samedi, février 28, 2009

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lemonde.fr en ligne le 28 février


Les Antilles se préparent
à une rude sortie de crise


Pointe-à-Pitre, Fort-de-France (Envoyés spéciaux)



Cette grève? "Celle des dockers, il y a six ans, c'était bien pire. Elle avait duré trois mois; là on avait eu de graves difficultés", assure Sylvère, 47 ans, ce vendredi 27 février dans la proche banlieue de Pointe-à-Pitre, après six semaines de gel de l'activité économique. Le chauffeur-livreur de la Saba, qui fournit en matières premières les boulangeries, les pâtisseries et les restaurants, explique qu'on peut stocker de l'essence, limiter les déplacements, grouper les commandes. "Un mauvais moment à passer pour la bonne cause", résume-t-il.Beaucoup sont loin de partager son optimisme.

Selon une note établie par un cabinet de consultants de Pointe-à-Pitre, la destruction nette d'emplois pour l'année 2009 pourrait s'élever à 17000 personnes en Guadeloupe, portant le taux de chômage de 23,5% à 33, 5%. Plus de 900entreprises pourraient être mises en redressement judiciaire et 543 liquidées. Pour l'instant, le greffe du tribunal de commerce est fermé, interdisant toute vérification, mais les chefs d'entreprise ne cachent pas leur inquiétude. Même si la grève engagée par le LKP peut produire un "effet canicule", accélérant la disparition d'entreprises vouées à sombrer.Amaury de Foucauld, un quadragénaire négociant en vins, alcools et liquides, juge la situation catastrophique. Du bras, il montre son entrepôt rempli de camions : "Ici, il devrait y avoir des dizaines de palettes avec du vin." Il fait toujours le meilleur de son chiffre de décembre à mars. Pourtant, au début de ce deuxième trimestre, il évalue : "J'ai perdu en six semaines ce que j'avais gagné en deux ans." Depuis des années qu'il est ici, il a aussi été bouleversé d'avoir été traité de "sale Blanc".

Chez Fabien Maure, 25 ans, directeur de Troc.com, la chanson Z'avez pas vu Mirza, de Nino Ferrer, accompagne les premiers visiteurs qui reviennent timidement dans ces 1200 m2 chercher leur bonheur : un canapé, un meuble aquarium avec filtration, où trône un nain de jardin. Le jeune patron témoigne que le service d'ordre du LKP est venu lui demander de fermer plusieurs fois, mais nuance : "Ça me fait mal au cœur qu'ils s'y prennent comme ça, mais, franchement, je les comprends. On en a marre de payer un paquet de Chocapic 7 euros." En Martinique aussi, alors que le conflit a duré deux fois moins longtemps, les patrons s'inquiètent des suites de la grève générale. "Les conséquences vont être rapides et foudroyantes, pronostique Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef de Martinique. Nous allons perdre la confiance de nos banques, de nos assurances-crédit et, probablement, de nos fournisseurs."


"ON VA COMPTER LES MORTS"

Après plusieurs années d'embellie, avec des taux de croissance approchant 4% et un taux de chômage en baisse de 31% à 21%, l'économie locale donnait des signes d'essoufflement, à l'aune mondiale. Les entreprises martiniquaises étaient aussi fragilisées par le plafonnement des niches fiscales et celui des exonérations dont elles bénéficiaient.Alors le long conflit a incité des chefs d'entreprise à jeter l'éponge. "Je connais déjà quelques noms d'entreprises qui vont déposer le bilan, affirme M. Lecurieux-Durival. Après une année 2008 médiocre, la hausse des salaires compromet toute chance de redressement."
"On ne va pas tarder à compter les morts, prévient aussi Pierre Marie-Joseph, président de l'Association martiniquaise pour la promotion de l'industrie. Même si on obtient un moratoire sur les cotisations, il faudra deux ou trois ans pour s'en remettre." Le tourisme est le secteur le plus directement touché par le conflit. Le secteur réalise 60 % de son chiffre d'affaires sur les quatre premiers mois de l'année. "Nous devrions être à 95% de taux de remplissage en ce moment, assure Benoît Le Cesne, président de Ziléa, le club des professionnels du séjour en Martinique. Or, nous allons terminer février avec un chiffre de 55 %. Le mois de mars sera identique. Les annulations continuent de tomber. Nous avons maintenant huit mois creux à passer. Des hôtels ne tiendront pas le choc."

La profession s'apprête à demander au ministre du tourisme de mettre en œuvre des mesures d'urgence comme lors de la crise du chikungunya à La Réunion.Autre grand secteur de l'île, la production de bananes. Les fruits pourrissent sur les arbres, en attendant que le port soit débloqué. "Nous avons déjà perdu trois semaines d'expédition au plus mauvais moment, à une époque où le fruit est le plus demandé par les consommateurs français, c'est vingt millions de bananes par semaine qui ne partent pas", explique Frédéric de Reynal, président de Banamart, qui regroupe les producteurs de l'île. Mais à choisir entre deux maux, le patron préfère encore cette grève à un cyclone. "Là, je perds ma récolte, pas mon outil de travail."



Béatrice Gurrey et Benoit Hopquin

CINEMA
ENFOLLIE
Source : eparsa.fr en ligne le 27 février



Festival "Zoom Arrière"
à la Cinémathèque de Toulouse


Du 3 au 15 mars, la Cinémathèque de Toulouse présente la 3ème édition du Festival Zoom Arrière. Un festival unique en France, entièrement consacré au patrimoine cinématographique, à son histoire, sa restauration, et à sa transmission au public d'aujourd'hui.

Rencontre cinématographique. A travers plus de 50 films programmés, des colloques, des rencontres et des expositions, le festival Zoom arrière propose au public de revoir ou découvrir sur grand écran des films oubliés, revivre le cinéma muet et marier le plaisir du cinéma, le spectacle et l'exigence d'un regard scientifique sur le 7ème Art. Pour cette troisième édition, la Cinémathèque de Toulouse affirme sa volonté d'aller à la rencontre d'un large public. Du 3 au 15 mars, Zoom Arrière se déroule dans plusieurs quartiers et lieux de Toulouse, de la Haute-Garonne et de Midi-Pyrénées. Une partie de la programmation sera reprise à Paris, Grenoble, Nice et Perpignan et trouvera même un écho au prochain Festival de Bologne en Italie


Magie et Cinéma : de Méliès à nos jours. La Cinémathèque de Toulouse a choisi de mettre à l'honneur la fantaisie et l'imaginaire, effectuant un zoom arrière sur l'origine même du cinéma. Cette édition consacrée à "Magie et Cinéma" sera présidée par le réalisateur Jean-Pierre Jeunet. Le festival s'ouvrira par une séance exceptionnelle de films de Méliès, cinéaste français pionnier du 7ème Art, inventeurs des trucages. De Méliès à nos jours, une programmation riche avec des films de Murnau, Ingram, l'Herbier, Clair, Burton, Gilliam, Gondry... Les 6 et 7 mars, Jean-Pierre Jeunet présentera ses films : Delicatessen, la Cité des enfants perdus, Alien IV, Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles. Le 7 mars, il animera une master class accompagné de sa créatrice de costumes Madeline Fontaine et des réalisateurs d'effets spéciaux de ses films « Les Versaillais ».


L'Image des juifs dans le cinéma de Russie et d'Union soviétique : Kinojudaica. L'archive invitée du Festival sera le Gosfilmofond de Moscou, 3ème archive mondiale, créée en 1948. En présence de son responsable et de la directrice des Archives Russes du film documentaire, Zoom Arrière propose une importante rétrospective de films à thématique juive produits entre 1910 et 1960. A travers 31 films, Kinojudaica est l'occasion de découvrir tout un pan méconnu de la culture juive d'Europe centrale et orientale. Inédits en France voire même en Russie, certains films de la Gosfilmofond sortent directement des archives du KGB et n'ont jamais été projetés. Les 12 et 13 mars, un colloque international, permettra de replacer cette production dans une perspective historique.


3 expositions, 3 temps fort du festival Zoom Arrière.Du 2 février au 16 mars, la Cinémathèque de Toulouse propose une présentation d'affiches américaines et française de cinéma d'avant 1914. Ces affiches, extrêmement rares, couvrent une période riche et encore mal connue de l'histoire du cinéma : la première partie des années 1910.Du 6 au 13 mars, Pierrick Sorin, artiste vidéaste, investira le TNT-Théâtre de la Cité pour une exposition-parcours « Méliès » : installations vidéo, films, théâtre optiques, créations interactives. Pierrick Sorin met tout en oeuvre pour apparaître comme par magie dans l'espace, sous forme de petit hologramme...Du 4 mars au 26 avril, Eric Rondepierre, photographe plasticien, exposera à la Fondation Ecureuil pour l'Art Contemporain. Autour de ses oeuvres qui mobilisent plusieurs registres : texte, peinture, cinéma et photographie, l'artiste rencontrera le public de la Cinémathèque le 5 mars.

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : leparisien.fr avec l'AFP en ligne le 28 février
à 22h 57
sur Diasporablog à 23h 35


Syndicaliste tué en Guadeloupe :
5 mises en détention requises



Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre a indiqué samedi avoir requis cinq mises en détention pour les personnes mises en cause dans la mort du syndicaliste Jacques Bino. Deux juges d'instruction ont été désignés et ils auditionnaient toujours, samedi en fin d'après-midi, les cinq personnes mises en cause. «Le placement en détention de ces cinq personnes sera requis», a indiqué au cours d'une conférence de presse le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre.

Son réquisitoire introductif vise les cinq personnes mises en cause pour association de malfaiteurs, violences aggravées et entrave délictuelle à la circulation, et l'une d'elles seulement pour meurtre et tentative de meurtre. L'homme incriminé, un Guadeloupéen de 34 ans, déjà condamné à trois reprises pour violences avec armes, s'était présenté de lui-même aux enquêteurs après une perquisition à son domicile et le placement en garde à vue de sa compagne. Il est incriminé par «des témoignages multiples et concordants», selon le procureur.

Ce dernier a indiqué que des munitions du même type et de la même marque, des balles à ailettes de type Brenneke et de calibre 12, avaient été saisies en trois lieux différents, «dont un grand nombre au domicile» du principal suspect. «L'arme n'a pas été retrouvée et est toujours recherchée», a précisé le magistrat. «Des éléments concordants laissent à penser que celui qui a tiré était persuadé de le faire sur une voiture de patrouille de la brigade anti-criminalité» de la police, a encore indiqué le procureur. Il a précisé que des témoignages recueillis au cours de l'enquête décrivaient «une personne en train de tirer, très posément, en épaulant son arme».

Selon M. Prêtre, trois des quatre autres personnes déférées devant les juges d'instruction avaient déjà fait l'objet de condamnations pour des violences et voies de fait, le quatrième étant inconnu de la justice. Ces quatre hommes, âgés de 30 à 39 ans, étaient sur les lieux au moment du meurtre du syndicaliste et, selon le magistrat, impliqués dans la mise en place de barrages dans la nuit du 17 au 18 février à Pointe-à-Pitre. C'est en se présentant en voiture devant l'un de ces barrages que le syndicaliste Jacques Bino, membre du collectif intersyndical LKP, avait été tué.

PASDE
GOUVERNEMENT
DUNIONNATIONAL
ENISRAËL
Source : le site de Ouset-france en ligne le 28 février


Netanyahu renonce à s'allier avec Livni

Benjamin Netanyahu, chargé de former le gouvernement israélien a renoncé à ses efforts visant à s'allier avec le parti centriste Katima de Tzipi Livni. Cette décision, prise à l'issue de l'échec, la veille, d'une seconde série de pourparlers avec Kadima, accroît les chances d'un gouvernement de coalition avec les petits partis de droite et religieux hostiles à toute concession territoriale dans lesnégociations de paix avec les Palestiniens. Livni, ministre sortante des Affaires étrangères, accuse Netanyahu d'être trop tiède à l'égard d'une solution, d'inspiration américaine, à deux Etats - un Etat palestinien couvrant la Cisjordanie et la bande de Gaza, coexistant pacifiquement avec Israël.

ISRAËL
ADEUX
FACES
Source : lefigaro.fr en ligne le 27 février


Deux Israël dos à dos



La chronique d'Alexandre Adler.



«Berechit bara Elohim », « Au commencement Dieu créa… » Comme chacun le sait, la Bible et plus précisément la Genèse ne commence pas par un A, mais par un B, pas par un aleph, mais par un beit. Or comme chacun sait que les lettres hébraïques sont aussi des chiffres, voici le destin d'Israël marqué par le signe du 2 et non du 1.

Si l'unité est réservée au Créateur, plus humblement Israël, et les Juifs d'aujourd'hui, en simples mortels, sont évidemment placés sous le signe de la dualité. Il y a eu deux dynasties, celle de Saül, puis celle de David, deux temples, à l'époque moderne des Ashkénazes et des Séfarades, pour ne pas parler d'Israël (l'État) et de la Diaspora.
Ainsi, il y a toujours eu également deux Israël : le premier, essentiellement laïque, tourné vers la modernité, qu'elle fût socialiste et soviétique dans les années 1950 ou néolibérale et américaine dans les années 1990, a toujours en tout cas tenté de mettre le messianisme traditionnel en marge, pour se concentrer sur la création d'un État viable, complexe, porté au compromis avec la communauté internationale, dont Theodor Herzl, le fondateur du sionisme politique, avait voulu faire un art.

L'autre Israël, même s'il a rejoint en cabine de troisième classe le projet sioniste, a pour lui de dévoiler les fondements véritables du projet, la fidélité à la parole de Dieu, l'ambition de rassembler sur une même terre tous les Juifs aujourd'hui dispersés à sa surface et la sauvegarde de l'intégrité d'un territoire peu ou prou défini par les frontières du dernier État juif indépendant, celui d'Hérode et de ses fils, qui pourtant ne brillaient pas par l'intensité de leur piété.
Car, il faut bien le comprendre, entre ces deux Israël, le clivage n'est pas entre religieux et laïques, bien que la divergence d'origine soit effectivement d'ordre religieux. Nombreux sont en effet les croyants qui sont aujourd'hui d'accord avec l'existence d'un État palestinien à côté d'Israël et dans des frontières viables et décentes, nombreux sont hélas les laïques qui ont suffisamment intériorisé le messianisme territorial pour le proposer aujourd'hui coupé de ses racines autrefois théologiques.

À quelque chose malheur est bon, le parti ethnocentrique russe Israël Beitenou d'Avigdor Lieberman a tout le moins pour avantage de montrer l'existence d'une force politique intransigeante qui n'a rien de religieux : les ouailles de Lieberman continuent à se demander pourquoi Poutine, qu'ils admirent tous, a pu régler le problème tchétchène par les moyens que l'on sait et pourquoi les Israéliens doivent tolérer chez eux des « culs noirs » qui les narguent. Élevés dans leur grande majorité dans la défunte Union soviétique, ils en ont gardé des talents artistiques et intellectuels considérables, mais une ignorance quasi totale des règles démocratiques, qui leur semblent aussi factices qu'elles le semblent aussi à la quasi-totalité des Arabes palestiniens.

Ces deux Israël s'affrontent à présent, une moitié contre l'autre presque exactement si l'on considère qu'à la gauche et au parti centriste Kadima de Tzipi Livni doivent aussi s'ajouter quelques élus religieux modérés et quelques députés arabes qui se considèrent réellement comme Israéliens. Pour peu que ce dualisme s'aggrave, comme entre 1940 et 1945, entre Ben Gourion et les nationalistes impénitents du Etzel et du Groupe Stern, et le danger s'accroît pour tout le peuple juif.

Il est incontestable que Nétanyahou a parfaitement compris les enjeux du moment actuel : bien qu'il existe une majorité parlementaire arithmétique pour un bloc des droites, qui refuse effectivement la création d'un État palestinien et son imparable conséquence, l'évacuation des deux tiers des implantations en Cisjordanie, Nétanyahou se refuse pour l'instant à le constituer, et marque sa préférence pour un gouvernement d'union nationale, avec le centre de Kadima certainement, peut-être même avec les travaillistes de Barak, dans le but évident de s'empêcher de réaliser son propre programme et de placer ainsi Israël en position d'accusé devant la communauté internationale, et surtout devant les États-Unis d'Obama.

En face, Tzipi Livni et le chef de l'État Shimon Pérès se demandent s'il ne vaut pas mieux placer le premier ministre désigné devant ses contradictions et lui faire assumer l'irresponsabilité des positions qu'il a cru devoir prendre dans la campagne électorale, quitte à repasser devant les urnes en catastrophe d'ici à un an ou un an et demi. Cette position a ses mérites logiques en temps de paix, mais dans une telle situation de tension régionale créée par la menace nucléaire iranienne et l'avancée politique du Hamas au sein de l'État palestinien en construction, cette posture est extrêmement dangereuse.

Mieux vaut un Israël confus, un peu hystérique, contradictoire mais uni dans une circonstance aussi grave. Il sera temps alors de voir si Nétanyahou doit s'avérer un souverain idéologue, dépressif et méfiant comme le fut Saül, ou bien un chef de guerre pragmatique, menteur, moderne et glorieux comme le fut le roi David qui, se reniant souvent, conduisit à la fin son peuple à bon port.

DURBANII
Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne le 27 février


Pas d'USA au sommet sur le racisme


Les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme, qui doit se tenir fin avril à Genève, a indiqué un responsable du département d'Etat sous le couvert de l'anonymat."Nous ne nous engagerons pas plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré à l'AFP ce haut responsable du département d'Etat.

La Conférence "Durban II" sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s'était déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s'était terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.Le département d'Etat américain avait envoyé à Genève une délégation chargée de prendre part aux discussions préparatoires, en soulignant qu'aucune décision n'était encore prise quant à la participation ou non des Etats-Unis à la conférence.

vendredi, février 27, 2009

ISRAËL
HAMAS
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France en Israël
diffusée le 27 février


Israël aurait transmis au Hamas
une nouvelle liste de prisonniers


Les pourparlers de « réconciliation nationale » entre treize organisations palestiniennes, dont le Hamas et le Fatah, se sont ouverts hier au Caire par une déclaration conjointe en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale, rapporte le Haaretz. Selon les chefs des délégations du Fatah et du Hamas, Ahmed Qoreï et Moussa Abou Marzouk, les organisations sont parvenues à un accord de principe sur la création d’un gouvernement de transition qui siègera jusqu’en décembre 2009 et sera chargé de préparer les élections présidentielles et législatives. De plus, cinq comités conjoints seront mis en place pour débattre de tous les sujets de désaccord entre les parties. Le travail de ces comités débutera le 10 mars prochain pour se terminer dix jours plus tard.

Selon Ahmed Qoreï, les organisations n’ont pas encore convenu de la constitution du gouvernement transitoire, qui pourrait aussi bien être composé de fonctionnaires que d’hommes politiques. Les organisations ont par ailleurs convenu de mettre fin à l’incitation à la haine entre elles ainsi qu’aux arrestations politiques en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

L’émissaire du Premier ministre Ehud Olmert, Ofer Dékel, s’est rendu hier au Caire où il a rencontré le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Suleiman, à l’heure où une délégation de dirigeants du Hamas se trouvaient eux aussi dans la capitale égyptienne. Le Haaretz rapporte que M. Dékel a remis aux Egyptiens la nouvelle offre israélienne concernant un échange de prisonniers. Selon cette offre, Israël libèrera deux cent vingt prisonniers ayant « du sang sur les mains » sur les quatre cent cinquante que compte la liste dressée par l’organisation islamiste et permettra au Hamas de choisir deux cents noms supplémentaires sur une liste de quatre cents élaborée par Israël. Selon des sources palestiniennes, le désaccord entre les deux camps ne concernerait que quelques dizaines de noms.

Selon le Yediot Aharonot, Ofer Dékel a proposé à Omar Suleiman « un marathon de pourparlers indirects entre Israël et le Hamas au Caire » afin d’achever les négociations sur l’échange de prisonniers et la libération de Guilad Shalit. Le journal rappelle que ces deux dernières années, Israël a déjà fait à deux reprises une offre semblable qui, dans les deux cas, a été rejetée par le Hamas, qui craint d’avoir à prendre des décisions sous la pression. En Israël on attend maintenant la réponse du Hamas qui devrait être donnée ce week-end, et on espère que cette fois-ci elle sera positive, le Hamas ayant intérêt à obtenir un accord avant la fin de mandat d’Ehud Olmert.

Le journal rapporte par ailleurs que deux roquettes Qassam se sont abattues hier dans la région de Sdérot, l’une d’entre elle a endommagé une maison de la ville. L’armée de l’air a riposté en bombardant sept tunnels servant à la contrebande d’armes sous la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Dans ce contexte, le journal cite des responsables du commandement militaire de la région sud qui mettent en garde contre un retour progressif à la situation qui prévalait avant l’opération « Plomb durci ». « Le Hamas tente de nous habituer à une portion quotidienne de roquettes qui ne fait que grandir de jour en jour », s’indigne un de ces officiers. Selon lui, la dissuasion israélienne obtenue grâce à l’opération « Plomb durci » subit un processus d’érosion graduelle. En effet, depuis que le cessez-le-feu a été proclamé, il y a quarante jours, une centaine de roquettes et d’obus de mortier se sont abattus sur le territoire israélien, faisant quatre blessés légers.

LENEGATIONNIS%E
DANSLEGLISE
Source : lefigaro.fr en ligne le 26 février


Williamson demande pardon
après ses propos négationnistes


Jean-Marie Guénois


Expulsé d'Argentine en raison de ses thèses négationnistes, l'évêque britannique est arrivé mercredi à Londres. Dans une lettre au Vatican, l'évêque intégriste demande «pardon devant Dieu» pour ses déclarations, sans revenir explicitement sur ses propos négationnistes.

Le feuilleton Williamson continue. L'évêque lefebvriste, expulsé d'Argentine à la suite de ses propos négationnistes, vient d'écrire une lettre à la commission Ecclesia Dei, le service du Vatican chargé du dossier intégriste, pour «demander pardon devant Dieu à toutes les âmes qui se sont senties honnêtement scandalisées par ce qu'[il a] dit».
Ce qu'il a dit est internationalement connu. Le 21 janvier, jour où Benoît XVI faisait officiellement signer le décret de levée des excommunications frappant les quatre évêques ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre en 1988 - dont Mgr Ri­chard Williamson - une interview de ce dernier était diffusée par une télévision suédoise. Il y minimisait le nombre de victimes de la Shoah et niait que des Juifs aient été tués dans des chambres à gaz. Ce qui provoqua une polémique mondiale.
Dans le document diffusé jeudi, l'évêque britannique qui est arrivé mercredi à Londres, ne répond toujours pas sur le fond. «Non-historien» il reconnaît simplement avoir fait part d'une «opinion» qu'il s'est forgée «il y a vingt ans, sur la base de preuves alors disponibles mais rarement exprimées en public».


«Regrets sincères»

Il ne dit pas non plus avoir changé d'avis. Déjà sommé de revenir sur sa position, il a effectivement prévenu qu'il se donnait le temps de se documenter et changerait de vue s'il trouvait des éléments probants à ses yeux. «Le Saint-Père et mon supérieur (Mgr Bernard Fellay, NDLR) m'ont demandé de reconsidérer les déclarations que j'ai faites à la télévision suédoise», a-t-il écrit.
Le propos de cette lettre revient donc à «regretter» une seconde fois ses affirmations. Non en raison de leur contenu mais pour leurs «graves conséquences». Il ne se serait pas exprimé, assure-t-il «s'il avait su à l'avance le mal et la douleur qu'elles ont provoqués, surtout à l'Église» et, mention nouvelle, «aux survivants et aux familles des victimes qui ont subi les injustices du IIIe Reich».

Autre nouveauté, l'évêque dit assumer toute «la peine» provoquée par cette affaire. «Les événements des dernières semaines et le conseil des supérieurs de la Fraternité Saint Pie X m'ont convaincu d'être responsable de la douleur qui s'est ensuivie, écrit-il. Comme a affirmé le Saint-Père, tout acte de violence injuste contre un homme blesse toute l'humanité.»

Curieusement, ce document n'a pas été diffusé par le Vatican mais par l'agence de presse Zenit - contrôlée par le réseau laïc des Légionnaires du Christ - à qui le cardinal Castrillon Hoyos, responsable de la commission Ecclesia Dei, aurait remis la lettre. Il est vrai que le directeur de la salle de presse du Saint-Siège - le canal officiel d'information - le jésuite Federico Lombardi, avait publiquement critiqué la gestion de cette affaire par le cardinal Castrillon Hoyos. Le père Lombardi a d'ailleurs indiqué jeudi soir ne pas être informé de cette lettre. Il la considère, au nom du Saint-Siège, comme un simple «courrier privé».

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 27 février


Guadeloupe : accord trouvé sur les salaires


8 réactions

Seuls 15 à 17.000 salariés sur 85.000 sont concernés par l'accord qui prévoit une augmentation de 200 euros, en raison du refus du Medef et de sept autres organisations patronales de rejoindre la table des négociations.


Un accord a été signé en Guadeloupe dans la nuit du jeudi au vendredi 26 février, pour une augmentation des bas salaires mais seuls 15 à 17.000 salariés sur 85.000 sont concernés à ce stade en raison de l'absence du Medef et d'autres organisations patronales aux négociations, a annoncé le préfet de Guadeloupe."Un certain nombre d'organisations patronales ont signé avec le LKP un accord qui prévoit une augmentation de 200 euros avec une participation de l'Etat à hauteur de 100 euros", a déclaré le préfet Nicolas Desforges à la presse après une nouvelle journée marathon de près de huit heures et qui s'est achevé vers minuit (heure locale).
15 à 17.000 salariés sur 85.000Mais cet accord a une "base étroite" et "il faut l'élargir", a ajouté le préfet car "toutes les organisations patronales ne l'ont pas signé"."Pour le moment il ne concerne que 15 à 17.000 salariés sur 85.000 salariés", a-t-il précisé"Cet accord, c'est une avancée mais sa base mérite d'être élargie", a insisté le préfet précisant que les médiateurs du gouvernement s'y emploieront "dès demain" vendredi à la reprise des discussions à 14h00 (locales)."Il s'agit d'intégrer ou de réintégrer à la table de négociations un certain nombre d'organisations patronales qui n'étaient pas présentes aujourd'hui", a-t-il conclu.


"Un premier pas" pour le LKP"

Aujourd'hui, on peut dire que c'est un premier pas. Il y a des organisations patronales qui ont fait le choix de ne pas participer aux négociations mais dès lundi nous allons demander l'extension des dispositions de cet accord à l'ensemble des entreprises de Guadeloupe", a déclaré à la presse Elie Domota.Il compte saisir pour cela le ministère du travail. "Il y a plus de 45.000 personnes qui vont toucher 200 euros" avec l'extension à toutes les organisations patronales "qu'aucune disposition juridique ne peut empêcher", a-t-il affirmé. "C'est un accord qui vaut son pesant d'or".Interrogé sur un appel à la fin de la grève générale, Elie Domota a répondu: "non, demain (vendredi) nous avons rendez-vous avec le préfet à 15h00 pour négocier sur différents points" dont "la baisse des prix de première nécessité, de l'eau et des transports". "Nous sommes dans un combat", a-t-il ajouté.


Le préfet dément le Medef

Le Medef et sept autres organisations patronales ont refusé de rejoindre jeudi la table des négociations en raison d'un "climat d'intimidation et de violences" entretenu, selon elles, par le collectif intersyndical LKP qui mène la mobilisation depuis plus d'un mois sur l'île.Le préfet de la Guadeloupe, Nicolas Desforges, a déclaré jeudi qu'il "s'inscrivait en faux" contre les affirmations du Medef selon lesquelles son président, Willy Angèle, aurait été physiquement menacé par le leader du LKP, Elie Domota, durant les négociations de la veille.



jeudi, février 26, 2009

RETRAITDESTROUPES
AMERICAINESENIRAK
Source : dépêche AFP diffusé le 26 février à 22H
sur Diasporablog à 23h 12


Etats-Unis:
Obama annoncera vendredi ses plans
de retrait d'Irak



WASHINGTON (AFP) — Le président Barack Obama annoncera vendredi ses plans pour un retrait des soldats américains d'Irak, a dit son porte-parole Robert Gibbs jeudi à la presse.
"Je sais que le président présentera demain une stratégie (qui appliquera) la décision de retirer nos forces d'Irak, comme il l'a promis tout au long de la campagne" présidentielle, a dit M. Gibbs.
M. Obama doit prononcer vendredi un discours à la base de Marines de Camp Lejeune en Caroline du Nord (sud-est).

M. Gibbs n'a pas précisé en combien de temps M. Obama comptait rapatrier les soldats américains. Il a seulement laissé entendre que M. Obama laisserait, comme prévu, une force résiduelle pour entraîner les forces de sécurité irakiennes, combattre les extrémistes et protéger les intérêts américains.
M. Obama penche pour un retrait de la plupart des unités de combat étalé sur 19 mois, c'est-à-dire d'ici à la fin de l'été 2010, a déclaré mercredi un responsable sous couvert d'anonymat.

Cela ferait trois mois de plus que ce que M. Obama promettait pendant sa campagne.
M. Obama, un des rares opposants de la première heure à la guerre en Irak, n'en honorerait pas moins un de ses grands engagements en commençant à mettre fin à une guerre qui va entrer dans sa septième année et qui a profondément divisé l'opinion.

M. Gibbs a souligné que M. Obama avait demandé dès son entrée en fonctions à ses généraux et à ses conseillers des recommandations sur la manière dont il devait tenir sa promesse de retrait "responsable", c'est-à-dire qui ne mettrait pas en danger les soldats américains et ne risquerait pas de déstabiliser un pays situé dans une région stratégique et pétrolifère au voisinage de l'Iran.
"Le président a aussi dit durant la campagne qu'une force resterait en Irak pour des missions limitées d'entraînement et de combat contre le terrorisme. Le président parlera de cela de façon plus éloquente demain et présentera un plan", a-t-il dit.
Il y a actuellement plus de 140.000 soldats américains en Irak.

UNELEGENDE
DELAMUSIQUESOUL

RECU
ALAMAISONBLANCHE
Source : le site chorus via l'AFP en ligne le 26 février



Le chanteur Stevie Wonder à la Maison Blanche


Le concert, premier événement culturel majeur depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche le 20 janvier, a réuni plusieurs invités autour de Stevie Wonder, dont le ministre de la Justice Eric Holder, le chanteur Will.i.am et des élus américains.

Les chansons du roi du groove et légende de la musique noire ont constitué "la bande son de ma jeunesse" et m'ont aidé à trouver "la paix et l'inspiration, particulièrement dans les temps difficiles", en présentant Stevie Wonder, qui s'est vu décerner le second prix Gershwin pour l'ensemble de sa carrière par la Librairie du Congrès.
La Première Dame a raconté comment elle avait grandi en écoutant la musique de Stevie Wonder avec son grand-père. Des années plus tard, elle "a compris ce que Stevie voulait dire quand il chantait l'amour": "Barack et moi avons choisi la chanson +You and I+ comme chanson de mariage", a-t-elle dit.

Wonder, aveugle de naissance, natif du Michigan en 1950, a été récompensé par 22 Grammy awards au cours de sa carrière.
Le chanteur a assisté à de nombreux meetings de Barack Obama pendant la campagne électorale et s'était produit lors de la Convention nationale démocrate de Denver et lors des cérémonies d'investiture du premier président noir des Etats-Unis.

Il a dit espérer qu'Obama pourra réunifier le monde "pour qu'avant de mourir je puisse écrire des chansons sur l'amour, l'unité et des vraies chansons pleines de passion".



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LESANTILLES
ENCOLERE
Source : http://infos-antilles.over-blog.com/


LES ANTILLES? PAS SEULEMENT TOURISTIQUES
MAIS AUSSI SOCIALES
par

DANIEL THEAULT

DEBATTONS


Une nouvelle espèce

Sayed Kashua


Traduction :
Gérard pour La Paix Maintenant


Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir de vous informer que les 15 minutes de célébrité des citoyens arabes israéliens ont été inaugurées officiellement cette semaine. Je vous le dis, ces derniers jours, les Arabes se vendent comme des petits pains. Ils sont devenus le produit le plus demandé sur le marché international du loisir. Toute cette semaine, j'ai été contacté par des dizaines de journalistes étrangers, tous me suppliant de leur accorder une interview. Radios, télévisions, journaux, sites web, tout.

L'occident découvre le phénomène naturel connu sous le nom de citoyens arabes israéliens et, sauf erreur de ma part, le brevet est enregistré sous le nom d'un scientifique russe du nom de Lieberman. Le slogan « Pas de citoyenneté sans loyauté » a, semble-t-il, semé la confusion dans les médias étrangers. "Attendez", se sont demandé les rédacteurs en chef en Europe e taux Etats-Unis, "de quelle citoyenneté parle-t-il ? Depuis quand lesPalestiniens ont-ils une citoyenneté ?" Des anthropologues et des zoologues ont été appelés à la rescousse pour fournir des explications.

Après de longues et délicates expériences en laboratoire, ils sont parvenus à la conclusion qu¹il s'agissait d'un phénomène bien connu, auquel un petit groupe d'historiens ont parfois fait référence sous le terme scientifique de « Arabes israéliens ». D'autres chercheurs, qui ont noté le phénomène, les ont appelés « citoyens palestiniens d'Israël ». D'autres encore ont préféré les cataloguer en utilisant des chiffres ; ils se nomment alors les « Arabes de 48 ».

Certains représentants des médias étrangers ayant accumulé des années d'expérience en Israël étaient déjà au courant de l'existence des citoyens arabes du pays, mais pour des raisons internes, ils ont choisi, jusque récemment, de cacher ce phénomène à leurs lecteurs, pour ne pas semer chez eux la confusion et le désarroi. Toute cette histoire d'Israéliens et de Palestiniens était déjà assez compliquée, et l'introduction d'éléments nouveaux comme des Arabes israéliens ne ferait que compliquer les choses. Le consensus s'est donc fait autour de l'idée qu'il était préférable de s'entenir aux deux camps, les Palestiniens et les Israéliens.

Au début, je n'ai pas compris pourquoi j'étais soudain submergé de demandes d'interview. Et puis, j'ai tapé sur Google la requête « Arabes israéliens » et découvert que mon nom apparaissait dans Wikipedia en tant qu'exemple vivant du phénomène. J'étais mentionné en même temps que deux autres écrivains : le grand et regretté Emile Habibi, et Anton Shammas, qui a quitté le pays il y a des années et qui, depuis, gagne (bien) sa vie en donnant des conférences dans de prestigieuses universités américaines pour tenter d'expliciter le concept. Ce qui me donne l'occasion, du moins selon Google, d'être le premier choix si l'on veut préparer un article sur « lesArabes israéliens ». "Vous voyez ?", me trouvai-je en train de me tordre la mâchoire pour parler anglais avec le journaliste de la BBC envoyé tout spécialement depuis Londres pour s'entretenir avec moi. "Vous comprenez ?", demandais-je régulièrement, ne recevant en retour qu'un regard hébété et perdu dujournaliste, "Der ar deefreent kayndes off Erabs." (1)

Bien entendu, je faisais de mon mieux pour dire du mal de l'Etat d¹Israël. "Ray-cee-zem"(2)était l'un des mots que je m'entendais insérer toutes les deux phrases. J'essayai de lui décrire le statut du citoyen arabe, la discrimination et l'abandon, et lui offris un long rapport sur toutes les terribles difficultés dont souffraient les localités arabes.­ "Attendez", demanda un journaliste d'un journal américain très connu, "lesArabes israéliens ne vivent pas dans les villes israéliennes ?"­ "Non non, vous n'y êtes pas du tout. Les Arabes habitent des villes et desvillages arabes, très à l'abandon, vous savez, ray-cee-zem, tout ça. Il y a quelques villes mixtes, mais dans la plupart des endroits, il y a une séparation nette entre les quartiers arabes et juifs."Dees-kreem-ee-nay-shun. (3)"­

"Alors, ce que vous dites en fait, c'est que la plupart des Arabes en Israël vivent dans des camps de réfugiés", résuma le journaliste.Ya'allah, comment expliquer ça à cet imbécile ? Je repris depuis le début.­ "Vous savez, der ar deefreent kayndes off Erabs."­ "Dites-moi, s'il vous plaît", demanda une journaliste venue d¹Allemagne,"avec tout ce que vous m'avez dit, je n'arrive pas à comprendre comment voushabitez un quartier juif."­ "Comment ? Euh ...Eh bien ..."Je commençai à bégayer. Après avoir sorti tous ces ray-cee-zem et cesdees-kreem-ee-nay-shun, habiter un quartier juif devait lui paraître suicidaire. ­ "C'est pour une recherche", me retrouvai-je en train de lui expliquer."Oui, c'est pour un livre que je suis en train d'écrire. Une enquête sur leray-cee-zem dans la société israélienne, j'ai dû déménager du village très très à l'abandon où j'ai grandi pour m'installer dans un quartier juif."­ "Alors, comment avez-vous fait pour survivre", me demanda-t-elle avecempathie. "Comment vos voisins ont-ils réagi ?"­ "Il est évident que le ray-cee-zem sera la conclusion de mon étude."

Je me calai au fond du canapé. "Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que nous subissons ici. Un cauchemar. Veuillez m'excuser, je dois aller voir qui està la porte", dis-je, en faisant un gros effort pour m'ébrouer et me débarrasser de toute cette souffrance. Je me levai d'un air las pour aller voir qui avait sonné. C'était mon voisin, un type vraiment très bien, qui voulait savoir si j'avais envie de me faire une toile avec lui.­ "OK. Laisse-moi juste le temps de me débarrasser de cette Allemande etj¹arrive."Je retournai au salon et m¹assis face à la journaliste, horrifiée.­ "Qui était-ce ?"­ "Le voisin."­ "Et tout va bien ? Que voulait-il ? Pouvez-vous me le dire ?"­ "Oh, toujours la même chose", répondis-je avec une expression angoissée."Tous les jours, c'est la même histoire. Il frappe à la porte et quand j'ouvre, il me crache dessus et s'en va."Je levai la main comme pour m'essuyer le visage, et la journaliste allemande versa une larme.



(1) "Il y a toutes sortes d¹Arabes", en anglais phonétique drolatique dansle texte (ndt)

(2) "Racisme" (idem)

(3) "Discrimination" (idem)

UNE
HISTOIRE
JUIVE
Source : le site de la Tribune de Genève
en ligne le 26 février à 20h 48
sur Diasporablog à 21h 06


Israël:
divorcée à 14 ans après un mariage "pour rire"


Jérusalem

Une adolescente de 14 ans est la plus jeune divorcée jamais enregistrée en Israël. Elle avait épousé son petit ami de 17 ans "pour rire", mais les parents du couple a fait pression pour qu'ils mettent un terme à leur union.

Une adolescente de 14 ans est la plus jeune divorcée jamais enregistrée en Israël. Elle avait épousé son petit ami de 17 ans "pour rire", mais les parents du couple a fait pression pour qu'ils mettent un terme à leur union.

L'adolescente, qui refusait à son époux le divorce, a en fin de compte accepté de le lui accorder en échange du versement, par les parents du garçon, d'une somme de 2000 euros, selon l'acte du tribunal rabbinique de Jérusalem. Il n'y a pas en Israël de législation civile sur le mariage et le divorce.

La loi juive stipule qu'un mariage est valide à condition qu'un homme offre à une femme une bague devant témoins, lui déclare qu'elle est son épouse, avant de consommer cette union. Or, ce très jeune couple avait très précisément rempli les trois conditions, au grand dam de leurs parents.

ISRAËL
LATURQIE
LAREPRISE
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 26 février


Le président turc pourrait se rendre
en Israël en 2009


Le président turc, Abdullah Gul, envisage de se rendre en Israël en visite officielle dans les prochains mois afin de mettre fin à la crise diplomatique entre les deux pays, rapporte le Haaretz. Un responsable de la communauté juive turque qui se trouvait en Israël la semaine dernière a remis au président Shimon Pérès une lettre personnelle de M. Gul, dans laquelle ce dernier fait part de sa volonté d’effectuer une visite officielle en Israël en 2009. Il y indique en outre qu’il espérait effectuer cette visite en janvier 2009, mais que cela n’a finalement pas été possible.

Des responsables israéliens estiment que le report de la visite est lié à l’opération « Plomb durci » menée par Israël dans la bande de Gaza et que la visite du président turc aura lieu au cours du deuxième semestre de 2009, les préparatifs intensifs en vue de la visite du Pape, en mai prochain, ne permettant pas de l’organiser plus tôt.

En Israël on considère la lettre adressée par M. Gul à M. Pérès comme un signe positif en vue d’une réconciliation entre les deux pays. Le journal rappelle que MM Pérès et Gul entretiennent des relations amicales et ont gardé le contact tout au long du conflit à Gaza, afin d’essayer de contenir l’intensité de la crise entre les deux pays. Dès le début du conflit à Gaza, le président turc a eu une attitude plus modérée que son Premier ministre, Recep Tqayyip Erdogan, même s’il a appuyé ce dernier après son altercation médiatisée avec Shimon Pérès, à Davos.

DIFFICILE
ACCOUCHEMENT
DUGOUVERNEMENT
ISRAELIEN

Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 26 février


Guidon Saar :
« Le pays a besoin qu’un gouvernement
soit formé le plus vite possible »



L’équipe de négociation du Likoud, dirigée par Guidon Saar, a rencontré hier les représentants des partis Israël Béteinou, Shas et Yehadout Hatora. Les pourparlers en vue de la formation du prochain gouvernement se poursuivent aujourd’hui avec les partis Ha’ihoud Haleoumi et Habayit Hayehoudi.

Selon le Yediot Aharonot, à l’heure actuelle il semble que les chances que Kadima ou le parti travailliste rejoignent la coalition soient faibles et l’objectif de Netanyahu est de présenter son gouvernement d’ici deux semaines. « Le pays a besoin qu’un gouvernement soit formé le plus vite possible », a déclaré hier Guidon Saar. Néanmoins, Binyamin Netanyahu rencontrera vendredi la présidente de Kadima, Tzipi Livni, et le président du parti travailliste, Ehud Barak.

Le seul véritable obstacle à la formation d’un gouvernement de droite reste les divergences des parti Shas et Israël Béteinou en matière de rapports entre religion et Etat. Toutefois, il semble lui aussi sur le point d’être surmonté. Ces derniers jours, écrit le journal, les deux partis mènent discrètement des négociations intensives afin de trouver une base commune qui leur permettra de siéger ensemble dans la coalition. Ces négociations sont dirigées par les députés David Rotem d’Israël Béteinou et Yaakov Mergui de Shas.

Une fois que les différentes formations se seront mises d’accord sur la plateforme du gouvernement, viendra l’étape de la répartition des portefeuilles. Binyamin Netanyahu devrait alors intervenir et négocier personnellement cette question face au président d’Israël Béteinou, Avigdor Lieberman, et celui de Shas, Eli Yishaï.

Selon le Haaretz, Israël Béteinou réclame notamment que l’actuel ministre de la Justice, Daniel Friedmann, reste à son poste dans le prochain gouvernement. Il s’agit d’une demande problématique de la part d’un parti dont le président fait l’objet d’une enquête judiciaire pour fraude fiscale et blanchiment de fonds. Toutefois, de hauts responsables du Likoud estiment que si Binyamin Netanyahu doit former un gouvernement restreint de droite, il devra se plier à cette exigence. De même, M. Netanyahu pourrait décider de détacher la Direction générale des impôts du ministère des Finances afin de permettre, malgré l’enquête, la nomination d’Avigdor Lieberman à la tête de ce ministère. Israël Béteinou réclame également le portefeuille de la Sécurité intérieure.

Shas devrait réclamer les portefeuilles de l’Intérieur et du Logement tandis que Yehadout Hatora demandera la présidence de la commission des Finances de la Knesset et un poste de vice-ministre du Logement.
Lors d’une réunion interne du Likoud, Binyamin Netanyahu a affirmé que lors de leur rencontre de demain il s’adressera à Tzipi Livni d’une manière « raisonnable, directe et sincère » et lui fera une « offre véritable », mais qu’il n’a pas l’intention de déclarer qu’il soutient une solution de deux Etats pour deux peuples, comme le réclame Livni. « Nous allons former un gouvernement efficace et stable, je ne sais pas encore dans quelle mesure il sera large. Contrairement à ce que pensent certains, il ne sera pas dénué de programme politique. Les pourparlers diplomatiques que je mènerai seront réalistes et porteront sur une paix économique, le renforcement de la sécurité et ils obtiendront des résultats », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, écrit le journal, Tzipi Livni bénéficie d’un calme relatif dans les rangs de son parti et, officiellement, tous les députés soutiennent sa décision de ne pas rejoindre la coalition formée par le Likoud. Selon un haut responsable de Kadima, les membres du parti craignent en effet d’entrer en conflit avec Livni qui, si le parti finit par entrer au gouvernement, sera celle qui décidera de la distribution des portefeuilles. Toutefois on estime que si la rencontre de demain avec Netanyahu ne donne pas de résultats, certains hauts responsables de Kadima, comme, par exemple, le numéro deux du parti Shaul Mofaz, pourraient réclamer un nouveau débat et la création d’une équipe de négociation avec le Likoud.

SAUVEZLECAMP
DAUSCHWITZ
Source : lemonde.fr en ligne le 25 février


Auschwitz, lieu de mémoire en péril


AUSCHWITZ, VARSOVIE (POLOGNE)
ENVOYÉE SPÉCIALE

Une inscription sur une dalle noire se détache sur l'épais tapis de neige. "Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfants, en majorité des juifs de divers pays d'Europe, soit à jamais pour l'humanité un cri de désespoir et un avertissement." Cette résolution, écrite dans vingt et une langues, est gravée au pied du mémorial sur le site d'Auschwitz-II-Birkenau.

Bientôt, la neige fondra et la terre dégèlera. Les ruines des baraques en bois et des chambres à gaz et crématoires seront alors, une fois de plus, soumises aux mouvements du sol. Il faut les protéger pour éviter, à terme, qu'elles ne s'effondrent.
Ce n'est qu'un des nombreux travaux indispensables à la préservation de l'ancien camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. En janvier, le Musée d'Etat Auschwitz-Birkenau, qui gère les anciens camps, les visites et les expositions, a rendu publics ses besoins : 60 millions d'euros pour parer au plus urgent, 120 millions pour le financement total de la conservation. Si rien n'est fait, le site est tout simplement menacé de disparition.
Or le budget du musée s'élevait en 2008 à 6,8 millions d'euros. C'est juste assez pour des "rafistolages", comme l'explique Jacek Kastelianec, responsable de la collecte des fonds. De cette somme, seuls 400 000 euros arrivent de l'étranger. Le reste provient pour moitié des revenus du musée (livres, publications - l'entrée du site est gratuite) et pour moitié du gouvernement polonais.

Car le musée est une institution d'Etat, financée depuis sa création, en 1947, par le ministère de la culture. Ce n'est qu'après l'ère communiste, dans les années 1990, qu'il a bénéficié d'aides étrangères ponctuelles pour sa restauration.
Le musée vient donc de créer une fondation chargée d'accueillir un fonds doté, dans l'idéal, de 120 millions d'euros à récolter, et dont les dividendes annuels (entre 3 et 5 millions) permettraient de subvenir aux besoins de restauration.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ? "Peut-être en raison de l'imprévoyance de l'ancienne direction", avance Serge Klarsfeld, vice-président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et nouveau membre du conseil de la Fondation Auschwitz-Birkenau. "Mais aussi du manque d'intérêt des gouvernements polonais. Ils ont pris conscience de cette nécessité récemment, avec l'augmentation du nombre de gens qui viennent." Wladyslaw Bartoszewski, ancien déporté, secrétaire d'Etat chargé du dialogue international et directeur du Conseil international pour Auschwitz (IAC), conseil consultatif qui veille sur le devenir du site, offre une réponse complémentaire. "La génération des déportés arrive à la fin de sa vie. Il faut protéger cet endroit, le seul des camps inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. C'est une obligation pour ceux qui partent."

Dans l'atelier de conservation du site, financé par la Fondation Lauder, une équipe de dix personnes veille depuis 2003 à préserver objets et lieux. Sur une table, deux piles de feuilles jaunies attendent. Ce sont les rapports de l'institut d'hygiène SS, dans lesquels sont consignées les expériences médicales pratiquées sur les déportés. La restauration de ces feuilles, payée par le Land allemand de Rhénanie-du-Nord- Westphalie, coûte 600 000 euros et prendra trois ans. Le travail des conservateurs est difficile. Il ne s'agit pas de rendre beau, comme dans un musée d'art. Il s'agit de "conserver en l'état", explique l'une d'eux. "Le but n'est évidemment pas de construire Disneyland, résume M. Bartoszewski. On veut garder le lieu authentique." C'est aussi le travail du spécialiste chargé de la conservation végétale : sur la base d'archives, il fait en sorte que le paysage ressemble autant que possible à ce qu'il était à l'époque.

Dans une autre salle, des blocs rouges et blancs sont numérotés. Ce sont des essais pour reproduire à l'identique les sols de certains bâtiments. Car dans les baraques en brique aux murs décolorés, le sol est abîmé. Il y a des trous. Il faut donc recréer les matériaux utilisés dans les années 1940. Parfois, il faut aussi remplacer des planches de bois gonflées d'humidité ou usées par le temps.
Ailleurs encore, on tombe sur une reproduction du portail "Arbeit macht frei", qui remplaçait l'original pendant sa restauration ; ou sur une grande fresque qui se trouvait, à l'origine, dans l'ancienne cantine des SS.

Parmi les premières tâches à effectuer, le conservateur Rafal Pirio cite la sauvegarde des baraques en bois et en brique de Birkenau et des onze bâtiments d'Auschwitz-I qui abritent l'exposition principale. Cette dernière, qui conduit les visiteurs à travers onze baraques, doit aussi être rénovée. Car elle est inchangée depuis... 1947. Dans ces salles, où l'affluence est grande, sont montrées, derrière des vitres, des tonnes de cheveux de déportés et des chaussures d'enfants. Les chaussures seront restaurées, mais le musée a choisi de laisser les cheveux tomber en poussière.

Le site comprend 155 bâtiments et 300 ruines sur près de 200 hectares. En arrivant à Birkenau, le visiteur reste sidéré par l'étendue des lieux. Les vestiges des baraques-dortoirs, encadrés de fils barbelés qui rouillent et de leurs poteaux en béton qui s'érodent, s'étendent à perte de vue. Les ruines des baraques en bois ponctuent le long quai où arrivaient les trains.
La préservation d'un lieu de mort n'est bien sûr pas dénuée d'ambivalence. "J'ai souvent eu un sentiment un peu mitigé devant l'idée qu'il fallait restaurer un lieu comme celui-ci, dit Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et membre du Conseil international pour Auschwitz. D'un autre côté, si l'on ne restaure pas, cela disparaîtra. Auschwitz est un signal pour l'Europe et pour le monde. Il ne peut pas disparaître physiquement."

Au fil des ans, le statut d'Auschwitz a changé. Il est devenu le symbole par excellence de la folie nazie. Les chiffres de fréquentation le confirment : jusqu'en 2003, le nombre annuel de visiteurs tournait autour du demi-million. Ils étaient en 2008 1,3 million. Piotr Cywinski, le directeur du musée, relate une anecdote qui illustre cette évolution. "Fin avril 2008, un homme est venu, un juif qui, enfant, avait survécu aux camps. Son père était mort. Il m'a dit : "Je devais venir à Auschwitz, parce que mon père a été tué à Bergen-Belsen." Pour lui, Bergen-Belsen était symboliquement inscrit à Auschwitz."

Il paraît impensable que la communauté internationale refuse de participer à la conservation d'Auschwitz-Birkenau. Pourtant, Piotr Cywinski reste prudent. "En général, je dis que ce qui arrive de l'étranger, ce sont surtout des bons conseils", plaisante-t-il. Pour Richard Prasquier, il n'est pas normal que ce soit la Pologne qui finance le site : "Je trouverais tout à fait choquant que l'ensemble des pays d'Europe ne paient pas."
Le site vient d'obtenir 4 millions d'euros de fonds européens, pour la conservation de deux baraques d'Auschwitz-I. Les Allemands se sont déjà manifestés auprès de la Fondation.
Wladyslaw Bartoszewski est optimiste. "Quand j'étais au collège, dans l'entre-deux-guerres, il me semblait que Verdun, c'était une histoire fermée, qui n'intéresserait rapidement plus personne. Il s'est écoulé exactement soixante-dix ans depuis mon bac. Les gens s'intéressent toujours à Verdun."



Clara Georges

ISRAËLROUVRE
SAFRONTIERE
AVECGAZA
Source : israelvalley.com via l'Agence Xinhuatnet
en ligne le 26 février


Des camions chargés de viande congelée,
couches, fruits, blé, fourrage, gaz, fioul
entrent à Gaza


Israël a ouvert mercredi les points de passage commerciaux avec la bande de Gaza pour permettre aux camions transportant de l’aide humanitaire et du carburant d’entrer dans le territoire palestinien.

Israël laissera également l’aide jordanienne entrer par le point de passage de Kerem Shalom ainsi que 29 camions appartenant à des entreprises privées, chargés de viande congelée, de couches pour les bébés et dix autres camions transportant des fruits.

Par ailleurs, Israël ouvrira également les points de passage de Karni et de Nahal Oz dans l’est de la ville de Gaza pour les camions transportant du blé, du fourrage pour les animaux, du gaz de cuisson et du fioul destinée à la seule centrale électrique de l’enclave côtière.

DIALOGUE
Source : sudouest.com en ligne le 26 février



On va chanter au cinéma l'Eden


Le Cinéma Eden et Ciné Passion 17 inaugurent
des soirées intitulées « 1 récital + 1 film ».


Ainsi, un cycle Israël- Palestine se déclinera le premier volet concernant Israël aura lieu le lundi 16 mars.

À 20 h 30, sera donné un récital yiddish par la chanteuse Jacinta. Elle reprend les chants d'enfants, d'amour et de mariage et autres chants religieux, chants d'artisans et d'ouvriers des juifs d'Europe Centrale.
Elle chante en yiddish ou en judéo-espagnol. Jacinta a obtenu deux distinctions pour son apport à la culture yiddish. En 2003, le prix Yiddel-Korman et en juin 2008, le prix Max-Cuckierman.

Suivra le film « Mes plus belles années », Reshef Levy qui raconte Israël, début des années 80.
Au sein de la grande famille Levy, le jeune Erez a tout pour être heureux. Partageant son temps entre le lycée, les copains, et les fêtes, il va être troublé par l'arrivée en ville de la belle Neta...
Film de l'année 2008 en Israël, « Nos plus belles années » a remporté 4 Israeli Film Academy.

Comme à l'accoutumée, un petit grignotage oriental sera proposé entre le récital et le film. Le deuxième volet avec la Palestine aura lieu le vendredi 8 mai.

La soirée du lundi 16 mars, à 20 h 30, « 1 récital + 1 film ».


Tarif unique de 10 euros.
Réservation au 05 46 26 21 40

et par courriel :
cinema-eden@orange.fr

FINDECRISE
ENVUE
ENGUADELOUPE

Source : lenouvelobs.com en ligne le 26 février à 9h
sur Diasporablog à 9h 49



Négociations :
un accord sur une hausse de 200 euros
sur les bas salaires en bonne voie



5 réactions



C'est ce qu'assure un dirigeant de l'intersyndicale, tandis que le préfet indique pour sa part qu'un accord définitif "n'est pas signé et les débats ne sont pas terminés". Le leader du LKP Elie Domota se veut "prudent".

Elie Domota porte-parole du LKP lors d'une conférence de presse L'Etat, le patronat et le collectif LKP qui mène la grève en Guadeloupe depuis le 20 janvier sont parvenus dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 février à un accord non définitif sur une augmentation de 200 euros des bas salaires, selon l'un des dirigeants de l'intersyndicale."Les 200 euros c'est OK. L'Etat va garantir les 200 euros", a déclaré à la presse l'un des dirigeants de l'intersyndicale Rosan Mounien après plus de dix heures de discussion qui avaient débuté à 16H00 locale (21H00, heure de Paris) et qui ont été suspendues à 02h30 (07H30 à Paris)."On est habitués aux revirements du patronat, on se méfie, la grève continue", a toutefois déclaré le leader du LKP Elie Domota.


Le LKP ne cède pas sur les 200 euros

Le préfet Nicolas Desforges a indiqué pour sa part qu'un accord définitif "n'est pas signé et les débats ne sont pas terminés". "Nous n'avons pas totalement abouti, les discussions sont suspendues et reprendront à 14H30" ce jeudi, a-t-il ajouté.Les différentes parties ont négocié à partir du montage du gouvernement qui prévoyait approximativement: 80 euros de l'Etat, 50 euros des entreprises et 50 des collectivités locales, soit 180 euros de hausse des bas salaires.Mais le LKP a toujours revendiqué une augmentation de 200 euros.Finalement, selon Rosan Mounien, l'Etat ajoutera 20 euros pour les petites sociétés de moins de 20 salariés. Le préfet est resté plus évasif sur ce point évoquant cela comme une possibilité.


Le LKP prudent

Au delà de 20 salariés, les chefs d'entreprises prendront la différence à leur charge, certaines allant au delà de 200 euros d'augmentation.Restent à régler le problème de la date de prise d'effet de cette mesure, la durée de l'accord (2 ou 3 ans), le salaire de base (brut nu ou avec les primes).Jean-Marie Normertin du LKP, a déclaré : "on a avancé, on a eu les 200 euros, mais le problème qui reste le plus important est la pérennité du système au delà de 3 ans". "On attend de connaître la position du Medef à 14H30, pour reprendre les négociations", a-t-il dit. Rosan Mounien a prévenu aussi qu'un accord définitif sur les 200 euros ne signifierait pas la fin des négociations. "Cela permettra de débuter les discussions sur les 19 derniers points à débattre", a-t-il dit.Parmi ces points, figure la question du paiement des jours de grève.Le LKP appelle à un rassemblement à Baie-Mahault, non loin de Pointe-à-Pitre jeudi à 08H00, heure locale.Mercredi, l'Etat avait proposé un "revenu supplémentaire temporaire d'activité" en réponse au montage mis sur la table par le collectif intersyndical. Le compte serait presque bon.

A Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le gouvernement a proposé d'ajouter 80 euros aux contributions accordées par le patronat. Au total, il ne manquerait que 20 euros sur la somme réclamée par les grévistes. L'augmentation de salaires atteindrait ainsi 180 euros par mois.
Jusqu'en 2011Mercredi, juste avant le début de la réunion, Matignon a proposé un Revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) avec 80 euros mis par l'Etat jusqu'"à l'horizon 2011" avant un retour au revenu de solidarité active (RSA).A cela viendrait s'ajouter un "bonus" des entreprises de 50 à 90 euros exonérées de toutes charges salariales et patronales et enfin une participation autour de 50 euros des conseils général et régional pour arriver "à peu près" aux 200 euros réclamés par le LKP depuis le début du conflit.45.000 salariés gagnant jusqu'à 1,4 fois le Smic seraient concernés indépendamment de leur situation familiale.Pour ceux qui ont un salaire supérieur à 1,4 Smic et qui auraient dû bénéficier du RSA, soit environ 1.000 à 2.000 salariés, l'Etat garde une "petite enveloppe".L'exécutif, qui redoute une extension des revendications à la métropole, ne veut pas entendre parler d'une exonération de la CSG et de la CRDS, servant au financement de la sécurité sociale. Une proposition a été faite en ce sens par l'UCEG, l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (UCEG), organisation patronale proche de l'intersyndicale.


La pression maintenue par les grévistes

Des grévistes maintenaient la pression, après un mois de manifestations, rassemblés tard mercredi soir, devant la capitainerie du port autonome de la Guadeloupe, où se déroulaient les discussions.Mais le leader du LKP (Ensemble contre la surexploitation), Elie Domota a immédiatement rétorqué qu'il était encore trop tôt pour dire si cette nouvelle offre serait acceptable. "C'est une proposition, mise sur la table, que nous allons examiner."Les représentants du gouvernement avaient quitté la table des négociations lundi soir, précisant qu'ils ne pourraient répondre à la demande de hausse de 200 euros mensuels, pour les salaires de 900 euros.

A Fort-de-France, en Martinique, la police patrouillait dans les rues, tard mercredi soir, au lendemain d'une nuit agitée, alors que la mobilisation contre la vie chère se poursuit et que le gouvernement craint que l'instabilité guadeloupéenne ne se propage à la Martinique.Près de 30 personnes ont été arrêtées dans la capitale martiniquaise dans la nuit de mardi à mercredi, avait précisé la police: des dizaines de manifestants s'étaient rassemblées près de l'Hôtel de Ville, exigeant les résultats des négociations en cours. Vers minuit, certaines personnes avaient alors lancé des pierres et des bouteilles contre la police, qui a répondu par des gaz lacrymogènes. Au moins cinq voitures ont été brûlées, ainsi que des poubelles et une petite épicerie, plusieurs magasins pillés, selon la police.

mercredi, février 25, 2009


APRESARTHUR,
LHUMORISTE
ANNEROUMANOFF
Source : le site de la tribune de Genève en ligne le 25 février
à 22h 55
sur Diasporablog à 23h 05



INFO
DERNIERE



Roumanoff annule sous la pression


«C’est le signe qu’une réelle pression peut être efficace.»
L’humoriste a été assaillie d’e-mails anti-Israël et pro-palestiniens.

Tobias Schnebli, membre du Collectif Urgence Palestine est satisfait: Anne Roumanoff, star d’une soirée privée de soutien à Tsahal et aux victimes israéliennes d’attentats, ne participera pas au gala prévu lundi prochain au Théâtre du Léman, selon la Tribune de Genève.
L’humoriste française, qui aurait été assaillie d’e-mails menaçants, a annulé sa participation. Le directeur du théâtre a également reçu 87 courriels incendiaires en provenance de l’Hexagone. Les organisateurs de la soirée n’ont pas souhaité réagir.


Anne Roumanoff donnera toutefois un spectacle public, d’ores et déjà complet, au même endroit, vendredi 3 avril.

COUPDESEMONCE
DHILLARYCLINTON
AISRAËL
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël distribuée le 25 février


Hillary Clinton à Israël :
Cessez de freiner l’aide à Gaza



Selon le Haaretz, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, aurait transmis cette semaine à Israël plusieurs messages dans lesquels elle exprime sa colère face aux obstacles imposés par Israël au transfert d’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Selon un haut responsable israélien, dans l’entourage de Mme Clinton on affirme que cette question sera au cœur de la visite de la secrétaire d’Etat en Israël, mardi prochain. L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, qui se rendra en Israël demain, devrait adresser aux autorités israéliennes une vive protestation à ce sujet.

Cette réprimande américaine intervient suite à la visite dans la bande de Gaza de John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, la semaine dernière. M. Kerry a en effet été stupéfait d’apprendre qu’Israël empêchait l’entrée à Gaza de camions transportant des pâtes, « les pâtes n’étant pas considérées par Israël comme un besoin humanitaire, à la différence du riz ». M. Kerry a interpellé à ce sujet le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le passage de ces convois a finalement été autorisé.

La question de l’aide humanitaire, écrit le journal, est un sujet de discorde entre le ministère israélien des Affaires étrangères, favorable à une augmentation de cette aide, et le ministère de la Défense, qui affiche des positions très fermes à ce propos. Le directeur des affaires politiques et de sécurité au ministère de la Défense, Amos Guilad, a dressé une liste des « produits humanitaires » dont il refuse de dévier.

Le journal rappelle qu’Israël a également essuyé des critiques de la part de l’Union européenne. Quatre responsables européens ont adressé aux dirigeants israéliens une lettre dans laquelle ils protestent contre le retard dans les livraisons d’aide humanitaire vers Gaza et exigent qu’Israël mette en place une politique claire à ce sujet. Israël a répondu que les retards sont dus notamment à l’absence de solution concernant Guilad Shalit, mais qu’Israël œuvre à améliorer la situation.

Hier, Amos Guilad a publié un communiqué qui contredit les rapports de l’Union européenne quant aux quantités d’aide humanitaire transitant vers la bande de Gaza. Selon M. Guilad, « contrairement aux informations publiées par l’Union européenne, quelques 116 400 tonnes d’aide ont été livrées à la bande de Gaza depuis que le cessez-le-feu a été décrété, le 18 janvier dernier ». En outre, Israël affirme! que les Palestiniens ont réclamé moins de céréales que ce qu’Israël avait proposé, ce qui semble indiquer qu’il n’y a pas de pénurie de denrées de base à Gaza.

LAPEUR
SINSTALLE
AGAZA
Source : lacroix.com en ligne le 25 février


Le Hamas traque les « collaborateurs »


Au moins trente-deux Palestiniens ont été tués pendant et après la période de la guerre par des paramilitaires ou par les forces de sécurité du Hamas

Terrée dans le sous-sol de l’immeuble voisin pendant que les avions F16 israéliens bombardaient Gaza, le mois dernier, la famille A. pensait avoir surmonté l’épreuve. Quelques jours après le cessez-le-feu, des hommes de main du Hamas ont frappé à la porte de cette famille gazaouie, connue pour ses liens avec le Fatah, forçant Younes A., 37 ans, à les suivre. « Ils se sont présentés comme des policiers, mais ils étaient habillés en civils, avec des cagoules et des armes. Ils ont mis un sac sur la tête de Younes et l’ont emmené, sans explication », raconte son épouse. Younes A. sera retrouvé agonisant, sur un terrain vague. Battu à mort, il est décédé à la suite de « fractures multiples infligées à l’aide d’un objet contondant », selon le rapport du médecin légiste.


Le Hamas renforce la répression

« Ce n’est pas la première fois que nous avons des problèmes avec le Hamas, soupire son frère, Saïd, emprisonné pendant soixante jours après le coup de force de juin 2007. Les choses s’étaient calmées, mais avec la guerre, ils sont devenus comme fous. » Ses proches n’ont même pas cherché à porter plainte. « Se plaindre à qui ? À ceux qui l’ont tué ? La police sait parfaitement ce qui s’est passé et personne n’est venu nous voir », enrage le jeune homme.Désir de vengeance ou règlements de comptes ? L’après-guerre prend des airs d’épuration dans ce territoire.

Le Hamas s’en prend aux partisans du Fatah, accusés d’avoir collaboré avec Israël pendant l’offensive du 27 décembre au 18 janvier. Le simple fait d’avoir été vu avec un téléphone portable près d’un bâtiment bombardé peut coûter la vie. « Des officiers et des membres des services de sécurité de Ramallah ont chargé leurs agents (à Gaza) de surveiller les mouvements de la résistance dans la bande de Gaza, a affirmé le porte-parole du ministère de l’intérieur du Hamas, Ihab Al Ghossein, pour expliquer les exactions de ces dernières semaines. Ces informations ont été envoyées à Ramallah, puis transmises à l’ennemi (Israël) qui a visé des cibles sur la base de ces renseignements collectés avant et pendant la guerre », a-t-il ajouté.


32 palestiniens exécutés par le Hamas

Pendant l’offensive, les forces israéliennes s’étaient félicitées de la grande précision des informations fournies par les services de renseignements. Selon le quotidien Haaretz, des officiers israéliens chargés du renseignement se sont ensuite inquiétés d’un « manque de précaution » dans l’utilisation de ces informations par le commandement militaire, qui a pu conduire à ce que des agents palestiniens soient « interceptés » par le Hamas.D’après un rapport du Centre palestinien des droits de l’homme, un organisme indépendant, au moins 32 Palestiniens ont été tués pendant et après la guerre par des paramilitaires ou par les forces de sécurité du Hamas. Des dizaines d’autres ont été battus ou blessés par balles, le plus souvent dans les genoux et les membres inférieurs. Une pratique rappelant les méthodes des groupes armés nord-irlandais et jusque-là rarement utilisée dans les Territoires palestiniens. « Cela marque une augmentation très nette des violences entre Palestiniens. Dans nombre de cas, en particulier celui des collaborateurs supposés, les forces du Hamas ont admis en être les auteurs », constate Hamdi Shaqqura, l’un des auteurs du rapport.

Des centaines de personnes ont également été sommées pendant la guerre de ne pas quitter leur habitation, dans le cadre d’arrestations à domicile. À cette échelle, c’est sans précédent dans la bande de Gaza », ajoute le militant des droits de l’homme, qui blâme également « la destruction systématique par Israël des infrastructures des forces de sécurité, prisons et postes de police », l’une des sources du chaos.


Les "fatahouis" ne se sentent en sécurité nulle part

« Ces accusations de collaboration ne sont qu’un prétexte pour nous éliminer », peste S., un ancien officier des services de renseignements de l’Autorité palestinienne, qui insiste pour conserver l’anonymat, persuadé d’être sur la « liste noire » des personnes à abattre du Hamas.
« Beaucoup de maisons ont été détruites par les bombardements dans le quartier et, maintenant, les gens du Hamas disent que c’est de ma faute », explique-t-il. Allongé sur un lit, dans sa maison du camp de Jabaliya (nord), ce partisan du Fatah a reçu neuf balles dans les jambes. Les assaillants ont méticuleusement visé les articulations. Malgré l’étendue de ses blessures, il n’est resté que deux jours à l’hôpital, de peur d’être repéré par les miliciens islamistes.Principal hôpital de Gaza, « l’hôpital Shifa est une véritable caserne militaire, dit-il. Les hommes du Hamas sont partout. Nous ne sommes pas en sécurité là-bas. »
S. se fait soigner, discrètement, par les médecins d’une organisation internationale, loin du regard des islamistes.

Dans ce camp de réfugiés, où les hommes du Hamas patrouillent en permanence, les « fatahouis » ont le sentiment d’être traqués. « Tous les jours, ils passent dans le quartier et demandent aux voisins comment je vais, raconte S. J’ai reçu des coups de téléphone. Ils m’ont dit : “Tu as de la chance d’être encore en vie. Ne sors pas de chez toi.” »


Karim LEBHOUR à Gaza

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lacroix.com en ligne le 25 février



Les Guadeloupéens gagnés par la lassitude


Les familles cachent de moins en moins leur « ras-le-bol » face à un éventuel prolongement de la grève générale


A l’heure où les négociations sur l’augmentation des bas salaires devaient reprendre mercredi à Pointe-à-Pitre, la Guadeloupe vivait une seconde journée traditionnellement chômée, avec celle du mardi gras, pour laisser libre cours au carnaval. Mais, cette année, comme en Martinique, la fête n’a pas eu lieu : elle a été interdite par les maires dans toutes les localités afin d’éviter de nouvelles flambées de violence. Une certaine torpeur régnait donc dans l’île, même si le réseau routier était libéré de tout barrage, le passage s’avérant notamment fluide sur le pont qui relie la Grande-Terre (où se situe Pointe-à-Pitre) à la Basse-Terre, la ville chef-lieu de l’île.Après avoir fait quelques courses dans de rares épiceries ouvertes, on est resté plutôt chez soi, en famille ou entre amis, avec la télévision allumée pour suivre l’évolution des événements.

Aux abords de Capesterre, au sud de la Basse-Terre, Maud, dix fois mère et vingt fois grand-mère, reste pensive sur le balcon de sa petite maison de bois, où elle héberge deux de ses filles : « Cela devient dur, lâche- t-elle, nos provisions s’amenuisent et les enfants n’ont toujours pas pu retrouver le chemin de l’école. »Menuisier retraité (700 € mensuels de pension), habitant le même lotissement modeste, Ernest, tout en approuvant les revendications du LKP, marque son désaccord avec les menaces de nouveaux barrages routiers : « C’est inadmissible, ça entrave la liberté des gens. Et puis il y a des exactions. Je connais une policière du quartier qui a eu sa voiture brûlée. Une infirmière a subi la même chose ailleurs. » Tristan, un béké qui vit pauvrement, comme un certain nombre de descendants de colons, abonde dans le sens de ses voisins : « Il ne faudrait pas que ça s’éternise car c’est l’économie du pays qui va en pâtir. À part ça, personnellement, je n’ai pas de problème ici parce que je suis blanc. J’ai beaucoup d’amis noirs. Je ne rencontre pas de racisme. »


« cinq semaines, ça suffit »

La grogne anti-LKP a gagné du terrain. Vers la mi-février, un collectif antigrève avait appelé à manifester dans Pointe-à-Pitre, mais avait finalement annulé son mot d’ordre faute – apparemment – de « combattants ». Désormais, si la grève générale – qui entre dans sa sixième semaine – se poursuit, ce mouvement de ras-le-bol pourrait prendre forme. Du moins si l’on en croit Bruno. Âgé de 34 ans et habitant Basse-Terre, ce patron d’une petite entreprise de jardinage (neuf employés) a décidé de ne plus cacher ses opinions. Dans le café qu’il fréquente, il ne se gêne pas pour marteler que « cinq semaines, ça suffit » et qu’« il faut savoir arrêter une grève qui gêne en priorité les personnes défavorisées ». « Je ne vais pas pouvoir payer mes employés à la fin du mois, poursuit-il, et je doute de retrouver le niveau d’activité d’avant la crise, compte tenu de l’appauvrissement général.

La raison commanderait de prendre les premiers acquis et de reporter à plus tard la discussion sur les salaires. C’est aller trop loin que de vouloir tout, tout de suite. La Guadeloupe a surtout besoin de se mettre au travail. Je suis prêt à le clamer dans la rue s’il le faut. »À Pointe-à-Pitre, les tambours, costumes et masques sont donc restés sagement rangés dans les maisons. Les groupes carnavalesques, qui avaient répété dans les rues durant la première quinzaine de février, se sont tus. Les cœurs n’étaient pas vraiment à la fête. On s’est bousculé, l’air inquiet, dans les boulangeries et les épiceries où se vendait France-Antilles, seul quotidien, qui titrait à la une à propos des négociations : « Dialogue de sourds ». En soirée, seule la Marina était animée, mais sans avoir retrouvé sa foule habituelle. Sur les quais, les tables des restaurants – qui ne faisaient pas le plein – étaient essentiellement occupées par des métropolitains résidant dans l’île. « Heureusement, nous avons pu rouvrir et retrouver de l’activité. Mais jusqu’à quand ? » s’interrogeait un restaurateur.


Antoine FOUCHET à Pointe-à-Pitre

LAGAUCHE
DECOUSUE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 25 février


Jack Lang est à Cuba en tant
qu'"émissaire spécial" de Sarkozy


24 réactions


L'ancien ministre socialiste Jack Lang se trouve actuellement à La Havane en tant qu'"émissaire spécial" de Nicolas Sarkozy pour tenter de relancer le dialogue politique et la coopération entre la France et Cuba, a-t-on appris, mercredi 25 février, auprès de l'Elysée.Nicolas Sarkozy "a demandé à Jack Lang d'être son émissaire spécial pour Cuba pour explorer avec les autorités cubaines les modalités d'une reprise du dialogue politique et de la coopération entre la France et Cuba", a-t-on indiqué à l'Elysée.Au cours de son séjour à La Havane, le député socialiste du Pas-de-Calais doit avoir "une série d'entretiens" avec des "responsables cubains", a ajouté la même source, sans plus de détail.


Une "cible" pour l'ouverture

Selon son entourage, Jack Lang est "porteur d'un message du président" Sarkozy. "Chaque fois qu'il se déplace à l'étranger, il représente aussi la France", a fait valoir la même source. Jack Lang, qui est régulièrement cité comme l'une des "cibles" probables de la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy, avait évoqué en décembre dernier comme l'un de ses "projets" une mission exploratoire à Cuba.Il avait déclaré le 15 décembre dernier qu'il n'avait "aucune raison" de refuser une mission à Cuba si le président Nicolas Sarkozy le lui demandait."Pour l'instant, je ne suis pas encore parti à Cuba, c'est un de mes projets" mais "si j'y vais et si le président pense utile que je contribue à réchauffer les rapports entre Cuba et la France, s'il advient qu'on me le demande, je n'ai aucune raison" de refuser, avait expliqué le député du Pas-de-Calais.

FATAHHAMAS
LESFRERESENNEMIS
DIFFICILEMENT
RECONCILIABLES

Source : lefigaro.fr en ligne le 25 février à 9h 09
sur Diasporablog à 10h 15


Hamas et Fatah se reparlent au Caire


Tangi Salaün,
au Caire


En dépit des tensions grandissantes entre les deux principaux mouvements palestiniens rivaux, l'Égypte tente de renouer le dialogue.

Sauf coup de théâtre de dernière minute, le Hamas et le Fatah devraient enfin se retrouver mercredi au Caire pour tenter de mettre fin à leurs divisions, avec en toile de fond la formation d'un gouvernement d'union nationale. Cela fait des mois qu'Omar Suleiman, le chef des services de renseignements égyptiens, maintient coûte que coûte les canaux de négociations ouverts. Ni les rebuffades du Hamas, qui a fait capoter une première réunion en novembre et tenté d'imposer de nouveaux médiateurs - notamment le Qatar -, ni la guerre à Gaza n'ont découragé l'Égypte, déterminée à percer l'abcès du terminal frontalier de Rafah. Le Caire conditionne en effet sa réouverture permanente au retour à Gaza de représentants de l'Autorité palestinienne, conformément à l'accord signé en 2005 lors du retrait israélien.


«Israël peut dormir tranquille»

L'Égypte œuvre aussi en faveur d'une réconciliation interpalestinienne pour ne pas avoir à regretter a posteriori d'avoir manqué une occasion de relancer le processus de paix après la désignation de George Mitchell comme émissaire de Barack Obama dans la région. Quitte, d'ailleurs, à laisser cette responsabilité au futur gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou… Pour Hosni Moubarak, les divisions entre Hamas et Fatah éloignent toute solution politique. Or, insiste le Raïs, «le Proche-Orient ne connaîtra ni paix, ni sécurité et ne se débarrassera pas du terrorisme tant que les droits légitimes des Palestiniens ne seront pas respectés». Des propos qui font écho à ceux du président palestinien Mahmoud Abbas, accusant à la télévision égyptienne le Hamas de «dissiper le rêve d'un État palestinien indépendant».
Au début du mois, des émissaires du Hamas et du Fatah se sont rencontrés pour la première fois depuis longtemps au Caire dans une atmosphère qualifiée de «positive». Mais ce week-end, le mouvement islamiste a fait monter les enchères en réclamant à l'Autorité palestinienne la «libération immédiate de tous ses prisonniers politiques» détenus en Cisjordanie.

La tâche d'Omar Suleiman s'annonce d'autant plus ardue que l'Égypte cache mal son hostilité envers le mouvement islamiste. Une médiation asymétrique qui suscite des interrogations dans les milieux diplomatiques occidentaux au Caire. «Israël peut dormir tranquille : le Hamas n'obtiendra jamais un accord à son avantage tant que Suleiman sera le seul maître à bord», souligne un bon connaisseur du dossier.

Pour l'Égypte, il s'agit pourtant d'obtenir des résultats, si possible avant la conférence sur la reconstruction de Gaza qui se tiendra dans une semaine à Charm el-Cheikh. Car si la présence annoncée de Nicolas Sarkozy ou Hillary Clinton a donné du poids politique à cette réunion, un responsable du département d'État américain a prévenu que seules «les conditions sur le terrain permettront aux États-Unis et aux autres membres de la communauté internationale de fournir au peuple de Gaza de l'aide à des niveaux substantiels».

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 25 février à 9h 13
sur Diasporablog à 10h 01


La situation des négociations tourne
à la confusion généralisée


3 réactions


Le LKP et l'Etat s'opposent sur le calendrier de reprise des négociations. La préfecture tenterait d'imposer son propre tempo.

Le préfet de Guadeloupe, Nicolas Desforges (AFP) Au 35e jour de grève mardi 24 février, la confusion régnait en Guadeloupe sur le terrain des négociations sociales, le LKP et l'Etat s'opposant sur le calendrier de reprise des discussions. Le collectif intersyndical LKP, qui mène la mobilisation dans l'île depuis le 20 janvier avait annoncé la reprise des discussions dans la matinée, mais le préfet Nicolas Desforges a affirmé qu'"aucune réunion plénière" n'aurait lieu mardi car "seuls le préfet et les médiateurs ont la maîtrise de la date et de l'heure des réunions de négociation".En milieu de journée, le préfet a annoncé que la prochaine réunion aurait lieu mercredi à 11h00 (16h00 à Paris) à la capitainerie de Pointe-à-Pitre.Selon des observateurs locaux, la préfecture tente de reprendre la main en imposant son propre tempo.


Pour "une amplification"

Le LKP n'a pas indiqué s'il participerait à la négociation mercredi. Ses dirigeants ont réuni leurs militants dans leur QG du Palais de la mutualité. Un dirigeant, Jean-Marie Nomertin, a exhorté les militants à "une amplification maximum de la grève jeudi". En Guadeloupe, le mardi gras et le mercredi des cendres sont des périodes de carnaval largement chômées. Le LKP veut maintenant négocier une hausse des bas salaires sur la base d'une proposition de l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (UCEG), une organisation patronale proche de l'intersyndicale et qui réclame, comme elle, une augmentation salariale de 200 euros.Cette augmentation se décomposerait en 50 euros par le patronat et 50 euros payés par les collectivités locales -ces dernières ayant donné leur accord. Les 100 euros restants proviendraient de l'exonération par l'Etat de la CSG et de la CRDS sur les salaires pendant trois ans, en attendant que les chefs d'entreprise prennent le relais.


"Simplifier et globaliser"

Le préfet a opposé une fin de non-recevoir à cette initiative proche du "pré-accord" qui avait déjà été retoqué par le Premier ministre François Fillon. Interrogé à Paris sur le même sujet, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a évoqué "des limites à cette proposition qui ne pourront être franchies".Une autre source gouvernementale a indiqué que le gouvernement tenterait mercredi de "simplifier et globaliser" sa proposition, pour rendre plus lisible un dispositif qu'Elie Domota, leader du LKP, avait qualifié d'"usine à gaz".Les négociations s'étaient interrompues lundi soir dans un climat tendu. Illustration des logiques différentes qui animent les parties : lors d'une suspension de séance, le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, Marcel Renouf, a expliqué à un membre du LKP que la loi n'autorisait pas l'Etat à financer une augmentation de salaire dans le privé, cela étant "anticonstitutionnel". Le militant du LKP lui a rétorqué: "Il faut changer la loi et s'il faut, la constitution".


Deux barrages rapidement démontés

De son côté, le Medef n'a pas rejoint l'UCEG et s'en tient toujours à trois échelons d'augmentation salariale s'étalant de 50 à 90 euros selon l'effectif des entreprises. La situation est incertaine sur le terrain. Deux barrages se sont formés mais ont été rapidement démontés par la préfecture. Celle-ci a réquisitionné trente stations-services, ouvertes le matin et dont l'accès n'est pas limité aux seuls clients prioritaires.Près de huit Français sur dix (78%) trouvent justifié le mouvement social en Guadeloupe depuis plus d'un mois, selon un sondage BVA pour Orange, L'Express et France-Inter présenté mardi

MEMOIRE
JUIVE

Source : nordeclair.fr en ligne le 24 février


Alain Alpern témoigne
pour les élèves du lycée d'Artois


Dans le cadre de la préparation au concours départemental et national sur la Résistance et la Déportation, après Lili Leignel, Paul Roos et Serge Traschner, le lycée d'Artois avait invité Alain Alpern à participer à une conférence débat avec les élèves sur « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi ».

L'orateur a consacré une grande partie de son exposé à retracer la chronologie des événements tragiques. Il a également évoqué le racisme et l'antisémitisme. Si le conseiller régional connaît bien le sujet, c'est que sa famille a vécu toutes ces horreurs. Son père et ses grands-parents ont été victimes de la rafle de Malines le 16 septembre 1942. Ses grands-parents ont été envoyés dans les chambres à gaz d'Auschwitz et son père déporté dans un camp de travail. Quant à sa mère, elle échappa de justesse aux rafles pour être cachée dans une famille noeuxoise.

Au total, Alain Alpern dit avoir perdu plus de 100 personnes de sa famille lors de ce conflit.Lors du débat sur le droit à la différence, les lycéens se sont dits prêts à se mobiliser si l'un de leurs camarades était victime de racisme. Les trois élèves d'origine étrangère présents dans la salle ont témoigné n'avoir jamais été l'objet de discrimination dans l'établissement.

Le prochain rendez-vous consacré à la Résistance et la Déportation se déroulera le 16 mars avec un habitué du lycée d'Artois : Marcel Houdart.

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lefigaro.fr en ligne le 24 février


Les élus guadeloupéens osent
la question de l'autonomie


De notre envoyé spécial à Pointe-à-Pitre,
Rodolphe Geisler



Quand Élie Domota, tel un prédicateur, dénonce au micro «la politique raciale et de castes des békés qui ne veulent rien lâcher», un brouhaha de ferveur monte de la foule galvanisée par des heures de chants.

Élie Domota, le leader du LKP, ne parle pas officiellement d'indépendance, mais est l'allié d'un syndicat indépendantiste.

La lassitude affichée par la rue, qui peu à peu reprend le cours de ses activités, ne semble en rien avoir affecté la détermination des leaders du collectif LKP à mener leur combat jusqu'au bout. À savoir obtenir du patronat, des collectivités locales et de l'État une augmentation nette de 200 euros pour tous les bas salaires. «Rien ne nous fera reculer, on compte sur la pression populaire pour faire pression sur l'État français», répète invariablement Élie Domota devant la foule de ses fidèles, réunie chaque jour devant le bâtiment de la Mutualité de Pointe-à-Pitre.
Mardi après-midi, la situation semblait au point mort. Si bien que certains Guadeloupéens commencent à se demander si ce «jusqu'au-boutisme» pour obtenir 200 euros ne cacherait pas autre chose. Avec la mort de «Jacky» Bino, le syndicaliste tué sur un barrage la semaine dernière, la Guadeloupe, au moins le LKP, a désormais son martyr. Et cela, même si les circonstances exactes de sa mort restent à déterminer. Quand Domota, tel un prédicateur, dénonce au micro «la politique raciale et de castes des békés qui ne veulent rien lâcher», un brouhaha de ferveur monte de la foule galvanisée par des heures de chants.


«Conscience identitaire»

Pour Michel, un «métro», rencontré au marché, «quelle que soit l'issue de la grève, Domota a gagné son combat, il a réveillé une certaine conscience identitaire». Les tee-shirts «Gwadloupéyen doubout» font un tabac dans la rue. La chanson du LKP, Gwadloup sé tan nou, sé pa ta yo, tourne en boucle.
Certes, Élie Domota ne parle pas officiellement d'indépendance. Mais chacun sait, ici, que l'une des principales composantes du LKP est le syndicat indépendantiste UGTG. À la traîne, voire en complet décalage avec la population depuis le début du conflit, même les élus locaux cherchent aujourd'hui à raccrocher les wagons en posant la question de l'autonomie.

La sénatrice UMP Lucette Michaux-Chevry, qui tente un retour sur le devant de la scène locale, explique que si les Guadeloupéens l'avaient écoutée lors du référendum de 2003, pour créer une collectivité unique en lieu et place des conseils régional et général, rien de tout cela ne serait arrivé. Même son successeur à la région, le député socialiste Victorin Lurel, qui en 2003 avait appelé à voter non, évoque l'autonomie. Sans doute le prochain dossier pour le gouvernement.



» LE TALK - Jégo prêt à discuter de l'autonomie guadeloupéenne


POLEMIQUE
AJERUSALEM
Source : lejdd.fr en ligne le 24 février


Jérusalem: Pas de démolition à l'est


Les autorités municipales de Jérusalem ont assuré mardi qu'elles n'avaient pas l'intention d'ordonner la destruction de plusieurs dizaines d'habitations d'un quartier arabe de la ville, mais ont confirmé qu'un parc était en projet dans le secteur. Des représentants palestiniens avaient annoncé la veille que la municipalité s'apprêtait à exproprier 1500 habitants arabes du quartier de Silouane et à démolir 88 habitations pour faire place à un espace public.

mardi, février 24, 2009

LEDARFOUR
Source : lejdd.fr en ligne le 24 février


Darfour:
Kadhafi accuse Israël


Jamais avare d'une déclaration choc, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine, a accusé mardi des "forces étrangères", dont l'Etat d'Israël, d'attiser le conflit du Darfour. La Cour pénale internationale (CPI) doit dire le 4 mars si elle émet ou non un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais Omar Hassan al Bachir, accusé d'être à l'origine d'un génocide au Darfour.

De source diplomatique à l'Onu, on indique que le mandat sera émis. "Pourquoi devons-nous tenir le président Bachir ou le gouvernement soudanais pour responsables alors que le problème du Darfour a été causé par des parties étrangères et que Tel Aviv (Israël), par exemple, est derrière la crise du Darfour?" a lancé Mouammar Kadhafi.

LEDARFOUR
Source : 7sur7.be en ligne le 24 février


Clooney rencontre Obama et Biden
à propos du Darfour


L'acteur hollywoodien George Clooney avait une bonne raison de brosser la cérémonie des Oscars dimanche soir: il avait une entrevue lundi matin avec le président américain Barack Obama. Les deux hommes se sont rencontrés pendant une quinzaine de minutes dans le Bureau Ovale pour discuter de la crise humanitaire au Darfour et du récent voyage du comédien dans la région.Clooney, Messager de la Paix de l'ONU, a détaillé au président sa visite dans les camps au Tchad, où vivent quelque 250.000 réfugiés.

Il a demandé au chef d'Etat de dépêcher un envoyé à plein temps dans la région, qui ferait rapport à la Maison Blanche de la situation sur place, et lui a suggéré de prier la Chine de mettre ses intérêts économiques de côté et de sommer le Soudan d'éviter les atrocités. La star a insisté sur l'importance de la diplomatie.L'acteur a par ailleurs livré au président Obama et au vice-président Biden 250.000 cartes postales rassemblées par l'organisation Save Darfur. (SC)

LANOUVELLE
ADMINISTRATION
AMERICAINE
ETLEPROCHEORIENT
Source : rfi.fr en ligne le 24 février


Le Proche-Orient au coeur de la politique étrangère américaine


par Franck WEIL-RABAUD


La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a nommé Dennis Ross comme nouvel émissaire pour les pays du Golfe et l’Asie du Sud-Ouest. Même si le pays n’est pas nommément cité c’est bien l’Iran qui sera le principal objet du travail de ce diplomate longtemps chargé du Proche-Orient sous la présidence de Bill Clinton. Dans le même temps, le nouvel émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell, est attendu mercredi en Turquie, avant de se rendre en Israël et en Cisjordanie. Une tournée régionale qui précède la première visite officielle de Hillary Clinton en Cisjordanie et en Israël prévue les 3 et 4 mars prochains.

Confronté à l’une des plus graves crises économiques qu’ait connues le pays, le nouveau président américain aurait souhaité pouvoir attendre quelques mois avant de se pencher sur les dossiers internationaux et plus particulièrement sur celui du Proche-Orient. L’offensive israélienne dans la bande de Gaza est venue contrecarrer cette volonté. Même si la première tournée de la nouvelle secrétaire d’Etat l’a conduite en Asie, afin d’y évoquer la crise économique mondiale, Hillary Clinton a dû rapidement inscrire le Proche-Orient sur son agenda. Elle se rendra début mars en Israël et dans les Territoires palestiniens. Car c’est bien ce conflit qui est une nouvelle fois au cœur des préoccupations internationales. La nomination par Barack Obama d’un envoyé spécial chargé du dossier était donc très attendue.

Rompant avec la tradition de ses prédécesseurs qui avaient systématiquement choisi des diplomates régulièrement critiqués pour des positions jugées trop favorables à Israël, le président a cette fois fait appel à George Mitchell connu pour ses talents de négociateur. C’est lui qui, en tant qu’envoyé spécial des Etats-Unis en Irlande du Nord, est à l’origine de la paix signée dans cette province britannique en 1998. En 2000, le président Bill Clinton lui confie déjà une mission au Proche-Orient. L’objectif est d’aider Israéliens et Palestiniens à résoudre le conflit qui les opposent depuis des décennies. Son rapport publié en 2001 provoque la colère du gouvernement israélien. Il estime en effet que la poursuite de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés constitue un obstacle au processus de paix. Ce rapport souligne également que contrairement aux affirmations du gouvernement israélien, il n’existe pas de preuve de l’implication directe de l’Autorité palestinienne dans le déclenchement de la seconde Intifada en 2000.

Si la personnalité de George Mitchell laisse penser que Barack Obama entend rompre avec une politique proche-orientale considérée par les Palestiniens et les pays arabes comme trop favorable à Israël, la rupture ne devrait toutefois pas être aussi marquée. Comme son prédécesseur, le nouveau président des Etats-Unis a affirmé qu’il n’était pas envisageable de négocier avec le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, tant que cette organisation, considérée comme terroriste, ne reconnaîtrait pas officiellement l’existence de l’Etat hébreu et ne renoncerait pas à la violence. Dans ce contexte et alors qu’Israël s’apprête à se doter d’un des gouvernements les moins enclins à la négociation politique avec les Palestiniens, George Mitchell aura fort à faire pour transposer au conflit proche-oriental, une méthode qui a fait ses preuves en Irlande du Nord


L’Iran, dossier épineux pour Barack Obama

La volonté de sortir les négociations entre Israéliens et Palestiniens de l’impasse n’a pas pour autant occulté un autre dossier crucial : l’Iran et son programme nucléaire. Mais contrairement à la question israélo-palestinienne, le nouveau gouvernement américain a choisi de ne pas en faire un dossier spécifique. Officiellement du moins, Hillary Clinton a désigné un émissaire en charge des pays du Golfe et de l’Asie du Sud-Ouest. Mais c’est bien l’Iran qui sera au centre de l’activité de Dennis Ross. Ce diplomate a l’habitude des dossiers délicats. Longtemps chargé de la question israélo-palestinienne, émissaire infatigable de Bill Clinton dans les années 90, son nom avait été évoqué pour reprendre cette charge dans la nouvelle administration. Mais c’est finalement sur l’épineuse question iranienne que Dennis Ross va désormais plancher. Il lui faudra d’abord définir avec le président et la secrétaire d’Etat la stratégie à adopter vis-à-vis de la République islamique.

Durant la campagne électorale, Barack Obama avait affirmé qu’il était prêt à dialoguer sans condition avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Depuis son élection, le nouveau locataire de la Maison Blanche s’est montré moins affirmatif. Mais l’administration américaine semble bien décidée à rompre avec la politique d’isolement à l’égard de l’Iran en vigueur depuis la Révolution islamique de 1979. Le gouvernement américain pourrait toutefois attendre le résultat de l’élection présidentielle en Iran en juin prochain avant de finaliser sa stratégie. En attendant, Dennis Ross va poursuivre les contacts avec les alliés des Etats-Unis pour définir une approche commune à l’heure où l’Iran n’entend toujours pas renoncé à son programme contesté d’enrichissement d’uranium.

SPORT
ETPOLITIQUE
Source : ouest-france.fr en ligne le 24 février



Coupe Davis : Suède-Israël à huis-clos



La rencontre du premier tour de la Coupe Davis entre la Suède et Israël, qui se tiendra à Malmö, sera jouée à huis-clos sur décision du gouvernement suédois. Le monde du tennis est encore touché par le conflit israélo-palestinien. Après l'affaire Shahar Peer, privée de visa pour entrer aux Emirats Arabes Unis, c'est la rencontre de Coupe Davis entre la Suède et Israël qui est concernée. Le gouvernement suédois a décidé de faire jouer la rencontre à Malmö à huis clos pour des raisons de sécurité.


V.D. (Rédaction Sport365.fr)

NOUVELLESDISCORDES
ENTRE LEHAMAS
ETLAUTORITE
PALESTINIENNE
Source : lexpress.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 24 février



Le Hamas dénonce
"certains" responsables du Fatah


ISMAILIA, Egypte


Un des principaux dirigeants du Hamas, Mahmoud Zahar, dénonce l'hostilité de "certains" dirigeants du Fatah soutenus par les Etats-Unis au dialogue de réconciliation entre factions palestiniennes qui doit s'engager mercredi au Caire.

"Il y a des gens qui ne veulent pas que ce dialogue ait lieu parce qu'ils perdraient leurs postes et leurs privilèges", a déclaré à Reuters Zahar, membre de l'aile radicale du mouvement intégriste palestinien qui contrôle Gaza.

Zahar a dénoncé également une vague d'arrestations durant la semaine passée de dizaines de membres du Hamas en Cisjordanie, qui est administrée par l'Autorité autonome palestinienne dominée par le Fatah du président Mahmoud Abbas. "Ces questions-là ne facilitent pas le dialogue", a-t-il souligné.

Selon Zahar, qui fut ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement formé par le Hamas après sa victoire aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006, des agences de renseignement américaines alimentent la tension entre le Fatah et le Hamas en Cisjordanie.


"PAS DE DETENUS POLITIQUES"

Zahar a par ailleurs rejeté les protestations du Fatah contre l'arrestation de ses membres à Gaza. A ses yeux, il ne s'agit nullement de "prisonniers politiques", comme le mouvement d'Abbas les prétend, mais de collaborateurs qui auraient avoué avoir fourni à Israël des informations sur les combattants du Hamas, leur armement et leurs positions durant la crise de Gaza, le mois dernier.

Zahar a précisé que le Hamas avait demandé aux autorités égyptiennes de laisser entrer à Gaza un millier de conteneurs susceptibles de servir d'habitations provisoires pour les nombreux Gazaouis déplacés lors des trois semaines d'offensive israélienne à Gaza.
Un groupe d'ingénieurs du Hamas est arrivé lundi au Caire pour négocier l'achat de ces conteneurs.

Le Hamas a également demandé à l'Egypte de faire pression sur Israël pour qu'il lève son blocus sur le bois, le verre, l'aluminium, l'acier et le matériel électrique destinés à la reconstruction de Gaza.
Israël bloque l'importation de ces matériaux à Gaza en arguant qu'ils pourraient servir au réarmement du mouvement islamiste et à la fortification de ses positions.
Zahar a enfin rejeté l'appel des Etats-Unis et d'Israël en faveur d'un arrêt des flux d'armes et d'argent vers Gaza. "C'est notre droit de tout importer, armes et argent. Nous ne nous engagerons auprès de personne à ce sujet", a-t-il dit, rejetant ainsi l'une des conditions de l'Etat juif à la levée de son blocus de l'étroite bande côtière peuplée d'un million et demi de Palestiniens


Version française
Marc Delteil

DIFFICILE
ACCOUCHEMENT
DUGOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : lemonde.fr en ligne le 24 février


En Israël, "un gouvernement d'union nationale
est tout à fait exclu"



JÉRUSALEM CORRESPONDANT


Tzahi Hanegbi est président de la commission des affaires étrangères et de la défense à la Knesset. Député depuis vingt ans, il a été réélu le 10 février en quatrième position sur la liste de Kadima (En avant), le parti dirigé par Tzipi Livni. Il a occupé des fonctions ministérielles durant huit ans. Aujourd'hui, Kadima, ce parti issu d'une scission du Likoud décidée par Ariel Sharon, à l'automne 2005, s'apprête à entrer dans l'opposition à la suite d'une première rencontre infructueuse, dimanche 22 février, entre Mme Livni et Benyamin Nétanyahou, chef de file du Likoud (droite), désigné pour former le prochain gouvernement.


Y aura-t-il un gouvernement d'union nationale ?
C'est tout à fait exclu.


Pourquoi ?
Parce que l'on ne voit pas franchement comment on peut trouver un terrain d'entente lorsqu'il s'agit du dialogue avec le peuple palestinien.


C'est la seule raison ?
C'est la principale. Bien sûr, il y a d'autres problèmes, mais en ce qui concerne la question palestinienne, je ne vois pas comment Nétanyahou peut être amené à faire des compromis.


Pourquoi y aura-t-il une deuxième rencontre ?
Parce que Nétanyahou l'a demandée. Il a obtenu un mandat du président. Il a invité Mme Livni. Il veut se donner encore une chance. Cette rencontre devrait avoir lieu dans le courant de la semaine. Ce qui signifie que les choses vont aller vite.


Comment voyez-vous ce futur gouvernement composé de députés d'extrême droite ? Va-t-il durer longtemps ?
Je ne pense pas que la politique sera d'extrême droite, car sur les 65 députés qui vont constituer la majorité, il y en a seulement quatre qui appartiennent à cette catégorie : l'Union nationale. Les autres sont de droite. Nétanyahou n'est pas d'extrême droite et, en ce qui concerne Avigdor Lieberman (dirigeant d'Israël Beitenou), ses positions sur la question palestinienne ne sont pas d'extrême droite. Quant aux religieux, ils ne se préoccupent pas du résultat des négociations tant que leurs besoins en matière de religion ne sont pas affectés.


Il existe de profondes divergences entre le parti de Lieberman et les partis religieux, notamment les séfarades du Shass ? Est-ce que cela peut marcher ?
C'est difficile à prévoir. La première année sera déterminante. Elle va conditionner l'avenir de ce gouvernement. S'il est capable de se concentrer sur des questions d'intérêt commun, il n'y aura pas beaucoup de divergences. Mais si M. Lieberman veut mettre en avant ses objectifs civils, comme la création du mariage civil pour les juifs russes, la question de l'assouplissement des règles de conversion, il y aura des difficultés. Je pense que Nétanyahou va se concentrer plutôt sur ce qui rassemble que sur ce qui divise, c'est-à-dire l'Iran, la crise économique et le Hamas, et là-dessus, il y a un consensus au sein de la Knesset et dans l'opinion publique.
Au sein même de l'opposition, il n'y a pas non plus de désaccord fondamental. Le pays attend du nouveau gouvernement qu'il s'occupe de ces trois menaces. Donc, je pense que le gouvernement Nétanyahou va durer au moins un an et c'est au cours de cette année qu'il va être possible de dire s'il va pouvoir durer plus longtemps.


Il va bien falloir affronter la question palestinienne ?
Nétanyahou a proposé une paix économique. Je ne sais pas trop ce que c'est exactement. Donc, je ne sais pas si ce sera efficace ou pas. Mais il va essayer d'apaiser les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Autorité palestinienne. Pour le moment, il n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre. Il s'agit seulement de rhétorique pacifique. Sur les questions essentielles, il n'a pas grand-chose à proposer, car ses positions sont connues. Il est contre tout retrait des colonies où que ce soit et il n'est pas prêt à des concessions. Il ne va pas rejeter le dialogue avec les Palestiniens, mais il est manifeste que le Likoud et les membres du futur gouvernement sont contre d'authentiques compromis.


Le président américain Obama va-t-il mettre la pression sur le futur gouvernement israélien ?
Je ne le pense pas. L'administration américaine comprend qu'elle doit respecter la démocratie d'Israël. Il y a eu des élections. Le résultat est là. Le conflit entre la droite et la gauche n'est pas nouveau. Il est bien connu. Barack Obama va essayer de convaincre Nétanyahou de ce qui est dans le meilleur intérêt d'Israël et tenter d'obtenir un accord. Mais je ne pense pas qu'il mettra la pression, car ce n'est pas très efficace et ce n'est pas la meilleure chose à faire.


Le processus d'Annapolis est-il définitivement mort ?
Je ne crois pas que Nétanyahou ait déjà pris une véritable décision sur la feuille de route et le processus d'Annapolis. Cela prendra du temps avant qu'il décide de la voie à suivre.



Propos recueillis
par Michel Bôle-Richard

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : 20minutes.fr en ligne le 24 février



En Guadeloupe,
les langues se délient contre la grève



REPORTAGE - La population est fatiguée et attend patiemment que le conflit se termine...

De notre envoyée spéciale à Pointe-à-Pitre,



Le bitume est défoncé. Mais la voie est libre. Ce lundi en Guadeloupe, un semblant de vie normale est réapparu. Les voitures cramées ont été tractées sur le bas-côté. Le centre-ville fantôme de Pointe-à-Pitre retrouve même ses embouteillages. Le soutien au LKP (collectif contre l’exploitation) est toujours total. Mais un certain nombre de gens, restés muets par fatalisme ou par peur, selon l’analyse de certains, disent désormais leur lassitude. «La population est fatiguée et a envie que le conflit se termine» reconnaît même - sous couvert d’anonymat - un bras droit d’Elie Domota, le leader de la contestation. Dans la rue, les gens râlent ouvertement : ils ne peuvent plus faire de courses depuis un mois, circuler, travailler, envoyer les enfants à l’école.


Retenues sur salaire

Sur les ondes aussi, les langues se délient. Dans l’émission «Coup de gueule, coup de cœur» sur la radio RCI, une mère supplie: «Mon fils est handicapé. Comment je peux m’occuper de lui? Arrêtez tout». Un monsieur estime que les violences urbaines «vont trop loin, dépassent un stade». France-Antilles ne paraît plus depuis mardi – certains se demandent si le quotidien, neutre, n’a pas été prié de se taire par le LKP. Si les fonctionnaires ont été payés en janvier, les retenues sur salaire s’opérant dans un délai de deux mois, les commerçants s’inquiètent désormais haut et fort du contre coup économique. Certains ont rouvert. Comme ce vendeur de cartes postales, Michel. Les «commandos du LKP», dit-il, qui sillonnent la ville pour intimer l’ordre aux commerçants de baisser le rideau ne lui font «plus peur».


«Tabassés»

Pourtant ceux qui ont dédaigné le blocus les premières semaines l’ont payé cher. «Six chefs d’entreprise ont été tabassés. L’un parce qu’il a refusé de fermer sa boutique, un autre parce qu’il s’est exprimé contre la grève dans les médias. Ceux qui ne se couchent pas devant le LKP sont frappés», assène Patrick Vial-Collet, antillais, directeur d’un groupe hôtelier. «Vous pouvez me citer, je n’ai pas peur des représailles».

A l’origine d’une marche anti-grève annulée mardi faute de participants – «les 4 600 personnes attendues ont été coincées par les barrages» - lui est convaincu qu’une «majorité silencieuse pro-LKP, mais anti-pagaille» existe. «Les gens commencent à être trop dérangés dans leur confort de vie pour approuver encore les méthodes du collectif» poursuit-il. Lundi matin, la place du marché est encombrée d’étals et les quais de pêcheurs. Comme si la solidarité avec le mouvement permettait désormais aussi de vivre, et de s’exprimer.


Laure de Charette

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 24 février à 8h 45
sur Diasporablog à 10h 09



Elie Domota critique un "Etat qui se débine"



21 réactions


Le leader du LKP réagissait aux déclarations du préfet de Guadeloupe qui a émis de fortes réserves sur une "proposition" formulée par certains partenaires sociaux. Les négociations reprennent ce mardi.

Le leader du LKP Elie Domota, qui mène la grève en Guadeloupe depuis plus d'un mois, a affirmé, lundi 23 février, qu'"une fois de plus" l'Etat "se débine", après que le préfet eut émis de fortes réserves sur une "proposition" formulée par certains partenaires sociaux.Il a cependant indiqué que les négociations reprendraient mardi à 11h00 (16H00, heure de Paris)."Les organisations patronales ont fait une proposition qui va dans le sens de nos revendications, mais là une fois de plus l'Etat se débine", a déclaré Elie Domota à la presse à l'issue d'une nouvelle journée de négociations très tendues, refusant de se prononcer sur un éventuel retour des barrages routiers."Si nous n'avons pas de réponse, les choses ne pourront que s'envenimer", a-t-il ajouté.


"Cela mettrait par terre le système social français

De son côté le préfet de Guadeloupe, Nicolas Desforges, a affirmé que "les négociations continuent".Il a également indiqué que l'Etat ainsi que le conseil régional et le conseil général, qui seraient partie prenante de ce projet, devaient préalablement en faire "une expertise".Mais, a-t-il une nouvelle fois insisté, "l'Etat n'a pas à financer les augmentations de salaires dans le privé" car "cela mettrait par terre le système social français".La proposition prévoit que l'Etat devrait prendre à sa charge pendant trois ans des exonérations salariales de CSG et de CRDS, qui servent au financement de la sécurité sociale. La somme économisée représenterait 100 euros sur les 200 d'augmentation des bas salaires réclamées par le LKP. Les 100 autres euros seraient pris en charge à part égale par le patronat d'un côté et par les collectivités locales de l'autre (conseil régional et conseil général).


"Rien ne nous fera reculer"

Selon le LKP, plusieurs organisations patronales "représentant 42.000 salariés sur les 45.000 concernés par le dispositif", auraient marqué leur accord à cette proposition de l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (UCEG), créée ces derniers jours à l'initiative du LKP. Jean-Yves Ramassammy, à la tête du collectif des petits entrepreneurs de la Guadeloupe, a affirmé que "les PME ne pourront pas répondre toutes seules à cette demande de 200 euros" sans "mesures d'accompagnement" de l'Etat.Mais Willy Angèle du Medef Guadeloupe n'a pas validé la proposition, indiquant vouloir rester dans le cadre d'une augmentation salariale abondée par une part de RSA.S'adressant à la foule massée devant l'immeuble du port où se tiennent les négociations, Patrice Tacita, proche d'Elie Domota, a affirmé que le LKP avait "décidé de mettre la pression dans les négociations". "Rien ne nous fera reculer, le temps des tergiversations est fini", a-t-il ajouté

LAIDE
AGAZA
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 24 février


Les Etats-Unis aideront Gaza
à hauteur de 900 millions de dollars


Les Etats-Unis vont donner plus de 900 millions de dollars pour la reconstruction de Gaza, a indiqué lundi un responsable américain, avant une conférence des donateurs à laquelle participera la secrétaire d'Etat Hillary Clinton la semaine prochaine.
Mme Clinton visitera Israël et la Cisjordanie début mars, ont précisé des responsables israéliens et palestiniens. Elle a déclaré en Asie qu'elle serait le 2 mars à la conférence internationale des donateurs au Caire.

L'aide sera humanitaire et les sommes destinées à la reconstruction du territoire dévasté par l'offensive israélienne contre le Hamas le mois dernier seront confiées à l'Autorité Palestinienne, a précisé un diplomate

lundi, février 23, 2009

INFOECO
ISRAËL
Source : le site actualité news environnement
en ligne le 23 février



Israël, Better Place signe des contrats
sur les flottes de véhicules électriquesI


Better Place a annoncé la signature de partenariats avec plusieurs grandes entreprises en Israël pour la conversion de leur flotte en véhicules électriques. Dix-neuf entreprises, dont plusieurs filiales de groupes multinationaux, se placent en pôle position pour la conversion de leur flotte en véhicules électriques et l’installation d’un réseau d’infrastructures adapté.

Ces entreprises (Orange Israel, TEVA, Pelephone Communications Ltd., Rafael et Matrix IT Ltd, ...) ont convenues de travailler en partenariat avec Better Place dans le cadre de la conception, de l’installation et des essais de son réseau de recharge pour véhicules électriques en Israël.

Aux termes de cet accord avec plusieurs grandes entreprises en Israël pour la conversion de leur flotte en véhicules électriques, Better Place considérera ces flottes d’entreprises comme prioritaires pour l’achat d’automobiles électriques, lorsqu’elles seront disponibles sur le marché en 2011.

En effet, Better Place et l’Alliance Renault-Nissan collaborent en vue d’assurer une large disponibilité des automobiles électriques en Israël et dans d’autres pays à partir de 2011.

« La signature de ces accords envoie un signal clair au marché : les véhicules électriques alimentés par le réseau Better Place répondent à une demande bien réelle, a relevé Shai Agassi, Président et fondateur de la société Better Place. A mesure que nous dévoilerons de nouveaux partenariats, nous entendons démontrer que cette demande s’étend en Israël comme dans les autres pays ou états où nous sommes présents, ce qui représente en tout un marché potentiel total de 50 millions d’automobiles. Ce n’est que la pointe de l’iceberg que nous voyons aujourd’hui car il existe bien une demande, latente, sous la surface. »

Dans le cadre de cet accord, Better Place travaillera en partenariat étroit avec les propriétaires de ces flottes d’entreprises dans la conception, la planification et l’installation, au sein de leurs établissements et au domicile de leurs salariés, d’un réseau de recharge pour véhicules électriques aussi pratique et adapté que possible pour les futurs conducteurs. Better Place invitera le personnel de ces entreprises à participer à des ateliers et séminaires où ils découvriront tout sur la voiture électrique : commodité, sécurité et première expérience de conduite. En tant que premiers utilisateurs, ces partenaires pionniers seront considérés par Better Place comme prioritaires pour les essais de véhicules, l’utilisation des véhicules de démonstration et les premières livraisons une fois les véhicules mis sur le marché.

« Ces acteurs majeurs de l’économie israélienne ont conscience d’un des plus grands défis auxquels notre monde est aujourd’hui confronté : notre dépendance à l’égard du pétrole et son cortège de conséquences pour notre économie, notre environnement et notre sécurité, a commenté Moshe Kaplinsky, Directeur général de Better Place Israël. L’équipe de Better Place Israël travaillera en étroite liaison avec ces partenaires « pionniers » quand ils étudieront la feuille de route destinée à guider leur passage au transport électrique. »

« Ces entreprises, qui sont toutes des leaders reconnus dans leur secteur, participent à l’évolution la plus significative vécue par le secteur du transport au cours de ce siècle », a enfin conclu Moshe Kaplinsky.

OBAMA
UNMOISAPRES
SONINVESTITURE

Source : lacroix.fr en ligne le 23 février



En un mois, Barack Obama a multiplié
les décisions


Le nouveau président a pris à bras-le-corps les problèmes de l’Amérique. Conformément à ses engagements de campagne, il a initié une rupture avec les années Bush


Un mois après son investiture, Barack Obama a, mardi 24 février, son second grand rendez-vous avec les Américains en tant que président : depuis le Congrès, il s’adressera à ses compatriotes à l’occasion de son premier « discours sur l’état de l’Union ». Une figure imposée annuelle entre le président et l’opinion publique – même si, formellement, le nouveau locataire de la Maison-Blanche insiste pour intituler différemment cette première intervention depuis le Capitole. À vrai dire, peu importe. L’essentiel est qu’il parlera dans un cadre solennel aux élus et à l’opinion publique et se consacrera surtout, selon ses conseillers, à l’économie et à la politique intérieure.


Un premier mois centré sur l'économie

Quelques semaines à peine après la passation de pouvoir, cette intervention sera également l’occasion, non pas de tirer un quelconque bilan prématuré, mais de mettre en perspective les premières mesures prises par la nouvelle administration. Et le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas chômé : depuis le 20 janvier, chaque semaine a été ponctuée par l’annonce de décisions importantes. Importantes dans l’ordre du symbole – comme l’annonce de la fermeture de Guantanamo dans un an, qui ne précise pas comment ce but sera atteint, mais envoie un message fort à l’étranger et au monde arabo-musulman – que dans l’ordre du sonnant et trébuchant – avec le plan de relance massif de 787 milliards de dollars (624 milliards d’euros) ou l’aide de 75 milliards (60 milliards d’euros) aux Américains menacés de perdre leurs logements.Si, depuis son arrivée aux affaires, l’économie a clairement été sa priorité, crise oblige, Barack Obama s’est aussi attaché à revenir sur des mesures prises par George W. Bush sur le plan intérieur, mettant ainsi fin à l’interdiction du financement public de la recherche sur les cellules souches.


Un style posé et direct

Depuis le 20 janvier, le nouveau locataire de la Maison-Blanche n’a en fait pas dévié de la ligne tracée pendant la campagne. Il n’a pas pris l’Amérique par surprise : tout ce qu’il a fait avait déjà été annoncé. Son ton, son style, est aussi demeuré celui de l’homme que les Américains ont découvert pendant la longue marche vers le pouvoir. Celui d’un homme cool, qui n’a pas hésité à reconnaître qu’il « avait foiré » dans le choix d’un de ses ministres, ou encore qui se fait prendre en photo en chemise dans le bureau ovale, là où George W. Bush ne tolérait pas les hommes sans veste…Celui d’un homme assez sûr de lui pour prendre des risques : il a pris en peu de temps des décisions qui pourraient faire de lui le sauveur de l’économie américaine… ou tout aussi bien précipiter sa chute en cas d’échec. « Si, d’ici quelques années, les gens n’ont pas le sentiment que l’économie est repartie et que je n’ai pas orienté le pays dans la bonne direction, alors vous aurez un nouveau président », a-t-il lancé récemment lors d’un déplacement en Floride.


Une politique ambitieuse

Si ses initiatives permettent de relancer la machine à créer des emplois, alors Barack Obama passera à la postérité comme une sorte de magicien politique, aux côtés des plus grands présidents de l’histoire américaine. Dans le cas contraire, il sera accusé d’avoir fait exploser le déficit budgétaire et la dette de manière tout à fait démesurée.On retrouve dans ce premier mois passé à la tête du pays celui qui, dans un livre publié en 2006, prônait l’audace d’espérer. Dans ce premier ouvrage en tant qu’homme politique, il soulignait qu’il croyait à « une tradition politique reposant sur l’idée simple que chacun de nous est concerné par ce qui arrive aux autres, que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare, et que si suffisamment de gens croient à cette idée et agissent en conséquence, nous ne réglerons peut-être pas tous les problèmes mais nous ferons au moins quelque chose qui aura un sens. »


L'audace d'espérer

Pour marteler ce message d’audace et d’espoir, il multiplie les contacts avec ses compatriotes, à l’inverse de George W. Bush. Contact via le Web, d’abord, avec un message vidéo diffusé toutes les semaines. Contact en personne ensuite : on a vu le nouveau président prendre la route pour interpeller directement l’opinion ou pour signer des textes importants en des lieux significatifs, pour bien indiquer qu’il voulait être le président de la proximité, conscient des difficultés traversées par les Américains – et non enfermé dans sa bulle.Il a néanmoins passé suffisamment de temps à Washington pour mesurer les limites de certains pans de son discours, notamment concernant sa volonté de travailler avec les démocrates et les républicains réunis.

L’opposition est en effet restée sourde à ses appels à une collaboration au Congrès, même lors du vote du plan de relance censé enrayer la crise : à la Chambre des représentants, aucun républicain ne l’a suivi, et seuls trois sénateurs du parti de George W. Bush ont osé s’affranchir de la logique partisane.Les républicains n’ont pas tardé à retrouver leurs vieilles habitudes, faisant le pari de l’échec de ce plan économique pour retrouver le chemin du pouvoir. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le président a décidé de s’adresser directement à leurs électeurs. Certains commentateurs n’ont pas manqué de relever qu’il avait fait des déplacements essentiellement dans des États républicains ayant voté pour lui en novembre dernier.


Gilles BIASSETTE

LESNOUVEAUX
TRACAS
DELADMINISTRATION
OBAMA
Source : lemonde.fr en ligne le 23 février


L'ADMINISTRATION OBAMA EMBARRASSEE
PAR LA QUESTION DES DROITS DE L'HOMME



http://www.lemonde.fr:80/ameriques/article/2009/02/23/l-administration-obama-est-embarrassee-par-la-question-des-droits-de-l-homme_1159116_3222.html

LUDANS
LAPRESSEARABE


Traduction de Souhail Ftouh


Khaled Méchaal:
Le nouveau visage d’un milliardaire


Où sont passés les sommes colossales versées aux Palestiniens ? Peut être l’article ci-dessous nous donne une partie de la réponse. Le magazine égyptien « Roz el Youssef » a publié le 19 janvier 2009 un article très révélateur sur le chef politique du Hamas , en exil à Damas dont l’ intitulé est le suivant : « Le mariage de sa fille Ftama a dévoilé son vrai visage : Khaled Méchaal un militant …pour le compte de ceux qui payent ».



« Comment vit Khaled Méchaal et sa famille ? Combien touche t-il ? Quel somme lui est versée dans son compte en Iran et au Qatar ? Combien coûte sa résidence et sa sécurité à Damas ? Est-ce que la Syrie a une idée sur sa fortune ? Où ferme-elle les yeux pour l’essentiel qu’il applique l’agenda de Damas et de ses alliés ? D’où vient t-il d’un million et cinq cent milles dollars dépensé dans le mariage de sa fille Fatma ?

Comment fait Khaled Méchaal pour porter des costumes des plus hautes marques internationales qu’il cache sous la kéffia palestinienne symbole de son militantisme ? Pourquoi a t-il mit le pied sur l’autre lors de sa rencontre avec le président soudanais Omar Béchir et il n’a pas oser le faire devant le plus bas des responsables iraniens ? Pourquoi voyait t-il en Ismail Haniyeh un danger pour son positionnent au sein du Hamas ? Pourquoi voulait t-il entre un négociateur en échange de Mahmoud Abbas ? Qui est-t-il en fin du compte Khaled Méchaal ? »


Le mariage de Fatma Méchaal

« Au moment où Gaza était sous le feu et le blocus, sans nourriture, sans eau, sans médicaments, et même sans électricité et dans le summum de la souffrance des gazaouis, Khaled Méchaal a organisé un mariage spectaculaire pour sa fille Fatma qui a coûté un million et demi de dollars de dépenses.


Dans ce moment difficile pour les Gazaouis, il criait pour que ses miliciens brisent le passage frontalier de Rafah pour récupérer en Egypte les faux billets de dollars afin de couvrir les dépenses somptueuses du mariage. Sa fille est aujourd’hui la femme d’un riche homme d’affaire syrien d’origine palestinienne, Tareff Rachid.

Le lieu du mariage a été prévu dans une grande salle de fête entre Damas et la zone de Saida Zeneb, selon ce qui était mentionné dans les cares d’invitations mais à leur arrivés, les invités étaient dirigés à un autre lieu pour des considérations de sécurité. Mais qui sont ces invités ?

De l’Egypte est venu Fahmi Houidi (journaliste pro islamiste). C'est le Hamas lui a offert le billet, ainsi que le docteur Mohamed Elboltajii, membre du parlement égyptien, envoyé spécial de Mahdi Akkef, le guide des Frères Musulmans en Egypte.

De Syrie était présent le ministre des affaires étrangères syrien, en personne, Walid El Moualem ainsi que l’ambassadeur d’Iran en Syrie Ahmed Almousaoui , les ambassadeurs d’Indonésie et de Malysie accrédités à Damas. Il y’avait aussi d'anciens responsables militaires et sécuritaires syriens comme Karim Racheh, Mohamed Rateb Naboulsy , Housam Eddin Farfour, Mohamed Hichem Eddin Borhani, le représentant du parlement syrien Mohamed Habbach et le cheik Bokri Tarabichi.

De Londres est venu Rached Gannouchi , président du mouvement islamiste tunisien Ennahdh .Il y’avait aussi des représentants du groupe palestiniens basés à Damas comme Rhamadan Shelleh chef du Djihed islamique, Abou Moussa le sous secrétaire du Fath, Kaled Abdel Majid le secrétaire général du Nidall populaire, Arabi Aoued le secrétaire général du parti communiste révolutionnaire, Maher Taher le responsable du Front populaire en Syrie et Talal Naji le secrétaire général adjoint du Front populaire pour la libération de Palestine.

Le mariage s’est rapidement transformé en tribune politique. Des discours ont été prononcés au milieu de la fête. Les discours sur la Palestine se sont succédés. Les tables étaient remplies de toutes sortes de plats et de spécialités de la gastronomie syrienne alors que Gaza peine sous le blocus. Entre temps, on entendait la star de la soirée, Khaled Méchaal, qui criait à haute voix espérant ainsi voir les dirigeants arabes unir leurs positions pour vaincre Israël.

On apercevait, entre autres, Ramadan Shellah, le chef du Djihad islamique, qui une fois monté à la tribune au milieu de la salle, il s’adressa au ministre syrien des affaires étrangères pour le remercier de sa présence et rendit un hommage vibrant à la Syrie qui accueille sur son sol les groupes palestiniens.

A la fin du mariage, Ramadan Shellah demande à tous les invités ; ministres, ambassadeurs, responsables et tous les autres de lancer un « Allah Akbar » pour que leurs voix soient entendus jusqu'à Gaza ».

Traduction de l’arabe , Ftouh Souhail

Article paru dans la langue d'origine
dans le magazine « Roz el Youssef »
publié le 19 janvier 2009
et repris dans le magazine tunisien Hakkaeik
dans son numéro 82 du 9 au 22 février 2009 .



Obersvation à nos lecteurs:

Personne ne peut douter aujourd’hui du caractère hypocrite, arrogant et outrecuidant du chef politique du Hamas à Damas. Le « courageux » Khaled Méchaal peut toujours donner des ordres et déclencher des guerres au mépris des Gazaouis tant qu’il est confortablement installé à Damas à coté du Président Assad. Il n'en a rien à se soucier du sort des palestiniens, puisque son mouvement, le Hamas, les a pris en otage depuis qu'ils se sont emparés du pouvoir, au nez et à la barbe du Fatah, avec lequel ils continuent de s'entr'égorger.

Il est par contre scandaleux de voir que nul au sein de la « communauté internationale » ne s’interroge sur ce que sont devenu lees milliards de dollars remis au fil du temps à ces mêmes gens. Et si on ne s’interroge pas, c’est qu’on sait parfaitement à quoi a servi cet argent. Fondamentalement, au terrorisme, à la propagande, à la corruption et maintenant …aux mariages.

Le Hamas, qui dépense un Million et demi de Dollars dans une seule soirée à Damas et qui confisque les colis de nourriture ainsi que des milliers de couvertures dans les entrepôts de l’UNRWA (4 février 2009) est tout simplement une organisation criminelle qui regroupe une masse de voleurs et de pillards, bien loin de chercher à soulager les misères quotidiennes de la population à Gaza.

DIFFICILE
ACCOUCHEMENT
DUNOUVEAU
GOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 23 février



Pas d’entente entre Netanyahu et Livni



La première rencontre depuis les élections entre le président du Likoud, Binyamin Netanyahu, chargé depuis vendredi dernier de former le prochain gouvernement, et la présidente de Kadima, Tzipi Livni, s’est terminée hier soir, peu avant minuit, sans résultat, rapporte le Yediot Aharonot. Les deux chefs de parti ne sont parvenus à un accord sur aucun des sujets à l’ordre du jour mais ont toutefois convenu de se rencontrer à nouveau.

Au cours de l’entretien sont apparues d’importantes divergences dans le domaine politique. Tzipi Livni, écrit le journal, a exigé de Binyamin Netanyahu qu’il adopte la solution de « deux Etats pour deux peuples », ce qu’a refusé Netanyahu, qui estime préférable d’utiliser une autre formulation. M. Netanyahu s’est toutefois engagé à poursuivre le processus diplomatique avec les Palestiniens.

Le président du Likud a également rejeté la requête de Livni qui lui demandait de rompre l’alliance conclue avec le parti orthodoxe séfarade Shas afin de permettre la mise en place de réformes dans le domaine du droit familial et des conversions. « Je n’exclus aucun partenaire. On peut se mettre d’accord quant à une voie et formuler ensemble la plate-forme gouvernementale », a expliqué Binyamin Netanyahu. Tzipi Livni a quant à elle refusé la création d’équipes de négociation entre les deux partis. Selon un haut responsable de Kadima cité par le journal, Tzipi Livni ne souhaite pas de négociations avec le Likoud et la rencontre d’hier n’aurait été qu’une « rencontre de politesse ».

Au terme de l’entretien, Livni a déclaré ne pas être parvenue à une entente avec Binyamin Netanyahu : « Un gouvernement d’union signifie promouvoir une démarche commune et c’est pourquoi il est important de vérifier si une telle démarche existe ou s’il s’agit de deux voies séparées ».
« Nous avons des divergences profondes dans le domaine politique et c’est quelque chose d’essentiel. Je n’ai rien à faire au sein d’un gouvernement dont le principe de base sera de ne pas promouvoir le processus de paix. Cette rencontre ne m’a avancé à rien et a laissé en place les divergences sur le fond. Ce soir nous n’avons pas avancé », a-t-elle conclu.
Binyamin Netanyahu semblait lui plus optimiste : « Nous avons convenu de nous rencontrer à nouveau dans les prochains jours. Je ferai des efforts pour former un gouvernement d’union nationale. C’est notre devoir en cette heure et c’est ce que veulent les électeurs. Nous nous devons d’unir nos forces. Au cours de l’entretien, nous avons trouvé des points communs mais aussi des approches différentes dans divers domaines. Avec de la bonne volonté on peut combler ce fossé. C’est possible et nous devons rechercher ce qui nous unit. Au cours des derniers mois, Tzipi Livni a fait l’effort de tenir des centaines de rencontres avec les Palestiniens pour tenter de parvenir à une entente. Faisons tous l’effort de rechercher une entente entre nous. Je crois que c’est ce que veulent les électeurs », a-t-il déclaré.

Avant même cette rencontre entre Tzipi Livni et Binyamin Netanyahu, le groupe parlementaire Kadima s’est réuni hier et a adopté une décision officielle contre la participation du parti à un gouvernement d’union avec les partis de droite. Cette décision a été soutenue par l’ensemble des députés du parti. Seul Shaul Mofaz, numéro deux du parti, a fait part de ses réserves, déclarant : « On ne doit pas se réjouir d’aller dans l’opposition. Il faut envisager un dialogue avec le Likoud et voir où nous pourrons avoir le plus d’influence. Ce qui compte c’est la voie que nous suivons ».
Ce matin, rapporte le site YNET du Yediot Aharonot, Binyamin Netanyahu s’est entretenu avec le président du parti travailliste, Ehud Barak. Ce dernier a déclaré au terme de l’entretien : « Le verdict des électeurs a placé le parti travailliste dans l’opposition et nous respectons ce jugement. J’ai dit à M. Netanyahu que nous serons une opposition responsable, sérieuse et constructive ».

Binyamin Netanyahu a affirmé qu’il ne renoncera pas à tenter de former un gouvernement d’union nationale : « Je ferai tous les efforts pour parvenir à un gouvernement d’union nationale. Il faut laisser de côté la politique habituelle car les défis auxquels doit faire face Israël sont considérables », a-t-il déclaré ajoutant qu’il s’entretiendra à nouveau avec Tzipi Livni et Ehud Barak.

Le Haaretz rapporte par ailleurs que le parti Israël Béteinou, a lancé une campagne internationale destinée à dissiper les craintes de responsables américains, européens et arabes face à la politique du président du parti, Avigdor Lieberman, vis-à-vis des Arabes israéliens et à son projet de serment d’allégeance obligatoire.

Cette campagne est menée par Danny Ayalon, ancien ambassadeur d’Israël à Washington et nouvellement élu député sur la liste Israël Béteinou. Ayalon s’est entretenu dernièrement avec plusieurs ambassadeurs étrangers ainsi qu’avec des officiels de plusieurs pays arabes pour leur expliquer notamment en quoi consiste le plan d’échange de territoires et de populations proposé par le parti.

Danny Ayalon devrait se rendre d’ici deux semaines aux Etats-Unis, en compagnie de deux autres députés Israël Béteinou, Uzi Landau et Hamed Amar. Les trois hommes devraient y rencontrer des parlementaires, des hauts fonctionnaires ainsi que les responsables d’organisations juives. Ils accorderont aussi des interviews aux médias américains.


Olmert suspend Amos Guilad,
les contacts avec l’Egypte sont gelés

Le Haaretz rapporte que le directeur général du bureau du Premier ministre a déposé hier une plainte auprès du commissaire à la fonction publique contre Amos Guilad, directeur des affaires politiques et de sécurité du ministère de la Défense, suite à l’article paru la semaine dernière dans le quotidien Maariv qui rapportait des propos tenus par Amos Guilad à un membre de son entourage.
Dans ses propos, M. Guilad avait vivement critiqué Ehud Olmert pour avoir décidé que la libération de Guilad Shalit, le soldat israélien détenu par le Hamas, serait une condition préalable à la mise en place d’une trêve dans la bande de Gaza. M. Guilad avait notamment accusé M. Olmert d’avoir imposé au dernier moment un changement dans l’ordre des choses, exigeant que la libération de Shalit précède la trêve, alors qu’auparavant il n’était pas impliqué dans les contacts avec l’Egypte. M. Guilad avait notamment qualifié le comportement d’Ehud Olmert d’insensé et mis en garde que cette exigence blesserait les Egyptiens, « qui ne sont pas nos employés et ne travaillent pas pour nous », et pourrait donc porter atteinte à la sécurité nationale d’Israël.

Dans la plainte déposée hier, le bureau du Premier ministre affirme que « ces propos constituent une violation des règlements de la fonction publique, car ils adressent une critique illégitime à un Premier ministre, tout en divulguant des informations confidentielles et les positions israéliennes dans le cadre de négociations sensibles avec l’Egypte ». Le bureau du Premier ministre qualifie de « très graves » les propos d’Amos Guilad, estimant qu’ils pourraient « nuire aux relations extérieures d’Israël et au statut du Premier ministre ». Le bureau du Premier ministre demande enfin qu’une enquête soit ouverte contre M. Guilad et que les mesures disciplinaires appropriées soient prises à son encontre.

Le cabinet du ministre de la Défense, Ehud Barak, a réagi à cette plainte : « Les forces de sécurité estiment qu’il serait préférable de se concentrer sur les efforts pour libérer Guilad Shalit et matérialiser les acquis de l’opération à Gaza plutôt que se consacrer à des altercations internes ». « M. Guilad est un agent dévoué et remarquable, connu pour son sérieux, sa responsabilité et son intégrité. Il est dommage que le Premier ministre ait choisi cette façon si publique de s’en prendre à un serviteur fidèle et reconnu de l’Etat », ajoute le cabinet d’Ehud Barak.

Des responsables militaires ont en outre déclaré au Haaretz que le Premier ministre est le dernier à pouvoir critiquer les agents de l’Etat qui parlent aux journalistes, car « tout journaliste connaît bien le flot de rumeurs et de fuites en provenance du cabinet d’Ehud Olmert ».

Le Maariv rapporte que depuis la publication de l’article, mercredi dernier, Amos Guilad est boycotté par le cabinet d’Ehud Olmert et n’est plus convoqué aux réunions. De leur côté, les membres du cabinet du Premier ministre ne participent plus aux réunions auxquelles participe Amos Guilad. Ce dernier a dû également annuler ses déplacements prévus en Egypte, ce qui signifie qu’à l’heure actuelle, les pourparlers avec l’Egypte sont gelés.

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lexpress.fr en ligne le 23 février à 12h 10

sur Diasporablog à 13h 17



Fillon et Jégo répondent à Royal


Le Premier ministre ainsi que le secrétaire d'Etat à l'Outre mer ont tous deux commenté les déclarations de Ségolène Royal qui s'est rendue à Pointe-à-Pitre, ce dimanche.
Le Premier ministre François Fillon a demandé ce lundi à "chacun", notamment à Ségolène Royal, de "garder son sang froid et de laisser les partenaires sociaux discuter" en Guadeloupe.
"Je demande à chacun, à Mme Royal comme aux autres, de garder son sang froid et de laisser les partenaires sociaux discuter" en Guadeloupe, a déclaré François Fillon lors d'une conférence de presse au Salon de l'Agriculture à Paris.

"Ils sont à même de le faire, ils ont les éléments pour trouver une solution. C'est entre leurs mains que la situation repose", a-t-il ajouté. "Je fais toujours attention aux conseils de Mme Royal, mais aujourd'hui l'intérêt général c'est de faire en sorte que la discussion ait enfin lieu" entre patronat et syndicats guadeloupéens, a-t-il dit. "Il n'y aura pas de miracle ni apporté par Mme Royal, ni apporté par François Fillon", a-t-il poursuivi.
Le secrétaire d'Etat à l'Outremer Yves Jégo a regretté pour sa part que le Parti socialiste "joue la mouche du coche" et "essaie de jeter de l'huile sur le feu" en Guadeloupe et il a réaffirmé que sa démission n'était pas à l'ordre du jour.
"Le PS joue la mouche de coche, essaie de jeter de l'huile sur le feu et je trouve que ce n'est pas très digne face à une crise dont chacun comprend bien qu'elle est compliquée. D'ailleurs, moi j'attends toujours de savoir de la part du PS quelles sont ses solutions", a déclaré Yves Jégo sur LCI.


"Tentative de récupération"

"Il y a un temps où il faut être en Guadeloupe, j'y ai été beaucoup. Il y a un temps où il faut travailler les solutions à Paris", a-t-il répliqué à François Hollande. Peu avant, l'ancien premier secrétaire du PS avait déploré l'absence de représentants du gouvernement aux obsèques du syndicaliste guadeloupéen.

"Il y a une tentative de récupération, de politisation", a également déclaré M. Jégo, commentant les déclarations de Ségolène Royal en Guadeloupe. Selon lui, "c'est trop facile de venir dire: 'c'est la faute au gouvernement, c'est la faute au président de la République'". Yves Jégo a par ailleurs réaffirmé que sa démission n'était "pas à l'ordre du jour". Mais "si demain ou après-demain le Premier ministre ou le président de la République me le demandent, je le ferai dans la seconde", a-t-il dit.

Dimanche, la présidente de la région Poitou-Charentes, qui s'est rendue à Pointe-à-Pitre, avait notamment reproché à "ceux qui nous gouvernent" de rester "enfermés dans leurs palais dorés", et demandé au Premier ministre François Fillon de venir assister aux négociations sociales en Guadeloupe.

Les négociations avec le collectif LKP devraient reprendre ce lundi en Guadeloupe.

CONSTITUTION
DUNOUVEAU
GOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : lexpress.fr via l'AFP en ligne le 23 février à 10h 01
sur Diasporablog à 10h 41



Un cabinet "faucon" se profile pour Netanyahu



JERUSALEM - La perspective d'un gouvernement israélien restreint de droite dirigé par Benjamin Netanyahu se précisait lundi avec le refus affiché du travailliste Ehud Barak de se joindre à une coalition élargie.


Officiellement chargé de former le gouvernement, le chef du parti Likoud a entamé dans la matinée des entretiens avec M. Barak, le ministre sortant de la Défense, pour le convaincre de rallier un cabinet d'union.
Selon son entourage, il devait lui proposer le portefeuille de la Défense et quatre autres ministères.

Mais, juste avant cette rencontre, le ministre de l'Agriculture sortant, Shalom Simhon, s'est déclaré franchement sceptique sur une telle éventualité. "Je ne vois pas comment le parti travailliste pourrait rallier le gouvernement que Netanyahu va créer", a-t-il affirmé à la radio.
"Le parti travailliste est très uni autour de Barak. Nous voulons nous renforcer dans l'opposition et nous disposons de beaucoup de temps pour devenir une alternative", a-t-il ajouté.
Le parti travailliste, fondateur du pays, a réalisé son pire score historique aux législatives du 10 février en n'obtenant que 13 sièges sur un total de 120 à la Knesset.

M. Netanyahu, 59 ans, opposé aux accords d'Oslo de 1993 et hostile à la création d'un Etat palestinien, a été chargé par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril.
Il est en principe soutenu par un bloc de partis de droite comptant 65 députés. Mais il envisagerait à contre-coeur de s'appuyer sur cette majorité de "durs" qui susciterait inéluctablement des tensions avec la nouvelle administration américaine désireuse de relancer les efforts de paix.

Ce bloc pourrait même se transformer en peau de chagrin, car les quatre élus d'extrême droite de l'Union nationale exigent la colonisation à outrance en Cisjordanie occupée ainsi que la légalisation des implantations sauvages créées sans feu vert officiel israélien.
Aussi, M. Netanyahu se dit-il prêt à payer le prix fort pour former un gouvernement élargi, notamment avec les travaillistes et le parti centriste Kadima de Tzipi Livni, la chef de la diplomatie sortante.

Lors d'une rencontre dimanche, il n'est pas parvenu à convaincre Mme Livni de rallier un cabinet d'union en raison de divergences sur les négociations avec les Palestiniens.
Interrogée à la radio militaire, elle a maintenu qu'elle entendait gagner les bancs de l'opposition "à cause des divergences avec Netanyahu sur la voie que le prochain gouvernement doit emprunter".
Elle a souligné que le programme de ce cabinet devrait mentionner "la nécessité de deux Etats pour deux peuples", les Israéliens et les Palestiniens.
"Quand nous serons d'accord sur cette voie, nous pourrons charger des équipes de négociateurs de conclure des ententes", a-t-elle ajouté en indiquant que M. Netanyahu voulait lui soumettre prochainement "d'autres idées".

Le député Guidéon Saar, numéro deux du Likoud, a fait état devant des journalistes "de plusieurs points de convergence avec le Kadima, et il est possible de combler les écarts".
Selon lui, "il faut de la patience, de la bonne volonté et des idées constructives car les négociations avec les Palestiniens ne constituent pas un problème fondamental, et nous sommes prêts à les poursuivre".

Il a souligné la nécessité de faire face "ensemble à la crise économique, au régime du Hamas (au pouvoir à Gaza) et aux menaces du nucléaire iranien".









DANS
LALUCARNE
Source : le site de l'internaute télévision
en ligne le 20 février


GAD EL MALEH EN PRIME SUR TF1



Selon le magazine VSD, la chaîne TF1 devrait consacrer une émission en prime-time à Gad Elmaleh d'ici la mi-mars. Ce show devrait être animé par un habitué de l'exercice, à savoir Jean-Pierre Foucault.

L'émission devrait s'articuler autour d'un écran géant et tactile sur lequel la star pourra afficher ou non des cases thématiques. Nous devrions assister à la diffusion d'archives ainsi qu'à la présence d'invités "surprise".Rappelons que Gad Elmaleh sera à l'affiche dans la comédie Coco à partir du 18 mars prochain.

RACISME
ANTISEMITISME
Source : tdg.ch en ligne le 23 février


Obama redonne sa chance
à la conférence de Genève sur le RACISME


Washington n’exclut plus de participer à la Conférence sur le racisme organisée à Genève du 20 au 24 avril.

Après avoir annoncé qu’elle réintégrait le processus de Durban, La Maison-Blanche a dû rassurer les leaders de la communauté juive américaine. Alain Jourdan 23.02.2009 00:01
La nouvelle administration américaine semble bel et bien décidée à reconsidérer ses positions quant à sa participation à la prochaine Conférence sur le racisme organisée à Genève en avril prochain. Mieux, elle n’exclut même plus de rentrer au Conseil des droits de l’homme. Une petite révolution de ­Palais… L’actuel ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Warren W. Tichenor, s’étant montré toujours très critique envers cet organe des Nations Unies.

Dans les couloirs du ­Palais des Nations, on s’impatiente de connaître le nom de son successeur.Signe en tout cas que les choses bougent, Washington a dépêché une délégation à ­Genève pour réintégrer le processus de Durban. Le département d’Etat a précisé que ce retour n’avait rien de définitif. Pour l’instant les positions des Européens et des pays arabes et africains sont inconciliables.

L’Organisation de la conférence islamique défend mordicus le concept de diffamation des religions dont les occidentaux ne veulent pas entendre parler. Plusieurs pays exigent aussi l’ajout d’un chapitre très ­contesté sur la reconnaissance de l’esclavage et des réparations que cela appelle. L’administration Obama peut-elle encore déminer le terrain et donner une nouvelle impulsion? Le secrétaire général de l’ONU le croit.

Après s’être félicité du retour des Etats-Unis, Ban Ki-moon a dit qu’il fallait maintenant régler «les questions en suspens (…) afin d’assurer le succès» de la conférence sur le racisme. Trouver un texte de compromis s’annonce difficile mais plus impossible. L’ambassadeur de France auprès des Nations Unies à ­Genève, Jean-Baptiste Mattei, observe que les nouvelles positions américaines «contribuent à améliorer le climat».


Un enjeu pour la Suisse

Tout le monde est d’accord pour dire que les Etats-Unis viennent d’envoyer un signal fort. Les pays arabes et africains qui appelaient eux-mêmes de leurs vœux ce retour des Etats-Unis ne peuvent plus prendre la responsabilité de bloquer le processus en cour. Dans ce contexte, la diplomatie suisse va s’efforcer de jouer de tout son poids et de toute son influence pour sauver la conférence d’avril prochain. Comme pays hôte elle sait le partie qu’elle peut tirer d’un succès diplomatique planétaire mais ne mésestime pas non plus les effets d’un éventuel fiasco pour son image. D’autant que, comme en 2001, la question israélo-palestinienne pourrait bien envahir les débats. Il y a huit ans, plusieurs pays et organisations non gouvernementales avaient utilisé la conférence comme une tribune, donnant lieu à des dérapages antisémites.Après avoir annoncé qu’elle réintégrait le processus de Durban, La Maison-Blanche a d’ailleurs dû rassurer les leaders de la communauté juive américaine. Israël qui craint de voir la conférence déraper comme en 2001 appelle à son boycott. «Israël attend du monde libre qu’il ne participe pas à Durban II», vient de déclarer Tzipi Livni. Pour l’instant l’administration Obama répond qu’en participant les Etats-Unis pourront maîtriser son déroulement. «Les nouvelles positions américaines contribuent à améliorer le climat»

JEAN-BAPTISTE MATTEI


La phrase

Mary Robinson déplore les dérapages de l’antiterrorisme.«Le monde n’est pas devenu plus sûr, mais plus divisé.» Mary Robinson résume ainsi les sept ans de «guerre contre la terreur» initiée par les Etats-Unis au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. «Pour justifier ces mesures, les gouvernements utilisent le même langage que les dictatures sud-américaines dans les années 70 et 80», assène l’ancienne haut-commissaire aux droits de l’homme qui a participé à la rédaction d’un rapport commandé par la Commission internationale de juristes (CIJ)

L’ancienne présidente irlandaise évoque aussi l’exemple de l’Irlande du Nord dans les années 70 et de l’internement sans procès de membres du groupe armé de l’IRA: «La police elle-même a fini par reconnaître que cela avait produit un désastre total.»

dimanche, février 22, 2009

LESANTILLES
ENCOLERE

UNE MANIFESTATION
DE SOLIDARITE AUX GREVISTES

DES ANTILLES DIGNE ET DE HAUTE TENUE


Ce lundi, les négociations entre le collectif syndicaliste guadeloupéen LKP et le patronat devraient reprendre. Bien que Madame Laurence Parisot, Présidente du MEDEF, s'est dit, ce matin sur France-Info, sceptique sur une sortie de crise immédiate, Elie Domota et ses amis ont accepté de reprendre la discussion. Les échos sur l'élan de solidarité, qui s'est manifesté ce week-end, en Métropole vont sans aucun doute renforcer la détermination des négociateurs côté grévistes.

Les Antillais de Paris et de la Région Parisienne étaient, en effet, visiblement heureux, ce samedi, de se retrouver nombreux pour défendre une juste cause : une vie meilleure aux Antilles. Ils ne demandaient qu'une chose, considérer leurs départements et territoires à part entière, puisque rattachés à la France, mais pas pour des laissés-pour-compte de la République. Non! La Guadeloupe, la Martinique ne veulent pas apparaître comme le cancer de la France, comme sa part "tiers-mondiste". Le temps est venu à plus d'équilibre et de justice entre la Métropole et les Îles du Pacifique sur le plan économique et social.

C'est ce que voulaient faire entendre 20 à 25 000 personnes pour la plupart d'origine antillaise lors de la manifestation de soutien qui les emmenait, samedi 21 février, de la Place de la République à la Place de la Nation à Paris, où est érigé, non loin, un monument à la mémoire des vicitmes de l'esclavage. Une manifestation bon enfant, digne et de haute tenue organisée par un collectif d'originaires des DOM-TOM.

Composée de deux groupes de manifestants bien disctincts, au début du cortège la communauté antillaise, jeune en majorité, et leurs associations, en queue, les récupérateurs du mouvement, les délégations de partis de gauche et d'extrême gauche (Parti Communiste, Lutte Ouvrière, NPA, Fédération Anarchiste) sans présence remarquée, dans leur troupe, de militants d'outre-mer, et entre les deux, une importante présence de la CGT, cette manifestation bien orchestrée, parfaitement maïtrisée, sereine et sans incident, avait pour unique thème tout au long du parcours, la vie chère et l'augmentation de 200 euros sur les salaires les plus bas, demandées par le LKP. Seuls, les groupes à l'arrière scandaient des slogans anti-sarkozy en totale dissonance avec l'objet du rassemblement.

Seule fausse note au tableau : une trop faible participation des Métropolitains de souche. Comme si, la distance entre les Français de de l'Hexagone et les Antilles, n'était pas que géographique, mais bien plus, sentimental.

Les Antillais, au-delà de cette mobilisation, ont su nous donner une sacrée bonne leçon de sagesse. La gravité, si profonde soit-elle, d'une situation, nous disent-il, en subtance, ne s'oppose pas, pour autant à l'organisation digne et exemplaire d'un mouvement de solidarité.

Une leçon de sagesse et de courage, mais aussi un message claire et sans ambiguité à l'usage de toute la nation.


Bernard Koch

CONSTITUTION
DUNOUVEAU
GOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : mediapart.fr en ligne le 22 février


Bibi à la manœuvre.


Caricature du scrutin proportionnel ou vitalité de la vie démocratique en Israël ? Comme nous l'indiquions dès vendredi, le chef du Likoud est en pleine négociation pour trouver une majorité à un gouvernement qui aura la lourde tâche de contenter une opinion publique de plus en plus droitière et des alliés américains dorénavant soucieux d'un règlement en Palestine et avec l'Iran.

Alors qu'il a reçu le soutien de l'extrême droite et de deux partis ultra orthodoxes, Benjamin Netanyahu, vient de proposer à la représentante du centre, Tzipi Livni, de participer à un cabinet "aussi large que possible", a indiqué dimanche un de ses lieutenants. Il devrait la rencontre ce dimanche après-midi."Pour cela il faut créer des équipes de négociateurs afin d'arrondir les angles", a affirmé à la radio de l'armée israélienne le député Sylvan Shalom. "Il n'y a pas le moindre problème à trouver un dénominateur commun, et nous pouvons parvenir à des ententes. Chacun doit faire des concessions", a-t-il ajouté en émettant l'espoir que le parti travailliste de Ehud Barak (13 élus) rallierait aussi un tel gouvernement.

Le député a cependant précisé que "le Likoud n'a cependant pas l'intention de renier ses alliés naturels", religieux et de la mouvance d'extrême droite. Rappelons que le centre a obtenu 28 députés aux élections législatives du 10 février, contre 27 au Likoud qui peut en revanche s'appuyer sur un bloc de 65 députés de la mouvance de droite pour une Chambre qui compte 120 députés.

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lefigaro.fr en ligne le 22 février



Le tourisme électoral efficace de Ségolène Royal


Par Yves Thréard

Commentaires (37)

Ségolène Royal est partie pour la Guadeloupe en crise et l'UMP est dans son rôle en dénonçant ce voyage qui fleure bon la "récupération politicienne".

Ce déplacement va susciter une petite polémique comme l'ex candidate à la présidentielle les aime. Mais l'UMP peut dire ce qu'elle veut, ce petit tour antillais est un excellent coup pour Royal, elle qui veut être proche des "territoires et des peuples", selon la terminologie qu'elle affectionne. L'empathie est, chez elle, une posture qui lui sert de programme politique, autant que la victimisation ou l'indignation. Tout est dans la com à défaut d'être dans le fond. Et ça marche.

Pendant que ses proches soutiens à Paris s'interrogent sur la pertinence de leur prochaine entrée à la direction du PS, elle se fait remarquer ailleurs, là où il y a du sang et des larmes. Ce qui intéresse bien davantage les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs qui se moquent de la petite cuisine interne du PS. Martine Aubry en perd son latin : sur France Inter cette semaine, elle confiait qu'il ne revenait pas à Ségolène Royal, "en tant qu'ancienne présidente de la République" (sic), d'aller se mêler aux "gens de la rue". Précisément, les "gens de la rue", c'est tout ce qu'elle aime : elle sait que c'est là qu'une élection se prépare. Du tourisme électoral efficace.

Ayant passé quelques années de son enfance aux Caraïbes, l'ancienne madone des sondages s'autorise à affirmer :"Je suis venue en amie des peuples antillais et guyanais, d'abord pour rendre hommage à un syndicaliste tué". L'inhumation de Jacques Bino a lieu cet après-midi. Elle ajoute : "Je suis là aussi pour marquer la présence de toutes celles et ceux qui veulent que la justice soit là pour que la paix revienne. Les solutions existent". Comme d'habitude, elle ne précise pas lesquelles, n'ayant aucune idée sur la question.

Ce voyage et ce qu'elle y dit, c'est tout Royal. C'est-à-dire une intelligence certaine des situations et quelques phrases simples, bien senties, mais d'une grande vacuité.

POLEMIQUE
JUDEOCHRETIENNE
ENISRAËL
Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne le 22 février
à 11h 31
sur Diasporablog 12h 09


Olmert contre des propos anti-chrétiens


Le premier ministre israélien Ehud Olmert a dénoncé les propos tenus contre la religion chrétienne lors d'une émission satirique, diffusée sur une chaîne de télévision privée en Israël. "Je dénonce les propos émis durant ce programme télévisé. Si de tels propos avaient été exprimés dans un autre pays contre le judaïsme, ils auraient suscité une vague de colère", a déclaré M. Olmert en réunion hebdomadaire du cabinet."Je regrette ces propos contre les chrétiens, surtout parce qu'ils visent la communauté chrétienne en Israël. Nos relations avec le Vatican et le monde chrétien sont excellentes et il n'y a aucune raison de leur porter atteinte", a-t-il poursuivi.

"Je n'ai pas l'intention de limiter la liberté d'expression, mais il est possible de faire preuve de responsabilité et de retenue, même dans une émission satirique", a encore dit M. Olmert.Dans son émission diffusée en début de semaine dernière, l'humoriste israélien Lior (BIEN Lior) Shlein avait affirmé sur le ton de la plaisanterie que les chrétiens "nient l'holocauste, alors moi je veux nier le christianisme".

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lepost.fr en ligne le 21 février


TITRE DE LA REDACTION DE DIASPORABLOG :
"COMMENT LA GAUCHE ET L'EXTRÊME-GAUCHE
S'APPROPRIENT LE MOUVEMENT DE REVENDICATION
AUX ANTILLES"


Ségolène Royal enfin en guadeloupe!


Par Asse42


Ségolène royal est LA personnalité politique la plus estimée dans les antilles et plus largement dans les territoires d'outre-mer. Elle a un vrai impact sur ces populations qui font confiance à sa volonté de dialogue et à sa capacité à prendre en compte la dignité humaine.Ses dernières sorties concernant la situation en guadeloupe montre qu'elle était en étroite collaboration avec le syndicaliste Elie Domota. Elle est aussi au contact des élus locaux sur place.
Des élus locaux, socialistes ou apparentés, qui sont plutôt reconnus comme étant réservés voir pusillanistes sur la résolution du conflit. Car c'est un conflit de civilisation qui se joue dans les antilles. La population aspire au respect et à la définition de nouvelles règles lui permettant de prendre en main son destin.

Cette population a besoin d'une parole forte à ses côtés pour peser sur le changement et il n'y a personne d'autre que Ségolène Royal pour cela. On comprend d'autant moins la volonté de Martine Aubry d'ostraciser Ségolène Royal sur ce sujet alors qu'elle se déclarait disponible comme médiatrice et pour trouver des solutions au conflit.

Il était évident et indispensable qu'elle se rende sur place, qu'elle prenne en compte la situation et qu'elle montre au gouvernement qu'il y a d'autres manières de faire que d'être loin du problème. C'est au coeur de la crise que l'on peut écouter, dialoguer et trouver des solutions pour en sortir.Le peuple guadeloupéen compte sur Ségolène Royal et nous, en métropole aussi, pour venir en aide à nos compatriotes dans la souffrance et pour obliger le gouvernement à faire pression sur les monopoles pour sortir de cette crise.



Sur le même sujet:

http://www.lepost.fr/article/2009/02/18/1428310_segolene-royal-une-autre-vision-de-l-outre-mer.html


http://www.lepost.fr/article/2009/02/20/1431504_segolene-intervient-pour-la-guadeloupe.html

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : le site msn actualité via l'AFP
en ligne le 22 février



Manifestations de soutien en métropole,
Royal sur place


A Paris et dans plusieurs villes de métropole, des milliers de personnes ont manifesté samedi leur solidarité "avec les mouvements initiés en Guadeloupe contre la vie chère" alors que la situation sur place, après un mois de blocage par la grève, était à l'accalmie.
Les négociations entre le Collectif contre l'exploitation (LKP), le patronat et l'Etat ont été suspendues vendredi soir et reprendront lundi à 11H00 locales (16H00 à Paris).
Le leader du LKP, Elie Domota, a jugé les propositions du patronat "largement insuffisantes" avec une augmentation salariale de 50 à 70 euros au lieu des 200 euros réclamés, mais affirmé qu'il y avait "la volonté de faire mieux" côté patronal.

Sur l'île, la vie quotidienne reprenait peu à peu un cours normal samedi, avec la réouverture de certains commerces, dont des grandes surfaces. Selon la préfecture, les deux derniers barrages étaient en cours de démantèlement.
Sur plusieurs routes, les cocotiers et autres débris qui entravaient la circulation ont commencé à être dégagés.

De longues files d'attente étaient observées devant les stations-services ouvertes.
Dimanche auront lieu les obsèques du syndicaliste Jacques Bino, tué par balle en début de semaine. Le Premier ministre François Fillon avait déclaré jeudi qu'il s'agissait d'un "crime commis par des délinquants".
L'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal, arrivée samedi, doit assister à la cérémonie religieuse. Elle a appelé à l'Etat, qui a "abandonné" les Antilles, à trouver des "solutions" à la crise. L'UMP l'a accusé de "récupération politicienne".

En marge de l'inauguration du salon de l'agriculture samedi à Paris, Nicolas Sarkozy a estimé que "le paroxysme de la crise" en Guadeloupe était "peut-être derrière nous" mais il "reste beaucoup à faire".
En métropole, de nombreuses manifestations de soutien ont eu lieu dans l'après-midi, comme à Nantes (700 personnes), Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Rennes, Limoges et Strasbourg.
La plus importante s'est déroulée à Paris où de 10.000 (police) à 30.000 personnes (organisateurs), la plupart d'origine antillaise, ont défilé de République à Nation à l'appel du collectif "Continuité Liyannaj kont Pwofitasyon" (LKP), soutenu par des syndicats et des partis de gauche.

Les personnalités politiques, en milieu de cortège, semblaient vouloir rester discrètes. Figuraient notamment, en ordre dispersé, Harlem Désir (PS), Denis Baupin (Verts), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud (LO), Alain Krivine (NPA), suivis des cortèges du PCF, de la CGT, CFDT et Sud.
La députée de Guyane, Christiane Taubira (PRG), était également présente au côté de la comédienne guadeloupéenne Firmine Richard.
"Il faut qu'à la reprise des négociations, le gouvernement apporte des réponses claires et non pas floues sur l'augmentation de 200 euros des salaires et les revendications sur les prix", a déclaré à l'AFP M. Désir.

Pariant sur l'effet de contagion, comme Olivier Besancenot (NPA) actuellement en Guadeloupe, Mme Arthaud a estimé que "si un mouvement aussi puissant se produisait en métropole, le gouvernement serait forcé de reculer".
Les manifestants ont alterné chants créoles et slogans, le poing levé, reprenant en choeur "c'est fini la colonisation" et brandissant des pancartes: "200 euros ici aussi, yes we can", "la vie est chère sous les cocotiers".

Beaucoup de manifestants dénonçaient l'emprise des békés (descendants de colons blancs) outre-mer. Pour la Martiniquaise Martine Charles-Angèle, "l'apartheid, c'est pas qu'une idée aux Antilles".

samedi, février 21, 2009

DESEVEQUES
ENISRAËLSELEVENT
CONTREUNETELEVISION
ISRAELIENNE
Source : lalsace.fr en ligne le 21 février



Terre sainte « Humour » consternant


Les évêques catholiques en Terre sainte ont vivement protesté, hier, contre une émission d’une télévision israélienne privée, qu’ils accusent d’avoir lancé des « attaques répugnantes » contre le Christ et la Vierge Marie.Dans un communiqué, l’Assemblée des évêques catholiques en Terre sainte « déplore et condamne avec consternation les attaques répugnantes […] proférées à la chaîne 10 de la télévision israélienne ».

Dans son émission diffusée en début de semaine, l’humoriste israélien Léor Shlein avait affirmé, sur le ton de la plaisanterie, que les chrétiens « nient l’Holocauste, alors moi je veux nier le christianisme. Il faut que quelqu’un leur donne une leçon ».Des sketchs ont ensuite été diffusés dans lesquels un speaker affirme pêle-mêle que « Jésus est mort à l’âge de 40 ans parce qu’il était gros », qu’il « n’a pas marché sur l’eau à Tibériade » et que la Vierge Marie a été « mise enceinte à l’âge de 15 ans par un copain de classe ».Les évêques soulignent que ces attaques « s’inscrivent dans un contexte plus large d’attaques continues contre les chrétiens en Israël depuis des années ».
Indignation et excuses

« Il y a quelques mois seulement, des copies du Nouveau Testament ont été brûlées publiquement dans la cour d’une synagogue à Or Yehuda » près de Tel-Aviv, affirment-ils.Selon eux, les chrétiens en Israël « sont victimes d’un antichristianisme latent ».Léor Shlein s’était ensuite excusé, après des protestations de dignitaires religieux et d’Arabes israéliens chrétiens.Les relations entre Israël et le Vatican s’étaient récemment tendues, après la levée de l’excommunication d’un évêque intégriste et négationniste. Le pape Benoît XVI doit se rendre en Israël en mai.

CULTURE
JUIVE
Source : lefigaro.fr en ligne le 19 février


Milner et le nom juif


Yann Moix



Être Juif n'est pas qu'une simple question de naissance. En réalité, être juif, c'est continuer à se faire naître toute sa vie. Par l'étude de la Torah. Un Juif est quelqu'un dont la naissance ne s'achève jamais. Le judaïsme sait qu'il faudrait mille vies d'hommes pour faire un homme. Le messianisme est là pour ça, réservoir d'éternité que l'humanité réclame, sans savoir (sans pouvoir ?) l'obtenir.

Quand on dit «Juif », on sous-entend la tautologie « Juif de Dieu ». Car de même qu'on n'est jamais juif sans Dieu, on n'est jamais Dieu sans Juif. Dieu, c'est l'absolu. Il est toujours plus grand que lui-même. Il est systématiquement supérieur à sa supériorité. Dieu n'est pas ce qui est divin, mais ce qui est sans cesse infiniment plus divin. Dieu est celui qui est plus puissant que Dieu.

Or, nous dit Jean-Claude Milner, est apparu au XIXe siècle (en Europe de l'Est) une figure inédite : le « Juif de Savoir ». Pour lui, ce n'est plus Dieu qui est absolu, mais la culture. Ce n'est plus Dieu qui est tout-puissant, mais la connaissance. Dieu était toujours plus grand que Dieu ? Le savoir est toujours plus grand que le savoir - cela est même à la source du « progrès ». Y a-t-il eu des dégâts lors de l'abandon des « traités vermoulus » chers à Levinas au profit des essais philosophiques et des recueils de poésie allemande ? Pire, il y a eu une catastrophe : dans ce transfert, c'est le nom juif qui a disparu.

Remplacer Dieu par Hegel ou Goethe, c'est tout simplement cesser d'être juif. C'est s'abolir en tant que juif. Car Auschwitz fut la démonstration définitive de ce que le savoir est inférieur à quelque chose d'autre, moins intelligente que lui, plus folle et plus aveugle que lui : la technique. La technique a terrassé le savoir ; la technique a assassiné le Juif de Savoir. Avec le savoir, le Juif de Savoir a d'abord perdu le nom ; avec la technique, il a perdu la vie.

L'Arrogance du présent (titre époustouflant) s'intéresse à un avatar du Juif de Savoir : le « Juif de Révolution ». Le Juif de Révolution est un Juif de Savoir qui a lu Marx. Pour Marx, il y a une perméabilité, mieux : une réciprocité, entre savoir et révolution. Le Juif de Révolution troque ainsi, à la faveur de cette ­passerelle, l'universel mosaïque contre l'universel révolution­naire. L'universel talmudique contre un universel au rabais, un universel « facile ». Pour un Juif qui est resté dans son nom, Auschwitz a représenté une apothéose du Mal, mais en aucun cas la fin du monde : Dieu n'est pas mort là-bas ; d'autant qu'Auschwitz a été pour nombre de Juifs sécularisés le moment du « retournement de la malédiction en exultation » (Levinas) et donc le Retour vers le nom, dans le nom.

Celui qui est mort, c'est bel et bien le Juif de Savoir. Et pourtant, le Juif de Révolution, qui eût dû disparaître avec, renaît dans les années 1960, tout heureux. Éloigné de la réalité concentrationnaire (devenu un acquis familial), peu préoccupé par l'antisémitisme (qui se fait momentanément discret), oublieux de ses prédécesseurs (les Benjamin, les Arendt…), il rejoint la Gauche prolétarienne. Comment fut-ce possible ? Tout simplement, explique Milner, parce que le savoir s'était réincarné sous un autre vocable, avait emprunté un autre masque, non plus marxiste : la théorie, idole des Trente Glorieuses universitaires.

L'illusion du savoir absolu n'était donc pas morte avec la Shoah mais était parvenue, par diffrac­­tions, morcellements, dissections, éc­la-­­­­tements divers, à se propager et à survivre sous une identité nouvelle, l'althussérisme. Du moins a-t-il ressuscité à l'École normale. Le Juif de Savoir ne parlait soudain plus l'allemand, mais le français. Avant 68, tous n'étaient pas encore des Juifs allemands, mais plutôt des Juifs de Savoir français ! Et quand Benny Lévy entend préparer la Révolution, il ne sait pas encore que ce n'est pas celle du Grand Soir qui va le réveiller, mais celle du petit matin adamique, de l'aube du Chema Israël. Il ignore encore que l'universel vers lequel il tend vraiment n'est pas tourné vers la Grande Muraille, mais vers le mont Sinaï. Il ne sait pas encore que la Révolution, la seule, c'est le retour vers le nom juif, sa réappropriation, et sa victoire sur tous les dieux (théoriques) qui ne sont pas Dieu.

La véritable révolution a eu lieu : c'est la transformation, dans la seconde moitié du XXe siècle, du Juif de Savoir en Juif tout court, c'est le retour vers l'endroit précis du chemin où le Juif avait laissé choir son nom. Qui l'attendait.

UNDESSION
HUMORISTIQUE INSULTANT
LEPRESIDENTOBAMA
PROVOQUE
UNTOLLEAUXETATSUNIS
Source : cyberpress.ca en ligne le 20 février



Une caricature controversée
provoque une manifestation



Des centaines de manifestants, mécontents des excuses du New York Post après la publication d'une caricature controversée perçue comme une référence raciale au président Barack Obama, ont appelé vendredi à un boycott du journal.
«N'achetez pas le Post, faites le fermer», ont crié les manifestants devant le siège de News Corp, le groupe de Rupert Murdoch propriétaire du journal qui a initié cette polémique.
Le dessin, publié mercredi par le New York Post, représente un policier qui vient d'abattre un singe, faisant référence à un chimpanzé tué lundi par la police dans le Connecticut après avoir grièvement blessé une femme.
Un autre collègue dit alors: «ils vont devoir trouver quelqu'un d'autre pour rédiger le prochain plan de relance».

Dans un éditorial le Post a reconnu vendredi que le dessin avait été perçu «comme une représentation du président Obama, comme une expression légèrement voilée de racisme».
«Ce n'était certainement pas son intention. Nous nous excusons auprès de ceux qui ont été offensés par l'image», a indiqué le Post.
Le révérend Al Sharpton, militant des droits civiques des Noirs, et le réalisateur Spike Lee figuraient parmi les manifestants.

«Cette caricature est une insulte pour tout le monde», a déclaré Spike Lee.
«C'étaient des excuses très timides, voire pas des excuses du tout. Les gens qui ont permis à une telle chose de se produire doivent prendre leurs responsabilités et expliquer comment ça a pu se passer et dire que ça ne se reproduira plus», a déclaré à l'AFP Deborah Brown, une manifestante quinquagénaire.

«Il est ridicule qu'ils pensent que ça a un sens de laisser un dessinateur sans talent utiliser des images violentes et raciste et penser que c'est de l'humour politique. C'est incroyable», a-t-elle ajouté.
Une pétition qui a recueilli 4 000 signatures appelle les annonceurs à retirer leurs publicités au journal à moins que le Post ne change de directeur de la rédaction.

LEHAMASENVOIE
UNMESSAGE
AOBAMA
Source : nouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 21 février


Le Hamas demande à Washington
d'être "juste" avec lesPalestiniens



Un haut responsable du gouvernement Hamas en place dans la Bande de Gaza, Ahmed Youssef, a déclaré samedi qu'il avait écrit au président américain Barack Obama pour lui demander de "traiter la question palestinienne de manière juste". La missive de ce conseiller du Premier ministre Ismaël Haniyeh a été remise à des responsables de l'ONU qui l'ont transmise au sénateur américain John Kerry durant sa visite à Gaza jeudi.

Cette visite de John Kerry, considéré comme proche de Barack Obama, est la première d'un aussi haut responsable politique américain depuis que le Hamas a pris le contrôle de la Bande de Gaza en 2007. John Kerry n'a pas rencontré de responsables du Hamas, le Mouvement de la résistance islamique étant considéré comme un groupe terroriste par les Etats-Unis.

John Kerry, qui préside la Commission des Affaires étrangères du Sénat, s'est aussi rendu samedi à Damas, où il a rencontré le président syrien Bachar el-Assad. Le Département d'Etat américain n'a pas fourni d'autres précisions dans l'immédiat. C'est le premier entretien à ce niveau depuis plusieurs mois.

L'ambassadeur syrien à Washington Imad Mustapha a salué le déplacement à Damas de la délégation parlementaire américaine conduite par M. Kerry. "Voyons quels sont les objectifs que nous voulons tous atteindre, les points d'accord et de désaccord", a ajouté M. Mustapha.
Dans la Bande de Gaza, Ahmed Youssef a expliqué samedi avoir rapidement rédigé la lettre lorsqu'il a appris la visite de l'ancien candidat démocrate à la Maison Blanche. "Nous avons tenté de saisir l'occasion, ce qui nous a conduits à écrire rapidement une lettre au président Obama à lui remettre en mains propres", a déclaré Ahmed Youssef à l'Associated Press.

Vendredi, Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas, avait démenti l'existence d'une telle lettre. Mais Ahmed Youssef a assuré samedi que le gouvernement avait bel et bien approuvé ce courrier.
Dans cette missive, le Mouvement de la résistance islamique demande à "l'administration américaine de se montrer ouverte avec le Hamas, qui jouit d'un large soutien" parmi les Palestiniens. La lettre résume également les "vues et positions" du Mouvement de la résistance islamique", a ajouté Ahmed Youssef sans plus de précisions. Nombre de Palestiniens reprochent aux Etats-Unis d'être pro-israéliens.

Dans sa charte, le Hamas affirme que la Palestine historique est une terre islamique et que nul n'a le droit de renoncer ne serait-ce qu'à une partie de ce territoire - remettant par là même en cause l'existence de l'Etat d'Israël. Cependant, certains responsables du Hamas se sont déclarés prêts à accepter un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, ce qui reviendrait à reconnaître implicitement l'Etat hébreu.

CRISEECONOMIQUE
ETANTISEMITISME
Source : le site de la tribune des droits de l'homme

en ligne le 20 février


Des graffitis sur la synagogue


Denis MacShane, député et ancien ministre britannique des Affaires européennes, explique que chaque crise économique s’accompagne d’une montée de l’antisémitisme


Denis MacShane - Les crises qui ont périodiquement secoué le monde durant le siècle qui a suivi l’écriture du Capital par Marx ont été marquées par un phénomène commun : la montée de l’antisémitisme politique. Comme le canari est le premier à sentir les émanations de gaz toxiques dans une mine de charbon, les attaques contre les juifs et leur culture sont le signe avant-coureur que quelque chose va vraiment mal.

Le mois dernier, un informaticien de 32 ans, Michael Booksatz, a été passé à tabac dans une rue du nord de Londres par deux hommes masqués qui criaient des slogans palestiniens. Des étudiants juifs de la London School of Economics – qui a compté dans ses rangs de nombreux juifs brillants ayant fui l’Allemagne nazie –­ sont maintenant terrifiés par les insultes anti-juives des étudiants islamistes. Des graffitis tels que « Tuez les juifs » ou « Djihad contre Israël » apparaissent près des synagogues de Londres.

Ces dernières semaines, la police de Londres a recensé quatre fois plus d’attaques anti-juives que d’agressions contre les islamistes. Le respecté Community Security Trust, qui enregistre scrupuleusement les attaques anti-juives, recense autant d’attaques antisémites ­ de nature ­ verbale ou physique durant les premières semaines de 2009 que durant les six premiers mois de 2008.

Tandis que le monde entre dans une nouvelle période de crise, l’antisémitisme est de retour. Comme toujours, l’histoire se répète. L’effondrement et la fièvre des marchés évoqués dans le roman d’Emile Zola L’Argent ou la colère populiste contre Wall Street à la fin du XIXe siècle ont alimenté la virulence de politiques antisémites illustrées par l’affaire Dreyfus en France ou la montée au pouvoir à Vienne de politiciens ouvertement antisémites. La Grande Dépression a donné naissance aux pires expressions de l’antisémitisme, à savoir les politiques qui ont conduit à l’Holocauste. Même en Grande-Bretagne, le duc de Wellington était à l’époque à la tête d’une organisation anti-juive secrète dont l’en-tête du papier à lettres était orné des initiales « PJ » pour péril juif.

La crise économique des années 1970 a entraîné en Grande-Bretagne une augmentation marquée des votes pour le Front national, et le parti qui lui a succédé, le BNP, ouvertement antisémite, rencontre actuellement beaucoup de succès au niveau local.

La détresse et la peine causées par les terribles images d’enfants tués lors des combats israéliens contre le Hamas à Gaza ont autorisé les sentiments anti-israéliens à s’exprimer avec davantage de véhémence et de violence qu’ils ne l’avaient jamais été auparavant. Critiquer Israël n’est pas faire preuve d’antisémitisme. Mais tous les antisémites haïssent l’existence d’un Etat juif et, se cachant derrière des termes tels que l’anti-sionisme, laissent s’exprimer de manière de plus en plus vicieuse leur haine des juifs.

En Italie, les rues de Milan sont barbouillées de slogans enjoignant aux Italiens de boycotter les produits juifs – écho au slogan nazi « Kauft Nicht Bei Juden ». En Allemagne, les forums des émissions de radio résonnent d’accusations selon lesquelles les banquiers responsables de la crise économique actuelle sont juifs. Les démonstrations anti-juives se répandent à Berlin par le biais d’affiches proclamant « C’était une bonne idée d’utiliser du gaz » ou « Je suis antisémite et c’est bien ». Ainsi, tous les juifs sont amenés à se sentir exclus des pays dans lesquels ils sont nés ou des sociétés dans lesquelles ils vivent.

Du Cachemire au Gujarat, des musulmans ont été massacrés dans des parties très éloignées du monde au cours de ce siècle. En Irak et en Afghanistan, les soldats de l’OTAN sont accusés de brutalité, mais les hommes qui ont sur les mains le plus de sang musulman sont les idéologues islamistes. Or, il n’y a pas envers ceux qui ont perpétré ces attaques la même colère que celle qui s’exprime à l’égard d’Israël et des juifs.
N’est-il pas raisonnable de supposer que la raison pour laquelle le monde entier est en colère contre Israël et non contre les autres régimes ou religions qui massacrent des musulmans est que les Israéliens sont juifs ? Est-ce que la critique et la colère légitimes envers Israël autorisent la haine des juifs à devenir à nouveau acceptable ? Ajoutez une crise économique mondiale au sujet de laquelle il est aisé de pointer du doigt les noms des escrocs et bankster qui se trouvent être juifs, et une nouvelle vague d’antisémitisme prend forme.
Une conférence a réuni à Londres des parlementaires venus de toute l’Europe, dont la Suisse, et du monde pour discuter de ce qui peut être entrepris. Le conservateur Michael Gove a rejoint les ministres travaillistes Hazel Blears et Jim Murphy pour dire qu’il est temps pour les parlements du monde démocratique de lutter contre l’antisémitisme, spécialement contre les attaques des islamistes envers les jeunes juifs sur les campus des universités.
Le pape étreint un négationniste, évêque de Winchester et de Cambridge ; des slogans tels que « Hamas, Hamas, les juifs au gaz » sont psalmodiés à Amsterdam.
Les juifs sont encore amenés à penser qu’ils ne sont pas des citoyens à part entière dans leur pays natal parce qu’ils refusent d’accorder au Hamas et au Hezbollah le droit d’user de la terreur envers les civils israéliens. Dans la mine, le canari sent encore une fois que sa vie est en danger.
La Grande Dépression a donné naissance aux pires expressions de l’antisémitisme, à savoir les politiques qui ont conduit à l’Holocauste

ECHANGE
DEPRISONNIERS
ENTRELEHAMAS
ETISRAËL
Source : le site de france-soir en ligne le 21 février



La libération de Shalit serait “ imminente”


Philippe Cohen-Grillet,



Le sort du jeune Gilad a ému la population israélienne, mais peu ses compatriotes français.



En contrepartie, Israël devrait élargir plus de 1.000 prisonniers palestiniens et l’important leader du Fatah, Marwan Barghouti.

La bonne nouvelle est à prendre avec prudence – comme il est de tradition dans « l’Orient compliqué »–, elle n’en est pas moins crédible. Selon des informations receuillies vendredi par FranceSoir.fr, la libération de Gilad Shalit, ce jeune Franco-Israélien enlevé en juin 2006 par le Hamas et détenu depuis en otage dans la bande de Gaza serait « imminente » ou, à tout le moins, « une question de jours, sauf incident de dernière minute qui ferait tout échouer ». C’est en tout cas ce que nous confiait vendredi une source proche des négociations, jointe en Israël, et que nous confirmait sur place un autre interlocuteur bien informé. Plusieurs éléments viennent étayer la perspective de cet heureux dénouement. « En premier lieu, toutes les parties ont désormais un intérêt évident à la libération de Shalit, explique un fin connaisseur du dossier. Le Premier ministre israélien sortant, Ehoud Olmert, a désigné cet objectif comme une priorité nationale. Sa réalisation constituerait un premier succès de taille pour son successeur (NDLR : Benjamin Netanyahou, désigné officiellement vendredi). Enfin, ce geste est de nature à conforter le Hamas après le conflit de Gaza. »


Mille détenus libérés

Ce sont les substantielles concessions que s’apprêterait à annoncer l’Etat hébreu qui aurait emporté la décision du mouvement islamiste de relâcher son otage. En contrepartie, Israël pourrait élargir plus de 1.000 prisonniers palestiniens. Leader palestinien, Marwan Barghouti, ex-chef du Fatah en Cisjordanie, condamne à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir fomenté et participé à de sanglants attentats, pourrait, lui aussi, être libéré. Il s’agirait là d’un cadeau empoisonné pour le Hamas. Car Barghouti est un cadre du mouvement palestinien adverse et jouit d’une importante popularité. Gilad Shalit avait 19 ans lorsqu’il a été enlevé par le Hamas, alors qu’il participait à une patrouille de l’armée israélienne. Ce statut de soldat a entravé sa libération. Tout comme sa double nationalité, israélienne, mais aussi française, ce qui en faisait un « otage à haute valeur ajoutée ».

Curieusement, son sort n’a jamais mobilisé les autorités françaises, ni l’opinion. Aujourd’hui, la crainte des négociateurs est que « les grands absents, dont la France, ne décident de voler au secours de la victoire ». Bref, de tenter de recueillir les lauriers, au risque de tout compromettre.

LESANTILLES
ENCOLERE

AUJOURD'HUI, SAMEDI 21 FEVRIER
A PARTIR DE 14H

PLACE DE LA REPUBLIQUE
A PARIS

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN
AUX GREVISTES DES ANTILLES
HOMMAGE AU SYNDICALISTE
GUADELOUPEEN ASSASSINE

ORGANISE PAR
LE COLLECTIF DES ORIGINAIRES D'OUTRE-MER


VENEZ NOMBREUX!
REJOIGNEZ NOS COMPATRIOTES D'OUTRE-MER!
SOUTENEZ LEUR COMBAT POUR LEUR DIGNITE!

vendredi, février 20, 2009

CONSTITUTION
DUNOUVEAU
GOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : lexpress.fr via l'Agence Reteurs en ligne
le 20 février



Benjamin Netanyahu, désigné Premier ministre,
appelle à l'union


JERUSALEM - Le chef du Likoud Benjamin Netanyahu a accepté de tenter de former un gouvernement en Israël et appelé les centristes de Kadima et les travaillistes à rejoindre une large coalition d'union nationale.


Une telle alliance pourrait créer un cabinet stable et modéré, imperméable aux pressions de petits partis extrémistes qui ont, par le passé, paralysé les équipes au pouvoir.
Mais la participation des centristes de Tzipi Livni et des travaillistes d'Ehud Barak à un gouvernement emmené par le chef du parti de droite est loin d'être acquise.
Ce dernier pourrait être contraint de s'allier à des formations ultra-religieuses et d'extrême droite, ce qui lui lierait les mains en vue d'un accord de paix avec les Palestiniens et des baisses d'impôts promises pendant la campagne.
"J'en appelle à la présidente de Kadima Tzipi Livni et au président du parti travailliste Ehud Barak, et je leur dis : unissons-nous pour assurer l'avenir de l'Etat d'Israël", a déclaré Netanyahu.
"Je demande à vous rencontrer pour discuter d'un large gouvernement d'union pour le bien du peuple et de l'Etat."
Âgé de 59 ans, ancien Premier ministre entre 1996 et 1999, Netanyahu dispose désormais de six semaines pour mettre sur pied une coalition.
La présidence israélienne avait annoncé vendredi matin que le président Shimon Peres demanderait au chef du Likoud d'essayer de former un gouvernement.


LIVNI PRÊTE À REJOINDRE L'OPPOSITION

Avec 27 députés à la Knesset, le parti de droite était arrivé en deuxième position des élections législatives du 10 février, derrière le parti centriste Kadima de la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni (28 élus).
Mais Netanyahu a reçu jeudi le soutien du parti nationaliste Yisrael Beitenu (15 députés), ce qui offrait à un bloc de droite une majorité de 65 sièges sur 120 au parlement.
En choisissant le chef du Likoud, Peres a rompu avec la coutume politique de l'Etat d'Israël qui voulait que le parti arrivé en tête des législatives soit chargé de former une coalition.
Jusqu'à présent, Tzipi Livni a dit ne pas vouloir rejoindre un gouvernement conduit par Netanyahu.
Après leurs rencontres respectives avec Peres vendredi, au cours desquelles le président israélien a tenté de les convaincre tous deux de former un cabinet d'union, la ministre des Affaires étrangères a dit que sa position n'avait pas changé.
Une coalition menée par le Likoud serait "une coalition qui ne permettrait pas de suivre ma voie, la voie de Kadima promise aux électeurs", a-t-elle déclaré.
A la question de savoir si elle rejoindrait l'opposition le cas échéant, Livni a répondu : "Si c'est nécessaire, certainement".
Le président du groupe parlementaire Kadima, Yoel Hasson, a jugé peu probable que Livni accepte la main tendue par Netanyahu, ajoutant que les députés centristes se réuniraient dimanche.
"J'imagine que la décision sera prise d'aller dans l'opposition. Nous ne participerons à aucun gouvernement dirigé par Netanyahu", a-t-il déclaré à Reuters.
Mais certains membres de Kadima ont exhorté Livni à négocier sa participation à une coalition avec Netanyahu et les deux dirigeants pourraient se rencontrer dimanche, Netanyahu ayant téléphoné à Livni pour l'inviter à des discussions, ont déclaré des responsables du parti.
"Nous ne nous sommes pas présentés aux élections pour siéger dans l'opposition", a déclaré la présidente de la Knesset, Dalia Itzik, membre de Kadima.
"J'espère vraiment que nous pourrrons constituer un gouvernement où Kadima aura un rôle central", a-t-elle dit à la chaîne de télévision Channel 2.


LE PROCESSUS DE PAIX DANS L'IMPASSE ?

Les partis situés à la gauche du Likoud de Netanyahu prônent des pourparlers avec les dirigeants palestiniens modérés, une approche soutenue par le président américain Barack Obama, ainsi que la restitution de tous les territoires occupés de Cisjordanie en vue de la création d'un Etat palestinien.
A l'inverse, celui que ses partisans surnomment "Bibi" estime que la cession unilatérale de territoires aux Palestiniens a produit l'effet inverse à celui qui était recherché et a gonflé les espoirs des ennemis islamistes de l'Etat juif. Il prône une approche basée sur le développement économique de la Cisjordanie et un transfert progressif du pouvoir aux forces palestiniennes.
"Je ne prévois pas beaucoup de progrès (vers la paix) indépendamment de la coalition qu'il formera", estime l'analyste Eliezer Don-Yehiya.
"Les divergences entre Israéliens et Palestiniens sont importantes. Mais (Netanyahu) aura des problèmes si ses alliés de la droite dure sentent que des progrès sont faits dans les négociations."
Réagissant à la nomination de Netanyahu, un porte-parole du Hamas dans la bande de Gaza a prédit affrontements et instabilité.
"Cela veut dire que la politique sioniste va de mal en pis", a dit Fawzi Barhoum. "La nomination de Netanyahu n'annonce pas la sécurité, la paix et la stabilité pour les jours à venir."
Benjamin Netanyahu a jugé vendredi qu'Israël demeurait sous la double menace de l'Iran et du terrorisme, via le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.



Version française

Henri-Pierre André,
Pascal Liétout
et Jean Décotte

CONSTITUTION
DUNOUVEAU
GOUVERNEMENT
ISRAELIEN
Source : lemonde.fr en ligne le 20 février


BENJAMIN NETANYAHOU
EN CHARGE DE FORMER
LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ISRAELIEN


http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/02/20/netanyahou-charge-de-former-le-gouvernement-israelien_1158050_3218.html

Elie Domota, leader du LKP en Guadeloupe

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : nouvelobs.com en ligne le 20 février



Jégo reste "très prudent"
sur la possibilité d'un accord




"Depuis le début (du conflit) je dis que si on n'a pas un accord des syndicats et du patronat, on n'y arrivera pas". Le LKP a déjà annoncé la reprise des négociations.


Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a affirmé vendredi 20 février qu'il "fallait être très prudent", après les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour débloquer le conflit outre-mer, car "ce n'est pas parce que la solution est sur la table que l'accord est conclu". "Aujourd'hui il y a un geste de bonne volonté" de la part de l'Etat, mais "depuis le début (du conflit) je dis que si on n'a pas un accord des syndicats et du patronat, on n'y arrivera pas", a-t-il expliqué sur Canal +.
"Tirer des leçons""Le point dur, je l'ai dit depuis le début, ça ne m'a pas fait que des amis, c'était le patronat, qui considérait que tous les efforts salariaux qu'il devait faire devait être compensé à 100% par l'Etat", a poursuivi le secrétaire d'Etat. "C'est ça qui bloquait" et le montage proposé avec le RSA adapté à l'outre-mer "permet de demander au patronat de payer sa part", a-t-il ajouté. Interrogé sur sa gestion du conflit, Yves Jégo a déclaré : "Je retiens des leçons à titre personnel sur les tempêtes et la façon dont il faut les gérer". Il estime qu'une fois la crise "apaisée", "il faudra tous qu'on tire des leçons".


Effort de l'Etat de 580 millions

Nicolas Sarkozy, rompant un silence public qui lui a été beaucoup reproché, a reçu jeudi soir à l'Elysée les élus de l'outre-mer, auxquels il a promis d'agir pour ramener la paix civile.Le chef de l'Etat, qui doit se rendre en Guadeloupe en avril pour y ouvrir des "états généraux", a aussi annoncé un effort de l'Etat de 580 millions d'euros pour les départements d'outre-mer (DOM), dont une large part consacrée à un effort particulier sur le Revenu de solidarité active (RSA).C'est par ce biais que le gouvernement entend permettre une hausse de presque 200 euros des plus bas salaires (jusqu'à 1,4 fois le salaire minimum).


Propositions "particulièrement floues"

Le patronat aurait à accomplir une part de l'effort, sous la forme d'une prime exonérée de charges, d'un montant variable selon les entreprises, et qui serait versée par les employeurs pendant deux 2 ans.La mesure concernera en cas d'accord 45.000 Guadeloupéens. C'était la principale demande insatisfaite du LKP.Le leader du Collectif contre l'exploitation (LKP), Elie Domota, a annoncé quelques heures plus tard la reprise, vendredi à 15H00 (20H00 à Paris), des discussions officiellement interrompues depuis une semaine.Il s'est toutefois montré extrêmement circonspect, jugeant "particulièrement floues" les propositions de Nicolas Sarkozy.

LEVEQUE
NEGATIONNISTE
VIRE
Source : lefigaro.fr via l'AFP en ligne le 19 février



Williamson doit quitter l'Argentine



L'Argentine somme l'évêque britannique négationniste Richard Williamson de quitter le pays avant dix jours sous peine d'être expulsé, a déclaré aujourd'hui le ministère de l'Intérieur argentin."Le ministre de l'Intérieur Florencio Randazzo a annoncé aujourd'hui que la Direction nationale des Migrations sommait Richard Williamson de quitter impérativement le pays dans un délai de dix jours sous peine d'être expulsé", selon le communiqué du ministère.

La levée de l'excommunication par Benoît XVI de Mgr Williamson le 24 janvier -et de trois autres évêques intégristes- a suscité un tollé et déclenché une crise qui a compromis les relations du Vatican avec le judaïsme et brouillé l'image du pape.Deux jours avant le décret pontifical, Richard Williamson avait déclaré à une télévision suédoise: "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz".Source : AFP -->

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lefigaro.fr en ligne le 20 février


LES ANTILLAIS DE METROPOLE SOLIDAIRES
DE CEUX DES ILES

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/19/01016-20090219ARTFIG00467-les-antillais-de-metropole-solidaires-de-ceux-des-iles-.php

DESELUS
AMERICAINS
ENVISITEAGAZA
Source : leifgaro.fr via l'AFP en ligne le 20 février


Une lettre du Hamas pour Obama


Le sénateur américain John Kerry s'est vu remettre lors de sa visite jeudi à Gaza une lettre du mouvement islamiste palestinien Hamas destinée au président Barack Obama, a indiqué vendredi un porte-parole de l'ONU."Une lettre adressée à Obama a été laissée à l'entrée de nos bureaux à Gaza et on croit savoir qu'elle est du Hamas", a dit à l'AFP Chris Gunness, porte-parole de l'agence de l'ONU pour les réfugiés (UNRWA) dont M. Kerry a visité les locaux jeudi.Interrogé sur le contenu de la lettre, il a seulement répondu: "nous n'ouvrons pas le courrier des autres".

Il a affirmé que la lettre a été ensuite remise à M. Kerry, qui a effectué avec deux autres membre du Congrès une visite sans précédent à Gaza sous contrôle du Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Washington.M. Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, n'a rencontré aucun représentant du Hamas lors de sa visite, soulignant qu'elle ne traduisait pas un quelconque changement de la politique américaine à l'égard du mouvement islamiste.Les élus américains ont pu avoir un aperçu des destructions provoquées par l'offensive israélienne dans la bande de Gaza qui a fait plus de 1.300 morts en trois semaines.

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : liberation.fr en via l'AFP ligne le 20 février


Les négociations reprennent en Guadeloupe



Le collectif LKP, fer de lance du mouvement social qui paralyse l'île, a décidé jeudi soir de reprendre les négociations sans appeler à la fin de la grève.


3 réactions


Le collectif LKP, fer de lance du mouvement social qui paralyse la Guadeloupe depuis un mois, a décidé jeudi soir de reprendre les négociations tout en se montrant assez méfiant sur les propositions de l’exécutif et sans appeler à la fin de la grève, marquée par trois nuits d’émeutes ayant fait un mort dans cette île française des Antilles.

Après une réunion avec le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges et les deux émissaires du gouvernement, le leader du Collectif contre l’exploitation (LKP), Elie Domota, a annoncé la reprise des discussions, officiellement interrompues depuis une semaine, dès vendredi.
Il est cependant resté très prudent sur leur issue estimant que «les propositions» du président français Nicolas Sarkozy étaient «particulièrement floues».
«Mais demain, a-t-il ajouté, nous débuterons les négociations à 15H00 (19H00 GMT) toujours dans le même esprit, celui de trouver des solutions sur la base du document négocié dans la nuit du 7 au 8 février», un accord dont s’est toujours réclamé le LKP mais que le gouvernement conteste avoir signé.

Un peu plus tôt, le chef de l’Etat français, à qui l’on avait reproché de toutes parts son silence, avait annoncé un effort de 580 millions d’euros pour les départements d’outre-mer (DOM), qui devrait servir à financer l’augmentation des bas salaires réclamée par les grévistes.
C’est par ce biais que le gouvernement, qui doit encore convaincre le patronat d’effectuer sa part de l’effort, entend permettre une hausse de presque 200 euros des plus bas salaires (jusqu’à 1,4 fois le salaire minimum).

La mesure concernera en cas d’accord quelque 45.000 Guadeloupéens. C’était la principale demande insatisfaite du LKP.
Pour tenter d’apaiser une situation qui dégénère de jour en jour, M. Sarkozy a reçu jeudi des élus de l’outre-mer. Il leur a promis de ramener la paix civile et de se rendre dans l’île «dès que le calme sera revenu» --en avril selon l’Elysée-- pour y ouvrir une série de consultations.
La nuit de mercredi à jeudi avait encore été marquée par 39 interpellations, de nouveaux tirs contre les forces de l’ordre, qui n’ont pas fait de victime, et la tentative de saccage de la mairie de Sainte-Rose, au nord de Basse-Terre.

A l’exception de quelques «barrages», dont un complètement étanche à Sainte-Rose et certains où le passage «se monnaye», la préfecture assurait jeudi à 21H00, heure locale, que tout était «calme».
La confusion régnait toujours jeudi à Pointe-à-Pitre, capitale économique et principale agglomération, où la plupart des magasins étaient fermés et où les restes de barrages étaient toujours aussi nombreux, mais n’étaient pas gardés par des manifestants.
Cocotiers abattus, électroménager, voire une coque de bateau: tout a servi à bloquer les rues. Des chiens en quête de nourriture fouillent les détritus qui ne sont pas ramassés.

La manifestation décidée en mémoire à Jacques Bino, le syndicaliste tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi, a rassemblé selon l’AFP quelques milliers de personnes, qui ont défilé dans le calme avec, à leur tête, Elie Domota toujours entouré de plusieurs gardes du corps.
A Paris, le Premier ministre François Fillon a dénoncé un «meurtre» et M. Sarkozy un «assassinat». Mais en Guadeloupe, le LKP a réitéré ses «doutes» sur la version selon laquelle M. Bino aurait été victime du tir d’un manifestant tenant un barrage.

Un autre défilé a réuni entre 8.000 et 10.000 personnes, selon la police, à Fort-de-France, la voisine martiniquaise, où un mouvement similaire, mais qui n’a pas dégénéré en violences, dure depuis le 5 février.
Le conflit contre la vie chère entamé le 20 janvier en Guadeloupe et qui a touché l’île de la Martinique début février, menace de gagner La Réunion, dans l’Océan indien, où un mot d’ordre de grève a été lancé pour le 5 mars.
Les DOM accumulent les maux sociaux: ainsi, aux Antilles françaises, le chômage dépasse les 20%, les prix des produits de grande consommation, en majeure partie importés de France métropolitaine, sont très élevés.

LESANTILLES
ENCOLERE


DIASPORABLOG
accueille...

L'AMITIE JUDEO-NOIRE
DE FRANCE


L'AJN solidaire des Guadeloupeens


L'Amitie Judeo-Noire tient à exprimer sa plus vive émotion après la mort d’un militant syndicaliste en Guadeloupe. Elle adresse ses sincères condoléances à sa famille, ses proches, ses amis, ainsi qu’à tous ceux qui partagent ses valeurs et ses combats. Elle exige que la justice mène une enquête approfondie pour que la vérité soit faite sur ce crime.
L'AJN, solidaire des souffrances des Guadeloupeens, qui s'inscrivent dans le cadre d'une memoire seculaire blessee, espere que le calme reviendra au plus tot sur l'ile, et que les pouvoirs publics prendront la mesure des attentes et sauront apporter des réponses rapides aux revendications contre la vie chère.



NOTE DE LA REDACTION
DE DIASPORABLOG :

Un mois après le début du conflit en Guadeloupe, trois jous après le meurtre d'un syndicaliste guadeloupéen, une association juive décide enfin de réagir aux évènements de ce département d'Outre-Mer. Comme si, la communauté vivait en otharcie, écartée, coupée de la société française, ne regardant que ce qui la préoccupe en premier chef, Israël et un antisémitisme supposé ou pré-supposé d'une frange de cette société.

Il ne faudrait surtout pas qu'elle se plaigne d'une indifférence d'une partie de la population française face à ses "malheurs", face à ses "inquiétudes". On ne peut s'isoler du monde et demande au monde d'être attentif à ses difficultés, de manifester sa solidarité. Il ne peut y avoir de solidarité à sens unique.

Les Juifs américains ont été aux côtés des Noirs américains pour leur défense des droits civiques. Les Juifs d'Afrique du Sud ont combattu aux côtés de Nelson Mandela et de ses amis contre l'apartheid. Le silence de la communauté juive de France devant la souffrance des habitants d'Outre-Mer, montre non seulement une profonde différence d'appréciations et de comportements par rapport à ses frères de l'étranger devant la douleur des autres communautés, mais une réelle et inquiétante démission de la sphère citoyenne qui pourrait signifier, de sa part et aux yeux d'une opinion qui ne lui est pas favorable, une perte de repère identitaire.

Une sujet grave qui mérite réflexions et débats.


Bernard Koch

jeudi, février 19, 2009

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : nouvelobs.com en ligne le 19 février


RECAPITULATIF DE LA JOURNEE


http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/guadeloupe_dom__la_crise/20090218.OBS5223/heure_par_heure_la_crise_en_guadeloupe_et_dans_les_dom.html

DESELUS
AMERICAINS
ENVISTEAGAZA
Source : le monde.fr avec l'AFP et l'Agence Reuters
en ligne le 19 février


John Kerry à la tête
d'une délégation américaine à Gaza


L'influent sénateur John Kerry et deux autres membres du Congrès américain ont effectué une visite, jeudi 19 février, dans la bande de Gaza. Il s'agit de la première visite de cette importance d'une délégation américaine depuis le déclenchement de la seconde Intifada en 2000. Le président de la commission des affaires étrangères du Sénat et candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis en 2004, accompagné de deux membres démocrates de la Chambre des représentants, Brian Baird et Keith Ellison s'est rendu à Izzbet Abed Rabbo, dévastée lors de l'offensive israélienne qui a fait 1 330 morts et d'énormes dégâts en janvier. Tous trois ont aussi visité le site d'une école détruite lors d'un raid israélien et le QG de l'UNRWA, la principale agence d'aide de l'ONU, également endommagée par des obus israéliens. Les élus américains n'ont rencontré aucun représentant du gouvernement du Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Washington.

M. Kerry, qui effectue une tournée régionale, s'était auparavant rendu avec la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni à Sdérot, ville du sud d'Israël régulièrement prise pour cible par les tirs de roquettes palestiniennes. Il y a affirmé à la presse que de telles visites d'élus à Gaza "ne traduisent pas un quelconque revirement à l'égard du Hamas mais reflètent notre volonté d'écouter et d'apprendre". Côté palestinien, il a déclaré que "votre direction politique (le Hamas) doit comprendre que toute nation dont les citoyens vivent sous la menace des roquettes va réagir".

LESANTILLES
ENCOLERE

Source : lexpress.fr en ligne le 19 février


ELIE DOMOTA
LA VOIX DE LA REVOLTE

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/guadeloupe-elie-domota-la-voix-de-la-revolte_742045.html

LELEADER
DELEXTRÊMEDROITE
ISRAELIENNE
SOUPCONNEDECORRUPTION
Source : nouvelobs.com en ligne le 19 février



Lieberman est soupçonné de corruption


Le chef du parti israélien d'extrême droite est soupçonné de corruption, de fraude, de blanchiment d'argent et d'abus de confiance.


Avigdor Lieberman, chef du parti d'extrême droite israélien Beiteinou et soupçonné de corruption, va être interrogé par la police dans les prochaines semaines, a indiqué jeudi 19 février, la radio militaire. Une révélation qui intervient quelques heures seulement avant son entretien avec le président Shimon Peres. Avigdor Liberman doit annoncer au président qui il recommande pour le poste de Premier ministre. Une annonce importante puisque le parti Beiteinou a réalisé de bons résultats lors de élections législatives qui se sont déroulées le 10 février en Israël.
Avec 15 députés sur 120, l'intervention d'Avigdor Lieberman pourrait être décisive pour la formation du gouvernement et faire pencher la balance en faveur de l'un des deux principaux candidats: Benjamin Netanyahu du Likoud (droite) et Tzipi Livni (centre).


"Très importantes sommes d'argent
en provenance de l'étranger"

Dans cette nouvelle affaire, Avigdor Lieberman est soupçonné d'avoir reçu de "très importantes sommes d'argent en provenance de l'étranger" pour financer ses campagnes électorales. Ces fonds auraient transité grâce à des sociétés fictives et différents comptes bancaires, a précisé la radio militaire. Celle-ci ajoute que les enquêteurs ont rencontré, mercredi, le procureur général Menahem Mazuz pour lui présenter les résultats de leurs investigations et lui demander son feu vert pour procéder à l'interrogatoire du chef du parti d'extrême droite dans les prochaines semaines.

Soupçonné de corruption, de fraude, de blanchiment d'argent et d'abus de confiance, les policiers souhaitent qu'Avigdor Lieberman soit convoqué non pas comme simple témoin, mais comme suspect. Selon le quotidien Haaretz, s'il est considéré comme suspect, ses propos pourraient être éventuellement utilisés contre lui si le procureur décide d'une inculpation.

ISRAËL,
GOUVERNEMENT
INTROUVABLE
Source : nouvelobs.com en ligne le 19 février


Diasporablog 9h 47


DERNIERE
MINUTE

L'ULTRANATIONALISTE AVIGDOR LIBERMAN
SOUTIENT BENJAMIN NETANYAHOU.

RIPOSTE
DISRAËL
AGAZA

Source : nouvelobs.com en ligne le 18 février à 9h 25
sur Diasporablog à 9h 42


Des roquettes ont été tirées depuis Gaza
vers Israël


1 réaction


Des forces israéliennes comptant des blindés ont par ailleurs brièvement pénétré dans la ville de Gaza et sont reparties après des échanges de tirs.
Selon un porte-parole de l'armée israélienne, deux roquettes et deux obus de mortier ont été tirés jeudi 19 février à l'aube vers le sud d'Israël par des Palestiniens depuis la bande de Gaza.Ces engins n'ont fait ni victime ni dégât, a ajouté le porte-parole.Ces nouveaux tirs interviennent malgré l'entrée en vigueur le 18 janvier d'un cessez-le-feu ayant mis fin à l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza, où 1.330 Palestiniens ont été tués en trois semaines.


Echanges de tirs dans la nuit

L'offensive avait pour but déclaré de réduire au minimum les tirs de roquettes et obus en provenance de Gaza, mais plusieurs dizaines de ces engins ont été tirés après la fin de l'opération, entraînant des représailles d'Israël.Dans la nuit, des forces israéliennes comptant des blindés ont brièvement pénétré dans la ville de Gaza et sont reparties après des échanges de tirs.Les blindés, couverts par un hélicoptère, sont entrés dans le secteur oriental de Gaza où ils ont ouvert le feu après avoir essuyé des tirs de roquettes anti-chars, a-t-on précisé.De même source, ces échanges de tirs n'ont pas fait de blessé et les troupes israéliennes ont ensuite regagné le territoire de l'Etat hébreu.


Toujours pas d'accord de trêve

Interrogée, une porte-parole de l'armée à Tel-Aviv a indiqué "ne pas être au courant de ces informations".Un peu plus tôt dans la journée, le mouvement islamiste du Hamas a indiqué qu'il rejetait les "conditions" posées par le cabinet de sécurité israélien, qui a lié la conclusion d'une trêve dans la bande de Gaza à la libération du soldat Gilad Shalit.Israël "veut utiliser la trêve et Shalit à des fins poliltiques dans le cadre des tractations en cours" en vue de former un nouveau gouvernement israélien, a déclaré un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.Deux parlementaires démocrates de la Chambre des représentants américaine effectuent ce jeudi une visite dans la bande de Gaza, une première depuis la prise de contrôle par le Hamas du territoire palestinien en juin 2007.

ISRAËL
GOUVERNEMENT
INTROUVABLE
Source : israelvalley.com en ligne le 19 février


CASSE-TETE
et IMBROGLIO POLITIQUE "MADE IN ISRAEL"


Shimon Pérès est confronté à une tâche complexe. En effet, bien que Kadima soit le plus grand parti de la nouvelle Knesset, avec 28 sièges, seuls ces 28 députés devraient recommander Tzipi Livni pour le poste de Premier ministre, les deux autres partis de la gauche sioniste, le parti travailliste et Méretz, et les trois partis arabes, ayant d’ores et déjà annoncé qu’ils s’abstiendraient de recommander quiconque des candidats.

D’autre part, il y a le Likoud, deuxième plus grand parti de la Knesset avec 27 sièges, mais dont le président, Binyamin Netanyahou, bénéficie toutefois du soutien de non moins de 45 députés : ceux du Likoud, de Shas, de l’Union Nationale et du Foyer Juif.
On ignore toujours ce que va recommander le président d’Israël Beiténou, Avigdor Liberman : M. Netnyahou ou aucun des candidats. Selon le Haaretz, M. Netanyahou part du principe que M. Liberman ne recommandera personne. Le parti ultra-orthodoxe ashkénaze Judaïsme de la Torah n’a pas encore arrêté sa décision, et M. Netanyahou œuvre à le faire passer dans son camp.

Livni comme Netanyahou continuaient hier d’insister sur leur prétendue victoire aux élections, écrit le Haaretz. Lors d’une soirée à l’occasion de la clôture de la campagne électorale, Mme Livni a déclaré : « personne ne nous retirera cette victoire. Nous avons dépassé tous les autres partis, y compris le Likoud, et nous allons composer le nouveau gouvernement que je dirigerai. On ne pourra nous acheter avec des postes ou des paroles ». Pour sa part, M. Netanyahou a de nouveau rejeté l’idée de former un gouvernement de rotation, lors d’une interview à une chaîne de télévision de langue russe. Selon lui, « avec un gouvernement de rotation il est difficile d’inciter un changement. Un changement nécessite un seul Premier ministre. Je suis persuadé d’être celui qui formera le nouveau gouvernement ».

Selon le Maariv, des responsables de Kadima doutent qu’il leur soit possible d’imposer un gouvernement de rotation à Netanyahou, mais il existe selon eux un accord entre leur parti et M. Liberman, selon lequel ce dernier ne recommandera personne et promouvra la création d’un gouvernement d’union Kadima-Likoud-Israël Beiténou avec rotation des fonctions entre Netanyahou et Livni au poste de Premier ministre.

LESANTILLES
ENCOLERE

DIASPORABLOG 8h 06


INFO
DERNIERE


DANS L'INTERVIEW QU'IL VIENT D'ACCORDER A NOS CONFRERES DE RTL, LE PREMIER MINISTRE, FRANCOIS FILLON VIENT D'ANNONCER QUE LE GOUVERNEMENT FERA UNE "PROPOSITON PROCHE" DE LA PRINCIPALE REVENDICATION DU COLLECTIF LKP DE GUADELOUPE SUR L'AUGMENTATION DES SALAIRES.
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EN INFORMERA LES ELUS DES DOM-TOM QU'IL RECEVRA EN FIN D'APRES-MIDI A L'ELYSEE.

mercredi, février 18, 2009

UNBLEU
AUX
ANTILLES
Source : dépêche AFP diffusée le 18 février à 21h 42
sur Diasporablog à 22h 48


Foot/Antilles



Thuram :




en Guadeloupe, "je ferais partie des manifestants"


Le champion du monde de football et membre du Haut-Conseil à l'intégration, Lilian Thuram, s'est dit solidaire du conflit social en Guadeloupe en expliquant au journal de 20h00 sur France 2, qu'il ferait "partie des manifestants" s'il était là-bas. "Peut-être pas sur les barrages, mais je ferais partie des manifestants, bien-sûr, a assuré Lilian Thuram, vainqueur du Mondial-1998 avec l'équipe de France et natif de Pointe-à-Pitre. Si vous vivez en Guadeloupe, vous connaissez la réalité de la Guadeloupe. Il faut seulement comprendre: s'il y a 60.000 personnes dans les rues, c'est qu'il y a une raison."




SPORT
ETPOLITIQUE
Source : le site point de bascule en ligne le 18 février



Suède
Un match de la coupe Davis
entre la Suède et Israël
sera joué à huis clos
par crainte des violences musulmanes


Le match de Coupe Davis de tennis entre la Suède et Israël sera joué à huis clos à Malmoe du 6 au 8 mars en raison des risques de débordements de spectateurs qui voudraient protester contre l’offensive d’Israël à Gaza, selon les médias suédois mercredi.

Le conseil municipal de Malmoe a décidé mercredi que cette rencontre du premier tour du Groupe mondial se disputerait à huis clos car les organisateurs ne pouvaient garantir la sécurité des spectateurs durant l’événement, selon la radio publique suédoise.

La Suède accueille Israël à la Baltiska Hallen de Malmoe, qui peut contenir 4000 personnes.
Une campagne "Stop au match" a été lancée en Suède depuis l’offensive d’Israël à Gaza en décembre et des milliers de manifestants sont attendus aux alentours de l’enceinte à l’occasion du match, selon les organisateurs de la campagne et la police. (belga)



Voir aussi :
Suède - L’ambassadeur d’Israël est la cible d’un lancer de chaussure


BLACK
JEWS
Source : religion.info en ligne le 18 février


Livre: quand des Noirs se découvrent juifs



Jean-François Mayer

Institut Religioscope



A travers toute l'Afrique subsaharienne, mais aussi dans la diaspora africaine, des Noirs s'identifient au judaïsme. Un livre en anglais tente de proposer un panorama de ces groupes - et plus que cela, en inscrivant cette recherche dans une réflexion sur la représentation des Africains dans l'imaginaire occidental.


Parmi les articles publiés par Religioscope, l'un des plus visités reste un texte que nous avions publié peu en 2002 sur la réception formelle dans le judaïsme des Abayudaya de l'Ouganda. Preuve s'il en est de la curiosité que suscitent des démarches telles que la démarche d'Africains ou de personnes d'origine africaine vers une religion que l'on associe rarement à ce continent.Il convient donc de signaler ici un récent ouvrage publié en anglais chez un éditeur universitaire réputé, et écrit par Edith Bruder, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies (SOAS, Londres) et au Centre national de la recherche scientifique (CNRS, Paris): The Black Jews of Africa: History, Religion, Identity(Oxford University Press, 2008).En effet, sans parler des Falashas éthiopiens, dont l'histoire est bien connue et qui ont émigré en Israël, les Abayudaya ougandais ne sont pas les seuls à revendiquer une appartenance juive: à travers toute l'Afrique subsaharienne, nous découvrons des groupes qui se livrent à une telle démarche.

Cependant, parler de "juifs noirs" sans aller plus dans les détails ne rendrait pas justice à la variété des phénomènes réunis sous cette étiquette commune: certains groupes prétendent descendre biologiquement des Israélites d'autrefois, tandis que d'autres adhèrent au judaïsme sans y associer un héritage génétique réel ou rêvé.Cette floraison appelle non pas une, mais des explications: en faire simplement le recensement laisserait le lecteur perplexe. Edith Bruder a donc fait le choix d'un long parcours avant de parvenir au cœur de son sujet, s'interrogeant sur la façon d'intégrer au fil des siècles l'existence d'Africains noirs dans la vision du monde occidentale, et comment celle-ci a en partie aussi exercé une influence sur les émergences de groupes de "juifs noirs".La première question qu'il convient d'évoquer est celle des "tribus perdues".

Exilées en Assyrie au VIIIe siècle av. J.-C., dix des douze tribus de l'ancien Israël ne revinrent jamais sur leur terre et disparurent de l'histoire. Selon les interprétations les plus courantes, elles s'assimilèrent aux populations des terres nouvelles où elles durent s'installer. Cependant, des textes bibliques faisaient de brèves allusions à une possible survivance de ces tribus, et leur destin fut évoqué plus longuement dans des textes extrabibliques. L'éventualité d'une réunion ultime entre les Israélites descendants du Royaume de Juda et les dix tribus se trouva rapidement associée à des perspectives messianiques; au moment de la rédemption, ou quand celle-ci approcherait, les tribus "perdues" reprendraient leur place. Cette dimension messianique ne doit pas être négligée, notamment si l'on veut comprendre certaines des motivations de groupes juifs qui ont pris à cœur la question des tribus perdues au cours des dernières décennies.

Mais où se trouvent ces tribus? Les thèses les plus variées ont vu le jour au cours des siècles, et il n'y a guère de continent où l'on ait pensé retrouver leurs traces - et où des groupes n'aient cru en être les descendants: récemment encore, nous avons entendu dans une université australienne une communication d'une ethnologue sur un groupe tribal qu'elle étudie en Nouvelle-Guinée, qui s'est découvert une ascendance juive et intègre celle-ci dans sa mythologie. De l'Amérique latine au Japon, du Cachemire à la Grande-Bretagne, l'héritage de ces tribus à la fois perdues et omniprésentes refait surface au fil des siècles. L'exemple britannique est ici intéressant, puisqu'il montre la force du mythe dans des environnements qui ne sont pas seulement ceux de sociétés colonisées: les théories du British Israelism avaient un succès réel dans certains milieux de l'élite anglaise au XIXème siècle (et s'harmonisait bien avec le sentiment d'être un peuple élu pour diriger le monde: "l'Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais"); les groupes susbsistants, tels que la British Israel World Federation, n'en sont plus aujourd'hui qu'un pâle reflet.Il n'est donc pas étonnant que la thèse d'une présence de descendants des dix tribus en Afrique ait aussi été évoquée, pas seulement par des auteurs africains. D'autant plus que l'Ethiopie et les liens évoqués par la Bible entre le roi Salomon et la reine de Saba pouvaient inciter des spéculations sur les tribus perdues à pointer dans cette direction.Il existe aujourd'hui des groupes juifs actifs dans la recherche des dix tribus, et qui soutiennent parfois activement les démarches de groupes – sous toutes les latitudes – se déclarant juifs ou trouvant la voie du judaïsme: on peut citer l'association Kulanu. Ces démarches sont souvent en lien avec un sionisme religieux, qui inscrit le retour des "tribus perdues" dans un messianisme lié à la création de l'Etat d'Israël.

Cependant, comme le montre Edith Bruder, pour comprendre le phénomène des juifs noirs, il faut élargir la perspective au-delà de la question spécifique des tribus perdues et explorer la mythographie de l'Afrique ainsi que les représentations des Africains chez les autres peuples (notamment occidentaux). Non sans souligner des liens entre les deux dans l'inconscient occidental: après tout, tant juifs que Noirs n'incarnaient-ils par une altérité, associée de surplus à la connotation négative de la noirceur? Il se trouva, jusqu'au XIXe siècle, plus d'un voyageur pour souligner un teint "noir" des juifs qu'ils rencontraient, voire pour esquisser des rapprochements entre la physionomie des juifs et celle des Africains.L'autre angle d'approche historique de la question des Noirs juifs ou judaïsants est celui de l'intégration de l'héritage juif par la diaspora africaine aux XIXe et XXe siècles. Au départ, il s'agit d'un retournement de l'histoire, dans lequel l'Afrique devient la source des civilisations (bâtissant sur l'image de l'Egypte antique), et ces grandes civilisations originelles étaient – affirment ces interprétations – le fait de Noirs: une série d'auteurs continuent de développer ces thèses. Certains ont fait un pas de plus, en affirmant que ces Noirs étaient les descendants d'Hébreux: cet autre renversement s'opère dans un contexte qui tente de surmonter l'état d'infériorité dans lequel sont placées les populations noires tout en retrouvant une histoire et un mythe des origines; ce contexte est celui qui voit naître des groupes de juifs noirs et de musulmans noirs en Amérique du Nord. C'est la promesse d'un avenir glorieux pour la race noire, après le passage par l'oppression – à l'image des Hébreux en Egypte, la rédemption suivra l'exil: à cette l'époque se forgent des projets de retour à l'Afrique,tandis que la référence à l'Ethiopie va voir se rejoindre mythe et histoire, à partir du couronnement de l'empereur Haïlé Sélassié, dans les croyances du mouvement Rastafari.La première communauté organisée de juifs noirs américains voit le jour en 1896, mais est très loin d'un judaïsme orthodoxe, mêlant des éléments chrétiens à des références et pratiques puisées dans l'Ancien Testament.

Ce modèle continue d'être celui suivi par nombre d'autres communautés judéo-noires américaines, montrant au passage le profond impact des thèmes chrétiens et bibliques dans l'imaginaire de ces populations.La seconde partie du livre commence par s'intéresser aux récits historiques relatant une présence juive en Afrique subsaharienne. Différents récits de la période postérieure à l'arrivée de l'islam évoquent des présences juives dans des zones aux frontières du Sahara, et des tribus du Mali disaient avoir des origines juives. Quant à l'Afrique orientale, les expulsions de juifs de la péninsule ibérique en ont conduit certains dans cette zone, et des mariages mixtes subséquents ont entraîné une présence judéo-africaine, avec des restes d'identité juive sous une apparence catholique ici et là.Nous restons là dans un cadre historique qui, malgré d'inévitables zones floues, présente des généalogies explicables ou en tout cas plausibles.

Plus énigmatiques sont les revendications d'identité juive dans la zone méridionale de l'Afrique, avec le cas bien connu des Lemba, une population appartenant au groupe linguistique bantou et comptant 50.000 à 70.000 membres, répartis entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud. Si l'on n'accepte pas l'hypothèse que les Lemba descendent – au moins partiellement – d'immigrants peut-être juifs venus de la péninsule arabique, il est possible que certains traits qui semblent rapprocher les Lemba de caractéristiques judaïques soient en fait liés à des restes d'influences islamiques par la côte orientale de l'Afrique. Mais le cas des Lemba fascine à cause des études génétiques qui ont été menées sur cette population et montrent que la structure de leur ADN suggère une origine extra-africaine (d'ascendance masculine) et présente des similitudes avec celles de populations "sémites", de surplus avec une fréquence élevée de présence d'un chromosome caractéristique d'une lignée sacerdotale hébraïque.

Comme le note Edith Bruder, les recherches scientifiques contemporaines et l'ADN vont contribuer à modifier la conscience d'eux-mêmes que cultivent de tels groupes.Les différentes populations qui revendiquent une origine juive à travers l'Afrique n'entendent pas toutes en tirer pour conséquence une conversion ou un "retour" au judaïsme. Créée en 1993 à Tombouctou, l'association Zakhor compte 1.000 membres, qui affirment être les descendants de juifs sahariens. Ils se voient comme des juifs "déjudaïsés", qui entendent renouer avec leur héritage culturel, mais ne veulent pas pour autant renoncer à leur religion musulmane. Des liens se forgent avec des groupes à l'étranger intéressés par le destin des populations dispersées d'origine juive ou supposée telle, et Internet y contribue notablement aujourd'hui, note Edith Bruder, pas seulement dans le cas malien.

La prétention à une identité juive se développe aisément dans des groupes qui ont souffert de persécutions et répressions: par exemple chez les Ibo du Nigeria, groupe ethnique à l'origine de l'indépendance avortée du Biafra en 1967, et de la dramatique situation humanitaire consécutive à cette tentative de sécession. Il y a parmi eux des groupes qui entendent pratiquer le judaïsme et aspirent à une reconnaissance, d'autres qui mélangent judaïsme et christianisme. Au Nigeria comme ailleurs, l'on voit apparaître ces dernières années des visiteurs venus des Etats-Unis ou d'Israël, prêts à apporter un soutien à ces aspirations et à aider ces groupes à s'approprier la tradition juive.De même, l'Institut de Havila est une organisation fondée par des émigrés tutsis en Belgique, avec son siège à Bruxelles: le génocide qui a frappé les Tutsi au Rwanda est lié dans la perception de ce groupe à leur supposée identité hébraïque – celle-ci s'alimentant également à des observations apparues durant la période coloniale sur la spécificité des Tutsi par rapport à leur environnement ethnique.

Au Ghana, un groupe appelé la Maison d'Israël est de dimension plus modeste, avec quelque 800 membres, suite à des visions reçues par un Ghanéen en 1976, au cours desquelles il lui fut révélé que lui-même et les habitants de son village descendaient des tribus perdues. Leur synagogue a été construite grâce à l'aide financière d'une communauté juive de l'Iowa.Et nous pourrions continuer, sur les traces d'Edith Bruder, à faire le tour des groupes de juifs noirs sur le continent africain aujourd'hui, sans oublier bien sûr les Abayudaya ougandais, formellement reçus dans le judaïsme (ou plutôt confirmés dans leur judaïsme) par des rabbins juifs orthodoxes en 2002, ainsi que l'avait relaté Religioscope.Un récent article du Jerusalem Report (29 septembre 2008) permet de mettre ces informations à jour. Quelque 1.050 Abayudaya sont maintenant officiellement reconnus comme juifs, à la suite de nouvelles réceptions de groupes, la dernière en juillet 2008.

Dans cette dernière série de 250 convertis, tous ne provenaient pas du groupe Abayudaya: une cinquantaine étaient des Apaci, à l'origine des adventistes, qui ont commencé à cheminer vers le judaïsme vers 1995, et quelques autres provenaient d'ailleurs en Ouganda, et même d'autres pays africains. Les juifs noirs de l'Ouganda ne sont ainsi plus limités au groupe d'origine, et ce développement laisse augurer d'autres cas de conversions à travers le continent. Le mois de juillet 2008 a également marqué un développement important pour les Abayudaya: la réception du premier rabbin de leur communauté, formé et ordonné (en mai 2008) dans une école rabbinique américaine (Ziegler Schhol of Rabbinic Studies, Los Angeles). L'intégration de groupes de juifs noirs dans les courants classiques du judaïsme progresse donc.

Comme on le voit, il existe une grande variété de groupes de juifs noirs, selon qu'ils revendiquent ou non un héritage ethnique juif, se réfèrent ou non aux tribus perdues, conservent des éléments chrétiens ou judaïsent au contraire complètement leurs pratiques. Sous ces formes diverses, ils offrent en tout cas un surprenant témoignage de l'attrait que peut exercer la tradition juive dans des contextes à première vue inattendus. Il est au demeurant probable que nous assisterons, moyens de communication modernes aidant, à une intensification des contacts entre ces groupes et à un certain degré d'homogénéisation. Des juifs noirs américains ont créé une Pan African Jewish Alliance (PAJA), à laquelle adhèrent des juifs noirs dans différents pays africains. Une réunion internationale de la PAJA s'est tenue en Ouganda en juillet 2008.Soulignons , en marge du livre d'Edith Bruder, l'omniprésence d'un thème comme celui des tribus perdues d'Israël sur tous les continents. L'auteur du présent compte rendu rassemble depuis des années des données sur ce thème et tentera peut-être un jour d'esquisser un tour d'horizon. Un peu partout apparaissent régulièrement de nouveaux groupes revendiquant une identité juive: dans un coin reculé de l'Asie, l'auteur de ces lignes a eu lui-même la surprise de rencontrer, il y a peu d'années, un petit groupe de chrétiens, anciens militants d'un mouvement sécessionniste local, qui lui ont confié avoir reçu des révélations les identifiant comme descendants d'une tribu perdue et leur révélant toute l'histoire oubliée de leur peuple: la force du mythe des tribus perdues ne cesse de réapparaître, notamment dans des contextes de crise ou de mutation identitaire, mais pas seulement.

Ces émergences localisées et multiples rencontrent des transformations intervenant aujourd'hui dans le judaïsme, avec des interrogations sur l'identité juive, sur le caractère ethnique ou non de cette religion, sur la possibilité d'étendre le judaïsme en dehors de ses limites actuelles. Des groupes tels que Be'chol Lashon se font les avocats d'une diversité juive, qui ferait éclater ses frontières ethniques traditionnelles et en même temps donnerait au judaïsme une nouvelle impulsion.Le livre d'Edith Bruder vient donc au bon moment pour une approche des formes africaines (également diasporiques) de découverte du judaïsme selon des modalités variées. Il n'épuise pas le sujet, plusieurs chapitres donnent surtout l'envie d'en savoir plus. En attendant, le lecteur apprécie l'effort documentaire et la tentative d'inscrire les juifs noirs dans une interprétation culturelle plus large, tout en regrettant parfois que le livre n'ait pas laissé ici et là un peu plus la place à la description de ces communautés, d'autant plus qu'Edith Bruder en a visité certaines, ainsi qu'elle y fait allusion ici et là: on aurait aimé la voir prendre un peu plus souvent la plume d'une journaliste, racontant ce qu'elle a vu. Mais il est vrai que l'approche de cet ouvrage est universitaire, ce qui est bienvenu sur un terrain propre à bien des spéculations, et peut-être des récits de visites sont-ils destinés à de futurs articles, que nous lirons avec la même curiosité que The Black Jews of Africa.


Jean-François Mayer

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 18 février à 15h 37
sur Diasporablog à 16h 33


Guadeloupe :
un syndicaliste tué par balle


170 réactions

Selon la préfecture, un syndicaliste d'une cinquantaine d'années a été tué par une balle tirée "depuis un barrage tenu par des jeunes" à Pointe-à-Pitre. Trois policiers ont été blessés en tentant de lui porter secours. Plusieurs commerces ont été pillés.

Un homme d'une cinquantaine d'années a été tué par une balle tirée "depuis un barrage tenu par des jeunes" dans la nuit de mardi 17 à mercredi 18 février à Pointe-à-Pitre, a-t-on appris auprès de la cellule de crise de la préfecture de Guadeloupe.La victime, Jacques Bino, était "un syndicaliste qui revenait d'un meeting" et a été tuée alors qu'elle se trouvait à bord d'une voiture dans la cité Henri IV, une zone sensible du quartier Chanzy à Pointe-à-Pitre, selon cette source, jointe par l'AFP au téléphone depuis Paris."Ce n'est pas un mort lié aux forces de l'ordre", a assuré la même source.Une personne qui se trouvait près de la victime au moment des faits est actuellement auditionnée par la police judiciaire.


Des policiers visés par des tirs

C'est en accompagnant des pompiers venus porter secours à ce syndicaliste que trois policiers ont été légèrement blessés dans la soirée, par des tirs de plombs, provenant "vraisemblablement d'une arme de chasse", a encore indiqué un responsable de la cellule de crise.Les secours avaient été prévenus vers 00h18 (5h18 à Paris) de la présence d'une personne blessée par balle à bord d'un véhicule. Mais après avoir essuyé des tirs de projectiles, ils ont demandé à la police de les accompagner. Et ce n'est qu'une fois le site "sécurisé", vers 2h50 (7h50 à Paris), qu'ils ont pu approcher du syndicaliste, entre-temps décédé, selon la préfecture.Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre Jean-Michel Prêtre a indiqué à l'AFP qu'il donnerait une conférence de presse sur cette affaire à 9h30 (14h30 en métropole).


Jégo parle d'"assassinat",
Alliot-Marie plus prudente

Interrogé par l'AFP, le leader du collectif de grévistes LKP Elie Domota a de son côté confirmé que la victime était bien un syndicaliste qui sortait d'une réunion du LKP mais a affirmé n'avoir pas encore connaissance des circonstances exactes de sa mort.Le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer Yves Jégo a lui estimé que le syndicaliste avait été "manifestement assassiné par les émeutiers"."Il faut vraiment qu'il y ait une trève dans ces violences", a-t-il souhaité à la sortie du conseil des ministres. Il a demandé "que le dialogue reprenne" rapidement sur l'île.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est montrée plus mesurée. Interrogée à la sortie du conseil des ministres, elle a expliqué que des "équipages de police ont été blessés parce que les gens avaient entendu un coup de feu"."Ils n'ont pas pu s'approcher de l'endroit puisque eux-mêmes ont été accueillis par plusieurs coups de feu. Et c'est deux heures plus tard, qu'un homme a été retrouvé mort par balle dans son véhicule avec un blessé à ses côtés, et qui semble avoir précisé qu'il y avait eu des tirs venant du barrage. Et c'est ainsi que cette personne a vraisemblablement été tuée", a-t-elle affirmé."Il semblerait que les deux personnes qui étaient dans le véhicule étaient des militants du syndicat LKP qui sortaient d'un meeting, et qui donc ont été arrêtées par ce barrage".A la question: est-ce que c'était un accident ou un acte délibéré, la ministre a répondu: "nous n'en savons rien. Les équipages de policiers eux mêmes n'ont pas pu s'approcher. Trois d'entre eux ont été blessés".


Commerces pillés et établissements incendiés

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé de tenir mercredi à 16h00 à Paris une réunion "consacrée à la sécurité publique aux Antilles".Outre ce décès, la cellule de crise la préfecture a établi un bilan des affrontements de la nuit, recensant 15 commerces pillés, 7 établissements incendiés, 21 véhicules brûlés, 13 interpellations et une soixantaine d'interventions de pompiers.A Baie-Mahault, commune située à10 km de Pointe-à-Pitre, de violentes échauffourées ont opposé dès 19h00 mardi (00h00 mercredi en métropole) une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles.


Trois gendarmes légèrement blessés

Selon le maire de la ville, Ary Chalus, une centaine de jeunes étaient présents dans la zone commerciale de Destrelland à Baie-Mahault, qui avait brièvement rouvert le week-end sous haute surveillance policière. Certains, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police, a-t-il également indiqué.Trois gendarmes ont été légèrement blessés, a ajouté Ary Chalus, tandis que trois jeunes ont également été interpellés.Face à ce regain de violences, le "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève générale qui paralyse l'île et son activité économique depuis le 20 janvier, a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée.Des incidents avaient déjà eu lieu dans la nuit précédente.


Pillages de magasin "békés"

Ont notamment été pillés des magasins et entreprises appartenant au groupe béké -les descendants de colons blancs- martiniquais Bernard Hayot (GBH), notamment une concession Renault, un atelier de réparations auto rapides, un magasin de pneus et un hypermarché Carrefour.Les revendications du LKP portent notamment sur la cherté de la vie, dans des Antilles françaises où quasiment tout est importé, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l'Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole.Le conflit social a cristallisé un profond malaise autour des problèmes économiques et sociaux, sur un fond historique marqué par l'esclavage

POMMESDUGOLAN
LIVREES
ALASYRIE
Source : la presse canadienne en ligne le 17 février


Israël livre des pommes du Golan à la Syrie


KUNEITRA, plateau du Golan — Israël a commencé mardi à livrer à la Syrie des pommes cultivées sur le plateau du Golan, un territoire occupé par l'Etat hébreu depuis 1967 et dont Damas réclame la restitution.

Le transport des fruits a été effectué par le Comité international de la Croix-Rouge. L'idée est de permettre aux fermiers arabes du plateau du Golan de vendre leur récolte en Syrie.
C'est la quatrième année consécutive que des pommes du Golan sont acheminées en Syrie. Israël a conquis le plateau du Golan lors de la guerre des Six-Jours en 1967. La plupart des habitants arabes du territoire possèdent un passeport syrien.

Plus de 20 chargements de pommes doivent être transportés par camion vers la Syrie chaque jour dans les semaines à venir, soit environ 8.000 tonnes de fruits. Le tout sous la supervision d'une force de l'ONU chargée de surveiller la ligne de cessez-le-feu entre la Syrie et Israël.

LEPRESIDENT
DISRAËL
CONSULTE
Source : dépêche AFP diffsusée le 18 f&vrier à 8h 16
sur Diasporablog à 9h 20


Le président Peres entame ses consultations
pour la formation du gouvernement



JERUSALEM (AFP)

Le président israélien Shimon Peres entame mercredi ses consultations pour la formation du prochain gouvernement que Tzipi Livni (Kadima, centre) et Benjamin Netanyahu (Likoud, droite) veulent diriger.
"Je suis conscient des grandes difficultés existantes, je ferai tout pour permettre la constitution d'un gouvernement qui reflète au mieux la volonté des électeurs et serve le pays dans la stabilité et de façon responsable", a affirmé le président à la radio publique.

Le président Peres doit recevoir en fin de journée, à partir de 18H00 (16H00 GMT), les représentants de Kadima puis du Likoud avant de s'entretenir avec les chefs des autres partis jeudi, notamment le dirigeant du parti d'extrême-droite Israël Beitenou, Avigdor Lieberman.
Avec 15 députés sur 120, Avigdor Lieberman est en mesure de faire pencher la balance alors que le Kadima (28 députés) et le Likoud (27 députés) sont pratiquement à égalité.

Courtisé par les deux grands partis, M. Lieberman a entretenu le suspens en prenant quelques jours de vacances à l'étranger sans faire connaître sa préférence officiellement.
Selon les médias, bien que plus proche de Benjamin Netanyahu il pourrait refuser de choisir et préconiser une "rotation" (à mi-mandat), une formule déjà utilisée dans le passé qui permettrait à Mme Livni et M. Netanyahu de devenir chacun à leur tour Premier ministre.
M. Netanyahu s'est prononcé contre la "rotation" alors que Mme Livni ne s'y oppose pas.

mardi, février 17, 2009

SPORT
ETPOLITIQUE
Source : lequipe.fr en ligne le 17 février


Dubaï - Le tournoi menacé ?


Après le refus des autorités des Emirats arabes unis de délivrer un visa à la joueuse israélienne Shahar Peer et le risque qui pèse sur son compatriote Andy Ram, 11e mondial en double, la WTA a évoqué la possibilité de retirer le tournoi de Dubaï du programme.«On prendra une décision après avoir consulté les joueuses et la direction du tournoi, la date de ces discussions n'est pas encore fixée, car ceci (le refus de visa à Peer) est un choc qu'il faut d'abord le digérer, a expliqué Larry Scott, le patron de la WTA, dans L'Equipe mardi. Lorsque j'étais venu à Dubaï l'année dernière, on avait signifié très clairement aux autorités que Peer devait être autorisée à jouer. On savait qu'il y aurait un problème à gérer, le fait que les Etats arabes unis n'entretiennent pas de relations avec Israël, mais on m'avait assuré que cela allait s'arranger».L'ATP, qui ne s'est pas encore prononcé sur le sujet, le fera dès qu'une décision aura été prise à propos du visa d'Andy Ram.

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lemonde.fr en ligne le 17 février à 22h 36
sur Diasporablog à 23h 20



"Le risque, c'est que le LKP perde
le contrôle du mouvement"


Ils habitent Gosier, Sainte-Anne ou Pointe-à-Pitre. Guadeloupéens ou "métros", tous ont constaté une montée des tensions dans l'île. Bloqués chez eux au lendemain des affrontements, ils racontent leur quotidien depuis le début du mouvement.


Monique Mesplé-Lassale, 58 ans, est institutrice à Gosier, une petite commune touristique à 5 km de Pointe-à-Pitre. Lundi 16 février, des manifestants ont construit un barrage sur un pont situé à 100 m de chez elle. "Ils ont tronçonné d'énormes cocotiers et palétuviers pour bloquer la route. Quand les gendarmes sont arrivés vers 5 heures, survolés par des hélicoptères, j'ai entendu quelques tirs de sommation et des explosions de bombes lacrymogènes. Les jeunes ont caillassé des véhicules. J'avais l'impression d'être en Haïti."

Originaire de métropole, Monique vit en Guadeloupe depuis onze ans. "C'est la première fois depuis le début de la grève qu'une telle violence se produit", dit-elle. "J'ai discuté en créole avec les manifestants le lendemain. Ils m'ont dit qu'il n'y avait pas eu de blessés. Par contre certains auraient entendu des insultes comme "chiens" et "sales nègres". Comme beaucoup de Guadeloupéens, Monique est excédée par "le silence de l'Etat". "Nous sommes traités comme des sous-hommes et c'est ce qui risque de mettre le feu aux poudres".
Mais malgré les violences, l'institutrice continue de soutenir le LKP. "Je ne pense pas qu'il souhaitait de tels débordements. Depuis le début, les syndicats ont mis en place un service d'ordre extraordinaire. Les tensions de la nuit dernière n'étaient pas le fait des manifestants. Il s'agissait de violences urbaines, perpétrés par des jeunes désœuvrés. Le risque aujourd'hui, c'est que le LKP perde le contrôle du mouvement."

Patrick Picot, 56 ans, est maître de conférence à l'IUFM de Pointe-à-Pitre depuis 2001. Il habite à Sainte-Anne, un petit village touristique à une vingtaine de kilomètres de la capitale. "Quand je suis descendu ce matin, il y avait des barrages un peu partout et des poubelles incendiées. Je suis allé acheter de l'eau de Javel dans une épicerie. Tout le monde parlait des affrontements de la veille. Des dames pestaient en créole contre la casse des panneaux d'affichage : "Ça va trop loin. C'est des cochons", disaient-elles."
Certains collègues de Patrick à l'IUFM partagent cette lassitude. L'universitaire pense que les violences continueront jusqu'à la fin de la semaine. "Le fossé se creuse entre les Guadeloupéens et les "métros". Derrière le LKP, certains portent des revendications ouvertement indépendantistes. Je pense qu'il s'agissait bien d'un mouvement populaire dans les quinze premiers jours, mais les tensions passionnelles l'emportent aujourd'hui. La population est exaspérée par les provocations d'Yves Jégo".
Mais le pire est peut-être à venir. Patrick s'inquiète des conséquences économiques de la grève. "Pour l'instant, les lolos (petites épiceries de quartier) et les marchés de légumes fonctionnent très bien. Mais le chômage risque de grimper. Qu'ils soient Guadeloupéens ou "métros", les petits artisans vont trinquer."

Frantz Cognet, 44 ans, est installé depuis dix ans à Pointe-à-Pitre avec sa femme et ses deux filles. Peintre en bâtiment d'origine guadeloupéenne, il "a connu pire", dit-il. "En 2002, à l'époque du conflit entre les salariés et la direction du groupe pétrolier américain Texaco, Pointe-à-Pitre était en état d'insurrection. L'UGTG (Union générale des travailleurs de la Guadeloupe) avait fait grève et la tension s'était cristallisée en affrontements violents. Aujourd'hui, le LKP garde quand même le contrôle de la situation. Je m'attendais à davantage de problèmes".
Frantz a continué à travailler malgré la grève générale. "Pour les enfants, on peut compter sur la solidarité familiale. Ma fille de 6 ans et demi qui est en CP n'a pas pu aller à l'école depuis quatre semaines. Pareil pour la crêche de la petite de 2 ans, mais on se débrouille", explique-t-il. En attendant la fin de la crise, le peintre est optimiste. "Les médias nationaux et le gouvernement commencent à se mobiliser. Je pense qu'on va sortir de l'impasse cette semaine".

Marcelle Millard, 56 ans, habite à Gosier. Née en Guadeloupe, elle soutient la grève depuis le début. A l'en croire, "la vie n'est pas si dure". "J'ai de l'essence et des provisions. A la campagne, tout le monde s'organise et on n'entend pas les gens se plaindre. Il y a des bananiers et un arbre à pain dans le jardin. Je refuse d'aller faire mes courses escortée par des gendarmes." La crise ravive même chez elle de vieux souvenirs. "J'ai l'impression de revivre la situation de mon enfance. A l'époque, il n'y avait pas de gros distributeurs. On se contentait des produits du terroir. Les Guadeloupéens sont habitués à se débrouiller et c'est pour ça que la résistance dure."



Elise Barthet

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SURTOUT, NE DIS PAS QUE TU ES JUIVE
A L'ECOLE

http://20minutes.bondyblog.fr/news/200902170002/surtout-ne-dis-pas-que-tu-es-juive-a-l-ecole

SUR
GAZA




Réflexions d'Enrique Krauze* sur Gaza


"L'Holocauste représente la volonté (exécutée à 50%) d’éradiquer un peuple, de l'effacer, et de traiter des enfants, des femmes et des personnes âgées comme s'ils étaient un fléau et non des personnes. Cette extermination ne fut pas uniquement un crime contre les Juifs mais elle constitua un crime contre le concept même d'être humain."

"(...) je crois que la guerre de Gaza a provoqué deux attitudes inquiétantes : l'une frôlant l’antisémitisme et l'autre l’assumant ouvertement.La première se distingue par la partialité affichée de certains médias quand ils donnent l'impression que l'offensive israélienne s’est produite (presque) dans un vide, sans qu’il y ait eu la provocation préalable des missiles tirés par le Hamas dans le sud d’Israël et la certitude qu’une nouvelle menace se profilait - celle que dans un avenir proche ceux-ci atterriront à Tel-Aviv.Je crois que le fait (pourtant abondamment documenté, comme il le fut en particulier dans le Corriere de la Sera) que le Hamas a mis délibérément et par la force des civils en situation de danger de frappes militaires n'a pas été suffisamment souligné.

Cet empressement à condamner ne se vérifie pas dans le cas d’autres conflits : je pense à la guerre en Tchétchénie où des dizaines de milliers de personnes furent torturées et assassinées. Ce double standard moral reste inexplicable.Nul n'a alors comparé les Russes aux Nazis. En dépit de leur conduite en Tchétchénie, une telle comparaison aurait été une infamie. Les Russes ont horriblement souffert aux mains des Nazis et les Juifs encore plus. Assimiler les victimes aux bourreaux est une perversité morale.Il s’agit de la deuxième attitude, et elle est clairement antisémite.Elle trouve son expression la plus courante dans un vil amalgame : l’assimilation (présente dans les manifestations à Madrid et à Barcelone) de la croix gammée à l'étoile de David, qui à son tour suppose l'assimilation (évoquée par plusieurs écrivains et éditorialistes importants) de l'Holocauste à la tragédie de la bande de Gaza.Ce sont deux phénomènes distincts qui, en raison de leur nature et ampleur, ne peuvent pas être considérés comme homologues.L’amalgame de tous les maux conduit à la banalisation du mal. Si 600 victimes innocentes sont équivalentes à six millions de victimes (malgré de fait que la mort de 6 ou 600 soit indubitablement à déplorer), alors le mal est relativisé et perd de son importance. Mais la différence de sens est encore plus décisive que la différence quantitative.

L'Holocauste représente la volonté (exécutée à 50%) d’éradiquer un peuple, de l'effacer, et de traiter des enfants, des femmes et des personnes âgées comme s'ils étaient un fléau et non des personnes. Cette extermination ne fut pas uniquement un crime contre les Juifs mais elle constitua un crime contre le concept même d'être humain..L'intelligence, la rationalité et la langue disparaissent si nous ne croyons pas que les êtres humains sont radicalement semblables..Dans le cas présent ce sont des fondamentalistes islamiques qui reproduisent l’état d'esprit des Nazis. Ils veulent oblitérer l'autre, à Jérusalem, à New York, à Madrid ou à Londres. Ni dans cette offensive, ni dans aucune autre, Israël n’a eu le dessein d’exterminer la population palestinienne (...)..L’Espagne moderne et démocratique qui a été récemment victime du terrorisme islamique, ne peut pas ignorer – sans tomber dans la schizophrénie - que le Hamas cherche à imposer un régime fondamentaliste, et qu'Israël est le seul Etat démocratique dans la région. (...)".





*Enrique Krauze est un écrivain mexicain et directeur de la revue Letras Libres..Source: tribune reprise du site du quotidien espagnol El PaísTitre original: El énfasis sospechosoVia Eamonn McDonagh de Z-Word.Dans l’éditorial, Enrique Krauze rappelle l’étude de l’institut Pew Research Center de Chicago qui révèle qu’en Europe c’est en Espagne que les préjugés antisémites ont le plus progressé depuis 2005, passant de 21% à 46%. Il évoque un autre sondage réalisé par l’Observatorio Español de Convivencia Escolar qui a mis en lumière que plus de la moitié des élèves espagnols de l’enseignement secondaire préfèrent ne pas s’asseoir en classe à côté d’un jeune Juif.

ISRAËL
IRAN
Source : lexpress.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 17 février



Israël participerait à des opérations secrètes
en Iran




LONDRES - Israël est engagé en Iran dans des opérations de sabotage visant à ralentir les activités par lesquelles Téhéran espère se doter d'une arme nucléaire, rapporte mardi le Daily Telegraph.
Selon le quotidien britannique, qui cite des spécialistes du renseignement et un ancien agent de la CIA non identifié, cette stratégie de "décapitation" prend pour cibles des responsables du programme atomique iranien dans l'espoir de tenir en échec les ambitions du pays en ce domaine sans recourir à la guerre.

L'an dernier, un représentant des milieux du renseignement moyen-orientaux avait déclaré à Reuters qu'Israël comptait frapper des spécialistes du nucléaire iranien au moyen de colis piégés ou empoisonnés, et avait provoqué des explosions en Iran. Ces propos n'avaient cependant pas été confirmés.
Certains analystes notent que les informations faisant état d'opérations de cette nature peuvent s'inscrire dans une guerre psychologique ayant pour but de déstabiliser l'Iran.
Israël, qui passe pour la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, se refuse à tout commentaire à ce sujet.
"Israël a lancé une guerre secrète contre l'Iran comme solution de rechange à des attaques militaires directes contre le programme nucléaire de Téhéran", écrit le Daily Telegraph.
"Il recourt à des tueurs à gages, au sabotage, à des sociétés-écrans et à des agents doubles pour perturber le programme d'armements illégaux du régime, disent les experts."

Meir Javendafar, expert iranien du groupe d'études Meepas, a déclaré à Reuters que des informations faisaient aussi état de la vente de matériels défectueux au secteur nucléaire iranien et de perturbations de l'alimentation en électricité de Natanz, centre d'enrichissement d'uranium situé en plein coeur du pays.
"Je crois qu'une entreprise de sabotage est en cours. C'est une initiative logique, qui a du sens dans (...) la lutte internationale contre les ambitions nucléaires de l'Iran", a-t-il dit.


MORT SUSPECTE

A titre d'exemple de la stratégie prêtée à Israël, des observateurs citent des événements comme la mort d'Ardeshire Hassanpour, ingénieur nucléaire d'Ispahan mort chez lui en 2007, apparemment victime d'un gaz toxique.
Selon l'ex-agent de la CIA cité par le Telegraph, "les perturbations sont conçues pour ralentir le développement du programme de façon à ce qu'ils n'aient pas conscience de ce qui se passe. L'objectif est de retarder encore et encore, jusqu'à ce qu'on dispose d'une solution ou d'une approche différente".
"C'est une bonne politique si l'on veut éviter de s'attaquer à eux par la voie militaire, qui comporte sans doute des risques inacceptables", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'article du journal, Mark Regev, porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert, a répondu: "Nous ne commentons pas publiquement ce type d'allégations, ni dans la situation présente, ni dans aucune autre."
Le nouveau président américain Barack Obama a adopté une position plus diplomatique envers l'Iran, rejetant dans l'ombre les menaces d'intervention militaire de l'administration Bush.
Israël prend soin de n'exclure aucune possibilité d'action militaire, mais les analystes se demandent jusqu'où un nouveau gouvernement israélien serait prêt à agir sans le soutien de Washington.

Selon Javendafar, divers signes font penser que plusieurs Etats cherchent à s'infiltrer en Iran pour saper les activités nucléaires du pays. Il laisse toutefois aussi entendre qu'une partie des opérations clandestines évoquées relève de la guerre psychologique plus que d'une réelle entreprise de sabotage.
"Beaucoup de services de renseignement font leur maximum dans ce but. Outre Israël, il y a les Américains et de nombreux services d'espionnage européens, dit-il. Si c'est vrai, cela exerce une pression technique sur le programme iranien. Et même si ce n'est pas vrai, cela fait partie d'une guerre psychologique massive contre le programme nucléaire de l'Iran."



Version française
Philippe Bas-Rabérin


LESANTILLES
ENCOLERE
Source : lefigaro.fr en ligne le 17 février



TITRE DE LA REDACTION DE DIASPORABLOG :
"LE LEADER DE L'EXTRÊME-GAUCHE
SURFE SUR LA CRISE EN GUADELOUPE"


Guadeloupe :
Besancenot cherche à politiser le conflit


Rodolphe Geisler



Une semaine après la venue d'une délégation du PS, le leader du NPA a annoncé lundi son intention de se rendre aux Antilles.

Vu du gouvernement, la situation explosive en Guadeloupe est devenue un cauchemar. Vu de l'extrême gauche, elle est devenue un rêve. Tout au plus «un exemple» qu'elle aimerait bien transposer en métropole. Lundi soir, l'entourage d'Olivier Besancenot, le leader du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), a annoncé que son champion, fan de Che Guevara tout comme le leader guadeloupéen du LKP, Élie Domota, se rendrait vendredi en Guadeloupe. Puis en Martinique, dimanche, pour apporter son soutien à la mobilisation.

Depuis le début du conflit, Olivier Besancenot, qui dit rêver d'«un nouveau Mai 68», n'a eu de cesse de donner en exemple la mobilisation guadeloupéenne. Le 9 février, alors invité du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», il expliquait que, selon lui, seul «le rapport de force» et «une mobilisation d'ampleur» peuvent faire fléchir le gouvernement. «Il suffit de regarder ce qui se passe en Guadeloupe», avait-il ajouté.

Il y a quatre jours, dans un communiqué signé par une dizaine d'organisations de gauche, il avait encore estimé que «le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre : il est exemplaire».

Donné comme premier opposant au chef de l'État dans notre dernier politoscope OpinionWay, Olivier Besancenot semble donc bien déterminé à occuper le terrain. Et à ne pas se le faire reprendre par le PS. Ce week-end, en effet, les socialistes ont été plus rapides que lui. L'ancien secrétaire d'État socialiste au Dom-Tom, Christian Paul, à la tête d'une délégation de son parti, a en effet rencontré à Pointe-à-Pitre le patronat guadeloupéen et le collectif LKP, à l'origine de la grève générale.


«Un printemps des luttes»

Une initiative du PS peu appréciée à l'UMP. Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, a notamment jugé lundi «tout à fait malvenu» l'envoi pendant le week-end d'une délégation socialiste aux Antilles et à la Réunion, accusant le PS de vouloir «jeter de l'huile sur le feu à des fins politiciennes». Ce à quoi a répondu François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry, que «ceux qui jettent de l'huile sur le feu» sont «ceux qui ne répondent pas aux problèmes».
Olivier Besancenot, lui, ne semble pas craindre de jeter de l'huile sur le feu. Il a prévu de participer à des meetings du LKP ce week-end aux Antilles. Lundi soir, déjà, il a participé à Paris à la manifestation de «soutien total» aux grévistes antillais, qui aurait réuni quatre mille participants selon les organisateurs, un millier selon la police.

En présence de Pierre Laurent (PCF), Arlette Laguiller (LO), Jean-Luc Mélenchon (PG) ou encore Georges Sarre (MRC), Olivier Besancenot a déclaré que «la meilleure façon de marquer notre solidarité avec ceux qui sont là-bas, c'est que les questions sociales, on les développe aussi ici». «C'est un premier rassemblement», a-t-il assuré, tout en pointant des «relents de colonialisme» dans la façon dont seraient traités les grévistes. Arlette Laguiller, elle, a souhaité un «printemps des luttes».

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : telerama.fr en ligne le 17 février



Manifeste pour les “produits” de haute nécessité



Ernest BRELEUR, Patrick CHAMOISEAU, Serge DOMI, Gérard DELVER, Edouard GLISSANT, Guillaume PIGEARD DE GURBERT, Olivier PORTECOP, Olivier PULVAR, Jean-Claude WILLIAM

« Au moment où le maître, le colonisateur proclament « il n’y a jamais eu de peuple ici », le peuple qui manque est un devenir, il s’invente, dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos, dans de nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer » Gilles Deleuze,L’Image-temps, « Cela ne peut signifier qu’une chose : non pas qu’il n’y a pas de route pour en sortir, mais que l’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes. »Aimé Césaire,Lettre à Maurice Thorez.

C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle –– à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales... Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj –– qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé –– est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés.

La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité. Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.Dès lors, derrière le prosaïque du « pouvoir d’achat » ou du « panier de la ménagère », se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.

La « hausse des prix » ou « la vie chère » ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires –– non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte « d’épuration éthique » (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain.

Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être « consommateur » ou bien être « producteur ». Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste. Alors, quand le « prosaïque » n’ouvre pas aux élévations du « poétique », quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont « le pouvoir d’achat » ou « le panier de la ménagère ». Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste.

Il est donc urgent d’escorter les « produits de premières nécessités », d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une « haute nécessité ». Par cette idée de « haute nécessité », nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie. Alors que mettre dans ces « produits » de haute nécessité ?C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé.

Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le « déterminant » ou bien le « décisif » s‘obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos « présidents locaux » pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.
Nous vivre caribéens, nous penser américains, mais dans une contestation radicale du capitalisme contemporain

Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement... Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi... La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses. Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres.

Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du « Marché » et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par « l’esprit colonial » et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer. Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américains pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme.

La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables « producteurs » –– chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes –– incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents.

Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir: vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile...) ne sauraient ni ne pourraient y résister.
Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.

Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale. Quant à l’idée du « plein emploi », elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple « emploi », et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation.

Nous sommes maintenant au fond du gouffre. Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement... Il s’envisagera en « tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ». Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création –– créaconsommation.

En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité. Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture... Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation... Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde... C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions.

C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire... C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes... Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un « panier de ménagère », mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.
Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du “Marché”

Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise, guadeloupéenne, guyanaise, réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau. Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie. Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du « Marché », mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite.

Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté. Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète.... Alors voici notre vision : Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant....


Ernest BRELEUR
Patrick CHAMOISEAU
Serge DOMI
Gérard DELVER
Edouard GLISSANT
Guillaume PIGEARD DE GURBERT
Olivier PORTECOP
Olivier PULVAR
Jean-Claude WILLIAM

LESANTILLES
ENCOLERE
Source : rue89.com en ligne le 17 février


L'edito
Guadeloupe :

Paris doit éviter tout recours à la force

Par Pierre Haski



La crise de la Guadeloupe est à un moment périlleux. Un mois d'indifférence, de pourrissement, de manoeuvres et de maladresses risque de déboucher sur la violence, ce qui serait le pire des scénarios pour ce département français dont tout le monde, y compris au gouvernement, reconnaît qu'il a de bonnes raisons de se révolter.

Il y a quelque paradoxe à lire le constat très lucide que fait Yves Jégo, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, des raisons de la révolte des Guadeloupéens, et d'entendre ensuite dans la foulée les appels au rétablissement de l'ordre par la force, alors que la "triple" crise dont parle le ministre appelle une réponse d'abord politique. Yves Jégo écrivait ainsi lundi dans le Figaro:
"La vérité, c'est qu'il ne s'agit pas d'un mouvement de protestation sporadique, mais bien d'une triple crise. Une crise économique qui frappe toute la planète et atteint plus vite les économies fragiles, une crise structurelle liée aux dérives ultimes mais encore observables de l'héritage d'une économie 'de comptoir' et enfin, et peut-être surtout, une crise existentielle, en tout cas une crise sociétale."
Pourtant, on entend aujourd'hui les mots de "sédition", l'épouvantail des "Trotskystes" faisant de l'entrisme dans le mouvement syndical guadeloupéen, et même, comble de l'horreur, l'ombre des indépendantistes!

La vérité exige qu'on évoque aussi cette "économie de comptoir" que dénonce à juste titre Yves Jégo, les abus insensés trop longtemps tolérés de la part de quelques grosses fortunes et grosses entreprises, comme les distributeurs de carburant épinglés dans un rapport commandé par le gouvernement et qui commence à circuler, ou encore la dépendance pernicieuse vis-à-vis des subsides de la métropole qui a généré clientélisme et assistanat dans une partie des populations des DOM.

Et comment qualifier la manière dont le pouvoir a géré cette crise? L'absence de référence à la Guadeloupe lors de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy le 6 février apparait aujourd'hui comme une faute majeure de la part d'un Président pourtant prompt à gérer personnellement la crise la plus mineure. Et la communication élyséenne nous vend aujourd'hui l'idée que le président de la République "reprend le dossier en mains", en recevant jeudi les élus d'Outre-mer!
Paris doit tout faire pour éviter que le sang ne coule à la Guadeloupe. Le durcissement du mouvement social guadeloupéen, sous la forme de barrages et de pressions sur les commerces, est une réponse au blocage des discussions avec le gouvernement et les employeurs de l'île. Ce serait une erreur grave d'y répondre par la force de la part d'un Etat coupable d'une indifférence complice pendant trop longtemps.

D'autant que derrière le conflit de la Guadeloupe, c'est tout l'outre-mer qui se réveille