samedi, janvier 31, 2009

GAZA,
ETAPRES?
Source : levif.be en ligne le 31 janvier


Contrebande d'armes vers Gaza:
l'Egypte installe des caméras



L'Egypte a installé des caméras de surveillance le long de sa frontière avec la bande de Gaza, pour lutter contre la contrebande d'armes vers le territoire palestinien, a indiqué samedi un responsable égyptien de la sécurité.

La lutte contre les tunnels de contrebande qui, selon Israël, servent à faire passer des armes mais aussi de la nourriture et des médicaments, est une étape essentielle pour que l'Etat hébreu accepte une trêve à Gaza. "Des systèmes d'alarme et des caméras de surveillance ont été installés la semaine dernière sur les 14 kilomètres de frontière", a affirmé ce responsable sous le couvert de l'anonymat. Il s'agit de la première étape de la mise en place d'un dispositif de technologie de pointe, avec l'aide des Etats-Unis notamment, pour lutter contre la contrebande d'armes, a-t-il précisé. Cette démarche s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Egypte pour "consolider le cessez-le-feu (à Gaza) et en finir avec les tunnels ainsi qu'avec les allégations d'Israël sur la contrebande d'armes d'Egypte vers la bande de Gaza via les tunnels", a-t-il ajouté. (GFR)

PAIX!
PEACE!
SALAM!

SHALOM!
Source : ouestfrance.fr en ligne le 31 janvier


Un arbre pour la paix planté
dans le parc du Thabor à Rennes


Un olivier a été planté, ce samedi après-midi, dans le parc du Thabor, à Rennes, en présence d’élus, de membres de l’antenne rennaise de France Palestine et de l’association Clair Obscur qui organise le festival Travelling consacré à Jérusalem.
Cet arbre représente "le souhait d’une paix juste et durable en Palestine et en Israël", a dit Daniel Delaveau, maire de Rennes.
La cérémonie a été filmée par une équipe de la chaîne de télé Al Jazeera, venue spécialement de Paris.

GAZA,
ETAPRES?
Source : 7sur7.be en ligne le 31 janvier



L'Egypte lutte contre la contrebande d'armes



L'Egypte a installé des caméras de surveillance le long de sa frontière avec la bande de Gaza, pour lutter contre la contrebande d'armes vers le territoire palestinien, a indiqué samedi un responsable égyptien de la sécurité.La lutte contre les tunnels de contrebande qui, selon Israël, servent à faire passer des armes mais aussi de la nourriture et des médicaments, est une étape essentielle pour que l'Etat hébreu accepte une trêve à Gaza.

"Des systèmes d'alarme et des caméras de surveillance ont été installés la semaine dernière sur les 14 kilomètres de frontière", a affirmé à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat.Il s'agit de la première étape de la mise en place d'un dispositif de technologie de pointe, avec l'aide des Etats-Unis notamment, pour lutter contre la contrebande d'armes, a-t-il précisé.Cette démarche s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Egypte pour "consolider le cessez-le-feu (à Gaza) et en finir avec les tunnels ainsi qu'avec les allégations d'Israël sur la contrebande d'armes d'Egypte vers la bande de Gaza via les tunnels", a-t-il ajouté.

Le Caire dément que les tunnels servent à faire passer des armes depuis son territoire vers Gaza.Les Etats-Unis ont promis pour 25 millions d'euros d'équipements à l'Egypte pour l'aider à détecter les passages souterrains. Le corps du génie de l'armée américaine fournit depuis quelques temps une assistance technique au gouvernement égyptien pour la détection de ces tunnels, selon le Pentagone.L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni se sont aussi déclarés disposés à contribuer à la lutte contre la contrebande d'armes, en particulier avec des moyens maritimes. Paris a ainsi dépêché une frégate pour patrouiller dans les eaux internationales au large de Gaza.Lors de la guerre de Gaza (27 décembre-18 janvier), l'armée israélienne a bombardé et détruit des tunnels à la frontière entre Gaza et l'Egypte. L'un des objectifs affichés de cette offensive était d'empêcher le Hamas de s'approvisionner en armes.

TOURNEE
DELEMISSAIRE
DUPRESIDENTOBAMA
AUPROCHEORIENT
Source : dépêche AFP diffusée le 31 janvier à 14h 50
sur Diasporablog à 15h 39


Abdallah II défend devant Mitchell
la solution à deux Etats au Proche-Orient


AMMAN (AFP) — La Jordanie a déclaré samedi à l'émissaire américain George Mitchell qu'elle n'attendait pas de l'administration Obama une nouvelle initiative de paix au Proche-Orient, mais la relance des discussions et l'application de la solution à deux Etats, israélien et palestinien.
Ce message a été communiqué par le roi Abdallah II à M. Mitchell lors d'une rencontre au palais royal d'Amman, alors que la Jordanie est encouragée par l'engagement de l'administration de Barack Obama à remettre sur les rails le processus de paix qui a stagné sous la présidence de George W. Bush achevée le 20 janvier.
"Le roi Abdallah II a insisté auprès de M. Mitchell sur l'importance de relancer les négociations de paix sur la base de deux Etats, palestinien et israélien, soulignant qu'il ne faut pas commencer un nouveau processus" de paix, a indiqué à l'AFP un responsable du palais royal.
Abdallah II, un allié des Etats-Unis, doit effectuer dans les prochaines semaines une visite à Washington pour rencontrer M. Obama, indique-t-on dans son entourage.

M. Mitchell, mandaté par M. Obama, a eu un entretien avec le roi autour d'un déjeûner de travail élargi aux deux délégations, et axé sur la relance du processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Il s'est ensuite entretenu en tête-à-tête avec Abdallah II, selon le palais.
"Il faut agir vite, sans perdre de temps pour des négociations basées sur deux Etats et ne pas s'engager dans de nouvelles propositions et négociations de paix", a dit le roi à M. Mitchell, selon ce haut responsable au palais royal.

"Le roi a exprimé son appréciation pour l'action rapide de la nouvelle administration américaine en direction du Proche-Orient", a-t-il ajouté.
La décision du président Obama d'envoyer immédiatement M. Mitchell au Proche-Orient "et le choix de l'émissaire sont des signes encourageants et beaucoup d'Arabes y voient une opportunité que les Etats-Unis redeviennent des médiateurs objectifs", a pour sa part estimé le sénateur Taher Masri.
"Mais pour avancer dans le processus, il faut que la Ligue arabe oeuvre à réconcilier les Palestiniens" du Hamas au pouvoir à Gaza et l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, dont l'autorité se limite à la Cisjordanie, a relevé M. Masri, ancien Premier ministre et lui-même d'origine palestinienne.
"Les Arabes doivent aider la mission de Mitchell en rapprochant les points de vue entre Palestiniens, et idéalement parvenir à la formation d'un gouvernement d'union nationale", a-t-il ajouté.

La tournée de M. Mitchell intervient alors que règne depuis le 18 janvier un cessez-le-feu fragile à Gaza, après une offensive israélienne meurtrière de 22 jours.
La Jordanie, jadis alliée des Palestiniens modérés et en guerre ouverte avec les extrémistes, a entamé il y a quelques mois un dialogue avec le Hamas.
"La donne a changé. La Jordanie, qui a des contacts avec le Hamas, est aujourd'hui plus ouverte à l'idée d'un gouvernement d'union nationale, même si elle favorise le Fatah modéré", à l'instar du royaume qui a signé la paix avec Israël en 1994, a indiqué à l'AFP un analyste politique.
Les Occidentaux et Israël considèrent le mouvement islamiste comme une organisation terroriste avec qui on ne peut pas discuter.

Après la Jordanie, M. Mitchell doit se rendre en Arabie saoudite et en Europe. Il avait auparavant fait étape en Egypte, Israel et Cisjordanie.

LEGYPTEFACE
AUXMOUVEMENTS
TERRORISTES
Source : global.net en ligne le 31 janvier à 10h 30
sur Diasporablog à 10h 47



L’Egypte accuse Nasrallah
d’être «un agent de l’Iran»


alquds alarabi - L’Egypte a accusé vendredi Hassan Nasrallah, «d’être un agent de l’Iran » et « d’obéir aux ordres de Téhéran » et ce en réponse aux déclarations faites par le SG du Hezbollah où il a souligné que le régime égyptien « ferme encore le point de passage de Rafah et ment au monde arabo-musulam lorsqu’il en prétend l’ouverture".

Une source égyptienne autorisée a indiqué dans un communiqué que les déclarations faites par le SG du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah jeudi ont comporté des critiques envers l’Egypte qui prouvent encore une fois, d’une manière qui ne laisse aucun doute, qu’"il est à la solde de l’Iran et qu’il obéit aux ordres de Téhéran".

Le communiqué ajoute que le SG du Hezbollah n’a pu joué aucun rôle pour soutenir Gaza car ses alliés régionaux ne lui ont pas permis de le faire, histoire de ne pas brouiller leurs calculs.Et cette source égyptienne de poursuivre : "Nasrallah tend encore à partir de sa tanière et en élevant la voix de présenter ce qu’il croit être un soutien aux Palestiniens, en ce sens qu’on lui a imposé de ne pas jouer un rôle autre dans cette tragédie que celui-là".

Nasrallah avait critiqué jeudi, lors d’une conférence de presse tenue via écran géant au Liban Sud, l’Egypte qui continue à fermer le point de passage de Rafah notant que "tout ce qui a été dit au sujet de l’ouverture d’un point passage ici et un autre la bas, est du mensonge".
Il a considère le régime égyptien "complice dans le blocus contre Gaza" et est un "médiateur oppressant ". Et d'ajouter : "je doute qu’il soit un médiateur honnête. L’Egypte essaie d’exercer des pressions sur les Palestiniens et de leur imposer des conditions", qualifiant " la fermeture du point de passage comme l’un des plus grands crimes historiques".

Le communiqué égyptien affirme que les «les critiques de Nasrallah à l’encontre de l’Egypte ne peuvent être comprises que selon un cadre plus large dont elles s’inscrivent, et dont les dimensions ont été dévoilées dernièrement à travers les demandes formulées par certaines factions palestiniennes à l’Egypte de mettre fin au traité de paix qu’il a signé avec Israël et d’entrer dans une confrontation militaire après des décennies de paix".

Le communiqué note encore que "le plan évoqué dans les déclarations ou les allusions au sujet de l’ouverture du point de passage pour les personnes et les armes et le soutien à ce qui est appelé le choix de la résistance, est une question claire pour l’Egypte dès le départ et il n’était pas question que le Caire y adhère derrière une poignée d’aventuriers naïfs qui marchandent avec le sang des civils innocents pour servir l’intérêt de parties régionales qui jouent avec leur destin et les utilisent comme carburant dans leur confrontation avec les grandes puissances, en vue de servir des causes qui n’ont rien à voir avec la cause palestinienne".

La source égyptienne a conclu que "l’Egypte restera fidèle à ses politiques et ne prêtera à aucun moment attention aux dépassements de ceux-ci. Elle sera fidèle à ses engagements dans le soutien de ses frères palestiniens et de leur cause juste, en vue de préserver leur vie et leur droit à des lendemains meilleurs".
Par ailleurs, l’Egypte a annoncé officiellement qu’elle abritera en mars prochain, en totale coordination avec l’autorité palestinienne, une conférence internationale sur la reconstruction de Gaza.

Nasrallah avait auparavant considéré qu’"assortir la reconstruction de Gaza à des conditions de réconciliation ou de trêve, revient à une extorsion politique amorale et humiliante qu’il convient de condamner". Il a appelé à fournir directement. les aides au gouvernement de Gaza, aux factions palestiniennes, et au peuple palestinien

ANTISEMITISME
Source : kipa-apic.ch en ligne le 30 janvier



Déterminée à combattre toute forme d’antisémitisme et de racisme


Suisse:
La Fédération des Eglises Protestantes
dénonce les "diffamations antisémites"


Berne, 30 janvier 2009 (Apic)

Face aux "diffamations antisémites" et aux lettres de menaces envoyées à la communauté juive de Suisse dans le contexte des bombardements de Gaza, la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse (FEPS) a exprimé jeudi sa solidarité à la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI). La FEPS déclare dans son communiqué de presse être déterminée à combattre toute forme d’antisémitisme et de racisme en Suisse.

DEGAZA
AURACISME
ENPASSANTPAR
LANTISEMITISME
Source : liberation.fr en ligne le 31 janvier



TITRE DE LA REDACTION DE DIASPORABLOG :
"UNE EXCELLENTE INITIATIVE
D'UN GRAND QUOTIDIEN FRANCAIS"


Rendez-vous avec la mémoire



DÉBAT - Manifs pro-palestiniennes et rassemblement pro-Israël ; polémique sur l'avertissement donné à une journaliste du Progrès pour avoir rapporté des propos entendus ; procès Siné contre la Licra ; procès de Jean-Marie Garcia, meurtrier de Chaïb Zéhaf… Hasard et coïncidences de l'actualité, LibéLyon a cette semaine traité de nombreux sujets autour des questions du racisme et de l'antisémitisme dans notre société. A la suite de ces articles, les débats ont été nombreux, souvent vifs, et parfois houleux, entre nos lecteurs.

Globalement cependant, le taux de commentaires non validé est resté très faible, compte tenu de la sensibilité actuelle des sujets. Pour prolonger et mettre en perspective une partie des questions posées ici, nous ne saurions trop conseiller cette conférence de samedi à la bibliothèque de la Part-Dieu, autour de l'ouvrage "Les Guerres de mémoires" (éditions de La Découverte). Pascal Blanchard, historien et spécialiste du fait colonial, Isabelle Veyrat-Masson, historienne et sociologue des médias, et Michelle Zancarini-Fournel, historienne, professeur d'histoire contemporaine, font partie des 25 chercheurs qui ont participé à la rédaction de cet ouvrage. Ils viendront débattre des problèmes mémoriels et tenter de sortir du dilemme entre trop-plein communautariste et déni.


Entrée libre.

Samedi 31 janvier à 14h30.
Bibliothèque de la Part-Dieu,
Lyon 3è.

LEFFET
OBAMA
Source : dépêche AFP diffusée le 29 janvier


Etats-Unis:
un Noir élu à la tête du parti républicain


WASHINGTON (AFP) — Les républicains ont élu pour la première fois vendredi un Noir, Michael Steele, pour diriger leur parti, dix jours après l'investiture du premier président noir des Etats-Unis Barack Obama.
"C'est fantastique, c'est avec grande humilité et le sens du devoir que j'accepte" cette nomination, a déclaré Michael Steele, 50 ans, un ancien gouverneur adjoint du Maryland (est), devant les membres du parti réunis après le vote.
"Merci à vous tous de m'offrir la chance d'être le nouveau président national" du parti, a-t-il ajouté, après son élection après six tours de scrutin.

Michael Steele, né en 1958 dans le Maryland, a été séminariste pendant trois ans mais a finalement choisi une carrière de juriste. Il est diplômé en droit de l'université de Georgetown et est actuellement associé du cabinet Dewey & LeBoeuf à Washington.
Elu gouverneur adjoint du Maryland en 2003, il avait émergé sur la scène politique lors de la convention républicaine en 2004, où il avait été repéré par le président George W. Bush, selon un communiqué du camp républicain.

Il s'est engagé vendredi devant les républicains à "faire grandir le parti, renforcer le parti", minoritaire dans les deux chambres du Congrès américain, et qui a perdu la Maison Blanche le 4 novembre, avec l'élection du démocrate Barack Obama.
"Nous sommes fiers d'être le parti conservateur des Etats-Unis. Et nous allons nous assurer que nous travaillerons dur pour garantir que ces principes, ces valeurs, qui ont fait de nous le parti de Lincoln soient prises en compte, font partie des politiques mises en oeuvre pour aider à donner une nouvelle direction à ce pays", a-t-il déclaré.

Abraham Lincoln, le président qui a aboli l'esclavage au XIXe siècle et prôné l'union par delà les divisions de la guerre de Sécession (1861-1865), est le modèle en politique du président Obama.

Il était républicain.

NEGATIONNISME
DANSLEGLISE

CATHOLIQUE
SAMEDI 31 JANVIER 10h 15


INFO
DERNIERE



LES PROPOS NEGATIONISTES
DE Mgr WILLIAMSON "ME BLAISSENT A MOI
AUTANT QU'AUX JUIFS" A DIT
CE MATIN SUR RTL,
LE CARDINAL PHILIPPE BARBARIN,
PRIMAT DES GAULES


"Il aurait mieux fait de se taire" a-t-il ajouté. Réagissant aux regrets adressés à ceux que Mgr Williamson a blessé, le Cardinal Barbarin observe avec austérité qu'"il n'y a pas eu d'excuses de sa part, et demande, qu'il se rétracte.

NEGATIONNISME
DANSLEGLISE
CATHOLIQUE

Source : lacroix.com en ligne le 29 janvier



Mgr Santier assure la communauté juive
de son "engagement" contre l'antisémitisme



Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, a exprimé vendredi son "engagement" contre toute forme d'antisémitisme après les propos négationnistes de Mgr Richard Williamson et la levée de l'excommunication de quatre évêques intégristes.
"Les propos de Mgr Williamson sont inacceptables et inadmissibles, un déni de la vérité historique, et nous ne pouvons admettre sur ce point aucune concession", écrit Mgr Santier, dans un communiqué.

"Nos frères juifs, habitant dans le Val-de-Marne (l'une des plus importantes communautés juives de France, ndlr), peuvent être assurés de mon engagement et de celui de l'Eglise diocésaine à combattre toute forme d'antisémitisme, comme toute forme d'exclusion vis-à-vis d'autres communautés croyantes, ou toute forme de racisme, et je partage leur émotion", poursuit-il.

L'évêque de Créteil appelle également à "distinguer" les déclarations de Mgr Williamson et la décision du pape Benoît XVI de lever l'excommunication de quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, celle-ci ayant pour but d'"ouvrir le chemin du dialogue en vérité et de la réconciliation".
"Le trouble est accentué par la simultanéité" des deux événements, souligne-t-il.

vendredi, janvier 30, 2009

FRANCE
ISRAËL
LABROUILLE
Source : europe1.fr en ligne le 30 janvier


Le malaise grandit entre la France et Israël


5 commentaires




La France a rapatrié une station d'eau potable prévue pour Gaza, bloquée depuis dimanche en Israël, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères, en exprimant l'incompréhension de Paris face à l'impossibilité d'acheminer cette aide humanitaire. Ce blocage de la station d'eau par Israël a été l'une des deux raisons, avec deux tirs de semonce mardi contre un convoi diplomatique, qui ont conduit, fait rare, à la convocation mercredi au ministère de l'ambassadeur israélien en France.

Des accrocs entre la France et Israël se multiplient. La France a rapatrié une station d'eau potable prévue pour Gaza, bloquée depuis dimanche en Israël, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères. Si un volume important d'aide humanitaire a pu être acheminé, "malheureusement, pour des raisons qu'on a toujours du mal à s'expliquer, (une) station de potabilisation de l'eau n'a pas pu entrer", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Eric Chevallier. "Nous avons décidé de la rapatrier à grands regrets" car elle "nous paraissait utile pour les populations civiles", a-t-il ajouté. D'une capacité de 2.000 m3 d'eau par jour, le système représente un volume de 93 m3 et devait être mis en oeuvre par 51 membres de la sécurité civile française, selon le ministère.

En réaction, le Quai d'Orsay a convoqué mercredi, fait rare, l'ambassadeur israélien en France. Paris lui a fait part de son "mécontentement et de sa surprise", selon Eric Chevallier. Et d'ajouter que la France attend toujours des explications officielles. Par ailleurs, la France a aussi signifié son mécontentement après des tirs de semonce ayant visé mardi un convoi diplomatique européen au point de passage d'Erez entre Gaza et Israël. Le convoi mené par le consul général de France à Jérusalem, Alain Rémy, et incluant des diplomates européens, a été bloqué "plus de 6 heures" au point de passage alors qu'il revenait de Gaza. Il "a essuyé deux tirs de semonce en provenance des soldats israéliens", a expliqué Eric Chevallier. "Il a été très clairement indiqué à l'ambassadeur d'Israël en France que nous protestions contre cet incident inacceptable", a ajouté le porte-parole.

Au-delà de cette tension ponctuelle, "il y a un raidissement, une petite dégradation" des relations entre les deux pays par rapport à il y a quelques mois, selon Didier Billion de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Après des années de méfiance, l'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir en France en mai 2007 a coïncidé avec un réchauffement des relations entre la France et Israël. Selon le chercheur, la présidence française était "persuadée de pouvoir influencer la politique israélienne" en se fondant sur des relations qui se voulaient meilleures que dans le passé avec "des amis à qui on peut dire la vérité". Mais le conflit de Gaza a prouvé "qu'il n'en était rien", a-t-il dit. L'équation de la relation s'en est trouvée modifiée: la France a en particulier modifié son langage à l'égard du mouvement islamiste Hamas, désormais considéré comme un "interlocuteur" possible par Paris, qui pousse pour un gouvernement palestinien d'union nationale.

COMMUNAUTARISME
Source : lefigaro.fr en ligne le 30 janvier à 22h 04
sur Diasporablog à 23h 32


En France, le Crif dénonce le communautarisme


Cécilia Gabizon

Nicolas Sarkozy a reçu vendredi les représentants de la communauté juive.


En un mois, les services de police ont recensé une centaine d'actes antisémites. De Gaza aux agglomérations françaises, le feu a pris, témoignant, selon le Crif, d'un «antisémitisme très fortement installé dans une partie de la population, notamment chez les jeunes» Une haine «qui s'exprime de façon extrêmement rapide et brutale dès qu'une étincelle est allumée quelque part», a déclaré vendredi Richard Prasquier sur le perron de l'Élysée, à l'issue d'une réunion avec le chef de l'État . Le Crif s'inquiète de voir des éléments isolés, souvent dé­structurés, profiter d'événements internationaux pour habiller leur violence de motifs politiques.
D'autant que le climat est «trouble», selon le Crif, qui dénonce une «espèce de culture antisé­mite, de culture du mensonge», jugeant notamment «insuppor­table cette façon de décrire l'opération de (l'armée israélienne à) Gaza comme un génocide» . Les représentants de la communauté juive croient voir émerger, au sein des pacifistes de la cause palesti­nienne, un front simplement antisioniste, hostile autant aux Israéliens qu'aux Français de confession juive. Ces dernières semaines, l'humoriste Arthur a vu son spectacle perturbé par des militants propalestiniens, sous prétexte qu'il serait un soutien actif de l'armée israélienne : une rumeur lancée par Dieudonné et qui lui avait valu une condamnation.


À son tour, Enrico Macias a vu son spectacle annulé à l'île Mau­rice, sous le même prétexte. Il y a quarante ans, en 1968, le Liban l'avait déjà boycotté pour sionisme affiché. «On ne peut pas criminaliser les liens entre les Juifs et Israël», a estimé Richard Prasquier, visant au passage les responsables de l'UOIF (Union des organismes islamiques de France), proche des Frères musulmans. Ils avaient accusé le Crif de nourrir l'amalgame par son soutien affiché à l'État hébreu.


Dialogue interreligieux

Depuis l'opération «plomb durci», le dialogue interreligieux fonctionne mieux au plan local qu'au sommet. Sur le terrain, les représentants juifs, catholiques et musulmans ont prôné l'apaisement. Mais ces efforts sont menacés par des dérapages. Les propos négationnistes de l'évêque Williamson n'ont pas calmé les esprits, alors que Benoît XVI vient de lever l'excommunication de son groupe d'intégristes. Pour «manifester son émoi», le B'nai B'rith, organisation humaniste juive, appelle à un rassemblement silencieux demain à Paris devant la représentation du Vatican.

GAZA,
ETAPRES?
Source : ouestfrance.fr en ligne le 30 janvier



Notre correspondant à Gaza répond
aux lecteurs d'Ouest-France


Journaliste palestinien, Radjaa Abou Dagga, 41 ans, a couvert pour notre journal les 22 jours de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza.


De Jean-François Battaglini :
Le fait d'être journaliste et palestinien dans le territoire de Gaza, où l'état de droit est limité, vous permet-il d'aborder les sujets politiques sans risques pour votre propre vie? Pouvez-vous nour dire si les Palestiniens de la rue de Gaza souhaitent la réconciliation Hamas-Fatah ou s'ils soutiennent simplement leur gouvernement à Gaza ?


"C'est un choix à faire que de faire passer l'information et de travailler comme un journaliste. S'il se passe quelque chose à Gaza, il faut témoigner. Effectivement, il n'y a plus de multilatéralisme, il y a un pouvoir unique. Avant, on pouvait jouer de la contradiction entre les deux, aujourd'hui on se sent plus sous surveillance. Malgré des pressions, des menaces parfois, on arrive à travailler. Il nous arrive d'avoir peur, d'avoir des petits problèmes, mais c'est un choix."Cette guerre a aggravé les tensions: le Hamas accuse Abou Mazen d'avoir soutenu l'opération, les gens du Fatah sont victimes de la répression du Hamas et accusent d'avoir exécuté certains des leurs pendant la guerre... Mais les gens de la rue, vraiment, espèrent une réconciliation".


De Hervé Brissieux (Trégueux) :
Quelle est la part du peuple palestinien qui soutient réellement le Hamas? Celui-ci s'est-il servi de la population comme d'un bouclier humain? Les dirigeants du Hamas sont-ils unanimes dans leur volonté de destruction d'Israël? Y a-t-il encore un petit espoir de dialogue entre le Hamas et le Fatah ?

"Quand les esprits sont calmes -c'est à dire pas en temps de guerre - on peut dire qu'un tiers de la population soutient le Hamas et autant le Fatah."C'est vrai que les combattants du Hamas étaient habillés en civil. Vrai que dans un village proche de Khan Younès, ils ont demandé à des gens de retourner chez eux malgré les opérations israéliennes. Mais le Hamas n'a pas utilisé les gens comme boucliers humains. J'ai de la famille, des amis dans toute la bande de Gaza, je n'ai rien entendu de tel. Aucun proche de civil tué ne m'a rapporté de telles choses.


De Jean-Luc Chopin:
Pensez-vous que le Hamas, élu par les habitants de Gaza (qui paient le prix d'avoir élu des terroristes) change de politique afin de reconnaître Israël et d'arrêter les tirs de roquettes?(aucun pays n'accepterait cela de son voisin sans lui faire la guerre).

"Non, le Hamas ne reconnaîtra pas Israël sur la terre de Palestine. C'est ainsi qu'il formule les choses. Mais il n'est pas opposé à l'idée d'un Etat palestinien dans les frontières d'avant 1967, assortie d'une trêve de longue durée avec Israël. C'est Mahmoud Zahar, l'un de ses leaders, qui l'a dit. C'est à ces conditions qu'il arrêtera ses tirs de roquettes.


De Derek Granet:
Pouvez-vous décrire la situation économique locale? Les reportages décrivent Gaza comme misérable, en Etat de crise humanitaire... Je m'étonne donc de voir (à la télévision) tant de voiture si modernes et des passants d'un calme qui jure avec les propos du "journaliste" qui commente.

Au maximum 20% des Palestiniens ont une voiture. Aucune voiture nouvelle n'est entrée à Gaza depuis 2005 à cause du blocus et du fait que plus personne ne travaille en Israël et n'a assez d'argent. Ceux qui en ont une bricolent pour la garder dans le meilleur état possible. Une Subaru de 1982 vaut 7000 dollars sur le marché! La réalité, c'est que 80% des gens de Gaza vivent sous le seuil de pauvreté, 55% sont au chômage, selon les chiffres de l'Onu. Les gens ont l'air calme? Par résignation: tout le monde a déjà des morts et des blessés dans sa vie, la plupart des Palestiniens pensent que le pire est encore à venir. Au 17e jour de la guerre, j'étais en duplex et les bombes pleuvaient, des enfants qui venaient de quitter leur maison rasée continuaient de jouer dans la rue. Les gens s'adaptent.


De Khalid Mansou (Landéhen):
Les habitants de la bande de Gaza (1,5 million sur un territoire large de 35 km et long de 10 km) viennent de vivre trois semaines de guerre. Combien sont, aujourd'hui, dans la bande de Gaza assiégée, des Palestiniens qui n'ont plus de maison et ont perdu leurs enfants sous les décombres et qui n'ont pas de travail et sont réfugiés dans leur propre pays ?

Il y a 45 000 Palestiniens qui se sont réfugiés dans les écoles de l'Onu, 5000 maisons complètement détruites, rasées, 20 000 maisons partiellement détruites et inhabitables. Ils sont logés chez des amis. En sortant de Gaza, j'ai croisé des convois de l'Onu qui amenaient des matelas en éponge. Depuis deux ans, les meubles manquaient, il n'y a plus de bois pour construire des meubles... Pour les gens qui ont tout perdu en une nuit, c'est terrible.


De Jean-Denis Gauthier :
Beaucoup d'observateurs estiment que le Hamas va bénéficier d'un plus grand soutien ou d'une plus grande adhésion des Palestiniens à cause de l'attaque israélienne ?

Oui, mais cela restera un soutien mesuré, car il n'y a pas eu d'exploit militaire du Hamas. Il avait promis des surprises aux Israéliens, qui n'ont pas eu lieu. Disons que les gens sont résignés à vivre sous le Hamas, car il n'y a pas d'autre choix.


De Eric Granet:
Comment expliquez vous le décompte extraordinairement polémique de différents médias concernant les victimes du conflit, tant du côté des Palestiniens que du côté des Israéliens ? Etant sur place, vous devriez pouvoir nous dire ce qu'il en est réellement de la ration alimentaire d'un Gazaoui ?

"Côté palestiniens, voici les sources: 1 ) les morgues des hôpitaux, où les entrées sont toutes répertoriées de manière précise (nom, âge, sexe, lieu, circonstances)et centralisées. Un bilan était publié chaque jour sous l'autorité du Dr Mouawiya Hassanein; 2 ) le ministère de la Santé; 3) la police; 4) les journalistes qui vérifiaient par téléphone. C'était recoupé."Il ne faut pas imaginer que tous les Gazaouis ont faim. Il y a du pain, un minimum: on ne peut en acheter plus de cinq. Les gens font du pain à la maison avec de la farine, mais elle commence à manquer. Les tunnels ont beaucoup fourni, mais c'est très cher. Il y a six mois, la viande était à 10 euros le kilo, aujourd'hui c'est deux fois plus. Les fruits n'arrivent que d'Israël, c'est donc par intermittence: toutes les orangeraies de Gaza ont été rasées par les Israéliens. Pour faire des courses, l'argent manque: il y en a sur les comptes, mais on ne peut le retirer, les banques manquent de liquide.


De Silvia Kersusan:
Est-ce que les Palestiniens de Gaza reconnaissent le droit des Israéliens à se défendre et d'avoir un pays en sécurité ?

"Le droit de se défendre est légitime pour tous les individus. A Gaza, simples civils comprennent bien qu'il y a une guerre entre les militaires israéliens et le Hamas, mais se demandent pourquoi ce sont toujours eux qui paient à la fin. Après, c'est toujours l'éternelle question de qui a tiré le premier et commencé les hostilités. Israël dit que c'est le Hamas, le Hamas dit que c'est Israël.


De Mathieu Verger :
Il y a eu très peu de réactions en Cisjordanie pendant l'attaque contre Gaza par Israël. Cela ne montre-t-il pas une réelle dislocation de la société palestinienne, résignée à ne jamais voir sa condition s'améliorer?

Non, les manifstations étaient interdites par l'Autorité palestinienne, qui a eu peur d'être déstabilisée en Cisjordanie. La presse a été mise sous contrôle. Et les seules manifestations qui ont eu lieu étaient organisées et encadrées.


De Philippe Voisin (Vertou).
Les médias ont annoncé que l'intervention israélienne avait causé la mort de 1300 Palestiniens dont 450 enfants. Pourquoi autant d'enfants ?

A cause de la densité humaine de Gaza, 360 km2 seulement. Les combats ne se sont pas tenus dans des champs ouverts, mais en zone urbaine. Pour la première fois par exemple, Israël a bombardé des mosquées, 31 au total, en disant qu'elles servaient de dépôts d'armes. Or quand vous bombardez une mosquée dans un quartier populaire, les maisons autour sont touchées et cela tue. Il y a eu des bavures et des bombardements délibérés, comme celui contre la maison de la famille Sammouni à Zeitoun: les Israéliens avaient ordonné à 110 personnes de s'y réfugier. J'ai des photos de mères et d'enfants calcinés dans des maisons visées chez eux en pleine nuit. En fait, c'est à l'armée israélienne qu'il faut poser cette question.


D'Yves et Irène Dréan (Vannes).
Que pouvons nous-faire pour convaincre l'Union et l'Européenne qu'il ne suffit pas de verser des fonds pour reconstruire ce que d'autres s'acharnent à détruire et pour s'occuper perpétuellement de réfugiés, mais qu'il faut une solution politique ?

Les Palestiniens n'ont besoin que d'une chose: l'application des résolutions de l'Onu et une force pour les faire appliquer. Ils ont besoin que l'Union européenne pèse dans ce sens et impose une solution sur cette base, car l'expérience montre qu'on ne peut faire confiance aux Américains. Nous avons besoin d'un projet clair et qui serait soumis à tous, Israéliens et Palestiniens, par référendum.

ISRAËL,
APRESLOFFENSIVE
CONTRELEHAMAS
Source : lexpress.fr en ligne le 30 janvier à 12h 13
sur Diasporablog à 12h 51



Le destin d'Israël
Par Vincent Hugeux,


La guerre à Gaza est venue le rappeler: l'utopie sioniste a mal résisté à l'épreuve du réel. Afin de la ranimer, les héritiers de Ben Gourion devront s'affranchir du culte de la suprématie militaire et changer le regard qu'ils portent sur le monde. En réinventant une identité nationale.
"Où va Israël?", "Israël peut-il survivre?", "Quel Israël demain?": une volée d'étagères suffirait à peine à archiver la ribambelle d'essais et de magazines ainsi titrés depuis trente ans. Les réponses à ces interrogations rhétoriques, elles, tiennent sur un Post-it.
En savoir plus...
Notre dossier complet sur Israël, après la guerre à Gaza.



Où va Israël? On le saura quand le pays aura retrouvé sa boussole et sa longue-vue. Israël peut-il survivre? Bien sûr. Reste à deviner sous quelle forme, dans quel état et dans quel Etat. De l'avant-poste démocratique à la citadelle hautaine et autiste, les pythies proche-orientales ébauchent mille scénarios. Mais aucun, sans doute, ne comblerait Theodor Herzl, père du sionisme moderne, ou David Ben Gourion, l'éclaireur de l'indépendance. Jeune sexagénaire, l'Etat juif tâtonne, tiraillé entre l'utopie d'hier et les périls de demain, entre l'idéal humaniste et l'ivresse de puissance, entre son histoire, épique et sombre, et cette géographie que rien ne saurait abolir.



Une offensive à l'efficacité encore indéchiffrable


Le 10 février, à la faveur d'un scrutin législatif anticipé, les électeurs se choisiront non un capitaine sûr de son cap - tous les partis en manquent - mais un chef de quart au verbe martial. Loin de dégager l'horizon, la "guerre de Gaza" l'aura nimbé d'une brume d'euphorie éphémère et trompeuse. La loi des armes est un alcool fort; gare à la gueule de bois. La victoire en trompe l'oeil, aux dépens des islamistes du Hamas, restaure moins la "capacité de dissuasion" de l'armée, sapée à l'été 2006 par l'échec de l'aventure libanaise, que l'image qu'Israël se fait de lui-même. C'est à cette aune qu'il faut juger l'unanimisme patriotique - indiscutable - qu'a suscité une offensive à l'efficacité encore indéchiffrable.

Un signe: le zèle des réservistes, sourds aux appels à l'insoumission. Seuls trois rappelés ont brièvement tâté du gnouf pour refus de servir. Nul doute que les soldats de Tsahal, ulcérés par la pluie de roquettes Qassam lâchées depuis huit ans sur des cibles civiles, brûlaient d'en découdre.

Mais leur triomphalisme, au retour d'une bande de Gaza écrasée sous un déluge de fer et de feu, avait quelque chose de puéril et de malsain. Ils se vantent volontiers d'avoir été "brutaux" ou "sauvages". Et regrettent amèrement un cessez-le-feu jugé prématuré.
Nul doute que les soldats de Tsahal brûlaient d'en découdre

La "rage contrôlée" que préconisait l'état-major ne le fut pas toujours. Pour preuve, ces familles palestiniennes décimées par des bombardements hasardeux. "Une guerre bestiale, aveugle et inutile", fulmine un éditorialiste du quotidien Haaretz. "Le plus lourd bilan civil depuis le pilonnage de Beyrouth en 1982, souligne en écho l'historien Tom Segev. David contre Goliath? Soit. Mais, ces jours-ci, David parle arabe."

En réponse, la hiérarchie galonnée invoque les procédés "monstrueux" du Hamas: immeubles piégés, boucliers humains, miliciens planqués dans des écoles ou des hôpitaux. De même, "l'armée la plus éthique du monde" jure avoir tout fait pour épargner les civils, informés des frappes imminentes par téléphone, par sms ou par tracts. "On a même piraté les radios locales pour diffuser nos messages", insiste un gradé. Il n'empêche. Faut-il être cynique, ou obtus, pour soutenir, comme cet officier cité par le Jerusalem Post, que "ceux qui voulaient sauver leur maison n'avaient qu'à empêcher les terroristes de les bourrer d'explosifs"!

La formule, fameuse ici, fleurit souvent au son du canon: "Yorim ve-Bokhim [On tire et on pleure]." Mais, si l'on tire à balles réelles, voire des obus au phosphore, on verse des larmes de crocodile. A entendre les porte-parole de Tsahal, tout soldat se bat le fusil M-16 dans une main et la convention de Genève dans l'autre. "Nous avons cette manie de prétendre tuer et soigner en même temps, peste Gideon Levy dans Haaretz. C'est impossible."

Dotée depuis dix ans d'un "code éthique", l'armée planifie ses opérations avec le concours de sa division "droit international" et d'un aréopage de conseillers juridiques, quitte à ignorer au besoin leurs avis. A la clef, un mélange très israélien de férocité et de juridisme, afin de se prémunir contre les foudres de la justice internationale, déjà saisie de plaintes pour crimes de guerre. Et la censure militaire interdit aux médias de divulguer l'identité des commandants de l'opération "Plomb durci", pour mieux les couvrir. Quant au chef du gouvernement sortant, Ehud Olmert, il a ordonné à son ministre de la Justice de coordonner la défense de l'Etat d'Israël. "Notre image, tranche le président, Shimon Peres, compte moins que nos vies."

ANTISEMITISME
AUSOMMET
DELETATBELGE


DIASPORABLOG
accueille...

LE C. C. L. J.



Les soldats israéliens ne sont pas
des tueurs en série


Le Centre communautaire laïc juif (CCLJ) condamne sans réserve les propos tenus par Bert Anciaux, ministre de la culture du gouvernement flamand, comparant sur son blog la tuerie des enfants de Termonde à la dernière offensive israélienne à Gaza.
Si des civils palestiniens figurent malheureusement parmi les victimes de l’intervention israélienne, on ne peut pas pour autant déclarer que les soldats israéliens se soient comportés comme des tueurs en série cherchant à tuer volontairement des enfants.

En comparant la tragédie de Termonde à ce qui s’est passé dans la bande de Gaza, Bert Anciaux reprend les codes d’une vieille tradition antisémite assignant aux Juifs le rôle d’ennemi absolu du genre humain : le tueur d’enfants. L’indignation légitime que suscite une guerre auprès des démocrates européens ne doit pas les entraîner dans une dérive faite d’amalgames grossiers.
Que des responsables politiques soient à l’origine de telles dérives nous inquiète. Ce n'est pas par ses déclarations incendiaires et offensantes que le ministre Bert Anciaux contribuera à une meilleure compréhension du conflit israélo-palestinien. Un responsable politique, ministre de la culture de surcroît, ne peut ignorer que les mots ont leur importance et qu’ils peuvent ressasser des clichés inacceptables visant à stigmatiser un groupe d’individus.

BEDE
Source : bibliobs.com en ligne le 30 janvier


L'HUMORISTE FRANCAIS GAD EL MALEH
A L'AFFICHE DU "SECRET DE LA LICORNE" SOUS LA DIRECTION DE STEVEN SPIELBERG, ADAPTATION D'UN ALBUM DE TINTIN DU DESSINATEUR BELGE HERGE.




D'Angoulême au chevalier de Guaino.

Billet du jour


Tintin superstar

Par Grégoire Leménager



Avec ou sans Milou, il est partout, cet increvable aventurier octogénaire. Résumons. Le 10 janvier dernier, un journaliste anglais non dénué d'humour nous assurait que Tintin était (évidemment) gay.

De son côté, Steven Spielberg vient de démarrer le tournage du «Secret de la Licorne» avec Daniel Craig, Gad Elmaleh, et Jamie Bell dans le rôle du héros. Et à Angoulême, pas plus tard que ce jeudi 29 janvier, les responsables du futur musée Hergé ont annoncé qu'ils y exposeraient «le plus grand nombre d'originaux possible»: ce qui est naturellement fort inattendu et néanmoins louable dans un musée Hergé de 3600 m2, dont la construction a coûté 15 millions d'euros à Fanny Rodwell (la seconde épouse d'Hergé) , qui espère accueillir environ 200.000 visiteurs par an, et qui sera inauguré le 22 mai prochain (date anniversaire d'Hergé lui-même), avant de s'ouvrir au public le 2 juin à Louvain-la-Neuve (c'est près de Bruxelles).

Mais ce n'est pas tout.Le triomphe de Tintin, c'est d'abord chez les écrivains qu'on le mesure. Et l'on ne parle pas ici de ces journalistes qui s'amusent à intituler leurs articulets Tintin au pays du CRAN, Tintin au pays du MRAP, ou On a marché sur la tête. On ne fait pas même allusion ici aux «Aventures de Saint-Tin et son ami Lou», de plaisantes parodies potaches signées Hervé ou encore Gordon Zola, et que publie ces jours-ci le Léopard Démasqué avec cet avertissement au lecteur:

«Toute ressemblance avec des faits ou des personnes n'ayant jamais existé pourrait éventuellement se concevoir à l'explicite condition de ne pas en abuser à des fins qui ne justifieraient pas forcément les moyens mis en œuvre pour assurer une défense digne de ce nom... et réciproquement.»

Non, il s'agit bien ici d'écrivains, et parfois des plus recommandables, qui puisent dans le formidable réservoir de lieux communs forgés par Hergé pour les récupérer, les détourner, les contester. Cela va du «Tibet sans peine» (2008), où Pierre Jourde ne manquait pas d'observer «l'influence» exercée sur son imaginaire par telle aventure au pays du Migou, au dernier roman d'Olivier Rolin, qui à l'automne dernier multipliait les références aux aventures de Tintin pour raconter celles de son «Chasseur de lion».

Mais allez savoir pourquoi, le phénomène semble particulièrement sensible dans les livres de ce début d'année 2009. Les amateurs de pelforth du «Black Bazar» d'Alain Mabanckou débattent des mérites de ce jeune reporter venu jusqu'au Congo. Jérôme Garcin note que Clément Rosset, dans ses essais, «persiste à convoquer, entre deux citations de Heidegger, Tintin et Milou, Courteline et Marcel Aymé, Séraphin Lampion et Buster Keaton» («les Livres ont un visage», p. 137).

Catherine Clément, elle, se souvient dans «Mémoire» (Seuil) d'avoir choisi jadis, pour illustrer un article sur Bernard-Henri Lévy, un dessin tiré de «l'Etoile mystérieuse» où «traîne un prophète fou du nom de Philippulus qui parcourt les rues en chemise en frappant sur un gong. ‘‘La fin des temps est venue!''» [=> Beau comme BHL]. Et cela va jusqu'au brillant chevalier de Guaino mis en scène par Patrick Rambaud: chez lui, pour expliquer à «notre Glorieux Leader» les coutumes du calife de Tripoli en visite à Paris, aucune grille de lecture ne vaut la page 6 de «Coke en stock».

Lorsqu'on en aura fini avec le procès de «la Princesse de Clèves», celui d'Hergé et de son impactsur nos imaginaires pourra donc toujours être repris: le pathétique narrateur du passionnant «Journal intime d'un marchand de canons», que publie Philippe Vasset aux éditions Fayard, avoue qu'il y a, à l'origine de sa vocation, «cet homme en gabardine qui, dans une aventure de Tintin, vend indifféremment chars et avions au San Théodoros du général Alcazar et au Nuevo Rico du général Mogador, qu'une guerre mortelle oppose» (p. 46).


LACTIVITE
DIPLOMATIQUE
DELAFRANCE
AUPROCHEORIENT
Source : french.xinhuanet.com en ligne le 29 janvier


BEYROUTH, 29 janvier (Xinhua) -- Philippe Marini, envoyé du président français Nicolas Sarkozy, en visite à Beyrouth, a déclaré que le président syrien Bachar al-Assad a empêché le Hezbollah de mener des actions de représailles pendant l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, a rapporté jeudi le quotidien libanais As-Safir.
"Le président Assad m'a dit avoir utilisé son influence pour s'assurer que le Hezbollah fasse preuvre de retenue et adopte une attitude responsable durant l'offensive israélienne contre Gaza", a dit Marini.
"La Syrie a eu une attitude juste, le conflit ne s'est pas étendu", a dit l'émissaire français, qui s'est rendu à Damas avant d'aller au Liban.
Le Hezbollah chiite libanais et Israël se s'étaient livrés à une guerre de 34 jours en 2006 et l'on craignait que l'opération israélienne de janvier 2009 contre la bande de Gaza n'entraîne des attaques du Hezbollah contre Israël.
Le Hezbollah, soutenu par la Syrie et l'Iran, lutte depuis longtemps contre Israël.

LENEGATIONNISME
DANSLEGLISE
CATHOLIQUE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 29 janvier


Un prêtre Italien affirme que les chambres à gaz
ont servi "à désinfecter"


45 réactions



"Je sais que les chambres à gaz ont existé au moins pour désinfecter mais je ne saurais dire si elles ont causé des morts ou non", déclare ce prêtre intégriste.
Après le scandale suscité par l'évêque intégriste Richard Williamson, un prêtre intégriste italien affirme que les chambres gaz ont servi "à désinfecter" indiquant "ne pas savoir si elles ont fait des morts"". Mercredi, le pape s'est démarqué des propos négationnistes en exprimant sa "solidarité" avec les juifs. "Les chambres à gaz dans les camps de concentration ont servi "à désinfecter", a affirmé un prêtre italien intégriste, précisant "ne pas savoir si elles ont fait des morts", dans une interview jeudi 29 janvier au quotidien La Tribune de Trévise."Je sais que les chambres à gaz ont existé au moins pour désinfecter mais je ne saurais dire si elles ont causé des morts ou non car je n'ai pas approfondi la question", a déclaré le prêtre Floriano Abrahamowicz, responsable de la communauté intégriste catholique de la Fraternité Saint Pie X pour le nord-est de l'Italie.

Cette interview a été réalisée après le scandale suscité par l'évêque intégriste Richard Williamson dont l'excommunication a été levée par le pape bien qu'il ait tenu des propos négationnistes."Suprématie par rapport aux autres génocides"Dans un entretien à la télévision suédoise diffusé il y a une semaine, l'évêque intégriste avait affirmé: "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz".
"Williamson a certainement été imprudent en se prononçant sur des questions techniques", poursuit Floriano Abrahamowicz qui, mettant en avant ses origines juives, assure qu'il est "vraiment impossible pour un catholique d'être antisémite".Le prêtre italien voit dans cette polémique une manoeuvre "contre le Vatican"."La critique que l'on peut faire sur la tragédie de l'Holocauste est qu'on lui donne la suprématie par rapport aux autres génocides. Si Mgr Williamson avait nié à la télévision le génocide de 1,2 million d'Arméniens par les Turcs, je ne pense pas que les journaux auraient parlé de ses déclarations de la même manière", a ajouté le prêtre italien.


Le Pape se démarque

Mercredi, Benoît XVI s'était démarqué des propos négationnistes de l'évêque intégriste réintégré dans l'Eglise catholique. Le pape a exprimé, lors de son audience générale hebdomadaire, sa "solidarité" avec les juifs à l'occasion de l'anniversaire de la libération d'Auschwitz et condamné la négation de la Shoah.Il a rappelé s'être rendu à plusieurs reprises à Auschwitz, "un des camps où s'est perpétré le massacre effrayant de millions de juifs, victimes innocentes d'une haine raciale et religieuse aveugle"."La Shoah doit être pour tous un avertissement contre l'oubli, la négation et le réductionnisme", a-t-il ajouté, sans cependant faire référence aux déclarations de l'évêque intégriste Richard Williamson.

jeudi, janvier 29, 2009


MILLEFEUILLES
Source : lefigaro.fr en ligne le 29 janvier



Le livre du Livre des livres


Voici un grand livre. On s'apercevra bientôt de l'importance de Jacques Attali. Cela fait trente ans que les médiocres le jalousent. Heureusement, les puissants lui auront apporté ce que les impuissants tentent, à chaque nouvel opus, de lui enlever.

Faire aimer le judaïsme, tel est ici le but de Jacques Attali : cela lui permettra peut-être, espérons-le, de faire aimer les Juifs. L'actualité montre chaque jour que le monde, dans un aveuglement inouï qui dure depuis trois mille ans, ne les aime toujours pas. Dictionnaire amoureux du judaïsme permet, avant toute chose, d'insister sur ce point : il y a un judaïsme par personne. Le génie du judaïsme est, loin de vouloir fabriquer des religieux, de tenter d'inventer des hommes, mieux : de faire en sorte que les hommes s'inventent eux-mêmes. Le judaïsme est toujours sur mesure. C'est pourquoi Attali s'octroie tous les droits : il ne parle pas la langue des rabbins orthodoxes mais, en même temps, il est bien trop subtil pour n'être qu'athée.

Le judaïsme, Levinas le dit, est extrêmement proche de l'athéisme. C'est de l'athéisme avec Dieu dedans, avec Dieu au milieu. C'est la seule « religion » qui permette l'athéisme. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas qu'une religion. C'est la culture d'un peuple, sa carte d'identité, son histoire. Attali montre à merveille à quel point les Juifs oeuvrent dans, par et pour l'universel. On connaît l'universalisme grec, que nous n'avons toujours pas quitté : mais il est politique.

Ce que propose le judaïsme, c'est un universel extra-politique, branché sur une autre temporalité, une autre longueur d'onde. Or, l'obsession d'Attali, c'est le temps. Histoires du temps, La Vie éternelle, Mémoire de sabliers l'ont prouvé. Attali a toujours eu deux vies : l'une située dans le temps de l'histoire (celle du Juif sécularisé, sherpa de Mitterrand et conseiller économique), l'autre située dans un temps immémorial, non pas anachronique mais a-chronique, anhistorique, déconnecté des calendriers de la cité et de la marche du monde. Et c'est cet Attali-là, irrémissiblement juif dans son être, son sang, infiniment concerné par son être-juif, et concentré sur lui, qui a écrit ce dictionnaire. L'Attali d'un temps parallèle, intime, involable et inviolable, où il pense à sa place dans le monde : et à la place de l'homme dans le monde. Alors il y va : il nous invite, très simplement, très convivialement, à comprendre ce que signifie exactement shabbat ou la Chekhinah.

Il définit ce qu'entend le judaïsme par Pessah ou ce que représente Ève à ses yeux : c'est écrit dans la joie, on dirait un ami juif qui nous parle, nous prête une kippa pour la soirée, et voudrait s'assurer que, le temps d'une conversation du moins, on n'assimile pas mécaniquement Jésus et le Messie.
Avec une modestie totale, et une proximité émouvante, Jacques Attali, contemporain simultané de tous ces ancêtres, nous accompagne pas à pas dans un univers qui est toujours biblique, c'est-à-dire : vivant. Rien n'est moins mort, n'est moins passé, n'est moins dépassé, n'est moins démodé que la Bible. Elle renferme les mots avec lesquels a été bâti le monde. Un peuple pour qui le monde est non seulement issu d'un livre, mais est un livre, ne peut que concerner, aider, sauver une civilisation où l'écrit disparaît, où les volumes disparaissent au profit des écrans, où la culture fond comme neige au soleil du profit. Lire la suite page 2
«Attali ne parle pas la langue des rabbins orthodoxes mais il est trop subtil pour n'être qu'athée»
Car la Bible est l'autre nom, plus laïc pour ceux que le judaïsme religieux rebuterait, du livre tout court. De la culture classique : le judaïsme, c'est aussi préférer passer une soirée avec Balzac plutôt que devant Julie Lescaut. Bien sûr, je n'aurais pas fait les mêmes choix que Jacques Attali (et c'est pourquoi précisément son dictionnaire m'est précieux) : j'aurais oublié Leo Perutz, mais pas Gershom Scholem ; j'aurais délaissé Gerson Bleichröder, Superman et Jacob Warburg mais pour rien au monde n'aurais omis Franz Rosenzweig, Emmanuel Lévinas ou mon cher Benny Lévy, théoriciens puissants de la notion de Retour, ici absente.
Qu'importe : j'aurais adoré, mais c'est trop tard, m'initier au judaïsme par ce livre, qui est un cadeau inestimable fait aux Juifs et aux autres, qui sont juifs eux aussi dès qu'ils préfèrent la justice à tout le reste, la vie humaine aux éternités de l'au-delà, le temps chargé de mémoire au temps vidé de passé, la lenteur à la course et l'instant retenu à l'action frénétique. Je voudrais que toutes les bibliothèques du monde possèdent au moins un exemplaire de ce livre.



Dictionnaire amoureux du judaïsme
de Jacques Attali,

Plon/Fayard, 544 p., 34 €.

INCIDENTS
AUSOMMET
DEDAVOS
Source : dépêche AFP diffusée le 29 janvier à 21h 20
sur Diasporablog à 22h 27


Davos: Peres présente des excuses auprès d'Erdogan,
selon une agence turque

















DAVOS (AFP) — Le président israélien Shimon Peres a présenté jeudi des excuses au téléphone au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan après que ce dernier eut quitté un débat sur le conflit à Gaza après l'intervention de M. Peres à Davos (Suisse), a rapporté l'agence Anatolie.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a laissé éclater sa colère jeudi au cours d'un débat sur Gaza à Davos, quittant un débat public en reprochant aux organisateurs de l'empêcher de parler après une longue intervention du président israélien Shimon Peres.
"Je ne pense pas que je reviendrai à Davos", a lancé M. Erdogan en quittant l'estrade où figuraient également le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, un geste rarissime dans l'enceinte très select du Forum économique mondial (WEF).

Le dirigeant turc souhaitait répondre à un plaidoyer enflammé de M. Peres, assis à côté de lui, sur l'intervention israélienne à Gaza, mais le journaliste qui animait la rencontre l'a interrompu avec insistance pour lui signaler que le débat était terminé.
Passant outre le refus de l'animateur, M. Erdogan a pris la parole après M. Peres pour reprocher au public d'avoir applaudi l'intervention du président israélien.
"Je trouve très triste que des gens applaudissent parce que beaucoup de gens sont morts. Je pense qu'ils ont tort d'applaudir des actions qui ont tué des gens", a-t-il dit faisant allusion à Gaza, thème du débat.

Des applaudissements ont également retenti quand M. Erdogan a quitté la scène de la grande salle du Forum, devant des centaines de participants.
M. Peres avait auparavant défendu avec véhémence l'intervention armée de son pays dans la bande de Gaza, s'emportant plusieurs fois dans une enceinte peu habituée aux éclats de voix.
S'adressant à lui, M. Erdogan a lancé: "je pense que vous devez vous sentir un peu coupable. C'est pourquoi vous avez parlé si fort". "Vous avez tué des gens. Je me souviens des enfants qui sont morts sur des plages", a-t-il également dit en faisant allusion aux plus de 1.300 morts de l'offensive israélienne.

M. Peres avait pour sa part interpellé son voisin en lui demandant: "que feriez-vous si vous aviez toutes les nuits des dizaines de roquettes qui tombaient sur Istanbul?"
"Israël ne veut tirer sur personne, mais le Hamas ne nous a pas laissé le choix", avait-il dit également.
Au cours du débat, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé à Israël "de faire preuve d'un maximum de retenue pour préserver le cessez-le-feu".
Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa s'est calé dans son fauteuil et s'est abstenu ostensiblement de porter son regard vers le président israélien pendant toute l'intervention de ce dernier.

M. Erdogan a par la suite, au cours d'une conférence de presse, reproché à l'animateur, le journaliste du Washington Post David Ignatius, de ne lui avoir accordé que 12 minutes de temps de parole, contre 25 à M. Peres.
"J'ai du respect pour M. Peres et pour son âge" (85 ans) et "ma réaction était dirigée envers l'animateur", a déclaré M. Erdogan.

Quant à un retour prochain à Davos, M. Erdogan a laissé la question ouverte en assurant que cela serait discuté avec les organisateurs du Forum.
La Turquie, pays musulman mais Etat laïque, est le principal allié régional d'Israël. Tous deux ont noué des liens économiques étroits depuis qu'ils ont signé un important accord de coopération militaire en 1996.

Ankara a notamment parrainé l'an dernier des discussions indirectes entre Israël et la Syrie en vue d'un possible rapprochement.
M. Erdogan fustige toutefois quasi-quotidiennement l'offensive menée par Israël à Gaza en décembre et janvier, au point d'être accusé par une partie de la presse turque d'être en faveur du mouvement islamiste Hamas qui contrôle ce territoire.

PAUSE


UN DUO MEMORABLE

RIKA ZARAÏ/PATRICK BRUEL
YEROUSHALAÏM CHEL ZAHAV


LESJUIFSNOIRS
DEFRANCEINTERPELLENT
LENOUVEAU
GRANDRABBINDEFRANCE
Source : le site de la Fraternité Judéo-Noire de France
en ligne le 29 janvier



Prise de fonction du grand rabbin de France :
la FJN en attente des actes concrets.


Par Guershon Nduwa

Lors de son éléction au mois de juin dernier, le Grand rabbin Gilles Bernheim, nouvellement élu avait rassuré les membres de la fraternité Judéo Noire de la prise en compte de la diversité au sein de la communauté.
La prise de fonction du grand rabbin Gilles Bernheim suscite de nombreux espoirs dans la communauté juive de France et de Navarre.
En cette période où la communauté juive de France va mal , les espoirs suscités par Gilles Bernheim sont immenses.
La FJN restera donc particulièrement attentive à l’attitude de la nouvelle administration rabbinique conformément à son engagement dans le courrier qu’il a adressé aux membres de notre association :

« Le peuple d’Israël est un. Les Juifs noirs de France ont toute leur place dans la communauté juive. Aucune entrave, consciente ou inconsciente, à leur épanouissement au sein des différentes communautés juives en France ne doit être tolérée. Soyez convaincu que je serai particulièrement attentif durant mon mandat de Grand Rabbin de France à ce que ce principe soit respecté. Laisser faire serait renoncer au fondement même de nos valeurs. Permettez moi enfin de vous dire combien le travail de votre organisation est important pour que notre communauté puisse être respectueuse de chacun et s’enrichir de l’ensemble de ses composantes. »

Nous esperons que ces propos du Grand Rabbin ne sont pas un catalogue d’intenions pieuses, contraires aux idéaux de la Torah. Le Grand Rabbin devrait redéfinir des mécanismes d’intégration dans la communauté qui permettent de sortir les juifs de France de la bipolarité qui génère des exclusions au sein de notre peuple car la FJN souhaite que cette crise soit l’occasion de penser le vivre-ensemble qui a montré ses limites dans le passé et qui doit maintenant tenir compte de la diversité des origines et des besoins de durables pour l’acceptation des uns et des autres.

Car en matière de promotion de ses minorités, le retard de la communauté juive de France la place au ban des pays comme ISRAEL, les USA, et l’ANGLETERRE.
Si aux Etats-Unis, plusieurs milliers des juifs ont pu s’accepter, alors nous le pouvons aussi en France. La FJN place beaucoup d’espoir dans la nouvelle période qui s’ouvre, avec de nouveaux responsables communautaires. La FJN présentera un programme à la communauté, dans les mois à venir, la mise en place d’un lieu de culte ouvert à tous et à toutes dont l’objectif sera de favoriser , tout en assurant la promotion de l’unité de notre peuple quelle que soit l’origine.

DIALOGUES

"Ensemble pour le Dialogue"


AJMF et AJCF Paris,


Dimanche 1er février à 19h30


Les deux associations de dialogue inter-religieux, l’Amitié judéo-musulmane de France (AJMF) et l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) s’associent pour une soirée "Ensemble pour le Dialogue" le dimanche 1er février de 19h30 à 21h15.De nombreuses voix en constituent le programme: personnalités, paroles de jeunes ,la chorale de Bondoufle et Rose Bacot (Psaumes et clarinette basse).


Lieu : salle Rossini, Mairie de Paris, 6 rue Drouot 75009 Paris

LANOUVELLE
DIPLOMATIEAMERICAINE
ENMARCHE
Source : lefigaro.fr en ligne le 29 janvier


Le projet de lettre d'Obama aux Iraniens


Selon The Guardian, l'administration américaine travaille à la rédaction d'une lettre que Barack Obama souhaite adresser à la République islamique pour tourner la page de leurs relations tumultueuses.

Trois jours après la «main tendue» de Barack Obama à Téhéran, Washington semble plus que jamais déterminé à rompre avec la politique pratiquée par George W. Bush à l'égard de la République islamique et à relancer un dialogue bilatéral, en berne depuis trente ans.
Selon The Guardian, l'administration Obama plancherait sur la rédaction d'une lettre destinée à apaiser ses relations avec la République islamique et ouvrir la voie à un nouveau dialogue bilatéral.

Ce courrier pourrait être adressé au peuple iranien et envoyé au Guide suprême Ali Khamenei ou encore prendre la forme d'une simple lettre ouverte.
D'après le quotidien britannique, le Département d'Etat n'a pas attendu la nomination d'Hillary Clinton à sa tête pour se mettre à l'œuvre : il a commencé à travailler sur ce texte dès l'élection du nouveau président américain, le 4 novembre dernier, pour répondre au message de félicitations envoyé par le président iranien, deux jours après la présidentielle.
Au moins trois moutures de lettre auraient d'ores et déjà été rédigées.

Selon des officiels du Département d'Etat, Washington y donne notamment l'assurance qu'il ne cherche pas à renverser le régime islamique, sur un ton conciliant. En échange, les Américains réclament tout de même un changement de comportement de la part de l'Iran, et lui demandent de ne plus se présenter comme un Etat sponsor du terrorisme.

Une autre version du texte conseille également à la République islamique de réfléchir à tous les bénéfices qu'elle pourrait tirer en abandonnant son statut de paria aux yeux des Occidentaux.
Dennis Ross, émissaire spécial en Iran
Un responsable du département d'Etat a précisé que pour l'instant la question de la politique à l'égard de l'Iran faisait l'objet d'un examen et a refusé de faire des commentaires sur le projet de lettre.

Le quotidien britannique ne fait pas mention de référence au problème du nucléaire iranien dans le texte. Ce dossier préoccupe pourtant beaucoup les Américains et leurs alliés européens qui soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous le couvert d'un programme civil, ce que réfute l'Iran.
D'après The Guardian, la reprise des relations diplomatiques revêt d'ailleurs une certaine urgence, dans la mesure où Israël pourrait lancer des opérations unilatérales contre les installations nucléaires iraniennes.

Par ailleurs, l'idée d'impliquer l'Iran dans les efforts de stabilisation en Afghanistan gagne du terrain, apparaissant comme un autre moyen d'ouvrir le dialogue.
L'existence d'un tel projet de lettre est révélée au lendemain d'un discours assez ferme de Mahmoud Ahmadinejad à l'égard des Etats-Unis. Le président iranien, qui a annoncé mercredi qu'il était candidat à sa succession lors des élections de juin, a notamment énuméré une longue liste de griefs contre le «Grand Satan». Pour autant, le président n'aura pas le dernier mot en la matière : ce sera au guide de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei de décider ou non d'une inflexion de la politique étrangère iranienne.

Face à un dossier aussi complexe, Barack Obama devrait d'ailleurs annoncer la nomination d'un émissaire spécial pour l'Iran, rattaché à Hillary Clinton dans les jours à venir. L'expert du Moyen-Orient et ancien collaborateur Clinton Dennis et de George H.W. Bush, Dennis Ross, semble tout désigné pour le poste.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lenouvelobs.com en ligne le 29 janvier


Kouchner redoute une reprise du conflit


"C'est très préoccupant, parce qu'à partir d'un tir de roquette ou à partir d'une réaction israélienne on peut reglisser dans la guerre", déclare le ministre des Affaires étrangères après les échanges de tirs dans la bande de Gaza mercredi soir.
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, craint une reprise du conflit dans la bande de Gaza.



Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner s'est déclaré, "préoccupé" par le regain de tensions à Gaza. "C'est très préoccupant, parce qu'à partir d'un tir de roquettes ou à partir d'une réaction israélienne on peut reglisser dans la guerre", a-t-il déclaré jeudi 29 janvier à des journalistes en marge du Forum économique mondial de Davos, dans les Alpes suisses.Une rencontre entre Kouchner et Mitchell ce lundiBernard Kouchner a également salué les efforts de l'émissaire américain George Mitchell, qui devait rencontrer jeudi le président palestinien Mahmoud Abbas après s'être rendu en Israël et en Egypte.

"Il apporte une vue nouvelle et une implication américaine nécessaire", a-t-il déclaré en ajoutant qu'il devait rencontrer George Mitchell lundi à Paris.Tirs disparates Deux roquettes ont été tirées mercredi soir et jeudi matin par des combattants palestiniens depuis la bande de Gaza contre le sud d'Israël, sans faire de victime, selon l'armée israélienne.Il s'agit des premières roquettes tirées vers Israël depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu ayant mis fin à l'offensive israélienne qui a fait plus de 1.330 morts palestiniens et dévasté la bande de Gaza entre le 27 décembre et le 18 janvier.L'aviation israélienne a réagi en lançant une attaque nocturne dans la zone des tunnels de contrebande reliant le sud de la bande de Gaza à l'Egypte. Elle a aussi mené un raid qui a blessé un policier du Hamas circulant à moto et cinq autres personnes dont quatre écoliers, selon des témoins.

POLEMIQUE
AUTOUR
DUNEGATIONNISTE
DELEGLISECATHOLIQUE
Source : liberation.fr via l'AFP en ligne le 29 janvier


Benoît XVI condamne le négationnisme,
mais pas l'évêque négationniste


Le pape a condamné la négation de la Shoah, sans toutefois se désolidariser d'un évêque intégriste dont il a levé l'excommunication bien qu'il ait, il y a une semaine, nié l'existence des chambres à gaz.


151 réactions



Une semaine après les propos de Mgr Richard Williamson, qui a nié l'existence des chambres à gaz et affirmé que la Shoah avait fait «200.000 à 300.000 morts», Benoît XVI amorce une timide critique. Le souverain pontife a exprimé ce mercredi sa «pleine et indiscutable solidarité» avec les juifs et a condamné la négation de la Shoah.

Il a rappelé s'être rendu à plusieurs reprises à Auschwitz, «un des camps où où s'est perpétré le massacre effrayant de millions de juifs, victimes innocentes d'une haine raciale et religieuse aveugle». Toutefois, Benoît XVI n'a pas directement fait référence aux déclarations de l'évêque britannique Richard Williamson.

Celui-ci, dans un entretien à la télévision suédoise diffusé jeudi dernier, avait affirmé: «Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz».
Ces propos avaient suscité une vive émotion dans la communauté juive, d'autant que samedi dernier, Benoît XVI avait levé les excommunications prononcées en 1988 contre quatre évêques intégristes, dont Mgr Williamson.

Par ailleurs, un autre évêque intégriste dont l'excommunication vient d'être levée, Mgr Bernard Fellay, a hier demandé pardon au pape pour les propos de Mgr Williamson. Il a interdit au prélat britannique toute prise de position publique sur des questions politiques ou historiques, au nom de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, à laquelle les deux hommes appartiennent.
Le Conseil permanent des évêques de France a lui jugé «inacceptables et scandaleuses» les déclarations de Mgr Williamson, estimant également que la «levée de l'excommunication n'est pas une réhabilitation».

GAZA,
ETAPRES?
Source : lepoint.fr avec agence en ligne le 29 janvier à 11h 05
sur Diasporablog à 11h 40


Israël brandit la menace
après des tirs de roquettes



De nouveaux combats ont lieu entre Israël et la bande de Gaza


Le cessez-le-feu précaire en vigueur depuis le 18 janvier entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza a vécu. Sur le terrain, les combats ont repris mardi et la tension est à son comble. Lepoint.fr vous propose de retrouver les principaux événements de la journée de jeudi 29 janvier.


Reconstruction.

L'ONU va lancer un appel de fonds de 613 millions de dollars pour venir en aide aux habitants de la bande de Gaza affectés par l'offensive israélienne, annonce jeudi à Davos le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.


La menace Netanyahu .

"Nous constatons avec regret que le Hamas poursuit ses activités terroristes. Il est clairement engagé dans la poursuite de sa mission fanatique de destruction d'Israël. Il continue d'importer des armes par les tunnels de contrebande" entre la bande de Gaza et l'Égypte, déclare jeudi à Davos, en Suisse, le chef de l'opposition israélienne de droite Benjamin Netanyahu, favori des sondages pour devenir Premier ministre. "Tôt où tard, Israël va devoir régler cela. Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens sans protection face à cette pluie de roquettes", affirme-t-il. Escalade ? Une nouvelle roquette est tirée jeudi matin par des Palestiniens depuis la bande de Gaza. L'engin a explosé dans le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégât.


Tir d'une roquette palestinienne, réponse israélienne.

"Une roquette a été tirée en direction d'Ofakim, dans le sud d'Israël. Nous n'avons pas encore trouvé l'engin qui, apparemment, est tombé dans un terrain vague", déclare le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, mercredi soir. Dans la nuit, l'action a été revendiquée par les Brigades El-Aqsa, branche armée du Fatah, parti du président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas. En réponse, un avion israélien a bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi la zone des tunnels de contrebande reliant le sud de la bande de Gaza à l'Égypte.

POLEMIQUE
AUTOURDUREPORT
DUSALONDUTOURISME
ISRAELIENAPARIS

Les propos malintentionnés de certains responsables d'associations de la communauté juive françaises, dont l'Union des Patrons Juifs de France dirigé par Claude Baruch, ont alimenté, sans fondement, les tensions autour de l'Hotel Intercontinental, Place de l'Opéra à Paris, où devait avoir lieu la manifestation.
Elles ont accusé la Direction de cet Hotel de luxe de la capitale d'avoir déliberément décidé l'anulation de l'évènement en raison de l'offensive israéélienne à Gaza. Or, il n'en est rien. Un communiqué de l'Office du tourisme israélien à Paris confirme le communiqué de la Direction de l'Hotel Continental, et confirme que le Salon du Tourisme Israélien à Paris aura bien lieu. A une date ulturieure.
Une polémique une fois de plus inutile.

Diasporablog




COMMUNIQUÉ DE L'OFFICE NATIONAL ISRAELIEN DE TOURISME - PARIS

mercredi 28 janvier 2009

Suite aux messages infondés circulant à propos de la prétendue « annulation du Salon du Tourisme Israélien en France – STIFE 2009 – le 15 janvier dernier, nous souhaitons rétablir les faits. Il n'a jamais été question d'annuler ce Salon ; nous l'avons reporté à une date ultérieure et dans le même lieu.
Cette décision a été prise d'un commun accord avec l'ensemble de nos partenaires afin de bénéficier d'une période beaucoup plus sereine et propice au développement immédiat du tourisme vers Israël auprès du grand public.
Le Grand Hôtel et la chaîne Intercontinental n'ont jamais annoncé à notre Office de Tourisme qu'ils « décidaient d'annuler notre Salon » comme l'ont diffusé certains milieux malveillants.
En conséquence, il n'y a pas lieu d'entreprendre une campagne d'ostracisme ou de boycott contre Le Grand Hôtel et la chaîne Intercontinental avec lesquels nos relations professionnelles demeurent pleines et entières.

NON,
AUNEGATIONISME
DANSLEGLISE



Déclaration des membres catholiques de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, avec l'approbation de l'ensemble du Comité Directeur


Paris, le 27 janvier 2009


Le pape Benoît XVI vient de lever l'excommunication (décision juridique) des quatre évêques qui avaient été excommuniés par Jean-Paul II en 1988. Il le fait sur la demande de Mgr Fellay qui déclare reconnaître « l'autorité du pape, l'enseignement de l'Église dans un esprit filial, tous les conciles jusqu'à Vatican II » mais, dans ce dernier cas, avec des réserves. « Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu'à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves » affirme Mgr Fellay. Nous n'avons pas de peine à deviner lesquelles : la réforme liturgique, la liberté religieuse, le dialogue œcuménique, l'ouverture aux autres religions. La déclaration Nostra Ætate est donc visée, et en particulier son chapître 4, sur les relations avec le peuple juif ce qui risque de porter atteinte au dialogue. Certes, la levée de l'excommunication ne supprime pas le schisme ; ces quatre évêques, et leurs prêtres, devront reconnaître Vatican II pour entrer en pleine communion dans sa totalité.

Après la prière pour les Juifs du Vendredi Saint qui leur a été concédée, un nouvel événement nous choque : l'un des quatre évêques, Mgr Williamson, se révèle être négationniste. D'un point de vue seulement canonique, nous voulons bien croire que cela n'a rien à voir avec la levée de l'excommunication, mais il faudrait être absolument aveugle et sourd pour affirmer qu'il n'y a « rien à voir » ni à entendre entre la levée de l'excommunication et l'affirmation du négationnisme. L'indignation générale soulevée par les propos de Mgr Williamson prouve le contraire. Avec le négationnisme, nous plongeons dans l'abîme de l'idéologie des Nazis qui, voulant anéantir jusqu'à la racine le peuple porteur de la révélation du Dieu Un, ont tout tenté pour montrer non seulement que leur crime n'en était pas un, mais aussi qu'il n'avait pas existé et cela porte nécessairement atteinte au dialogue entre Juifs et Chrétiens.

Nous, membres catholiques de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France, attendons de l'Église une attitude moins ambiguë en ce qui concerne les relations avec le peuple juif. Cette volonté de favoriser la pleine unité à l'intérieur de l'Église catholique, légitime en soi, risque de causer des déchirures beaucoup plus grandes que celles qu'elle veut réparer. Et nous sommes certains qu'elle fait du mal à tous ceux d'entre nous qui s'efforcent de maintenir et de faire progresser un véritable dialogue, amical et respectueux, entre Juifs et Chrétiens.



Déclaration de l'AJCF de Lyon au sujet de la levée de l'excommunication d'un évêque négationniste


Lyon, 27 janvier 2009


Le groupe de Lyon de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France s'indigne du fait que, sous couvert de restaurer l'unité de l'Église catholique, les autorités du Vatican acceptent de lever la sanction qui frappait un ecclésiastique, Richard Williamson, alors que celui-ci ose tenir des propos négationnistes, sans la moindre hésitation. Au minimum, les autorités du Vatican auraient dû séparer son cas de celui des autres personnes nommées dans cette décision.
Nous condamnons fermement les propos tenus par Richard Williamson, et regrettons qu'ils aient pu être formulés par un homme d'Église "car ce ne sont pas les propos d'un chrétien" (comme l'a dit le cardinal Barbarin dans son entretien au Figaro).




Réaction d'un membre catholique du Conseil d'Administration de l'Amitié Judéo-chrétienne de Lyon

Le pape Benoît XVI vient de réintégrer dans l'Église catholique quatre évêques schismatiques qui avaient été excommuniés par Jean-Paul II en 1988. Il le fait sur la demande de Mgr Fellay qui déclare reconnaître « l'autorité du pape, l'enseignement de l'Église dans une esprit filial, tous les conciles jusqu'à Vatican II » mais, dans ce dernier cas, avec des réserves. « Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu'à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves » affirme Mgr Fellay. Il n'est pas difficile de deviner lesquelles : la réforme liturgique, la liberté religieuse, le dialogue œcuménique l'ouverture aux autres religions. La déclaration Nostra Ætate est donc visée, et en particulier son ch. 4, sur les relations avec le peuple juif. Certes, la levée de l'excommunication ne supprime pas le schisme ; ces quatre évêques, et leurs prêtres, devront reconnaître Vatican II pour entrer en pleine communion.

Mais la levée de l'excommunication est un grand pas fait en ce sens comme le souligne le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. Un pas en réalité inquiétant : après la prière pour les Juifs qui leur a été concédée, des initiatives en faveur d'une béatification de Pie XII, voici que l'un de ces quatre évêques, Mgr Williamson, se révèle être négationniste. « Le père Lombardi a assuré que le geste "bienveillant" du pape en direction du petit groupe ultraconservateur et les propos négationnistes de l'évêque Robert Williamson n'ont "rien à voir", ajoutant que la FSSPX a d'ailleurs "pris ses distances" avec lui sur ce point » (LEMONDE.FR avec AFP).

D'un point de vue seulement canonique, cela peut se comprendre. Mais il faudrait être absolument aveugle et sourd pour affirmer qu'il n'y a « rien à voir » ni à entendre entre ces deux faits. L'indignation que leur conjonction soulève prouve le contraire. L'un des évêques dont l'excommunication est levée affirme que la Shoah n'a pas existé ! Nous plongeons dans l'abîme idéologique des Nazis qui, voulant anéantir jusqu'à la racine le peuple Juif et avec lui la révélation du Dieu Un dont il est porteur, ont tout tenté pour montrer non seulement que leur crime n'en était pas un, mais aussi qu'il n'avait pas existé.

Il est urgent que l'Église catholique adopte une attitude moins ambiguë en ce qui concerne les relations avec le peuple juif. Mgr Williamson est peut-être le seul intégriste de la Fraternité Sacerdotale St Pie X qui soit négationniste ; mais il appartient à un courant susceptible d'entraîner de telles dérives. Cette volonté de favoriser la pleine unité à l'intérieur de l'Église catholique risque de causer des déchirures beaucoup plus grandes que celles qu'elle veut réparer. Et il est certain qu'elle fait du mal à tous ceux qui s'efforcent de maintenir et de faire progresser un véritable dialogue, amical et respectueux, entre Juifs et chrétiens.



Lyon, 27 janvier 2009


Père Jean Massonnet

ISRAËL,
LESIONISME
ETLESJUIFS

DEBATTONS



Cher Professeur Attia,

En réponse à votre savant article permettez-moi une réponse.

En quoi la communauté juive ne devrait pas avoir de position sur le Proche-Orient ? Pourquoi n'a-t-elle pas le droit d'être solidaire d'un état qui est le seul à abriter et protéger les valeurs juives ?

Pourquoi ne devrions-nous pas être soulagés de penser que des roquettes ne vont plus tomber ? Celles qui tombent dans le sud d'Israel et qui menacent très souvent nos propres familles ou amis. Car bon nombre d'entre nous, ont leurs attaches là-bas, de vrais liens. Et pas parce que nous sommes des sionistes ultra-droite mais tout simplement parce ce que bon nombre de juifs français font leurs études en Israel ou font leur aliya ou font du tourisme ou vivent tout simplement.
Refuser cela, c'est refuser l'existence de l'état d'Israel, c'est votre droit et c'est même un droit très partagé en France aujourd'hui. Oui contrairement à d'autres, nous juifs de France pour une très large part sommes intimement liés à Israel, les antisionistes ont raison!!
Ils ont raison de nous trouver trop sionistes, nous qui voulons reconstruire Jérusalem dans nos prières depuis plus de 2000 ans!!

Mais ne croyez pas que les juifs de France soient insensibles à la souffrance du peuple civil palestinien qui n'a rien demandé et qui subissent l'oppression du Hamas, ce que l'occident semble trouver normal. Ils ont servi de boucliers humains pour le Hamas, mais ça n'interesse personne.

Quand je dis plus haut que nous juifs de France sommes intimement liés à Israel contrairement à d'autres. Je pense à ces braves gens qui ont défilé depuis janvier dans les rues de Paris (parfois en hurlant à la mort). Ces gens-là ont-ils défilé quand Poutine massacrait des musulmans tchéchènes? Cela n'est pas le seul cas, bien sûr, (Darfour, Algérie et autres ...), mais je le prends à titre d'exemple; je ne pense pas que le moindre russe (donc ressortissant du pays du gouvernement Poutine) ait été inquiété par des musulmans français des exactions (réelles et terribles) commises et des massacres perpétrés par les troupes russes en Tchétchénie. Je ne me souviens pas d'église russe orthodoxe incendiée, non plus !!

Non, M. Attia, je crois bien que les responsables communautaires et religieux ne font que relayer le sentiment de la majorité des juifs français:
NOUS SOMMES TOUS DE VILS SIONISTES ASSOIFFES DE .... PAIX POUR ISRAEL et même pour les voisins d'Israel, les palestiniens pour lesquels, une grande majorité de juifs de France acceptent l'idée d'un état (à l'instar des israéliens).
Non, nous ne sommes pas différents des israéliens . Nous voulons juste la paix et nous refusons l'idée qu'Israel doit disparaitre.
Alors qu'ils se déchainent !: que les antisionistes brulent nos entrepôts cacher!, agressent nos jeunes et nos rabbins, nous humilient par les slogans anti-juifs !. Ils n'attendent pas notre autorisation. Ils ont seulement trouvé une bonne occasion de se déchainer. Ca couvait depuis longtemps, la frustration sociale des jeunes des banlieues qui subissent une exclusion que notre société n'a pas su éviter. La haine sociale qui gronde et qui n’a pas qu’un fondement social mais aussi un caractère quelque peu irrationnel qui peut rappeler de très mauvais souvenirs….
Même parmi les Musulmans investis dans le dialogue, on n'accepte pas qu’un juif puisse avoir une autre opinion.

Les temps sont durs, M. Attia. Scrutez vos amis et faites bien attention à eux, ils vous demanderont des comptes à vous aussi bientôt !
En conclusion je crois que même si on peut en tant que juif sioniste (pléonasme) ne pas être d’accord avec toutes les décisions du gouvernement israélien, on reste viscéralement attaché à Israel.
Non Israel n’est pas le judaïsme, mais le judaïsme c’est Israel !


Richard Chemouny
militant de base de l'AJMF

mercredi, janvier 28, 2009

ISRAËL,
LESIONISME

ETLESJUIFS
La Croix, 27 janvier 2008.
FORUM



DEBATTONS



Jean-Christophe Attias,
directeur d’études à l’École pratique
des hautes études (1)


Israël n’est pas le judaïsme



Identifier le judaïsme au sionisme ou aux intérêts d’un État, c’est lui faire courir un danger majeur.
Depuis des semaines, représentants politiques et dignitaires religieux de la communauté juive semblent parler d’une seule voix. Selon les premiers, « la grande majorité » des juifs de France soutiendraient sans réserve l’État d’Israël et son offensive à Gaza. Les seconds, quant à eux, changent de registre sans vraiment changer de discours, présentant le cas échéant Tsahal comme une armée spirituellement exemplaire, au service des plus hautes valeurs morales.
Résignés à réduire la diaspora au simple statut d’appendice de l’État d’Israël, nos porte-parole laïcs oublient et cherchent à faire oublier à leurs ouailles que cet État sert des intérêts qui sont les siens et les siens seuls, non ceux du « peuple juif » dans son ensemble, et que, dans la poursuite de ses objectifs, il se soucie finalement assez peu du sort de ses frères de diaspora, considérant à l’occasion qu’une possible aggravation de ce sort pourrait avoir le mérite de grossir les rangs des immigrants. Leurs déclarations confirment, installent et légitiment, dans l’esprit de maints pro-palestiniens, la confusion dévastatrice entre juifs et Israéliens. Elles ne provoquent pas directement les agressions antisémites désormais recensées chaque jour, et elles ne les justifient certes pas, parce que de telles agressions sont en tout état de cause injustifiables.

Ces déclarations ne sont en revanche pas de nature à faire retomber les tensions. Elles mettent objectivement en danger ceux-là mêmes au nom desquels elles sont prononcées.
Ceci serait déjà beaucoup. Mais ce n’est encore rien, si l’on peut dire, comparé à l’engagement, lui aussi sans nuance, de dignitaires religieux pour une cause éminemment problématique sur le plan strictement éthique. On peut douter que Tsahal agisse « avec amour » , comme on l’a hélas entendu. Surtout, il me paraît choquant de présenter l’opération Plomb durci non point comme l’action d’un État souverain visant à sauvegarder ou à renforcer ses intérêts propres et particuliers, mais comme un combat pour une idée et des valeurs universelles, comme l’héroïque lutte d’une armée idéale pour l’homme, son humanité et sa liberté.

Tandis que les représentants laïcs de la communauté enrôlent d’autorité tous les juifs sous une bannière qu’ils n’ont pas forcément choisie, c’est le judaïsme en tant que tel que ses responsables religieux engagent. Qu’ils le veuillent ou non, qu’ils y aient songé ou pas, que ce soit juste ou pas, c’est le judaïsme lui-même qu’ils contribuent à associer, dans de nombreux esprits, aux images atroces d’enfants morts à Gaza. Cela, on aurait dû nous l’épargner.

Le judaïsme, patrimoine culturel et spirituel plurimillénaire, prodigieusement riche, complexe et contradictoire, vaut infiniment plus que les errements d’un État de fraîche date qui, pour juif qu’il se dise et pour légitime que soit son existence, n’est rien de plus qu’un État. C’est le judaïsme qui est un humanisme, et comme tel c’est au meilleur qu’il aspire. Le sionisme, lui, est un nationalisme, et à ce titre, il est capable du pire comme du meilleur ; il peut libérer et créer, mais aussi exclure, opprimer et détruire. Et je ne puis croire un seul instant que le judaïsme ne m’oblige pas à voir comme un scandale l’oppression dont un peuple est l’objet, la privation totale de liberté qui est son lot quotidien, les souffrances qui lui sont infligées, le déni de son irréductible humanité.

La sionisation contemporaine du judaïsme est à la fois l’un des signes et l’une des causes de son étiolement. Identifier le judaïsme au sionisme ou aux intérêts d’un État, c’est lui faire courir un danger majeur. On peut être, comme je le suis, un juif globalement non croyant et non pratiquant, et continuer de croire au judaïsme. C’est pourquoi je vis comme une trahison et comme un désaveu tragique cette sinistre confusion des genres. De la même façon que bien des musulmans vivent comme une trahison et comme un désaveu tragique la sinistre confusion, du fait même d’autres musulmans, de l’islam avec une radicalité idéologique et politique qui, en fait, le déshonore.

Sans doute les clés d’un avenir apaisé et revivifié sont-elles dans une relative désionisation du judaïsme, dans une déjudaïsation relative et pleinement assumée de l’État juif, en même temps que dans une relative dépolitisation de l’islam et dans une désislamisation relative et pleinement assumée du nationalisme palestinien. On en est loin, je sais. L’idée paraîtra à beaucoup naïve ou abstraite. Elle n’est peut-être que sage, ce qui, dans les circonstances présentes, hélas, lui fait évidemment perdre beaucoup de sa force.


(1) Titulaire de la chaire de pensée juive médiévale. Dernier ouvrage paru : Dictionnaire des mondes juifs (Larousse, 2008), avec Esther Benbassa.

GAZA
ETSESCONSEQUENCES
ENFRANCE
Source : lemonde.fr rubrique Débats/Décryptage


Note de la Rédaction de Diasporablog :

"Cette réaction à l'offensive de Gaza de la part d'un homme, juif, dont une bonne partie de sa famille a été déportée dans les camps de la mort est vive, peut-être même excessive, disprortionnée diront certains, mais elle ne peut laisser personne indifférent. Elle refait surgir à la surface, des tas de questions qu'on aurait préférer jamais se poser durant cette guerre. Ne jamais pouvoir faire l'amalgame entre l'extermination de 6 000 000 de juifs à la manière froide, calculée, inhumaine et industrielle et l'action militaire de Tsahal, même si,elle peut nous paraître brutale, et l'est à bien des égards, sanglante, mais répondant à d'autres actes tout aussi violents. Vouloir à tous prix faire la comparaison entre ces deux cas à 70 ans d'intervalle, c'est vouloir exonérer, absoudre de ses péchés, l'un des belligérents. C'est désigner, de façon partiale, sans discernement, qui est le méchant, qui est le bon, en mettant le méchant au banc de la société. Le méchant idéal.
Ce texte terrifiant de Jean-Moïse Braitberg incite le malaise. Il ne sera pas difficile de faire le glissement entre cette demande d'effacer la mémoire de ses pères du Mémorial de Yad Vashem et les vociférations des manifestants pro-hamas au cri d'"Israël = nazi, Israël assassin".
Cet acte exceptionel qui nous rend plein d'effroi doit nous interroger sur ce que nous avons fait de cette mémoire juive. Qui en a la charge? Qui en est maître? Comment se la partage-t-on? Seul, l'indiviu ou l'humanité tout entière? Et surtout, avons-nous su faire passer sur la Shoah le message qu'on a voulu faire passer aux générations suivante. Yad Vashem saura-t-il répondre à cet appel angoissant?
En faisant le lien entre Gaza et la déportation de ses descendants, l'auteur de cette prise de conscience remue avec profondeur sur toutes les plaies. Celles d''hier et celles d'aujoud'hui.

Et c'est là où le texte de Jean-Moïse Braitberg, paru dans le quotidien LE MONDE daté de demain, fait mal. Très mal. Fait froid dans le dos.

On en reste pas tout à fait indemne.


Bernard Koch



DEBATTONS



Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem,

par Jean-Moïse Braitberg

Monsieur le Président de l'Etat d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.

Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.
Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.

Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.
Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.

Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.
Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens. Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération.



Jean-Moïse Braitberg
est écrivain.

Nous attendons vos réactions.

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BARAKOBAMA
LANOUVELLEVOIX
DELAMERIQUE
Source : lexpress.fr via l'Agence Reuter
en ligne le 28 janvier



Le volontarisme de Barack Obama
à l'épreuve du Proche-Orient



BEYROUTH - "Le moment est venu" pour les Israéliens et les Palestiniens de reprendre le chemin des négociations, a jugé lundi Barack Obama, chargeant son émissaire George Mitchell de s'engager avec "vigueur et constance" pour un règlement du conflit.

L'évaluation du nouveau président américain se heurte à quelques dures réalités du terrain, dont la moindre n'est pas que le Hamas est toujours debout après 22 jours de blitz israélien, qu'il persiste sur la voie de la lutte armée et est inébranlable dans son refus de reconnaître un Etat juif.

Néanmoins, l'évaluation du nouveau président américain se heurte à quelques dures réalités du terrain, dont la moindre n'est pas que le Hamas est toujours debout après 22 jours de blitz israélien, qu'il persiste sur la voie de la lutte armée et est inébranlable dans son refus de reconnaître un Etat juif.
Illustrée et accentuée par l'offensive israélienne, la perte d'influence politique du président modéré palestinien Mahmoud Abbas, dont la légitimité est contestée par le Hamas, qui lui a pris Gaza en juin 2007, est également un fait incontestable.

Pour corser les choses, les divisions palestiniennes sont nourries par une lutte d'influence régionale mettant aux prises d'un côté l'Iran, la Syrie et le Hezbollah, de l'autre l'Arabie saoudite, l'Egypte et d'autres pays arabes dépendant de l'appui de Washington mais dont les opinions sont anti-américaines.
Couronnant le tout, il n'est même pas sûr qu'Israël veuille encore négocier la paix après les élections du 10 février : elles pourraient faire émerger un gouvernement moins bien disposé à l'égard d'une solution impliquant, comme le prône la communauté internationale, un Etat palestinien viable en Cisjordanie et à Gaza, un compromis sur Jérusalem et une solution juste du problème des réfugiés.

La colonisation de la Cisjordanie s'est développée sous tous les gouvernements. L'an dernier, elle s'est accrue de 57% par rapport à 2007. Aucun acteur extérieur n'a jamais été en mesure d'empêcher ce mouvement, illégal aux yeux de la communauté internationale.
Ce dernier obstacle sera peut-être le plus difficile à surmonter pour le nouveau président américain.

"L'extension des colonies semble avoir été trop loin, pendant trop longtemps, pour pouvoir être inversé par un quelconque gouvernement israélien, sauf à devenir illégitime, même si les Etats-Unis exerçaient de véritables pressions", écrivent les analystes Mouine Rabbani et Chris Toensing.


"CHANCES DE RÈGLEMENT NULLES"

Soucieux de réactiver des efforts de paix régionaux que son prédécesseur George Bush a longtemps négligés, Barack Obama a dépêché au Proche-Orient son émissaire George Mitchell, le chargeant de rencontrer et d'écouter "toutes les parties", à l'exception du Hamas, que les Etats-Unis boycottent en tant qu'"organisation terroriste"

Le nouveau président n'a pas exclu d'engager des efforts diplomatiques en direction de la Syrie et de l'Iran, deux adversaires traditionnels des Etats-Unis, que Bush cherchait à isoler. Mais, même s'il a dit vouloir tendre la main au "monde musulman", Barack Obama n'a rien dit pour l'heure laissant présager un changement radical de l'attitude de Washington.
Pour l'ancien négociateur américain au Proche-Orient Aaaron David Miller, le choix de George Mitchell comme émissaire dans la région traduit la priorité donnée par le nouveau président au processus et pas aux questions de fond.

Le rapport que l'ancien sénateur avait rendu en 2001 à Bill Clinton sur les moyens de mettre fin aux violences en Palestine a servi de base à la "feuille de route" pour la paix de 2003 soutenue par les Etats-Unis, mais celle-ci n'a conduit à rien.
Selon Aaron David Miller, Barack Obama n'a pas l'intention de procéder à des inflexions majeures de la politique proche-orientale américaine car les perspectives d'aboutir à un quelconque règlement entre Palestiniens et Israéliens "sont infimes, sinon nulles".
Pourtant, le blitz d'Israël à Gaza met en demeure les Etats-Unis de faire quelque chose rapidement. Ils risquent donc de se retrouver durant des mois empêtrés dans des efforts visant simplement à gérer la crise plutôt que dans la recherche d'une solution globale introuvable.


FAVORISER DES NÉGOCIATIONS
AVEC LE HAMAS

Une trêve durable entre le Hamas et Israël, des arrangements de sécurité, un échange de prisonniers, la réouverture des points de passage de Gaza et la reconstruction du territoire dévasté sont des défis suffisamment difficiles à relever pour Washington, d'autant que le boycottage du mouvement islamiste par Israël et l'Occident les complique singulièrement.
Washington et ses alliés européens comptent sur l'Egypte, qui maintient les ponts avec toutes les factions palestiniennes, pour traiter avec le Hamas et tenter d'obtenir la mise sur pied d'un gouvernement palestinien d'unité qui puisse se poser en interlocuteur valable, légitime et fréquentable.

Jusqu'à présent, Washington a tacitement approuvé le blocus israélien de Gaza, que même certains Israéliens considèrent comme une punition collective. "Mieux vaut l'abandonner en échange d'un cessez-le-feu avec le Hamas et des mesures pour tarir l'approvisionnement en armes du mouvement islamiste, estime l'analyste israélien Yossi Alpher.
"Il faut que nous reconnaissions que le Hamas, quelle que soit notre répugnance à son égard, est ici pour rester, qu'il est notre voisin et qu'affamer les masses palestiniens est une stratégie qui produit des effets contraires à ceux que nous recherchions", ajoute-t-il.
Plutôt que de poursuivre un "processus de paix" qui a échoué à de multiples reprises, Barack Obama devrait se rabattre sur la tâche moins glorieuse de soutenir des négociations en sous-main entre Israël et le Hamas, suggère de son côté Nathan Brown dans une publication du Carnegie Endowment.

"Il n'y a peut-être pas là de Nobel de la paix à la clé, mais faire en sorte que ces véritables négociations réussissent, puis s'attaquer immédiatement à la suite, serait une approche bien plus prometteuse que de prétendre que l'on peut, dans les circonstances actuelles, cajoler les parties (en conflit) ou leur forcer la main pour qu'elles concluent un règlement global", souligne-t-il.



Version française
Marc Delteil

LEGLISE
CATHOLIQUE
ENPLEINETEMPÊTE
NEGATIONISTE



PETITION D'INTELLECTUELS

CATHOLIQUES FRANCAIS

POUR DIRE NON AU NEGATIONNISME

DANS L'EGLISE

NEGATIONNISME
Source : rue89.com en ligne le 28 janvier



Benoît XVI déclenche un vent de fronde
chez les cathos français


Par Pascal Riché



L'hebdomadaire La Vie lance une pétition contre la réhabilitation de Mgr Williamson, qui nie l'existence des chambres à gaz.
Il n'est pas fréquent de voir des catholiques contredire le pape -leur père-, encore moins de se révolter ouvertement contre l'une de ses décisions. C'est pourtant ce que viennent de faire une cinquantaine d'intellectuels français, en signant une pétition intitulée "Pas de négationnistes dans l’Eglise".

Elle a été diffusée hier soir, sur son site internet, par le généralement discret hebdomadaire La Vie. On trouve du beau monde sur la liste des signataires:
l'essayiste Jean-Claude Guillebaud
le philosophe René Girard
l'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors
l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt
le journaliste Jean Boissonnat
le directeur du théâtre de l'Odéon à Paris, Olivier Py

Ils sont en colère contre la décision prise par le Vatican de réhabiliter les évêques intégristes, une affaire dont notre blogueur "libéral de gauche" Hugues Serraf vous a déjà parlé mardi.
On les comprend, tant le télescopage des récents événements a été funeste pour l'image de l'Eglise.

Mgr Richard Williamson, l'un des quatre évêques intégristes ordonnés en 1988 par Mgr Lefebvre, déclare jeudi: "Je crois que les chambres à gaz n'ont pas existé."
Cela n'empêche pas Benoît XVI de lever samedi les excommunications frappant lesdits lefebvristes.

Pour un catholique humaniste, comment ne pas bondir face à une telle "ambiguïté"? Comment supporter l'idée qu'on puisse soupçonner l'Eglise de blanchir ainsi des négationnistes?
Après une conversation téléphonique ce week-end avec Jean-Claude Guillebaud, Jean-Pierre Denis, le directeur de la rédaction de La Vie, jugeant la situation "insupportable", décide de lancer une campagne.

Une pétition est rédigée: l'évêque britannique intégriste "ne saurait trouver sa place dans l'Eglise, sans repentir sincère et explicite de sa part" dit le texte, avant d'appeler le pape à condamner "clairement" ses propos.
Les intellectuels contactés ne se font pas prier pour signer. Y compris, cela étonne agréablement les journalistes de La Vie, certains catholiques réputés proche de la pensée de de Benoît XVI. C'est le cas des philosophes Rémi Brague, ou encore de Jean-Luc Marion (ancien conseiller de Jean-Marie Lustiger).

Des signatures de telles personnalités, au bas d'une pétition critique à l'endroit de décisions du pape, auraient été impensable il y a encore un an.


Au coeur de la polémique:
l'interprétation de Vatican II

L'hebdomadaire La Vie, créé après la guerre (il s'appelait alors La Vie Catholique) a été l'un des fervents partisans du Concile de Vatican II, qui a considérablement dépoussiéré l'Eglise au début des années 60.
Les journalistes de La Vie considèrent que l'Eglise doit aujourd'hui défendre les acquis de ce concile "progressiste", et notamment la reconnaissance de la liberté de conscience, la nécessité de dialoguer avec les autres religions, le droit à changer de religion, la réconciliation avec le judaïsme, etc.

Les intégristes, eux, sont nés d'une allergie à Vatican II. Et si pour les catholiques, le Concile reste une "boussole" (l'expression est prêtée à Jean-Paul II), pour les intégristes, elle indique la mauvaise direction.

Derrière l'affaire Williamson, c'est toute l'interprétation de Vatican II qui est en débat. Jusque là, ce dernier était considéré par tous comme une rupture: il y avait l'avant-Vatican II (avec sa fermeture aux autres religions, sa messe en latin, etc.) et l'après Vatican II (avec son ouverture aux autres, sa tolérance, sa modernité...).

Sur le constat de cette rupture, tout le monde s'accordait. Simplement, si 400 000 prêtres catholiques approuvent cette rupture, 500 prêtres intégristes la considèrent comme une trahison. En 1988, Mgr Lefebvre est excommunié pour avoir sacré quatre évêques traditionalistes sans l'aval de Rome: le schisme est alors consommé. (voir la vidéo INA).

ISRAËLROMPT
AVECLEVENEZUELA
Source : lenouvelobs.com en ligne le 28 janvier



Israël expulse des diplomates vénézuéliens


Cette mesure intervient en représailles de la décision du président vénézuélien Hugo Chavez de rompre les relations avec Jérusalem au début du mois pour protester contre l'offensive israélienne dans la Bande de Gaza.


Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé mercredi 28 janvier qu'il avait ordonné à des diplomates vénézuéliens de quitter l'Etat hébreu. Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yossi Levy, les autorités ont délivré mardi l'ordre d'expulsion. Les diplomates vénézuéliens ont jusqu'à vendredi pour quitter le pays.Israël a notamment déclaré "persona non grata" le chargé d'affaires vénézuélien Roland Bettancourt représentant son pays à Tel-Aviv, et il devrait quitter le territoire israélien jeudi matin.


Représailles

Cette mesure intervient en représailles de la décision du président vénézuélien Hugo Chavez de rompre les relations avec Jérusalem au début du mois pour protester contre l'offensive israélienne dans la Bande de Gaza. La Bolivie avait alors également rompu ses relations avec l'Etat hébreu.Le 6 janvier, le gouvernement du Venezuela avait en effet ordonné l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Caracas, Shlomo Cohen, pour protester contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza et en solidarité avec le peuple palestinien.Le président vénézuélien Hugo Chavez avait fustigé l'offensive israélienne qualifiant l'Etat hébreu d'"assassin" et de "génocidaire".

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait vertement réagi à l'expulsion de l'ambassadeur israélien à Caracas et annoncé dès le 7 janvier que le chargé d'affaires vénézuélien à Tel-Aviv serait expulsé en mesure de "rétorsion".Rapprochement d'Hugo Chavez avec l'IranL'expulsion de l'ambassadeur israélien avait été qualifiée de "décision brutale qui n'est pas à l'honneur du Venezuela et de son peuple, et qui traduit les alliances conclues par les dirigeants vénézuéliens avec les islamistes et les terroristes", avait alors déclaré Ygal Palmor, autre porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

Le Venezuela n'était plus représenté en Israël que par un chargé d'affaires en raison de tensions entre les deux pays provoquées par les prises de positions anti-israéliennes du président Hugo Chavez et de son rapprochement avec l'Iran.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lexpress.fr via l'Associated Press
en ligne le 28 janvier



Les tunnels entre Gaza et l'Égypte
inlassablement reconstruits



RAFAH, Cisjordanie - Quelques heures à peine après une nouveau raid aérien israélien en riposte à un attentat à la bombe qui a tué la veille un soldat de Tsahal, les Palestiniens reconstruisaient mercredi les souterrains détruits par ces bombardements, à la frontière entre Gaza et l'Égypte.

Un Palestinien inspecte un tunnel bombardé mercredi par l'aviation israélienne. Quelques heures à peine après une nouveau raid aérien de Tsahal en riposte à un attentat à la bombe qui a tué la veille un soldat israélien, les Palestiniens reconstruisaient mercredi les souterrains détruits par ces bombardements, à la frontière entre Gaza et l'Égypte. (Reuters/Ibraheem Abu Mustafa)
Peu avant l'arrivée en Israël du nouvel émissaire américain George Mitchell, les avions israéliens ont frappé les tunnels grâce auxquels, selon l'Etat juif, des armes sont acheminées clandestinement vers le territoire soumis à un blocus depuis que le Hamas en a pris le contrôle, en juin 2007.
"Ils ont largué deux ou trois bombes, mais, regardez, tout le monde s'est remis au travail", confie Abou Ali, un Palestinien de 30 ans.
Malgré son offensive de 22 jours contre le Hamas à Gaza, durant laquelle son aviation a pilonné systématiquement le "couloir de Philadelphie" courant le long de la frontière égypto-gazaouie, Israël craint que le Hamas ne réarme par ces souterrains.
Depuis la trêve, il y a onze jours, les Palestiniens ont entrepris de remettre en état ces cordons ombilicaux qui relient leur territoire asphyxié au monde extérieur. Les travaux se font au grand jour avec des engins de travaux public, sous les yeux des gardes-frontières égyptiens postés à 50 mètres plus au sud.
"J'ai peur, mais je dois travailler. Que puis-je faire d'autre. C'est mon seul boulot", explique un jeune homme de 17 ans disant s'appeler Mohamed et vouloir utiliser le tunnel qu'il creuse pour importer des vêtements.
Pour le million et demi de Palestiniens pris au piège à Gaza par la fermeture des points de passage avec Israël, ces tunnels sont devenus la principale voie d'approvisionnement en vivres, carburant et autres marchandises manquant cruellement du fait du blocus.


"NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX"

Nombre de ces boyaux souterrains sont équipés de systèmes de protection perfectionnés qui leur ont permis de survivre à trois semaines de bombardements systématiques de l'aviation israélienne.
Dans le cadre de l'accord de trêve, l'Egypte a accepté de faire cesser ce trafic avec l'aide technique des Etats-Unis et de l'Union européenne, mais aucune mesure pratique n'a encore été mise en oeuvre.
Le Hamas et Israël sont toujours, chacun de son côté, engagés dans d'âpres pourparlers avec le médiateur égyptien pour transformer la trêve en cessez-le-feu à long terme qui, pour le premier, impliquerait une levée du blocus de Gaza, et, pour le second, l'arrêt du trafic d'armes.
Des dizaines de tentes en plastique blanc et de structures en parpaings constellent la frontière avec l'Egypte, protégeant et dissimulant les Palestiniens qui creusent les tunnels et en évacuent les gravats.

Depuis l'offensive israélienne, des excavatrices ont creusé des tunnels plus profonds, des ouvriers sont venus en consolider les parois avec du bois et des bulldozers ont éparpillé la terre et le sable extraits des conduits pour dissimuler ce travail de fourmi.
L'une des bombes larguées la nuit dernière par les avions israéliens a touché un tunnel permettant d'acheminer du diesel vers Gaza. Elle a pulvérisé le réservoir de fioul et creusé un cratère profond de deux mètres.

"Cela ne nous fait pas peur", assure Abou al Madj, un des 'opérateurs' du tunnel. "Je vais reconstruire. Nous avons une arrivée électrique et nous allons commencer à réparer tout cela dès maintenant", crie-t-il pour couvrir le bourdonnement de son groupe électrogène.
"Nous amenons du diesel, pas des armes. Toutes les frontières sont fermées, nous n'avons pas le choix", se justifie-t-il tout en refusant, comme nombre de "taupes" du "couloir de Philadelphie", qu'on le photographie ou qu'on filme son travail.



Version française
Marc Delteil











INCIDENT
DIPLOMATIQUE
ENTRELAFRANCE
ETISRAËL
Source : lemonde.fr via l'AFP en ligne le 28 janvier
à 13h 47
sur Diasporablog à 13h 45



L'ambassadeur israélien en France
convoqué après un incident à Gaza



Le Quai d'Orsay a annoncé mercredi la convocation de l'ambassadeur israélien à Paris après que le consul général de France à Jérusalem eut été bloqué plus de six heures mardi du au point de passage d'Erez entre Israël et Gaza et que son convoi eut essuyé des tirs de semonce.
Alain Rémy, "le consul général de France à Jérusalem, et plusieurs de ses collaborateurs se sont rendus hier à Gaza pour évaluer la situation, notamment l'ouverture des points de passage et examiner l'état des projets financés par la France", a déclaré mercredi à la presse le porte-parole

"A l'issue de cette visite, le convoi qui avait prévu de rentrer à Jérusalem dans la soirée a été bloqué par les autorités israéliennes plus de 6 heures au point de passage d'Erez", a-t-il ajouté.
"Le convoi, qui comportait également d'autres diplomates européens, a essuyé deux tirs de semonce en provenance des soldats israéliens" et "le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Israël en France pour protester contre cet incident inacceptable et lui demander des explications", a dit Eric Chevallier.

C'est la deuxième fois en quelques jours que le consul est confronté à un incident avec les autorités israéliennes. Vendredi, la police des frontières israélienne l'avait empêché pendant trois heures et demie de franchir un point de contrôle à Bethléem, en Cisjordanie, pour se rendre à Jérusalem, selon le consulat.
Le ministère des Affaires étrangères n'a pas fourni d'autres précisions sur la convocation de l'ambassadeur, Daniel Shek.

USA
MONDE
MUSULMAN
UNENOUVELLEERE
Source : cyberpress.ca en ligne le 28 janvier



Obama tend la main au monde musulman


Richard Hétu
La Presse


(NEW YORK) Le changement de style et de ton est évident, même si la suite des choses l'est beaucoup moins.
Choisissant d'accorder sa toute première entrevue télévisée en tant que président à une chaîne arabe, Barack Obama a appelé lundi à un nouveau partenariat avec le monde musulman, «basé sur le respect mutuel et l'intérêt mutuel». Il a également promis de «s'engager immédiatement sur les dossiers proche-orientaux».
«Nous ne pouvons dire ni aux Israéliens ni aux Palestiniens ce qui est le mieux pour eux. Ils vont devoir prendre des décisions. Mais, je crois que le moment est venu pour les deux parties de se rendre compte que la route qu'elles sont en train de prendre n'est pas une route qui va vers la sécurité et la prospérité pour leurs peuples», a déclaré le nouveau président américain sur Al-Arabiya, une chaîne établie à Dubaï et financée par l'Arabie Saoudite.
«Il y a des Israéliens qui admettent qu'il est important de parvenir à la paix, a-t-il ajouté. Ils sont prêts à faire des sacrifices s'il y a un partenariat sérieux avec l'autre partie.»


Violences à Gaza

L'entrevue a été diffusée à la veille de l'arrivée du nouvel émissaire américain George Mitchell au Caire, où celui-ci a amorcé une tournée de huit jours qui le mènera également en Israël, en Cisjordanie, en Jordanie, ainsi qu'en Angleterre et en France.
Le début de cette tournée a été assombri par la première flambée de violences dans la bande de Gaza depuis l'arrêt des combats il y a 10 jours. Un sous-officier israélien a été tué et trois soldats ont été blessés lors de l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille du côté israélien de la clôture de sécurité de la bande de Gaza. Des témoins ont par la suite fait état d'accrochages entre soldats israéliens et combattants palestiniens.
Dans son entrevue sur Al-Arabiya, Barack Obama a évoqué la mission qu'il avait confiée à George Mitchell. «Ce que je lui ai demandé, c'est de commencer par écouter, parce que, trop souvent, les États-Unis commencent par dicter les choses», a-t-il dit.


Mea-culpa

Le président Obama a reconnu que les États-Unis avaient commis des erreurs par le passé. «Mon travail, pour ce qui est du monde musulman, c'est de faire passer le message que les Américains ne sont pas vos ennemis», a-t-il dit.
Répondant à une question sur l'Iran, Barack Obama s'est de nouveau engagé à privilégier le dialogue «pour dire très clairement où sont nos divergences, mais aussi où se trouvent les possibilités de progrès».
«Et comme je l'ai dit dans mon discours d'investiture, si des pays comme l'Iran sont prêts à ouvrir le poing, ils trouveront une main tendue de notre part», a-t-il ajouté. Ce à quoi un porte-parole du gouvernement iranien a répondu que Téhéran attendait un «changement concret» de la politique américaine à son égard.
Lors de sa première conférence de presse à titre de secrétaire d'État, Hillary Clinton a, de son côté, noté un changement important depuis le début de la présidence de Barack Obama. «Le monde pousse un grand soupir de soulagement», a-t-elle dit.

SUR
LANTISEMITISME
Source : mediapart.fr en ligne le 28 janvier


L'antisémitisme. Essayer de l'analyser pour mieux le combattre


28 jan 2009

Par M Philips


Je ne suis pas juif. L’antisémitisme m’est toujours apparu comme l’expression des plus bas instincts humains. J’appartiens à une génération qui est apparue alors que 6 millions de juifs étaient en train d’être massacrés. En ces temps là, on ne parlait pas, ou peu, de ces choses là.
Aujourd’hui, 60 ans plus tard, je voudrais faire part de mes réflexions.

L’antisémitisme est une forme de racisme. Le racisme, une tendance avec laquelle tous les humains doivent compter. Il ne s’agit en aucun cas de le justifier. Seulement d’essayer d’en analyser les mécanismes d’existence pour pouvoir mieux le dépasser et s’y opposer.

Mon hypothèse est que tous les humains ont en eux quelque chose d’irrationnel, de viscéral, de primitif, d’animal qui est une composante de ce qui deviendra ensuite ce que l’on appelle xénophobie, racisme et antisémitisme.

S’y ajoute, selon moi, deux autres facteurs, qui, eux, n’ont rien d’animal et qui sont totalement humains. Je veux parler en premier d’un mécanisme psychologique assez primaire et général, présent notamment chez tous les enfants et qu’on pourrait traduire par « Ce n’est pas moi, c’est l’autre ». Un refus simpliste des responsabilités, un mécanisme primaire pour se "protéger".
L’autre mécanisme est tout aussi universel et présent chez tous les humains, dès lors qu’ils se refusent à réfléchir un peu. Il consiste à toujours vouloir trouver une explication à tout. C’est le résultat de caractéristiques humaines, la curiosité et la peur. Face à leurs angoisses, de tous temps, les hommes ont cherché à trouver des réponses, des explications. « Le tonnerre est provoqué par la colère d’un dieu, le sens de notre vie est dans une religion, si le destin nous apporte un malheur, c’est que nous avons fauté, etc, etc. ». Il ne s’agit évidemment pas de critiquer la curiosité humaine, formidable moteur à l’origine d’innombrables découvertes. Et de même pour l’angoisse, à l’origine d’œuvres artistiques merveilleuses. Je fais simplement un constat !
Ce mécanisme, quand il est tourné contre certains humains ou groupes d’humains, porte un nom. C’est le BOUC EMISSAIRE. Il consiste à faire porter le chapeau de certaines de nos difficultés par certains. Exemple typique de la doctrine nazie : « Si le chômage s’aggrave, c’est la faute du lobby financier juif. » C’est simple, c’est facile, ça rassure…et ça ouvre une porte sur une solution.
« Vous vivez dans l’insécurité ? On va vous débarrasser de cette racaille ! Passer le quartier au Karcher !» Simple, facile, efficace.

Pour combattre cette absurdité que constitue l’antisémitisme, il nous faut donc nous tourner vers le plus profond de nous-même, reconnaître les fonctionnements primitifs et animaliers qui sont toujours à l’œuvre dans notre cerveau d’humain. Qu’en connaissant mieux les autres, il est possible de moins les craindre et de dépasser ainsi la xénophobie.
Il nous faut aussi dépasser nos réflexes enfantins et accepter de porter le poids de nos responsabilités à chacun. Etre des adultes et reconnaître que nous avons souvent une part de responsabilité dans ce qui nous arrive.
Essayer enfin d’accepter cette idée qu’il n’y a pas toujours de réponses à nos questions. Qu’il nous faut vivre avec ces incertitudes, ces questionnements. Qu’il est ridicule de vouloir à tout prix trouver un coupable, ridicule, parfois intolérable, de toujours vouloir faire porter le chapeau par d’autres.

En définitive, pour moi, les meilleurs moyens de lutter contre l’antisémitisme trouveront donc leur origine dans des appels, non pas « aux bons sentiments » ou « au bon sens », mais dans des appels tournés vers notre cortex cérébral, vers notre raison, vers notre capacité d’analyse et de réflexion. Ce n’est qu’en réfléchissant ensemble pour ce qui concerne notre fonctionnement humain et en dépassant les côtés les plus primitifs, les plus infantiles, les plus primaires de notre être que nous pouvons arriver à ce stade adulte qui nous fera dépasser la xénophobie, dépasser le racisme, refuser le bouc émissaire et ne jamais être antisémite. Tout le contraire de la démagogie ! Un vrai travail. Tout le contraire d'une démarche aisée.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lemonde.fr via l'Associated Press
en ligne le 27 janvier


Iran:
Paris salue les déclarations de Barack Obama



La France a salué mardi les déclarations du président américain Barack Obama en faveur d'un dialogue avec Téhéran.
"Nous avons bien noté les déclarations qui ont été faites hier" par le chef de la Maison Blanche. "Et nous saluons notamment le fait qu'il ait indiqué que les Etats-Unis étaient prêts à parler à l'Iran", a souligné le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay Frédéric Desagneaux lors d'un point de presse.
"Ces déclarations confortent, renforcent la logique dans laquelle nous nous inscrivons depuis 2003", qui "place l'Iran devant le choix du dialogue et de la coopération avec la communauté internationale ou d'une fermeté accrue de la part de la communauté internationale si les demandes que celle-ci a exprimées à l'égard de l'Iran ne sont pas satisfaites", a-t-il dit.
"Selon nous, (l'annonce américaine) s'inscrit dans cette logique qui est d'allier la fermeté et le dialogue à l'égard de l'Iran et il appartient à l'Iran de faire le choix, selon nous, du dialogue", a conclu M. Desagneaux.

Dans un entretien à la chaîne Al-Arabiya, le président Obama avait souligné l'importance d'engager un dialogue avec l'Iran, pays que l'administration Bush a souvent présenté comme le plus dangereux du Moyen-Orient.
"Il est important que nous soyons prêts à parler à l'Iran, pour dire très clairement où sont nos divergences, mais aussi où se sont trouvent les possibilités" de "progrès", a déclaré le chef de la Maison Blanche, tout en condamnant les menaces de Téhéran contre Israël, son soutien aux organisations nucléaires et ses activités relatives à un armement nucléaire.
A Washington, la cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton est revenue sur cet entretien, estimant que le changement de cap prôné par la nouvelle administration américaine offrait une "occasion claire pour les Iraniens (...) de démontrer une certaine volonté d'engagement". "Cela dépend d'eux", a-t-elle noté.

"Nous avons beaucoup de dégâts à réparer", a ajouté Mme Clinton, parlant de manière plus générale de la politique étrangère des Etats-Unis.
La veille, l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU Susan Rice avait précisé que la nouvelle équipe comptait pratiquer "une diplomatie vigoureuse qui inclut la diplomatie directe avec l'Iran".
Mais "le dialogue et la diplomatie" doivent aller de pair "avec un message très ferme", avait-elle ajouté: "l'Iran doit respecter ses obligations telles que définies par le Conseil de sécurité. Et la poursuite de son refus de le faire ne fera qu'augmenter la pression". AP

GAZA,
ETAPRES?
Source : lenouvelobs.com en ligne le 28 janvier
à 10h 08
sur Diasporablog


Israël "agira pour se protéger"
face aux attaques de Gaza


19 réactions

Au lendemain de la mort d'un soldat israélien, deux tirs d'avions israéliens ont d'ores et déjà visé les tunnels reliant la bande de Gaza à l'Egypte.

Un soldat israélien patrouillant en bordure de la bande de Gaza (Sipa) Au lendemain de la mort d'un soldat israélien à la frontière avec la bande de Gaza, le porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert avertit mercredi 28 janvier qu'Israël "agira pour se protéger"."Face à une provocation aussi violente, Israël agira pour se protéger", a déclaré Mark Regev quelques heures avant l'arrivée à Jérusalem de l'émissaire américain George Mitchell dans le cadre de sa première tournée au Proche-Orient.


Vers une riposte élargie

"Malheureusement, le Hamas contrôle la bande de Gaza et il est directement responsable de tous les tirs hostiles à partir de ce territoire contre Israël", a-t-il dit.Selon lui, Israël souhaite "le maintien du calme dans le sud, mais l'attaque meurtrière d'hier (mardi) de Gaza était une tentative de le compromettre délibérément".Le cabinet de sécurité israélien se réunissait mercredi matin et devait discuter d'une riposte israélienne plus élargie contre la bande de Gaza, selon un haut responsable gouvernemental.Mardi, un soldat israélien a été tué et trois blessés dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille du côté israélien de la clôture de sécurité de la bande de Gaza. L'attaque n'a pas été revendiquée. Plus tard, un Palestinien a péri dans des tirs israéliens de représailles.


Poussée de violences

Il s'agit de la première poussée de violences dans la bande de Gaza depuis l'arrêt des combats le 18 janvier, après 22 jours de conflit entre Israël et les islamistes palestiniens du Hamas.Mardi, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé que son pays "riposterait" à cette "attaque sérieuse".Des appareils israéliens ont d'ores et déjà bombardé avant l'aube des tunnels de contrebande reliant le sud de la bande de Gaza à l'Egypte, selon des sources militaires israéliennes et des témoins. Il n'y pas eu de victime.L'armée israélienne a affirmé que l'attaque contre les "tunnels du Hamas" survenait en réponse a celle qui a coûté la vie à un soldat israélien."L'armée israélienne estime que le Hamas est responsable du maintien de la paix dans les villages du Sud d'Israël et répondra durement à toute tentative de saper ses fondements", selon un communiqué militaire.


Mitchell en Israël mercredi après-midi

Ces violences surviennent alors que l'émissaire du président américain Barack Obama, est attendu mercredi après-midi en Israël, après une première étape au Caire. Jeudi, il doit se rendre à Ramallah en Cisjordanie pour des entretiens avec le président palestinien Mahmoud Abbas.L'un des principaux objectifs de l'opération israélienne "Plomb durci" contre la bande de Gaza (27 décembre-17 janvier), qui a fait plus de 1.330 morts palestiniens, était de mettre fin à la contrebande d'armes entre la bande de Gaza et l'Egypte via les tunnels.Les tunnels servent, selon Israël, à faire passer des armes vers Gaza, dont des roquettes tirées contre le sud de l'Etat hébreu, mais aussi d'autres biens pour contourner le blocus imposé par Israël au territoire palestinien depuis la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007.

GAZA
ETSESCONSEQUENCES
ENFRANCE



DES VOIX RELIGIEUSES POUR LA PAIX



Au sujet de la guerre Israël - Gaza, une déclaration émanant des communautés juive, musulmane, chrétiennes, a été lue le jeudi 15 janvier à 17h Palais Rihour, à Lille, en présence de la presse. Frédéric Verspeeten, président du groupe local de la CMRP, est l'un des artisans du texte et coordinateur de la rencontre avec la presse.



Proche Orient :
les confessions religieuses de la région de Lille
parlent d’une même voix


Nous, représentants des confessions religieuses de notre région : catholique, orthodoxe, protestante, juive et musulmane, nous sommes rassemblées ce jeudi 15 Janvier au Palais Rihour à Lille, pour nous unir dans un même temps de prière pour la paix entre les peuples du Proche Orient.Nous exprimons notre vive émotion et nous condamnons la violence qui touche depuis trop longtemps les populations civiles israéliennes et palestiniennes et qui entrave l’instauration d’une paix juste et durable entre les peuples.

Nous appelons à l'arrêt immédiat des combats pour aboutir à une paix définitive au Proche Orient.Nous condamnons tous les actes racistes et antisémites qui ne font qu’exacerber les tensions dans notre pays. Nous tenons à rappeler les relations d’amitiés déjà anciennes que nous avons nouées et nous insistons sur le dialogue régulier que nous avons instauré dans le strict respect des croyances et des positions de l’autre.

Nous en appelons solennellement, dans cette douloureuse période, à l’esprit d’écoute, de dialogue et de respect mutuel, pour que le « vivre ensemble » soit plus que jamais le credo des français de toutes confessions et de toutes opinions dans notre pays.Soucieux de construire un avenir ou chacun pourra vivre et s’épanouir librement dans l’écoute et le respect des autres, nous appelons à développer dès aujourd’hui de multiples manières toutes les initiatives d’éducation à la Paix et à la connaissance mutuelle, afin de rompre la logique des armes et de la violence qui entraîne toujours plus de violence. Dans ce sens nous voulons souligner le travail de nombreux groupes partout dans le monde et dans notre pays qui sont déjà engagés dans cette démarche et nous en faire nous aussi les artisans.


Archevêque de Lille : Monseigneur L. ULRICH

Eglise Orthodoxe Russe : Père J. MAQUART

Eglise Réformée de Lille : E. ALTEMULLER

Communauté Juive de Lille : Dr. J.-C. KOMAR

Conseil Régional du Culte Musulman : A. LASFAR

mardi, janvier 27, 2009

LE GHETTO DE VENISE

ANTISEMITISME
Source : courrierinternational.com en ligne
le 27 janvier



L'antisémitisme se porte trop bien


En cette Journée internationale de commémoration des victimes de l'Holocauste, la presse italienne constate avec effroi que les Italiens sont nombreux à se dire antisémites. Une réalité confirmée par les chiffres d'un récent sondage.


Un sondage publié le 26 janvier, par le Corriere della Sera révèle en effet que "douze Italiens sur cent se disent antisémites". En fait, remarque l'éditorialiste de La Stampa Arrigo Levi, "les antisémites qui se disent tels sont aujourd'hui en Italie 45 % : ceux qui le sont par antijudaïsme religieux et culturel (10 %) ; ceux qui estiment que les Juifs sont "trop puissants et peu patriotes (11 %) ; ceux qui en ont après Israël en raison de son attitude envers les Palestiniens et de son instrumentalisation de la Shoah (12 %), et, enfin, ceux qui sont antisémites pour toutes ces raisons ensemble. Seuls 12 % affirment ne pas avoir de préjugés et 43 % se déclare 'indifférent' à la question." Le journaliste rappelle, qu'en Italie, le préjugé antisémite semblait avoir été enterré pour toujours après la Seconde Guerre mondiale. On disait que "les 8 000 à 9 000 Juifs morts en déportation avaient été les victimes des nazis et des fascistes, des 'mauvais Italiens'", alors que "les 25 000 qui ont réussi à se sauver devaient leur salut à des 'bons Italiens'. Difficile de se résigner, soixante ans après, à l'idée d'une Italie largement antisémite. Voilà pourquoi", ajoute Arrigo Levi, "la Journée de la mémoire n'est pas faite pour se souvenir des Juifs assassinés, mais des non-Juifs qui les ont tués. Elle est faite pour vous mettre en garde contre les idées ignobles des assassins, dans l'espoir que ces idées soient mortes. Il semble qu'elles ne le soient pas. Elle n'est pas faite pour nous. Elle est faite pour vous."

Cette année, la Journée de la mémoire tombe quelques jours après la révocation par le pape Benoît XVI de l'excommunication des fidèles de monseigneur Lefebvre, l'évêque conservateur schismatique, parmi lesquels Mgr Richard Williamson, qui a encore récemment nié l'Holocauste. "Le négationnisme n'est pas une opinion privée, un terrain sur lequel peut s'exercer un droit légitime à l'expression à propos d'une page controversée de l'Histoire", estime à ce sujet Pierluigi Battista dans le Corriere della Sera. "Ce n'est pas une affaire interne de l'Eglise, mais une preuve de tolérance à l'égard de l'intolérable."

Face à la résurgence de l'antisémitisme, qu'il apparaisse dans les sondages ou qu'il soit incarné par les propos du président de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad ou du Hamas palestinien, Pierluigi Battista suggère de mener "une guerre culturelle très difficile mais passionnante, suivant l'‘exemple héroïque'" de Pierre Vidal-Naquet qui, dans Les assassins de la mémoire (La Découverte, 2005), "démonte un par un les mensonges des 'Eichmann de papier'".

LANOUVELLE
SECRETAIREAMERICAINE
PRENDLADEFENSE
DISRAËL
Source : lejdd.fr en ligne le 27 janvier



Clinton: Israël a le droit de se défendre


Hillary Clinton a pris position en faveur d'Israël. La secrétaire d'Etat américaine a affirmé mardi que l'Etat hébreu a le droit de se défendre face aux tirs palestiniens de roquette. "Nous soutenons le droit d'Israël à l'auto-défense. Les tirs de barrages (palestiniens) qui se rapprochent de plus en plus des zones habitées (en Israël) ne peuvent rester sans réponse", a-t-elle dit lors de sa première conférence de presse en tant que chef de la diplomatie américaine. "Il est regrettable que la direction du Hamas pense apparemment qu'il est dans son intérêt de provoquer le droit à l'auto-défense plutôt que de bâtir un avenir meilleur pour le peuple de Gaza", a-t-elle ajouté.

LESORT
GUILADSHALIT
ENDISCUSSION
ALELYSEE
Source : dépêche AFP diffusée le 27 janvier


Le père de Gilad Shalit rencontre Sarkozy



Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien Gilad Shalit retenu en otage par le Hamas, est ressorti aujourd'hui d'un entretien avec Nicolas Sarkozy avec "un peu d'espoir", le président français lui ayant confirmé que son fils était "vivant et en bonne santé".M. Sarkozy "sait que Gilad est vivant et en bonne santé", a rapporté le père du soldat. Le président français lui a aussi confirmé que le jeune militaire avait bien reçu en septembre dernier la lettre qu'il lui avait adressée, la première depuis le début de sa détention.

Il a souhaité "ne rien dire" sur "le contenu compliqué et sensible" de cet entrevue "qui pourrait remettre en cause les progrès dans la libération de Gilad". M. Shalit a toutefois affirmé aux journalistes à sa sortie: "aujourd'hui nous avons un peu d'espoir. Ce soir, nous espérons que les choses vont avancer".Selon M. Shalit, "les principaux acteurs sont Israël et le Hamas" même si "la France fait beaucoup de choses derrière la scène".M. Shalit rencontrait M. Sarkozy pour la troisième fois depuis l'enlèvement de son fils en juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, à la lisière de la bande de Gaza en territoire israélien.

Depuis, il est détenu par le Hamas qui exige la libération de plusieurs centaines de prisonniers détenus par Israël en échange de Shalit.Plusieurs tentatives de négociations en ce sens menées via l'Egypte ont échoué ces dernier mois.

AUIXUSA,
AVECBARAKOBAMA
RUPTUREAVEC

LESMETHODESDUPASSE
Source : lefigaro.fr en ligne le 27 janvier





http://www.lefigaro.fr:80/international/2009/01/28/01003-20090128ARTFIG00037-obama-une-nouvelle-maniere-de-gouverner-.php

GAZA,
ETAPRES?
Source : lefigaro.fr avec AFP et AP en ligne le 27 janvier
à 10h 42
sur Diasporablog à 10h 50




Premiers incidents depuis le cessez-le-feu

J.C. (lefigaro.fr)





Un soldat israélien a été tué dans une explosion près de la frontière entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza. Un Palestinien est mort sous des tirs israéliens dans le sud du territoire palestinien.


Alors même que George Mitchell, le nouvel émissaire des Etats-Unis, est en route pour le Proche-Orient pour tenter de relancer le processus de paix, les premiers affrontements entre soldats israéliens et militants palestiniens depuis l'instauration du cessez-le-feu se sont produits lundi matin à la frontière entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza.

Selon les chaînes de télévision arabes al-Arabiya et al-Jezira, un soldat israélien a été tué dans une explosion. Si cette information est confirmée Israël refuse généralement de communiquer tant que les familles des victimes ne sont pas prévenues il s'agirait du premier soldat ou civil israélien tué depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, le 18 janvier.
D'après al-Arabiya, l'explosion a été provoquée par une charge placée près du territoire palestinien, dirigé par le Hamas. Trois militaires auraient également été blessés.

Sa concurrente al-Jezira a quant à elle indiqué qu'un groupe de soldats israéliens postés près de la frontière avaient été la cible d'un tir d'obus. Al-Jezira a parlé d'un seul soldat mort sans faire état de blessés.
Quant aux sources sécuritaires israéliennes, elles se sont bornées à faire état de l'explosion d'une charge au passage d'une patrouille israélienne près du point de passage de Kissoufim, dans le sud de la bande de Gaza.



Accrochage dans le sud de la bande de Gaza


Des témoins palestiniens à Khan Younès ont indiqué qu'une explosion s'était produite dans ce secteur de Kissoufim, suivie d'un accrochage entre des soldats israéliens et des combattants palestiniens.
Des chars israéliens ont ensuite ouvert le feu en direction des terres palestiniennes avant de procéder à une opération de ratissage. Selon une source médicale palestinienne, un Palestinien de 24 ans est mort sous ces tirs.
Il s'agit du premier incident du genre depuis le 18 janvier.

Des tractations sont en cours entre Israël et le Hamas sous les auspices de l'Egypte en vue d'une trêve consolidant un cessez-le-feu.
Tous les soldats israéliens se sont retirés le 21 janvier du territoire palestinien après 22 jours de bombardements et de combats qui ont fait plus de 1.300 morts palestiniens. Du côté israélien, dix militaires et trois civils sont morts pendant la guerre.

L'opération israélienne «Plomb durci» (Voir notre dossier spécial) avait été lancée par Israël contre le Hamas pour faire cesser les tirs de roquettes à partir de la bande de Gaza contre le sud de son territoire.

LANOUVELLEDIPLOMATIE
AMERICAINE
ENMOUVEMENT
Source : lenouvelobs.com en ligne le 27 janvier



Obama a appelé Sarkozy,
Merkel et Medvedev




3 réactions


L'entretien "chaleureux" entre le chef de l'Etat français et son homologue américain, le premier depuis l'investiture de Barack Obama, a eu lieu "à l'initiative du président américain".


Le président américain Barack Obama a téléphoné, lundi 26 janvier, à ses homologues russe et français Dimitri Medvedev et Nicolas Sarkozy ainsi qu'à la chancelière allemande Angela Merkel, a indiqué son porte-parole Robert Gibbs.Robert Gibbs, qui s'exprimait devant la presse, n'a pas précisé dans un premier temps la teneur des entretiens de Barack Obama avec ces dirigeants étrangers.Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont abordé une série de "grands sujets à l'agenda international".Cet entretien "chaleureux", le premier depuis l'investiture de Barack Obama, a eu lieu "à l'initiative du président américain" et a duré une demi-heure, selon un communiqué de la présidence française.Les deux hommes ont notamment évoqué la crise économique, "sujet prioritaire sur lequel (ils) sont convenus de la nécessité d'agir de façon résolue et de travailler ensemble étroitement dans la perspective du prochain sommet du G20 de Londres".


"Mesures courageuses"

Nicolas Sarkozy a salué "les mesures courageuses" du nouveau président américain, notamment l'annonce de la fermeture du camp de détention de Guantanamo, soulignant que "la France serait disponible pour aider les Etats-Unis à les mettre en œuvre".Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait déclaré vendredi souhaiter que la France puisse accueillir "au cas par cas" d'anciens détenus de la prison de Guantanamo.Concernant le Proche-Orient, Barack Obama "a salué (lors de l'entretien téléphonique) l'action déterminée de la France à l'occasion de la crise à Gaza". Son émissaire pour la région, George Mitchell doit se rendre à Paris à l'occasion d'une prochaine tournée - lundi selon des sources américaines - et Nicolas Sarkozy "le recevra à cette occasion", selon l'Elysée.Concernant l'Afghanistan, Nicolas Sarkozy "a salué la volonté du président Obama de définir avec ses alliés une nouvelle stratégie globale, à la fois militaire, économique et politique, en l'assurant que la France resterait solidaire de ses alliés".


"Etroite coopération internationale" avec Merkel

Enfin, les deux chefs d'Etat ont souhaité faire du sommet de l'Otan en avril "un grand succès pour l'alliance transatlantique".Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont eu pour leur part un entretien "approfondi et amical (...) axé sur la crise économique et financière", ont indiqué les autorités allemandes dans un communiqué."Les deux dirigeants se sont accordés sur le fait qu'une étroite coopération internationale, notamment lors du sommet du G20 à Londres le 2 avril, était cruciale pour surmonter la crise", selon le communiqué.Leurs discussions ont également porté sur le prochain sommet de l'Otan en avril à Strasbourg et Kehl, sur l'Afghanistan, le Proche-Orient et le changement climatique.


"Occasion unique"

Concernant l'entretien de Barack Obama et du président russe, il s'agissait a priori de la première conversation en particulier entre Dimitri Medvedev et le nouveau président américain depuis que celui-ci a pris la succession de George W. Bush dans une période de crispations entre les deux puissances.Les deux présidents se sont mis d'accord sur l'importance de mettre fin à la "dérive" des relations entre les deux pays et sur la nécessité de discuter des défis communs, a indiqué Robert Gibbs."Les présidents sont tombés d'accord sur le fait, qu'en tant que nouveaux dirigeants issus d'une génération post-Guerre froide, ils avaient une occasion unique d'établir un type de relations fondamentalement différentes entre nos deux pays", a-t-il ajouté.

lundi, janvier 26, 2009

GAZA,
ETAPRES?
Source : lefigaro.fr en ligne le 26 janvier


Souleiman, l'homme qui sait parler
à Israël et au Hamas


Georges Malbrunot


La longévité d'Omar Souleiman à la tête du contre-espionnage égyptien lui a permis de bâtir un des meilleurs réseaux d'agents dans le monde arabo-musulman. Crédits photo : AP
Habitué des missions spéciales, le chef des services de renseignements égyptiens cherche à arracher un cessez-le-feu durable entre l'État hébreu et les islamistes palestiniens.

Il est «le prince de l'ombre». L'œil et les oreilles du président Hosni Moubarak. Celui auquel le journaliste doit impérativement faxer son entretien avec le raïs pour qu'il vérifie qu'aucune allusion n'ait été faite à sa bête noire intégriste, les Frères musulmans. «Ses cheveux tirés en arrière, son maintien très droit, et son élégance raffinée qui cache une certaine cruauté me font penser à l'acteur qui joue aux côtés de Leonardo DiCaprio le rôle du chef d'un service arabe dans le film Mensonges d'État», note un de ses anciens interlocuteurs à la DGSE, qui se dit volontiers «fasciné» par l'homme.

Depuis plus de trois semaines, de son bureau d'Héliopolis, aux portes du Caire, Omar Souleiman tente de nouer les fils d'un impossible dialogue entre les ennemis, israéliens d'un côté, et islamistes palestiniens du Hamas, de l'autre, qui se sont affrontés dans la bande de Gaza. Deux ennemis qui ne se parlent que par l'entremise du maître espion égyptien. Début janvier, il n'a pas réussi à imposer un cessez-le-feu concerté, mais il n'a pas renoncé, pour autant. L'homme sait qu'en Orient «la patience est belle», comme le dit le proverbe. Les armes s'étant tues, Souleiman a repris sa médiation entre le négociateur israélien, Amos Gilad, et des représentants du principal parti islamiste palestinien. Objectif : ciseler les contours d'une trêve, la plus longue possible, et trouver les moyens de freiner la contrebande à destination de la bande de Gaza - via l'Égypte - un dossier particulièrement sensible au Caire, qui a sa part de responsabilité dans ces

Si Omar Souleiman est accepté par les deux parties, c'est d'abord en raison de sa double casquette : homme du renseignement réputé, mais aussi conseiller politique écouté, et pas seulement en Égypte. «Il est de loin le plus performant de tous les chefs de services de renseignements arabes», relève le général Philippe Rondot, qui les connaît tous. «Un grand travailleur, à la fois redouté et admiré dans son service, qui séduit par son esprit d'ouverture», ajoute le Gal Rondot.
Sa naissance à Qena dans la Haute-Égypte en 1934 lui donne ce teint basané qui rappelle celui d'Anouar el-Sadate. Le jeune militaire participera à deux guerres contre Israël, celle des Six jours en 1967, puis au conflit du Kippour en 1973, qui faillit prendre de court l'État hébreu. « Quarante ans après, il peste encore quand il raconte des anecdotes sur les conseillers militaires russes qui ne voulaient surtout pas risquer leur vie pour défendre l'Égypte», se souvient un diplomate de son pays. Si le jeune Souleiman a été formé dans l'ex-URSS communiste, plus tard, son camp sera clairement celui de l'Occident. «Il est revenu farouchement anticommuniste de Moscou» , se rappelle un de ses vieux compagnons d'armes.

Dans les années 1980, Souleiman troque le kaki pour les costumes rayés, d'abord comme patron des renseignements militaires, puis à partir de 1993, comme chef de la toute puissante police secrète du régime égyptien. Avec ce serviteur de l'État à leur tête, les services rentrent dans le rang : finis les coups tordus, comme dans les années 1960 où les agents de Nasser complotaient dans son dos.
Le 21 juin 1995, il sauve la vie à Moubarak, en lui conseillant de faire acheminer une Mercedes blindée pour son déplacement le lendemain à Addis-Abeba, à un sommet panafricain. En embuscade, des terroristes islamistes, venus du Soudan, tirent sur le véhicule. Le chauffeur est tué sur le coup, mais le raïs s'en sort indemne. Souleiman sollicitera les services français qui convaincront Khartoum de lui livrer les assaillants. Juste renvoi d'ascenseur : quatre ans plus tôt, c'est grâce à lui que Paris avait arraché la libération d'otages retenus par le terroriste Abou Nidal en Libye. «Souleiman nous a également beaucoup aidés dans l'attentat libyen contre le DC 10 d'UTA, et l'islamisme radical en Algérie», ajoute un expert français.

Souleiman a un atout précieux : sa longévité à la tête du contre-espionnage égyptien lui a permis de bâtir un des meilleurs réseaux d'agents dans le monde arabo-musulman. Ses limiers sont à Gaza, alors que la plupart des services occidentaux ou arabes ont déserté le territoire. Ils sont également présents dans le Golfe, ou en Irak, alors que les diplomates égyptiens ne peuvent s'y rendre, après la chute de Saddam Hussein en 2003. Mais ses longues mains plongent encore au Pakistan, où Souleiman traque le numéro 2 d'al-Qaida, son compatriote Ayman Zawahiri, qui a juré la perte du Caire, «allié de l'Occident impie».

Car son «sens aigu des intérêts de l'Égypte» lui fait partager les mêmes ennemis que ses homologues occidentaux : l'Iran nucléaire et la pénétration chiite dans les sociétés arabes sunnites ; les filières des Frères musulmans à travers le monde ; et bien sûr la mouvance al-Qaida, avec de nombreux Égyptiens dans ses rangs, qui a déjà frappé dans le Sinaï. Une liste noire à laquelle Souleiman ajoute volontiers la Syrie et le Qatar, pays dont le «double jeu» l'agace.

Jusqu'en 2000, personne, sur les bords du Nil, ne savait qu'il dirigeait les services égyptiens. Comme pendant longtemps chez son ancien ennemi israélien, l'identité du titulaire du poste était tenue secrète. Mais en juin aux obsèques du président syrien Hafez el-Assad, Moubarak le propulse sur le devant de la scène. Avant de lui confier, quelques mois plus tard, la gestion du dossier israélo-palestinien, dans l'impasse pour cause de deuxième Intifada. Sans en avoir le titre, Souleiman devient alors conseiller politique du raïs. Tel Aviv-Ramallah-Gaza : Souleiman multiplie les navettes auprès d'Ariel Sharon et de Yasser Arafat, qui se livrent une ultime bataille. Objectif : arracher, déjà, une trêve aux belligérants. Il y parviendra en 2001, en 2003 puis en 2005. Mais en 2006, il échouera à faire libérer le soldat israélien, Gilad Shalit, prisonnier du Hamas - un autre dossier dont il a la charge. Tout comme il échouera à réconcilier l'Autorité palestinienne et le Hamas, après que les islamistes ont évincé par la force leurs rivaux nationalistes de la bande de Gaza en juin 2007.

Depuis, personne ou presque en Occident ne voulant parler au Hamas, Souleiman voit son rôle d'incontournable médiateur renforcé.
Crédible, donc respecté de tous. Y compris du Hamas. Pourtant, «Souleiman est un libéral qui affiche des positions ouvertement anti-islamistes», affirme le diplomate égyptien. Mais tous ses interlocuteurs le reconnaissent : «il parle clairement, il est très structuré, et avec lui, on n'a pas l'impression de perdre son temps», raconte l'un d'entre eux.

Ces dernières années, Hosni Moubarak l'envoya en mission secrète en Libye, au Maroc, en Arabie saoudite ou en Israël. Pour s'entretenir, non pas avec ses homologues des services de sécurité, mais avec les dirigeants de ces pays. Si Omar Souleiman est devenu le vrai numéro deux du régime, «son atout, poursuit le diplomate, c'est de n'avoir jamais donné l'impression qu'il voulait faire de la politique» , même si la presse internationale a parlé de lui, à un moment, pour succéder au président Moubarak. Bref, un homme de l'ombre qui sait ne pas faire d'ombre à son chef.

LESELECTIONS
LEGISLATIVES
ENISRAËL
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 26 janvier


Sept proches d’Avigdor Lieberman
interrogés par la police


Sept proches du président du parti Israël Béteinou, Avigdor Lieberman, dont sa fille Mikhal et son avocat, Me Yoav Méni, ont été interrogés hier par la police dans le cadre de l’enquête judiciaire menée contre M. Lieberman. Trois des suspects, dont Me Méni, ont été placés en détention provisoire tandis que les quatre autres ont été assignés à résidence et devraient subir un nouvel interrogatoire aujourd’hui. Avigdor Lieberman pourrait lui aussi être entendu par la police dans les prochains jours.
Selon le Haaretz, Avigdor Lieberman est soupçonné d’avoir, à l’époque où il était ministre, continué à percevoir des fonds par l’intermédiaire d’une société dirigée par sa fille. Ainsi, écrit le journal, de 2004 à 2007, la société a perçu 11 millions de shekels (2,16 millions d’euros) en provenance de l’étranger pour des services de « conseil en entreprise », Lieberman percevant un salaire de 2,5 millions de shekels (490 000 euros). Il est accusé notamment de blanchiment de fonds, de malversations et d’abus de confiance.

Lors d’un meeting électoral hier soir, le président d’Israël Béteinou s’est dit « rassuré » de voir que la « tradition » qui veut qu’une enquête soit ouverte contre lui à la veille d’élections est respectée. Il a rappelé qu’en 1999, à deux semaines des législatives, il avait fait l’objet d’une enquête pour fraude fiscale et que contrairement aux sondages qui prévoyaient qu’il ne franchirait pas le seuil minimal pour entrer à la Knesset, le parti avait obtenu quatre sièges. « Aujourd’hui nous avons eu une nouvelle fois la preuve que nous sommes sur la bonne voie », a déclaré Avigdor Lieberman.

La police dément quant à elle que l’arrestation des proches de M. Lieberman, peu de temps avant les élections, et alors qu’Israël Béteinou est crédité de 14 à 16 sièges selon les sondages, soit le fruit de considérations politiques et affirme que de nouveaux éléments ont été recueillis récemment.
Le Maariv note que les enquêtes dont il fait l’objet pourraient empêcher Avigdor Lieberman de détenir, au sein du futur gouvernement, des portefeuilles tels que la Justice, la Sécurité intérieure ou les Finances.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lemonde.fr en ligne le 26 janvier


Proche-Orient :
Paris pousse l'Europe à avoir une attitude
plus souple avec le Hamas


Louis Michel exclut de dialoguer avec le Hamas

Le commissaire européen au développement, Louis Michel, a exclu, lundi 26 janvier, lors d'une visite à Gaza, tout dialogue entre l'Union européenne et le Hamas. "Le Hamas est un mouvement terroriste. Il a raté une opportunité d'être un interlocuteur de la communauté internationale et il a été ce faisant indiscutablement un élément de la division du peuple palestinien", a déclaré M. Michel à la presse à Gaza. "On ne peut pas discuter avec un mouvement terroriste qui utilise le terrorisme comme moyen. Nous ne pouvons accepter que la manière dont le Hamas se comporte soit confondue avec de la résistance. Quand on tue des civils innocents, ce n'est pas de la résistance, c'est du terrorisme", a-t-il ajouté.

Alors que les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne (UE) devaient se réunir, lundi 26 janvier à Bruxelles, pour discuter d'un plan d'action européen pour le Proche-Orient, Paris s'est mis à plaider discrètement pour une forme d'ouverture en direction du mouvement islamiste. "Mais en prenant soin de ne pas affaiblir Mahmoud Abbas", le président de l'Autorité palestinienne, souligne-t-on côté français.

L'idée est de rompre avec l'ostracisme dans lequel le Hamas est tenu officiellement, et de l'inciter à adopter une attitude constructive qui permettrait un processus de réconciliation interpalestinienne, souhaité par les Européens.
Les Vingt-Sept devaient lancer, lundi, un appel à la formation d'un gouvernement palestinien "de consensus", qui aurait le soutien à la fois du Fatah et du Hamas, et pourrait servir d'interlocuteur à l'UE, à l'Egypte et à Israël.

Officiellement, l'ouverture d'un dialogue avec le Hamas, qui est placé sur la liste européenne des organisations terroristes, reste une question taboue au sein de l'UE. Celle-ci avait suspendu en 2006 ses versements financiers directs à l'Autorité palestinienne, après la victoire électorale du Hamas.
Aujourd'hui "beaucoup de capitales ne veulent pas répéter la politique d'isolement du Hamas menée après sa victoire électorale car elle a été jugée contre-productive", analyse un diplomate européen. Paris apparaît en pointe sur le sujet.
Un glissement a eu lieu dans le vocabulaire officiel français. Le Hamas est désormais qualifié d'"interlocuteur", terme employé par le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner. Le Quai d'Orsay met, en outre, l'accent, depuis plusieurs jours, sur l'une des trois conditions fixées au Hamas pour qu'un dialogue puisse s'enclencher : la renonciation à la violence. Celle-ci est décrite comme "l'élément fondamental".


SUJET POTENTIELLEMENT EXPLOSIF

Cependant un éventuel rapprochement avec le Hamas est un sujet potentiellement explosif entre les pays de l'UE. Les pays nordiques et d'Europe centrale s'y opposent, tandis que ceux de la bordure méditerranéenne, à l'exception notable de l'Italie, y seraient prêts.
Les Pays-Bas refusent toute inflexion. L'Allemagne, traditionnellement proche des positions d'Israël, est partagée. "Ce n'est sans doute pas le bon moment pour obtenir un consensus sur le sujet", remarque un diplomate scandinave. "Si le Hamas change, ce sera une opportunité. Mais si le Hamas vise la destruction d'Israël, il est difficile de le considérer comme un partenaire", commente le ministre tchèque des affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence du conseil européen.
Dimanche 25 janvier, lors d'un dîner organisé par les Européens à Bruxelles avec des représentants de l'Autorité palestinienne, de l'Egypte, de la Turquie et de la Jordanie, les Pays-Bas ont souligné que le Hamas devait remplir les conditions posées par l'UE et le Quartet (Etats-Unis, UE, ONU et Russie), avant toute initiative d'ouverture : outre la renonciation à la violence, l'acceptation des accords de paix passés, et la reconnaissance de l'Etat d'Israël.
Côté français, on estime cependant que si le Hamas acceptait "le processus de paix" cela équivaudrait à une forme de reconnaissance d'Israël. Du moins faudrait-il "faire preuve de créativité", en jouant sur les flous, dit un diplomate.
"Les Américains vont évoluer d'une position de soutien inconditionnel à Israël à une position de soutien fort, mais plus nuancé", commente-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. L'UE veut jouer sa carte dans ce contexte.
Dans un document commun, cinq pays (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne) ont suggéré un "plan d'action" en vue de la mise en place d'un cessez-le-feu durable dans la bande de Gaza. Ce "non-papier", qui devait être mis sur la table des discussions lundi, évoque, sans plus de précisions, "d'éventuelles mesures d'accompagnement" des Européens en vue de la mise en place d'un gouvernement palestinien "de consensus".

L'Europe est prête à déployer des observateurs aux points d'entrée de Gaza. Non seulement en reprenant la mission EUBAM (Mission européenne d'assistance à la frontière) de 2005 qui existait à Rafah, à la frontière égyptienne, mais en élargissant ce dispositif aux points de passage entre Gaza et Israël. Les Israéliens sont très réservés sur un tel élargissement.

Les Européens réfléchissent, en outre, à la manière dont ils pourraient contribuer concrètement à la lutte contre la contrebande et le trafic d'armes vers Gaza, un point sur lequel Israël insiste fortement. Cela se ferait, selon le "plan d'action", en coordination avec les Etats-Unis. Des discussions ont lieu sur un apport de technologie pour un dispositif sécuritaire à la frontière égypto-gazouie, et aussi sur un éventuel projet de surveillance maritime.
Celui-ci pourrait mobiliser des bateaux actuellement déployés au large du Liban, dans le cadre de participation européenne à la force FINUL. La France a pris les devants en annonçant vendredi l'envoi d'une frégate au large de Gaza.

Les Européens estiment que la réouverture des points de passage entre Gaza et Israël, pour acheminer toutes formes marchandises et pas seulement des vivres et des médicaments, serait également un argument contre la contrebande. Les responsables français rappellent enfin que l'UE est le principal bailleur de fonds de l'Autorité palestinienne, et que le Hamas a tout intérêt, s'il veut des aides à la reconstruction, à trouver un accord avec cette Autorité.
Intensifiant la diplomatie sur le dossier du Proche-Orient, l'UE et les Etats-Unis ont décidé de dépêcher lundi dans la région leurs émissaires respectifs, Javier Solana et George Mitchell.



Natalie Nougayrède
et Philippe Ricard (à Bruxelles)

GAZA,
ETAPRES?
Source : lexpress.fr via l'Agence Reuters
en ligne le 26 janvier



La Syrie cherche à tirer les marrons
du feu après Gaza



DAMAS - La Syrie cherche à tirer parti de l'incapacité d'Israël à se débarrasser du Hamas à Gaza pour renforcer sa main dans les pourparlers de paix avec l'Etat juif et entrer dans les bonnes grâces de la nouvelle administration américaine.


Le gouvernement syrien, qui n'est sorti que récemment de plusieurs années d'isolement sur la scène internationale, réclame désormais une place pour son allié islamiste palestinien dans le processus de paix au Moyen-Orient, comme le notent des diplomates en poste dans la région.
Mais la Syrie devra amener son protégé palestinien à faire des concessions allant dans le sens de ce qu'exige la communauté internationale si elle veut renforcer sa position diplomatique alors qu'elle fait l'objet de deux enquêtes des Nations unies concernant son rôle au Liban et ses activités nucléaires.
"Sa vive résistance à Gaza a prouvé que le Hamas est une force politique avec laquelle il faut compter. Il y a une nouvelle réalité régionale et un nombre croissant de pays en conviennent. Il en est ainsi de la Turquie, qui est un acteur important", fait valoir un responsable syrien.
Durant les 22 jours d'offensive israélienne à Gaza, la Turquie s'est montrée active auprès du Hamas, dont la direction en exil est basée à Damas. Le Hamas a répondu à la trêve unilatérale d'Israël après des tractations intenses avec des responsables turcs à Damas et égyptiens au Caire.

Le mouvement islamiste a tenu la Syrie au courant, dit-on de source palestinienne, mais celle-ci n'a pas eu a faire pression sur le Hamas. Sa position sur la nécessité de mettre fin à l'agression et de lever le blocus de Gaza était en totale osmose avec celle du Hamas."
Mais "le Hamas s'est senti épuisé et a reconnu que les Palestiniens de Gaza avaient besoin d'un répit."


ESPOIR SYRIENS DE DÉGEL AVEC WASHINGTON

De source diplomatique, on confirme que la Syrie s'est efforcée d'éviter d'exercer des pressions sur le Hamas du fait qu'il jouait sa survie à Gaza. Mais il est notoire que, dans le passé, Damas a fait jouer son influence sur le mouvement.
La crise de Gaza a augmenté en Occident le camp de ceux qui préconisent d'insérer le Hamas dans le jeu diplomatique, bien qu'il refuse de renoncer à la violence et reconnaître Israël comme le lui demande le "quartet" des médiateurs - Etats-Unis, Union européenne, Onu et Russie.
Ainsi, la France, qui a joué un rôle aux côtés de l'Egypte pour mettre fin aux combats à Gaza, a laissé entendre que le renoncement à la violence de la part du Hamas prenait le pas sur sa reconnaissance d'Israël et serait interprété comme un geste significatif.
Si la communauté internationale choisissait de s'aventurer dans un dialogue avec le Hamas plutôt que de continuer à l'ignorer superbement, la Syrie pense avoir un rôle à jouer pour encourager une telle évolution.
La Syrie escompte aussi un dégel de ses relations avec Washington, estimant le président Barack Obama plus à même de faciliter les négociations syro-israéliennes sur la restitution du Golan que son prédécesseur George Bush, qui tenait Damas en quarantaine.
Les pourparlers indirects entre Israël et la Syrie via la Turquie ont été suspendus à l'initiative de Damas lorsqu'a éclaté la crise de Gaza, la Turquie elle-même estimant qu'ils ne pouvaient se poursuivre alors que la violence se déchaînait sur le territoire palestinien.


DAMAS DOIT FAIRE PRESSION SUR LE HAMAS

Pour l'analyste Joshua Landis, qui anime le site internet Syria Comment, "la Syrie bénéficie d'une prise de conscience plus aiguë de la communauté internationale que la solution du conflit israélo-arabe commande un règlement plus large au Moyen-Orient".
Barack Obama devra se tourner vers la Syrie s'il veut atténuer les tensions régionales et réduire la montée du radicalisme, estime-t-il, bien que le nouvel émissaire américain au Proche-Orient, l'ancien sénateur George Mitchell, évitera Damas lors de sa première mission dans la région, cette semaine.

De récents propos du président syrien Bachar al Assad, qui avait, en pleine crise de Gaza, proclamé morte l'initiative de paix de la Ligue arabe, proposant la paix à Israël en échange de son retrait de tous les territoires arabes occupées en 1967, sont mal passés à Washington.
Déjà, la Syrie est mise en cause par les Nations unies dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanaise Rafic Hariri, dont les auteurs doivent être jugés en mars, et par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) pour son insuffisante coopération concernant ses activités nucléaires.

"Si la guerre à Gaza a entamé le crédit de ses rivaux, la Syrie ne peut continuer à s'en tirer en jouant la carte de la fermeté tout en recherchant la paix avec Israël", estiment les diplomates.
"A un moment donné, Damas devra montrer qu'il peut prendre ses distances avec l'Iran et obtenir du Hamas ce qu'on lui demande", dit l'un d'eux. "Le Hamas n'en a pas fait assez. Il doit montrer qu'il peut offrir quelque chose de neuf à Gaza. La Syrie aussi doit montrer qu'elle est prête à faire pression sur lui", estime un autre.



Version française
Marc Delteil

ELECTIONS
LEGISLATIVES
ENISRAËL
Source : la newsletter du CRIF diffusée le 26 janvier



Netanyahu n’autorisera pas les implantations


Un gouvernement israélien dirigé par le Likud n’autoriserait pas de nouvelles implantations dans les territoires, mais uniquement le développement naturel des terres et des populations déjà présentes. C’est ce que, selon Haaretz du lundi 26 janvier 2009, Benjamin Netanyahu aurait déclaré à Tony Blair, dans l’objectif de rassurer la communauté internationale, avant l’arrivée, cette semaine, de George Mitchell, le nouvel émissaire américain au Proche-Orient.

« Je n’ai pas l’intention d’augmenter le nombre d’implantations israéliennes actuelles, mais je devrais répondre aux besoins de l’augmentation naturelle des populations », a-t-il déclaré.
Le leader politique, grand favori aux prochaines élections législatives du 10 février 2009, a, par ailleurs, insisté sur ses intentions d’activer les négociations avec les Palestiniens et de stimuler le développement économique du pays. « Toute stagnation est mauvaise. J’ai le projet d’intensifier les pourparlers », a affirmé Benjamin Netanyahu, qui devrait rencontrer George Mitchell, mercredi 28 janvier, avec le premier ministre Ehud Olmert, la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, et le ministre de la défense Ehud Barak.

LESAPPELDEFONDS
POURGAZA
ETLESMEDIAS
Source : dépêche AFP diffusée le 26 janvier



Après la BBC, Sky News refuse de diffuser
un appel de fonds pour Gaza




LONDRES(AFP) (AFP) — La chaîne privée britannique Sky News a annoncé lundi qu'elle refusait de diffuser un appel de fonds pour les victimes du conflit à Gaza, tout comme la BBC qui a de nouveau défendu sa décision à l'origine d'un tollé au Royaume-Uni.
Comme la radio-télévision publique, Sky News a dit craindre que la diffusion sur ses antennes de l'appel du Comité d'urgence pour les catastrophes, qui regroupe plusieurs ONG dont la Croix rouge britannique ou Oxfam, ne nuise à son image d'impartialité.
"Le conflit à Gaza constitue l'un des sujets les plus difficiles et les plus disputés qu'un média ait à couvrir", a expliqué le patron de la chaîne privée. "Notre engagement en tant que journaliste est de couvrir tous les aspects de ce sujet avec une objectivité intransigeante".

Le rédacteur-en-chef "étranger" de Sky News, Adrian Wells, a pour sa part souligné qu'"en tant que chaîne internationale, nous devons nous concentrer sur notre rôle principal, qui est de couvrir un sujet et pas d'en devenir acteur".
Cette polémique intervient alors que la BBC a été critiquée par les organisations pro-palestiniennes britanniques pour sa couverture du conflit à Gaza, qu'elles jugent trop favorable à Israël.

Les trois chaînes terrestres britanniques, ITV, Channel 4 et Five, ont quand à elles accepté de diffuser l'appel du Comité d'urgence pour les catastrophes.
Dimanche, le chef de l'Eglise anglicane Rowan Williams et une cinquantaine de députés avaient appelé la BBC à revenir sur sa décision, qui a provoqué les protestations de plus de 10.000 auditeurs et téléspectateurs.
Lundi matin, le directeur général de la BBC Mark Thompson a une nouvelle fois justifié cette décision au nom de la nécessaire "impartialité" de la chaîne dans ce conflit.
"Nous voulons couvrir l'aspect humanitaire de cette histoire (...) dans nos programmes d'information où nous pouvons le remettre dans son contexte, ce qui nous permet de le faire d'une façon soigneusement équilibrée et objective", a-t-il ajouté.

GAZA
ETSESCONSEQUENCE
ENFRANCE



De la manipulation de l’information
pour en faire une intox :
annulation du Salon du Tourisme Israélien
à Paris


Nous ne nous permettrons pas de donner de leçons à quiconque, mais simplement d’attirer leur attention sur des pratiques douteuses, comme de faux SMS ou mails qui pullulent
De la manipulation de l’information pour en faire une intox. Comme la plupart d’entre vous, j’ai reçu des mails annonçant l’annulation du Salon du Tourisme en Israël prévu à Paris.

L’Hôtel Intercontinental, par antisémitisme, aurait donc empêché la tenue de ce salon ouvert aux professionnels du Tourisme et aux associations. Le communiqué d’annulation qui circule est la reprise d’une information du CAPJPO – EuroPalestine qui avait présenté Dieudonné sur ses listes aux Européennes. Sur le site de cette association, évidemment, c’est l’apologie du Hamas, de « l’activisme » Palestinien et l’antisionisme qui dominent. Voici donc l’origine du communiqué repris par nombre de mails, dont le texte ici est en Français, Anglais et Arabe : http://www.europalestine.com/spip.php?article3624

Dans le mail que nous sommes beaucoup à avoir reçu, l’émetteur appelait au boycott de l’Hôtel qui avait manifesté un antisémitisme évident. Par essence, sur le site de Connec’Sion, nous ne publions que des textes de source fiable et sûre, le CAPJPO ne rentre pas dans ces critères, encore moins qu’un mail anonyme. Nous avons contacté nos amis de l’Office Israélien de Tourisme, qui nous avaient d’ailleurs gentiment invités à ce salon. Ils nous ont donné leur version qui est donc celle de l’organisation ayant organisé et annulé le salon du 15 Janvier. Voici sa réponse écrite, diffusée avant le report du salon :

Cher Bernard, Suite à notre entretien téléphonique de ce jour, vous trouverez ci-après le texte que nous avons communiqué concernant le report du STIFE : « Chère Madame, Cher Monsieur, Dans les circonstances actuelles, nous regrettons de vous informer du report de l’événement « STIFE 2009 » - Salon du Tourisme Israélien en France (initialement prévu ce jeudi 15 janvier) à une date prochaine dont nous vous informerons dès que possible. En vous remerciant de l’intérêt que vous portez à notre destination, et avec un chaleureux Shalom, Bien cordialement, La Direction, Office National Israélien de Tourisme – Paris »

L’Office de Tourisme a en effet reporté le salon à un moment plus propice, mais dans les mêmes lieux, avec l’accord et le soutien de l’Hôtel. Il est vrai qu’avec les roquettes et Grad, personne n’aurait promu le tourisme à Ashkelon en ce moment en dehors de la Communauté. L’objectif de l’Office est évidemment de faire venir le plus de touristes en Israël, comme en 2008 où il y a eu + 8% par rapport à 2007 en provenance de la France.

Nous avons donc eu la version de l’Hôtel, qui diffère totalement d’un appel au boycott : Monsieur, Merci mille fois de nous avoir signalé les articles ci-dessous. Comme vous vous en doutez, il ne nous appartient pas de commenter ni de communiquer publiquement sur les détails de l'organisation d'une manifestation privée réservée chez nous. Je suis toutefois en mesure de vous certifier en effet, comme vous l'avez bien compris, que l'organisation de ce Salon a été reportée avec l'accord de toutes les parties concernées, pour des raisons de sécurité bien compréhensibles. En effet, il s'est avéré quelques jours avant la manifestation prévue que la sécurité de l'hôtel, de ses clients - et notamment bien entendu au premier chef des organisateurs et participants à ce Salon - de même que du quartier ne pouvait être garantie par les services de police, alors-même que plusieurs manifestations d'importance avaient été programmées ce jour-là suite notamment aux appels lancés par certains sites. Il n'y a bien entendu aucune prise de position à cet égard, mais une simple décision de bon sens, prise en bonne intelligence par toutes les parties prenantes, suite aux recommandations des responsables de la sécurité de l'Ambassade d'Israël et de la Préfecture de police de Paris.
Merci mille fois encore de votre courriel. Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma sincère considération.
Philippe Brunet
Responsable de la communication
Director of Communications
INTERCONTINENTAL PARIS LE GRAND

Nous avons pris le risque de ne pas rediffuser cet appel au boycott et de nous mettre à dos nombre de nos contacts. On nous a traité de frileux, d’ennemis du Peuple Juif, etc. ce dont nous nous moquons totalement. Nous répétons, comme lors des grands évènements des dernières années, que nous nous devons d’être vigilants et attentifs à tout acte antisémite. Mais nous ne devons pas en voir là où il n’y en a pas car nous devons être totalement crédibles, ce qui nous oblige à vérifier certaines informations. En effet, la reprise d’informations fausses diffusées par des membres de la communauté a un effet boomerang encore plus nuisible que l’alerte donnée par les mêmes. On se rappellera hélas les fausses agressions du RER D ou autres. En conclusion, nous ne nous permettrons pas de donner de leçons à quiconque, mais simplement d’attirer leur attention sur des pratiques douteuses, comme de faux SMS ou mails qui pullulent. Par ailleurs, nous aimerions que tous les journalistes appliquent cette vérification des informations qui fait partie de leurs règles de déontologie.



Bernard Musicant et Denis Ktorza
co-Présidents de Connec'Sion

GAZA,
ETAPRES?
Source : lenouvelobs.com en ligne le 26 janvier



Le Hamas a "une responsabilité écrasante"


13 réactions


Le Commissaire européen à l'aide humanitaire affirme que le Hamas a une "responsabilité écrasante" dans la guerre dans la bande de Gaza et critique "un mouvement terroriste qu'il faut dénoncer comme tel".


En visite à Jabaliya dans la bande de Gaza, le commissaire européen à l'aide humanitaire, Louis Michel, a affirmé lundi 26 janvier que le Hamas avait une "responsabilité écrasante" dans la guerre qui a ravagé le territoire palestinien, parlant d'un "mouvement terroriste qu'il faut dénoncer comme tel". "Si on veut que l'UE puisse relancer un dialogue politique un peu minimal avec des chances d'apaisement et des chances d'aller vers la paix, il faut aussi que le Hamas accepte les deux petites conditions qu'on a formulées: un le droit à l'existence d'Israël et deux qu'il abandonne la lutte armée, la dimension terroriste de sa démarche", a-t-il ajouté.

"Pour l'opinion publique (européenne), il y a un ras-le-bol de voir que nous payons à plusieurs reprises, soit à la Commission, soit les Etats membres, soit les grands donateurs, pour des infrastructures qui seront systématiquement détruites", a encore dit Louis Michel, qui s'illustre d'habitude par des critiques fermes envers la politique israélienne. L'Union européenne est le principal donateur de l'Autorité palestinienne.Une nouvelle aide de 60 millions d'eurosLouis Michel a annoncé en marge de sa visite l'octroi d'une nouvelle aide européenne de 60 millions d'euros aux Palestiniens."C'est assez abominable, c'est indescriptible. Ca va bien au-delà de ce que j'imaginais. Je me doutais bien que ce serait grave. Cela va être extrêmement difficile pour reconstruire et ça va coûter certainement énormément d'argent pour ramener les gens dans des conditions de vie décente", a affirmé le commissaire européen.


Rouvrir les points de passage

Il a appelé Israël a rouvrir d'une manière régulière les points de passage de la bande de Gaza pour permettre l'acheminement de l'aide et les matériaux nécessaires à la reconstruction."On essaye de mettre en œuvre toute une politique d'aide humanitaire. Il faut d'ailleurs un accès, et j'en parlerai avec les autorités israéliennes", a-t-il dit."Il faut vraiment que les accès soient totaux, et pas seulement des médicaments et de la nourriture, il faut aussi tous les biens qui permettent à une activité minimale de reprendre, que ce soit du fioul, des pièces de rechange, du ciment, tout ce qui permet de recréer un tout petit peu et petit à petit des conditions de réhabilitation minimales", a-t-il ajouté.


Respect du droit humanitaire

Il a souligné que depuis 2.000, l'Europe "a dépensé en Palestine 3 milliards d'euros" et "tous les ans nous dépensons de 600 à 700 millions d'euros"."On vient aujourd'hui de décider une tranche supplémentaire de 60 millions d'euros. On n'arrête pas de payer. Vous êtes parfaitement informés que de temps en temps on paye plusieurs fois la même infrastructure puisque elles sont régulièrement démolies", a-t-il encore dit.Louis Michel a accusé Israël à la mi-janvier de ne "pas respecter" le droit humanitaire international à Gaza en ne protégeant pas suffisamment les populations civiles lors de son offensive contre le Hamas.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lacroix.com via l'AFP en ligne le 26 janvier



Offensive à Gaza:
brochure ultra nationaliste du rabbinat militaire


Le rabbinat de l'armée israélienne a distribué aux soldats durant l'offensive "Plomb durci" une brochure appelant au nom de la Bible "à ne pas avoir pitié" des ennemis d'Israël, a révélé lundi une organisation de défense des droits de l'Homme en Israël.
"Avoir pitié envers un ennemi cruel revient à se montrer cruel envers nos justes soldats (...) Nous sommes en guerre contre des assassins. A la guerre comme à la guerre", est-il écrit dans la brochure.
Le texte cite longuement des déclarations d'une figure du nationalisme religieux et de la colonisation en Cisjordanie occupée, le rabbin Shlomo Aviner, opposé à tout compromis avec les Palestiniens.
"La Torah nous interdit de remettre un seul millimètre (de la Terre d'Israël) à des non-juifs, que ce soient par des enclaves, des zones autonomes ou d'autres concessions manifestant notre faiblesse nationale", souligne la brochure.

La brochure juge tout à fait légitime de "faire un parallèle entre les Palestiniens d'aujourd'hui et les Philistins de la Bible" contre lesquels le roi David avait combattu, affirmant dans les deux cas qu'Israël fait face à des "envahisseurs étrangers" qui n'ont aucun droit à la Terre promise.
L'association Yesh Din, "Il y a une loi" a réclamé la destitution du rabbin en chef des armées Avihaï Rontzki dans une lettre au ministre de la Défense Ehud Barak, dont l'AFP a reçu une copie.

Par ailleurs, le quotidien libéral Haaretz rapporte que des groupes d'extrême-droite ont distribué sans entrave des tracts "appelant les soldats à ne pas tenir compte de consignes (de retenue) et de d'exterminer l'ennemi".

FRERES
PARLESANG

Source : le site de la Fraternité des Judéo-Noirs
de France



Une transmission du savoir qui passe
par le sang...

Par Guershon Nduwa


Une transmission du savoir qui passe par le sang...
En quoi être le fils de ... ou l’oncle de ...donne une légitimité particulière fondant l’autorité du savoir sur un phénomène historique ?
Ca relève d’une vision de la transmission du savoir et des dons qui est pré-moyen-âgeux et moyen-âgeux. Cest-à-dire, une transmission qui passe par le sang !
Une transmission du savoir qui passe par le sang...


En quoi être le fils de ... ou l’oncle de ...donne une légitimité particulière fondant l’autorité du savoir sur un phénomène historique ?
Ca relève d’une vision de la transmission du savoir et des dons qui est prémoyenâgeux et moyenâgeux. Cest-à-dire, une transmission qui passe par le sang !
Mêmes les griots du grand Mandingue ne se sont jamais sentis autorisés à parler des faits et exploits de leur propre lignée ! Ils le savaient pourtant, depuis très longtemps, même s’ils ne l’ont pas théorisé.
C’est dire qu’il ne s’agit pas en l’occurrence de diffuser un savoir dont les noirs de France auraient besoin pour réfléchir sur leur propre situation. Les anglais auraient dit "on their own predicament" ; mais d’autre chose.


Que peut être donc l’objectif ou les objectifs
d’une telle opération ?

Rien de moderne dans cette affaire ! Mais plus pratiquement, comment voyez-vous, les conséquences de l’ascendance sur le plan social et des idées d’une telle vision dans ce pays ?
Pas seulement pour les noirs ? Étant entendu, que eux, les noirs seraient quoiqu’il en soit, ceux qui paieront le tribut le plus lourd !
Les Antillais peut être, et encore, pourraient se permettre de faire des acrobaties.
Mais les immigrés purs et durs comme moi, qu’allons-nous devenir, si l’on nous demandait de fonder ce que nous voudrions être en invoquant , ne serait-ce qu’un membre quelconque de nos familles, qui déjà, par le hasard de la vie se serait trouvé dans un rapport de filiation quelconque avec ce que nous souhaiterions être ? Et il y en a des masses, des immigrés comme moi !
Nous sommes donc exclus d’office par ce genre de règle de transmission du savoir et des dons qui voudrait que l’on ne puisse prétendre à quoi que ce soit qu’en étant capable d’invoquer un quelconque lien de filiation par le sang !

Vous direz qu’il y a bien des jobs pour lesquels qu’on pourrait faire prévaloir des filiations.
Dans ce cas, il suffirait d’organiser une cérémonie, type colloque au cours de laquelle, on procède à la transmission du savoir par la bénédiction.
La bénédiction, cest-à-dire, la légitimation n’aurait de sens que parce que des noirs s’y rendraient ou en entendraient parler. Parce que ce serait à leurs yeux, comme témoins pour ainsi dire, que cette bénédiction aurait un sens.
Les noirs de ce pays devraient donc assister, comme à la messe, à la bénédiction pour être les défenseurs de leur cause !
Décidemment, ils prendront toujours des noirs de ce pays pour des c...

dimanche, janvier 25, 2009

GAZA,
ETAPRES?
Source : dépêche AFP diffusée le 25 janvier


La Cour suprême israélienne
ordonne l'ouverture de la Bande de Gaza
aux journalistes étrangers


JERUSALEM — La Cour suprême israélienne a ordonné dimanche au gouvernement d'autoriser l'accès à la Bande de Gaza aux journalistes étrangers.
Saisie par l'Association de la presse étrangère (FPA), la Cour a estimé que le gouvernement israélien devait autoriser l'accès aux journalistes lorsque les points de passage sont eux-mêmes ouverts. Elle a expliqué baser son avis sur l'hypothèse que les points de passage ne seraient fermés "que dans les circonstances graves d'un danger concret".

La FPA avait saisi la Cour suprême au nom des journalistes basés en Israël et dans les Territoires palestiniens pour protester contre le refus du gouvernement israélien de laisser les journalistes étrangers pénétrer dans la Bande de Gaza pendant la récente offensive de Tsahal.
Les journalistes étrangers peuvent à nouveau se rendre dans la Bande de Gaza depuis que l'offensive israélienne a cessé.

SOMBRE
TABLEAUECONOMIQUE
POURISRAËL
Source : israelvalley.com en ligne le 25 janvier à 19h 43
sur Diasporablog à 20h 40



La Banque d'Israël publie
des prévisions alarmantes pour 2009


Par Jacques Bendelac

La Banque d’Israël tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué exceptionnel publié ce matin, la Banque centrale revoit à la baisse ses prévisions économiques pour 2009.
Dorénavant, la Banque centrale prévoit une baisse du PIB en 2009. Les principales prévisions corrigées pour 2009 sont les suivantes:

Taux de croissance: -0,2%
Taux de chômage: 7,6%
Consommation privée: +1,1%
Investissements: -5,9%
Déficit public: 4% du PIB
Dette publique: 82% du PIB


Pour les économistes de la Banque d’Israël, plusieurs facteurs justifient une correction à la baisse des prévisions de croissance: le ralentissement du commerce international; la facture de la guerre à Gaza, la baisse de la production industrielle au dernier trimestre de 2008, etc.

Malgré ces sombres perspectives, le communiqué de la Banque centrale se veut rassurant: la situation de l’économie israélienne reste meilleure que celle de la plupart des pays industrialisés. Et une lueur d’espoir apparaît dans deux indicateurs importants: l’excèdent chronique de la balance des paiements et un fort taux d’épargne privée des Israéliens.
La baisse de l’activité devrait se ressentir durant le premier semestre de 2009 pour se stabiliser au second semestre de l’année. Une reprise devrait s’amorcer dès le début de 2010.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 25 janvier à 19h 44
sur Diasporablog à 20h 33



Le Hamas propose une trêve d'un an à Israël


Une délégation du Hamas a proposé dimanche à Israël une trêve d'une année et l'ouverture des points de passage vers la Bande de Gaza, lors des pourparlers organisés au Caire.
Selon Ayman Taha, un des membres de la délégation du Mouvement de la résistance islamique, des responsables égyptiens ont informé le Hamas d'une proposition israélienne prévoyant une trêve d'une année et demie et une ouverture partielle des points de passage.
La délégation du Hamas a refusé cette offre et proposé à la place un cessez-le-feu d'un an qui doit maintenant être débattu avec la direction du mouvement à Damas, en Syrie, a indiqué Ayman Taha.
Des responsables du Hamas se trouvaient dimanche au Caire pour des entretiens avec le chef des renseignements égyptiens Omar Suleiman portant sur une trêve durable avec Israël, les points de passage et les efforts de reconstruction après le conflit dans la Bande de Gaza. AP

GAZA,
ETAPRES?
Source : dépêche AFP diffusée le 25 janvier



L'Egypte poursuit avec le Hamas
les discussions sur une trêve durable à Gaza


LE CAIRE (AFP) — L'Egypte a poursuivi sa médiation en vue d'une trêve durable à Gaza en discutant dimanche avec le Hamas des moyens d'éviter une nouvelle guerre, trois jours après avoir reçu un émissaire israélien.
Une semaine après la fin du conflit meurtrier entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, des représentants du mouvement islamiste palestinien se sont entretenus avec le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane des moyens de "consolider le cessez-le-feu et de parvenir à un accord de trêve" durable, a indiqué l'agence officielle Mena.
Les discussions ont également porté sur la manière de "mettre fin au blocus, d'ouvrir les points de passage et de reprendre le dialogue national palestinien", a précisé l'agence.
Rien n'a filtré de l'entretien, mais un porte-parole du Hamas à Damas a répété à l'AFP que le mouvement était prêt à observer une trêve "d'un an maximum", à condition que l'Etat hébreu mette fin au blocus.

La délégation du Hamas comprend Emad el-Alami et Mohammed Nasr, membres du bureau politique du Hamas en exil à Damas, ainsi que des représentants du mouvement à Gaza, Salah al-Bardawil et Jamal Abou Hachem, selon l'agence Mena.
Pendant le conflit, M. Souleimane, l'homme-clé des négociations, s'est entretenu séparément avec des responsables israéliens et du Hamas, afin de tenter d'appliquer un plan de sortie de crise proposé par le président Hosni Moubarak.

Jeudi, le général Souleimane a reçu pendant cinq heures le négociateur israélien Amos Gilad.
M. Gilad a déclaré samedi sur une chaîne israélienne que l'Egypte était "en mesure" de mettre fin à la contrebande d'armes de son territoire vers la bande de Gaza.
"La disposition de l'Egypte à oeuvrer contre la contrebande d'armes est sans précédent, a-t-il affirmé.
L'armée israélienne a lancé le 27 décembre l'opération "Plomb durci" contre le Hamas qui, en 22 jours, a fait plus de 1.300 morts palestiniens.
Israël avait fixé deux objectifs à l'offensive: l'arrêt des tirs de roquettes de Gaza sur son territoire et celui de la contrebande d'armes vers Gaza.
La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a prévenu qu'Israël se réservait le droit de frapper de nouveau les tunnels creusés sous les 14 km de la "ligne de Philadelphie".
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, se rendra en milieu de semaine prochaine à Washington afin de discuter de la mise en oeuvre d'un accord bilatéral de lutte contre la contrebande d'armes.

Israël a conclu avec les Etats-Unis un accord de lutte contre les filières d'acheminement, obtenant un engagement de quatre pays européens à faire de même.
La France a ainsi envoyé une frégate dans les eaux internationales au large de la bande de Gaza pour participer à la lutte contre la contrebande d'armes, en coopération avec l'Egypte et Israël.
Mais le représentant du Hamas à Beyrouth, Oussama Hamdane, a affirmé que son mouvement allait "continuer à acquérir des armes".
"Ni les porte-avions ni la surveillance aérienne et maritime ne peuvent nous empêcher de disposer d'armes ou d'introduire des armes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie", a dit M. Hamdane. "La résistance (contre Israël) doit continuer et doit vaincre et pour cela nous devons disposer d'armes, c'est un droit légitime", a-t-il ajouté.
L'Egypte entend aussi "réconcilier" le Hamas et le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Des dirigeants de factions palestiniennes, dont le Fatah, sont attendus cette semaine au Caire.

GAZA,
ETAPRES?
Source : franceinfo.com via l'AFP en ligne le 25 janvier
à 17h 21
sur Diasporablog à 18h



L'Egypte ferme le terminal de Rafah de crainte
de bombardements israéliens


AL-ARICH (Egypte), 25 jan 2009 (AFP) - L’Egypte a fermé dimanche le terminal de Rafah, à sa frontière avec la bande de Gaza, par crainte de nouveaux bombardements israéliens contre les tunnels de contrebande, a-t-on appris auprès des services de sécurité.
Les autorités égyptiennes "ont fait sortir les blessés palestiniens et les ambulances du terminal après des informations selon lesquelles il pourrait y avoir des bombardements israéliens sur le côté palestinien de la frontière", a affirmé à l’AFP un responsable de ces services sous le couvert de l’anonymat. L’un des principaux objectifs de l’opération israélienne "Plomb durci", qui a fait en 22 jours plus de 1.300 morts palestiniens, était de mettre fin à la contrebande d’armes entre le côté palestinien de Rafah et le Sinaï égyptien via les tunnels.

La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a prévenu qu’Israël se réservait le droit de frapper de nouveau les tunnels creusés sous les 14 km de la "ligne de Philadelphie", à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza. Les tunnels servent, selon Israël, à faire passer des armes vers Gaza, dont les roquettes tirées contre le sud de l’Etat hébreu, mais aussi de la nourriture et des médicaments pour contourner le blocus imposé par Israël au territoire palestinien depuis la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007.

samedi, janvier 24, 2009

PAUSE



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GAZA,
ETAPRES?
Source : lenouvelobs.com via l'Associated Press
en ligne le 24 janvier



George Mitchell attendu mercredi en Israël,
selon un responsable israélien


George Mitchell, l'envoyé spécial du président Barack Obama pour le Proche-Orient, est attendu mercredi en Israël pour des entretiens sur la relance des négociations de paix dans la région, a déclaré samedi un représentant du ministère israélien des Affaires étrangères.
Il a précisé sous couvert d'anonymat que l'ancien chef de la majorité démocrate au Sénat américain rencontrerait le Premier ministre israélien Ehoud Olmert et d'autres responsables, ainsi que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad en Cisjordanie.

La Maison Blanche et le département d'Etat n'ont pas confirmé ces information, mais des diplomates proches du dossier ont indiqué que George Mitchell se rendrait en Israël et en Cisjordanie et pourrait également s'arrêter en Egypte et en Jordanie au cours d'une tournée de huit à dix jours dans la région.

La nomination de George Mitchell au poste d'envoyé spécial pour le Proche-Orient a été annoncée jeudi par la nouvelle secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. AP

PAUSE


GAZA,
ETAPRES?
Source : lemonde.fr via l'Associated Press
en ligne le 24 janvier à 18h 56
sur Diasporablog à 19h 27


Le Hamas dit avoir repris
le contrôle de la Bande de Gaza


Depuis une semaine que la trêve est en vigueur sur la Bande de Gaza, mettant un terme à l'offensive israélienne, le Hamas a crié victoire et mis tout en oeuvre pour montrer qu'il n'a rien perdu de sa mainmise sur le territoire désormais dévasté.
Comme autrefois le Hezbollah après la guerre qui l'opposa à Israël au Liban, des membres barbus du Mouvement de la résistance islamique ont commencé vendredi à distribuer une aide financière, en espèces sonnantes et trébuchantes et en dollars, à ceux qui ont perdu leur maison dans les frappes israéliennes.

Le Hamas, dont les caisses seraient approvisionnées par l'Iran et des dons dans le monde musulman, s'est engagé à débloquer 52 millions de dollars (40 millions d'euros) pour reconstruire les vies brisées des Gazaouis. Cette aide d'urgence comprendra 1.300 dollars (1.001 euros) pour chaque décès dans une famille, 650 (500 euros) pour chaque blessé, 5.200 (4.004 euros) pour une maison détruite et 2.600 (2.002 euros) pour une maison endommagée.
"Nous avons le contrôle, et nous sommes vainqueurs", affirmait le député Hamas Mushir al-Masri en assistant cette semaine aux funérailles de quatre combattants du Hamas.
Mais les infrastructures du Mouvement ont été mises à mal: toutes les installations et casernes de ses forces de sécurité, ainsi que la plupart des bâtiments gouvernementaux. Israël dit avoir tué plus de 700 combattants, le Hamas parle lui de 280, des policiers pour la plupart. Et les deux principaux chefs gazaouis du Hamas, son homme fort Mahmoud Zahar et le Premier ministre Ismaïl Haniyeh n'ont toujours pas été revus en public.

Au-delà des pertes, le Hamas est confronté à un choix déterminant: continuer à combattre et aggraver les souffrances de la population, ou se modérer, en échange de l'ouverture des frontières et d'une stabilité relative.
Depuis 19 mois que le Mouvement a pris le contrôle du territoire par les armes, Gaza étouffait sous le blocus imposé par Israël et l'Egypte, et la guerre n'a fait qu'accentuer misère et pénuries.
Jeudi, près de Deir el-Balah, des centaines de personnes se pressaient sur la principale route nord-sud, la rumeur s'étant répandue que du gaz de cuisine allait être distribué. Hamad Abu Shamla, 24 ans, est reparti les mains vides, après avoir attendu sept heures. La famille de ce charpentier, au chômage à cause du blocus, n'a pas eu de gaz pour cuisiner depuis cinq mois, vivant principalement de pain et de conserves.

Selon les premières estimations, deux milliards de dollars sont nécessaires pour la reconstruction, mais la communauté internationale refuse pour l'instant de fournir des fonds directement au Hamas.
Et ce dernier repousse l'idée de constituer un gouvernement d'union nationale avec ses rivaux modérés du Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Il résiste aussi à ce que le Fatah ou des observateurs internationaux soient déployés pour empêcher l'entrée d'armes de contrebande dans le territoire.

Avant la guerre, les souffrances de la population étaient tempérées par la contrebande, via les centaines de tunnels reliant Gaza au reste du monde, en l'occurrence le territoire égyptien, et par où entraient argent, biens commerciaux.
Mais aussi, selon Israël, les armes, explosifs et roquettes utilisés par le Hamas contre le sud de l'Etat hébreu. Ces tunnels ont donc été bombardés en priorité.
Les responsables du Hamas disent aujourd'hui avoir besoin de frontières ouvertes pour reconstruire Gaza. Mais ils restent flous sur comment obtenir la levée du blocus tout en maintenant leurs exigences.
Et le Mouvement, qui au cours du conflit est apparu divisé entre sa direction en exil à Damas et les Gazaouis, prend un risque en gardant sa ligne dure: le soutien populaire actuel, alimenté par la colère face à Israël, pourrait s'éroder rapidement, les 1,4 million de Gazaouis étant à bout de ressources. Le blocus a déjà privé de travail des dizaines de milliers d'entre eux, la plupart des usines du territoire avaient fermé et l'approvisionnement en eau et électricité était déjà totalement erratique avant la guerre.

Shehadeh Shehadeh, 39 ans, chef pâtissier, a voté pour le Hamas en 2006, mais veut le voir aujourd'hui adopter une ligne plus pragmatique. Il ne peut plus faire nombre de ses gâteaux, faute d'ingrédients qu'il ne trouve qu'en Israël, et les vitres de son appartement ont toutes été brisées dans les attaques israéliennes.
Comme de nombreux Gazaouis, il veut qu'Hamas et Fatah se réconcilient, et que les points de passage soient rouverts. "Je veux que ça s'arrête, respirer un peu, vivre. Jusqu'à quand dirons-nous que nous voulons la résistance, que nous voulons la guerre?".

LEDIALOGUE
ENACTE
Source : le site cdo-lyon.cef.fr via le Progrès de Lyon
en ligne le 23 janvier



La bonne volonté pacifique
des « Bâtisseuses de paix »



L’association qui rassemble des femmes de trois religions a visité, hier ; la Grande synagogue de Lyon et la mosquée Othmane de Villeurbanne. Récit
Juifs et musulmans ont un point commun, parmi d’autres. Dans leurs lieux de culte respectifs, les femmes ont une place à l’écart, à l’étage. On le constate aussi bien dans la Grande synagogue de Lyon, construite voici cent quarante ans par l’architecte en chef de la municipalité, Abraham Hirsch, que dans la mosquée Othmane à Villeurbanne, inaugurée en 2005, qui toutes deux disposent de balcons réservés aux fidèles féminines.

C’est donc un savoureux paradoxe de voir des femmes chercher une place originale dans le dialogue entre les communautés religieuses. C’est tout l’objectif des « Bâtisseuses de paix », une association créée depuis un an, active depuis quelques mois, qui, malgré le nombre modeste de sa trentaine d’adhérents, tente de délivrer un message pacifique. Une goutte d’eau dans cette grande tourmente contemporaine qui prend toutefois un relief nouveau avec les tensions avivées par le conflit entre Israël et Palestine.

Régine Maire, chrétienne, déléguée épiscopale, Hakima Milati, musulmane, juriste de profession, France Palmer, juive, ancienne dirigeante d’entreprise : les trois responsables de l’association ont pris leur bâton de pèlerin hier, en organisant matin et après-midi les visites successives de la synagogue et de la mosquée, avec exposés réciproques des rites et principes religieux. Un tour par la cathédrale Saint-Jean est prévu le 1er février prochain.

La guerre ? « Il vaut mieux ne pas en parler », pense France Palmer. L’idée de l’association est de favoriser la connaissance mutuelle pour construire la paix. Ça tombe bien. Dans les textes, les religions prônent toutes l’amour du prochain. « L’amour de la paix doit l’emporter sur toutes les bourrasques » est venu dire le grand rabbin Richard Wertenschlag. « Le Coran nous incite à aller voir les autres porteurs de foi » a dit en écho Azzedine Gacci, président du conseil régional du culte musulman.

La présence de ces deux autorités lors de leur passage est un signe d’encouragement pour les « Bâtisseuses ».
Leur visite guidée permet d’apprendre une autre similitude entre juifs et musulmans. Selon les textes, Moïse, enfant hébreu promis à la mort, a été sauvé par une Égyptienne. Comme quoi, 3500 ans après, « il y a des actes de générosité qui traversent l’histoire », dit le grand rabbin. « Pour nous, l’histoire de Moïse, c’est Ismaël », poursuivra Azzedine Gacci. Un enfant sauvé, un signe d’espoir. Si l’intrinsèque pacifisme des religions gouvernait le monde, ça se saurait.
Les « Bâtisseuses de paix » continuent leur bonhomme de chemin en disant : « Lles femmes sont toujours en dialogue pour délivrer un message d’apaisement ».


Richard Schittly
Le Progrès, lundi 19 janvier 2009



Contact Association « Bâtisseuses de Paix » : 06 61 70 83 93 ou 06 13 34 46 39 ou 06 70 80 01 27.
Prochaine rencontre : visite de la cathédrale Saint Jean, Dimanche 1er février, 16h

GAZA,
ETAPRES,
Source : courrierinternational.com en ligne le 23 janvier



Les luttes intestines reprennent


"Les armes se sont à peine tues dans la bande de Gaza et l'armée israélienne a tout juste achevé son retrait de ce territoire que les Palestiniens ont repris leur guéguerre", constate le quotidien panarabe Al-Hayat. Ainsi les dirigeants du Fatah, le parti à la tête de l'Autorité palestinienne, et ceux du Hamas, qui contrôle toujours la bande de Gaza, se sont livrés à des échanges verbaux de plus en plus agressifs. "Le Hamas accuse le Fatah de corruption et Khaled Mechaal, son chef politique, en exil à Damas, accuse le parti au pouvoir de collaborer avec Israël contre la résistance. Le Fatah, de son côté, par la voix de Yasser Abed Rabbo, proche collaborateur du président Mahmoud Abbas, a déclaré le 22 janvier qu'il ne permettrait pas 'la création d'une entité séparatiste, quel que soit le prix à payer'.

Abed Rabbo s'en est violemment pris en particulier à Khaled Mechaal, l'accusant d'être l'artisan de ce 'projet séparatiste' et de poser des conditions entravant toute réconciliation entre son mouvement et le Fatah." "Dans l'immédiat, souligne Al-Hayat, il s'agit de trouver une solution pour désigner une entité à même de gérer l'aide humanitaire qui devrait secourir la population après vingt-deux jours de bombardements israéliens intensifs." "La reconstruction de Gaza ne devrait pas être un sujet de controverse consacrant la division entre Gaza et la Cisjordanie. Le Premier ministre Salam Fayyad a annoncé qu'il était prêt à démissionner et préconisé la formation d'un gouvernement d'union nationale pour superviser l'aide internationale."

GAZA,
ETAPRES?
Source : dépêche AFP en ligne le 23 janvier



La France dépêche une frégate
pour lutter contre le trafic d'armes



PARIS (AFP) — La France a décidé le déploiement "immédiat" de l'une de ses frégates dans les eaux internationales, au large de Gaza, pour participer à la lutte contre la contrebande d'armes, en "pleine coopération avec l'Egypte et Israël", a annoncé l'Elysée vendredi soir.
Ce déploiement, "demandé" par le président Nicolas Sarkozy à ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense Bernard Kouchner et Hervé Morin, participe "d'actions immédiates pour lutter contre la contrebande des armes vers Gaza", a souligné la présidence dans un communiqué.

L'état-major des armées a précisé que cette frégate porte-hélicoptère, le Germinal, "a été distraite de sa mission au sein de la Finul maritime au large du Liban" et devait rejoindre sa nouvelle zone de patrouille "dans les heures qui viennent".
Elle agira à la manière d'une "tour de contrôle maritime qui détecte tous les bateaux à portée de ses radars et permet de suivre leurs mouvements dans un rayon de plusieurs dizaine de kilomètres", a expliqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.
Quant à son hélicoptère de bord, il permettra de recueillir des informations précises sur l'identité et les caractéristiques des bateaux croisant à distance.
L'Elysée a souligné que le chef de l'Etat restait "déterminé à poursuivre ses efforts pour la paix, en liaison avec l'ensemble de ses partenaires" après "deux déplacements au Proche-Orient, qui ont permis de mettre en oeuvre une initiative franco-égyptienne de cessez-le-feu et de retrait israélien de Gaza".

L'urgence "est de consolider l'actuel cessez-le-feu, ce qui passe par l'action humanitaire, l'arrêt total du trafic d'armes vers Gaza, la réouverture durable des points de passage, la reconstruction et la réconciliation inter-palestinienne", poursuit-il.
La présidence française évoque aussi l'"engagement sans délai d'une coordination étroite avec les Etats-Unis et les partenaires européens pour proposer des actions complémentaires dans la lutte contre la contrebande des armes par voie maritime et terrestre".
Ces actions, selon Paris "doivent s'accompagner d'une réouverture totale et permanente des points de passage vers Gaza".

"C'est pourquoi le président de la République a rappelé son souhait d'une réactivation rapide sous supervision européenne du point de contrôle de Rafah, à laquelle la France prendra toute sa part", dit encore l'Elysée.
"2009 doit être l'année de la signature de l'accord de paix", conclut la présidence.
Au sein de la Finul navale, composante maritime de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), le Germinal effectuait une mission similaire de surveillance visant à empêcher les livraisons illégales d'armes par la mer sur le sol libanais.
Lancé en 1993, le Germinal est une frégate de surveillance maritime de 93,5 mètres de long servie par un équipage d'une centaine d'hommes et armée de missiles Exocet et d'un canon de 100mm, notamment. Elle embarque un hélicoptère Panther.
Les "actions de surveillance" évoquées par l'Elysée laissent entendre que l'équipage du Germinal verra son rôle limité à la simple surveillance visuel à distance et n'aura pas de mandat d'intervention pour effectuer des visites à bords d'éventuels navires suspect.

Quant à la coopération avec Israël et l'Egypte, elle suppose l'échange des renseignements recueillis par le Germinal avec les autorités de ces deux pays, souveraines pour intervenir dans leurs eaux territoriales.

vendredi, janvier 23, 2009

GAZA,
ETAPRES?
Source : lenouvelobs.com en ligne le 23 janvie



Ministre de la Justice
et premier avocat d'Israël


7 réactions

Ehoud Olmert a chargé son ministre de la Justice, Daniel Friedman, de la défense de l'Etat face à des accusations de "crimes de guerre", notamment auprès des instances internationales.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a chargé son ministre de la Justice de la défense de l'Etat face à des accusations de "crimes de guerre" après son offensive meurtrière dans la bande de Gaza, apprend-on de source gouvernementale ce vendredi 23 janvier.Le ministre Daniel Friedman a été désigné jeudi pour diriger une équipe interministérielle qui coordonnera la défense juridique de responsables civils et militaires contre des demandes de poursuites, notamment auprès d'instances internationales, selon cette source.La censure militaire a déjà pris les devants en interdisant la publication de l'identité des chefs d'unités engagées dans l'offensive dévastatrice dans la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas, de crainte qu'ils soient poursuivis pour crime de guerre.


Bombardements contre l'ONU "totalement inacceptables"

Le patron de l'ONU, Ban Ki-moon, avait réclamé mardi des poursuites contre les responsables des bombardements israéliens "totalement inacceptables" ayant touché des bâtiments de l'ONU dans le territoire palestinien où plus de 1.300 Palestiniens, pour la moitié des civils, ont péri en 22 jours d'offensive.Huit organisations israéliennes de défense des droits de l'Homme ont aussi réclamé au procureur général de l'Etat l'ouverture d'une enquête sur la conduite de l'armée à Gaza, "au vu de l'ampleur des atteintes portées aux populations civiles".L'Etat hébreu affirme que son armée a cherché à épargner des civils dans les conditions très difficiles de combats en zone urbaine et impute au Hamas la responsabilité des victimes civiles en accusant les groupes armés palestiniens d'opérer délibérément dans des zones peuplées.

DELAGUERRE
AUDIALOGUE
Source : saphirnews.com en ligne le 23 janvier


Note de la Rédaction de Diasporablog :

"Cette rencontre racontée par nos confrères de SAPHIRNEWS.COM est née d'un pari audacieux d'une association internationale qui réunit les représentants des trois grandes religions monothéistes : chrétienne, musulmane, juive. Madame Mehrézia Labidi-Maïza et Laurent Klein ont été les promoteurs de cette rencontre tenue à Paris durant trois jours, qui réunissait 4 jeunes palestiniens, 4 jeunes israéliens. On notera que tous rappellent que "le conflit n'est pas d'ordre religieux", et qu'"il n'y a pas de raisons pour qu'il se transporte en France". Ils demandent l'aide de tous pour reconstruire le dialogue auquel ils aspirent. Ils sont repartis avec l'espoir qu'un Etat palestinien naîtra le plus tôt possible aux côtés de l'Etat d'Israël. Ces jeunes porte-drapeaux de la paix comptent bien y contribuer".


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Entre Israéliens et Palestiniens,
un pont au-delà des murs



A l’initiative de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (CMRP), une rencontre entre jeunes Israéliens et jeunes Palestiniens s’est déroulée à Paris du lundi 19 au mercredi 21 janvier à Paris. Cette consultation se voulait l’occasion pour ces jeunes de dialoguer et de s’échanger leurs points de vue au moment où un cessez-le-feu très fragile a été décrété à Gaza par Israël. Compte-rendu de la rencontre.

Jeunes Israéliens et Palestiniens (Miriam et Yaël tout à gauche, Omer tout à droite)
Ce n’est pas un hasard si la rencontre entre jeunes Palestiniens et Israéliens organisée par la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (CMRP)* a eu lieu à Paris cette semaine.

La France compte la plus forte communauté musulmane et juive d’Europe et la question palestinienne, quoique non religieuse, a pris une place conséquente dans les débats depuis le déclenchement des attaques israéliennes sur la bande de Gaza. Depuis fin décembre, les mobilisations des différents camps, notamment pro-palestinienne, se sont multipliées ces dernières semaines.
Entre temps, les tensions entre Juifs et Musulmans de France sont perceptibles à l’heure où les agressions racistes et antisémites ont augmenté et que le dialogue entre les deux communautés semble dans l’impasse. En raison de l’impact en France de la crise proche-orientale, les membres français de la CMRP ont souhaité une consultation d’urgence, qui a réunit quatre Israéliens (juifs) et quatre Palestiniens (chrétiens et musulmans). Ces huit jeunes viennent tous de Jérusalem et certains d’entre eux sont impliqués dans des groupes de discussions depuis cinq ans à l’instar de Miriam Abd Eldeim, musulmane palestinienne et Yaël Dvora Yechli, Israélienne. D’autres sont nouveaux comme Omer Harami, une chrétien palestinien pour qui c’est « la première fois » qu’il participe à une telle initiative avec des Israéliens.


Rencontre avec Yaël, Miriam et Omer

A priori, ces jeunes, qui vivent dans une zone permanente de tensions, sont séparés par le conflit. Malgré tout, tous croient en une paix possible entre les deux peuples via le dialogue, à l’image d’Omer qui croit en « la résistance non-violente ». « Le dialogue est nécessaire pour construire un monde meilleur. Ce ne sont pas les bombardements qui feront taire les revendications des Palestiniens comme ce n'est pas par les roquettes qu’on obtiendra un État. Il faut arrêter de faire couler le sang de toute part et de répandre la violence », affirme t-il.

Pour Miriam, « si nous ne sommes pas actifs dans notre vie, nous ne pourrons rien changer » d’où l’importance de se sentir « responsable ». Elle qui s’imagine mariée et avec des enfants, elle serait « inquiète de la situation. La vie que l’on mène aujourd’hui n’en est pas une. C’est pourquoi je veux faire tout mon possible pour contribuer pacifiquement à un avenir meilleur ». « La guerre qui se déroule à Gaza n’est que la continuité d’un conflit qui dure depuis longtemps », affirme Yaël. La jeune israélienne explique qu’il est impossible pour les Israéliens d’ignorer l’existence des Palestiniens.

« Chaque fois que j’ouvre ma fenêtre ou que je sors, je les vois. On ne pas ignorer la réalité qu’il existe deux peuples sur cette terre. Nous devons donc trouver un moyen de nous entendre. Comme je veux une terre pour les Juifs, je veux en voir une pour les Palestiniens. C’est pourquoi je ne peux dialoguer qu’avec ceux qui reconnaissent que j’existe. Si on nous demande de nous en aller, je ne pourrai pas », fait-elle comprendre. Selon Yaël, Miriam et Omer, les grands principes sont acquis. « Nous (les Palestiniens, ndlr) avons le droit à l’autodétermination et le droit d’avoir notre propre pays au côté d’Israël. Nous sommes engagés dans une logique de non-violence et nous insistons beaucoup avec les Israéliens sur les responsabilités de chacun ».


Un dialogue difficile à promouvoir

Cependant, nombre de Palestiniens, d’Israéliens et d’internationaux mêmes restent sceptiques sur l’utilité d’un tel dialogue. « Le conflit israélo-palestinien dure depuis 60 ans », diraient certains. Les jeunes font part de leur côté des difficultés à encourager le dialogue. « Ce n’est pas facile car les Israéliens sont aussi source de nos problèmes quotidiens. Pour beaucoup de Palestiniens, on ne peut pas parler avec eux », fait savoir Miriam. Au sein de la société israélienne, « nous sommes une minorité à vouloir dialoguer. Beaucoup pensent que nous sommes fous. Je leur propose alors de tenter l’expérience et certains sont bien surpris parce que celle-ci change une personne. Je parle pour ma part de ma propre expérience. Je pense que notre minorité s’agrandit. »

Malgré les obstacles, « ils sont convaincus de l'utilité de leur démarche et tous veulent continuer leur projet de dialogue », affirme Mehrezia Labidi, une des organisatrices de la consultation. « Beaucoup pensent que le seul langage que le monde connaisse est celui de la guerre mais nous croyons que les mots peuvent être un vrai pouvoir », déclare Omer. De nombreux obstacles restent à franchir pour améliorer les relations entre les deux peuples. Les jeunes israéliens comme palestiniens parlent tous du « manque de confiance et de connaissance les uns envers les autres ». Pendant des années, chacun n’imaginait pas l’autre comme un être humain mais comme un ennemi, voire un monstre qui n’aurait les mêmes droits. Selon Yaël, « il est important pour nous de commencer par sensibiliser les personnes que l’on rencontre dans la rue car la plupart veulent simplement être heureux, se sentir en sécurité, rien de plus ». Ainsi, « on pourra toucher les hommes de pouvoirs ». «Nous avons besoin de faire un travail sur nous-mêmes et avec les autres car la morale nous l’impose. Notre religion nous enseigne que nous devons respecter l’être humain », selon Omer. Alors les religions, facteur de rapprochement? « Tout dépend comment elles sont utilisées. Pour ma part, elles sont un moyen de rassembler les peuples et de sauver des vies », dit le Palestinien. Quant à Miriam, «la religion doit être un outil pour la paix. »
Les principes acquis, le dialogue doit aller plus loin

Avec les organisateurs français et japonais de la CMRP

Tous ces jeunes sont partisans de la paix et de la création d’un Etat palestinien au côté d’Israël. Cependant, pour qu’un État souverain et viable puisse voir le jour, un certain nombre de conditions doivent être mises en application par les Israéliens en très grande partie. Ne parler que de ce qui les réunit sans réelle confrontation ne rend t-il pas ce dialogue stérile et sans futur pour les Palestiniens ? Chacun concède que « des points de vue divergent ». Une fois de retour à Jérusalem, «l’important est de se revoir, de pouvoir relancer là-bas le dialogue et d’aller un peu plus loin car là c’est une première approche sur un sujet douloureux », explique Laurent Klein, directeur d’école et un des organisateurs de cette rencontre. « Ces jeunes n’ont pas un positionnement politique mais une approche davantage philosophique et personnel qu’ils aimeraient bien voir se réaliser sur le terrain. Voir qu’ils étaient encourager ici par des jeunes qui rencontrent aussi des problèmes, qui ont du mal à dialoguer et ne savent pas comment le faire leur permet de savoir où ils en sont et voir qu’ils ne pas seuls », conclut-il. Pour conclure cette rencontre, le message de Miriam se veut clair : le conflit ne doit pas être « reproduit en France ou nulle part ailleurs. Juifs et Musulmans n’ont pas à lutter entre eux ».

Cependant, « le conflit que nous vivons est un problème universel car nous sommes tous humains. On demande donc au monde de nous aider à le régler. Quand on voit de l’injustice, il est du devoir de tous de réagir. Nous souhaitons que les valeurs de justice et du respect enseignées par nos Livres sacrés soient mises en application, que les internationaux continuent les manifestations en notre faveur. Mais nous ne voulons pas qu’une mauvaise image vienne noircir ces actions pacifiques comme les actes antisémites », conclut Omer. Pour Yaël, « les médias ne sont intéressés que par la guerre, le sang, la violence. Mais d’autres choses se passent. Nous appelons les médias à s’intéresser davantage aux groupes de discussion comme le nôtre. »


Site du CMRP * La CMRP est une organisation accréditée par l’ONU qui détient le réseau le plus étendu au monde de croyants de différentes religions engagés ensemble dans diverses activités pour promouvoir la paix.



Hanan Ben Rhouma

GAZA,
DELAUTRECÔTE
DESIMAGES
Source : le quotidien italine le Corriere della sera


TITRE DE LA REDACTION DE DIASPORABLOG :
"IL Y A PEU DE CHANCE QUE VOUS TROUVIEZ
CES RECITS DANS LA PRESSE FRANCAISE"


Doutes sur le nombre de victimes qui pourraient être 600 et non 1300

« C’est ainsi que les hommes du Hamas nous ont utilisés comme boucliers »
Les habitants de gaza accusent les militants islamistes : « ils nous ordonnaient d’abandonner les maisons et de les protéger »



De notre envoyé spécial


GAZA. « Partez, filez d’ici ! Vous vouez que les Israéliens vous tuent tous ? Vous voulez voir mourir sous les bombes nos enfants ? Enlevez d’ici vos armes et vos missiles » hurlaient les habitants des quartiers de Gaza contre les militants du Hamas et leurs alliés du Jihad Islamique.

Les plus courageux s’étaient organisés et avaient barricadé la porte d’accès de leurs appartements, fermé aussi les entrées des immeubles et bloqué en hâte les escaliers pour les étages les plus hauts. Mais la guérilla n’écoutait personne. « Traitres. Collaborateurs d’Israël. Espions du Fatah, lâches. »Les soldats de la guerre sainte vous puniront. Et dans toutes les maisons vous mourrez tous, comme nous .En combattant les juifs sionistes nous sommes tous destinés au paradis, vous n’êtes pas heureux d e mourir ensemble ? » Et ainsi hurlant, furieux, ils abattaient portes et fenêtres, se cachaient dans les étages les plus élevés, dans les jardins, utilisaient les ambulances, se barricadaient près des hôpitaux, des écoles des édifices de l’ONU.

Dans les cas extrêmes, ils tiraient sur qui cherchait à bloquer la rue pour sauver sa propre famille, ou les abattaient sauvagement. « Les miliciens du Hamas cherchaient de bons emplacements pour provoquer les Israéliens. C’étaient même de jeunes enfants de 16 ou 17 ans armés de mitrailleuses. Ils ne pouvaient rien contre un tank ou un jet. Ils se savaient beaucoup plus faibles. Mais ils voulaient que cela se passe dans nos maisons pour les faire accuser ensuite de crimes de guerre »soutient Abou Issa de 42 ans, habitant le quartier de Tel AWA. « Pratiquement tous les immeubles les plus hauts de Gaza qui ont été frappés de bombes israéliennes, comme le Dodmoush, Andalous,Jawarah, Siussi et tant d’autres, avaient sur les toits des rampes de lancement ou des points d’observation du Hamas. Ils en avaient même placé près du grand dépôt de l’ONU parti ensuite en fumée, et la même chose valait pour les villages le long de la ligne d e frontière qui fut ensuite la plus dévastée par la furie punitive des sionistes » lui fait écho sa cousine, Um Abdallah, 48 ans. Usage d’entente familiale .Mais ils fournissaient des détails bien circonstanciés. Il aurait été difficile de récuser ces témoignages. Ici en général, triomphe la peur du Hamas et s’imposent les tabous idéologiques alimentés par un siècle de guerre avec « l’ennemi sioniste ».

Quiconque raconte une version différente imposée de la « muhamawa » (la résistance) est automatiquement un collaborateur et risque sa vie. Y contribue le récent affrontement fratricide entre le Hamas et l’OLP. Si Israël et l’Egypte avaient permis aux journalistes d’entrer, cela aurait été plus facile. Ces lieux sont totalement minés par le Hamas. « Ce n’est pas nouveau au PO, entre les sociétés arabes, manque la tradition culturelle des Droits Humains .Cela arrivait sous le régime d’Arafat qui persécutait et censurait la presse. Avec le Hamas c’est pire, » soutient Eyad Sarraj, psychiatre réputé de Gaza City.

Et c’est un autre chiffre qui apparaît toujours plus évident en visitant les cliniques, les hôpitaux et les familles des victimes du feu israélien. En vérité leur nombre semble moins élevé que 1300 morts, outre les 5000 blessés dénombrés par les hommes du Hamas, et répercutés par les officiels de l’ONU et de la Croix Rouge locale.
« Le nombre de morts ne devrait pas dépasser 500 ou 600.Pour la plupart des jeunes entre 17 et 23 ans, recruté dans les filets du Hamas qui les a littéralement envoyés au massacre », nous dit un médecin de l’hôpital Shiffa qui ne veut absolument pas être cité et y risque sa vie. Un chiffre confirmé pourtant même par les journalistes locaux : « Nous l’avons déjà signalé aux chefs du Hamas. Pourquoi ils persistent à gonfler le nombre de victimes ? Ils espèrent entre autre, que les autorités officielles occidentales les officialiseront sans vérification. La vérité pourrait pourtant surgir. Cela pourrait comme à Djénine en 2002. Initialement on parlait de 1500 morts. Il s’avéra qu’ils n’étaient que 54 parmi lesquels 45 au moins morts en combattant.
Comment sont vérifiés ces chiffres ? « Prenons le cas du massacre de la famille Al Samoun du quartier Zeitoun. Quand les bombes ont frappé leurs habitations, ils ont annoncé qu’il y avait eu 31 morts. Et c’est ainsi que c’est enregistré auprès des officiels du Ministère de la santé contrôlé par le Hamas. Puis, quand les corps sont effectivement récupérés, la somme totale est ramenée à 62 et c’est ainsi que tous les bilans ont été conclus, » explique Masoda Al Samoun de 24 ans. Elle ajoute un détail intéressant : « pour mélanger les pistes s’y étaient mis les escouades spéciales israéliennes. Leurs hommes étaient travestis en guerriers du Hamas, avec le bandeau vert lié sur le front et l’inscription habituelle : il n’y a pas d’autres dieu qu’Allah, et Mahomet est son prophète. Ils se mêlaient aux combattants pour créer le Chaos. Nous ne cessions de leur crier de partir, nous craignions les représailles. Plus tard nous avons compris qu’il s’agissait d’Israéliens. »

Il suffit de visiter quelques hôpitaux pour comprendre que les comptes ne correspondent pas. Beaucoup de lits sont libres à l’hôpital européen de Raffah , un de ceux qui devraient être le plus envahi de victimes de la « guerre des tunnels israélienne » Il en va de même pour le « Nasser » de Khan Yunes. Seuls 5 lits des 150 de l’hôpital privé Al-Amal sont occupés. A Gaza city le Wafa construit grâce aux dons caritatifs de l’Arabie Saoudite, du Quatar et des autres pays du golfe a été évacué et bombardé par les israéliens fin décembre.

L’institution est réputée être une place forte du Hamas, là viennent se cacher ses combattants engagés dans la guerre contre le Fatah en 2007. Les autres ont investi Al Qods bombardé à son tour la seconde quinzaine de janvier.
A propos de ces faits, Magah al Rachmah 25 ans habitant à moins de quelques dizaines d e mètres des quatre grands immeubles du complexe sanitaire aujourd’hui sérieusement endommagé, « les hommes du Hamas s’y étaient réfugiés surtout dans les offices administratifs de Al Qods. Ils utilisaient les ambulances et avaient contraint ambulanciers et infirmières a leur fournir des uniformes avec les signes distinctifs de paramédicaux, on pouvait ainsi les confondre, et ils pouvaient mieux échapper aux recherche des israéliens ». Tout ceci a réduit gravement le nombre de lits disponibles dans les institutions sanitaires d e Gaza. D’autre part, le Shifah est le plus grand hôpital de la ville est bien loin d’avoir révélé tous ses secrets. Ses souterrains sembleraient densément occupés. « Le Hamas y avaient caché des salles de survie et les salles d’interrogatoire pour les prisonniers du Fatah, et ceux de la gauche laïque, qui avaient été évacués de la prison bombardée de Saraja », disent les militants du Front Démocratique de la Palestine.

C’était une guerre intestine dans la guerre entre le Fatah et le Hamas. Les organisations humanitaires locales, pour la plupart rattachées à l’OLP, racontent « des dizaines d’exécutions, des cas de torture, surtout durant les trois dernières semaines » perpétrées par le Hamas. Un des cas les plus connus, est celui de Ahmad Shakhura, 47 ans, habitant de Khan Younes et frère de Khaled, bras droit de Dahlan (ancien chef des services d e Sécurité d’Arafat toujours en exil) qui a été kidnappé sur ordre du chef de la police secrète locale du Hamas, Abu Abdallah Al Kidra, sauvagement torturé, on lui aurait arrache l’œil gauche, et il aurait enfin été tué le 15 janvier.


Laurenzo Cremonesi


Traduction
Josiane Sberro

ANTISEMITISME
Source : liberation.fr en ligne le 23 janvier



Cocktails Molotov
sur la synagogue de Saint-Denis:
un suspect écroué



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Un jeune homme de 21 ans a été mis en examen et écroué vendredi pour sa participation présumée à l’attaque le 11 janvier à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) d’un centre communautaire juif et de sa synagogue, selon une source judiciaire.
Trois autres jeunes gens, âgés de 19 à 20 ans, arrêtés mercredi à l’aube à Saint-Denis, ont été remis en liberté «au petit matin» à l’issue de 48 heures de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire.

Le parquet a ouvert vendredi une information judiciaire contre le suspect déféré pour «destruction et dégradation d’un bien par l’effet d’une substance incendiaire ou explosive» en raison «de la religion» de ses propriétaires ou utilisateurs, faits passibles de la cour d’assises et de 20 ans de prison.
L’information porte également sur la «fabrication d’engins explosifs ou incendiaires» et «l’association de malfaiteurs».

Le jeune homme a été mis en examen pour l’ensemble de ces chefs, en récidive pour les faits de «destruction et dégradation». Il s’agit d’un habitant de Saint-Denis «connu» de la police, plusieurs fois condamné, notamment pour «dégradation par incendie» lors des émeutes de l’automne 2005 alors qu’il était mineur, selon la même source.
Dimanche 11 janvier, neuf cocktails Molotov ont été lancés contre le centre Ohr Menahem, dont deux ont provoqué un début d’incendie dans la cafétéria.

Les autres ont atteint la façade de pierre et un toit-terrasse sans faire de dégâts, alors que le rabbin et d’autres personnes se trouvaient à l’intérieur.
Un riverain avait aperçu «4 ou 5 personnes» s’enfuir.
Deux sacs de pierres avaient été abandonnés sur place, selon le rabbin. Selon une source proche de l’enquête, l’ADN du suspect a été retrouvé sur un sac.
Les recherches d’empreintes et de traces génétiques «ont amené l’identification de quatre individus», avait indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur en annonçant l’arrestation des quatre jeunes gens.
L’attaque avait été fermement condamnée et la surveillance des lieux de culte juifs renforcée en Seine-Saint-Denis.

GAZA,
ETAPRES?
Source : lemonde.fr via l'AFP en ligne le 23 janvier



L'Autorité palestinienne et Israël satisfaits
de la nomination de Mitchell



L'Autorité palestinienne et Israël se sont félicités vendredi de la nomination par le nouveau président américain Barack Obama de l'ex-sénateur George Mitchell comme émissaire pour le Proche-Orient.
"Nous accueillons favorablement cette nomination. C'est quelqu'un qui a de l'expérience dans le dossier israélo-palestinien et dans le règlement de conflits politiques", a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien en chef Ahmad Qoreï à Ramallah en Cisjordanie.



"Nous avons déjà travaillé avec lui puisqu'il est l'auteur du rapport Mitchell qui a appelé au gel de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens et au retrait de l'armée des villes de Cisjordanie. Il était objectif dans son rapport", a-t-il ajouté.
A Jérusalem, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Ygal Palmor a, de son côté, relevé "les bons rapports de travail" qu'avait eus Israël avec George Mitchell en 2001, se déclarant convaincu qu'ils "allaient se poursuivre".
Par la même occasion, il a annoncé qu'Israël "accueille favorablement l'initiative du président Obama de s'investir activement dans les négociations" israélo-palestiniennes.
Selon lui, Israël n'a "aucune divergence" avec la nouvelle administration américaine sur la question de la réouverture des points de passage entre la bande de Gaza et l'Egypte à condition qu'elle s'opère comme il l'a demandé "avec des observateurs appropriés et la participation de l'Autorité palestinienne et de la communauté internationale".

M. Obama a nommé jeudi M. Mitchell, 75 ans, émissaire pour le Proche-Orient et annoncé que ce dernier irait "dans la région dès que possible".
"Nous considérons sa nomination et son prochain envoi dans la région ainsi que les appels téléphoniques du président Obama au président (palestinien) Mahmoud Abbas et d'autres dirigeants régionaux comme un signe de l'importance que la nouvelle administration accorde au problème palestinien", a dit M. Qoreï.

Le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina, a pour sa part émis l'espoir que M. Mitchell apporterait "le changement nécessaire permettant un nouveau départ du processus de paix conduisant à la création d'un Etat palestinien".
En 2000, M. Mitchell avait été chargé de présider la commission internationale sur le Proche-Orient portant son nom, pour trouver des moyens de faire cesser la violence entre Palestiniens et Israéliens.
Dans son rapport remis en 2001, il avait appelé les deux parties à prendre des mesures immédiates pour faire cesser sans condition les violences mais ces propositions étaient restées lettre morte.

GAZA
ETSESCONSEQUENCES
ENFRANCE

La semaine dernière, l'Amitié Judéo-Musulmane de France du Rabbin Serfaty, perdait, à grand fracas, une partie de ses troupes. Sa partie musulmane. Premère conséquence en France visant le dialogue entre Juifs et Musulmans. Les Musulmans de l'AJMF reprochant à leur partenaire juif d'avoir été peu sensible au sort du peuple palestinien durant le conflit qui vient d'opposer l'Etat d'Israël aux terroristes du Hamas. Une mauvaise interprétation du soutien inconditionnel de la communauté juive à Israël.

Une antenne de l'AJMF, AJMF Paris I, a été créé, il y a tout juste une année. Elle est conduite par le Docteur Patrick Conquy. Elle réunit une centaine de membres, juifs et musulmans.

Désireux de dépasser les passions, cette antenne, à l'unanimité, a tenu à publier un communiqué. Nous le portons aujourd'hui, à votre connaisance.


"Le Bureau de l’A.J.-M.F. Paris 1, réuni le mardi 20 janvier 2009 :

1) Exprime sa tristesse devant les récents évènements du Moyen-Orient, sa compassion à toutes les populations civiles, et son espoir pour la paix.

2) Confirme le projet de l’association tel qu’il apparaît dans l’article 2 de nos statuts*.

3) Respecte la position de chacun de ses membres dès lors qu’elle s’inscrit dans le respect et la dignité de l’autre.

4) Considère que l’importation du conflit israélo - palestinien en France ne servira pas la paix, contrairement aux actions de rencontre, de dialogue et d’échanges de l’A.J.-M.F.

5) Il appelle les Juifs et les Musulmans de France à nous rejoindre sur le chemin de la paix.

6) Il affirme qu’en se donnant la main, les juifs et les musulmans de France honorent leurs traditions, renforcent le lien social dans leur pays et le positionnent comme artisan de paix parmi les nations.



* 1- L’A.J.-M.F. Paris 1 a pour tâche essentielle de faire en sorte qu’entre Judaïsme et Islam, la connaissance, la compréhension, le respect et l’amitié se substituent aux malentendus historiques de leurs sociétés et à leurs préjugés mutuels"

GAZA
ETAPRES?


DIASPORABLOG
accueille...

LE C. C. L. J
Le Centre Communautaire Laïc Juif


Du cessez-le-feu à la paix



Carte Blanche du CCLJ parue dans Le Soir
daté du vendredi 23 janvier 2009


Les armes se sont enfin tues à Gaza. Espérons que ce soit pour toujours et que désormais on n’y entende que le bruit des négociations. A part la haine et la mort, personne n’a gagné. La dernière offensive israélienne à Gaza nous a profondément déchirés. Depuis de nombreuses années, le Centre Communautaire Laïc Juif (CCLJ) soutient activement les organisations, les partis et les individus qui militent en faveur de la paix entre Israéliens et Palestiniens. Pas une paix de conquérant ni de terreur qui nie les droits de l’autre. Non, une paix juste et durable qui se concrétise par la création d’un Etat palestinien viable en Cisjordanie et à Gaza et par la garantie pour les Israéliens de vivre en sécurité. La tribune du CCLJ a toujours été un espace de dialogue où Israéliens et Palestiniens ont pu discuter librement. Nous sommes donc désemparés face à ce désastre humain et politique.

Israël ne peut rester impassible face aux milliers de roquettes tirées sur son territoire depuis que le Hamas a pris le pouvoir à Gaza. Un Etat souverain doit protéger ses citoyens et leur garantir la sécurité. La réaction israélienne a sans doute été violente et brutale. Nous déplorons que de nombreux civils figurent parmi les victimes même si le Hamas s’en sert aussi comme boucliers. Ce déploiement militaire de grande envergure n’a pas permis d’éradiquer les branches armées du Hamas, qui ne disparaîtra pas comme par enchantement sous une pluie de bombes. Ce mouvement islamiste à la rhétorique haineuse est malheureusement le produit d’une série de facteurs : l’inaction politique d’Israël, la frustration consécutive à l’absence de toute avancée depuis la conférence d’Annapolis, le manque d’implication de la communauté internationale et de l’absence de toute perspective d’avenir pour les Palestiniens. Plus que jamais, l’option politique doit prendre le dessus.

Seuls le dialogue et la négociation permettront aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre normalement. Tout le monde s’accorde sur la solution définitive au conflit : deux peuples, deux Etats. Notre longue expérience de soutien actif au camp de la paix israélien nous rappelle à chaque instant que des obstacles se dressent sur ce chemin. Pour y faire face, les combattants de la paix doivent faire preuve d’une détermination sans faille. Nous qui aimons Israël et sommes actifs au sein de la communauté juive de Belgique, nous avons appris que le soutien aux Israéliens et aux Palestiniens dans le combat pour la paix, oblige à braver les mots d’ordre simplistes de repli communautaire et de soutien inconditionnel à une politique menée par le gouvernement israélien.


Dérives antisémites

Mais nous sommes consternés et effrayés par la manière dont certains ont manifesté leur soutien aux Palestiniens et dénoncé l’offensive israélienne. Comment ignorer les messages antisémites qui inondent Internet ou les cocktails Molotov lancés sur les synagogues depuis le 27 décembre 2008 ? Comment ne pas réagir aux slogans vulgaires et aux calicots nazifiant les Israéliens, assimilant la guerre menée contre le Hamas à la Shoah ? Cette surenchère est inadmissible. La réalité du conflit israélo-palestinien et son lot d’injustices n’ont pas besoin de tels amalgames pour être dénoncés. Nous nous tournons vers nos amis démocrates actifs dans le soutien à la cause palestinienne pour qu’ils ne ferment pas les yeux ni ne minimisent les dérives antisémites et les débordements fondamentalistes religieux de ces dernières semaines. Notre pays ne doit pas devenir le second théâtre des opérations du conflit du Proche-Orient.
Nous espérons vivement qu’une vision électoraliste du conflit ne se développera pas au sein des partis démocratiques belges.

L’Europe est trop souvent absente et la Belgique évanescente. Nous applaudissons aux initiatives humanitaires mais ce conflit de nature nationale requiert davantage. Il a besoin de médiateurs externes respectés par les deux parties. L’actuelle approche unilatérale et superficielle de certains dirigeants belges l’empêche d’assumer une telle fonction. La Norvège avec les Accords d’Oslo (1993), la Suisse avec le Pacte de Genève (2003), le Canada avec son soutien à l’Israel/Palestine Center for Research and Information (IPCRI), seul think tank israélo-palestinien, indiquent pourtant un rôle possible pour les petits pays. Nos élites semblent avoir renoncé à toute ambition d’une politique étrangère au Proche-Orient. Si nous voulons que les Palestiniens puissent concrétiser leurs aspirations nationales et vivre en paix aux côtés d’Israël, apportons notre soutien aux Israéliens et aux Palestiniens déterminés à sortir de l’impasse par la négociation politique et contribuons aux initiatives internationales visant à résoudre cet interminable conflit.


Michèle SZWARCBURT,
Présidente du Centre Communautaire Laïc Juif.



Le Conseil d’Administration du CCLJ :
Olivier AZRAN, Benjamin BEECKMANS, Yaël BERGER, Daniel BORENSTEIN, Brigitte FEYS, Marc FILIPSON, Nathalie FRANCOTTE, Liora GANCARSKI, Daphné GELLERT, Yves GOLDSTEIN, Henri GUTMAN, Joël KOTEK, David KRONFELD, Nicole LAMBERT, Carole LYON, Willy PERLESZTEJN, Michaël SPIEGL, Yaël SPIEGL, Thomas STRAUSS, David SUSSKIND, Olivia SZWARCBURT, Selma SZWARCMAN, Jonathan UNIKOWSKI, Laurent VIOLON, Stéphane WAJSKOP, Lou WEINBER, Willy WOLSZTAJN et Nicolas ZOMERSZTAJN

GAZA
ETSESCONSEQUENCES
ENFRANCE


LE TALK LE FIGARO/ORANGE


GILLES BERNHEIM
BRAND RABBIN DE FRANCE


LA GUERRE A GAZA N'EST PAS
UN CONFLIT DE RELIGION

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/01/22/01021-20090122ARTFIG00656-la-guerre-a-gaza-n-est-pas-un-conflit-de-religion-.php

GAZA,
BILAN
Source : lefigaro.fr en ligne le 22 janvier



Israël n'a pas atteinttous
ses objectifs à Gaza


Pierre Prier,
envoyé spécial à Tel-Aviv



Si le Hamas est affaibli, la frontière égyptienne lui permet toujours de s'approvisionner en armes.

Les dirigeants israéliens ne croient pas à un regain de popularité du Hamas après leur retrait de la bande de Gaza. Dressant le bilan politique et diplomatique de la guerre, un conseiller du premier ministre estime que «les habitants de Gaza comprennent que le Hamas est à l'origine des destructions». Pour ce collaborateur d'Ehoud Olmert, le Hamas sort également «affaibli» militairement de l'affrontement.

Mais l'État hébreu a-t-il atteint ses objectifs, alors que l'industrie des tunnels reprend à Rafah, à la frontière égyptienne, sitôt les troupes israéliennes parties ? La suppression des tunnels était l'un des principaux buts de guerre, reconnaît notre interlocuteur. «C'est le président Bush qui a le mieux formulé cette priorité en souhaitant, au début de l'offensive, que le Hamas n'ait plus la possibilité de continuer à tirer, donc que le trafic d'armes cesse.» Cet objectif n'a pas été atteint militairement, reconnaît l'aide du premier ministre. Israël a choisi, au contraire, la solution diplomatique : demander l'aide de la communauté internationale pour neutraliser techniquement les tunnels.


Couper les routes soudanaise et somalienne

Si cette aide reste à concrétiser, les promesses sont jugées très encourageantes : «Le corps du génie de l'armée des États-Unis a fait des propositions. La France a offert les compétences de son industrie pétrolière en matière de forage, pour sceller les tunnels». La «clé» d'une telle entreprise se trouve en Égypte, précise l'officiel israélien. Pas question, dit-il, de réaliser cette barrière souterraine sous le couvert d'une force internationale dont ni l'Égypte ni Israël ne veulent.

Les travaux devraient donc se dérouler en Égypte. Mais la coopération Égypte-Europe-États-Unis doit aller bien au-delà de la frontière, selon le conseiller. «Il faut arriver à couper les routes d'approvisionnement de l'Iran à travers des pays comme le Soudan, l'Érythrée ou la Somalie.» Des pays comme la France, là encore, peuvent aider grâce à la présence de leur marine militaire en mer Rouge, assure le collaborateur d'Ehoud Olmert. L'Égypte devrait néanmoins jouer le rôle principal en renforçant sa surveillance du Sinaï, dernière étape avant la frontière avec la bande de Gaza. Sans revenir sur la démilitarisation de la péninsule, Israël n'a «aucun problème» avec «l'augmentation, autant que l'Égypte le souhaite, de son activité de police là-bas».

Aucune de ces mesures ne devrait impliquer le Hamas, ajoute le responsable israélien. Israël, contrairement aux Européens et en particulier à la France, ne veut pas du gouvernement d'union nationale, proposé au Hamas par l'Autorité palestinienne, et qui pourrait déboucher sur une victoire des islamistes aux prochaines élections. «On serait d'accord s'ils respectaient les trois conditions du Quartette [États-Unis, Europe, Russie et ONU] : renoncement au terrorisme, reconnaissance d'Israël et acceptation de tous les accords israélo-palestiniens, mais cela n'arrivera pas», dit le conseiller du premier ministre.

Dans cette perspective, Israël «n'est pas décidé à laisser le Hamas s'attribuer le mérite de la reconstruction» de la bande de Gaza. Une équation délicate à gérer. «C'est la raison pour laquelle il n'est pas urgent de laisser entrer des camions de ciment dans la bande de Gaza. En revanche, nous laisserons entrer tout ce qu'il faudra comme nourriture ou comme médicaments, même si le passage de Rafah doit faire les trois huit.» La réouverture totale aux personnes et aux biens, revendication du Hamas, est encore moins au programme, afin d'empêcher le mouvement islamiste de crier victoire.

jeudi, janvier 22, 2009

COOPERATION
ISRAELOEGYPTIENNE
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 22 janvier



Mise en place d’une commission
israélo-égyptienne pour lutter
contre la contrebande


Le directeur des affaires politiques et de sécurité au ministère de la Défense, Amos Guilad, est parti ce matin pour le Caire où il rencontrera le chef des renseignements égyptiens, Omar Suleiman et d’autres responsables égyptiens. M. Guilad, écrit le Haaretz, devrait s’entretenir avec ses interlocuteurs égyptiens des mesures destinées à lutter contre la contrebande d’armes vers la bande de Gaza et devraient souligner qu’hormis dans des cas humanitaires, Israël ne permettra pas l’ouverture des points de passage avec la bande de Gaza tant que les pourparlers concernant Guilad Shalit n’auront pas repris.

Israël et l’Egypte devraient prochainement mettre en place une commission conjointe chargée de coordonner l’action des deux pays contre cette contrebande. Selon un responsable israélien, un représentant américain, et peut-être un représentant européen, participeront à cette commission. « L’Egypte a compris qu’elle n’a d’autre choix que de traiter le problème de la contrebande. L’engagement de la communauté internationale dans ce dossier l’obligera à afficher des résultats », déclare ce responsable.

Muhammad Bassiuni, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement égyptien, a déclaré hier au journal londonien al-Khayat que l’Egypte négocie avec Israël le déploiement de 1 500 hommes le long de la frontière avec la bande de Gaza au lieu des 750 autorisés actuellement selon l’accord de paix israélo-égyptien.

En attendant, rapporte le Haaretz, la contrebande par des tunnels creusés sous la frontière, qui n’a pas cessé durant l’opération militaire israélienne, a repris de plus belle. Certains des tunnels n’ont pas été détruits, malgré les bombardements intensifs de l’aviation israélienne, et la reconstruction des tunnels bombardés a déjà été lancée. Hier à Rafah, écrit le journal, des passeurs proposaient des « tickets » pour la bande de Gaza à 400 dollars par personne. Barack Obama téléphone à Mahmud Abbas et à Ehud Olmert

Le président Barack Obama s’est entretenu hier par téléphone avec le Premier ministre Ehud Olmert, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, le président égyptien, Hosni Moubarak et le roi Abdallah de Jordanie. Lors de ces entretiens, écrit le Haaretz, le président américain a affirmé qu’il œuvrera en faveur de la stabilisation du cessez-le-feu et pour la reconstruction de la bande de Gaza.

Ehud Olmert a de son côté réaffirmé la nécessité d’agir de manière concertée contre la contrebande vers la bande de Gaza. Il a ajouté qu’Israël fera en sorte de répondre aux besoins humanitaires des Palestiniens de la bande de Gaza et agira pour améliorer leur situation économique.

NEGOCIATIONS
AUTOUR
DELALIBERATION
DEGUILADSHALIT
Source : la revue de presse de l'Ambassade de France
en Israël diffusée le 22 janvier



Le Shabak prêt à libérer
des prisonniers en échange de Guilad Shalit


Yuval Diskin, directeur du Shabak, le service de renseignement intérieur, qui pendant longtemps a écarté les différentes propositions de libérer des prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Guilad Shalit, aurait assoupli ces derniers temps sa position et serait maintenant favorable à la libération de la plupart des prisonniers réclamés par le Hamas, rapporte le Yediot Aharonot. M. Diskin estime cependant qu’Israël doit imposer comme condition que les prisonniers soient expulsés vers la bande de Gaza ou l’étranger, même s’ils sont originaires de Cisjordanie.

Hier, le Premier ministre Ehud Olmert a réuni la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le ministre de la Défense, Ehud Barak, pour débattre de l’état des négociations pour la libération de Guilad Shalit. Selon des sources dans l’entourage d’Ehud Olmert, « le Premier ministre entend consacrer l’essentiel du temps qu’il lui reste avant la fin de son mandat à la libération de Guilad Shalit ».

Dans une interview accordée au Maariv, Ehud Olmert estime que la guerre dans la bande de Gaza a créé des conditions qui permettent d’espérer une libération plus rapide de Guilad Shalit. Le Premier ministre affirme en outre avoir mis en œuvre des efforts colossaux en ce sens.
Selon un ministre, membre du cabinet restreint, cité par le Haaretz, le Premier ministre ainsi que plusieurs autres membres du gouvernement ont changé dernièrement d’avis et sont prêts à présent à ce que de nombreux prisonniers palestiniens soient libérés en échange de Guilad Shalit. En Israël on estime cependant que le Hamas ne sera pas prêt à revoir à la baisse ses revendications.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a déclaré hier au site internet du journal al-Quds al-Arabi que son pays ne possède pas d’informations quant à l’état de santé actuel de Guilad Shalit et que, selon ses estimations, Israël ne possède pas non plus d’informations à ce sujet.

CESSEZ-LE-FEU
AGAZA
ETAPRES
Source : lemonde.fr en ligne le 21 janvier



Le défi de l'après-Gaza,

par Frédéric Encel



La bataille de Gaza s'achève, et il convient d'en dégager pour Israël quelques leçons et perspectives. D'abord, le gouvernement Olmert se sera mieux préparé et aura énoncé des buts de guerre moins irréalistes qu'en 2006 contre le Hezbollah ; cette fois, nul matamore promettant "l'anéantissement" de l'ennemi, mais un premier ministre se contentant de vouloir "casser les capacités offensives du Hamas" et empêcher son approvisionnement via l'Egypte.

De ce point de vue, et même si le groupe islamiste Hamas conserve le contrôle de Gaza et plusieurs centaines de roquettes et de missiles, l'offensive israélienne - peu coûteuse en hommes pour Tsahal mais destructrice pour l'ennemi combattant - peut être objectivement qualifiée de victorieuse.
Au-delà de la dimension militaire, le succès d'Israël réside surtout dans la démonstration de la solitude diplomatique du Hamas. Dès les premiers jours du conflit, les deux poids lourds du monde arabe, l'Egypte voisine et l'Arabie saoudite, critiquaient le groupe islamiste factieux. Comme la plupart des régimes arabes, Le Caire et Riyad sont en effet directement menacés par une opposition interne bâtie autour de la confrérie fanatique des Frères musulmans, dont le Hamas est précisément la branche palestinienne.

En outre, les Etats arabes sunnites y ont vu la main de la République islamique d'Iran et son pan-chiisme agressif. Solitude aussi en Occident, y compris à la tête de l'Union européenne, où l'on a laissé toute latitude à Jérusalem. Même la résolution onusienne 1860 du Conseil de sécurité pour un cessez-le feu fut votée, le 8 janvier, en des termes peu contraignants et renvoyant dos à dos les protagonistes, sur fond d'indifférence russe et chinoise.
Et pour cause. Le mouvement islamiste radical, rebelle à l'Autorité palestinienne depuis son putsch de juin 2007 à Gaza, est hors la loi internationale et admis comme terroriste par le Quartet (ONU, UE, Russie, Etats-Unis) pour avoir toujours rejeté les trois demandes suivantes : respecter les traités internationaux signés par l'OLP (dont les accords d'Oslo), abandonner l'usage de la violence et reconnaître Israël.

En outre, fidèle à sa politique du pire, il propulsait, en décembre 2008, plusieurs centaines de missiles en guise de non-prorogation de la trêve, et cela à quelques semaines du scrutin israélien de février. Mauvais remake de la vague d'attentats de février-mars 1996, dont la conséquence politique avait été la défaite du travailliste Shimon Pérès face au nationaliste Benyamin Nétanyahou, aux législatives du 29 mai. Et comment ne pas rappeler qu'en avril 1994 déjà, au meilleur du processus de pourparlers entre les équipes Rabin et Arafat, les premiers "kamikazes" du Hamas frappaient les civils - juifs et arabes - des villes de Galilée ?...


LE PIRE SCÉNARIO

Cela n'exonère pas pour autant Israël d'un devoir de pragmatisme : un succès militaire ne prend toute sa valeur qu'à une table de négociations, dans une perspective politique. Il ne s'agit pas d'y convier le Hamas, mais d'y accélérer les pourparlers avec l'Autorité palestinienne. A ce jour, l'aide internationale massive et la gestion rationnelle des territoires cisjordaniens par le gouvernement du courageux président Mahmoud Abbas ont permis d'éviter le naufrage, y compris au plus fort de la bataille de Gaza.

Mais cela pourrait ne pas durer et le pire scénario - pour Israël, la communauté internationale et, bien entendu, les Palestiniens - serait la chute de l'Autorité légale et légitime au profit d'une férule extrémiste. A contrario, progresser rapidement et résolument sur le chemin d'un accord de paix concrétiserait le succès militaire et diplomatique actuel.
Ces dernières années, l'absence de vision stratégique d'un leadership israélien médiocre n'a pas permis d'aboutir à des avancées notoires. Or, sans l'obtention de fruits substantiels, palpables par les Palestiniens de Cisjordanie, comment le chef de l'exécutif israélien pourrait-il confondre le jusqu'au-boutisme inconséquent du Hamas ? Sans résultats concrets en matière de souveraineté, comment convaincre les Palestiniens qu'en préférant la négociation à la guerre on obtient plus et mieux ? Question d'autant plus cruciale que les maîtres de Gaza menacent bien davantage l'Autorité palestinienne que l'Etat hébreu.

Violemment homophobes et misogynes, pourfendeurs délirants des "juifs, à l'origine de la Révolution française et des deux guerres mondiales", des "croisés", des "espions du Rotary Club, du Lion's Club et de la franc-maçonnerie" (cf. la Charte de 1988), les cadres du Hamas sont des fanatiques mais non des imbéciles, qui savent parfaitement ne pas pouvoir détruire "l'ennemi sioniste".

La guerre faite à Israël n'est qu'un moyen stratégique au service d'un unique objectif : la prise de pouvoir sur l'ensemble des populations et des territoires palestiniens. Certes, le gouvernement Olmert ne pouvait demeurer passif en arguant de ces subtilités aux habitants de Sderot, d'Ashdod ou de Beersheva quotidiennement visés par les missiles du Hamas. Reste qu'une hauteur de vue s'impose désormais et, avec elle, la nécessité de conforter politiquement l'Autorité palestinienne, partenaire unique et crédible du processus d'Annapolis. Après le scrutin du 10 février, il reviendra à Israël, authentique démocratie en guerre, de relever ce défi pour la paix.





Frédéric Encel,
directeur de recherches
à l'Institut français de géopolitique et à Sciences Po

SCOOP!
SCOOP!
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22 IMAMS

DE GRANDE-BRETAGNE

LANCENT UN APPEL AU CALME



In the Name of God,
Most Compassionate, Most Merciful

16th January, 2009




Dear Fellow Muslims,



We are deeply saddened to hear about anti-Semitic assaults on British Jews, and a recent arson attack on a London synagogue. Although the perpetrators are yet unknown, we unreservedly condemn attacks on innocent British citizens and the desecration of all places of worship.

The ongoing killing of Palestinian civilians in Gaza by Israeli forces has angered us all.

However, this does not, and cannot, justify attacks on our fellow citizens of Jewish faith and background here in Britain.

Most Muslims are completely against such behaviour. However, we call on all Muslims to continue to remain vigilant against attempts to bring our own faith and community into disrepute. British Jews should not be held responsible for the actions of the Israeli government.


Yours in Islam and peace,



Shaikh Abdal-Hakim Murad, Cambridge

Shaikh Mawlana Shahid Raza, Leicester/London

Shaikh Sayyid-Mohammed Musawi, London

Shaikh Ali Qadiri, Barking

Shaikh Mufti Barkatulla, London

Shaikh Dr Musharraf Hussain MBE, Nottingham

Shaikh Dr Usama Hasan, London

Shaikh Bilal Abdullah, London

Shaikh Aftab Ahmad Malik, Bristol

Shaikh Irfan Chishti MBE, Rochdale

Dr Tahir Abbas, Birmingham

Navid Akhtar, London

Parvin Ali OBE, Leicester

Kamran Fazil, Birmingham

Rokhsana Fiaz, London

Ed Husain, London

Azeem Ibrahim, Glasgow

Maajid Nawaz, London

Dr Zahoor Qureshi, London

Usman Raja, Berkshire

Yasmin Sheikh MBE, London

Zeshan Zafar, London

CESSEZ-LE-FEU
AGAZA
ETAPRES?
Source : dépêche AFP diffusée le 22 janvier à 11h 05
sur Diasporablog à 11h 52



L'Egypte a repris ses discussions
avec Israël sur une trêve



LE CAIRE (AFP)


L'Egypte a repris jeudi ses pourparlers avec Israël pour tenter d'aménager une trêve durable dans la bande de Gaza, quatre jours après un cessez-le-feu fragile.
Le négociateur israélien, Amos Gilad, est arrivé dans la matinée, allant retrouver le patron des services de renseignements égyptiens, Omar Souleimane, déjà négociateur de la précédente trêve de six mois.
N'ayant pas réussi à négocier le cessez-le-feu, l'Egypte a repris sa médiation entre Israël et le Hamas, les deux belligérants ne dialoguant pas, pour éviter une nouvelle guerre dans la bande de Gaza.

Si les violences ont cessé dimanche, après 22 jours d'une opération israélienne meurtrière, aucun armistice n'a été conclu, laissant non réglés des points-clés, comme la fin du blocus de l'enclave palestinienne. Aucun accord n'est également intervenu sur la durée de la trêve des violences, le Hamas ayant suggéré un an renouvelable, ce que refuse Israël qui réclame qu'elle soit illimitée dans le temps.

Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, a indiqué que la délégation du mouvement islamiste palestinien se rendrait dimanche au Caire. Le premier ministre égyptien, Ahmad Nazif, a affirmé mercredi que le but était de "consolider" la trêve tout en tentant de "réconcilier" le Hamas et le mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

M. Gilad, selon une source proche des négociations, centrera cet entretien de quelques heures sur les arrangements concrets contre la contrebande d'armes à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza.
La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a prévenu jeudi qu'Israël se réservait le droit de frapper de nouveau ces tunnels creusés sous les 14 km de la "ligne de Philadelphie" qui marque cette frontière.
"S'il faut agir nous le ferons, nous exercerons notre droit à la légitime défense, nous ne confierons pas notre sort aux Egyptiens, ni aux Européens ou aux Américains", a-t-elle ajouté. Israël, qui dit avoir détruit 150 tunnels, a conclu avec les Etats-Unis un accord de lutte contre les filières d'acheminement, obtenant un engagement de quatre pays européens à faire de même

Un autre volet des discussions portera, selon Israël, sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza.Selon la radio militaire israélienne, plusieurs ministres et responsables acceptent désormais la libération de la plupart des détenus dont le Hamas exige l'élargissement en échange du soldat.

Les choses sont complexes s'agissant de la fin du blocus de facto décrété par Israël depuis le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza, en juin 2007, avec la réouverture des six points de passage, dont un seul avec l'Egypte à Rafah. Aux termes d'un accord de 2005, le contrôle de Rafah revient à l'Autorité palestinienne, avec l'appui d'une centaine d'observateurs de l'Union européenne.
Quelque soient les formules envisagées, le retour de l'Autorité palestinienne, évincée de la bande de Gaza et ne contrôlant plus que la Cisjordanie, présuppose une "réconciliation" palestinienne. Un conseiller de M. Abbas, Nabil Chaath, a indiqué à l'AFP au Caire attendre que l'Egypte prenne l'initiative des pourparlers de réconciliation, si le Hamas en accepte les termes.
Les Egyptiens, a-t-il dit, "pensent qu'il leur faut une semaine de négociations avec le Hamas avant de nous inviter, puis nous réunir", a-t-il dit. L'Egypte avait échoué dans une telle tentative en novembre dernier.

GAZA
ETSESCONSEQUENCES
EN FRANCE


UNE VIDEO SCANDALEUSE QUI MONTRE QUI SE CACHE REELLEMENT DERRIERE LES MANIFESTANTS SOI-DISANT PRO-PALESTINIENS.

LA DIFFUSION DE CETTE INTERVIEW PAR DEUX RADIOS D'ETAT DONNE A PENSER QU'IL EXISTERAIT UNE COLLUSION OBJECTIVE ENTRE CES "MANIFESTANTS" D'UN GENRE PARTICULIER ET LES MEDIAS. PAR VOIE DE CONSEQUENCE, ELLE RENFORCE L'IDEE SELON LAQUELLE CERTAINS MEDIAS FRANCAIS, EN DIFFUSANT CE DEFERLEMENT DE HAINE ANTI-JUIVE, PARTICIPENT A CETTE AUTRE OFFENSIVE, CETTE FOIS, SUR LE TERRITOIRE FRANCAIS, CELUI D'ACTES ANTISEMITES.

QUELQUES MEDIAS HEXAGONAUX S'ADONNERAIENT-ILS INNOCEMMENT A CE PERILLEUX EXERCICE? LA QUESTION MERITE D'ÊTRE POSEE.

DIASPORABLOG LA POSE AUX RESPONSABLES DES REDACTIONS DE FRANCE-CULTURE ET DE FRANCE-INFO


ELECTIONS
LEGISLATIVES
ENISRAËL
Source : lejdd.fr en ligne le 22 janvier



Les partis arabes éligibles


La Cour Suprême d'Israël a autorisé mercredi les partis arabes Balad et Raam-Taal de présenter des candidats aux élections législatives du 10 février prochain, contrairement à une première décision de la commission électorale de la Knesset de leur interdire au motif qu'ils s'identifieraient avec les ennemis de l'Etat hébreu. La cour, dont les attendus ne sont pas encore connus, a donné gain de cause à des juristes arabes qui l'avaient saisie en jugeant cette décision non démocratique et raciste. Les Arabes représentent 20% des 7,4 millions d'Israéliens et disposent de 10 députés sur 120 au sein du Parlement sortant.

mercredi, janvier 21, 2009

BARAK
OBAMA
PRESIDENT


L'INTEGRALITE DU DISOURS D'INVESTITURE


http://www.lemonde.fr:80/ameriques/article/2009/01/21/le-discours-d-investiture-de-barack-obama_1144600_3222.html

Diasporablog se réjouit que ce papier qu'il avait fait découvrir le 12 janvier, parmi les premiers sur le web, à ses internautes, réapparaisse, sous sa forme condensée dans le quotidien LE MONDE de ce soir, sous le titre "LE JUIF, COUPABLE UNIVERSEL".

L'auteur, Pierre Jourde, Professeur à l'Université de Grenoble, dresse avec précisions et dirons-nous sans bavure, le portrait de certains manifestants pro-palestiniens, qui agressant des membres de la communauté juive en France ou menaçant de mort un Imam, se transforment en terroriste de la paix et montrent ainsi leur vrai visage : celui de l'antisémitisme qui ne demandait qu'à se réveiller. Plus antisémites que pro-palestiniens.

Bernard Koch


LOFFENSIVEMASSIVE
DISRAËL
CONTRELEHAMAS
Source : causeur.fr en ligne le 12 janvier



DEBATTONS


Pierre Jourde est romancier ("Paradis noir" sortira chez Gallimard en février), essayiste ("Littérature monstre" vient de paraître) critique littéraire ("La littérature sans estomac") et professeur à l'université de Grenoble III, du moins tant que quelque chose comme l'université existe encore, ça ne devrait pas durer.


Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie.
Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout.

Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s'en débarrasser. Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique.

Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens.

Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu.

Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunesmusulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi.

Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce faux antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort.

Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil.
Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste. Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances.


Pierre Jourde

LANOUVELLE
MAISON-BLANCHE
DEJAALOEUVRE
Source : lenouvelobs.com en ligne le 21 janvier




Obama multiplie les appels
aux dirigeants du Proche-Orient



36 réactions


Le nouveau président américain a assuré à Mahmoud Abbas qu'il avait l'intention d"oeuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région". Les dirigeants israélien, égyptien et jordanien ont également été contactés.


Le président américain Barack Obama a appelé plusieurs dirigeants du Proche-Orient mercredi 21 janvier, sa première journée de travail, contactant les plus hauts responsables israélien, égyptien et jordanien ainsi que celui de l'Autorité palestinienne, a indiqué la Maison Blanche.L'Autorité palestinienne avait annoncé auparavant que son président Mahmoud Abbas avait reçu le premier appel téléphonique passé par Barack Obama à un dirigeant étranger.Selon la Maison Blanche, le nouveau chef d'Etat a également téléphoné au Premier ministre israélien Ehud Olmert, au président égyptien Hosni Moubarak et au roi de Jordanie Abdallah II.

Selon le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, Barack Obama, qui a pris l'initiative d'appeler le président palestinien, lui a assuré qu'il entendait "oeuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région", a affirmé ."Il a affirmé qu'il déploierait tous les efforts possibles pour y parvenir le plus rapidement possible", a ajouté le porte-parole.Légitimité de Mahmoud Abbas"Le président Obama a assuré que son administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes", a poursuivi Nabil Abou Roudeina."Nous ne nous attendions pas à un appel aussi rapide du président Obama mais nous savions son sérieux en ce qui concerne le problème palestinien", a déclaré à l'AFP un autre proche collaborateur de Mahmoud Abbas, Yasser Abed Rabbo.
"La célérité de cet appel est un message signalant à toutes les parties concernées que le peuple palestinien a une seule adresse et c'est le président Abbas", a-t-il ajouté.

La légitimité de Mahmoud Abbas est contestée par le mouvement islamiste Hamas qui l'a délogé de la bande de Gaza en juin 2007."Cela montre aussi un degré de sérieux que nous espérons voir se traduire dans la pratique à l'avenir", a-t-il poursuivi. Selon lui, "ce message après le massacre israélien à Gaza montre que le président Obama réalise que la seule issue à cette tragédie est un règlement politique garantissant les droits du peuple palestinien".Il se référait à l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza qui a fait plus de 1.300 morts.

L'armée israélienne a achevé mercredi son retrait du territoire palestinien.Dans un télégramme de félicitations reproduit mardi soir par l'agence officielle Mena, Hosni Moubarak avait appelé Barack Obama à faire du conflit israélo-palestinien sa "priorité"."Consolider le cessez-le-feu""La région attend avec impatience (de voir) la manière dont vous allez, dès le premier jour de votre entrée en fonctions, faire face à la cause palestinienne car il s'agit d'une priorité urgente et de la clé de toutes les autres crises difficiles du Moyen-Orient", ajoutait Hosni Moubarak.Le président égyptien, dont les relations avec l'ex-président américain George W. Bush étaient tendues, a espéré que "la période à venir soit le théâtre d'une nouvelle étape de consultations fructueuses entre nous sur les différentes questions au Moyen-Orient".

De son côté, la présidence du Conseil israélien a indiqué que Ehud Olmert avait rendu compte au nouveau président américain de la situation à Gaza, d'où Israël a retiré ses troupes après une vaste offensive contre le Hamas, lors de cet entretien téléphonique.Ehud Olmert "lui a rendu compte de la situation à Gaza et a déclaré qu'il espérait que les mesures prises par Israël, l'Egypte, les Etats-Unis et l'Europe pour prévenir la contrebande d'armes vers Gaza seraient couronnées de succès", selon un communiqué.Le Premier ministre a ajouté espérer "que nous serons (ainsi) en mesure de consolider le cessez-le-feu et de poursuivre à l'avenir le processus de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne".

Dans son discours d'investiture, Barack Obama a tendu la main au monde arabo-musulman en lui proposant "une nouvelle approche fondée sur l'intérêt et le respect mutuels".

GAZA
ETSESCONSEQUENES
ENFRANCE



Merhrézia Labidi-Maïza est une femme musulmane fort active dans la structure asssociative Conférence Internationale des Religions pour la Paix. Elle accueille en ce moment même avec quelques uns de ses amis juifs, un petit groupe de jeunes israëliens et palestiniens. Venus à Paris, au lendemain du cessez-le-feu, ils repartent ce soir chacun dans leurs lieux d'habitation respectifs, laissant au passage, les organisateurs l'espèrent, un communiqué commun.

Mais auparavant, il y a quelques jours, Madame Maheza Labidi-Maïza, cette femme de dialogue et de paix avait envoyé à Diasporablog une lettre ouverte à la communauté juive que nous vous livrons. Elle interoge la communauté juive sur sa gestion de la crise à Gaza en France. Cette interrogation est partagée par de nombreux responsables de la communauté musulmane en France au point que certains refusent aujourd'hui tout dialogue ou du moins de le poursuivre comme vient de le montrer la démission de la partie musulmane de l'Amitié Judéo-Musulmane de France voulu et créé, il y a cinq ans, par le Rabbin Serfaty, avec la bénédiction de la Mosquée de Paris et du CRIF.

Nous espérons que cette lettre ouverte suscitera de la part des responsables de la communauté juive de France des réactions que nous espérons, en mesure de rétablir ce dialogue entre Juifs et Musulmans tant nécessaire dans notre pays jusqu'à pouvoir être utile au dialogue entre Israëliens et Palestiniens :



"Cher Mr Koch, Salam,

Je suis d'accord avec l'Imam de Drancy et je me réjouis de ses propos car aucune personne responsable, de surcroit engagée pour la paix ne souhaite que le conflit se transpose dans notre pays et entre nos enfants.

Toutefois, permettez-moi de vous interpeler : si vous comme homme de dialogue et de paix, vous exprimez votre émoi, vous compassion avec les enfants qui meurent à Gaza, les enfants innocents , les enfants tant chéris par nos religions différentes et vous savez mieux que moi ce qu'en dit la Tora.

Si vous faites cela, vous contribuerez certainement à lutter contre ces comportements excessifs et inacceptables. une telle position ne portera pas atteinte à votre soutien à Israël, mais montrera l'humanisme du judaïsme au grand jour.

Récemment, j'ai demandé à mes amis dans le réseau Religions pour la paix de prier pour tous ceux qui sont à Gaza, et un ami juif m'a rappelé les civils de Sdérot et il avait raison. Donc, maintenant je les inclus dans mes prières, et je pense même aux miliciens de Hamas et aux soldats israeliens même, si j'ai des reproches à leur faire et des responsabilités à leur imputer dans le calvaire subi par les femmes et les enfants de Gaza.

Mais oeuvrer et prier pour la paix exige de nous, de nous engager pour l'autre, même s'il est dans le camp adverse.

Monsieur, sachez que les Musulmans engagés pour la paix et le dialogue en France attendent des signes de vous qui montrent que vous prenez en compte la souffrance palestienne à Gaza,


Mehrézia Labidi-Maïza
coordinatrice
de femmes croyantes
pour la paix
Religions

for Peace


LINVESTITURE
DEBARAKOBAMA

Diasporablog
accueille...

L'AMITIE JUDEO-NOIRE
DE FRANCE


L'AMITIÉ JUDEO-NOIRE APPLAUDIT
AU DISCOURS INAUGURAL
DU PRESIDENT OBAMA



Paris, France.

L'Amitié Judéo-Noire adresse ses voeux de succès au 44e président des Etats-Unis à l'occasion de son discours inaugural. Nous ressentons une profonde relation affective envers le Président Obama, ainsi que beaucoup d'espoir dans la promesse de changement qu'il représente. Le Président Obama, par son message au reste du monde, favorise la compréhension, la coopération et la paix entre les nations.

Nous avons hâte d'établir de bonnes relations avec la nouvelle administration Obama, dont le vœu de lutter contre la pauvreté, le changement climatique et les menaces nucléaires présagent une nouvelle ère du rêve américain, la construction d'une véritable société juste et libre, marquée par le respect de la dignité, l'égalité et les droits de chacun de ses membres, en particulier les pauvres, les exclus et ceux qui n'ont pas le droit à la parole.

Il représente pour beaucoup de gens dans le monde une promesse d'espoir, alors que le vieux rêve de Martin Luther King est devenu réalité, alors qu'un président Afro-americain habite la Maison Blanche et que nous ne pouvions pas imaginer que cela arriverait dans notre vie, alors que nous travailons à rendre ce type d'évènement également possible dans d'autres pays du monde.

Les Juifs et les Noirs sont à la fois très fier et très heureux, et des rabbins américains des trois grandes branches du judaïsme américain présents pour réciter des prières lors de l'inauguration d'Obama, ont dit leur espoir et leur confiance en les valeurs morales du nouveau président, fidèle aux idéaux qui ont fondé l'Amérique. Pour ce nouveau chapitre dans l'histoire du monde, l'Amitié Judéo-Noire tient à vous dire: "Bonne chance, Monsieur le Président".