiniens occupés par Israël depuis le 4 juin 1967, et dont elle doit se retirer comme de la partie orientale de Jérusalem", a également affirmé le porte-parole.Il a redit que "le peuple palestinien comme ses dirigeants avec à leur tête le président Mahmoud Abbas n'accepteraient rien d'autre que Jérusalem-est capitale éternelle de l'Etat palestinien indépendant qui verra le jour bientôt malgré toutes les tentatives d'Israël de la judaïser".
Manifestation
Parallèlement aux cérémonies, quelques 200 Palestiniens et Israéliens ont manifesté à Jérusalem-est contre l'annexion par Israël de la partie orientale de la ville. Cette annexion de facto a été complétée par le vote le 30 juillet 1980, d'une "loi fondamentale" proclamant Jérusalem "réunifiée et capitale éternelle d'Israël". Des députés de la coalition de droite au pouvoir en Israël ont annoncé jeudi le dépôt d'un projet de loi contre toute concession sur Jérusalem, exigeant une majorité spéciale pour toute modification des limites municipales.Le précédent gouvernement israélien avait laissé entendre qu'Israël pourrait renoncer à sa souveraineté sur certains quartiers arabes de Jérusalem-est dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur Etat.
Cependant, l'actuel gouvernement de Benjamin Netanyahu écarte cette option bien que la communauté internationale n'ai jamais accepté cette annexion, suivie de constructions massives de quartiers de colonisation. Cette question a toujours été l'un des enjeux des négociations entre Israël et Palestiniens, aujourd'hui au point mort.Actuellement, 760.000 personnes dont près de 492.400 juifs (65%) et 268.400 arabes (35%), presque tous des Palestiniens de Jérusalem-est, résident dans la ville.
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jeudi, mai 21, 2009
LESASSOCIATIONS
ONTDUTALENT
Cette Année 2009 nous visitons
Le Monde Arabe et les pays du Maghreb,
"Les Milles & un films Orientaux"
LE VENDREDI 22 MAI 2009
Au théâtre Darius Milhaud 84, Allée Darius Milhaud 75019 Paris
Bus PC2, Métro, Porte de Pantin
20h00
EN PREMIÈRE PARTIE
L'ASSOCIATION
"BATISSEUSES DE PAIX"
NOUS PRÉSENTE UN COURT-MÉTRAGE
DE DERRI BERKANI
«LA MOSQUEE DE PARIS,
UNE RESISTANCE OUBLIEE»
1600 personnes sauvées du Nazisme,
Durée 26 mn
SUIVIE D’UN DEBAT
AVEC LE CINEASTE DERRI BERKANI
ET NABILE FARES, ECRIVAIN.
À NE PAS RATER !!! À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!À NE PAS RATER !!!
20h30
LE FILM
LA MONTAGNE DE BAYA
Réalisé par Azzedine MEDOUR.
Algérie / Kabylie
Langue : berbère, st français, 1997, 116 min.
Synopsis :
Les derniers groupes de résistance berbère, en Kabylie, au début du 20e siècle, ont cédé devant l’invasion française,
les villageois sont dépossédés de leur terre et pourchassés. Baya, fille du guide spirituel, assiste au meurtre de son époux. Elle refuse de donner aux paysans le prix du « sang versé » qu’elle a reçu du meurtrier et élève son fils au milieu de la communauté qui lui est devenue hostile.
LE NOMBRE DE PLACE ÉTANT LIMITÉE, NOUS VOUS INVITONS À RÉSERVER PAR RETOUR DE MAIL. ET N'OUBLIEZ PAS DE CONSULTER NOTRE SITE INTERNET IL Y A TOUTES LES INFOS !
http://www.ledanubepalace.com/
BONNE SÉANCE !!!
Mohamed Labarre - Imazatène
Chef de Projet Danube Palace
Tel : 06 76 75 00 91
01 53 19 70 16
ledanubepalace@yahoo.fr
www.ledanubepalace.com
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LESJUIFSNOIRS
DEFRANCE
SORGANISENT
Source : le site de la Fraternité Judéo-Noire de France
via Guysen International News en ligne le 21 mai
Première synagogue judéo-noire en France,
un projet en voie de concrétisation...
Par Léonore Jaury
pour Guysen International News
http://www.guysen.com/articles.php ?sid=9940
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BOYCOTTDESPRODUITS
ISRAELIENS
REACTION
Source : desinfos.com via l'Agence Reuters en le ligne
le 21 mai
Luc Chatel condamne
les opérations anti-produits israéliens
Luc Chatel a jugé mercredi inacceptables et choquantes les opérations menées en France par des militants pro-palestiniens dans des grandes surfaces vendant des produits importés d’Israël. Depuis le début de l’année, les services de police ont recensé une vingtaine d’actions de ce type dans des grandes surfaces, a dit le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil des ministre
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ISRAËL
ETSESCOLONS
Source : la-croix.com en ligne le 20 mai
Dror Etkes, un Israélien contre les coloniesYesh Din, une ONG israélienne, multiplie les recours devant la Cour suprême pour stopper les constructions illégales en Cisjordanie
C’est un des meilleurs connaisseurs des colonies israéliennes et de leurs habitants. En novembre 2003, il a été auditionné par le Sénat américain. Depuis un an et demi, Dror Etkes, 40 ans, dirige le « Settlement Policy Judicial Advocacy Project », un programme de l’organisation Yesh Din, destiné à utiliser le système juridique israélien pour lutter contre la politique de colonisation dans les territoires occupés.Yesh Din (en hébreu, « la loi existe »), une ONG israélienne fondée en mars 2005, s’est fixé pour objectif de s’opposer aux violations des droits de l’homme pratiquées par les autorités israéliennes en Cisjordanie. L’ancien directeur de l’Observatoire des colonies de Shalom Arshav (« La paix maintenant ») s’y est engagé comme une alternative à sa militance antérieure. « C’est la façon la plus efficace pour forcer le gouvernement à agir, explique Dror Etkes, de passage à Paris. La société israélienne se mobilise de moins en moins pour des causes politiques. Il y a beaucoup de désespoir et de nihilisme. Les gens n’ont plus confiance dans la capacité du système politique à changer les choses. »
« Chaque fois que nous estimons qu’une construction des colons est illégale, nous sollicitons les autorités chargées de l’application de la loi, qu’il s’agisse de l’armée, de la police ou de l’administration civile, poursuit-il. Si elles ne bougent pas, nous déposons un recours devant la Cour suprême pour obtenir une décision qui oblige l’État à faire arrêter les travaux en cours. À travers cette action, nous créons une série de contentieux qui, en s’accumulant, contribuent à mettre en lumière le problème de fond. L’État d’Israël sacrifie l’état de droit en Cisjordanie à des fins politiques en permettant aux colons de confisquer des terres palestiniennes. Notre action vise également à suivre les manquements à l’application de la loi et à en informer le public. C’est notre responsabilité de demander aux citoyens israéliens s’ils veulent vivre dans un État qui viole la loi. »Depuis décembre dernier, la construction de colonies juives s’est accélérée. Les colons ont mis à profit l’intervention militaire israélienne à Gaza et la période électorale pour intensifier la construction illégale de routes et de logements. Investi depuis le 31 mars, le gouvernement Netanyahou n’a montré aucune intention de s’y opposer. « Les colons ont réalisé que c’était une bonne période pour agir », affirme Dror Etkes.
L’occupation n’est pas un système tenable
Un des derniers exemples en date est la construction en mars d’une route reliant la colonie israélienne d’Eli (2 800 habitants) à l’avant-poste de Hayovel (petite colonie illégale, 200 habitants), entre Naplouse et Ramallah. Non seulement la route en construction traverse des champs d’oliviers et de figuiers appartenant aux habitants du village palestinien de Qaryut, mais elle contredit une décision gouvernementale annoncée l’an dernier, interdisant tout financement pour les avant-postes non autorisés et leur infrastructure.« Signe de l’approbation tacite des autorités, souligne Dror Etkes, l’armée a installé des équipements radars le long de la route aux abords du village de Qaryut pour détecter les infiltrations éventuelles de Palestiniens. » Pour bloquer la construction de la route, « nous avons soumis un recours à la Cour suprême, au nom du maire de Qaryut, demandant l’arrêt immédiat des travaux, en attendant que la justice se prononce sur le fond ».
Pour Dror Etkes, la construction de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens ne cessera que lorsque les Israéliens comprendront que cette politique n’est pas tenable sur le long terme. « Par manque de courage, la classe politique a concédé à une minorité radicale – les colons – un véritable droit de veto sur la politique de l’État, argumente-t-il. Celui-ci a abdiqué son rôle non seulement dans l’application de la loi mais dans la détermination de la politique de la nation. Tôt ou tard, cette stratégie d’implantation de colonies se heurtera à la réalité et les Israéliens réaliseront que l’objectif des colons est irréalisable. Il y a une contradiction entre la démographie et la démocratie. Si Israël veut continuer à exister comme État national juif, il devra reconnaître le droit collectif des Palestiniens sur une partie du pays. Le retrait de Gaza constitue une première étape. Et la construction du mur de séparation n’est rien d’autre qu’une façon d’admettre que l’occupation n’est pas un système tenable. »
François d'ALANCON
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ISRAËL
ETSESCOLONS
Source : lepoint.fr via l'Agence Reuters en ligne
le 20 mai
Israël démantèle une colonie sauvage
en Cisjordanie
Les forces israéliennes ont démantelé un avant-poste établi illégalement par des colons juifs en Cisjordanie occupée. Sept abris métalliques installés au sommet d'une colline ont été retirés du site, baptisé Maoz Esther et situé près de la colonie juive de Kokhav Hashahar.
Photo prise le 20 mai 2009/REUTERS/Baz Ratner
La police israélienne a démantelé jeudi une colonie juive "sauvage" en Cisjordanie, au lendemain du retour du nouveau Premier ministre Benjamin Netanyahu des Etats-Unis.
A l'issue de son premier entretien avec ce dernier, lundi soir à Washington, le président Barack Obama avait rappelé l'Etat juif à ses obligations de "geler" toute activité de colonisation aux termes de la "feuille de route" de route pour la paix de 2003.
Une trentaine d'adultes et d'enfants juifs suivaient un cours sur la Torah lorsque la police des frontières est intervenue, mais ils ont été autorisés à l'achever et ils ont ensuite été évacués sans opposer de résistance.
"Nous reconstruirons. Ils n'arrêtent pas de détruire et nous continuerons de construire", a juré un des colons évacués d'Avraham Sandak, Maoz Esther, âgé de 29 ans et père de trois enfants.
"PROCESSUS DE DIALOGUE"
"Même si nos frères ne le comprennent pas et même si nous devons affronter une grande pression de la part des Américains et des Européens, cela ne nous gêne pas. Nous poursuivrons notre chemin. Si nous partons, les Arabes revendiqueront Tel Aviv."
Mercredi, jour du retour de Netanyahu de Washington, le ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak, avait signifié aux colons sauvages qu'ils devraient 'faire leurs paquets'. Israël "ne peut faire de compromis sur l'application de la loi."
Pour Yariv Oppenheimer, porte-parole du mouvement pacifiste israélien La Paix maintenant, cette évacuation n'est qu'un "exercice de relations publiques". "S'ils voulaient vraiment régler le problème des colonies sauvages, ils s'en prendraient aux plus importantes."
Un demi-million de colons juifs vivent à Jérusalem-Est et en Cisjordanie dans une centaine d'implantations reconnues par Israël mais considérées comme illégales par la Cour internationale de justice (CIJ).
L'Etat juif conteste la position de la CIJ mais reconnaît qu'une vingtaine de colonies ont été construites ces dernières années sans autorisation. La "feuille de route" prévoyait qu'elles seraient démantelées, ce qui n'a pas été fait.
Mark Regev, porte-parole de Netanyahu, a affirmé que le nouveau gouvernement, qui a pris ses fonctions en mars, avait l'intention de le faire, mais "à travers un processus de dialogue". Il n'a pas été en mesure de dire combien de temps cela prendrait.
Version française
Marc Delteil
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ISRAËL
ETSESCOLONS
Source : ouestfrance.fr en ligne le 20 mai
Un demi-million de colons juifs
en Cisjordanie
Les implantations israéliennes ne cessent de grossir. Cette politique du fait accompli rend de plus en plus improbable la création d'un État palestinien viable.
Har Homa (Cisjordanie).
Correspondance
Cernée par une forêt de grues, la colonie juive de Har Homa, implantée en territoire palestinien au sud de Jérusalem, ne cesse de s'étendre. « Ce matin, je suis allée me promener et j'ai découvert qu'un nouveau quartier était sorti de terre ! », sourit Sylvie Hadad, une Franco-Israélienne installée ici depuis 2003.« Har Homa est très prisée des jeunes familles, explique-t-elle. Les appartements sont spacieux et bon marché comparés à ceux du centre-ville, situé à cinq minutes en voiture ». C'est un des secrets des colonies israéliennes : une qualité de vie incontestable au meilleur prix.Une politique d'ÉtatRésultat : l'an dernier, 13 000 juifs israéliens sont venus peupler les implantations de Cisjordanie et de Jérusalem-est (la partie arabe conquise en 1967).
La population des colonies a augmenté de 5 % en 2008.« De gauche comme de droite, les gouvernements israéliens n'ont jamais cessé de poursuivre la colonisation », explique Dror Etkes, porte-parole du mouvement anti-colonisation Yesh Din. « Y compris Rabin et Barak qui soutenaient, soi-disant, le processus d'Oslo. Il y a une complète contradiction entre les discours et les actes ».En 1993, au moment de la signature des accords d'Oslo par Rabin et Arafat, on recensait 126 000 colons juifs dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Ils sont aujourd'hui près de 300 000 en Cisjordanie - au milieu de 2,2 millions de Palestiniens - auxquels il faut ajouter 187 000 Israéliens installés à Jérusalem-est où les expulsions de Palestiniens n'ont jamais été si nombreuses.
Tacitement, les Israéliens avaient obtenu de l'administration Bush qu'elle ferme les yeux sur l'extension des colonies en Cisjordanie en échange du retrait des 8000 colons de Gaza. La priorité a été donnée aux implantations qui - à l'instar de Har Homa - se situent en deçà de la « barrière de sécurité » édifiée depuis 2002.Au-delà, les constructions progressent aussi, mais plus lentement. « Les restrictions de permis de construire que nous impose le gouvernement sont scandaleuses, s'insurge Doron Nir-Tzvi, un avocat des colons.
Cette terre appartient au peuple juif. Les Palestiniens construisent massivement en Judée-Samarie (nom biblique de la Cisjordanie), il n'y a aucune raison que les juifs en soient empêchés ».La coalition formée par Benyamin Netanyahou soutient majoritairement cette position. Cela explique les réticences du Premier ministre israélien à parler d'État palestinien ou à s'engager sur l'arrêt de la colonisation, exigé par Barack Obama. « Logique : l'emplacement des colonies est précisément choisi pour empêcher la construction d'un État palestinien en rendant impossible toute continuité territoriale », constate, lucide, Dror Etkes.
Stéphane AMAR.
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HISTOIRE
ETMEMOIRE
A l’occasion de la commémoration
de la souffrance des victimes
de l’esclavage aux Antilles
A 17 heures
cérémonie œcuménique de la Fraternité,
devant la Basilique de Saint-Denis
A 20h Saint-Denis Parvis de la Basilique
RASSEMBLEMENT
DE LA FRATERNITE
CONTRE LE RACISME,
L'ESCLAVAGE MODERNE
ET POUR LA PAIX
avec :
Didier Paillard,
Maire de Saint-Denis,
Claude Bartolone,
Président du CG de Seine saint-DenisJean
Jean-Paul Huchon,
Président du Conseil Régional Ile de France
Patrick Karam,
Délégué Interministeriel à l'égalité des chances
des Francais d'outre-mer,
Claudy Siard,
Président de Tropic FM
Jocelyn Beorard,
D' de Kabal,
Max Cilla,
Mohamed Yahya Ould Cire,
Président, association haratine de Mauritanie
Serge Romana,
Président 98,
Makan Sidibe,
Pdt des Maliens de France,
Kamal Saidi,
Pdt Memoire des Berberes de France,
Diade Soumare,
Pdt de l'association de la defense de la langue soninke,
Cheik Doukoure,
Pdt de l'Amitie Judeo-Noire
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ISRAËLDEVOILE
SONPLANDELARGAGE
DEBOMBESTROIS ANS
APRESLAGUERREAULIBAN
Source : dépêche afp diffusée le 20 mai
Israël donne à l'ONU
une carte des bombes à fragmentation
Près de trois ans après la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah en août 2006, Israël a fourni à la force des Nations unies au Liban des cartes indiquant les sites où des bombes à fragmentation ont été larguées ou tirées.
Le sous-secrétaire général de l'ONU chargé du maintien de la paix Alain Le Roy a annoncé mercredi que l'Etat hébreu avait accepté de donner à la FINUL des cartes des sites où ces munitions avaient été utilisées lors des 34 jours du conflit. Les cartes ont été remises le 9 mai, peu après une visite de M. Le Roy dans le pays.
"C'est un pas impotant parce que nous réclamions cette carte" depuis 2006, a-t-il dit à la presse, expliquant qu'elle était à présent examiner par des experts de l'ONU et du Liban.
L'ONU et les organisations qui luttent contre l'usage des bombes à fragmentation, pressaient Israël de fournir ces cartes, soulignant que des civils libanais innocents étaient encore tués ou blessés par des munitions de ce type qui n'avaient pas explosé tout de suite.
Les bombes à fragmentation dispersent des centaines de petites sous-munitions, qui n'explosent pas toujours immédiatement. Elles peuvent ainsi continuer de faire des victimes bien après un conflit.
Les Nations unies estiment qu'Israël en a largué près de quatre millions de ces sous-munitions sur le sud du Liban, dont peut-être 40% n'ont pas explosé lors de l'impact. Les enfants sont particulièrement vulnérables, attirés par ces engins qui peuvent avoir l'apparence d'un jouet, souvent jaunes avec de petits parachutes.
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62èFESTIVAL
DECANNES
Source : leparisien.fr en ligne le 20 mai
Tarantino réécrit l'Histoire
avec "Inglourious basterds"
Quentin Tarantino, avec son rocambolesque "Inglourious basterds" dévoilé mercredi au 62e Festival de Cannes, réécrit l'Histoire au fil d'un western à la Sergio Leone sur la Seconde guerre mondiale, où un commando juif américain sème la terreur chez les nazis.Les crépitements des flashes qui avaient salué l'équipe lors de la conférence de presse dans la matinée ont redoublé sur le tapis rouge avec l'arrivée de l'actrice Sharon Stone à Cannes pour une soirée de charité jeudi, suivie par l'équipe du film.
Le couple star américain Brad Pitt et Angelina Jolie, robe longue diaphane décolletée dans le dos laissant voir ses tatouages, a signé plusieurs autographes dès sa descente de voiture à la plus grande joie des milliers de fans massés aux abords du Palais.Pendant ce temps, Quentin Tarantino, tout de noir vêtu, et la Française Mélanie Laurent, costume trois pièces blanc, se déhanchaient sur la musique de "Pulp fiction".Dans une époustouflante ouverture en forme d'hommage à "Il était une fois dans l'Ouest", Tarantino transforme la campagne française - une ferme isolée, une verdoyante clairière... - en décor de western.
Rythmée, comme tout le film, par des thèmes composés par Ennio Morricone et bourrée de suspense, cette scène montre un officier SS, le colonel Hans Landa (Christoph Waltz) interrogeant un fermier qui abrite sous son plancher une famille juive.Elle donne le ton d'un long métrage où la violence ébouriffante, l'humour et le lyrisme échevelé qui caractérisent l'univers de Tarantino, mais aussi les codes du western spaghetti qu'il adore, contribuent à revitaliser le genre du film de guerre, voire le sous-genre du "film de mission".On y suit un groupe de soldats juifs américains dirigés par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) qui pour démoraliser l'ennemi se livrent à de sanglantes opérations commando, lors desquelles ils scalpent les nazis qu'ils ont tués.Alliés à un agent secret, l'actrice allemande Bridget von Hammersmark (Diane Kruger), ils ont pour objectif d'éliminer les leaders du IIIe Reich.
De son côté une jeune Française (Mélanie Laurent) propriétaire d'un cinéma, rêve de venger la mort de sa famille, exécutée par le colonel Landa.Au fil d'aventures rocambolesques dont l'épilogue réécrit l'Histoire, ils vont fomenter l'attentat spectaculaire qui mettrait un terme à la Seconde guerre mondiale.
ALAIN RESNAIS, LE VETERAN
(titre de la rédaction de Diasporablog)
Plus tôt dans la journée, Alain Resnais avait dérogé à la règle en ne montant pas les marches. Agé de 86 ans, le réalisateur a préféré accueillir son équipe à l'entrée du palais peu avant de recevoir une standing ovation à son entrée dans la salle de projection."Les herbes folles" est adapté du roman "L'incident" de Christian Gailly.Marguerite Muir (Sabine Azéma), dentiste et pilote amateur, se fait voler son sac. Georges Palet (André Dussolier) retrouve son portefeuille et le ramène dans un commissariat de police. Intrigué par la photographie d'identité de cette femme, il cherche à la contacter.L'histoire pourrait paraître banale. Elle ne l'est ni dans son développement, ni dans son traitement, tant de la part du réalisateur que du romancier.Le long métrage, de bout en bout réjouissant, surprend le spectateur de mille manières: dialogues inattendus, absurde des situations, tourbillon de trouvailles visuelles.Un "film est quelque chose sur lequel on ne réfléchit pas mais qui doit vous entraîner. Je tourne pour voir comment ça va tourner", dit-il, "je laisse pousser les films comme des herbes folles".
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RECHERCHEDUN
REEQUILIBRAGE
DELAPOLITIQUE
AMERICAINE
AUPROCHEORIENT
Source : ouestfrance.fr en ligne le 20 mai
La carte arabe de Barack Obama
Rompre avec le soutien inconditionnel accordé à Israël par son prédécesseur et favoriser une approche régionale : telles étaient les grandes lignes annoncées, depuis deux mois, par Barack Obama pour relancer le processus de paix au Proche-Orient. Si besoin en était, le rude tête-à-tête qu'il vient d'avoir à la Maison-Blanche, lundi, avec Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, vient de confirmer qu'un changement substantiel est en cours à Washington, sur ce dossier sensible et toujours prioritaire.
La rupture, elle sautait aux yeux, avant-hier soir, au sortir du bureau ovale. Rarement les divergences avaient été si visibles entre les deux pays. Netanyahu ne veut pas entendre parler de la naissance d'un État palestinien ? Obama en fait une exigence non négociable. Olmert et Sharon l'avaient d'ailleurs acceptée.Le Premier ministre israélien considère comme une nécessité l'extension démographique des colonies installées en Cisjordanie ? Obama demande un gel total.
Sur la centaine d'implantations israéliennes dites « sauvages », aucune n'a été démantelée. Les constructions y sont même en perpétuelle hausse.Enfin, les Israéliens considèrent le nucléaire iranien comme une « menace existentielle » et une priorité absolue dans l'agenda proche-oriental ? Washington ne sous-estime pas la menace, mais entend tester la carte du dialogue avec Téhéran, jusqu'à la fin de l'année, a dit le Président américain.La nouvelle ligne dictée par Barack Obama part, à la fois, d'un constat et d'un pari. Le constat, c'est celui de l'échec du projet de Grand Moyen-Orient démocratisé qui avait justifié, aux yeux de George W. Bush, le coup de Bagdad. Si nul ne se plaindra de la sortie de scène de Saddam Hussein, la guerre en Irak a donné les coudées franches à l'Iran. Et ses satellites armés que sont le Hezbollah et le Hamas n'ont pas peu contribué à renforcer les réflexes communautaires et à diffuser un sentiment d'impasse presque totale dans la région.Quant au pari diplomatique, c'est ce qu'Obama appelle une approche régionale. Le rapprochement avec la Syrie est en cours.
Le dialogue avec Téhéran est ouvert et va dépendre du résultat de l'élection présidentielle iranienne du 12 juin. Washington espère, en remettant le plan saoudien de 2002 à l'ordre du jour, créer une dynamique de paix. Ce plan prévoyait la reconnaissance d'Israël par les vingt-deux pays de la Ligue arabe, en échange d'un retour d'Israël à ses frontières de 1967.Tout se tient, disent les conseillers d'Obama. Tous les dossiers sont donc sur la table pour tenter, par une action simultanée, de surmonter des écueils redoutables : l'isolement d'Israël, la fragilité des institutions au Liban, la division des Palestiniens, la méfiance de Damas, les appétits de Téhéran.
Le premier appel de Barack Obama, dès son entrée à la Maison-Blanche, le 20 janvier, avait été pour Mahmoud Abbas, le leader palestinien. Son premier voyage dans la région, le 4 juin, sera au Caire, où il devrait prononcer un discours crucial, selon son entourage. Si les symboles comptent, ils parlent clair. Le Président américain joue la carte arabe. Il espère ainsi sortir le Proche-Orient d'une impasse dangereuse et l'Amérique de son rôle de cible désignée du monde musulman.
Laurent Marchand
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VOLTEFACE
DUPREMIERMINISTRE
ISRAELIEN
Source : lenouvelobs.com en ligne le 20 mai à 19h 06
PROCHE-ORIENT
Israël prêt à négocier "immédiatement"
avec les Palestiniens et Damas
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé avoir fait part à Barack Obama de sa volonté de "lancer immédiatement" des pourparlers de paix avec les Palestiniens et la Syrie.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, mercredi 20 mai, avoir fait part au président américain Barack Obama de sa volonté de "lancer immédiatement" des pourparlers de paix avec les Palestiniens et la Syrie."J'ai dit que j'étais prêt à lancer immédiatement des négociations de paix avec les Palestiniens et la Syrie" a-t-il déclaré aux journalistes à son retour de sa visite à Washington.Mais il a réaffirmé que tout règlement de paix "devrait répondre aux besoins sécuritaires d'Israël".
Après l'offensive militaire israélienne à Gaza, en décembre, les pourparlers indirects de paix entre la Syrie et Israël avaient été suspendus. Damas réclame qu'Israël se retire totalement du plateau du Golan conquis en 1967, ce que l'Etat hébreu refuse.
Entente avec Obama sur "des sujets importants"
Le Premier ministre israélien a estimé être parvenu à s'"entendre avec le président Obama sur des sujets importants", en dépit des divergences étalées aux yeux de tous lors de leur entretien lundi.Il a ainsi relevé que les Etats-Unis et Israël étaient "tombés d'accord sur la nécessité d'étendre le processus de paix (avec les Palestiniens) aux Etats arabes".Mais Benjamin Netanyahu y met une condition : que ces Etats fassent "des concessions concrètes dès le début" des négociations.
Les deux dirigeants sont également "d'accord pour avoir une politique commune destinée à empêcher l'Iran d'acquérir une capacité nucléaire militaire", a-t-il dit."Le président Obama a signifié sans ambages que le dialogue (entre Washington et Téhéran) ne serait pas sans limite de temps" et il a reconnu "le droit d'Israël à l'autodéfense" face à l'Iran, a-t-il expliqué.Lundi, le Premier ministre israélien avait résisté aux appels de Barack Obama en faveur de la création d'un Etat palestinien et d'un gel de la colonisation en Cisjordanie, tout en disant pouvoir envisager un "arrangement" dans lequel Israéliens et Palestiniens vivraient côte-à-côte
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mercredi, mai 20, 2009
LENOMBREDHABITANTS
QUITTANTJERUSALEM
ENDIMINUTION
Source : la newsletter de guysen international news
diffusée le 20 mai
Selon les données publiées mercredi par un institut de recherche à l'occasion du Yom Yeroushalayim (l'anniversaire de la libération de Jérusalem), la migration négative de la ville est enrayée. Le nombre d'habitants ayant quitté la ville en 2008 a baissé par rapport à l'année précédente et se montait à 18.500.
Toujours selon ces données, 65% des habitants de Jérusalem sont juifs et 35% sont arabes.
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5/20/2009
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DESAMBULANCES
TRANSFORMEES
ENVEHICULESMILITAIRES
PAR LE HAMAS
Source : la newsletter de guysen international news
diffusée le 20 mai
46 ambulances transférées par la communauté internationale dans la Bande de Gaza à la suite de l'opération Plomb durci ont été transformées par le Hamas en véhicules militaires a annoncé, mardi, le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.
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5/20/2009
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UNEAUTREAFFAIRE
DEKIDNAPPINGQUI
RAPPELLECELLEDU
GANGDESBARBARES
Source : rtl.fr en ligne le 20 mai
EXCLUSIVITE RTL
Kidnappé neuf jours en 2008,
il raconte son calvaire sur RTL
Témoignage exceptionnel sur RTL. Pour la première fois, Isaac Setti raconte son calvaire. Ce patron d'une petite entreprise de BTP de Seine-et-Marne avait été kidnappé le 4 juillet 2008 par trois faux policiers en allant en voiture à son travail. Il avait été séquestré pendant neuf jours, avant que ses geôliers ne se fassent interpeller lors de la remise de la rançon. Il n'en avait jamais parlé. Cette épreuve l'a traumatisé.
Georges Brenier
20 mai 2009
Ce patron d'une entreprise de BTP évoque pour la première fois son kidnapping survenu en juillet 2008
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5/20/2009
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SHALOM
SALAM
PEACE
ENCHOEUR
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5/20/2009
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mardi, mai 19, 2009
NETANYAHOU
OBAMA
LEBRASDEFER
Source : le blog de Jean Daniel en ligne le 19 mai
Israël :
l’avertissement d’Obama
Du déjeuner avec Nicolas Sarkozy, dont j’ai fait le récit la semaine dernière, j’ai retenu au moins une chose dont je ne me doutais pas qu’elle prendrait un si urgent intérêt. A la question de savoir si l’on pourrait encore persuader les Israéliens de ne pas bombarder les sites nucléaires iraniens, Nicolas Sarkozy a répondu : « Eh bien, franchement, je n’en suis plus sûr !… Ils sont très tentés de le faire. » Et il a ajouté : « Même Shimon Peres désire une telle intervention. » Cette réponse n’a pas retenu l’attention des commentateurs, surtout préoccupés par une polémique sur l’opportunité d’un tel entretien.
Et puis voilà que, soudain, le jeudi 14 mai, la chaîne de télévision israélienne en français, Guyzen TV, diffusait l’information suivante : « Le président Barack Obma a fait une déclaration spéciale pour dire qu’il avait chargé l’un de ses diplomates à Jérusalem d’annoncer que les Etats-Unis n’aimeraient pas être surpris par un bombardement israélien des installations nucléaires de la République islamique d’Iran. » Toujours selon la même source, Barack Obama ajoutait qu’avant de recevoir le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, lundi 18 mai, il l’invitait à réfléchir aux dispositions indispensables pour poursuivre les négociations avec les Palestiniens.
Bien que l’on ait assuré que c’était pour Obama une façon de mettre en condition un hôte mal disposé, c’est une histoire énorme. Cela signifie, tout d’abord, que le président français, et donc tous les chefs d’Etat intéressés, étaient informés de la « surprise » que pourrait causer Israël dans les jours prochains. Cela signifie aussi que la stratégie d’indépendance et de défi mise au point depuis très longtemps par les gouvernements israéliens et le Likoud washingtonien à l’égard de leur grand allié domine plus que jamais le comportement des responsables de la politique israélienne.
Le rappel de plusieurs événements aide à comprendre cet affrontement entre Washington et Jérusalem à propos de l’Iran. Aussitôt après le discours provocateur du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Genève lors de la conférence dite Durban II, la rumeur de l’imminence d’une riposte israélienne a été si insistante qu’un porte-parole de la Maison-Blanche a tranquillement mais fermement assuré que les Etats-Unis gardaient l’espoir de négociations pacifiques avec les Iraniens. C’était le premier acte de dissuasion d’Obama.
Le second a eu lieu lorsque le vice-président américain Joe Biden, recevant les principales organisations juives, leur avait déclaré : « Je vais vous dire quelque chose qui va vous déplaire : les Etats-Unis tiennent à ce que cesse l’installation de nouvelles colonies, à ce que soient démantelées les anciennes, à ce que soient repris les pourparlers devant conduire à la création d’un Etat palestinien. » Lorsque ses interlocuteurs ont évoqué le danger iranien et l’aide constante que le Hamas recevait d’Ahmadinejad, le vice-président aurait répondu plutôt sèchement : « C’est une autre affaire et nous nous en occupons. »
Le fait est que Barack Obama avait réussi à faire voter par le Congrès une loi permettant une aide considérable à l’Autorité palestinienne, dût-ce celle-ci arriver à intégrer le Hamas dans un gouvernement d’union nationale.
Le troisième acte a été enfin asséné lorsqu’un conseiller d’Obama a évoqué publiquement la nécessité, pour Israël, de signer lui aussi le Traité de non-prolifération nucléaire. Or Israël n’a jamais voulu se comporter comme s’il était une puissance nucléaire aussi redoutable que les autres dans la région. D’autre part, Hillary Clinton, qui avait, sous la pression d’Israël, fixé une date (une année) à partir de laquelle la main tendue aux Iraniens se refermerait, a cru bon de souligner que l’alliance indispensable pour contenir la menace iranienne devrait inclure obligatoirement des partenaires arabes et musulmans, et donc passer par une paix au Proche-Orient. Si l’on ajoute à cela la pression nouvelle de la Russie, de la Chine, de l’Union européenne et enfin du pape en faveur des Palestiniens, on peut deviner les difficultés de Netanyahu devant Obama.
Les Israéliens ont, certes, des arguments en faveur d’une intervention militaire. On ne peut pas exiger d’eux qu’ils restent indifférents aux menaces prononcées par un chef d’Etat en exercice contre leur sécurité et contre leur existence même. Les Israéliens disent ne pas pouvoir attendre tranquillement que l’Iran ait mis au point un armement nucléaire. D’autre part, une intervention de leur part aurait le soutien secret, ou discret, de plusieurs Etats arabes dits modérés qui se sentent menacés par l’expansionnisme chiite et perse.
La tentation d’une attaque préventive contre l’Iran apparaît plus grande encore depuis que les objectifs de la coalition au pouvoir à Jérusalem autour de Netanyahu, de son ministre des Affaires étrangères et des partis religieux sont connus. Contrairement à l’opinion de la majorité des Israéliens, qu’elle est supposée représenter, cette coalition refuse purement et simplement la solution d’un Etat palestinien, avec un retour aux frontières de 1967 et, surtout, un partage de Jérusalem. Le moyen le plus sûr d’éluder la pression internationale en faveur d’un Etat palestinien, c’est de déclencher une intervention militaire contre l’Iran, et cela sans attendre l’issue des élections iraniennes qui auront lieu le 12 juin prochain et qui pourraient donner un successeur plus raisonnable à Mahmoud Ahmadinejad. Autre atout israélien, enfin : les Russes ne verraient que des avantages à un conflit avec l’Iran qui renforcerait, au moins pendant un certain temps, leur position de fournisseurs de pétrole.
Tout cela se déroule à un moment où l’opposition intérieure au président des Etats-Unis commence à se structurer. Philippe Boulet-Gercourt nous a, la semaine dernière, alertés avec précision sur l’opposition des banquiers, tout à fait déculpabilisés désormais vis-à-vis de la politique financière de Barack Obama. Et l’on assiste aussi au retour vindicatif et agressif de Dick Cheney, hier encore accusé de tous les maux consécutifs au désastre irakien et à l’influence donnée aux néo-conservateurs, et qui, désormais, voit l’heure venue de mobiliser les républicains contre les ouvertures jugées désordonnées et dangereuses de la politique étrangère d’Obama. Si l’on ajoute que le lobby en faveur de l’avortement se déchaîne en ce moment, on peut déduire que les cent prochains jours de l’homme historique seront moins faciles que les cent premiers.
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5/19/2009
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LESCOLONSISRAÊLIENS
ENCOLERE
Source : lenouvelobs.com via l'Agence Reuters en ligne
le 19 mai
Les colons juifs de Cisjordanie rejettent
l'appel au gel d'Obama
par Ori Lewis
JERUSALEM
Les dirigeants des colonies juives de Cisjordanie ont rejeté mardi le rappel du président américain Barack Obama aux obligations d'Israël de stopper toute activité de colonisation dans les territoires occupés.
Après un long tête-à-tête - leur premier - avec le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, lundi à Washington, Barack Obama a souligné que la "feuille de route" pour la paix de 2003 imposait un tel gel.
Dani Dayan, président du Conseil Yesha, qui fédère les organisations de colons de Cisjordanie, a réagi en déclarant mardi à Reuters que les Palestiniens devaient préalablement mettre fin au "terrorisme".
Il s'est déclaré assuré que la grande majorité de l'opinion israélienne, qui a porté en févr ier la droite israélienne au pouvoir, soutiendrait le droit des colons à continuer à vivre en "Judée et Samarie" (Cisjordanie).
"L'électorat israélien a fixé une ligne à ce gouvernement : nous jouissons d'un fort soutien à la Knesset et ce que nous entendons dans la classe politique nous donne à penser qu'elle nous soutiendrait" (au cas où Netanyahu céderait à Obama), a-t-il dit.
"Les propos d'Obama sont inexacts quant aux faits. Il s'appuie sur la feuille de route, mais elle n'impose pas à Israël de cesser de construire en Judée et Samarie, car les Palestiniens n'ont pas honoré leur obligation, préalable, de mettre fin au terrorisme."
Un demi-million de Juifs regroupés dans une centaine de colonies vivent au beau milieu des trois millions d'Arabes qui peuplent la Cisjordanie et la partie orientale de Jérusalem conquises par Tsahal durant la guerre de 1967.
"CE SONT NOS AMIS"
La communauté internationale ne reconnaît ni l'annexion de Jérusalem-Est ni l'occupation de la Cisjordanie par Israël et les Etats-Unis considèrent que leur colonisation constituent un obstacle à la paix régionale.
Même s'il voulait complaire à Obama, Netanyahu devra, pour se maintenir au pouvoir, tenir compte de l'hostilité de ses partenaires de coalition à toute cessation des activités de colonisation, estiment les commentateurs israéliens.
"Nous allons continuer à nous quereller (...) sur la question des colonies", prédit ainsi l'éditorialiste en vue Nahum Barnea dans les colonnes du quotidien à grand tirage Yedioth Ahronoth.
"Toutes les administrations américaines ont été mécontentes d'Israël sur cette question, mais l'administration Obama diffère de celles qui l'ont précédée en ce qu'elle considère cela comme le vrai problème", re lève Barnea.
Pour lui, la seule manière pour le chef du Likoud de s'épargner les pressions américaines sera de faire valoir que s'il y cédait son gouvernement tomberait.
Le gouvernement israélien "n'a d'autre choix que de tenir compte des desiderata des Américains car ce sont nos amis", a estimé Pinhas Wallerstein, un autre représentant des colons, en jugeant qu'un conflit avec les Etats-Unis serait "trop grave".
"Mais ils doivent aussi tenir compte des souhaits israéliens (...) Il ne faut pas que nous les provoquions, mais nous devons continuer à vivre au quotidien", a-t-il ajouté.
Mais une dirigeante plus radicale des colons, Nadia Mattar, a déclaré que ceux-ci n'accepteraient jamais un "gel". "Personne ne peut 'geler' un peuple vivant dans sa propre patrie. Personne ne
Version française
Marc Delteil
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5/19/2009
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LANTISEMITISME
ENEUROPEPROGRESSE
Source : la newsletter du C. R. I. F diffusée le 19 mai
Pologne :
Les tombes des rabbins de Gur
ont été profanées
La tente sous laquelle sont enterrés le rabbin Rabbi Yitzhak Meier Alter et son disciple et petit-fils, Rabbi Yehuda Arie Leib Alter, a été profanée dans le cimetière de la ville de Góra Kalwaria en Pologne, selon Yedioth Aharonot du mardi 19 mai 2009. Des touristes israéliens qui visitaient le cimetière juif ont découvert que des croix-gammées et des insultes avaient été inscrites sur les murs de la tente funéraire des Rabbins de Gur, l'un des plus grands mouvements Hassidiques dans le monde juif.
Les vandales se sont concentrés sur la tente funéraire des rabbins et n'ont profané aucune autre tombe.
Anti-Semitism in Poland : The Admorim tombs were violated (ynet.co.il)
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5/19/2009
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : europe1.fr en ligne le 19 mai
Une autre victime de Fofana témoigne
Alors que le procès du "gang des barbares" est entré dans sa quatrième semaine, la cour d'assises des mineurs de Paris va entendre mardi un témoin particulièrement attendu. Cet homme avait été violemment agressé à peine deux semaines avant Ilan Halimi et dans des conditions similaires. Il s’est confié au micro d’Europe 1.
Deux semaines avant l’enlèvement d’Ilan Halimi, le 6 janvier 2006, Mickaël Douieb, 50 ans, avait été entraîné par une jeune fille dans un immeuble d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, où il avait été violemment frappé puis menotté. Ses quatre agresseurs avaient été mis en fuite par des voisins, alertés par le vacarme.Mardi, alors que le procès du "gang des barbares" entre dans sa quatrième semaine, Mickaël Douieb va être entendu à la barre.Au micro Europe 1 de Fabienne Le Moal, il raconte son expérience et ses regrets de n’avoir pas pu aider à retrouver le jeune homme à temps. Ecoutez-le :
Ilan Halimi n'était pas la première cible du "gang des barbares". L’enquête a révélé que Youssouf Fofana et ses complices avaient planifié neuf autres tentatives d’enlèvements, qui ont toutes échoué, avant de mener à bien celle qui fut fatale à Ilan Halimi.
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5/19/2009
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : Radio J
DERNIERE
MINUTE
FOFANA DECIDE
DE NE PLUS S'ADRESSER
A SES AVOCATS
Michel Zerbib, Directeur de la Rédaction de Radio J (94.8 mhz), seul journaliste de la presse française autorisé à suivre le procès du Gang des Barbares, vient de nous communiquer la dernière fanfaronnade de Fofana lors de l'ouverture de la séance ce matin au Palais de Justice de Paris.
Fofana a déclaré qu'il ne répondrait plus qu'à trois personnes : "la Présidente de la Cour d'Assises, à l'avocat général, à l'avocat représentant les juifs sionistes".
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COMMERCESANSFRONTIERE
ENTREISRAELIENS
ETPALESTINIENS
Source : la newsletter de guysen international news
diffusée le 19 mai
La Chambre de commerce et d'industrie israélo-palestinienne a organisé ce lundi soir un dîner à l'hôtel Dan de Tel- Aviv. Il s'agit d'une initiative de plusieurs hommes d'affaires israéliens en vue, cherchant à renforcer les relations commerciales et industrielles entre Israël et l'Autorité Palestinienne.
Ce dîner est le premier événement organisé par la Chambre.
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LEPROCES
DESMEURTRIERS
DILANHALIMI
Source : lenouvelobs.com en ligne le 19 mai
Par
Elsa Vigoureux, reporter au Nouvel Observateur
L'audience a repris hier
Retour de week-end, chacun a retrouvé sa petite place dans la salle d'audience. Un juré bien malade, des avocats qui ont rêvé des audiences, les mêmes gendarmes derrière les accusés reposés.
L'avocat de Youssouf Fofana, maître Emmanuel Ludot, est revenu avec des conclusions sous le bras. Il entend faire ainsi suite à l'émission « Mots Croisés », où un policier avait évoqué une enquête diligentée par la DGSE hors cadre légal sur le dossier Fofana. L'avocat demande donc l'audition du ministre de la défense à l'époque des faits, Michèle Alliot-Marie, pour qu'elle explique à la cour de quoi il retourne. La présidente, Nadia Ajjan, a sursis à statuer, ce qui signifie qu'elle reporte sa réponse.
Youssouf Fofana, lui, s'est à nouveau fait remarquer en décrétant qu'il ne parlerait désormais plus qu'à trois personnes. D'abord, Me Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi, qu'il considère comme « le représentant du sionisme en France ». Puis l'avocat général Philippe Bilger, « parce qu'il représente la société », et auquel il aurait demandé « Bilger, c'est israélite, non ? ». Enfin, la présidente Nadia Ajjan. Il ne répondra donc plus à aucun des avocats de la défense, pas même aux siens, a-t-il prétendu. Peu importe, le procès se poursuit.
Le magazine « Choc », qui publiait ce week-end la photo que la famille Halimi avait reçue d'Ilan, alors qu'il était retenu par Fofana et sa bande, a circulé parmi les avocats. Ils ont découvert en pages intérieures les clichés pris en garde à vue, de chacun des accusés, leurs noms, leurs prénoms, le rôle reproché à chacun dans le dossier.
La cour a examiné ce lundi les tentatives d'enlèvement d'Olivier Z. et Jacob G. Le second ayant expliqué à la barre qu'il n'a pas porté plainte, ni ne s'est constitué partie civile parce qu'il n'avait rien raconté à l'époque à sa petite amie, et qu'aujourd'hui encore elle ignore tout de cette affaire. C'était en décembre 2005. Olivier Z. devait de l'argent à un certain Kamal F., qui aurait demandé à Youssouf Fofana de l'aider à régler ce compte. L'occasion pour ce dernier de mettre en œuvre son projet d'enlèvement. Alexandra S. était l'appât. Elle a téléphoné, a dit s'appeler Manuelle ou Melvina, a fixé rendez-vous à Nation d'abord. Olivier Z. est venu accompagné d'un ami, Jacob G. Il se méfiait, il voulait savoir où Alexandra avait trouvé son numéro de téléphone. Elle n'a rien dit, Olivier Z. est parti. Et Jacob est resté un moment avec Alexandra S. Tous deux se sont revus, une fois, deux fois, et la troisième fois, Alexandra S. a demandé à Jacob G. de la raccompagner à Arcueil, ou elle prétendait habiter. Il l'a reconduite au pied d'un immeuble, à l'entrée d'un parking trop sombre, il a eu peur, il a fui. Pendant ce temps, Fofana et ses camarades attendaient cagoulés dans le souterrain. D'autres, plus loin, mettaient le feu à un véhicule pour faire diversion, occuper la police. Jacob G a reçu un appel du numéro d'Alexandra S. Une voix d'homme qui lui disait qu'il avait eu de la chance, que s'il était entré dans le parking, on l'y aurait ligoté.
A propos de ceux qui l'ont aidé, Youssouf Fofana a dit qu'ils étaient des « incompétents », des gens « bêtes », en lesquels il avait peu confiance. Il ne leur disait pas quels étaient ses véritables projets. Il leur laissait croire, pour les uns, qu'ils participaient à des histoires de trafics de stups, pour les autres, à des règlements de compte. Pour Alexandra S., il a redit qu'il l'avait mise « sous pression ». Ce que la jeune femme n'a pas voulu reconnaître.
Et chaque jour, la famille Halimi tient à être présente sur le banc des parties civiles, à côté des autres victimes de Fofana, celles qui ont eu de la chance. On dit qu'elle prie beaucoup, pour tenir. Qu'elle souffre un peu de n'être jamais saluée, ni même regardée par les avocats de la défense. La veille du début de ce procès, Ruth Halimi avait rencontré Fadela Amara avec Emilie Frèche, co-auteur du livre « 24 jours, la vérité sur la mort d'Ilan Halimi » (Seuil). Elles avaient soumis l'idée de donner son livre à étudier dans les écoles des banlieues françaises. Parce qu'elle sait bien que « ce qui se joue, au fond, c'est notre responsabilité vis-à-vis d'une certaine jeunesse », explique Emilie Frèche.
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5/19/2009
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NETANYAHOU
OBAMA
LEBRASDEFER
Source : liberation en ligne le 19 mai
Obama à marche forcée vers la paix
En recevant Benyamin Netanyahou, le président américain a tenté de relancer un processus de paix englué sous l'ère Bush.
7 réactions
NEW YORK,
correspondante
MARIA PIA MASCARO
Au terme de sa rencontre hier avec le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, Barack Obama a appelé à la reprise des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens pour remettre sur les rails le processus de paix. S’il a reconnu que l’Iran faisait peser une menace réelle et inacceptable sur Israël, un dossier jugé prioritaire pour l’Etat hébreu, il est resté ferme sur sa volonté de mener les deux dossiers de front : le programme nucléaire iranien et le processus de paix.
Le président américain a clairement indiqué que la création d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat juif était le meilleur moyen de parvenir à une paix régionale. Et il a exhorté l’Etat hébreu à geler les colonies de peuplement juives dans les territoires occupés.
Garanties.
De son côté, Nétanyahou a assuré qu’il était prêt à reprendre immédiatement les négociations avec les Palestiniens, si des garanties lui sont données que le programme nucléaire iranien sera démantelé. Obama a été très clair : il privilégiera le dialogue avec Téhéran à la confrontation souhaitant ramener l’Iran dans «le giron des nations».
Dans un langage qui tranchait singulièrement avec celui de son prédécesseur, Barack Obama a clairement indiqué qu’il était temps de recommencer à négocier, en invitant de préférence tous les acteurs régionaux à la table. Depuis son arrivée au pouvoir, l’administration Obama a déjà multiplié les contacts avec les pays arabes pour les amener à s’engager dans une résolution globale du conflit israélo-arabe. Elle a en particulier courtisé le président égyptien, Hosni Moubarak, pour le pousser à convaincre les pays arabes de reconnaître Israël contre un accord de paix qui suivrait dans les grandes lignes les propositions faites dans l’Initiative du plan de paix de la Ligue arabe en 2002, avec, toutefois, des concessions supplémentaires sur le droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël.
Le plan arabe prévoit la reconnaissance d’Israël par les pays arabes contre la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Il signifie donc un retrait israélien de tous les territoires occupés y compris le Golan. Il réclame également le droit au retour en Israël des réfugiés palestiniens, un point que l’Etat hébreu n’est pas prêt à accepter.
Nucléaire.
Obama a surtout cherché à convaincre Israël qu’une approche globale lui apportera le soutien des pays arabes sunnites, comme l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis qui se méfient des ambitions hégémoniques iraniennes dans la région et veulent aussi mettre un terme au programme nucléaire de Téhéran. Or pour Israël, se sentant menacé dans son «existence», le démantèlement du programme nucléaire iranien est une priorité.
Après son entretien avec Nétanyahou, Obama rencontrera la semaine prochaine Abou Mazen, le président de l’Autorité palestinienne et Hosni Moubarak, le président égyptien.
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LESRELIGIONS
DANSLACITE
Source : lalsace.fr en ligne le 19 mai
Florence Taubmann :
« Rendre Dieu à la cité »
Florence Taubmann, pasteure à Limoges et présidente nationale de l’Amitié judéo-chrétienne depuis 2008, était la semaine dernière, en Alsace, pour rencontrer les groupes engagés dans le dialogue interreligieux.
Vous êtes la première femme à occuper le poste de présidente de l’association judéo-chrétienne. Quel est votre parcours ?
Je suis pasteure dans l’Église réformée depuis 27 ans. J’ai exercé notamment en région parisienne et j’ai eu l’occasion, dès le début de mon ministère, de m’intéresser au dialogue judéo-chrétien. Je suis membre de l’association depuis de nombreuses années, je suis entrée au comité directeur en 2001, j’ai été vice-présidente… Et élue présidente à la dernière AG en 2008.
Quel est le sens de votre engagement ?
À l’adolescence, j’ai lu beaucoup de livres sur la Shoah, j’ai été fortement sensibilisée à l’histoire du peuple juif. Puis au cours de mes études de théologie, j’ai eu un professeur qui nous a initiés à l’exégèse rabbinique, les textes juifs de la bible. J’ai pris conscience de ce trésor. J’ai lu Armand Abécassis… Ça m’a passionné. Sur le plan spirituel, c’est un bouleversement, forcément. Reconnaître que l’alliance de Dieu et Israël est toujours vivante, c’est ne plus se dire que le christianisme est le seul salut.
La mission de l’association a-t-elle évolué
depuis 60 ans ?
On se retrouve toujours dans l’article 2 des statuts, la lutte contre l’antisémitisme, une meilleure connaissance de nos religions respectives, une amitié fraternelle… Sans aucune intention prosélyte. Aujourd’hui, on assiste à une résurgence de l’antisémitisme. L’association n’a pas de vocation politique, mais tout est politique ! Nous ne sommes pas non plus dans la neutralité. Nous sommes dans la vilgilance. Par rapport au conflit israélo-palestinien par exemple, l’Amitié judéo-chrétienne a un rôle d’explication. Il faut rendre à ce conflit toute sa complexité. Et, au moment de la crise de Gaza, nous avons pris position. Pour appeler à la paix, dire notre solidarité et notre compassion envers toutes les victimes, quel que soit leur camp. Et pour condamner le Hamas.
Ne pensez-vous pas qu’aujourd’hui, il serait utile d’élargir l’amitié judéo-chrétienne aux musulmans ?
Bien sûr, cette ouverture est importante et nous avons parfois des actions concrètes. Par exemple, nous avons participé dans la synagogue libérale du XV e arrondissement de Paris à une collecte de sang symbolique « interreligieuse » réunissant des juifs, des chrétiens et des musulmans. Au moment de l’investiture du nouveau grand rabbin de France Gilles Bernheim, nous avons eu un moment de prière avec l’association d’Amitié judéo-musulmane (AJMF) créée par Michel Serfaty… Il y a des initiatives locales, des rencontres.
Un commentaire sur le voyage du pape en terre sainte ?
Pas spécialement. Nous nous sommes exprimés, en revanche, au moment de l’annonce du projet de réintégration de prêtres intégristes, notamment de celle de l’évêque négationniste Richard Williamson. Nos amis catholiques nous l’ont un peu reproché… Nous leur avons demandé à eux de réagir, ça avait plus de poids.
L’Amitié judéo-chrétienne s’intéresse essentiellement à des questions théologiques. Quelle peut être votre place dans l’espace public ?
Les religions ont un rôle à jouer dans l’espace public par rapport aux questions de société. Non pas pour prescrire des comportements ou pour juger, mais pour enrichir le débat. Les religions sont des outils pour réfléchir sur le monde… Dans un contexte de baisse générale de la pratique religieuse, nous nous devons de rendre Dieu à la cité. Nous avons un rôle culturel à jouer, pour faire connaître le patrimoine biblique. Il y a aussi au sein de l’association des membres laïcs, non-pratiquants.
Propos recueillis par
Frédérique Meichler
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DEBANLIEUE
EXPO
Source : le site du Musée de l'Histoire de l'Immigration
en ligne le 18 mai
PATRICK ZACHMANN, L'OBSESSIONNEL
Patrick Zachmann est photographe. Depuis plus de vingt-cinq ans, il s’intéresse aux questions liées à l’identité, à la mémoire et à l’immigration, que ce soit dans le cadre de ses travaux personnels ou de commandes gérées par l'agence Magnum à laquelle il appartient depuis 1985. La Cité nationale de l’histoire de l’immigration lui consacre une exposition intitulée "Ma Proche Banlieue". Portrait et interview.
N’attendez pas de Patrick Zachmann qu’il réponde à vos questions de but en blanc. Car il en va de l’homme comme du professionnel, c’est en empruntant les chemins détournés qu’il parvient à toucher au but. Le trait de caractère s’est manifesté à plusieurs reprises avant de s’affirmer définitivement : ce sont ses études avortées d’ingénieur puis d’architecte qui l’ont conforté dans son envie de devenir photographe, c’est son voyage sur les traces des disparus de la dictature chilienne qui l’a conduit à Auschwitz et c’est son travail sur les Juifs qui a fini, au bout de sept ans, par le mener à lui-même.
"J’ai fait ces détours par les autres pour me rencontrer et affronter mon histoire. J’étais mal, je ne me sentais ni juif, ni français. Comment se construire si on ne sait pas d’où l’on vient ?" interroge Patrick Zachmann.
"Enquête d’identité"
Avec Enquête d’identité, le photographe parvient à comprendre la cause de son mal être et à mettre à jour un passé douloureux que sa mère, juive séfarade d’Algérie, et son père, juif ashkénaze né à Paris mais originaire de Pologne, lui avaient tu jusque là. Ses grands-parents paternels étaient morts en camps de concentration après avoir été dénoncés ; son père avait lui-même été détenu en camp de travail durant trois ans. Pour tenter d’oublier ce traumatisme de l’holocauste, ses parents n’ont rien dit et choisi de dissoudre la culture juive dans la culture française : "mes parents, immigrés, avaient ce désir très fort d’appartenir à la République, de respecter les règles et de s’intégrer". La judaïté est donc passée par des détails - une blague, une recette, une chanson - dont l’artiste n’a pas su saisir à l’époque l’importance. Le manque a scellé un destin. Pour celui qui n’a jamais vu trôner, enfant, une seule photo chez lui, fixer sur papier les histoires est devenu "essentiel et vital", un moyen de régler son "problème avec la mémoire".
Photographe d’histoires
"Je ne suis pas un photographe de l’action mais de ce qui ne peut pas être dit. Ce qui m’intéresse, ce sont les gens, leurs silences, leurs non-dits, leurs tensions", explique le professionnel qui s’est formé en fréquentant un club amateur pointu et en se frottant aux œuvres des grands, Diane Arbus, Robert Frank, Brassaï, Henri Cartier-Bresson et Guy Le Querrec avec qui il a suivi un stage. L’homme travaille sur la durée - sa recherche sur les Chinois consignée dans W ou l’œil d’un long-nez lui a pris 8 ans - et par "allers-retours", dans l’espace comme dans le temps. 20 après son expérience "déterminante et fondatrice" comme animateur de stage de photo auprès de jeunes des quartiers nord de Marseille, en 1984, il retourne sur les lieux, à la recherche de ceux avec qui il a découvert "l’importance de recevoir et de donner".
Aujourd’hui, Patrick Zachmann dit continuer à vouloir aller "là où les autres ne vont pas", animé par "une nécessité de dire et de comprendre". La photographie comme acte politique mais également comme processus analytique. Car où qu'il aille et dans quel cadre que ce soit - pour des commandes gérées par l’agence Magnum ou poussé par une nécessité – ses sujets le ramènent presque toujours aux questions liées à la culture, à la mémoire, à l’identité et à l'immigration. De l’importance de la forme Patrick Zachmann est un obsessionnel et accepte volontiers le qualificatif : "justement, ce qui est intéressant dans l’œuvre d’un artiste, c’est qu’il ne fait que se répéter et tourner autour des mêmes interrogations en essayant de renouveler l’approche".
En plus d’un quart de siècle de carrière, la pratique a évolué. Du noir et blanc, qu’il privilégie car il est "un raccourci vers l’émotion", à la couleur, du 24x36 au 6x6 comme pour la série sur les jardins ouvriers, l’artiste tente d’adapter la forme à chacun de ses sujets. "Pour Maliens, ici et là bas, j’ai photographié les Maliens d’Evry en couleur car à l’époque, on avait l’habitude de voir les immigrés en noir et blanc, dans une vision misérabiliste et compassionnelle. En faisant ressortir, grâce la couleur, mille détails de la vie quotidienne, comme un salon Conforama, je voulais montrer leur intégration" explique-t-il. Et quand, parfois, la photographie ne suffit pas car "elle ne dit pas tout", Patrick Zachmann prolonge le propos par des écrits, des films - deux à son actif - ou en captant des sons. Ma Proche banlieue Avec Ma Proche banlieue, l’exposition que lui consacre la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Patrick Zachmann fait le bilan de plus de vingt-cinq ans de recherches photographiques.
Bien décidé à continuer à questionner sa pratique professionnelle et le statut des images, quelques sujets le taraudent déjà, comme la nouvelle immigration de l’Est en France ou les embarcations "improbables" d’Africains qui tentent de rejoindre l’Europe. Obsessionnel Zachmann ? On vous l’avait dit.
[Maya Larguet]
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5/19/2009
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lundi, mai 18, 2009
LOPINIONPUBLIQUE
AMERICAINEPREND
SESDISTANCES
AVECISRAËL
Source : lemonde.fr en ligne le 18 mai à 20h 07
sur Diasporablog à 20h 52
80 % des électeurs d'Obama sont favorables
à des pressions accrues sur Israël
Washington
Correspondante
Le consensus sur le soutien américain à Israël n'est plus ce qu'il était dans l'opinion américaine. Selon un sondage Zogby publié lundi, à l'occasion de la première rencontre entre Benjamin Nétanyahou et Barack Obama à la Maison Blanche, de profondes divergences existent entre démocrates et républicains sur le conflit israélo-palestinien et l'approche qui devrait être celle du président américain.
80 % des électeurs de Barack Obama estiment qu'il est temps d'exercer des pressions sur Israël. 73 % des électeurs de John McCain ne sont pas d'accord (tous électeurs confondus, 45 % sont favorables à des pressions accrues contre 44 %).
- Trois quarts des électeurs de John McCain estiment que les intérêts des Etats-Unis sont identiques à ceux d'Israël alors que 50 % des électeurs de Barack Obama pensent qu'un soutien inconditionnel à Israël affaiblit les Etats-Unis. 68 % des démocrates disent que les relations avec les pays arabes sont aussi importantes pour les Etats-Unis que les relations avec Israël. 46 % des républicains pensent que la relation avec Israël est plus importante.
- 73 % des électeurs d'Obama disent qu'il devrait chercher "un juste milieu" alors que 60 % des supporters de McCain disent qu'il doit soutenir Israël.
- 67 % des électeurs d'Obama sont favorables à un dialogue avec le Hamas. 79 % des électeurs de McCain y sont opposés (moyenne : 45 % contre le dialogue ; 41 % pour).
Les Américains sont en revanche unis pour considérer que l'aide étrangère est trop élevée, quel que soit le bénéficiaire. Et l'image des Palestiniens est majoritairement négative. 53 % des Américains ont une opinion favorable de Nétanyahou. 19 % seulement de Mahmoud Abbas.
En présentant le sondage à la New America Foundation, un think-tank progressiste de Washington, John Zogby, président de l'institut de sondages, et son frère James, président de l'Arab American Institute, ont souligné que le président Obama avait "un mandat pour le changement" s'il souhaite avancer sur le dossier. " Nétanyahou arrive dans un Washington qui est très différent de celui qu'il a connu il y a dix ans ", a dit James Zogby. Tous partis confondus, 67 % des Américains sont favorables à la création d'un Etat palestinien.
Corinne Lesnes
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5/18/2009
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NETANYAHOU
OBAMA
LEBRASDEFER
Source : swissinfo.ch en ligne le 18 mai à 20h 26
sur Diasporablog à 20h 52
Barack Obama appelle Israël
à l'arrêt de la colonisation
Washington
Le président américain Barack Obama a rappelé que la "feuille de route" de 2003 fixait à Israël l'obligation de stopper toutes les activités de colonisation dans les territoires palestiniens. Il a également prôné la solution à deux Etats.Il s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison blanche, première rencontre entre les deux hommes depuis le retour de Netanyahu à la tête du gouvernement israélien, le 31 mars.
Benjamin Netanyahu a estimé de son côté que les Palestiniens devaient se gouverner eux-mêmes, mais n'a pas fait mention d'un Etat palestinien. Il s'est déclaré prêt à une reprise immédiate des négociations de paix avec les Palestiniens qui, a-t-il ajouté, doivent reconnaître le caractère juif de l'Etat d'Israël.
Pour l'Autorité palestinienne, qui redoute les conséquences de cette reconnaissance sur le dossier du retour des réfugiés, cette condition préalable est inacceptable.
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LESJUIFS
AMERICAINS
NAVIGUENTENTRE
DEUXEAUX
Source : courrierinternational.fr en ligne le 18 mai
Les Juifs américains divisés
sur la politique d’Obama
"78 % des Juifs américains ont voté pour Barack Obama. Mais, depuis que le président américain a serré la main au président vénézuélien, le gauchiste Hugo Chávez, et qu’il a souligné que les Etats-Unis attendaient d’Israël qu'il se conforme à son engagement de geler la construction des colonies dans les Territoires palestiniens et de démanteler les colonies illégales, la plupart de ces électeurs sont maintenant dans l’expectative. Ils se demandent si leur engagement en faveur d’un candidat de gauche aux Etats-Unis n’était pas contradictoire avec leur engagement vis-à-vis d’Israël", souligne Ha’Aretz au moment où le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou est en visite à Washington.
Toutefois, "les organisations juives ne parlent pas toutes de la même voix. Sur le site de la Coalition des Juifs républicains, un article met en garde contre les dangers que peut faire courir à Israël l’administration Obama. Mais, du côté des organisations juives de gauche, une campagne a été lancée pour convaincre Obama de ne pas céder sur la solution de deux Etats et de faire pression sur Nétanyahou en ce sens. Les responsables de ces organisations affirment qu’une grande partie des Juifs américains et des Israéliens soutient l’établissement d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël", poursuit le quotidien israélien.
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5/18/2009
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HAMAS/FATAH
LECHEC
Source : guysen international news en ligne le 18 mai
Nouvel échec de rapprochement
Fatah – Hamas
Par Sébastien Diet
pour Guysen International News
La médiation égyptienne, après avoir renoncé à la formation d’un gouvernement palestinien d’union nationale incluant le Fatah et le Hamas, semblait être parvenue à réconcilier les deux partis rivaux. La création d’une force de sécurité commune dans la bande de Gaza en attendant les prochaines élections a ainsi été annoncée samedi avec fracas par un haut responsable du Fatah. Une information démentie dès lundi par le Hamas.
Les négociations inter-palestiniennes sous l’égide de l’Egypte sont parvenues ce week-end à faire oublier leur vocation première, la formation d’un gouvernement de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, grâce à l’annonce de la formation d’une force de sécurité commune aux deux partis.
« Nous sommes tombés d’accord sur le principe de former une force de sécurité commune aux deux factions dans la bande de Gaza jusqu’aux élections de janvier 2020 », a ainsi déclaré samedi Nabil Shaath, haut membre du Fatah, à l’agence de presse égyptienne MENA.
Des sources au sein du Fatah comme du Hamas avaient alors affirmé avoir accepté cette mesure en échange de l’abandon du gouvernement d’union nationale Fatah – Hamas.
La question du contrôle des forces de sécurité est un objet de division récurrent entre les deux partis.
Le Fatah et l’Egypte ont présenté cet accord comme les prémisses de la fin des pourparlers inter-palestiniens.
« Nous attendons l’annonce de la signature d’un accord au Caire pour une date qui sera déterminée dans les semaines à venir », s’était réjoui samedi un officiel égyptien.
Le négociateur en chef du Fatah, Azzam al-Ahmed, a quant à lui confirmé que la réunion de samedi était l’avant-dernière.
Toutefois, l’information a été démentie dès le lundi par le Hamas. L’accord signifierait le retour du Fatah dans la bande de Gaza depuis son expulsion en juin 2007, mais pas celui du Hamas au sein des forces de sécurité en Judée-Samarie.
Une asymétrie que rejette le « Parti de la Résistance Islamique » : « Cela est totalement inacceptable. La manière appropriée d'aborder le dossier sécuritaire passe par une refonte des services de sécurité à Gaza et en Judée Samarie », a déclaré Salah Al-Bardawil, haut responsable du Hamas.
« Accepter un accord portant seulement sur les services de sécurité à Gaza revient à décerner un satisfecit aux services en Judée Samarie et au rôle qu'ils jouent pour combattre la résistance et se livrer à la coordination sécuritaire » avec Israël, a-t-il ajouté.
Le Hamas accuse les services de sécurité de l’Autorité palestinienne de collaborer avec Israël contre la résistance que leur oppose les groupes armés palestiniens.
L’échec de ce rapprochement par les forces de sécurité intervient une semaine après l’annonce par le président palestinien Mahmoud Abbas de la formation prochaine d’un gouvernement n’incluant aucun ministre du Hamas, alors que le cycle de négociations inter-palestiniennes n’est pas encore achevé.
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5/18/2009
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FRANCE
ISRAËL
CASENTPASBON!
Source : Israelvalley.com en ligne le 18 mai
FLOP ISRAËL FRANCE - MICRO-SCANDALE :
DES WC "MADE IN FRANCE"
ET EXPORTES A JERUSALEM
NE PEUVENT ETRE UTILISES
CAR ILS N'ACCEPTENT QUE DES EUROS !
Le visiteur qui se promène à Jérusalem et qui est pris d’un besoin pressant devra encore se retenir: les toilettes flambant neuves installées dans la capitale israélienne sont toujours hors d’usage.
La “saga” des toilettes publiques de Jérusalem a commencé il y a deux ans environ. Le maire de la ville avait décidé d’améliorer la qualité de vie de ses concitoyens et des touristes de passage en installant des WC publics dans les rues de la ville.
Des toilettes publiques ont donc été achetées à une entreprise française (dont le nom n’est pas mentionné par la municipalité) et transportées à Jérusalem pour un coût global de 800.000 shekels, soit 150.000 euros.
Elles ont été installées dans des points fréquentées de la capitale israélienne: l’une dans le Park de l’Indépendance (rue King Georges), l’autre devant le musée d’art italien (rue Hillel).
Seulement voilà: les responsables de la municipalité avaient omis de raccorder ces installations aux réseaux d’égouts et d’électricité! Ce n’est qu’après de longs mois de formalités et de travaux que les toilettes publiques furent enfin prêtes à l’usage.
C’était sans compter sur un problème “technique” de dernière minute: ces WC publics n’acceptent que des… euros! Ce qui est normal, puisqu’ils ont été fabriqués en France. Ce qui est moins “normal”, c’est le manque de discernement des employés de la municipalité qui auraient dû anticiper l’obstacle.
Saisi du dossier, le Conseil municipal vient de débloquer un budget de 81.000 shekels (15.000 euros) pour remplacer les serrures.
IsraelValley, qui suit l’affaire de près, informera ses lecteurs de la mise en service prochaine de ces WC publics.—
Jacques Bendelac
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NETANYAHOU
OBAMA
LESJEUXSONTFAITS?
Source : israelvalley.com en ligne le 17 mai
EDITO: ETATS-UNIS – ISRAËL :
TWO STATES ? YES, MISTER PRESIDENT !
Shimon Peres agit-il en franc-tireur? Ou avec le feu vert de Binyamin Netanyahou? Un tsunami politique est lié à la réponse.
par Mati Ben-Avraham
Alors que le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou s’est envolé pour Washington, il faut prêter attention à la rencontre entre le roi de Jordanie Abdallah II et le président Shimon Peres, dans la résidence royale du bord de la Mer morte, côté jordanien. Le roi répètera à son interlocuteur israélien ce qu’il dit à l’envie depuis quelque temps : le temps n’est plus aux palabres, mais aux actes, sinon le Proche-Orient s’embrasera dans un an. A ce propos alarmiste, Shimon Peres répondra en proposant des corrections au plan de paix arabe, à même de lever les doutes et inquiétudes israéliens et, partant constituer une base solide à des négociations concrètes.
Shimon Peres agit-il en franc-tireur ? Ou avec le feu vert de Binyamin Netanyahou ? A cette question est suspendue à l’atmosphère qui règnera lundi, à la Maison blanche. Tendue ou apaisée.
Barak Obama, ce n’est pas un secret, a fait sienne la formule de son prédécesseur, à savoir “deux Etats pour deux peuples” pour mettre fin à la disputation israélo-palestinienne, afin d’avoir les coudées franches au plan régional. Les sujets qu’il mettra sur le tapis touchent donc à la question palestinienne, à la poursuite de la politique d’implantation israélienne, à la Syrie, à l’Iran.
Depuis son intronisation en tant que Premier ministre, Binyamin Netanyahou s’est montré catégorique sur ces sujets : non à la formule de deux Etats (ce n’est pas l’heure), oui à la poursuite des implantations (extension naturelle liée à la démographie), pas question de négocier le Golan (la paix contre la paix) et aggravation des sanctions contre l’Iran avec, en toile de fond une possible intervention militaire.
Tout est donc en place pour que la rencontre entre les deux hommes fasse des étincelles. Mais, dans le même temps, par différents porte-voix, y compris le président de l’Etat, le Premier ministre a délivré des messages bien plus conciliants qui, s’ils se confirmaient, sont de nature à provoquer un véritable raz-de-marée politique en Israël. Il lui suffirait, pour cela, de dire, ouvertement, publiquement : Two States ? Yes, mister Président !
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LECRIME
PAIE
ENISRAËL
Source : israelvalley.com en ligne le 18 mai
UN CHIFFRE CHOC
LE COUT ECONOMIQUE DE LA CRIMINALITE :
DES PERTES DE 13,7 MILLIARDS DE SHEKELS.
REVELATIONS
Le Ministère de la Sécurité intérieure vient de publier un rapport inédit sur le coût économique de la criminalité en Israël.
En 2008, la criminalité a provoqué des pertes économiques pour un montant de 13,7 milliards de shekels, soit 0,7% de plus que l’année précédente. Les dégâts économiques causés par la criminalité sont évalués à 1,9% du PIB israélien.
Les auteurs du rapport précisent que de 2001 à 2008, la criminalité a fait perdre à l’économie israélienne la somme faramineuse de 121 milliards de shekels, soit 18% du PIB annuel.
Le coût économique de la criminalité se décompose en différentes formes d’actes criminels: atteintes à la propriété (28% du total), vols et détournements (25%), actes de violence (16%), trafic de stupéfiants (15%), délits sexuels (4%), meurtres (3%) et autres infractions (9%).
Les rédacteurs du rapport estiment, en conclusion, que ces chiffres justifient de faire de la lutte contre la criminalité une “priorité nationale” pour les prochaines années.—
Jacques Bendelac (Jérusalem)
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LELOBBY
PROISRAELIEN
AMERICAINCLIGNOTE
Source : lefigaro.fr en ligne le 18 mai
L'Aipac, le lobby pro-israélien
des États-Unis
Par Laure Mandeville,
correspondante à Washington
L'American Israel Public Affairs Committee a tenu le 4 mai son gala annuel à Washington. Une semaine avant la visite de Nétanyahou outre-Atlantique.
Il est 19 heures ce lundi 4 mai, et une soirée exceptionnelle commence à Washington. Dans l'immense salle bleu nuit du centre de conférences de la capitale américaine, sont réunis près de 6 500 convives de marque en tenue de soirée, venus de tous les coins du pays et du monde. Des lumières laser glissent sur les visages, donnant à l'événement une atmosphère festive de gala. Des dizaines de serveurs vont et viennent entre les tables, déposant des assiettes où trônent des volailles farcies. «C'est le plus grand dîner casher du monde», sourit Caroline Chetrit, une Juive espagnole de Madrid qui a constitué une veille de l'antisémitisme en Espagne et vient chaque année depuis cinq ans. «On se croirait à Hollywood», ajoute Ofer Bronstein, conseiller du premier ministre Zapatero pour les relations avec Israël, en observant avec amusement la mer de convives qui s'étale à perte de vue.
Pourtant, cette soirée qui se tient à grands frais à Washington n'a rien à voir avec le show-biz. La puissance invitante n'est autre que l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), un lobby pro-israélien américain dont le but est de veiller à maintenir intacte l'alliance stratégique qui lie, depuis 1948, l'État hébreu aux États-Unis. Ce comité tient sa conférence annuelle durant trois jours intenses de tables rondes animées par des experts et des personnalités politiques de haut niveau. Le président israélien, Shimon Pérès a ouvert les travaux. Le vice-président Joe Biden les a clôturés. «Il s'agit du plus important rassemblement de l'année pour la communauté pro-israélienne, note le président de l'Aipac, David Victor. Alors que le Moyen-Orient traverse une période de défis et d'opportunités sans précédent, c'est le moment de venir à Washington et de rejoindre tous les autres Américains qui partagent notre passion pour la relation israélo-américaine, pour faire en sorte que nos voix soient entendues au Congrès.»
100 000 membres
L'Aipac naît en 1951, trois ans après la naissance d'Israël, surgi des cendres de l'effroyable génocide juif. Les Juifs d'Amérique, dont beaucoup sont des survivants de la Shoah, en viennent à penser que si Israël avait existé, l'Holocauste n'aurait pu avoir lieu. Garantir la survie du nouvel État, en travaillant au renforcement de la relation États-Unis-Israël, devient alors la priorité des priorités d'une large partie de la communauté juive américaine. Cet objectif n'est remis en question par personne au sein de l'establishment politique américain, qui voit dans la défense d'Israël une priorité de sa diplomatie. L'Aipac, qui ne finance aucune campagne électorale, se concentrant sur ses objectifs d'éducation et d'influence, ratisse large, comptant dans ses rangs de nombreux membres non juifs. Elle n'est nullement une organisation occulte, mais un lobby qui a pignon sur rue, agissant en toute transparence conformément au système en vigueur aux États-Unis. Contrairement à ce qui prévaut en France, où les lobbies sont associés à une théorie du complot, ils sont, là-bas, institutionnalisés et officiels, partie intégrante du processus démocratique.
Mais l'Aipac, qui réunit 100 000 membres, n'en reste pas moins exceptionnel par sa capacité de ralliement, qui le situe, selon les experts, au côté du lobby des retraités ou du lobby des armes (National Rifle Association). «C'est l'organisation de lobbying la plus influente en matière de politique étrangère», affirme son site Internet, qui dit employer 165 personnes à plein-temps à travers la plupart des États américains et disposer d'un budget de 45 millions de dollars. Outre ses solides soutiens politiques, l'Aipac mobilise des fonds importants. Beaucoup de personnalités font des dons pouvant aller jusqu'à des centaines de milliers de dollars. Les invités arborent sans complexes des badges sur lesquels apparaît l'importance de leurs donations en fonction des couleurs inscrites. Plus on affiche de couleurs, plus on compte au sein de l'organisation, explique une généreuse donatrice venue de Floride, et membre du Board.
Ce lundi soir, la «force de frappe» politique de l'Aipac apparaît avec éclat quand commence le roll call, l'appel de toutes les personnalités de marque présentes au gala. Sur fond de musique de film destinée à garantir l'émotion de la salle, deux organisateurs lisent avec emphase la liste des invités. À chaque fois, la salle applaudit, enthousiaste. On a l'impression d'assister à une cérémonie des Oscars. Près de la moitié des élus du Congrès sont là, républicains comme démocrates, car l'Aipac est bipartisan. On aperçoit de nombreux membres en vue de l'Administration Obama ainsi que la plupart des ambassadeurs accrédités à Washington. Puis apparaît le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, depuis Jérusalem, pour une adresse retransmise par télé-satellite. Il se garde bien de prononcer le terme «d'État palestinien», se contentant de formules vagues sur l'économie et la paix. Mais il est très applaudi quand il parle de la menace nucléaire iranienne, le cœur de son discours. «C'est impressionnant», confie un homme venu de Californie. Il explique qu'il a réactivé récemment sa souscription car il a «l'impression de faire quelque chose d'important en étant ici». Il y a croisé tant de personnalités de premier plan : le président de la commission des affaires étrangères du Sénat, John Kerry, l'ancien speaker conservateur Newt Gingrich…
La conférence de l'Aipac est un must pour les politiques. Selon une tradition ancrée, tous les candidats à la présidentielle y étaient venus l'an dernier exposer leur vision du Moyen-Orient et exprimer leur attachement à la relation avec Israël. Hillary Clinton avait parlé d'une «réunion géante de famille» ; McCain, loué «une organisation magnifique» ; et Barack Obama, évoqué «le lien indissoluble hier, aujourd'hui et pour toujours» entre Israël et les États-Unis. Dès le lendemain du gala, des milliers de participants montent sur la colline du Capitole pour quelque 515 rencontres avec des parlementaires. Inquiets des ouvertures de l'Administration Obama vers le régime des mollahs, les lobbyistes de l'Aipac veulent convaincre les députés de voter en faveur d'une panoplie de sanctions très dures en cas d'échec de la négociation. Leur projet de loi propose d'imposer des sanctions aux entreprises qui fournissent du carburant aux Iraniens, ceux-ci dépendant à 40 % de l'étranger pour l'essence et le diesel.
Mais un vrai suspense entoure désormais cette stratégie, vu la volonté très affirmée d'Obama de privilégier une nouvelle approche, plus équilibrée, du règlement du conflit israélo-palestinien. Dans les dernières semaines, le président a clairement prôné une solution à deux États. Son vice-président a plaidé devant l'Aipac contre la poursuite de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés. Rahm Emanuel, chef de l'Administration présidentielle et personnage influent de la communauté juive américaine, aurait même invité ses amis de l'Aipac à changer de ligne lors d'une table ronde fermée à la presse. Selon nombre de sources, l'Administration souhaiterait mettre Nétanyahou sous pression et nuancer le caractère inconditionnel du soutien américain à la politique de la droite israélienne, qui avait prévalu sous Bush.
La concurrence d'une nouvelle organisation
Ce soutien inconditionnel avait été mis en évidence en 2006 dans un livre fracassant (*) par deux professeurs d'université, John Mearsheimer et Stephen Walt, pourtant connus pour leur orientation centriste et pro-israélienne. Les deux chercheurs, dont l'ouvrage a suscité une vaste polémique et même des accusations d'antisémitisme, voulaient révéler ce qu'ils voient comme une forme d'OPA de la droite israélienne likoudnik sur la politique étrangère américaine, via l'Aipac. «Je suis pro-israélien, mais j'estime qu'une politique aussi déséquilibrée ne sert pas les intérêts des États-Unis ni d'Israël», a confié, en février dernier, Stephen Walt à une radio française. «Je suis impressionné par l'engagement civique de l'Aipac, mais pas d'accord avec sa définition de l'intérêt israélien. Il faudra bien en venir à une solution de deux États séparés, et Nétanyahou le sait», avance le Franco-Israélien Ofer Bronstein.
En écho à ces préoccupations sur l'alignement jugé excessif de l'Aipac sur la droite israélienne, un lobby pro-israélien concurrent, J Street, destiné à mobiliser la rue juive libérale en faveur d'une approche plus équilibrée du conflit, s'est mis en orbite au Congrès depuis l'année dernière. Cette nouvelle organisation serait encouragée en sous-main par l'équipe Obama, qui cherche des appuis pour affiner son changement de cap de politique étrangère. «L'Aipac a l'oreille de l'establishment politique, dit un responsable de J Street en privé. Mais de nombreux juifs ne sont pas d'accord avec le Likoud. C'est à eux que nous nous adressons. N'oublions pas que la communauté juive a voté à plus 78 % pour Obama. Elle ne soutient plus une politique qui échoue depuis si longtemps.»
Peu convaincu, l'Israélien Avi Beker, professeur à l'université de Georgetown, explique que «la communauté juive américaine est un monde complexe», mais qu'une «solide» majorité d'Américains adhère à la vision de l'Aipac et son scepticisme sur les perspectives actuelles d'un État palestinien. «Vu la menace iranienne et le comportement du Hamas, ce n'est pas près de changer», conclut-il.
(*) John Mearsheimer et Stephen Walt, «Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine», La Découverte 2007
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NETANYAHOU
OBAMA
LEBRASDEFER
Source : lefigaro.fr en ligne le 18 mai
Obama veut imposer à Israël
un Etat palestinien
à Washington,
Renaud Girard
Benyamin Nétanyahou est un allié bien incommode pour Barack Obama, qui le recevra lundi à la Maison-Blanche.
Les experts en relations internationales du Parti démocrate gardent un très mauvais souvenir du sommet Clinton-Nétanyahou de 1996, juste après que ce dernier fut arrivé au pouvoir en Israël pour la première fois. Nétanyahou, qui s'était prononcé trois ans plus tôt contre les accords d'Oslo, signés par Arafat et Rabin, et qui s'était félicité publiquement du soutien dont il bénéficiait au sein de la droite religieuse américaine, s'était permis de sermonner longuement le président américain sur la nature «réelle» des relations israélo-arabes. Une fois son visiteur parti, Bill Clinton, parrain des accords d'Oslo, avait laissé exploser sa colère devant ses conseillers.
Mais, cette fois, ce ne sera pas un Nétanyahou conquérant qui entrera dans le Bureau ovale. Car le premier ministre israélien sait que les beaux jours de l'Administration Bush, où l'Amérique passait tout à Israël, sont bel et bien terminés. Pour George W. Bush, le conflit israélo-palestinien n'était qu'une affaire périphérique dans le contexte d'un «Grand Moyen-Orient» qu'il convenait de démocratiser en commençant par l'Irak. Faire la paix en Palestine n'était donc pas une priorité pour Washington.
Avec Obama, le contentieux israélo-palestinien est redevenu le sujet majeur de la politique moyen-orientale de l'Amérique. Pour le régler, le président a des idées qui ne sont pas celles du leader du Likoud. Obama soutient l'idée de deux États, l'un juif, l'autre arabe, vivant côte à côte sur le territoire de la Palestine mandataire. Nétanyahou se dit prêt à accroître les droits économiques des Palestiniens de Cisjordanie, mais il se refuse toujours à l'idée d'une souveraineté étatique palestinienne. Obama souhaite geler toutes les implantations de colonies israéliennes en Cisjordanie, pas Nétanyahou. Le nouveau gouvernement de Jérusalem souhaiterait qu'on règle d'abord le problème du nucléaire iranien et seulement ensuite le conflit israélo-palestinien. Obama préconise la séquence inverse.
Politique de petits pas
Il y a deux semaines, le directeur de la CIA, Leon Panetta, a fait le voyage de Jérusalem pour s'assurer auprès du nouveau premier ministre qu'Israël ne lancerait pas inopinément, sans consultations préalables avec Washington, un raid de bombardements aériens des installations nucléaires de l'Iran. L'Amérique, qui a déjà beaucoup de peine à terminer sa guerre en Irak et à mener une contre-insurrection victorieuse en Afghanistan, n'a aucune envie de se voir entraînée dans une guerre contre l'Iran. Après avoir rassuré son interlocuteur, Nétanyahou a même exprimé sa compréhension pour la politique d'ouverture du président américain à l'égard de l'Iran. Mais le premier ministre israélien a réclamé la mise sur pied d'un agenda précis permettant de constater d'éventuelles concessions du régime de Téhéran. Israël, qui voit dans le programme nucléaire iranien une menace existentielle, ne compte pas laisser plus d'une année au régime des mollahs pour changer de politique.
Pour nourrir le processus de paix israélo-palestinien en même temps qu'elle tente de rouvrir des canaux diplomatiques avec l'Iran, l'Administration Obama s'est engagée dans une politique de petits pas. À la différence de l'Administration Bush, elle accorde beaucoup d'importance au plan de paix saoudien, qui propose une reconnaissance d'Israël par tous les États membres de la Ligue arabe, en échange d'un retour de l'État hébreu sur ses frontières de 1967.
Au cours des trois visites qu'il a effectuées depuis le mois de janvier dans la région, George Mitchell, l'envoyé spécial du président Obama, a préconisé une ouverture de sections d'intérêt en Israël par les États modérés du golfe Persique. Parallèlement, il a réclamé du gouvernement israélien un gel des colonies en Cisjordanie.
Sur la question du Hamas, le mouvement palestinien islamiste qui tient aujourd'hui Gaza, l'Administration Obama a infléchi la politique qui était celle de Bush. Bien que le Congrès considère toujours le Hamas comme un mouvement terroriste, l'exécutif a fait savoir qu'il continuerait à envoyer de l'aide à un gouvernement palestinien d'unité nationale qui comprendrait des ministres issus des rangs du Hamas.
Le retour des accords de Taba
Autre signe d'infléchissement de la politique américaine, le département d'État a recommencé, pour la forme, à prôner une ratification par Israël du traité de non-prolifération nucléaire. Cela obligerait les Israéliens à démanteler leurs vecteurs et leurs installations nucléaires, ce qui est inimaginable dans les circonstances présentes.
Toute la question reste de savoir si, devant Nétanyahou, Obama s'en tiendra aux grands principes évoqués ci-dessus ou s'il voudra aller plus loin, en remettant sur la table les avancées concrètes du processus de paix des années 1993-2001. Le président voudra-t-il par exemple reprendre à son compte le protocole de Taba (négociation israélo-palestinienne de décembre 2000-janvier 2001), qui avait dressé toutes les cartes des deux États israélien et palestinien et qui n'avait laissé en suspens que le partage de l'esplanade des Mosquées (ou mont du Temple pour les Juifs) de Jérusalem ? Ce serait une révolution par rapport à l'époque Bush, mais aussi une surprise assez dure à avaler pour le likoudnik Nétanyahou.
Publié par
Bernard Koch
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